All language subtitles for La.Mandragola

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Original subtitles

Ma compagnie est celle des ivrognes

Ma compagnie est celle des femmes

Le Fran�ais a raison. Vive la France !

Callimaco, tu as quitt� Florence depuis bien trop longtemps.

Tu ne sais plus rien de ta ville.

Si seulement tu voyais Lucrezia Calfucci...

Encore ta Lucrezia !

Si toutes les italiennes �taient des monstres

Lucrezia � elle seule suffirait � restaurer leur honneur.

Alors, fais-la venir !

Il y a quelques ann�es, j'aurais pu l'enlever.

Aujourd'hui, elle est mari�e � un bourgeois de 20 ans son a�n�.

Alors, ce soir, les fran�aises suffiront � mon bonheur.

Lucrezia Valbona, �pouse Calfucci. 21 ans, florentine !

Viens go�ter aux parisiennes, tu oublieras bien vite les italiennes.

Tu ne peux pas te souvenir d'elle. C'�tait encore une fillette.

Mais d�j� la plus belle chevelure noire de Florence.

Ah oui, la jeunette aux longues tresses noires

qui allait � l'�glise accompagn�e de sa m�re.

Belle comme un ange, et les yeux toujours baiss�s.

Elle est devenue femme. Et quelle femme !

Qu'elle s'asseye sur une chaise et la chaise devient tr�ne.

Et ses seins, ont-ils pouss� ?

Comme les douces collines de Fiesole !

- Et ses cuisses ? - Fermes, lisses, interminables !

- Elle a les yeux noirs... - Des �toiles !

Combien a-t'elle d'amants ?

Aucun !

Je serai le premier !

Ne t'enflamme pas.

C'est une femme honn�te, fid�le � son mari et fort pieuse.

Personne ne pourrait la faire d�vier du droit chemin.

Fran�ais, la patrie m'appelle !

- Que fais-tu, tu es fou ! - Sus � Lucrezia !

Siro !

Allez, debout !

Les chevaux !

Les chevaux...

Nous retournons en Italie.

- Tout de suite ? - Tout de suite !

Un peu d'entrain !

Jamais tu ne r�ussiras !

Bonnes gens de Florence !

Ce soir, La Clizia,

com�die de Messire Niccola Machiavelli

avec la belle Clizia et le grand Anselmuccio...

Elle viendra peut-�tre � la repr�sentation.

S�rement pas !

La voil� !

Ne vous faites pas voir !

Celle qui porte le voile ?

Lucrezia ? Mis�re !

Mieux qu'au th��tre ! La grand-m�re l'avait dit.

Si pieuse qu'elle ne sort que pour se rendre � l'office.

Vite !

Je veux la voir aujourd'hui.

Merci.

Saute !

Je la vois. Disperse ces moutons.

- Ils sont trop nombreux ! - Imb�cile !

Consid�rez votre propre iniquit� ! Votre propre folie !

La chair se repend de ses p�ch�s !

Il est �crit dans le livre des proverbes :

La multiplication des blasph�mes entra�nera moult d�sordres.

M�me les justes seront ruin�s !

Et vous, qui avez c�d� aux oripeaux de vos sens,

aux appels de l'aveugle concupiscence,

gare � vous !

Pourquoi continuer � danser en compagnie de Satan ?

Femmes, pourquoi faire de votre corps un vase d'iniquit� ?

�coutez !

Je la sens !

L'odeur de la corruption !

La chair est-elle �ternelle ?

Elle n'est que corruption et ruine.

Hier, il �tait jeune ! Aujourd'hui, un vieillard croulant !

Hier, dup� par sa fra�cheur, aujourd'hui, d�go�t� par sa putr�faction.

Rien ne dur.

Toi, le moribond !

Pense au drap du lit dans lequel tu as tant forniqu�,

et qui bient�t te servira de linceul !

Quand arrivera ton heure, quand sera-t-il de toi ?

Point de salut pour toi,

p�cheur moribond !

Quand sera-t-il de vous quand vous ne serez plus rien ?

J'entrevois d�j� que s'ouvre avide la gueule immense de l'enfer.

pour t'engloutir toi,

et toi, et toi...

et vous tous !

�poque am�re !

Florence corrompue !

Le p�ch� ne s'est pas seulement install� sur ton territoire

mais dans tes entrailles m�me le mal prosp�re !

Chasse ces statues d�nud�es et pa�ennes !

V�nus impudiques et corrompues.

Et votre lascivit� les recherche

et les installe dans vos maisons consacr�es

comme dans un mus�e !

P�cheurs !

Et s'il y en a un parmi vous

qui n'a jamais p�ch�, qu'il l�ve la main !

Moi.

Seigneur...

foudroie imm�diatement la main du mensonge !

Qui n'a jamais p�ch�, alors ?

Je le savais.

Ma�tre...

Pour toi, mon fr�re.

Elle est si diff�rente des autres. Elle me pla�t encore plus.

Je voulais vous dire...

Un l�preux. Restons � l'�cart.

La charit�, merci.

La charit�, ma belle dame.

Ce n'est pas � ma beaut� mais � ma bont� que tu dois t'adresser.

La charit�, ma bonne dame.

- Tiens et va avec Dieu. - Sur des roulettes ?

Pour un pauvre malheureux, madame.

Tiens et va avec dieu.

Encore vous ! Laissez-la en paix. Filez !

La matrone est pire qu'un molosse.

Je voulais vous dire que du march� je rapporte une bonne nouvelle.

Je t'�coute.

Tous les vendredis, sauf �videmment le vendredi saint, Lucrezia...

Dame Lucrezia !

se baigne nue aux thermes,

et il existerait une galerie secr�te qui ferait fort bien notre affaire.

Qui est le mari ?

Le gros, dans l'eau.

Messire Nicia,

vous perdez un autre ducat. �chec et mat !

Belle man�uvre, pas vrai ?

Il faudra penser � me payer.

Je sais, mais pas maintenant !

- O� est-ce ? - Ici.

2 ducats.

Paye-le, Siro.

Merci.

Dame Lucrezia Calfucci est d'une beaut� extraordinaire

qui vaut bien 2 ducats. Je vous remercie.

- Et toi ? - Je suis avec lui.

Reste dehors.

Elle rapporte cette galerie, hein ?

Je comprends pourquoi on s�pare les hommes des femmes.

- Serviteur, Messire comte. - Prince !

Ah, un prince...

La meilleure place.

Votre temps est �coul�.

Je vous en prie, Messire Prince.

Elle va sur la gauche. Que fait-elle ?

Ces jambes !

Messire, votre temps est �coul�. Laissez la place.

Encore un peu.

Sans g�ne !

Sublime !

Que fais-tu l� ?

J'en regarde une autre.

Elle est toute nue !

Tu vas te faire mal aux yeux !

Du calme !

Qu'est-ce que c'est ?

Des cris du c�t� des femmes.

Aidez-moi !

Il faut que j'y aille !

Lucrezia !

Laissez-les tranquille, canailles !

Allons-nous en, maman.

La voil� ! Il faut la sauver !

Nicia, au secours !

Barbares ! Assassins ! L�ches ! Ribauds !

J'arrive, ma�tre ! Je suis l� !

Pas de panique ! Je suis venu vous sauver !

Donnez-moi la main.

Siro ! Je l'ai vue !

Ma�tre !

Ugolino !

- Qui est-ce ? - Il arrive de Paris.

Riche ?

Son valet le dit florentin, fortun�,

et amoureux de Lucrezia Calfucci.

Il a donc besoin d'aide.

N'ayez pas peur. Vous n'en mourrez pas !

D�p�che, Siro !

- C'est moi qui fait p�nitence. - Cette fois-ci, je vais me rompre le cou.

Certes, je suis votre valet,

mais de l� � vous suivre dans toutes vos folies, �a non !

A pr�sent que je l'ai vue, rien au monde ne m�emp�chera de l'avoir.

Je la veux, Siro !

Elle est dans sa chambre.

Viens pr�s de la fen�tre, mon ange.

C'est bien.

21, 22, 23, 24, 25...

Celle-ci est froide. Changez-la.

Pia, une chemise s�che.

Courage.

Non, ne t'en va pas ! Elle �tait nue.

C'est une bonne m�decine.

Assez !

Tu verras, �a te fera du bien.

Nous les chauffons et tu les appliques br�lantes, Pia.

Restez calme.

- Je suis inquiet. - Laissez faire le docteur.

Comme dit Ligurio

rien ne vaut la pierre chaude

pour favoriser la grossesse de la femme st�rile.

Ce que dit le docteur est vrai.

Si vrai que les enfants qui naissent apr�s ce traitement

ont la t�te dure.

Nicia, je n'en peux plus ! Je br�le !

Encore un peu, mon amour.

Si �a br�le, c'est que �a agit.

Et puis, ce n'est pas si br�lant que �a.

- Du calme ! - Mais je suis calme !

Mais que lui font-ils ?

- Je l'entends hurler. - Ce sont l� affaires priv�es.

Chiasserie ! Que ne faut-il pas faire pour avoir un fils !

Comme si accomplir son devoir de mari ne suffisait pas !

La pauvre � raison.

Elle est toute rouge.

Vite, la peau va cloquer.

- Tenez de l'huile vierge. - Pas touche !

Il n'y a rien de mieux que l'huile de Lucques pour les br�lures.

L'huile de Lucques !

Si aucun b�b� ne me vient cette fois, ce sera la faute des pierres.

Tu as bien raison.

On arr�te tout. Au revoir.

Mettez �a.

Vous �tes en nage. Avec ces courants d'air !

Attention !

- C'est mieux comme �a, hein ? - Merci, c'est bon !

On trouvera un autre rem�de.

Oh, non !

Silence, chats fornicateurs !

Attendez moi !

Merci.

Ce n'est pas par les toits que vous atteindrez le c�ur de Lucrezia.

Qui �tes vous ?

Si vous �tiez un imb�cile, je vous dirais un ami,

mais vous n'�tes pas un imb�cile.

Je le connais, c'est un parasite.

Je n'aurais pas dit mieux. Je m'appelle Ligurio, � votre service.

Un pique-assiette.

Qui aime la bonne chair que l'on trouve toujours chez les autres.

Ne l'�coutez pas.

Dans mes meilleurs jours,

je connus la prosp�rit� comme arrangeur de mariages.

Actuellement, ma nature sympathique et distrayante

m'a permis de lier amiti� avec Messire Nicia,

le mari de Lucrezia.

Bel anneau...

Si ma conversation ne vous d�pla�t pas

pourquoi ne pas la continuer autour d'une bonne table, chez vous.

Gare � ces profiteurs. Des ingrats � qui l'on ne peut se fier.

Tais-toi et cours pr�parer le repas.

Notre conversation sur un certain sujet particulier

n'est pas pour me d�plaire, ami Ligurio.

"Ami Ligurio" !

Attends !

A pr�sent, je ne sais plus que faire.

Vous n'en mangez plus. Vous n'en dormez plus.

Magnifique.

Cisel� � Paris ?

Il a d� co�ter quelques ducats.

Donne-lui.

Une petite avance.

Merci.

Je suis � bout. Un cercle de fer enserre ma t�te.

Du calme.

Si je r�ussissais � convaincre Messire Nicia de conduire Lucrezia

en un lieu plus favorable aux rencontres...

voyons...

les bains de La Porretta...

D'une chose en n�e une autre et le temps fait le reste.

Une, deux... et trois.

Tout doucement.

Me trimbaler avec femme, domestiques et bagages ? Non.

Et puis quand je demande l'avis des docteurs,

l'un me conseille les bains de San Filippo,

un autre les termes de La Porretta, et un 3e les bains de La Villa.

Ces docteurs en m�decine ne ne sont jamais d'accord sur rien.

Dans ce bain,

du poivre indien dissous dans une solution � l'ergot de seigle

que m'a rapport� un marchand qui trafique avec l'orient.

Il dit que l�-bas, une femme st�rile

tombe immanquablement enceinte sans intervention d'un m�le.

Un miracle !

Je m'y suis ajout� pour une meilleure efficacit�.

Tu ne sens rien, mon amour ?

Si tu veux un miracle autant partir

tout de suite pieds nus � St Jacques de Compostelle !

Je ne suis plus qu'une poule cuisant dans son bouillon.

Ne regarde pas !

Je t'en prie.

La prescription dit au moins 2 heures.

Une heure de plus dans ce marigot ? Restes-y, toi, si tu veux !

Fais confiance en la science.

J'ai lu dans Fracastor que m�me les �ponges ont un sexe.

Il y a des m�les

et des femelles.

Pourquoi ris-tu ?

M�me les �ponges tombent enceintes ?

Et pourquoi pas toi ? L'enfant serait toujours le n�tre, non ?

Essaye donc !

Ligurio...

A-t'on d�j� vu un homme enceinte ?

Oui. Calandrino.

Calandrino ? Qui est-ce ?

Va-t'en !

Un simplet.

Un simplet ?

C'est bien pour �a,

qu'� vous, il ne peux arriver une telle m�saventure.

La v�rit� est que vous voulez garder un �il sur votre maison

et dormir tranquillement dans votre lit. Quitter Florence vous effraie.

Tu te trompes.

Plus jeune, j'ai beaucoup voyag�.

Je parcourais le monde et ne manquais jamais une foire de Prato.

J'ai m�me �t� jusqu'� Pise, � Livourne...

Vous �tes all� � Livourne ?

- Vous avez donc vu la mer ? - �videmment

Elle est plus vaste que l'Arno ?

De combien est-elle plus vaste ?

Quatre fois. Non...

Peut-�tre six ou sept fois.

- Sept ? - Doucement ! Oui.

On ne voit que de l'eau, de l'eau...

�trange qu'un homme ayant lever la patte dans tant d'endroits...

... ayant laisser traces de son passage dans tant de lieux

fasse autant de difficult�s pour partir en cure.

Tu sais bien que de bains je ne veux pas entendre parler.

- Surtout depuis l'affaire des termes. - Un incident insignifiant.

Un simple mur qui s'�croule.

A La Porretta...

Tu me connais. Ce qui est dit, est dit !

La place est libre.

Attrape !

Et toi aussi !

Ma�tresse !

Regardez, � citoyens !

Voyez la puissance de la foi !

Cette vierge sans d�fense arrach�e aux bras de la brute

qui voulait tra�treusement lui ravir son pucelage

si proche de succomber,

invoqua de tout son c�ur le nom de Sainte Barbara protectrice.

Et miracle ! Une barbe �paisse, une chevelure luxuriante

recouvrit ses parties intimes !

La brute alors, terrifi�

s'�carta d'elle,

se prosterna en sanglots et se mit � la v�n�rer.

Et voici, � citoyens, la preuve de ce fait miraculeux.

Et la preuve de sa nature f�minine.

Celui qui veut toucher est libre de monter sur l'estrade.

�a, c'est du miracle !

Les gens ne demandent qu'� �tre tromp�.

Le bon dieu a cr�� ce monde pour nous.

Nicia est un imb�cile, certes,

mais quoi d'autre pourrait me donner espoir ?

Le notaire et Lucrezia mari�s depuis bient�t 4 ann�es

n'ont toujours pas d'enfant.

Ils en ont un d�sir irr�sistible.

Si vous saviez les folies qu'ils ont faites pour en avoir un !

De plus, la m�re ayant men� joyeuse vie avant de marier sa fille,

vous me suivez,

elle ne sera pas un obstacle.

J'en ai d�j� parl� � Nicia. Ce n'est qu'une question de temps.

Le temps !

Si je pouvais m'en distraire de quelques mani�res, dormir la nuit,

parler sans y penser !

- Et toi qui profite de moi ! - Je vous ai donn� ma parole.

Seul le plaisir de votre triomphe m'anime, m�me si je dois finir les poches vides.

En attendant, tu ne fais rien !

Je dois tenter quelque chose d'irr�versible, dangereux, voir inf�me !

Je vais l'enlever !

Taisez-vous ! Couch�, sale b�te.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Rien. Il a senti que nous venons pour la mandragore.

Moins fort. C'est une plante fort sensible.

La mandragore ne peut �tre cueilli par un homme

car il mourrait au moment de la d�raciner.

Ne seriez-vous pas un peu n�cromancien ?

Je suis docteur en m�decine. Cette plante � des vertus miraculeuses.

Si vous voulez, venez.

Je devrais trouver par ici ce que je suis venu chercher.

La mandragore est plus efficace

ramass�e sous le potence, baign�e par la semence d'un condamn�

tout frais pendu. Tenez-moi le chien.

Elle est l� !

La corde, vite.

Comme �a.

D�s que j'appelle le chien

sonnez de la corne,

pour �viter d'entendre les hurlements de la plante.

Sonnez fort.

Ses cris peuvent faire mourir. Et seul le chien doit mourir.

- Comment, mourir ? - Mourir.

Il se doute de quelque chose.

Du calme.

Pr�t ? Sonnez !

Va !

Vous pouvez arr�ter !

- Il est en train de mourir. - Naturellement.

- Regardez. - Quelle merveille.

On dirait un petit monstre.

C'est au contraire, un miracle de la nature,

aux applications infinies dans la pharmacop�e,

comme anesth�sique ou aphrodisiaque.

Comme onguent, elle rend invisible aux �toiles.

Et sous forme de potion � boire

le moyen le plus s�r pour f�conder une femme.

Vous voyez comme d'une chose en n�e une autre ?

Merci et bonsoir.

Vous sentez vous capable de jouer un r�le ?

Je duperai le monde entier pour avoir Lucrezia !

Alors, c'est comme si s'�tait fait.

Ils veulent un enfant et vous serez leur m�decin.

Le parfait m�decin !

Il suffira d'user de votre imagination. Et puis, vous savez le latin.

Elle finira nue dans votre lit.

Combien pour mes services ?

Si ce que tu dis est vrai, 200 ducats.

March� conclu.

Comme disait le vieux, la mandragore utilis�e en potion...

Oui, j'ai bien compris.

Mais toute son exp�rience m�dicale il la acquise o�, en France ?

Le roi de France qui est le roi

le tient en grande estime.

Et qui a gu�rit les calculs du comte de Provence ?

Qui ?

Lui !

Arr�te !

Que se passe-t'il ?

Je souffre le martyr ! Je n'en peux plus !

Lib�rez-moi ! Je ne veux plus d'enfant !

Ils doivent venir selon les lois de la nature !

Sers les dents encore aujourd'hui.

Je trouverai un nouveau rem�de.

Fais-moi confiance. Pas vrai, Ligurio ?

C'est lui qui a soign� la goutte du g�n�ral de Nemours,

r�put�e invincible.

- Le g�n�ral ? - Non, sa goutte !

Je d�faille.

Le c�ur me l�che.

Courage, mon amour. Encore 5 passages.

Feminis sterilitas apta medicamina exigit.

C'est ce que disent les docteurs.

Les docteurs ?

Je ne veux plus jamais en voir un dans cette maison !

Tu as raison, mon amour.

M�me moi, je commence � d�sesp�rer.

Ces docteurs, des baragouineurs ! Des incapables !

C'est par amiti� que je vous parle de lui.

Ce n'est pas � moi d'insister... mais que risquez-vous ?

Un homme de votre qualit� sait imm�diatement � qui il a � faire.

Je verrai tout de suite s'il s'agit d'un homme de science ou un charlatan.

Bien, faisons une derni�re tentative.

Je vais de ce pas le chercher.

Puisque que nous sommes instruits et les autres des ignorants

ce serait p�ch� pour des gens de talents comme nous de ne pas en profiter,

et Nicia, bien que notaire est l'homme le plus na�f de Florence.

Il sera donc facile pour vous d'endosser l'habit noir

et de feindre d'�tre docteur.

La t�te me tourne !

D�s que je la vois, je l'�treins !

Du calme.

Je me calmerai... apr�s

Pas d'imprudence, vous g�cheriez tout.

�a ne va pas tarder. Je vous l'apporte tout de suite.

Ainsi, de visu, je d�c�lerai les causes de la st�rilit�

qui pourraient �tre multiples.

Nam causae sterilitatis sunt : aut in semine...

aut in instrumentis seminariis, aut in virga, aut in causa extrinseca.

Bien dit, ma�tre. J'admire votre science.

A moins que ce ne soit votre faute.

Ma faute ?

Ne seriez-vous pas impuissant, par hasard ?

Impuissant, moi ? Il n'y a pas � Florence

d'homme plus vert et plus gaillard que moi !

Il est de son devoir de n'�carter aucune hypoth�se.

Il s'agit d'apporter � la dame le rem�de le plus appropri�.

A moi de la convaincre, maintenant.

Pour elle, les docteurs sont tous des charlatans.

Pardonnez-moi, ma�tre.

Ma femme... O� en �tions nous ?

Ma�tre, si vous voulez bien patienter, je vous l'apporte � l'instant.

Un coup d��il devrait vous suffire.

Juste un moment.

Lucrezia !

Hors de question !

Si j'avais su que tu ne pouvais pas enfanter

j'aurais plut�t �pous�... une paysanne !

Et pourquoi pas une poule. Elle t'aurait pondu un �uf par jour !

Arr�te de rendre les choses si difficiles !

N'insiste pas.

Je t'en supplie. Ce sera la derni�re fois.

Jure-le moi.

Je te le jure.

Enfin !

Lucrezia, c�est bon ? Le docteur attend.

Une femme aussi belle �tre l'�pouse d'un homme aussi b�te !

Ne vous en plaignez pas.

C'est l'examen d�cisif. Le docteur doit juger de ses propres yeux.

Idiote ! T�te de mule !

Du calme !

Qu'avez-vous ? Vous �tes tout fi�vreux.

La passion !

D�sol� de vous avoir fait attendre.

Et voil� !

Merci, je n'ai pas soif.

Comment "Pas soif" ?

Le docteur voulait plaisanter !

Je n'ai pas eu besoin de trop insister.

Lucrezia a piss� plus d'urine

que Roland de sang � Roncevaux.

Nous allons enfin savoir

qui de la semence, de l'humeur, de la substance...

Examinez-moi �a. Je meurs d'envie de savoir.

Ma�tre, vous avez toute ma confiance.

Je comprends pourquoi � la cour de France,

il est tant respect�.

Pas si vite.

J'ai couru pour pr�c�der Nicia. Le rapport est pr�t ?

- O� est l'urine ? - Jet�e.

Vous �tes fou.

On r�ve d'amour

et voil� ce qu'on obtient de la dame aim�e.

Et puis �tre pris pour un imb�cile par un idiot !

Quel sorte de docteur �tes vous ?

Tout le diagnostic se base sur l'examen de l'urine.

Certains docteurs soignent leurs patients sans jamais les voir.

Chaque matin, un valet leur apporte...

R�veille-toi ! Venez mettre votre habit.

Siro...

La v�rit�. Tu l'as jet�e ?

- O� �a ? - Dans la rue.

Tu aurais pu au moins en arroser les fleurs d'un jardin...

Il vous vient de ces id�es !

Comment faire � pr�sent ?

Mal�diction !

Va remplir cette fiole. Remue-toi !

Nicia arrive.

Reprenez courage. D'une chose en n�e une autre.

- Et le temps fera le reste. - C'est nous qui ferons le reste !

Notre plan est parfait.

Bona dies, domine magister.

Et vobis bona, domine doctor.

Elle m'est apparue fort trouble.

- C'est grave ? - Pas de quoi paniquer.

Nam mulieris urinae, semper sunt maioris grossitiae

et minoris pulchritudinis quam virorum.

Ma�tre.

Ce docteur est vraiment homme de science.

Sa couleur, comme vous pouvez voir

montre une faiblesse des reins.

N'ayez pas peur de dire la v�rit�.

La nuit votre femme doit �tre mal recouverte

d'o� la crudit� de son urine.

Elle dort couverte d'une �paisse courtepointe.

Elle passe bien une heure agenouill�e � enfiler des paternosters,

mais pour supporter le froid, c'est une vraie b�te !

Il la boit aussi ?

La science demande � ses fils bien de l'abn�gation.

- Acide. - Stup�fiant.

Je comprends pourquoi en France vous �tes si estim�.

Qui en Italie saurait appr�cier une telle vertu ?

Pas un bon mill�sime ?

Si vous m'accordez votre confiance,

d'ici un an, votre �pouse serrera un enfant dans ses bras.

Sinon, je vous devrais 2000 ducats.

2000 ducats ? Enfin un docteur s�rieux !

Parlez, vous en qui j'ai plus confiance qu'en mon propre confesseur.

Donc... � ce degr� d'infertilit�...

l'unique rem�de pour votre femme

est une potion � base de mandragore,

dont vous connaissez certainement l'extraordinaire vertu

quand on y ajoute quelques gouttes de ranunculus sceleratus.

Par chance, j'ai ramen� avec moi ces ingr�dients de Paris.

La lune �tant propice

le moment ne pourrait �tre plus favorable.

Il faudra qu'elle en boive ce soir apr�s d�ner.

Rien de plus simple.

Donnez-moi la potion, et je me charge de la faire boire.

Ne croyez pas que ce soit si facile.

Il faut faire preuve de la plus grande prudence

La plus grande prudence ?

Prudence que nous impose la force de cette potion

et qui condamne le 1er qui ira au lit avec la dame � 6 ou 7 jours de...

De quoi ?

De vie.

Quoi ?

Avant de tomber raide mort.

Chiasserie !

- Je devrais mourir ! - Si vous �tiez cet homme.

Mais qu'un autre prenne votre place, � lui aussi, les effets n�fastes.

Un autre ? Mais je serais cocu !

Vous me surprenez !

Si tous avaient r�agit ainsi la reine de France serait encore st�rile.

Je ne ferais pas de ma femme une catin, ni de moi un cocu.

Mais non, au contraire. Car, gr�ce au ciel,

c'est vous qui choisirait l'homme.

C'est vrai. Si c'est moi qui le choisis...

Et apr�s, plus de danger ?

Ecoutez-moi bien.

Suceriez-vous le sang d'une morsure de vip�re ?

Je ne sais pas.

Le venin passerait de la victime � vous

- et vous risqueriez la mort - Alors, je ne suce pas.

C'est notre cas. Un autre prendra votre risque.

Il sucera pour moi ?

Et o� trouver celui pr�t � une telle folie ?

Si ce n'est que cela, laissez-moi faire.

Vous ?

Je vous donnerez la potion ce soir.

Vous ferez boire votre femme et l'enverrez se coucher.

Il ne nous restera plus qu'� chercher un jeune sur la place du march�.

Nous sauterons sur le premier bell�tre venu

et sous la contrainte, le m�nerons dans le lit de votre �pouse.

Votre femme est belle ?

Belle ?

Bien s�r qu'elle est belle.

Tout n'en sera que plus facile.

Mais ne serait-ce pas l� un crime ?

Vous aurez un fils !

Un s'en va, un autre arrive. Et la vie continue !

N'entrevoyez-vous pas le merveilleux �quilibre des choses ?

Qu'avez-vous encore ?

Et ma femme, qui pourra la convaincre ?

Vous.

Sa m�re, alors. Elle est de votre c�t�.

Et pourquoi pas un confesseur ?

Un confesseur...

J'en connais un qui fera notre affaire.

�a me semble une bonne id�e. Allons-y, Ligurio.

Et qui convaincra le confesseur ?

Vous, moi... l'argent,

notre malice et la sienne.

A votre service, Messire Nicia !

Une personne prudente, qui doit choisir entre deux p�ch�s

choisit le moindre.

S'il n'y a pas d'autres moyens pour avoir un enfant, prenons celui-ci.

Sainte femme !

Une vraie m�re.

�a suffit !

- Quoi encore ? - Je reviens de la messe.

Le pr�dicateur a parl� de f�condit� et de multiplication.

Tous me regardaient en riant sous cape.

Tous connaissent nos tentatives.

Les pierres chaudes, les bains, et les autres diableries !

Maintenant, �a suffit !

Calme-toi.

Nous sommes la ris�e de Florence !

Sostrata, essaie de la convaincre.

Ligurio, occupons-nous du confesseur.

Rappelle-lui que j'ai jur�. C'est la derni�re fois !

Allez, vite !

Et vous osez appeler �a un rem�de.

Mais c'est horrible !

Horrible ? Tu exag�res.

Tu sais bien que par dessus tout je tiens � ta respectabilit�.

Je ne te conseillerai jamais une action infamante.

Pense que le devoir d'une femme honorable

est aussi d'avoir des enfants.

Je ne peux pas prendre ta place m�me si... mais que dis-je l� !

Dieu seul sait pourtant comme je r�ve d'un petit fils.

Un petit bout de chou � bercer dans mes bras.

J'ai grand peur que le d�sir d'enfant de mon mari

nous fasses commettre une grave erreur.

Mais quelle erreur ?

Lucrezia, pense � ta situation.

Sans h�ritier, � qui ton mari laissera-t'il sa fortune ?

Mieux vaut ce sacrifice

plut�t que cette gr�ce de Dieu finisse dans les mains d'un corbeau.

Vous l'appelez gr�ce de Dieu

quand pour la conserver je devrais commettre une ignominie ?

Une ignominie ? Voyons !

Je ne veux pas !

Lucrezia, �coute-moi.

Jamais plus !

- Et ce moine est compr�hensif ? - Fort compr�hensif.

Il vient de Naples. C'est dire son exp�rience.

Esp�rons que Sostrata arrive � convaincre ma femme.

Il faudra, bien s�r, lui verser une petite somme.

Avez-vous quelques ducats sur vous ?

25 ducats qui devraient suffire.

Dans ce genre d'affaire, point ne faut trop exag�rer.

Mais... dis-moi, Ligurio,

quels arguments emploierons-nous

pour que ce moine adh�re � notre plan.

Fr�re Timoteo est un habile coquin qui conna�t bien les faiblesses humaines.

Si ses sup�rieurs savaient comme il en profite...

Ceci dit, il faudra �tre prudent.

Il s'agira de pr�senter notre plan avec tout le respect d�.

Il ne faudrait pas que vous en disiez trop.

Il faut savoir s'y prendre.

Il ne faudrait pas non plus compromettre ma r�putation.

Vous n'aurez qu'� me laisser faire.

Je dirai que vous �tes devenu sourd.

Moi seul parlerai.

Vous r�pondrez que si nous �levons la voix.

Parfait.

Au pire, je pourrais ainsi dire que c'est une machination tramer dans mon dos.

Vous l'avez dite cette messe a notre sainte vierge ?

A la vierge, oui !

Prenez ce florin.

Pendant deux mois, chaque lundi, vous direz la messe des morts

pour l'�me �gar�e de mon mari.

Ce sera fait.

Croyez-vous qu'il soit au purgatoire ?

Sans aucun doute.

Et les Turcs passeront-ils par l'Italie cette ann�e ?

Si vous ne dites pas vos pri�res, oui !

Que le ciel nous vienne en aide ! J'ai grand-peur !

Parce que ceux-l�, ils ont l'habitude de faire dans l'atroce !

Les femmes sont certes charitables,

mais aussi fort enquiquinantes.

Mais qui les chasse chasse aussi leur g�n�rosit�.

Pas de miel sans mouches, cher Ligurio.

Mais ne serait-ce pas l� Messire Nicia ?

Parlez plus fort, il est devenu sourd.

Bienvenue, Messire.

- Encore plus fort. - Encore ?

- Bienvenue Messire ! - Bien trouv�, mon p�re.

Adressez-vous � moi, car si vous voulez vous faire comprendre d'un sourd...

vous pourriez alerter toute la ville.

Compris.

Qu'attendez-vous de moi ?

Messire Nicia voudrait faire aum�nes de quelques centaines de ducats.

Chiasserie !

Ne faites pas attention.

Il croit parfois comprendre et r�pond � c�t�.

Venez-en au fait.

Avant que cette aum�ne finisse entre vos mains,

vous devrez nous aider � r�soudre un probl�me qui pr�occupe Messire Nicia.

Il est de votre devoir d'intervenir. L'honneur d'un nom est en jeu.

Bien.

Avant de me dire de quoi il s'agit, qu'en est-il de ces ducats ?

Donnez-lui une avance.

Vingt cinq, assez pour commencer.

Moins un pour le tronc des offrandes.

Messire Nicia est si d�vot qu'il y va toujours de sa petite obole.

Alors, sommes-nous d'accord ?

Ligurio, vous le savez, je suis quelqu'un de compr�hensif

Pas comme ce pr�dicateur de San Daniele

qui je�ne et porte cilice.

Mais parlons le c�ur sur la main car je ne voudrais pas p�cher par na�vet�

comme, me semble-t'il, ce bon Nicia.

Il n'est pas na�f, il veut un fils.

Le na�f c'est ce bon Callimaco, qui si vous ne l'aidez pas

commettra la pire des folies, peut-�tre m�me un crime.

Vous ne permettriez pas cela ?

Un crime ? �a jamais ! Par piti�, non !

Bien que cette mandragore poss�da maintes vertus,

ce serait miracle si l'histoire que vous m'avez cont�e se r�v�lait vraie.

S'il y en a un qui doit croire aux miracles, c'est vous.

Oui, c'est juste.

Je ferai tout mon possible.

Et Messire Callimaco,

dont la fortune �gale celle de Nicia,

ignore ce qu'est l'ingratitude.

Douces paroles. Si tous les gens pouvaient �tre ainsi.

Vous parlerez donc � Dame Lucrezia ?

Faites-la venir. Je sais d�j� ce que je lui dirai.

Nous conclurons cette petite com�die le plus rapidement possible.

Attache-le. Attention, doucement.

Tout doucement.

Comme �a, bien. Tire.

Antonio, va chercher l'eau.

Comment l'a-t'on trouv�e ?

Un jardinier qui creusait a vu une t�te surgir de la terre.

Ce devait �tre un apollon.

Bien. comme �a.

Lucrezia, allons voir. Tout Florence ne parle que de �a.

- On dit que c'est un dieu pa�en. - Alors, allons-nous en.

Ce n'est qu'une statue ! Et puis regarde tout ce monde.

Tiens-la en l'air.

Attache la corde.

Ils �taient toujours aussi beaux les anciens ?

Et bien peu v�tus.

Reculez, s'il vous pla�t. Vas-y, verse.

Il est magnifique.

Dommage qu'il soit de marbre.

Tu me fais dire des b�tises.

Pourquoi le pr�dicateur tonne-t'il tant contre ces pierres ?

D�apr�s ces formes,

il appara�t que pour les anciens pa�ens

la beaut� du corps, fruit de la nature

ne pr�sente pas l'ombre d'un p�ch�.

Allons-y. Le fr�re nous attend.

Pourquoi pas mon confesseur habituel ?

Je ne saurais te dire. Tu �couteras ce que te dira le fr�re.

L'important est que tu ob�isses

et fasses tout ce qu'il te conseillera et ce que nous te conseillons.

Nous ne voulons que ton bien.

Je ne suis pas rassur�.

Laissez faire la m�re.

Je ne suis pas rassur�.

Laissez faire le moine.

Ma fille, j'ai veill� toute la nuit

pour �tudier votre cas.

Des choses, qui de loin semblent horribles

insupportables, �tranges,

quand on se rapproche

deviennent humaines supportables et inoffensives.

On dit que le monde contient plus d'angoisse que de mal v�ritable.

Et c'est le cas de notre affaire.

Vous �tes s�r ?

Pourquoi mentirais-je ?

Que l'acte seul soit p�ch� est discutable.

C'est la volont� qui p�che et non le corps !

Et le p�ch� originel est de contrarier son �poux

ce que vous ne voulez pas.

Prendre du plaisir serait p�ch�

et vous n'aurez que d�plaisir.

De plus, il faut consid�rer la fin de toute chose

qui pour vous est de prendre place au paradis,

d'avoir un fils et de contenter votre mari.

C'est �crit dans la bible.

La fille de Lot se croyant seule au monde

coucha avec son propre p�re.

Mais comme l'intention �tait bonne ce ne fut point l� p�ch�.

Laisse-toi convaincre, ma fille.

Le p�re parle avec raison.

Et n'oublie pas qu'une femme qui n'a pas d'enfant n'a pas de maison.

Le mari mort, elle reste l�, abandonn�e de tous.

Tout ceci me para�t si �trange.

Voyons, Dame Lucrezia...

D'ici un an, vous me remercierez.

Lucrezia fera ce que vous avez dit.

N'aie pas peur, tu n'es plus une gamine.

Que de femmes � ta place remercieraient le ciel !

Je suis perdue.

Je ne trouve pas les mots. Je voudrais mourir demain matin.

Le soir va tomber. Allez-vous pr�parez sans tarder.

Que Dieu vous garde, mon p�re.

Que Dieu me vienne en aide. Et vous, priez pour que tout finisse bien.

Alors ?

Elle est repartie

dispos�e � accomplir notre volont�.

Vous �tes s�r ?

Vous n'�tes plus sourd ?

San Clemente lui a accord� sa gr�ce.

Alors, il faut faire une offrande.

Je suis l'homme le plus heureux de ce monde, mais...

est-ce que ce sera un gar�on ?

Un gar�on !

Je t'�cris pour que tu saches combien tu me manques, mon ador�e...

Elle est comment ?

C'est une belle cochonne !

- Ses cheveux ? - Bruns.

Ma brune ador�e.

Dis-lui que si elle me repousse je me jette dans l'Arno ou par la fen�tre.

L'Arno ou la fen�tre ? Il faut savoir. Laissez-moi faire.

De toute mon �me, je te d�sire � mes c�t�s, ma belle.

Oui, de toute mon �me !

Sans toi, mes jours sont t�n�bres

mes nuits, un vide abyssal.

Et vous !

Qu'est on �me ? Une fr�le embarcation ballott�e par 2 vents contraires :

l'esp�rance et le d�sespoir. Et quand je pense � toi,

la mer se calme et la temp�te s��vanouit.

Oh, joie...

Le moine � tout arrang�.

Je prierai � jamais le ciel pour lui.

Comme si Dieu accordait sa gr�ce pour le mal.

Le fr�re ne s'en contentera pas.

- Vous lui avez promis combien ? - 300 ducats.

Merci, mais c'est bien trop !

- Va donc en enfer ! - Je pr�f�rerai le purgatoire !

Il y a un mais. Nicia veut que cette nuit, tu sois l�.

- Bien s�r que je serai l� ! - Comme docteur !

Il veut �tre certain de ne pas commettre d'erreur.

Que par ignorance, nous capturions un vieux ou pire, un infirme.

Comment �tre docteur et amant en m�me temps ?

Tu seras le docteur. C'est un autre qui couchera avec elle.

Cette fois, je vais te tuer !

Du calme.

Fais confiance en mon g�nie. Tu seras aussi l'amant.

Il est bien vrai

que la mauvaise compagnie m�ne droit � la potence.

Et surtout celui qui commet une mauvaise action

par trop de bont�,

peut-�tre trop de complaisance ou trop de m�chancet�.

Je ne pensais faire de tort � personne.

Je vivais paisiblement dans ma cellule,

r�citant mes pri�res et m'occupant de mes ouailles.

Et tu es apparu, diable de Ligurio !

Tu m'as fait tremper le doigt puis plonger le bras entier dans le p�ch�.

- Qui sait ce que tu veux encore. - Fort peu de choses.

La capuche baiss�e et la voix contrefaite

tu feras croire � Nicia que tu es le docteur Callimaco.

Le tromper ne sera pas difficile.

Nous serons tous d�guis�s en moine.

Pour �viter les soup�ons, et puis la nuit,

c'est vous qui me l'avez appris, tous les chats sont gris.

Mettez ceci, vous serez un parfait Callimaco.

Vous �tes fou ?

- Je suis fr�re mendiant. - Et dor�navant, un faux fr�re.

Mon seul r�confort

est que quand une affaire int�ressent tant de gens

alors tous doivent s'en occuper.

Bravo.

Je vous salue tous.

Un cierge pour toi, fr�re Andrea.

Et aussi pour toi, fr�re Nicola.

Et pour toi, fr�re Giovanni.

Mes fr�res, pardonnez-moi.

Je sais, je me fourvoie.

Cette nuit, je n'irai pas dormir.

Je vous demande pardon, en toute humilit�, mes chers fr�res.

Un cierge pour toi, Ferdinando ! Un cierge pour chacun d'entre vous !

Un cierge pour chaque fr�re ! Un cierge pour tous !

A partir d'aujourd'hui, pour vous, commence une nouvelle vie.

�clairage perp�tuelle ! Cierges � volont� !

Pour vos �mes ! Pour votre gloire !

Per omnia saecula saeculorum ! Amen !

A bient�t.

Cette fois, nous sommes bons pour la potence !

Va dire � Nicia que Lucrezia doit prendre cette potion apr�s d�ner.

Elle est � la mandragore ?

Une simple tisane de sucre et de cannelle infus�s

dans un vin rouge comme le sang.

De quoi r�chauffer l'estomac et r�jouir l'esprit de Dame Lucrezia.

Va vite.

Vite !

J'y vais.

- Un moine ! - N'ayons l'air de rien.

Va chercher ton ma�tre.

Mais c'est Callimaco !

Entrez.

- Que vous �tes vous mis sur la t�te ? - De coucher avec Lucrezia !

Je parle de ce couvre-chef !

Et ce juste-corps qui ne couvre m�me pas le cul !

Fr�re, le paradis sera bient�t mien !

Demain, vous vous apercevrez

du peu de contentement � assouvir ses d�sirs.

J'irai alors en enfer retrouver tous les hommes de bien qui y sont d�j� !

Prenez ce sac et allons-y !

La mandragore.

Attends en bas. Je te rejoins tout de suite.

Vin doux � la cannelle pour faire r�ver la belle dame

Non !

C'est comme �a que tu l'as convaincue ?

Je vous mettrai � la porte toutes les deux !

Lucrezia, ouvre !

Ouvre, t�te de linotte !

Reste tranquille ! Tu vas attraper la fi�vre !

Tu sais qu'il ne faut pas que je cours ! Que �a me fait mal !

Lucrezia, arr�te-toi !

Puisses-tu te rider comme une vieille pomme !

Tu avais promis d'ob�ir !

Les femmes sont des �tres d�licats, soit.

Mais il ne faudrait pas exag�rer.

Courage, ma fille. Bois.

Autrement, en plus de d�plaire � ton mari, tu d�sob�irais au confesseur,

et ceci est p�ch�.

Apporte-la moi.

Tu sens d�j� ses effets ?

J'entends chanter.

D�shabille-la et mets-la au lit.

Qui est l� ?

Ce n'est que nous. Ligurio et Messire Callimaco.

Parfait.

- Siro, c'est toi ? - Oui, Messire.

C'est vous, Dr. Callimaco ? Alors, nous sommes tous l�.

D�sol� de me montrer casse pied,

mais je ne voudrais pas courir le risque de devoir r�p�ter ce petit jeu

demain soir. A vous de d�signer le candidat id�al.

Nous perdons du temps. Je prends le commandement.

Callimaco prendra position � droite.

Moi, � gauche.

Et entre les deux cornes, vous, Messire Nicia.

Siro � l'arri�re garde. Le mot d'ordre sera : Saint "cornu"

- C'est quoi ce saint ? - Le saint le plus f�t� de France.

Allons-y.

O� tout cela me m�nera-t'il ?

Charmante.

Tu veux que l'on d�couvre que nous ne sommes pas moines ?

La chair est faible.

Mignon, le petit.

L� !

Il fera tr�s bien l'affaire.

Le plus parfait des sp�cimens.

C'est vrai qu'il a l'air bien b�ti. Bon choix, cher ma�tre.

Allons-y.

En avant, Saint Cornu !

Sautons-lui dessus ! La sac, Siro !

Au secours !

Silence !

�a, c'est une preuve scientifique.

Doucement !

Avance.

Faites-le taire !

On ne te fera pas de mal. On est en famille !

Tenez-le bien.

On s'est tromp�s ! Le docteur avait indiqu� celui-l�.

- Je vous dis que si ! - Il fera aussi bien l'affaire.

Non, pas celui-ci, l'autre.

Celui-l�, c'est un vieux. �a se sent � la voix.

Un vieux ? Alors prenons l'autre.

Non ! Arr�te !

Le sac ! Rends-nous le sac !

R�cup�rons le sac.

Sa mort est moindre mal. Il aurait ameuter tout le quartier.

Bien le bonsoir. Que s'est-il pass� ici ?

Mais il est...

Halte l� !

Chiasserie.

Hommes de dieu ou voleurs ?

On est foutus. La garde.

Arri�re, hommes de justice.

Vous ne voyez pas que cet homme est un d�mon ?

Que votre regard croise le sien et vous serez poss�d�s

Le d�mon Assu�rus s'emparera de votre �me

Le d�mon � pris possession de mon corps

- O� l'amenez-vous ? - A l'exorcisme.

Ne regardez pas.

Reculez.

Ne regardez pas.

Fuyez ! Le diable !

J'ai vu Lucifer !

Le lion de la tribu de Judas � conquis le c�ur de David.

Je t'exorcise, marionnette du diable au nom du tout puissant, etc...

Ne tra�nons pas.

Ce cr�tin a vraiment cru en sa possession !

Ma�tre Callimaco, vous me surprendrez toujours.

Vous connaissez m�me la formule pour exorciser des d�mons.

Et cette voix, toute du nez ! On aurait vraiment dit un moine !

Je n'en peux plus !

J'ai d� me retenir pour ne pas �clater de rire.

Ce ne sont pas les idiots qui manquent en ce bas monde.

Mon devoir accompli, je me retire. Bonne nuit � tous.

Continuez � faire le moine

m�me pour le plaisir. Nous pouvons faire sans vous � pr�sent.

Attention, ma�tre !

Tu l'as appel� "ma�tre" ?

Sa nature est si servile qu'il appelle tout le monde "ma�tre".

Faites-le tourner.

Qu'il ne sache pas o� nous le menons.

A l'int�rieur !

Moins de bruit, imb�cile ! Par ici.

Tenez-le bien !

Reste tranquille, canaille, gredin !

Des moines !

Tout est pr�t ?

- Les domestiques ? - A la campagne jusqu'� demain.

Des moines ! Piti� ! Que me voulez-vous ?

Je suis o� ?

Quelle trombine ! On dirait une salade !

Pauvre Lucrezia !

Piti�, mes bons moines.

Nous ne sommes pas moines. Regarde.

C'�tait un petit stratag�me.

Sostrata, viens !

Je me d�shabillerez seul. Occupez-vous du mari.

Il revient !

Non, pas tout nu !

Il tremble, ce nigaud. Moi, � sa place...

Vois comme la femme que nous t'offrons est sublime.

Ne perdons plus de temps.

Elle est pour moi, pourquoi ?

Pourquoi ?

Tu ne pourrais pas comprendre.

Assieds-toi.

Pour �tre sain, il est sain.

Le docteur ne s'est pas tromp�.

Au fond, ce vilain

� la bouche de travers, � la tignasse hirsute,

qui ressemble � un animal,

a la peau d�licate, et est bien fait de sa personne.

Et dire que sous ces hardes se cache un corps comme le n�tre !

Pas de cerveau, mais de longues jambes bien galb�es.

Aidez-moi, ne trainons plus.

Tu as vu la belle chemise ?

Dehors !

Il n'est pas vraiment folichon

mais c'est ce qu'on a trouv� de mieux.

Du reste, tu sais � quoi il doit servir.

Pense que ce n'est qu'un rem�de.

Avance-toi.

Quel homme es-tu ? Je t'ai dit que tu n'as pas � avoir peur.

Tout va bien.

Une aussi belle nuit sans p�ch�s.

On va devoir aussi te mettre au lit ?

Partons. Laissons-les seuls.

Je m'appelle...

Mon nom est Anselmuccio.

Ne dis plus rien. Je ne veux pas savoir qui tu es.

C'�tait pour faire un peu connaissance.

Pour moi, tu n'es qu'un rem�de.

Rien d'autre qu'un rem�de !

Fallait-il que se soit un monstre ?

Quoi qu'on ait pu te dire,

tu n'es pour moi qu'un m�dicament que je refuse de prendre.

Si certains rem�des semblent amers, d'autres...

Ils se sont calm�s.

Que de sacrifices pour devenir p�re.

Bien s�r, comme dit le docteur

il y a des choses dans la nature qui sont � peine croyables.

Cette affaire me tient tant � c�ur

Un fils vous en na�tra.

Un homme qui a fait tant d'efforts

pour s'�lever dans la soci�t� ressent le besoin de transmettre

aussi bien le fruit de son labeur que son nom.

Et son �tude !

Une des �tudes les plus honorables de Florence.

Qu'est-ce que c'est ?

Les vieux plafonds...

Oui...�patience.

Et � ma mort...

je lui laisserai ma client�le.

Le prince Strozzi, que Dieu l'ai en sa gloire

Le comte Agrimani, que Dieu le prot�ge.

Le comte Serandrei, que dieu le b�nisse.

Va, fais jaillir ta neige !

Calfucci et fils. Notaires � Florence.

Je ferai agrandir l'�tude.

J'engagerai des clercs. Nous travaillerons dur ensemble.

Je l'�l�verai dans la foi et le travail mais sans le choyer

qu'il devienne un homme droit.

Je serai s�v�re mais juste, implacable mais affectueux,

autoritaire mais compr�hensif.

Sostrata, je serai un bon p�re !

Je ne suis pas...

Je ne suis pas ce que vous croyez.

Laissez-moi vous expliquer.

Ecoutez-moi.

Changer de voix n'y fera rien.

Mais j'ai tant de choses � vous dire.

Vous n'�tes qu'un monstre.

D'accord.

Croyez � un miracle. Un miracle de l'amour.

- Alors, ce qu'une machination ? - Non, un enchantement.

Vous rappelez vous de la fable La belle et la b�te ?

Elle l'embrasse...

et lui se transforme en un magnifique jeune homme.

Et s'il n'est pas vraiment beau

il est s�rement le plus

le plus d�vou�, le plus...

Promettez de garder le secret et je vous raconte tout.

- La nuit est longue, hein ? - Interminable oui !

Et fort dispendieuse apparemment.

Et dire que par notre faute, ce pauvre diable...

mourra peut-�tre.

Malgr� tous vos soucis vous trouvez encore moyen

de vous pr�occuper des autres.

- Ce ne serait pas un cas... - Non, non !

Rappelez-vous le docteur :

Il y faudra toute la nuit.

Au moins la nuit enti�re.

Vinum dulce et gloriosum pingue facit et carnosum !

Mon mari savait que vous devez mourir

et ne m'en a rien dit ?

- Pour ne pas vous effrayer. - Mais c'est inf�me !

Pour lui, je ne suis qu'un inconnu.

C'est pire !

Vous risquez votre vie pour moi.

Certains en r�chappent. Et puis, je vous aime !

Qu'y-a-t'il vraiment dans cette potion ?

Sucre, cannelle et vin.

C'est pour �a que j'ai des bouff�es de chaleur !

Seulement pour �a ?

Lucrezia,

je vous aime.

- Laissez-moi. - Je vous d�sire.

Je t'aime !

- Et �a, qu'est-ce que c'est ? - Laissons-les faire.

Je vais devoir faire r�parer le baldaquin.

M'as-tu pardonn� ?

Tu es impardonnable.

Et tu es ce qu'il y a de plus beau � Florence,

en Toscane, dans toute la chr�tient� !

Mon amour, laisse-moi t'embrasser.

- Encore ? - Et encore.

Quoi ?

Siro...

La vie est un dur combat.

Je sais, moi qui suis oblig� de trimer.

Parce que moi je ne trime pas ?

Tous ces gens � qui je dois l�cher les pieds.

Nicia n'est qu'un vaniteux de merde !

Mais cette nuit, je l'ai bien eu !

Par les cornes du grand cocu !

�a m'a tourment� pendant des ann�es.

Quoi ?

Je croyais �tre la seule fautive.

Tu es belle comme V�nus.

Il y a de quoi rire

quand je pense � tout ce que j'ai fait pour te voir aux bains.

Tu volais comme un ange envoy� par le ciel.

J'ai d�gringol� !

Et toi qui fuyais comme si j'�tais le diable.

Tu m'avais fait peur !

Et maintenant ?

Non.

- Laisse-moi t'embrasser. - Encore ?

Et encore.

Oui.

Et on s'�tonne que la d�votion dispara�t.

Tout est de notre faute. La faute de notre n�gligence.

Je me souviens d'un temps...

Samedi �tait jour de procession. On y chantait les laudes.

Tout �a a disparu.

Et on se lamente que tout fout le camps !

Frotte !

J'ai dit de frotter !

Tu dors ?

Non.

Loin de toi, comment pourrais-je vivre ?

Qu'allons-nous faire ? Tu en penses quoi ?

Ce que j'en pense ?

Si toi et ta fourberie,

la stupidit� de mon mari,

l'ing�nuit� de ma m�re, et la complicit� du confesseur,

m'ont oblig�e � faire ce que seule je n'aurais jamais fait,

alors je pense

que tout ceci ne peut-�tre que le fruit de la volont� c�leste.

Pourquoi devrais-je refuser ce que tous m'empressent d'accepter.

A partir de maintenant, je fais de toi mon seigneur et mon guide.

Et ce que mon mari a voulu pour une seule nuit

sera pour toujours.

Tu continueras � jouer au docteur.

Je lui demanderai d'aller prendre les eaux � La Porretta.

- Embrasse-moi. - Encore ?

Et encore.

Quoi ? Il est n� ?

R�veillez-vous. C'�tait un r�ve.

Doucement.

Bonne nuit.

Pas par l� !

Attendez-moi ici.

Suffit maintenant. File.

Pourquoi ?

Emballez-moi ce cr�tin.

J'avais pas fini.

Et foutez-le moi dehors !

Je l'empaqu�te ?

Lucrezia, tu dors ?

- Alors, comment va-t'elle ? - Il me semble que...

Oui ?

Pas encore pr�t ?

Tu es bien press�e.

- Comment te sens-tu ? - Bien.

La mandragore �tait le bon rem�de.

Il faudra inviter � d�ner ce docteur...

ainsi je saurais � qui vous m'aviez confi�e.

- Ce ne me semble pas une bonne... - Fini donc de t'habiller.

Nicia, d�p�chons-nous. L'office commence.

- Allons rendre gr�ce. - Il le faut !

Parce que ce matin, c'est comme si tu renaissais.

Et rappelez-vous ce que je vous avais dit.

Il faut faire les choses dans l'amour de Dieu et non par l�g�ret�.

Vous voulez en discuter ?

Entendez comme elle r�pond ! On dirait un coq.

N'en soyez pas �tonn�. Ce matin, elle est un peu chamboul�e.

Que veux-tu dire ?

Ma�tre, voil� Ligurio. Attention � votre bourse !

Bonjour.

- Suis-je ou ne suis-je pas un g�nie ? - Tu es un grand manipulateur.

- Qui attendez-vous ? - Personne.

J'ai promis de retrouver ici les Calfucci.

Qui sont devenus des intimes.

Attention, les voil�.

C'est lui.

Bona dies, domine magister !

Et vobis bona, domine doctor !

Ma�tre, je vous pr�sente ma femme, Lucrezia.

Prenez-lui la main.

Lucrezia, je te pr�sente Ma�tre Callimaco.

C'est gr�ce � lui que nous devrons un b�ton pour notre vieillesse.

Je vous en serez alors reconnaissante.

Merci, belle dame.

J'aimerais aujourd'hui vous inviter � manger chez nous.

Et pas seulement aujourd'hui.

Pour l'amiti� qu'il nous a montr�.

Tu es ardente ce matin. Hier encore, elle �tait � moiti� morte.

- Tout le m�rite vous en revient. - Sois-tu b�nie.

Le docteur �tant de nos amis tu n'as plus � lui cach� tes malaises.

Mais je suis en pleine forme.

Ah oui !

Vous me paraissez un peu p�le.

Je n'ai pas ferm� l��il de la nuit.

Le rein gauche peut-�tre.

Le rein ?

Et c'est grave ?

Nous ferons les examens qui s'imposent.

Similia similibus curantur

Gratias vobis ago, domine magister.

Ligurio,

ce m�decin est une chance inesp�r�e.

Messire Nicia,

confiez donc � Ma�tre Callimaco la cl� du rez-de-chauss�e.

Il pourra ainsi veiller facilement � la bonne sant� de tous.

La mienne, la v�tre, et celle du b�b�.

qui finalement viendra au jour gr�ce � vos bons soins.

Je vous donne m�me la cl�.

Et je l'accepte.

Et on retourne quand � Paris ?

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