All language subtitles for House Of Insane Women.1971

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Original subtitles

LA FILLE DE L'EXORCISTE MCMLXXIII (Les Mélancoliques)

J'en ai marre de cet endroit. Je travaille trop dur.

Le pain est rempli de vers. Et le vin a le goût de pisse...

Dans la politique du pays, on est toujours à la traîne.

Pas d'accord ? Pas d'accord ? Que le Diable vous fasse taire !

Vous êtes toutes folles. Je suis votre Général !

Aussi fou que vous !

J'ai un grand enfant, mais quand je l'ai eu, il était tout petit, petit...

Non, il est à moi. Vous ne l'aurez pas ! Partez, allez vous-en !

Je dois me prendre en photo. Suis-je... un Général ou non ?

Durand la dernière guerre, j'étais qu'un Caporal.

Ici, je suis Général.

Un Général qui doit mettre de l'ordre dans son armée de femmes !

Allez, sors de là !

Lâchez-moi...

Calme-toi, tu vas tout casser...

Viens-là !...

On s'mettra toutes nues. On s'mettra toutes nues !

C'est immoral de vivre dans cette saleté, c'est dégradant !

Si vous avez besoin d'aide on demandera au conseil...

Inutile, je suis le règlement. Personne s'inquiète pour la saleté.

Aucune protestation des visiteurs ?

Non, à part le barbier, personne ne vient dans cet asile !

Mais ce barbier, il ne vient pas souvent.

Oh, vous faites erreur, docteur !

Il vient me raser parfois. Dû à ma position. Suivez-moi !

Quand il reviendra, dites-le moi, je veux le rencontrer.

Vous pouvez compter sur ma coopération.

C'est la serrure ! Va falloir réparer, c'est important !

Sans moi, cet endroit serait en ruines !

Après-vous, docteur.

Fichez le camp ! L'une d'elles est punie.

- Je veux la voir. - Rentrez à l'intérieur.

Bonjour, ma sœur.

Toutes les pensionnaires sont là ?

Cette année on n'en a pas eu, mais l’hiver dernier on en a enterré cinq.

Certaines ont le droit de sortir parfois.

Bonjour, Docteur.

Elle, c'est la fille à tout faire. Vêtements et tout le reste !

Et voici la Duchesse !

Dégage, Sancho Panza !

La Duchesse a perdu sa fortune et ses fils à la guerre !

Et voici, les pires ! Je ne les aime pas du tout !

Dégagez de là, perverses ! Interdit d'être ensemble !

Elles sont tout le temps à se tripoter.

Laissez-les, ma sœur !

Toujours pareil...

J'ai suivi le règlement et je suis rémunéré !

Seul le casino m'intéresse pour être tout à fait franc !

Y a une lutte importante entre les Monarchistes et les Libéraux !

- Vous êtes un Monarchiste ? - Non, Libéral !

Hé bien... ce sera difficile d'en discuter.

Je n'en ai pas discuté depuis des années.

Vous allez vivre à l'hôpital, ce ne sera pas plaisant.

Mais je vous aiderai à trouver une chambre en ville.

Merci mais je préfère rester ici avec les pensionnaires.

Ce sont les nouvelles idées des Libéraux ?

Les choses sont bien comme ça, pourquoi les changer ? Bonjour.

Bonjour, Docteur !

Ça ne peut continuer ainsi. Il faut changer les choses.

Que peut-on faire ?

Je ne suis pas si démodé, il y a de nouvelles techniques.

La dyspepsie ainsi que d'autres découvertes.

Mais ces soi-disant avancées amènent plutôt la maladie et la mort.

En Angleterre, les fous donnent des spectacles et des concerts.

Mais leur nombre ne diminue pas. Impossible de les relâcher.

Les résultats probants viendront des nouvelles techniques.

Croyez-moi. Il n'y a aucune différence entre cet endroit

et les meilleures cliniques à l'étranger.

Je ne suis pas d'accord. Brouer a essayé certaines expériences

concernant la mélancolie hystérique.

La patiente présentait tous les symptômes de cette maladie.

Paralysie, convulsions, inhibitions.

Elle fît d'étranges confessions apparemment sans rapport.

Elle cachait quelque chose qui semblait les relier ensemble.

Quoi que cela ait pu être, c'était le secret de sa folie.

Vous parlez comme un romancier. Le calme de cet endroit...

vous encouragera à laisser libre cours à votre instinct.

Je suis médecin pas écrivain. Je vais vous dire la fin de l'histoire !

Ai-je le choix ? Les Libéraux sont de beaux-parleurs !

Brouer hypnotise le patient. régulièrement, chaque jour.

Hypnotisé, le malade perd toutes ses inhibitions.

Il révèle les secrets de son subconscient.

De la sorcellerie plutôt que la médecine.

Vous vous rappelez de ces expériences à Vienne ?

C'était différent !

Dans le cas de Brouer, la femme a été guérie.

Je pourrais essayer un traitement similaire.

- Vous êtes malade ? - Non ! Je pensais à l'administration.

Ce sont des êtres simples et j'ai peur de leurs réactions...

Je comprends, les apparences prédominent sur l'humain.

Je suis bien plus âgé que vous. Si j'étais né 50 ans plus tard,

je penserais peut-être différemment. Mais les années m'ont modéré.

Elles feront de même avec vous avec le temps.

Vous serez responsable de l'asile. Désolé pour vos idées libérales.

Je veux que le conseil vous comprenne. Au besoin, appelez-moi !

Merci, Docteur.

Voici Sœur Maria, elle nous est d'une aide précieuse.

- Bonjour, docteur. - Suivez-moi, docteur.

D'habitude, c'est propre. Je nettoie tous les jours.

Je nettoie, pas vrai ma sœur ? Entrez, docteur.

Calmez-vous !

Elle a failli mourir, dix jours sans manger.

- Elle veut rien savoir, cette garce. - Silence !

Ses poumons sont en mauvais état. On pense qu'elle a la tuberculose.

Voici Carlotta. Elle nettoie tout ici.

Putain, qu'il fait chaud !

Pire que l'année dernière, à la même époque !

La météo est aussi dingue que ces vieilles folles à l'asile !

Y a pas de justice dans cette vie !

J'ai attendu des voyageurs ici pendant plus de 2000 heures.

Et ils n'arrivent jamais à l'heure. Que puis-je y faire ?

Je vais crever et griller sous cette chaleur !

Je me demande si les fourmis ressentent cette chaleur !

Merde aussi pour les fourmis !

Rien à foutre des fourmis ou des voyageurs !

Monsieur le docteur attend quelqu'un de sa famille ?

Non, le nouveau docteur de l'asile arrive.

Pourquoi en ont-elles besoin, hein ? Elles ont la belle vie !

Elles bossent pas et on paie leur nourriture !

- Docteur Alba ? - Oui.

- Merci de m'accueillir. - Je vous attends depuis longtemps.

- J'ai fait au plus vite. - J'avais votre âge en arrivant ici.

Écoutez, cet asile n'est pas pour vous. C'est de la folie.

C'est mon travail, peu m'importe l'argent.

Souvenez-vous que toute bonne chose est répugnante au début !

Ici, les hommes cultivés s'ennuient à cause de la routine.

- Je suis venu travailler. - Il n'y a rien ici, je l'assure !

Le progrès n'intéresse personne sans justifications.

J'entends ça depuis 30 ans. Regardez le paysage.

Étant ici depuis longtemps, j'apprécie le paysage.

C'est la seule chose intéressante que l'on ne peut pas vous enlever !

- Parlez-moi de l'hôpital. - L'état le subventionne.

Des ministres de la ville qui, en fait, s'en fichent !

Le règlement est essentiel et les pensionnaires doivent obéir...

- sinon, ils sont sévèrement châtiés. - Vous permettez ces punitions ?

Ça fait partie du règlement. J'ai la conscience tranquille.

- Bonjour, mes sœurs. - Bonjour docteur.

- Voici Fruso, notre garde en chef. - Bonjour, Docteur.

- Je suis à votre disposition. - Enchanté.

On est une famille. La mère supérieure, les autres sœurs.

Ici, la cuisine. Le lavage. Le nettoyage...

- Fruso, montez les bagages. - Oui, Monsieur.

Mère Supérieure, mes sœurs. Pas vous, vous restez là.

Sebastian, les bagages.

Je ne suis pas venu ici depuis six mois.

Les pensionnaires n'ont reçu aucune aide médicale depuis depuis ?

Fruso s'occupe d'elles. S'il y a un ennui, j'en suis avisé.

Vous trouvez ça injuste que je sois payé à ne rien faire ?

Tous les employés d'état en font comme moi et ils ont le même salaire.

Lâchez-moi...

3, 4, 5, 6, 7...

- Vous avez faim ? - Non !

Enlevez vos sales pattes... C'est assez comme ça !

Putain !

- Allez-lui chercher une couverture. - Une couverture ?

Oui !

Je suis le nouveau docteur.

Bonjour... Bonjour... Bonjour...

Sale trouillard !...

Où est ma liberté ? Ne répondez pas, mes ennemis sont déguisés !

La violence n'est pas la liberté ! Ils devraient être brûlés !

Ils me traquent. Ils veulent m'attraper.

Avec ou sans prison. Sans violence !

Celle-là ne changera jamais. Elle me rend dingue.

Je voudrais qu'elle claque. Je suis sérieux !

Vraiment ! Elle est comme ça depuis longtemps ?

Quinze, dix-huit mois, je suis pas sûr.

C'était l'hiver quand ils l'ont amené ici.

- Qui vous amené ici ? - Y a des ennemis...

N'aie pas peur Tania. Ce que tu dis est très intéressant.

Il est essentiel de continuer à dire la vérité.

Vous pouvez me féliciter... je suis très intelligente !

Accompagne-moi. Viens avec moi, je veux t'aider.

Ne mentez pas. Je sais que je ne peux pas sortir.

Tu le peux, dès maintenant.

- Et la liberté ? - Elle viendra avec le temps !

Le temps, le temps... Un millier d'années !

Viens avec moi, Tania. Fruso va te préparer une chambre.

Docteur, les malades ne doivent pas quitter cette zone.

C'est la règle et... la règle, c'est la règle !

- Préparez une chambre. - Je ne peux pas !

- Le règlement l'interdit. - Je donne les ordres maintenant.

Je suivrai les ordres comme un bon ex-soldat !

On devrait le tuer. Je sais reconnaître un vrai docteur !

- Arrêtez de la battre comme ça. - Un homme de votre expérience

ne lui tourne pas le dos. Elle est dangereuse, elle a voulu vous tuer.

Tenez-la. Aidez-moi.

Pourquoi tu me détestes ? Pourquoi tu veux me tuer ?

Vous êtes un ennemi, comme lui, Vous avez volé ma liberté !

Tania, je ne suis pas ton ennemi, je veux juste t'aider !

Vous mentez !

Si tu es si intelligente, pourquoi je te mentirais ?

- C'est vrai. Je ne vous ai jamais vu. - Tu aimerais du lait, Tania ?

- Du bon lait avec du sucre ! - Je n'ai pas d'argent !

- Je te l'offre. Tu en veux ? - Oui, Tania est une "lady" !

J'en veux pas ! C'est du poison !

Personne ne va t'empoisonner.

Tu aimerais rester et vivre dans cette chambre ?

- Rester vivre ici ? Non. - Pourquoi non ?

- Le règlement l'interdit. - Ce règlement n'existe plus.

- Fichez-moi la paix ! - Tu es malade !

- Tu as besoin de traitement. - Je ne suis pas malade.

Ils me gardent ici, Mes ennemis en ont après moi.

- Donnez-moi ma liberté. - Suppose que je te relâche.

La police t'arrêterait et te ramènerait, Tania.

Pourquoi ? J'ai besoin de travailler.

Si je t'apporte de la peinture, tu pourrais décorer cette chambre ?

- Le garde frappera Tania ? - Non.

Vous vous moquez de moi ?

- Non. - Fruso me frappera.

Non !

Ça pue ici, je ne peux pas respirer !

Je dois me cacher, mes ennemis sont toujours derrière mon dos.

Pourquoi ne me fichent-ils pas la paix ?

La femme numéro 100 n'est pas gentille, ni la 09, ni la 10.

Elles sont vicieuses !

Promettez. Promettez-moi de ne rien leur dire !

- Ma parole d'honneur. - Vous mentez !

Tout comme Fruso.

Si tu ne me crois pas,

tu ne croiras jamais personne, essaie au moins !

Je veux de la peindre blanche.

Les murs, le plafond, le sol. Tout en blanc !

Vous avez promis que je pourrai peindre !

En accord avec les théories du moment,

j'ai réussi à permettre aux malades de se promener au dehors.

J'ai été très critiqué car on pensait qu'elles s'échapperaient.

Rien tout cela n'est arrivé. Elles sont contentes de rentrer

car elle ont un endroit pour dormir et de la nourriture à manger.

Avec le temps, ces promenades sont devenues normales !

Allez. Hé, l'idiote viens ici. Qu'est-ce qu'elle a, cette cinglée ?

Allez, laissez ce cheval, allez !

T'aimerais bien monter, hein ?

- Garde ! Garde ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Elle va pas bien, elle est pas bien. - Lâche-moi, vieille putain !

Dégagez. Vous avez pas entendu ? Dégagez, laissez-la respirer !

Toujours la même chose. Donnez-lui de l'air, de l'air !

Elle est pas bien !

Arrêtez ça, je vous préviens.

Le service ici est terrible. Horrible. Apportez mes fleurs.

V'là un cadeau ! Continue !

Entrez, Fruso.

Asseyez-vous !

- Vous vouliez me parler ? - Vous allez mourir ?

Je ne sais pas.

Vous êtes docteur et vous dites que vous ne savez pas...

Ça me rend triste de creuser ces tombes.

Ça nous arrivera à tous. Je vois pas à quoi ça sert de vivre

si on sait qu'on va mourir.

- J'en creuse depuis des années... - C'est à cause de ça que vous buvez ?

C'est peut-être la raison.

Et ça, à quoi ça sert ?

C'est pour une expérience !

Je peux vous donner un conseil, Docteur ?

Ce trou-à-rats est un cimetière et ces idiotes y foncent tout droit.

C'est femmes ont besoin d'un docteur. Le progrès...

peut faire changer pas mal de choses !

Vous buvez un coup ?

Non. Non, merci.

Un revers de la main, hein ? Pan !

Y a que des hommes fous et des femmes folles !

Ils comprendront jamais les ordres et j'ai soif. Allez-y, buvez !

Non.

C'est mieux que des médicaments. Vous êtes médecin et vous ne

savez même pas qu'on va mourir. La vie, c'est de la pisse...

Viens, allez, allez...

- Viens ici. - Arrête de me regarder.

Si je te regarde pas, je t'aime pas, je te touche pas.

Ferme la fenêtre.

T'es une jolie poupée. Non, t'es pas une poupée !

Pourquoi ça ressemble à un cimetière avec des croix !

Non, je regarde pas ça, ça me fait peur !

- Bonjour, ma sœur. - Bonjour, Docteur.

Tu travailles dur, mon amie.

Je t'ai offensé ?

Je ne suis pas votre amie.

- Je ne parlerai plus. - Et pourquoi ?

Vous êtes un espion et un ennemi !

Imaginons que je t'espionne, qu'est-ce que j'espionne ?

Tu as commis un crime ? Dis-le moi, on est amis !

Je ne veux plus vous parler.

Vous êtes en cheville avec mes ennemis !

Je ne vous parlerai plus.

Les rumeurs parlent de ce nouveau charlatan !

On dit que c'est un sorcier éduqué ! Inutile de se creuser la tête pour lui !

Ces gars n'ont aucune expérience !

Ne t'en fais pas. Personne n'en veut à un type de ta classe !

Mais la prochaine fois que tu me coupes, tu vas le regretter !

Faites gaffe avec ce rasoir !

Barbier, regardez ce que vous m'avez fait !

Tu m'as coupé !

- Bonjour ma sœur. - Bonjour !

- Combien ça me coûtera, cette fois ? - Cette fois, ce sera un douro d'argent.

J'ai pas confiance en ce médecin. Il risque de parler, s'il l'apprend.

- Un douro d'argent ! - Super, tenez.

Mieux vaut boire un coup avant les hostilités !

Debout, tarées !

- Laquelle ? - Ces deux-là !

- La grosse ? - Elle aussi !

Vous voulez de bonnes choses, alors soyez gentilles !

Gentilles avec Frederico, il vient vous rendre visite !

C'est ça... Mignonne, hein ?

Montrez vos épaules ! C'est ça, les filles !

Toi aussi, chérie !

La brune, c'est la meilleure !

Je prends celle-là... et l'autre ! Elle est infatigable !

Attendez de voir ses nichons...

Doucement, je ferme d'abord la porte !

Je vous ai dit combien de fois de ne pas faire ça !

Perverses que vous êtes ! Je vais vous montrer, moi !

N'ayez pas peur, c'est le docteur.

Je ne veux pas qu'on me coupe les cheveux !

Y a trois ans, après s'être fait coupé les cheveux, l'une d'elles s'est suicidée !

- Désolé mais c'est nécessaire. - Que croyez-vous qu'elles ressentent ?

Non, non. Laissez-moi.

C'est pour ton bien !

Coupez court ! Comme les autres !

Je ne veux pas qu'on me coupe les cheveux !

Je suis désolé...

C'était une expérience. Couper tes cheveux, c'est nécessaire !

Pour l'hygiène, bien sûr. Mais ses réactions contradictoires me préoccupent.

J'ai observé des réactions d'angoisse et de peur

et de l'angoisse sur le visages des malades !

J'ai peur qu'il y ait une émeute !

- Partez, ne restez pas là ! - Bois ça !

Je veux pas être empoisonnée.

Bois ça, cela va te détendre !

Pourquoi fais-tu ça ? De quoi as-tu peur ? Qui t'en veux ?

Pourquoi ces cauchemars ?

Pourquoi avoir peint ces murs en blanc ?

Réponds-moi, Tania ! Je veux t'aider !

La peinture blanche, c'est pour mieux voir l'ombre de tes ennemis ?

Réponds, j'essaie de t'aider. Et tu dois m'aider.

Et tu peux m'aider. Comprends bien que Fruso

n'utilisera plus cette eau glacée !

La camisole de force, c'est terminé. Tu seras traitée comme un humain !

Il a dit, un humain ! Personne ne peut être dénué de sa liberté !

À moins d'être condamné par un tribunal !

C'est vrai... c'est la justice !

Si seulement, on avait de l'argent... à donner à Fruso !

Ce serait plus facile ! On serait libres !

On est condamnées mais pas jugées par un tribunal !

Regardez mes murs blancs. je vois la cruauté de nos geôliers.

Si on avait du fric, on aurait le pouvoir !

Il faut en terminer avec leur traitement cruel !

Il faut en finir avec l'intolérance qui nous enlève notre liberté !

Ils n'ont aucun droit de nous laisser enfermées ici !

J'ai entendu le Dr Alba.

Finies les eaux glacées !

Finie la camisole de force !

On sera traitées comme des humains. Des êtres humains !

Des êtres humains !

Des êtres humains !

Ne pleure pas, ne pleure pas !

- Liberté ! Liberté ! - Silence, silence !

Docteur, c'est urgent, vite !

- J'avais prescrit des médicaments. - Elle a refusé de les prendre.

- Calmez-vous ! - Fruso, ne la bats pas !

Vous êtes responsable. Je vous avais parlé de la suicidée.

Margarita, écoute. Je te ferai pas de mal, je veux t'aider !

Donne le rasoir ! Donne-le moi !

C'est de votre faute !

- Je ne voulais pas... - Expliquez ça au conseil.

Debout, Tania ! Sur le lit !

Pieds joints !

Ferme les yeux ! Tu es étourdie !

Tu es étourdie, étourdie !

Elle sera un bon sujet pour l'hypnose comme je le suspectais.

Mais il faudra attendre une occasion plus favorable !

J'ai un rendez-vous, le Général m'a mise enceinte, vous savez !

Quelqu'un veut-il appeler ma diligence ?

Impossible d'aller au banquet sans autorisation de classe !

Si on est noble, c'est possible.

Guérir ces idiotes avec des poupées !

Les banquets sont pour les nobles. Les nobles... Les nobles !...

Sans la noblesse, c'est impossible !

Merci de votre visite.

J'espère que ceci aura un effet positif.

Ma visite est officielle. Le conseil veut connaître vos méthodes !

Ils devront attendre les résultats.

La guérison de cette femme qui refusait de manger est devenue légendaire !

Vous passez pour un alchimiste qui fait des miracles. Dommage pour cet accident.

Tout le monde s'est tourné contre vous.

Je dois guérir des malades. Je me fiche que les idées

de l'administration ne soient pas partagées avec les miennes.

Même si je suis d'accord, on ne peut rien y faire !

Pour cette raison, j'ai la conscience tranquille !

La semaine prochaine, le conseil viendra visiter l'asile.

J'ai envoyé les nouveaux uniformes des prisonnières.

Avec la permission du nouveau docteur, tout sera comme l'année dernière.

Je l'espère bien.

Vous avez l'expérience de ces choses.

Et vous, Docteur. Je vous conseille de rendre visite au Président

de l'administration et sans délai !

Docteur, voilà la présidente. C'est elle, la plus grande !

Elle revient de la confession avec son rosaire.

J'attendais votre visite.

Je n'ai pas d'excuse, sinon mon travail.

Don Cosmo ne viendra pas, Casimir est en confession.

Fermez la porte, il y a un courant d'air !

Vous êtes un homme de la ville.

Vous ne savez pas comment marchent les esprits des petites villes !

Êtes-vous au courant de ce qui s'est passé ?

Je sais tout ce qui se passe. Je suis responsable de

la morale et de l'économie de cette pauvre cité.

Fermez la porte, il y a un courant d'air.

Pas là, vous allez tâcher la chaise, mettez ça là.

- Une tasse de chocolat ? - Pardonnez-moi mais...

J'en prends toujours après mon rosaire. Nous parlerons en buvant.

Vous allez apprécier. Levez votre tasse pendant que je verse.

Elle est malade mais elle fait le meilleur chocolat de la ville.

Elle s'occupe aussi des fleurs.

Retirez-vous !

Fermez bien la porte, il y a un courant d'air.

Servez-vous !

Trempez si vous voulez !

Qu'attendez-vous ? Allez !

Ne soyez pas embarrassé !

Ne soyez pas timide !

C'est bon, n'est-ce pas ?

- Désolé. - Peu importe, vraiment !

Ce n'est rien !

J'aimerais vous connaître mieux. Je suis une femme sincère et honnête.

L'administration ne comprend pas votre travail, apparemment !

Les renseignements que j'ai sur vous sont défavorables !

Maintenant que je vous connais, j'ai changé d'opinion !

S'il vous plaît. Nous avons fini.

- Fermez la porte, il y a un... - Oui, madame !

Vous ne voulez pas venir habiter en ville ?

Enfermé avec ces femmes perturbées, qui ont des idées un peu immoralles !

- La solitude, c'est horrible ! - Mon travail me tient très occupé.

Je vous montre ma maison, voulez-vous la voir ?

- Je dois partir, j'ai tellement de travail. - Une autre fois, alors.

Venez quand vous voulez. Sauf le vendredi, c'est le jeûne.

Oui, merci.

L'inconscient de l'esprit est le plus grand des mystères !

Le découvrir est la mission du psychothérapeute. Il peut se révéler

de diverses façons. Par la force, la torture entre autres choses.

Le mieux est la gentillesse et l'observation proche du malade.

L'homme sait plus de choses sur lui-même qu'il ne veut l'avouer.

Hypnotiser le patient peut ainsi apporter de nombreuses informations.

L'hypnose est la meilleure thérapie pour les schizophréniques !

C'est comme la justice dans les sociétés humanitaires

qui rejette aussi la torture comme méthode d'interrogation.

Un peu d'argent, un peu d'argent, un peu d'argent, d'argent !

Cette malade est une maniaco-dépressive loin d'être guérie.

J'ai réussi à l'empêcher cependant de faire la grève de la faim.

Sans avoir recours à l'alchimie.

Malheureusement, La science a besoin de plus de temps.

Les faits sont mieux que la théorie. Je vais maintenant vous démontrer

l'expérience d'autres médecins. Une séance d'hypnose.

Aucun danger. Ne vous inquiétez pas, je suis expérimenté aussi pour ça.

- Est-ce un remède efficace ? - En connaissant le problème des malades,

- nous traiterons les maladies. - Ces tests ne sont que de la sorcellerie.

- et contraires aux lois de Dieu. - J'étudie la science, monsieur,

- pas la sorcellerie. - Êtes-vous catholique ?

Je cherche la justice et la vérité. C'est la voie de Dieu, je crois.

- Expliquez-vous, docteur. - Tout dans ce monde est sanctifié.

La vie, la mort. Vous pouvez penser que c'est de la magie.

Ah oui ? Alors pourquoi n'êtes-vous pas venu à la messe dès votre arrivée ?

Ma vie n'est pas entre les mains des hommes ou des prêtres !

Je loue Dieu à ma façon.

La foi est absolument nécessaire.

Elle nous mène hors des ténèbres. Je me retire donc de cette discussion.

- Vous pouvez partir, maintenant. - La sorcellerie !

Allez, bougez.

Ne nous croyez pas rustres, ce n'est qu'une petite ville.

Je sais, c'est la morale. Le plus important, ce sont les apparences.

Ils ne s'intéressent pas à notre travail, c'est juste immoral !

C'est le mal de notre époque. Décourager les découvertes de la science.

Je ne comprends pas la portée de vos dires. C'est si calme ici.

Les citoyens finiront par penser que vous faites des miracles.

L'administration ne pense qu'à ses propres intérêts.

Pourquoi ce pessimisme ? Vous avez la liberté de poursuivre votre travail.

Pourquoi de nouvelles méthodes ? Ces pauvres hères sont perdues.

- Il n'y a aucun salut. - Je ne suis pas d'accord.

Je continuerai à chercher de nouvelles voies.

Et vous ne me découragerez pas.

Ces idées ne m'intéressent pas.

Il leur est interdit d'entrer dans cette zone.

Cette malade vit ici.

Le conseil ne vous approuve pas. J'essaie de vous aider, croyez-moi.

Vous feriez mieux de venir habiter en ville.

Vous êtes célibataire et la rumeur va bon train !

Je suis sûre que vous comprenez.

Je veux dire que...

Je veux que vous continuiez à vous occuper de cet asile.

Je ne veux pas céder aux autres.

Mais ils me mettent une pression constante !

Bonsoir.

Tu ne dors pas ?

Je suis toujours ton ennemi ? Allons nous promener !

Quand je pense au suicide, je me dis que ces cordes seraient une solution.

- Pourquoi ne pas m'aider ? - Vous êtes mon ennemi.

On est en quelle saison ?

En juin, c'est l'été !

Les fleurs vont bientôt mourir. C'est la faute à Fruso qui ne s'en occupe pas !

- Tu veux travailler avec les fleurs ? - C'est interdit !

- On est quel mois ? - Fin juin, Tania. C'est l'été !

C'est beau la campagne mais on s'y ennuie !

J'aimerais voyager !

Dans ce cas, voudrais-tu m'aider dans mon travail ?

Tiens.

Qu'est-ce que c'est ?

Ouvre-le !

J'espère que c'est ta taille !

Pour moi ?

Oui.

- Que fais-tu ? - Je veux savoir si elle me va ?

- Attends ! - Pourquoi ?

Rien, rien !

J'attends dehors !

Sur ma pierre tombale, je veux qu'on écrive:

"Toute la journée il a bu".

"Et qu'il repose en paix" !

Docteur, content de vous voir.

Je pensais que vous étiez un peu moine. Tous les hommes sont pareils !

Et les femmes ont toutes les mêmes vices.

Et votre copine ? Elle est bonne au lit ?

- Ça suffit, cessez de boire ! - Si c'est vous qui le dites...

Vite avant qu'il ne sorte...

C'est votre faute si ces femmes pensent que je suis cruel.

- Vous me croyez fou, hein ? - Non, je ne crois pas.

Qu'importe. Ici, on est tous fous. Vous savez ce qui va se passer ?

On finira par attraper tous cette folie. Vous et moi aussi !

On sera tous dingues. Mais peut-être que vous l'êtes déjà, non ?

Vous n'avez pas l'air très bien. Vous devriez vous occuper de votre santé.

C'est moi qui enterre ces cinglées. Oui, comme celle-ci, là, derrière !

Vous allez pas me virer, hein ? Parce que je n'ai nulle part où aller.

Des types comme moi n'ont pas d'avenir.

Vous m'avez vu avec cette fille, et vous ne m'avez pas arrêté. Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi je pourrais pas changer ? Pourquoi ?

J'aurais pu être comme vous. Étudier les livres, les fleurs.

Mais je pense pas comme vous car je ne connais pas les fleurs, juste la puanteur.

La puanteur est pire ici. Parce qu'ici, je suis plus affamé qu'un chien.

Écoutez, Frusto...

Si vous arrêtiez de me traiter comme un clébard, je serais peut-être un homme !

Vous n'êtes pas bien, je veux vous aider.

Foutez-moi la paix, j'ai pas besoin d'aide !

Je serai comme ça jusqu'à ma mort !

Un peu d'argent, un peu d'argent, un peu d'argent ?

Je vais trouver une robe pour ma poupée !

Lève-toi, je veux voir ce que ça donne !

- Elle ne te plaît pas ? - J'en veux pas !

Je voulais que tu la portes quand nous sortirons en ville.

- Regarde-moi. - Je ne veux pas !

Regarde cette montre.

Dors... Dors... Endors-toi profondément !

Tu ne peux plus garder les yeux ouverts !

Tu t'endors, tu t'endors dans un profond sommeil !

Plus profond !

Souviens-toi ! Ce qui te vient à l'esprit.

Quelle chose t'effraie dans ton passé ? Dis-le moi !

De quoi as-tu peur ?

Je te protégerai de tes ennemis. Tu es endormie, Tania.

- Qui est-ce qui t'en veux ? - Les poupées sans têtes !

Tu as peur des poupées ? Dis-moi pourquoi ?

- Non, j'ai pas peur des poupées. - Tu as peur des poupées sans têtes, alors.

D'autres choses te font-elles peur ? Te désespèrent ?

- Les chaussures des morts. - Les chaussures des morts ?

- Quoi d'autre, Tania ? - Les fleurs. Les fleurs... non...

Tu parlais des fleurs ?

Des fleurs qui tombent sur une femme sans poitrine.

Je ne suis plus petite. Je ne sens plus le sein de ma mère.

Des fleurs tombent sur une femme sans poitrine.

Tu vas bien ?

- Ma visite vous surprend ? - Non, pourquoi ?

Je suis venue y a quelques jours, mais vous étiez absent.

- Vous entrez ? - Non, merci.

Pas maintenant.

C'est plaisant d'être ici, il fait si chaud.

On va rester assis ici, un instant !

Alors... vous ne vous asseyez pas ?

Je veux que nous soyons de bons amis.

- Il fait si chaud. - Oui, en effet.

Je vous le dis sincèrement, je n'apprécie pas l'intérêt

que vous portez à une certaine malade !

- Une amie qui m'accompagne. - Mais sachez aussi...

qu'en ville, l'opinion à votre sujet, est défavorable !

Votre réputation, Dr Alba.

Vous devriez faire attention, vous comprenez.

C'est pourquoi vous devriez venir habiter chez moi.

Ma maison est vaste. Et je suis seule.

Ne devrions-nous pas entrer ?

Il fait si chaud.

Mon mari était notaire, il est mort il y a sept ans.

J'aimerais beaucoup vous aider dans votre travail.

Mon devoir est de surveiller la morale de cet asile.

Je sais que vous êtes jeune, que vous avez besoin...

de compagnie, d'amusement, d'affection.

Vous croyez ce que disent les gens de la ville ?

Que cette malade et moi sommes amants ?

Non, je veux juste vous aider.

Venez donc me voir plus tard dans la journée.

Vos quartiers seront vastes et ensoleillés.

Vous serez très à l'aise, je le promets.

Il faut détruire ces rumeurs.

Elles ne m'inquiètent pas.

Que cherchez-vous ?

Votre compagnie chez moi, Dr Alba.

Personne n'a à savoir... la véritable raison.

Au début, cela pourrait être assez compliqué.

Ensuite, ce serait... juste vous et moi !

Je dois vous laisser. Je dois travailler.

Je veux que vous viviez avec moi, mon cher Docteur.

Je ne dois pas trop la pousser.

Je sais bien qu'elle est délicate !

La pousser dans une autre séance d'hypnose pourrait être grave.

Je dois garder la confiance qu'elle m'a donné.

C'est la seule façon de connaître son secret.

Je vais mettre en place dès maintenant ce que je sais d'elle.

- Que fais-tu ? - Je veux vous parler.

- Tu dois te reposer sinon... - Non, je...

J'ai un beau corps ? Le corps d'une femme ?

Tout homme tomberait amoureux de toi !

Et mes yeux ?

Ai-je de beaux yeux ?

- Ils révèlent beaucoup de choses. - Bonnes ou mauvaises !

Et mon nom ? Je m'appelle comment ?

- Tania ! - Pourquoi personne ne le dit ?

On est pas libres. Il doit y avoir un moyen de reprendre notre liberté.

Qui me permet de vivre ? Vous, moi, ce tyran de Fruso ?

Je suis une marionnette.

- Vous êtes amoureux de moi ? - Ce n'est pas important.

J'ai cette question dans ma tête. Suis-je une femme ?

Quelqu'un pourrait-il m'aimer ?

Tania...

il faut garder le contrôle !

Il ne faut rien avoir...

à se reprocher.

Autrement, ils nous détruiront.

Qu'est-ce que c'est, Fruso ?

Travail de routine.

Rien ne vaut un peu de fouet pour ces folles !

- C'est le meilleur remède. - J'ai interdit les coups.

Et votre Tania ?

Pas de coups, hein ? Elle a presque détruit

- sa chambre la nuit dernière. - C'est mon problème.

Toujours les mêmes cinglées. Vous devriez vous spécialiser dans autre chose, Docteur.

Tout est interdit. Interdit de les frapper,

Interdit de les baiser, rien ! Pourquoi Tania est ici ?

Peut-être que madame la présidente viendra lui rendre visite.

Vous devriez le lui interdire aussi. Lui interdire de voir les malades,

à vous de voir.

Pour ma part, j'ai vu comment ça marche avec vos médicaments...

Que se passe t-il ?

Vous êtes enfin venu ! Asseyez-vous ici !

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Prenez ma main !

Vous ne sentez rien ? Asseyez-vous là !

- Alors ? - Je suis si nerveuse.

- Vous n'êtes pas malade. - Si, je le suis !

Sérieusement malade.

Une affliction que j'ai honte d'avouer !

Vous voulez un bonbon à l'anis ? Ils sont doux ! J'en choisis un.

Ne soyez pas timide. Voilà, un cœur pour vous.

Plus tard. Je ferais mieux de vous ausculter.

Respirez profondément.

Embrassez-moi. Vous m'aimez, n'est-ce pas ?

Je vous aime chaque jour un peu plus. Personne ne saura.

Attendez, ne partez pas ! Si vous partez, vous aurez des ennuis avec le conseil.

Revenez ce soir ! J'attendrai, autrement vous aurez à prendre vos responsabilités.

Revenez au même endroit et ce sera bon !

Ça va la thérapie, Fruso !

Très bien.

Il a opéré les caillots de sang noir dans le cerveau.

Dépêche-toi !

Tu m'as mordu ! Salope...

Tu ne t'échapperas pas maintenant, je te le garantis.

Ça va te rafraîchir les idées !

T'es trempée jusqu'aux os, hein !

T'es suffisamment arrosée, la fleur ?

Je vais m'occuper de toi, moi...

Putain... Sale putain !

Aidez-moi !

Regarde-moi !

Dors. Tu m'entends ?

Tu ne peux... garder les yeux ouverts ! Dors !...

Tu vas dormir ! Parle-moi de ton enfance !

Qu'est-il arrivé à cette petite et qui la poursuivent ?

Que s'est-il passé ?

On est venus emmener ta mère !

Elle a le Diable en elle depuis six ans, seul un miracle la sauvera !

Elle a le Diable en elle depuis six ans, seul un miracle la sauvera !

Je ne le boirai pas... Je ne le boirai jamais !

Avale cette eau bénite ! Le Diable est en elle !

Il est en son ventre. Que ta fille te fasse boire l'eau bénite !

Va t'en, Tania. Sinon le Diable entrera en toi et ensuite, dans ton esprit.

Il n'est pas mort. Il te poursuivra. Fuis !

Elle a le Malin dans le sang.

Elle est morte !

Allez-vous en. Vous avez tué ma mère.

Pourquoi je suis là ?

Dites-moi, Docteur.

Et tout ça... Qu'est-ce que c'est ?

Je connais la raison de ta terreur, l'origine des ennemis qui t'en veulent !

Et je t'en libérerai !

Vous dites que je serai...

- libre ? - C'est possible !

Repose-toi, maintenant !

On va fêter ça.

Je vais en parler à tous les administrateurs, Tania.

Personne ne vient !

Je peux les emmener ? Elles sont très agitées !

Pas encore, on va attendre.

Silence. Silence, j'ai dit. Silence ! Silence !

- Je peux commencer à manger ? - Oui.

Vous êtes venu seul ?

Non.

Le Président a promis de venir.

On va attendre.

On veut sortir. On en a assez d'être ici. On attend quoi, on a faim. On veut manger.

Le conseil n'a aucune intention de venir à votre fête.

Recevez ma venue comme... un acte de charité !

Partez, ce n'est pas un bal costumé !

On n'a pas besoin de votre présence, partez !

- Venez avec moi, Docteur. - Dans une seconde.

La femme que vous venez de rejeter représente

l'autorité suprême dans cette ville dans cette ville.

Tous ceux qui se sont opposés à elle ont mal fini.

Vos idées sont un peu trop dérangeantes, comprenez-le !

Ils ont peur que je dérange l'ordre établi.

Vous ne changerez pas la pensée des gens en une nuit.

- C'est ainsi que va le monde. - Il faut bien un début.

Et on ne lâchera rien.

Désolé.

Écoutez-moi. S'il vous plaît, écoutez.

On peut sortir ?

Je vous ai promis une fête et vous l'aurez !

Venez, vous aurez votre liberté. On mangera et boira sans eux !

On a pas besoin de ces hypocrites. Je vais vous emmener en ville.

Vous avez entendu ? Vous venez en ville avec moi !

Hypocrites ! Menteurs ! Faites face à la vérité !

Je ne me soumettrai pas à votre hypocrisie.

C'est pour nous que la roue de la science tourne.

Vas-y Tania, tire, vois comme ils tombent !

Ils sont tous fous.

Fermez tout, il est fou !

Regarde nos bourreaux. Bande de menteurs.

Je suis fatigué.

Fatigué de me battre.

Un jour, je reviendrai pour toi.

Le combat continue !

5, 6, 7, 8...

Les lettres vous accusant de corruption, de mauvais exemple !

Pourquoi faites-vous ça ?

Parce que vous...

vous avez encore des idéaux, jeune homme !

Laissez-moi seul !

On gagnera, Tania !

Et tu seras libre !

Il ne peut pas me laisser ici, il ne peut pas !

- Tu restes ici. Tu suis les ordres. - Il s'en va !

Je ferai tout ce que tu veux.

Tout est rentré dans l'ordre.

- Je veux ma liberté ! - Obéissez aux ordres !

- Laissez-nous libres ! - M'oblige pas supplier à genoux !

Les ordres... avant tout !

Je veux ma liberté !

Mon combat commence, je reviendrai. Tu seras libre, je te le promets.

Tu seras libre, libre, libre !

Trad: Uncle Jack 2019 !

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