All language subtitles for Ca va barder 1955

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Original subtitles

Par ici la monnaie !

Rien de cassé ? - Non, merci.

Vous êtes arrivé pile !

Pas la peine. - T'es sûr ?

Cachez ça, le coin est malsain.

Qu'est-ce que vous y faites ?

J'ai une santé de fer et je n'ai rien à perdre.

Moi, j'ai beaucoup à perdre et pas de santé du tout.

On pourrait faire équipe ? - À quoi jouez-vous ?

Ça vous plaira sûrement.

Demain, 10 h, hôtel Métropole... d'accord.

D'accord.

Alors à demain, monsieur...

Jordan... Johnny Jordan.

Bonsoir, Johnny.

Soyez prudent.

N'ayez pas peur.

Je ne suis plus tout seul.

Bonsoir, M. Moreno.

Bonsoir !

Ça a marché ? - Du gâteau.

Tu aurais pu me laisser le portefeuille. - Il fallait pas t'énerver !

À ce prix-là, tu pouvais taper moins fort.

J'ai besoin d'une chemise, j'ai rendez-vous demain.

M. Moreno. - Vous êtes Jordan ?

Entrez.

Evelyne...

Jordan.

Attendez un instant.

Salut.

Vous voulez un verre ?

Là-bas !

Jamais le matin.

Et vous ? - Merci.

Pas de quoi.

Pas mal.

Non, non, je parlais de ça.

Jamais le matin.

Tu travailles pour Moreno ? - Oui.

Secrétaire ? - Cuisinière.

Pardon ? - Minou, mon déjeuner !

Qu'est-ce que je disais ?

Entrez !

Par ici, Johnny.

Par ici !

Entrez, mon vieux, entrez !

Je ne vous choque pas, au moins ?

Vous avez déjà vu un homme nu ?

Une fois dans un musée.

Les bains bouillants, il n'y a rien de tel pour maigrir.

Vous, vous commencez la cure.

Vous pouvez rire.

Il y a un an, j'étais deux fois comme je suis.

Passez-moi mes lunettes, là-bas, dans le verre à dents.

Merci.

Quel mois êtes-vous né ? - Mai.

Quel jour ? - Le 6.

Quelle heure ? - J'ai oublié.

Ah ! Ça ne fait rien.

Le 6 mai, parfait...

Taureau, 2e décan. "Fidélité, astuce, courage"... Parfait !

Passez-moi la brosse, là-bas, sous le lavabo.

C'est un peu la pagaille, excusez-moi. Minou est passée avant moi.

Merci.

Maintenant, asseyez-vous, et racontez-moi votre vie.

Quatre ans de guerre...

... barman...

... camionneur...

... boxeur, un seul match...

... chanteur, une vraie catastrophe...

Et j'ai eu un bateau pour touristes, je l'ai perdu au poker.

Jamais de travail régulier ?

Jamais de saloperies.

Oh ! C'était pas un reproche.

Moi, je suis Scorpion.

Ça va être comme ça tous les deux, mon garçon.

Boxeur, hein !

Vous voulez du travail ?

Quel genre ?

Minou...

... pas trop grillés les toasts !

Allez-y, j'arrive.

Hé ! Hé !

Passez-moi mon peignoir.

Merci, vous êtes gentil.

C'est tout ? - Il est au régime.

L'ennui des bains, c'est que ça creuse !

Vous mangez quelque chose ? - Non, merci.

Vous ne perdez rien.

Elle ne saura jamais.

Deux fois trop cuit.

Qu'est-ce que vous faites pour l'instant ? - Rien.

Et vous ? - Moi, je mange.

Et entre les repas ? - Oh !

Armateur... six cargos mixtes...

Marseille, Lisbonne, Buenos Aires, Panama...

Puerto Negro ?

Aussi...

Vous connaissez ?

Toute l'Amérique centrale.

Vous avez raison, on mange toujours trop.

C'est pour le repas du fauve que vous m'avez fait venir ?

Cinq cent mille dollars de marchandises.

Qu'est-ce que vous diriez si on vous les piquait ?

Ça ne risque rien.

C'est dur à avaler, croyez-moi !

Il vous en reste bien deux ou trois, non ?

Ils ont pris le plus beau.

Un bateau attaqué et pillé à 2 h de Puerto Negro.

Qu'est-ce que vous transportez ? - Cinq cent mille dollars.

Et ça peut recommencer. Je ne marche pas, je les aurai !

Et pendant ce temps-là, la police tricote ?

Vous aimez la police, vous ?

Ah ! je vois !

C'est ça, le boulot ?

Assurer la livraison.

Faire une enquête discrète.

Tu es bien tombé, mon garçon, grosse affaire.

Et vous transportez quoi ?

Oh ! Aide aux pays sous-développés, outils, métaux...

Des sulfateuses, par exemple ?

5 000 dollars, plus les frais.

Et je pars comme ça à zéro ?

J'ai un représentant là-bas, Sammy Kern.

Il vous dira mieux que moi.

D'accord ?

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Le Mozambique part demain soir. - Moi aussi.

Attention ! Personne ne sait que vous travaillez pour moi !

Personne...

Ça, par exemple...

C'est un cadeau de votre tante.

C'est encombrant...

Lourd...

Dix mille dollars.

Deux tout de suite et le reste si ça marche.

Vendu...

Deux plus huit.

Comme ça, vous pourrez rendre son lance-pierre à votre copain d'hier soir.

Comment ?

Bouge pas !

Et le courageux citoyen sort de l'ombre.

Bien joué.

Un peu risqué, cette petite combine. - Oui, ça a marché.

C'était dans les astres.

Johnny !

Salut, les enfants.

Comment tu vas ?

Qu'est-ce que tu fous ici ?

Ah ! T'as pas changé, tu sais ?

Fais-toi voir un peu ?

Ma parole, tu l'as toujours !

Qu'est-ce que tu attends pour lui faire enlever ça ?

Si tu dois rester, je le lui en mettrai un dans le nez pour le tenir.

On s'embrasse ?

Quand est-ce que tu pars ?

Elle n'a pas changé non plus.

Tu couches ici, ta chambre est libre ?

Il n'a pas de quoi se payer l'hôtel ?

Ne fais pas attention, Johnny.

Je ne veux pas de lui. - Oh ! T'as pas toujours craché dessus.

On peut se tromper, mais j'ai vite compris.

Je ne suis pas la seule, d'ailleurs.

J'ai idée que Gina...

Allez, laisse tomber et monte ses valises.

Il est assez grand pour le faire tout seul. - Allez...

C'est ça tes bagages ?

Regardez-moi ça.

Monsieur devait revenir avec une Cadillac pleine de fric.

Où est la voiture ?

Là-dedans ?

Ah ! Je peux dire qu'il a pas changé !

Une brosse à dents...

Une chemise sur le dos. - En soie.

Elle est sale...

Ah ! Ton vin.

Ah ! Ça commence.

Il y a trois minutes qu'il est là et déjà t'as plus ta tête.

Sérieusement, qu'est-ce que tu viens faire ?

Si je vous dérange, je peux descendre à la cave !

Je sais pas ce qu'il mijote, mais si tu joues au soldat...

Je sais, je sais, un anneau dans le nez.

Alors ?

Moreno, tu le connais ?

L'armateur ?

On lui a piqué un chargement.

Des armes.

Toujours bien renseigné, la commère.

Sans la limonade, ça sera malheureux.

Il marche toujours. - Je te l'arrangerai.

Oui, demain.

Je suis venu prendre le vent.

Ne touche pas à ça, Johnny. - 10 000 dollars.

Il y a deux gars qui se sont fait descendre la semaine dernière.

J'aurais dû demander 20.

Sans blague.

Ils rigolent pas ces types-là, tu sais.

Comment ça se passe ?

Je sais pas. Ils vendent pas leurs seringues à la criée.

La "Habanera", ça te dit quelque chose ?

Pourquoi ?

Tu sais que Gina...

Oh, c'est une boîte, sûrement !

Tenez, M. Jordan, le voilà Sammy Kern.

C'est lui ! - Merci.

Alors...

On devait débarquer ensemble ? - Je t'expliquerai...

J'étais coincé.

Et le téléphone, c'est pour les chiens ?

Pas la peine, je savais que tu serais là.

Comment ça ?

Y a pas plus cher.

La première soirée à terre, tu vas pas me quitter?

Mais non, ma petite chatte.

Du champagne pour madame.

Je t'expliquerai...

Un de ces jours, vous blesserez quelqu'un.

Un ami, jamais.

Le compte y est.

Je me moque de votre whisky, il est assuré.

Monsieur Kern.

Vous me cherchiez ? C'est pas l'heure...

L'adresse du bureau, vous pouvez venir m'y voir.

Bon, j'irai le plus tôt possible.

Qu'est-ce que c'est que ça ? - Le type du Mozambique.

Mais d'où sors-tu, toi ? - Un vieux copain.

Un ami d'enfance, je t'expliquerai.

Tiens, regarde ce que fait Gina.

Merci.

Garde-le, Gina.

C'est pour toi.

J'aime mieux le mien.

Tu vois...

Je suis revenu.

Roulement de tambour... les femmes s'évanouissent.

J'ai loupé mon entrée, hein ?

Je connais trop bien le numéro...

... va essayer ailleurs.

Bonne idée, c'est sinistre ici, on change de crèmerie ?

Moi, certainement pas.

On peut s'asseoir ? - On peut essayer.

Comme une fleur.

J'ai débarqué ce matin, je suis chez Alvarez.

Le rideau marche toujours aussi bien ?

Non, il le répare demain.

Et toi, demain tu m'envoies des nouvelles.

J'étais dans la panache, tu sais que je n'écris jamais.

Les timbres sont hors de prix. - D'accord, je suis parti.

J'avais dit que je reviendrais et je suis revenu.

Avec une Cadillac ?

Ça va...

Moi, j'en ai une.

Bravo !

Verte.

Fais-moi faire un tour.

Non, je ne peux pas.

Tu attends quelqu'un ?

Non, je chronomètre.

Tu te rappelles ?

Je me rappelle, oui.

C'est vieux.

On danse ?

Ça m'étonnerait beaucoup.

Ah ! Voilà enfin, Donald.

Trois minutes de retard aujourd'hui.

Diego va te gronder.

Il vous attend.

Merci encore pour cette charmante soirée.

Doucement, mon gars...

... mollo.

Tu as bon goût, remarque.

Tu manques de pot, tu tombes sur la femme du patron.

Femme ? - Oui !

Sa vraie.

Il n'aime déjà pas qu'on la regarde.

Et tu t'amènes avec tes gros sabots.

Vous connaissez ce voyou ?

Non.

Vous buvez trop.

Mais cette fois-ci, tu vas m'expliquer.

Je veux bien, mais je n'ai rien compris.

Je vous expliquerai.

Vous avez oublié quelque chose à bord, M. Jordan ?

Qu'est-ce que c'est ?

Je suis à la recherche de mes caisses. - Vos caisses ?

Des caisses superbes disparues de la cale.

On a de la quinine, mon vieux, vous avez la fièvre ?

80 caisses d'armes.

Vous êtes de la police ?

Non, je suis curieux. - Curieux ?

Parfait ! Je vais te faire remarquer quelque chose.

Maintenant que j'ai vu, où sont les caisses ?

Ils me les ont piquées.

Un bateau douanier.

Douanier ?

Non, douanier comme mes fesses, mais bien imité.

Vous les avez bien vus les gars ?

Rien, il faisait nuit.

Marrant, je croyais que tu étais dans le coup.

Ah ! C'est pour ça.

T'étais tout le temps à fouiner, je pouvais pas savoir.

Ça vous dit quelque chose ?

C'est la route qu'on a suivie. - Et ça la croix ?

C'est là qu'ils nous ont attaqués.

Et pourquoi la crique de Moro, elle est marquée ?

Qu'est-ce que tu espères trouver ?

T'es cinglé, des bateaux comme ça, il y en a des dizaines dans le port.

Mais ici, il y en a seulement un. Casse-toi, je vais aux nouvelles.

Grouillez, les gars !

Vous cherchez quelque chose ?

La crique de Moro.

Vous y êtes. - Joli ce bateau.

J'en suis pas mécontent.

C'est à vous, monsieur... - Bartello Lopez.

Je fais du cabotage. - Tiens !

C'est curieux, j'aurais juré le reconnaître.

C'est bien possible.

Je suis souvent à Puerto Negro.

Je suis arrivé hier sur le Mozambique. - Le Mozambique ?

C'est vous qu'on a pillé ?

Un bateau douanier qui vous ressemblait comme un frère.

Grouillez, les gars ! Grouillez !

Pour tenir ces hommes, rien de tel que le maniement d'armes.

Le maniement d'armes ?

Je vois !

Le Mozambique, la douane, il y a maldonne, monsieur.

Je ravitaille le phare officiellement.

Les voilà...

... vos mitraillettes.

Hé !

Vous êtes flic ?

C'est la troisième fois en deux jours qu'on me demande ça.

Qu'est-ce que j'ai dans la gueule ?

Oh ! Bonne chasse ?

Rien, du corned-beef.

Moi, j'ai trouvé ça.

Alors ?

Hé ! Je l'ai trouvé sur la route, derrière le phare.

Qu'est-ce que tu veux que je foute avec ...

Lopez !

Mais comment est-ce qu'il sait ?

Comment est-ce qu'il sait que le Mozambique a été piraté ?

Ça se sait ces trucs-là.

Tu en as entendu parler, toi ? - Non.

Pourtant, tu te poses là comme concierge.

Viens !

Je vous jure que je ne connais pas ce Lopez, sur la tombe de ma mère.

Six dollars la bouteille.

Et ça, tu connais ?

Qu'est-ce que c'est que cette carte ?

Te fatigue pas, je l'ai trouvée dans ton bureau hier soir.

C'est vous qui avez cassé ma vitre...

Et ça, derrière le phare.

Ils sont pas très soignés tes copains.

Il y a six ans que je travaille ici.

Et personne ne s'est jamais plaint de moi.

Eh bien, moi, je me plains.

Sur la tombe de ma mère...

Laisse-la dormir tranquille, la pauvre femme.

Vous m'avez demandée, monsieur Kern ? - Non.

Accouche.

Je ne vous connais pas, mon Dieu !

Et d'abord qu'est-ce que vous faites ici ?

Moreno, tu le connais ? Je travaille pour lui.

C'est pas vrai. - Comme tu voudras.

De toute façon, tu es grillé.

Et si tu ne l'ouvres pas, ça sera plus grave.

Alors, quelle est la combine ?

J'avais un bon boulot ici.

J'ai tout bousillé.

Pour 100 malheureux dollars, j'ai tout bousillé.

Tu te décides ?

Je suis zéro moi là-dedans.

On me dit rien.

Je ne sais pas comment ça se passe. - Démerde-toi.

Et que voulez-vous que je fasse ?

Si tu n'as pas les tuyaux ce soir.

Je téléphone à Moreno et tu t'arrangeras avec lui.

C'est dangereux.

Il ne rigole pas. - Moi non plus.

2e avertissement.

Le 3e, ça sera le dernier.

T'as un très bon avion qui part demain, alors fous le camp.

Fumier !

Ma veste neuve.

Encore un complet neuf !

T'as pas compris ? - Ah oui, j'ai compris.

La preuve.

1er avertissement. Maintenant, conduis-moi au patron.

Et à cheval !

Stop cocotte !

J'aime bien la symétrie.

2er avertissement, le 3er sera le dernier.

Vas-y !

Vous pouvez pas frapper ?

Je viens lui défendre une fois pour toutes.

On ne voit que vous !

J'ai bien reçu votre invitation.

Donald, dehors.

Désolé.

Donald fait souvent d'excès de zèle.

Je l'avais simplement chargé de me renseigner sur vous.

Je peux vous renseigner moi-même.

Je n'ai pas du tout l'intention de quitter Puerto Negro.

Et maintenant, à mon tour.

Qu'est-ce que c'est ce travail ?

J'aime pas qu'on adresse la parole à Gina d'une certaine manière.

Gina ? - Ma femme.

Ah ! C'est pour ça la castagne !

Vous voyez une autre raison ?

Eh bien, moi qui prenais Donald pour un feignant...

Il ne doit plus savoir où donner de la matraque.

Il a très peu à faire.

Tout le monde me connaît ici.

Depuis quand connaissez-vous ma femme, M. Jordan ?

Hier soir.

Vous m'étonnez.

Vous l'avez abordée comme si vous la connaissiez bien et depuis longtemps.

Un vieux truc, ça marche souvent.

Vous lui présenterez mes excuses. - Faites-les vous-même.

Un instant, s'il vous plaît.

Gina !

Gina !

M. Jordan est venu vous voir.

Je veux simplement vous présenter mes excuses pour hier soir.

Vous vous plaignez que vos clients boivent trop, mon chéri ?

Ne vous excusez pas, vous m'avez bien visée.

Deux petits whiskys... non ?

Je vous ai prise pour quelqu'un d'autre.

Je croyais ma femme assez belle pour qu'on ne la confonde avec personne.

Elle me ressemble vraiment ?

Physiquement, oui... Comme une soeur.

Et moralement ?

J'espère que non.

Pour vous, bien entendu.

Vous en pensez du mal ?

Un mariage d'argent, c'est plutôt moche, non ?

Attention, M. Jordan.

On peut épouser un homme riche par amour.

Vous n'y croyez pas bien entendu ?

Quand M. Jordan deviendra riche, il changera sûrement d'avis.

Je me méfierai. - C'est ce que je fais.

Vous avez bien raison.

L'important dans la vie, c'est de ne pas lâcher ce qu'on tient.

N'est-ce pas cher ami ?

M. Jordan n'a pas l'air convaincu.

Vous êtes amateur d'armes, M. Diego ?

Armes blanches surtout.

Moi aussi, j'ai commencé une collection.

J'ai découvert ça sur Donald.

Ici, vous ne trouverez pas grand-chose.

On trouve toujours.

Quelques amis renseignés.

Un peu de patience.

Et surtout un peu de chance.

Et la chance...

Vous voyez...

... J'en ai.

Maintenant tu vas parler, mon joli.

C'est pas moi, M. Jordan.

J'ai rien fait.

Et ça ?

C'est une étoile filante ?

Ils m'ont forcé, je voulais pas - Qui ça ?

Parfait !

On va te rafraîchir la mémoire.

Qu'est-ce que vous allez faire ?

J'ai été liftier dans le temps.

Quel étage ?

Premier ?

Deuxième ?

Troisième étage :

Linge de maison.

Tissu d'ameublement.

Appareil sanitaire.

Besoin de rien ?

Quand tu seras décidé, fais-moi signe.

Sous-sol...

Aquarium...

Poisson rouge...

Fusil de chasse et mitraillette.

Vous me le paierez !

Article de sport...

Pêche...

Maillot de bain.

À ce prix-là, vous ne trouverez pas mieux. - Je vais m'enrhumer.

Prenez votre temps, monsieur, le client a toujours raison.

Oh ! Non !

Je vous en supplie, j'ai le vertige.

Vendu ?

Je parlerai...

Ce que vous voudrez.

Oui vite décrochez-moi.

Décrochez-moi.

Ils me tueront.

Pour qui travailles-tu ? - Pour Lopez.

C'est lui la machine à bosseler?

Je voulais pas, il m'a forcé. - Et les autres ?

Je ne sais pas.

Encore un petit bain ? - Non.

Je ne connais que Lopez.

Je vous jure que c'est la vérité.

Cette fois je vous le jure.

Sur la tombe de ta mère ?

Je ne connais que Lopez, croyez-moi.

Je lui signale l'arrivée des bateaux, c'est tout.

Je téléphone à une fille qui lui passe des messages.

Tu peux me trouver Lopez ce soir ? - D'accord.

On se retrouve au Paradise.

Et je reçois le piano sur la gueule en rentrant ?

Je te lâche pas.

Mais si Lopez nous voir ensemble, il les mettra.

Croyez-moi, laissez-moi vous l'amener, et amenez-vous.

OK !

Dans 2 h au Paradise.

D'abord mon whisky.

Ensuite mes carreaux.

Et maintenant mon costard.

Vous me coûtez cher.

Et si tu joues à Jules, ça te coûtera plus cher que ça.

Tu es seule ? - Oui.

Pas de tueurs, pas de chien de garde ?

Alvarez m'a dit que tu étais ici, j'ai à te parler.

Je t'écoute. - Non, pas ici.

Où tu voudras. - Viens, je t'emmène.

Pas de doute, c'est un mariage d'amour.

Il n'est pas caché dans le coffre, au moins ? - Il est fermé à clé.

Pas trop loin, j'ai rendez-vous dans deux heures.

Tu n'en veux toujours pas ? - Non, Johnny.

Je suis venue te demander de me laisser tranquille.

C'est moi qui suis allé te chercher ?

Je t'ai amenée de force ?

Je te connais, Johnny.

Tu es fou de rage.

Je te connais bien.

Tu disparais pendant un an.

Et quand tu reviens, tu siffles et je devrais te tomber dans les bras.

C'était ça ton programme ?

Non, Johnny.

Si tu ne me crois pas, tu te trompes.

Il y a un an que je me trompe.

Je vais t'amuser, Gina. J'étais revenu pour toi.

Trop tard.

Pas un mot...

Pas un signe depuis un an.

Et tu ne pensais pas que...

Que tu aimais autant les Cadillac.

Non, pas ça !

En somme, tu es venue me dire que tout est fini.

Hé bien quoi, tout le monde est d'accord.

Et si c'est toi qui siffles ?

Je ne veux pas que ça recommence.

Viens.

Gina !

Gina !

Monsieur...

Anglais, Français, Américain ?

Marié. - Mais non, c'est les vacances.

Vous voulez vous amuser ?

Cinéma, cabaret, jeunes filles.

Tu tombes mal, je sors d'enfance.

C'est du spécial, vraiment spécial.

Vous n'avez jamais vu ça. - J'ai vu pire.

Ça m'étonnerait.

Des jolies filles fraîches, toutes neuves.

Je n'aime pas les femmes.

Moi non plus.

J'ai ça aussi, facile...

Tu vas me foutre la paix ?

Non, monsieur, je fais mon métier.

Vous serez fatigué avant moi.

D'accord, conduis-moi au Paradise.

Au Paradise... Au Paradise ?

Mais c'est minable, des vieilles sans dents.

Une boite à matelots., elles sont moches.

J'ai rendez-vous.

Il y a pas de rendez-vous, je connais des bons endroits.

Voilà, achète-toi une dent. - Merci.

Par ici, monsieur, je passe devant.

S'il vous plaît, laissez-vous conduire.

Vous allez voir comme c'est joli.

Regardez comme c'est beau.

Où est l'argent ?

Par là la route ! Venez !

Psss... Derrière, Toto !

Si je te dis que tu cherches c'est moi.

Tu paies un verre ? - Bien sûr.

Ouvre les yeux, c'est moi la moins moche.

C'est un homme qu'il me faut.

C'est pas le genre de la maison.

Un petit maigre en blanc avec des lunettes.

Sammy Kern. Tu le connais ? - Non.

Est-ce que tu...

T'as grossi !

Tu cherches Sammy ? - Oui.

Qu'est-ce que vous prenez ? - Tequila.

Un scotch.

C'est toi Jordan ? - Oui, pourquoi ?

Un client à moi, Sammy.

C'est un bon, un régulier, lundi, mercredi, vendredi.

Ah ! Les petits crevés, il faut pas s'y fier.

Quelquefois des virils.

Il s'est tiré, il te demande de ne pas l'attendre.

Tu sais où il est ? - Non.

T'as bien encore cinq minutes, quand même ?

Moi, c'est plutôt le dimanche.

Regarde le type là-bas, tu le connais ?

Il est de la maison, c'est un pote à Sammy.

Un vrai pote ? - Une relation, quoi.

Ils ont du business ensemble.

Tu te paieras un verre. - Alors à dimanche.

Les lavabos, c'est à droite.

Privé, Toto.

Pas forcément, les lavabos !

Par ici, je te dis.

D'accord.

Le téléphone ? - Pour quoi faire ?

Pour allô allô !

Allô allô ! Dans le fond.

Allô, la police.

Ici, le Paradise.

Venez vite !

Pa-ra-di-se.

Il y a une bagarre terrible, il y a déjà deux blessés.

Trois ! Venez vite. Vite !

Oh ça va pas, mon pote ?

C'est pas vrai. - Qu'est-ce qui pas vrai, mon gars ?

Dis-moi que c'est pas vrai ? - Qu'est-ce qui est pas vrai ?

Que ta soeur est la meilleure travailleuse de la boîte.

Qu'est-ce que t'as dit ? - C'est pas moi qui l'a dit, c'est lui !

Il dit que ta soeur c'est la meilleure travailleuse de la boîte.

C'est pas moi, c'est le gros salaud.

Moi, je lui ai dit que c'est pas vrai que ta soeur est la meilleure...

Steve !

Qu'est-ce qui te prend, t'es sonné ? - Chut ! Ça va barder.

Ton gauche, Toto ! Ton gauche, vas-y !

Vise encore une fois... Ton gauche, tu le tiens !

Tu l'as ! Ton gauche, vas-y, Toto ! Vas-y !

Tu l'as raté, j'ai dit ton gauche.

Pas ton droit, ton gauche !

Ne t'allonge pas, allez, fonce !

Tu es le champion ! Ton gauche !

Tiens-moi la caisse cinq minutes. - D'accord.

Allô allô !

Home, home on the range... - Where the deer and the antelope play.

Allô allô !

Hou là là !

Sammy, qu'est-ce qu'il faisait dans la cave ?

Je sais pas, il allait souvent.

Il ressortait par la cave ? - Non.

Le salaud, il m'a doublé.

Dis donc, les flics, il faut les marquer aussi ?

Tu parles, ça compte double !

Je suis témoin, j'ai tout vu.

Ce sont les Américains qui ont commencé.

Moi-même je suis américain.

Mais, je tiens à vous dire que ce monsieur n'y est pour rien.

D'accord. - Bravo, monsieur.

Ne me remerciez pas, ce qui est juste est juste.

Ça va, ça va !

Mort aux vaches !

Oh ! Ça, c'est gentil.

C'est comme ça qu'il vous remercie.

Pepito !

Pelo !

Espèce de petite ordure !

Tu feras ton numéro un autre jour.

Ne t'énerve pas.

Police.

Qu'est-ce que tu faisais dehors ?

On avait rendez-vous. - Ici ?

Non, au Paradise, à 11 h. Il m'a posé un lapin.

Tu l'excuseras, il était mort.

Alors à 11 h, tu étais au Paradise ?

À 11 h 30. - Ah ! Et avant ?

Sans blague.

Vous allez me coller ça sur le paletot ?

On te demande ce que tu faisais à 11 h ?

De la course à pied.

Tout seul naturellement ? - Non, derrière l'entraîneuse.

Un rigolo.

Un rigolo.

Je suis tombé sur un rigolo.

Tu perds ton temps, mon gars, j'ai le foie qui me travaille.

J'ai pas envie de rire.

Comment elle s'appelle, ta souris ?

Alors !

Rigolo, mais homme du monde.

Ça va être joyeux.

Tu veux pas dire son nom, je parie.

Banco, vous avez gagné.

Elle est mariée. Hein ?

Tact et discrétion.

Honneur et dignité.

Il est tard mon gars, on est fatigué.

On veut tous aller au lit, pas toi, allez, allez.

Dis-nous le nom de ta souris, et puis tout le monde va dormir.

J'ai pas sommeil.

Comme un gant.

S. K.

Voilà !

Fouillez-le.

Hé les croque-morts ! Enlevez la viande froide.

Ce n'est pas moi.

Vous êtes fou. - Allez.

Je n'étais même pas en ville.

Il manque une balle à ton chargeur.

Ça sent encore la poudre, Chanel numéro 5...

Vous voulez m'acheter.

Tu donnerais deux sous de ta peau, toi ?

Ce n'est pas le mien. - Ah ! Bien sûr que non.

Je vais te dire la vérité, mon gars. Tout ça, c'est du bidon.

Kern n'est pas mort...

Il est au cinéma, je suis dans mon lit.

C'est pas ton revolver.

Et puis à 11 h, tu étais avec une poule.

J'ai été attaqué près du Paradise, ils me l'ont collé.

"Attaqué", c'est peut-être toi qui es mort ?

Allez !

Emballez-moi cette cloche, j'ai sommeil.

C'est toi...

Johnny ?

Descend, j'ai besoin de toi.

Je viens.

Jordan, allez pas d'histoires.

Ça va, j'ai compris.

Vous pensiez arriver au bloc, hein ?

Mes bougres ont des gueules de flics !

Faut pas vous vexer, mes agneaux, ça vous fait respecter.

Allez...

Qu'est-ce que vous faites ici ?

J'ai peur en avion.

Mais il était temps que j'arrive.

Un peu de champagne ?

Ça ne va pas, jeune homme. Ça ne va pas du tout.

J'allais vous le dire.

Vous avez le coup de bambou, mon garçon.

On vous envoie aux nouvelles.

On vous demande de faire une enquête discrète.

Vous débarquez, vous cassez la gueule à tout le monde.

Vous faites un foin affreux.

Vous ameutez la ville.

Et ce soir...

Ce soir, le bouquet...

Vous me trucidez mon représentant.

Vous appelez ça de la discrétion ?

Vous vous prenez pour Lemmy Caution, ma parole !

Et vous, vous me prenez pour une pomme !

Pourquoi j'aurais tué Sammy ? - Il est mort d'indigestion, non ?

Ils l'ont descendu parce qu'il allait parler.

Qui ça "ils" ?

Je ne sais pas encore, mais je m'en doute.

Minou !

Mi-nou !

Qu'est-ce que c'est la suite ? - Canard à l'orange.

Johnny, Taureau. Flora, Capricorne.

Deux signes qui ne s'aiment pas, je ne risque rien.

Allez, apporte le canard.

Elle ne casse rien, bonne cuisinière.

Sammy vous doublait. - C'est vrai ?

Il fallait me le dire, je me serais arrangé.

Qu'est-ce qui vous a pris de le descendre.

Je vous répète que ce n'est pas moi.

Dis donc, mon gros.

J'ai risqué ma peau pour vous.

Et c'est pour me traiter d'assassin que vous m'avez fait venir.

Assassin ou pas, ça m'est égal.

Vous êtes balancé, jeune homme. - Quoi ?

Je fais des affaires, mon garçon.

Le sang et les coups, je ne suis pas preneur.

Je vous ai confié un travail, vous l'avez saboté, je vous balance.

J'ai un bateau qui part tout à l'heure pour le Brésil.

Vous embarquez et on tire un trait.

Au Brésil.

Avec les flics aux fesses.

Le Panama arrive demain, un million de dollars.

Mon associé en a marre de vos histoires.

Savez-vous ce qui se passe ?

La police va mettre son nez partout.

Vous allez filer, mon garçon !

Je saurai qui a tué Sammy.

Je saurai qui barbote vos armes.

Et vous me paierez les 8 000 dollars. - Vous ne saurez rien du tout.

Vous cassez la tête à Sammy.

Vous le menacez devant témoins.

Il a été tué avec votre revolver.

J'ai un alibi. - Fais voir.

Je n'étais pas seul quand on l'a descendu.

Et vous croyez vous en tirer parce qu'une souris viendra dire...

... qu'elle couchait avec vous pendant la bagarre.

Au Brésil, c'est votre dernière chance !

Ne gueulez pas si fort c'est mauvais pour votre coeur.

Et une ponction d'un million de dollars c'est bon pour la santé ?

Il y a un salaud qui cherche à m'avoir.

Mais je ne suis pas bon, Moreno.

Et votre million... Permettez !

J'ai un compte personnel à régler, et je reste ici.

Si ça ne vous plaît pas, allez vous faire cuire un oeuf.

Un seul ?

Quelle brute !

C'est entendu...

J'irai me faire cuire un oeuf, comme vous dites.

Seulement, attention, méfiez-vous.

Vous n'expliquerez jamais le coup du revolver.

Vous pariez ? - Chiche ?

Les 8 000 dollars quitte ou double. - D'accord.

Vous en voulez un morceau ?

Je voulais bien goûter mais un autre jour. - Quand vous voudrez.

Si Moreno est d'accord.

Quand il y en a pour un, il y en a pour deux.

Hé ! Jordan...

Pour la police, je ne vous connais pas.

Ne vous inquiétez pas.

Je vais voir mon alibi.

Vous n'avez vraiment pas peur, Jordan ? - De vous ?

Je pensais à la police.

On m'a pas annoncé, c'est pour ça, vous n'avez pas pu l'avertir.

Je peux encore le faire. - Plus tard.

Quand vous m'aurez fourni mon alibi. - Votre alibi ?

Ce serait avec plaisir...

Je ne vois vraiment pas. - Mme Diego peut-être.

Ma femme n'a rien a avoir dans vos histoires.

Évitons d'en parler, voulez-vous ? - Pourquoi ?

C'est la seule chose que nous ayons de commun.

Assurez-vous, je ne suis plus sur les rangs.

Allô !

Non, madame, ici, c'est le Foyer de la jeune fille.

J'ai très bien connu votre femme, Diego.

À l'époque, elle n'avait pas le choix. - Vous le saviez ?

Gina ne me ment pas.

Elle vous a dit qu'elle était avec moi quand Sammy s'est fait descendre ?

Non...

Non, elle ne m'a pas dit ça.

Désolé, mais elle vous ment comme à tous les autres.

Elle me l'a pas dit, M. Jordan, pour l'excellente raison...

... qu'elle ne m'a pas quitté de la soirée. - Ah, c'est ce que je pensais.

Toute la famille est d'accord ! Bravo...

Mais supposez qu'on m'arrête...

... je parlerai.

" À la police..."

La police vous tenait...

C'est d'abord à vous qu'elle s'intéresserait.

Les flics sont rapides ici ?

Vous êtes trop nerveux, Jordan.

J'ai bien cinq minutes.

Je serai peut-être pendu...

... mais ma petite histoire ne vous fera pas de réclame.

Je suis très riche, Jordan.

Ce sera ma parole contre celle d'un traîne-savates.

Johnny...

Johnny, je...

Voyez, elle me connaît...

... elle ne vous a pas menti.

Je suis un peu pressé, vous m'excuserez.

À vous deux, vous trouverez la solution qui arrangera tout le monde.

Non, ne me raccompagnez pas !

Je connais le chemin.

Vous êtes sa maîtresse ? - Je l'ai été.

Je l'ai été, mais je...

Oh tu es fou ! - Amène-moi vite.

Laisse-moi. - Je t'expliquerai.

Téléphone-moi, mon mari est là.

Je sais pas si on se reverra plus.

Je ne peux pas, Johnny, mon mari m'attend.

Il a sûrement l'habitude. - Non.

... Non.

Qu'est-ce que je vais lui dire ?

Bon, on cherchera ensemble.

Je t'expliquerai.

Goujat ! Voyou !

Voyons, chérie, je ne suis pas en retard !

Rassure-toi, ça ne sera pas long.

Tu te trouves drôle ?

Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu comprennes ?

J'ai parfaitement compris, Gina.

Bravo ! Tu m'as eu.

Va-t'en, il peut arriver d'un moment à l'autre.

Tant mieux.

On causera à trois.

Ah ! Non.

Pas deux fois de suite !

Pas mal votre combine.

Un peu salaud, mais pas bête.

Pas de chance, j'ai passé au travers.

Pourquoi tu m'as laissé sur la plage ?

Je te l'ai dit, Johnny, j'en ai plus assez. - Pas de salades.

Il t'a envoyée me distraire pendant qu'il rectifiait Sammy ?

Sammy ? - Oui.

T'as pas assez fait pour payer ta Cadillac ?

Ne compte pas sur moi pour les derniers versements.

Gina !

Gina !

Gina !

Pourquoi tu n'as pas appelé ?

Pourquoi ?

J'aimerais bien te croire.

Où est-ce qu'il est ? Il y a 3 h qu'il est parti.

J'étais pas là, j'en sais rien.

Tu pouvais pas lui ficher la paix, non ?

Tu comprends pas qu'il en a soupé de tes combines.

Je ne lui ai rien demandé.

Tu y tiens drôlement, hein ? - Oui, drôlement ! Ça t'agace ?

Non, au contraire, je souhaite que ça dure.

Ça durera, ne t'inquiète pas.

Tu ne peux pas comprendre.

Lui, c'est un bon type.

Il est sûr.

Quand tu m'as laissée dans la panade, c'est lui qui m'en a sortie.

Tandis que toi, c'est du vent.

Résultat, regarde-toi.

Pauvre type !

Je suis bien contente.

Elle a peut-être mis le temps, Gina.

Mais elle a compris.

Tu peux le dire !

Tu sais ce qu'elle m'a fait ? - Non, j'en sais rien, mais elle a eu raison.

D'où est-ce qu'il sort, cet imbécile ?

Ouvrez, police !

Je l'aurais juré.

Voilà ! Voilà ! - Il y a quelqu'un ?

Police... Jordan, Johnny Jordan ?

Je l'ai viré hier.

Laisse-moi, je n'ai plus besoin de toi.

Tu cherches ton ambulance ? - Non, le macchabée.

Il y en avait un dedans ?

Pourquoi ? C'est toi qui...

Qu'est-ce que tu espères trouver ?

Un nom, une adresse, un tuyau quelconque.

Et si tu trouves rien ? - Ça va barder.

Viens m'aider, il faut le fouiller.

Je le connais pas ce mec-là. - C'est Kern, M. Alvarez.

Ne rigole pas avec ça, Johnny.

Johnny !

Johnny, vite !

Vite, Johnny !

On est marron.

Je te l'avais dit, les macchabées, ça porte la cerise.

Amène-toi !

Amène-toi !

Ça crève les yeux qu'il est... qu'il est malade.

Comme ça, il est mieux. Non ?

Il est pire !

Je sais, monsieur, vous cherchez une ambulance.

Ils n'ont toujours pas trouvé leur macchabée.

Trois fois en 15 kilomètres qu'on m'arrête.

Ça finira mal.

Où allez-vous ? - A l'hôpital.

Mais si ça continue comme ça, je vais directement au cimetière.

Vous avez un malade ? - Une femme enceinte.

Une femme enceinte.

Comme le lardon se présente mal.

On doit lui faire une césarienne.

Une césarienne, tu sais ce que c'est ?

C'est elle ? - Non.

C'est le macchabée qui vous appelle au secours.

Et celui-là ?

Ça, c'est le mari, il est encore plus sonné qu'elle.

Je contrôle. - C'est ça, contrôle...

Contrôlez, mais vivement, hein !

Parce que si elle accouche dans mon taxi, ou si elle clapote, je vous signale.

Vu ?

Alors, on peut y aller maintenant ?

Ça fait 20 mn que je perds avec vos barrages.

Minute, je contrôle.

Ah docteur ! Non, docteur ! Docteur !

Dites...

Si vous attendez 5 mn de mieux, vous avez une chance de voir le môme.

Réglo. - Oui, laisse passer.

Mais non, prenez votre temps. Votre camarade veut peut-être contrôler ?

Ça va, allez-y !

Mais je vous préviens.

S'il y a un pépin, votre matricule est notée.

Démarrez ! - Bon.

Non, ne descendez pas. C'est arrangé.

Oh mon pauvre monsieur, ils auront notre peau.

Il n'est pas content.

Mettez-vous à sa place, c'est son premier.

Laisse-moi conduire, toi !

Pas trop chaud aux plumes ? - Comme dans du beurre.

Maman, ils reviennent !

Qu'est-ce qu'on fait ? - Fonce, il faut les semer.

Allez-y, je vous escorte, pour les barrages.

Gueule, Johnny, gueule, on nous escorte.

Où est-ce que vous l'avez eu ? - On l'a piqué là-haut.

Il a fait du pétard ?

Évidemment, avec une femme enceinte, c'est emmerdant.

Quoi ? - Une femme enceinte ?

J'ai oublié le malade !

Alors, comme ça, madame est enceinte.

C'est un garçon.

Où on va ? - A l'hôpital.

Fais-nous faire un tour, on débarque.

Passe-moi du feu.

Pas mal la fourmi !

Si le coeur t'en dit, il y a même son numéro de téléphone.

Son téléphone...

Stop ! Arrêtez !

J'ai une idée, je vais aller manger un morceau.

Qu'est-ce qu'il y a à manger ?

Moreno n'est pas là. - Tant mieux, j'en aurai plus.

Ça me casse les pieds de faire la cuisine.

Quand il mange dehors, j'en profite.

J'en profiterais bien moi aussi.

Mais supposez qu'il arrive ?

Vous voulez que je m'en aille ? - J'ai pas dit ça.

Vous avez vraiment peur de lui ? - Ça m'arrive.

Et en ce moment par exemple ?

Je m'arrangerai pour avoir peur plus tard.

Vous avez vraiment faim ? - J'ai une faim de loup.

Alors, prends un apéritif.

Moreno a raison.

Un vrai cordon bleu.

Dis donc, mon lapin.

Où est-ce que je peux trouver Lopez ?

Qu'est-ce qui te débloque ? - Lopez ?

J'ai deux mots à lui dire.

Je connais pas, je sais pas de qui tu parles.

Pas de salades.

Sammy Kern, tu ne connais pas non plus ?

Ah ! C'est pour ça que tu es venu ?

Pour ça et pour le reste.

On aurait pu discuter en cassant la croûte.

Je serai toujours la même poire.

Tire-toi d'ici !

Tu veux pas me raconter ta vie ?

J'aime pas qu'on se paye ma cerise.

Tu vas les mettre vivement.

Et maintenant, à table. - Salaud !

Si c'était ça que tu voulais.

C'était pas la peine de me faire du baratin.

Je suis moche à ce point-là ?

On en mangerait.

Personne ne veut de moi.

Tout le monde m'exploite.

Le gros, il faut que je lui fasse la cuisine.

Toi, tu viens me cuisiner.

Merci.

Tous les mêmes, vous pensez qu'à vous.

Tu vas me faire pleurer !

Le gros, c'est pour sa frimousse que tu le dorlotes ?

Ce grand cochon, tout passait à la cuisine.

Dur comme il est, il y a des jours où j'en suis de ma poche.

C'est pour ça que tu le doubles.

Je le double pas. - J'ai trouvé ça sur Sammy.

D'accord, je faisais la liaison.

Sammy me signalait le bateau, je passais la commande à Lopez.

C'est tout ce que je sais, sur mes yeux.

J'essaie pas de t'acheter.

Cache ça, tu vas me faire tourner le sang.

Diego, tu le connais ?

Naturellement, j'ai chanté dans sa boîte.

C'est lui le chef d'orchestre ?

Il m'a jamais parlé business, figure-toi.

Il t'a branchée sur le gros pour lui tirer les vers du nez ?

Pour me rendre service soi-disant.

Il est gratiné, le service.

Cache ça, je te dis.

Tu vas me mettre les nerfs en pelote.

Tu ne sais rien sur Diego ?

Je crache ?

Il paie bien Diego ?

Et maintenant, gros salaud.

Si tu tiens à ta peau de vache.

Tu vas prendre congé et vivement.

J'allais le faire ma chérie.

Je vais compter jusqu'à trois.... Un...

Tu ne ferais pas ça ? - Deux...

C'est qu'elle le ferait ma parole ! - Trois...

Elle l'a fait.

La prochaine fois, mets le chargeur, ça marchera beaucoup mieux.

Les armes arrivent ce soir.

Va voir ce qui se passe en ville. - D'accord.

Moi, j'attends Lopez. - Méfie-toi, Johnny

Si tu trouves quelque chose, je serai sur la plage, salut

Hé Lopez !

T'as une minute !

Je ne suis pas Sammy.

Je me laisse pas saigner comme un mouton.

C'est toi qui l'as buté ?

Je suis pas Sammy non plus.

Je chante pas. - Tu l'as refroidi.

Et ton copain en dent blanche m'a piqué mon revolver

Et m'a refilé le tien.

C'est ça la combine, non ?

Ça va, ça va.

J'ai pas besoin de payer pour les autres.

C'est moi qui piquais les armes.

Mais j'ai tué personne...

J'ai seulement...

C'est tes copains ? - Ouais.

Stoppe-les.

Attendez !

J'arrive !

Hé les gars !

Il est là !

Vite, Jordan est là !

Fumiers !

Ils m'ont doublé.

Les salauds...

... ils m'ont doublé.

Tu les as eus ?

Lopez, oui.

Défends-toi...

Tiens, prends ça.

Descends-les, ces salauds.

Le phare...

Va au phare.

Lopez, qui c'était, Diego ?

Allez, allez...

C'est ça qu'il lui a donné ?

Qu'est-ce que c'est ? - Le câble du patron.

Il nous faut l'Amerloque.

Johnny.

Rien de cassé ? - Ça va.

Et Lopez ? - Lessivé.

Alors c'est foutu.

Qu'est-ce qu'elle fait ici ?

Je ne savais pas, Johnny. - Tu ne savais pas quoi ?

Les armes, Sammy. Le Paradise, c'est à lui, je le savais pas.

Depuis un an que tu vis avec lui ?

Il ne me parlait de rien.

Mais sans musique, ça fera une bonne chanson.

Je suis allée à la police.

Je l'avais dit que j'étais avec toi quand on a tué Sammy, Ça n'a pas suffi.

Il fallait pas te déranger, mais merci quand même.

C'était ton revolver. - Mais après ?

Rien...

Je voulais te le dire.

Mais c'est vrai, bougre d'âne.

Je suis allé avec elle à la police.

Elle a quitté Diego à cause de toi.

Gina.

Gina.

D'accord, je suis une brute.

Il faut que tu partes, Johnny - Quand je l'aurai coincé.

Il te tuera, il fait tout ce qu'il veut ici.

Ce soir, il est encore temps pour toi et pour moi.

Tu choisis bien ton moment, regarde-moi.

Trempé... déchiré...

... sans le sou, traqué.

Boubica a raison, je n'ai rien à t'offrir.

Si...

J'avais un briquet.

Il ne marche même plus.

On le fera réparer.

Trop tard, Gina.

Ma seule piste, je ne sais pas où elle mène.

C'est de Diego ?

Ah ! Si je le savais, j'aurais sa peau.

Je peux toujours courir.

Moi, je peux le savoir.

Je suis encore Mme Diego !

Le 23, il était à Lisbonne.

Viens...

Viens...

Toi, tu restes avec elle. Moi, je vais consulter les astres.

Madame, ça y est, vous avez trouvé là ? - Comment ?

De la part de M. Jordan ! - Quoi ?

Il est là, il vous attend, il a besoin de vous.

Lâchez-moi !

Alvarez !

Alvarez !

Ah c'est vous ! Entrez mon vieux.

Je suis content de vous voir.

Je commençais à me faire des cheveux.

À quoi jouez-vous ?

Flora est sortie. Je me fais cuire un oeuf.

Elle n'est pas sortie, elle a foutu le camp.

Foutu le camp ? - Elle vous doublait, Moreno.

Je me demande où elle a mis le fromage.

Ah ! Voilà.

Vous dites, mon vieux ?

Elle était en cheville avec Sammy et Lopez.

Ils ont descendu Lopez ce soir et moi, ça était moins juste.

"Ils", toujours ils !

Comment s'appellent-ils, "ils" ? - Diego.

C'est à crever de rire. - Eh bien, crevez, mon gros.

J'ai une preuve.

Vous aviez déjà un alibi tout à l'heure, il n'a rien donné, non ?

J'ai un câble de Lisbonne.

Vous en voulez un peu ? - Non.

Vous l'avez sur vous, ce câble ? - Non, mais Gina s'en occupe.

La femme de Diego !

Vous n'avez pas honte ?

Mon associé, M. Diego.

Le Panama a été attaqué ce matin.

Les armes ont disparu.

Il va falloir nous expliquer ça, mon garçon.

Je vous aimais bien, Johnny, je suis désolé pour vous.

Vous avez été trop loin.

D'ailleurs vous n'auriez jamais pu expliquer le coup du revolver.

Le revolver ?

Je ne veux pas voir ça.

Bonsoir, gros !

C'est vous !

Vous m'avez fait peur !

Vous vous en êtes encore tiré.

C'est formidable mon garçon.

Ce n'était pas dans les astres.

Vous m'en voulez, hein ?

Si, je sais que vous m'en voulez.

C'est votre faute aussi.

Vous lui prenez sa femme à cet homme.

Qu'est-ce que je pouvais faire, moi ?

Mais oui, n'en parlons plus.

D'abord, la question de l'argent, Moreno.

Certainement...

C'est trop naturel.

Huit mille dollars.

Seize.

Vous vous rappelez ?

Quitte ou double.

Oui ! Bien sûr, je plaisantais. - Moi, pas.

Ça ira comme ça.

Maintenant, reste le plus grave.

Sammy et Lopez ne sont pas décédés de mort naturelle, quelqu'un doit payer.

Vous êtes tout désigné. - Trop cher pour moi.

Je vous prête mon avocat.

C'est un as, hein ?

Non ?

Alors Diego ?

Il ferait très bien l'affaire, hein ?

Et puis sa femme deviendrait libre.

C'est tout bénéfice.

Je ne crois pas qu'il accepte.

Le voilà.

Allez lui demander.

Vous arrivez bien !

Entrez, cher ami, entrez...

Jordan vous propose quelque chose.

Le rôle de l'assassin.

Ne m'en voulez pas, hein ?

Mais arrangez-vous, messieurs.

Vous achetiez les armes ensemble.

L'un des deux a volé l'autre.

Et le voleur a tué Sammy et Lopez.

Où sont les armes ?

Ah ! Vous croyez que c'est moi ?

Bravo, Moreno.

Elle a failli marcher votre combine.

Moreno m'a envoyé ici pour se couvrir.

Pour vous, j'étais le voleur.

Vous êtes complètement sonné, mon vieux !

Vous avez fait tuer Sammy parce qu'il allait parler.

Et Lopez parce qu'il en savait trop.

Abattez-le, c'est un service à lui rendre.

Et le revolver ?

Comment saviez-vous que je l'avais sur moi ?

Vous me l'avez dit le soir même.

Il délire !

N'écoutez pas ça Diego, c'est malsain.

Pourquoi êtes-vous ici, Diego? Parce que vous m'avez suivi.

Eh bien, lui...

... il est venu pour ça.

Pas de bêtises, hein ?

Moi aussi, j'ai des amis.

Il a raison...

Je suis un goinfre.

L'argent, la nourriture, ils font tout.

J'ai joué et j'ai perdu.

Ça fait uniquement les affaires.

Je vous donne ma part, c'est régulier.

Se massacrer, vous et moi, c'est ridicule.

C'est lui qui en profiterait.

C'est lui seul.

Demandez-le plutôt à votre femme.

Elle est ici !

Vous êtes sorcier, ma parole.

Il a raison.

Votre femme est là.

Les affaires, cher ami, uniquement les affaires.

Je vous l'aurais rendu.

Elle doit pas savoir faire la cuisine.

Faites entrer Mme Diego.

C'est Moreno qui...

Le came, nous le savons tous, chère madame.

Trop tard.

Nous leur donnons une prime tous les deux. - D'accord.

Pas de bruit, vous allez faire rater l'affaire.

Le phare...

Sauve-toi. - Non.

Sauve-toi, vite.

Reste là.

Gina !

Johnny... Johnny.

Ça va !

Pas trop de dégâts ?

Et Gina ?

Ça va, on descend.

Par ici, monsieur, par ici.

Police...

Hé, hé ! Chez vous...

On peut faire venir ses repas de l'extérieur, oui ?

Ah bon !

Il est 6 h.

Boubica, va encore gueuler.

Je lui expliquerai. - Oh ! Je m'en charge.

D'ailleurs, ça va changer, mes enfants.

Fini les histoires.

On devient sérieux maintenant. Et toi aussi.

Un anneau dans le nez, Johnny.

Mais moi, je ne sais rien faire. - Oh ! Menteur !

Qu'est-ce que tu faisais en 52 ?

Qu'est-ce que tu faisais ? - Il chantait à Paris.

Ah ! C'est pour ça qu'ils t'ont expulsé.

Allez, fais voir...

Allez montre un peu.

Ben vas-y, quoi, tout le monde t'attend.

Ça bardait, ça bardait.

Vous n'avez jamais vu un truc comme ça !

Ça bardait, oho ça bardait.

Ne m'parlez plus jamais de cette nuit-là !

Pense à l'amour, Gina. Il vient un jour, Gina.

Mais cet amour, prends-le dans tes bras.

De peur qu'il ne soit qu'un rêve !

Si tu savais, Gina. Le mal qu'il fait parfois...

C'est quand tu crois l'avoir bien à toi qu'il n'est plus là !

Quand parfois, Gina, je doute. J'entends mon coeur qui bat.

Chaque fois je sais la route. Qui me conduit jusqu'à toi.

Pense à l'amour, Gina. Il vient un jour, Gina.

Mais cet amour, prends-le dans tes bras.

De peur qu'il ne soit qu'un rêve !

C'est ça l'amour, Gina. Il vient et puis s'en va.

Et quand tu crois qu'il est loin de toi, L'amour est là, Gina.

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