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- Qui est-ce ? - Arturo.
- Qui ? - Arturo.
Oh d�sol�e, entre.
Je suis venu pour te souhaiter bonne chance.
C'est gentil. Veux-tu m'aider � mettre le masque.
Cette femme est bless�e.
Que quelqu'un appelle un m�decin !
- Je peux faire quelque chose ? - Maintenez la foule en arri�re.
Je ne veux personne � proximit�.
Oui, monsieur.
Allez ! Sortez d'ici !
Appelez les urgences...
et demandez une ambulance imm�diatement !
�a va aller ! Elle est juste �vanouie.
Ne t'inqui�te pas.
H�pital G�n�ral.
O� ? Oui, tout de suite.
Les urgences ?
Envoyez une ambulance au stadium. Exactement.
- Dr. Krauman ! - Oui ?
Je dois vous dire que vous avez une r�union � 9h, dans la salle de conf�rence.
Tr�s bien, merci.
H�pital G�n�ral.
- Tout est pr�t Professeur. - Allons-y !
- Je me sens fautive. - Pourquoi ?
C'�tait un accident. Ceux qui choisissent ce sport sont conscients des risques.
Je n'aurais pas d� la projeter en dehors du ring.
Mais cela aurait pu t'arriver aussi.
Mon Dieu ! J'esp�re qu'il n'y a rien de grave.
Je l'esp�re aussi.
- Comment va-t-elle, docteur ? - Elle a une fracture du cr�ne.
Vous �tes de la famille ?
Non, des amis, seulement des amis.
Elle n'a pas de parents.
- Voici Lucy Ossorio. - Enchant�.
Je suis Arturo Martinez
- Section Sp�ciale de la Police. - Merci, ravi de vous rencontrer.
- Docteur, est-ce grave ? - J'en ai bien peur.
Un �clat d'os s'est log� dans le cerveau
qui ne peut-�tre �t� que chirurgicalement.
Je ne vais pas appeler le Dr. Krauman pour une op�ration en urgence.
- Je vais pr�parer l'op�ration. - Bien Docteur.
Veuillez m'accompagner. Vous devez donner quelques d�tails sur la patiente...
et expliquer comment s'est produit l'accident.
Quelqu'un au t�l�phone, Professeur.
J'y vais.
Lorsque vous aurez termin�, fermez le laboratoire.
Ce sera fait Professeur.
All� ?
Oui, j'�coute.
Et avez-vous appel� le Dr. Lamont ?
J'y serai d�s que possible.
C'est tout.
Papa, c'est toi ?
Oui, mon gar�on.
Mais tu devrais �tre endormi ?
Je ne peux pas dormir.
Il faut essayer Julio, dormir est tr�s important.
Je voulais seulement t'attendre.
Je viens juste d'arriver et l'h�pital me rappelle pour une op�ration en urgence.
Mais pourquoi t'appellent-t-ils encore ?
C'est moi que l'on a recommand�.
Repose-toi. Je n'en ai pas pour longtemps.
SALLE D'OP�RATION
Je vais me changer
Docteur !
Comment va-t-elle ?
Veuillez demander au Dr. Krauman.
Il vous rendra compte de tout. Maintenant excusez-moi.
Dr. Krauman, va-t-elle s'en sortir ?
Tout ce qui �tait possible a �t� fait.
Maintenant, il faut attendre.
Et prier.
Si Elena meurt, je ne pourrais jamais me le pardonner.
Professeur.
Pour chacun d'entre nous, et tous ceux avec qui nous collaborons dans cet h�pital,
il a �t� tr�s difficile pour nous d'arriver � cette conclusion.
En d�pit de tous nos efforts pour sauver votre fils...
l'importance de la leuc�mie semble...
d�fier les avanc�es de la science.
Ses jours sont compt�s.
J'ai de bonnes nouvelles, Julio.
Les essais sont prometteurs.
Lors de la r�union � laquelle j'ai particip� ce matin...
tous les docteurs s'accordaient avec moi pour dire qua ta maladie �tait contenue.
Et que bient�t tu serais compl�tement gu�ri.
C'est juste une question de temps et de patience.
Dis-moi la v�rit� Papa.
Es-tu certain que je vais gu�rir ? Que j'irai bien � nouveau ?
Bien s�r Julio, je te le jure.
C'est pr�t, Professeur.
Nous avons d�j� rencontr� une situation tr�s similaire.
Quand vous avez subi ce terrible accident.
Tout le monde me disait que vous alliez mourir...
et que je ne pourrais rien pour vous sauver.
Maintenant, nous sommes les deux seuls � nous battre pour la vie de mon fils...
que la science consid�re comme perdu.
- Quand comptez-vous op�rer ? - Ce soir m�me !
On ne peut plus attendre.
Transfuser du sang humain n'a aucun effet sur cette terrible leuc�mie.
Il me semble que le sang d'un animal puissant comme celui d'un gorille...
pourrait venir � bout des cellules canc�reuses.
Pensez-vous que son syst�me puisse supporter la transfusion ?
- A cet instant, non. - Alors pourquoi prendre ce risque ?
- Je vais utiliser le coeur du gorille. - Vous voulez...?
Transplanter le coeur ! Celui du gorille sur Julio.
Amenez la table vers de la cage...
et pr�parez le gorille.
L'�lectrocardiogramme, vite !
Professeur, regardez ! Il se r�veille !
Il faut plus d'oxyg�ne !
Maintenant dis-moi ce qui te tracasse ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je ne sais pas. J'ai eu tellement peur quand elle a �t� projet�e hors du ring.
Tu dois repartir une fois de plus et oublier �a.
Elena ira bien.
Tu ne dois pas bouger ni parler !
Contente-toi de r�pondre en clignant les yeux.
Cligne si tu m'entends.
A pr�sent, �coute-moi.
Cligne-les une seule fois si tu as mal.
Une fois pour "oui", deux fois pour "non".
Maintenant dis-moi, ressens-tu une quelconque douleur ?
Repose-toi. Ne t'�nerve pas.
Je reste � tes c�t�s.
Bient�t tu te sentiras mieux.
Et maintenant, essaie de dormir. Il faut te reposer.
- Qu'y a-t-il un Professeur ? - Rien, rassurez-vous.
- L'op�ration a �t� un succ�s. - J'en suis tr�s heureux Professeur !
- Je savais, j'en �tais s�r ! - Il est trop t�t pour crier victoire.
Il faut attendre et avoir confiance en Dieu. Venez !
Aidez-moi � porter le corps du gorille dans l'incin�rateur.
Oui Professeur.
Comment est-il possible que durant toute la journ�e...
vous n'ayez pas pu trouver cet animal.
On a manqu� de chance.
En tout cas, il est hors de l'enceinte du zoo et doit errer quelque part en ville.
Je dois aviser les autorit�s afin qu'elles puissent le localiser...
avant que quelque chose de tragique n'arrive.
Nous ne pouvons pas prendre le risque.
Si n�cessaire tuez-le ! C'est tout.
A pr�sent, allez-y !
Qui est-ce ?
Ouvre.
Tr�s bien, un instant.
- Salut. - Salut.
- Comment �a va ? - J'ai tr�s peur.
C'est tout le temps la m�me chose ! Pourquoi ne fais-tu pas autre chose ?
- ...?... - Non !
...?...
C'est exactement ce que tu dois faire.
Continue le catch ou bien quitte le ring.
Soit dit en passant, tu me rends tr�s heureux.
- J'y ai pens� tu sais. - Quoi ?
- Quitter le ring. - Comment �a ?
Le contrat va expirer, il reste deux autres matchs.
Ce sont les derniers pour moi.
- C'est une promesse ? - Je te le promets.
- Tu peux le jurer ? - Oui, je le jure.
Mon amour !
Dans deux minutes
C'est bon !
- Tu m'invites � d�ner ? - Seulement si tu gagnes.
Evidemment que je vais gagner !
Lieutenant ! Attendez,
- Vous avez trouv� quelque chose ? - Quelque chose de tr�s �trange.
Qu'est-ce que c'est�?
La porte de la cage �tait ferm�e avec une cha�ne et un cadenas.
Les deux �taient intactes.
Faites-moi un rapport complet
et je l'�tudierai demain.
�a n'attendra pas, le patron veut vous voir imm�diatement.
Encore une fois !
Et maintenant, que vais-je dire � Lucy ?
- A plus tard, au bureau. - Bonne chance.
- Qui est-ce ? - C'est moi, Arturo.
Non, pas maintenant. Je prends une douche
Ouvre. Il faut qu'on parle un moment.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est que... j'ai un probl�me avec toi et je ne sais pas comment te le dire.
Eh bien dis-le-moi.
C'est au sujet de Ramon, le sergent, il m'a dit que...
que le patron voulais te voir imm�diatement.
Comment le sais-tu ?
parce que chaque fois que tu m'invites, tu me laisses toujours en plan.
Tu n'as jamais une soir�e de libre pour moi.
- Mais ch�rie, c'est mon boulot. - Ch�rie, mon oeil !
Tu penses plus � lui qu'� moi. Bonne nuit !
Regardez Professeur !
Mon Dieu !
Il s'�chappe ! Prenez le fusil !
Le voici Professeur.
Prenez ma voiture et suivez-moi !
Au secours !
Que se passe-t-il ?
- Ouvrez la porte ! - Allez chercher du secours, vite !
Le voil� !
Prenons par l'autre cot�, vite !
- A pr�sent, dites-moi ce qui s'est pass�... - J'�tais � la maison quand...
Calmez-vous ! Du calme !
Un � la fois.
Maintenant r�pondez � mes questions, dans l'ordre s'il vous pla�t.
J'�tais � la maison, quand tout � coup j'ai entendu...
S'il vous pla�t, chacun son tour, autrement je ne comprendrai rien !
- Qallez-vous faire maintenant, Professeur ? - Rien
C'est horrible !
Pour l'instant, nous devons faire en sorte qu'il ne puisse pas s'�chapper.
J'avais tout pr�par� mais je n'avais pas pr�vu cela.
Je m'�tais pr�par� au cas o� il rejetterait toute immunisation...
pouvant toucher les tissus normaux...
tels que les globules rouges ou le foie,
mais je ne pensais pas que cela aurait affect� le cerveau.
- Le cerveau ? - Oui.
Et probablement davantage.
Le coeur d'un gorille est beaucoup trop puissant pour un humain
et conduire le sang au cerveau...
qui ne peut alors contr�ler une telle pression,
endommageant alors les lobes frontaux.
Et si cela arrive � un homme alors il devient...
une b�te compl�tement incontr�lable...
victime d'une terrible mutation.
Mais l'essentiel dans ce cas,
c'est que le processus se r�p�te toutes les 45 secondes,
soit le temps que met normalement le sang pour circuler dans le corps.
Cela peut prendre jusqu'� une minute, ou un peu plus.
Cela d�pend de la personne.
Combien faut-il de temps Professeur pour la m�tamorphose ?
C'est toujours temporaire.
Cela peut demander des jours, des heures ou des minutes.
Voulez-vous dire qu'� tout instant, Julio peut redevenir normal ?
Exactement.
Mais si le cerveau �tait endommag� de fa�on permanente,
la mutation pourrait se r�p�ter,
avec une fois encore un monstre pour r�sultat.
Ce qui ainsi continuera le cycle.
Il me vient tout � coup une id�e avant qu'il ne soit trop tard.
Qu'est-ce que c'est Professeur ?
Inverser le processus...
avant que l�sions c�r�brales ne deviennent irr�versibles.
"inverser le processus" ? Je ne comprends pas.
Avec une nouvelle transfusion et la transplantantion d'un coeur humain.
Celui provenant d'une personne encore vivante...
vers lui.
Mais alors la personne va mourir.
Je sais Goyo. Je sais.
Puis-je compter sur vous ?
Je vous en prie, aidez-moi !
Oui Professeur.
Rappelez-vous cette femme pour laquelle j'ai collabor�.
Elle est celle dont nous avons besoin.
Mais ce serait un crime.
Ce n'est pas de ga�t� de coeur,
mais cette femme va mourir de toute fa�on.
Un morceau d'os s'est log� dans son cerveau,
et ce serait un miracle si elle survivait.
Elle serait alors handicap�e le restant de sa vie.
- Et o� allez-vous le faire ? - Je vais le faire ici.
Mais comment ?
Nous commencerons par la faire sortir de l'h�pital demain.
Laissez-moi faire.
- Si vous le dites Professeur. - Bien.
Pour l'instant, injectez-lui ce somnif�re.
De cette fa�on, nous le garderons endormi.
Et il faudra fermer les fen�tres.
On n'est jamais trop prudent.
Comme vous voudrez Professeur.
Bonjour.
Bonjour.
Excusez-moi mais puis-je voir Elena Gomez, chambre 6 ?
D�sol�e, toujours les m�me consignes, les visites sont interdites.
Pourrais-je savoir comment elle va ?
Un instant.
Quelqu'un se renseigne au sujet de la patiente de la chambre 6.
Merci.
Aucun changement, elle n'a toujours pas repris conscience.
Je vous en prie !
Que s'est-il pass� ?
Dans le parc ! Mon ami a �t� attaqu� par un monstre !
- Aidez-moi ! Aidez-moi ! - Appelez la police !
Allons par ici, il doit �tre tout proche !
- Que se passe-t-il ici ? - Quelqu'un a �t� attaqu� dans le parc.
Un homme est mort ! Un homme est mort !
- Qui a cri� ? - C'est moi, monsieur
Juste au coin, il y a un homme et il est mort !
- Appelez le commissariat. - C'est d�j� fait.
Goyo, disparaissez avec la voiture avant que les flics arrivent ici.
Celui-ci respire encore.
Portez-le sur la civi�re.
Pauvre gar�on, celui-l� est mort ! Compl�tement broy�.
Laissez, il y a une autre victime juste au coin de la rue. Conduisez-le.
Oui, monsieur.
Suivez-moi !
Vous les connaissiez ?
Le bless� tient une �picerie tout pr�s d'ici.
- Et lui ? - Je ne sais pas.
Ce doit �tre celui pour lequel le gar�on a cri� apr�s �tre sorti du magasin.
Vous, restez ici. Vous, contr�lez l'ensemble du parc.
- Allons parler � la fille. - Par ici.
Les flics sont ici. Vite, aidez-moi, portons-le � la voiture.
Allons ma ch�re, calmez-vous !
Tout le monde dehors !
Allez, rentrez chez vous !
Sortez !
D�tendez-vous et dites-moi exactement. ce qui s'est pass� dans le parc.
Quatre personnes ont �t� victimes du gorille.
auxquelles s'ajoutent Jose Ramirez, d�c�d� ce matin.
La police pense que le gorille qui s'est �chapp� du zoo il y a quelques jours...
est le coupable.
Branchez l'�lectrocardiogramme.
Incin�rez le cadavre.
Docteur, venez vite�!
Comment est-ce possible ? Venez !
- Vite ! Appelez-moi le Dr. Krauman ! - Oui docteur.
All� ?
Je vais l'appeler.
- Qui est-ce ? - C'est l'h�pital Professeur.
Je m'en doutais.
Est-ce qu'ils ont remarqu� la disparition de la femme ?
Evidemment que oui !
- Le corps a �t� d�truit ? - Oui.
Eliminez toute les traces en br�lant du bois par dessus.
Rien qui ne puisse attirer l'attention de visiteurs.
Attendez-moi pendant que je r�ponds au t�l�phone.
All� ? Oui, j'�coute.
Mais c'est absurde ! Absolument impardonnable !
Vous avez v�rifiez tout l'h�pital, dans le jardin ?
Alors faites-le tout de suite.
Je fais du mieux que je peux. Je pars maintenant.
Le Dr Krauman est en route. Je vais fouiller l'h�pital de fond en comble
et quant � vous, v�rifiez le jardin et ses environs.
All� ? H�pital G�n�ral.
Cette femme �tait dans le coma depuis une semaine.
Je ne vois pas comment elle a pu quitter sa chambre si ce n'est par la fen�tre.
Elle a pu partir normalement sans que vous ne l'ayez vue !
- A moins que... - A moins que quoi ?
A moins d'avoir �t� enlev�e.
Par qui et pour quelle raison ?
C'est exactement ce que j'aimerais savoir.
Et maintenant messieurs, je crois qu'il me faut informer les autorit�s.
Ce serait d�sastreux pour l'h�pital.
Il a raison. Notre r�putation en souffrirait.
Oui, c'est vrai.
Nous sommes dans une situation difficile.
Je vous ferais observer nos obligations concernant la femme malade hospitalis�e.
D�sol� Docteur, mais laissez-moi vous rappeler ceci.
C'est la femme � qui l'on avait interdit tout visiteur...
� l'issue de l'op�ration.
Bien s�r, elle nous a donn�s l'occasion de d�couvrir la disparition.
Mais seulement quelques jours, pas plus.
Tr�s bien messieurs mais...
alors, que faisons-nous ?
Et que dire au personnel de l'h�pital ?
Tous savent ce qui se passe.
Nous avons l� un �tat �pineux...
o� une forte fi�vre a pu produire ce qu'on a coutume d'appeler... un d�lire.
Evidemment... la femme peut �tre aussi somnambule !
Un somnambule peut se lever et m�me sauter par la fen�tre pour s'�chapper.
Ou bien dispara�tre.
- Je sais ce qu'il faut faire ! - Et bien quoi Dr Lopez ?
Il suffit de dire au personnel de l'h�pital
que cette femme en �tat de somnambulisme a disparu.
Et de faire preuve d'une discr�tion absolue pour la renomm�e de l'h�pital
dans la mani�re de g�rer cette affaire.
Je suis d'accord avec le Dr Lopez.
Et par ailleurs... il faut fortement r�primander le personnel.
Si c'est l'opinion de la majorit�, je suis d'accord �galement.
Mais � une condition.
Si dans un d�lai raisonnable...
les investigations ne permettent pas de retrouver la femme malade,
nous alerterons imm�diatement les autorit�s.
- Etes-vous d'accord ? - Oui.
C'est tout pour l'instant. Bonne journ�e messieurs.
Tous ces meurtres ont �t� commis dans ce secteur.
Et maintenant, regardez les empreintes relev�es sur la fen�tre,
sur la premi�re sc�ne de crime.
Montrez-leur les photos s'il vous pla�t.
Observez-les bien !
Ces premi�res empreintes sont celles d'un homme,
mais pas les autres.
Sans doute sont-elles celles d'un animal qu'il est encore impossible d'identifier.
Mais je ne pense pas qu'il s'agisse de deux �tres diff�rents.
Pour �tre plus clair, nous avons � faire � une m�me personne ou une m�me chose.
�a peut �tre aussi bien humain qu'animal.
- Est-ce exact ? - Oui, absolument.
A pr�sent, le docteur va nous exposer les r�sultats des autopsies pratiqu�es sur ces deux cadavres.
La trach�e et les vert�bres cervicales ont fait l'objet de strangulation
et ont �t� compl�tement broy�es.
L'assassin doit �tre terriblement fort !
Particuli�rement ses mains.
Comme un gorille.
Peut-�tre, mais je ne crois pas qu'un animal �toufferait une personne ainsi,
comme le ferait un homme.
Il utiliserait plut�t ses crocs ou ses griffes...
au lieu d'exercer une telle pression afin de broyer le thorax.
Comme dans le cas du cadavre d�couvert dans le parc.
Alors dans ce cas, cela pourrait �tre un gorille.
Probablement, mais la d�position du seul t�moin oculaire,
la petite amie de l'homme tu� dans le parc,
ne correspond pas � la description d'un gorille.
Et � quelle conclusion essayez-vous d'aboutir ?
Ce gorille ne s'est �chapp� du zoo,
mais il a �t� enlev�.
Et s'il s'�tait �chapp�...
comment un gorille pourrait s�rieusement dispara�tre durant tout ce temps !
Et d'ailleurs, personne ne l'a vu.
Et si quelqu'un l'avait trouv�...
il ne le garderait s�rement pas chez lui pour jouer avec ses enfants.
Ce n'est pas le moment de plaisanter.
Veuillez m'excuser, mais je ne cherchais pas � �tre dr�le.
Mais seulement � voir en face une terrible r�alit�.
Je dois dire qu'il peut para�tre absurde
que cela puisse arriver de nos jours.
Mais � partir des preuves que vous venez de voir
et le t�moignage de la jeune fille...
j'arrive � cette conclusion...
que toutes ces traces ne sont pas celles d'une b�te...
mais d'un horrible monstre mi-b�te mi-homme.
Je dis que c'est absurde. Il n'y a aucune preuve tangible.
C'est sans doute li� au fait que vous avez vu � la t�l�vision...
beaucoup de ces films d'horreur.
Avez-vous le journal.
Laissez-le sur le bureau.
Je crois qu'un �tre mi-b�te mi-humain est responsable des meurtres perp�tr�s.
Difficile de croire qu'une telle chose puisse arriver au XX� si�cle.
Pourtant, tous ces cadavres semblent donner cr�dit � cette hypoth�se.
Seulement six heures Seigneur !
J'ai seulement besoin de six heures.
Merci ! Merci Seigneur !
Merci de m'avoir rendu mon gar�on.
Miraculeux ! Miraculeux !
Nous devons l'emmener pendant qu'il est endormi.
Ce n'est pas trop dangereux d'essayer de le d�placer ?
C'est un risque auquel nous devons faire face.
Il est possible qu'il reconnaisse ce qui a caus� son traumatisme.
Et que le choc nerveux pourrait amener une nouvelle transformation.
Portons-le.
Doucement � pr�sent.
Ce soir, je dois aller � l'h�pital.
J'y vais maintenant. Je ne veux pas que quelqu'un me suspecte.
Restez � ses c�t�s cette nuit.
Faites-lui une nouvelle injection dans une heure.
Il n'y a pas de danger tant qu'il dort.
- D'ailleurs, je pourrais revenir bient�t. - Je serai ici Professeur.
Ne fermez pas la porte, laissez-la ouverte.
Que vous puissiez l'entendre au cas o� il ait besoin de vous.
Gomez !
Bonjour Lieutenant. Comment allez-vous ?
Bien s�r que vous nous manquez.
Dites-moi, que puis-je faire pour vous ?
Sergent, voulez-vous appeler ma fianc�e, au stadium.
Bien s�r, avec plaisir, juste une minute.
Ici Gomez. Mettez en communication la voiture 205 avec le stadium.
C'est urgent.
All� ? Oui ?
All� ch�rie ? Je viens d'�couter la radio et tu as �t� g�niale.
O� es-tu ?
Pas encore !
Tu n'es pas l� pour la quatri�me nuit de suite, exact ?
Ch�rie, pourquoi ne viendrais-tu pas nous rejoindre ?
Oui, ici. On se retrouve dans la rue principale, pr�s du parc.
Entendu. Je m'habille et je file aussit�t. A tout de suite mon amour !
Une autre nuit tranquille.
Oui, le calme avant la temp�te.
- Arr�tez-vous vers l'agent - D'accord.
Rien de nouveau, Lieutenant.
- Qui habite la maison ? - Le Dr Krauman.
Il vit ici.
- Dr Krauman. - Personne n'est sorti.
Mais il est sorti. Gardez bien les yeux ouverts.
- Ne vous inqui�tez pas, Lieutenant. - A plus tard.
Bonne nuit Lieutenant.
- Bonne nuit, mademoiselle. - Bonne nuit, docteur.
Julio !
Julio !
Mon Dieu !
Julio !
Tu ne me reconnais pas ?
C'est moi ton p�re, Julio !
Au secours !
Vous avez entendu �a ? Retournez l�-bas !
C'�tait le monstre ! Il est all� dans le parc.
Elle est morte.
Appelez une ambulance et qu'une patrouille boucle le secteur.
Oui, monsieur.
Ne te sauve pas, mon fils !
Lucy !
Venez voir ce que nous avons trouv� au sous-sol.
Lieutenant ! Pouvez-vous nous informer des premiers �l�ments de l'enqu�te ?
Il est encore trop t�t, je ne peux rien dire maintenant.
C'est une affaire tr�s compliqu�e. A pr�sent, si vous voulez bien m'excuser.
Tr�s bien, Lieutenant.
Ne laisser personne descendre�!
Regardez �a.
Et �a aussi.
Examinez le reste.
A-t-on identifi� l'homme retrouv� dans le parc ?
C'est le fils du Dr Krauman.
Cela pourrait �tre la cl� de cette affaire.
O� a-t-on emmen� son p�re ?
Tous les deux sont dans le m�me h�pital, Lieutenant.
Venez.
Au secours !
N'aie pas peur, je m'absente un instant !
Un monstre ! C'est un monstre !
Je suis du commissariat de police. Je veux voir le patient qui �tait...
Quel patient ? C'est un monstre !
Il a tu� le docteur et a pris la fuite par le toit !
Il a enlev� la petite fille de cette chambre !
Encerclez l'h�pital et ne leur tirez pas dessus d�s que vous les verrez.
- Il ne faut pas blesser l'enfant. - Oui, monsieur.
Quand vous appellerez les pompiers,
qu'ils apportent aussi un filet, au cas o� ils voudraient sauter.
Comment acc�de-t-on au toit ?
Au bout du couloir, � gauche.
- Qu'en feront-ils une fois captur� ? - Qui peut le dire ?
Il est l�-haut !
C'est le monstre !
Ne tirez pas !
Ne tirez pas ! Il a une enfant avec lui !
Ne tirez pas !
Laissez-moi lui parler.
C'est mon fils.
Julio !
Julio, �coute-moi !
Personne ne va te faire du mal.
Personne ne t'en fera plus.
Donne-moi l'enfant.
Donne-moi l'enfant.
Julio.
Donne-moi l'enfant.
Laisse-moi prendre l'enfant, Julio.
C'est bien !
Il a r�ussi !
Julio !
Papa !
Je t'en prie Julio !
Pardonne-moi.
Je t'ai menti. J'ai menti � tous.
Quand j'ai d�couvert que ta maladie �tait incurable...
j'ai enfreint les lois du Seigneur pour tenter de te sauver.
Pardonne-moi Julio !
Pardonne-moi.
Conduisez-le vers le docteur.
Comment as-tu d�couvert la disparition d'Elena ?
Le Dr Krauman a fini par recouv� l'esprit.
Mais au d�but, il demeurait d�tach� de tout.
Pauvre fou.
Le d�sir de sauver son fils de la mort a fait souffrit tellement de gens.
C'est malheureux. Vraiment triste.
FIN
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