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Je commence ?
Attendez.
... qui opèrent en Europe.
Hier, en Calabre, la police a détenu Aziz Eshan,
un Irakien de 47 ans faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international
et soupçonné de recruter des combattants pour l'EI.
À présent, place à la musique avec Lukas Graham.
Oui, je t'écoute.
C'est une info sûre ?
Réponds par oui ou par non.
Maintenant, tu éteins ton portable.
Tu le balances et tu te planques
en attendant que ça se tasse.
T'as pigé ?
Bon Dieu !
Mais quel abruti, celui-là !
Ton permis, tu l'as eu dans une pochette surprise ?
Mon permis, je l'ai passé il y a 20 ans.
- T'étais même pas née. - Ça se voit.
C'est ce crétin de flic qui m'a coupé la route.
M. Rambelli a dit qu'on pouvait commencer sans lui.
- On vous écoute. - Alors...
Ambra Raspadori, 20 ans,
retrouvée près des voies sur berges.
- C'est la fête, ici. - Oui.
On manque d'effectifs pour contrôler cette zone dangereuse.
D'après le rapport du légiste, elle avait pris de la drogue.
Ça devient inquiétant. Les jeunes vont là-bas et...
Le corps a été déposé là-bas.
C'est une overdose de Red, non ?
Et donc ?
On s'isole pas pour consommer cette drogue.
On en prend quand on sort en boîte,
pour faire la fête.
Elle a été tuée ailleurs et on a jeté son corps là-bas.
Mais bon, ça me regarde pas. C'est pas mon enquête.
C'est vous que je viens voir, monsieur.
J'ai un tuyau sur le Mexicain.
Il me faut une équipe
et un mandat de perquisition au vieux port.
C'est une info fiable.
Ce soir, le Mexicain sera dans un entrepôt abandonné
avec une grosse quantité d'ecstasy.
Le Mexicain...
Le célèbre Mexicain.
Dites-moi, Cagliostro,
qui est votre informateur ?
- Je dévoile pas mes sources. - Bien sûr.
Détrompez-vous, le Mexicain n'est pas un personnage fictif.
Il existe.
On ne connaît ni son visage ni son identité
mais on sait que c'est lui qui a introduit cette merde.
Dites-moi, vous en avez rien à foutre de ça ?
Si je ne m'abuse, c'est vous-même qui avez dit
que ce n'était pas votre enquête.
Vous aimez jouer au rebelle mais ça ne marche pas comme ça.
Je vous l'ai déjà dit.
Je ne signerai rien et vous ne ferez strictement rien.
Je vais donc rien branler, comme vous.
Leonardo.
- Continuez comme ça et je vous... - Vous me ferez quoi ?
- Vous m'enverrez en taule ? - Ça suffit, vous deux ! On arrête.
Je retourne au Parquet.
J'ai des choses importantes à faire.
Bonne journée.
Merci.
Je t'attends ?
Vas-y, je te retrouve là-bas.
J'ai deux mots à dire au commissaire Cagliostro.
Bon courage.
En privé.
Bien sûr, madame.
- À plus, Leo. - À plus.
Les gars...
C'était agité en salle de réunion ?
Cagliostro et Piras se sont encore pris la tête.
Ils ont failli en venir aux mains.
Pourquoi ?
Cagliostro dit qu'il a un tuyau sur le Mexicain
et veut absolument un mandat pour fouiller le vieux port.
Avec des renforts, bien sûr.
- Et Piras a refusé. - Évidemment.
Je parie que Cagliostro va quand même y aller.
Têtu comme il est, c'est probable.
T'as pas mis de sucre.
- À plus. - Alors ?
Tu passais dans le coin et t'es venue nous voir ?
Je suis le magistrat d'astreinte.
Arrête. Ne te fous pas de moi.
T'as déjà vu 2 substituts du procureur dans le bureau
d'un seul commissaire ?
Ce mec te suit toujours comme un chien.
Et toi, t'es venue me voir.
- Tu te trompes. - Il sait qu'on est séparés ?
- Je suis sûr qu'il rêve... - On n'est pas séparés.
On est en train de se séparer.
Personne ne le sait.
Comme pour les enquêtes en cours : pas un mot.
Arrête d'être ironique, qu'on puisse parler comme...
Toujours parler... T'adores parler !
Par déformation professionnelle.
On règle pas les problèmes en parlant !
- On les règle comment ? - En agissant !
Pour mettre un terme à ce fléau,
je dois arrêter le Mexicain et c'est ce que je vais faire.
Avec ou sans l'autorisation de ton pote.
- Autre chose ? - Non, c'est bon.
Tant mieux.
Si, une dernière chose.
T'es toujours aussi con.
Allons dans mon bureau.
- Et ça ? - On verra plus tard.
Leo.
Tout va bien ?
Oui, juste un problème perso.
T'en fais, une tête.
Tu passes me voir plus tard ?
D'accord.
Je t'attends.
- Paoletto m'a dit pour Piras. - Tout se sait, ici.
Ne fais pas ça, Leo. Le Mexicain est un type dangereux.
À ta place, je ferais pas ça sans assurer mes arrières.
Mais t'es pas à ma place.
En tout cas, merci du conseil.
J'en ferai bon usage.
Sois prudent.
C'est un vrai défilé, aujourd'hui.
Toi aussi, tu veux me donner un conseil ?
Oui.
Tu les emmerdes. Vas-y et arrête le Mexicain.
Mais je tiens à t'accompagner.
Non, j'irai seul. T'inquiète, je jouerai pas au héros.
Je jette un il et je t'appelle en cas de besoin.
Je veux pas que tu prennes des risques pour moi.
À plus.
On prévient Rambelli ?
Ouvre les yeux !
La voilà ! Elle a un scooter !
À mon avis, elle a réussi l'exam.
Alors, comment ça s'est passé ?
Devinez.
T'as réussi !
Oui.
Bravo !
T'es trop forte.
Bravo.
Ce soir, on va tous au Minibar fêter ça.
D'accord.
Salut.
Félicitations, Vanessa.
Merci, Filip.
Trop chelou, lui.
J'avais peur que t'invites le Bosniaque.
Il m'angoisse, ce mec.
Ça doit être un tueur en série.
T'as vu ses fringues ?
On a de la visite !
On te cherche, je crois.
- Trop belle, sa caisse ! - Elle a trop de chance !
Alors, t'as réussi ?
Bravo.
Merci.
Dis, ce soir...
je paie ma tournée
au Minibar.
Si tu veux passer...
Approche.
Je passerai.
Je te laisse.
J'ai pas mal de trucs à faire.
Mariani, t'as pas vu Cagliostro ?
Il devait passer me voir.
Il doit pas être loin.
Si je le croise, je lui dis de venir vous voir.
J'ai croisé Piras, le substitut du procureur.
Il m'a raconté une drôle d'histoire.
T'es sûre de ne pas savoir où il est ?
Oui.
Pourquoi tu décroches jamais, putain ?
Putain !
Leonardo, rappelle-moi si t'as mon message.
Je t'en supplie.
Il est là !
Oui ?
Quand ?
Ils sont combien ?
Ne te fous pas de moi, d'accord ?
Parce que si je tombe,
je t'entraîne dans ma chute, compris ?
Putain.
Pas un geste ! Police !
Ça sert à rien de t'enfuir !
C'est fini !
Putain !
Bouge pas !
Jette ça.
Debout.
Bien. Avance, maintenant.
Allez.
À genoux.
Donne-moi le sac.
Les mains derrière la tête.
C'est fini pour toi, le Mexicain.
Anna !
Anna !
Fais pas cette tête.
Je suis sûre qu'il va venir.
Si tu le dis...
Allez, un autre.
Santé.
Je reviens.
Enfin ! Salut ! Viens boire un coup avec nous.
Attends.
Viens.
Ils font quoi ?
Je passe juste en coup de vent.
Je suis épuisé. Je te laisse avec tes potes.
Il va la larguer,
j'en suis sûre.
On peut aller ailleurs, au calme.
Une prochaine fois.
J'ai vraiment eu une journée épuisante.
Elle est dégoûtée.
Approche.
T'es jolie, ce soir.
Une prochaine fois, d'accord ?
À plus.
Je sors.
Allô ?
Quoi ?
Allô ?
Valerio ?
Je commence ?
Attends.
Stella.
C'est Anna.
Si tu décroches pas, je te rappellerai plus jamais.
Le numéro que vous tentez...
Anna.
Anna.
Toi non plus, tu m'entends pas.
Je suis là.
Je suis là.
Tu m'entends ?
Écoute-moi.
Écoute-moi, Anna.
Tu es en danger.
J'ai vu...
Je vais te protéger.
N'y va pas.
N'y va pas.
N'ouvre pas. Anna.
Leo ?
Oui, j'allais me coucher. Montez.
Écoute-moi.
Écoute-moi.
Ils vont t'annoncer une nouvelle...
Une nouvelle...
Horrible.
Mais je suis là.
Je suis là, avec toi.
Je ne te quitterai plus.
Anna ?
Il est arrivé quelque chose à Leo ?
Tu devrais t'asseoir.
Il est mort ?
Il y a eu un échange de tirs.
Je suis désolé, Anna.
Je suis vraiment désolé.
Le substitut du procureur doit t'attendre. Tu y vas ?
Je vais rester avec toi, Anna.
Je préfèrerais rester seule.
Je préviens tes parents ?
Je vais le faire.
Je veux juste rester seule, s'il vous plaît.
Tu es sûre ?
Dans ce cas, on repassera demain.
On jettera un il aux affaires de Leo...
Leo n'habitait plus ici.
Ça faisait deux mois qu'il...
Il s'est installé ailleurs. Ses affaires ne sont pas là.
D'accord. C'est pas important.
En cas de besoin, tu m'appelles.
Je suis là.
Je suis là !
Je suis là !
Je te déteste !
Pourquoi tu m'as fait ça ?
Pourquoi tu m'as abandonnée ?
Pourquoi tu m'as abandonnée ?
Pardonne-moi.
Pardonne-moi.
Pourquoi tu m'as abandonnée ?
Anna, mon ange.
Anna, mon ange.
Tu peux pas rester ici.
Ma chérie.
Je veux rester ici, seule.
Tu peux pas rester ici, ce soir.
Pourquoi ?
- Tu viens chez nous. - Pourquoi il a fait ça ?
Je sais pas.
Viens, ma chérie.
Viens, mon ange.
Essayons de faire une reconstitution.
Cagliostro tombe sur le Mexicain.
Pas un geste ! Police !
Il le prend en chasse.
Du Cagliostro tout craché. On a trouvé des douilles en bas
et dans l'escalier.
L'échange de tirs s'est poursuivi
et s'est terminé ici.
Donc...
Cagliostro
arrive à arrêter le Mexicain
car il n'a plus de balles.
Mais il a une autre arme. Il lui tire dessus.
Avant de mourir,
le commissaire réussit à tirer.
Il le tue à son tour.
- Tu dis n'importe quoi. - C'est plausible.
Tu dis n'importe quoi !
Je suis con au point de me faire avoir comme ça ?
Il y avait quelqu'un d'autre !
Un autre qui nous a tués tous les deux !
On va attendre le rapport de la Scientifique.
Bien sûr.
Tu fous quoi, là ? Tu te tires ?
Vous allez tous vous tirer ?
Putain.
Viens, on y va.
Descendez, je vous rejoins.
Pas toi, Rambelli.
Pas toi, putain. Regarde, c'est flagrant.
C'est flagrant, Rambelli.
Il y avait quelqu'un d'autre.
C'est toi qui as tué Leonardo.
Anna le connaît.
Elle connaît le type qui m'a tué.
Je dois le connaître aussi, Rambelli !
Anna est en danger.
Je t'en supplie.
Tu m'entends.
Oui, tu m'entends forcément.
Tu m'entends, pas vrai ?
Regarde bien, Rambelli.
Je me suis fait piéger.
On le connaît.
Rambelli.
Rambelli, aide-moi.
Qu'est-ce que tu fous ? Toi aussi, tu te casses ?
Putain !
J'ai déjà vécu cette scène tellement de fois...
Un type assassiné,
les flics qui débarquent.
Ils cherchent des preuves puis s'en vont.
Mais cette fois, c'est sur ma mort qu'ils enquêtent.
T'es sûre de pouvoir rentrer ?
T'es sûre ?
J'enverrai un texto à Raffaele
parce qu'il doit être mort d'inquiétude.
Ton texto, tu me l'envoies à moi.
- D'accord ? - Oui, c'est bon.
La mort est indissociable de la solitude.
La solitude du mort
et celle de celui qui survit.
Certains s'isolent et tentent de se changer les idées.
D'autres s'épuisent physiquement,
en espérant que la fatigue fera passer la douleur.
D'autres ont la chance d'avoir des proches
qui les soutiennent dans les moments difficiles.
Mais parfois, ça ne suffit pas.
On finit alors par accepter
sa solitude.
Jusqu'au moment où un évènement imprévu survient.
- Tu me vois ? - T'es taré, toi.
Attends.
Attends ! Tu me vois ?
Attends !
Attends !
Alors, ce qui semblait impossible
ne l'est plus.
Adaptation : Mahdi Benfeghoul
Sous-titrage : HIVENTY
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