All language subtitles for L.Intervention.2019.BDRip.1080p.FRE

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Original subtitles

...

Musique reggae

...

Les enfants saluent François, le chauffeur.

...

-Bonjour !

Bonjour, Louise.

Ton frère est encore malade ?

-Tu parles !

Il est pas malade.

Il colle le thermomètre à une lampe et maman voit rien.

-Mais qui va à l'école, va devenir médecin

ou astronaute,

contrairement au chouchou !

-C'est ça.

Muezzin

...

(Somali) -Bonjour, Zyed. Comment ça va ?

-Bien. Et vous, Miss Jane ?

-Très bien. Bonne journée, Zyed.

Atmosphère bruyante et gaie

...

-Salut, François. -Salut, Bernard !

-C'est Bernard le renard ! -Salut, Gary.

-BERNARD LE RENARD !

(Anglais) -Bouge pas ou je tire.

Cris d'enfants

C'est compris ? C'est compris ?

-On ne bouge plus !

On se tait !

-Frontière somalienne, tout de suite.

-Gary !

Gary !

Musique sombre

...

Une maîtresse fait la leçon à côté.

-Il t'en manque combien ? -Quatre. Et toi ?

-Tous.

-J'arrive.

Musique lente

...

-On va pas à l'école ?

-La ferme !

-Écoutez-moi !

Vous restez tous assis !

Je veux plus un seul bruit !

Sinon...

Musique sombre

...

-Si tu ralentis, t'es mort.

T'as compris ? Accélère maintenant !

Le car accélère.

Ne les laisse pas te dépasser !

Il arme.

Hurlements

Musique de tension

...

Accélère !

Accélère !

...

-Fermez la frontière !

-Reçu. La herse !

...

Hurlements

François essaie de rallumer le moteur.

...

L'homme crie.

-Non... Non, non, idiots ! Ne fermez pas la frontière !

Lève-toi.

Il arme.

Ne me fais pas perdre mon temps.

Viens.

-Les enfants !

-Tu vois ces soldats ? Tu vas leur dire de s'en aller.

C'est compris ? -OK.

-Vas-y.

Musique lente

-Arrête-toi ! -Arrête-toi !

-Tirez pas !

...

-C'est bon ? Elle acquiesce.

-Doucement, chérie. -Ça fait mal !

-Montre-moi. Je vais te dire ça.

Ils ont fait quoi ? -Quoi ?

-Bah...

ils se sont trompés de côté ! -N'importe quoi !

-J'ai jamais eu l'appendicite.

-Alors, t'es toujours un enfant.

-Exactement. -C'est fini, oui ?

Moi, je suis un enfant ?

-M. Gerval ! Téléphone.

-Tiens. -Merci.

-Merci. J'écoute ?

Très bien. Merci.

Pierre, c'est André. Réunis Lorca, Campère et Larrain.

Je te rappelle. À tout'.

Confusion d'embouteillage

-Vingt-et-un enfants retenus par quelques terroristes

dans un bus entre la France et la Somalie.

-Revendications ?

-Départ immédiat de la France, libération des politiques.

Rien de nouveau et rien d'acceptable.

Il y a trois enfants américains et les Yankees mettent la pression.

Ils ont envoyé un conseiller militaire nous forcer la main.

J'ai eu le général Favrart qui commande là-bas.

La légion va se déployer, mais sûrement sans intervenir.

-Pourquoi ? -C'est des gamins de leur base.

-Compréhensible.

-Et puis qu'est-ce qu'ils feraient ?

Y aller à la mitrailleuse ? Ces situations, c'est pas leur fort.

Les conseillers du président se font dessus.

Elle soupire.

On négocie, on s'affaiblit dans la région.

On intervient, on a des enfants morts à la une.

Potentiellement sous nos balles. -Donc ?

-Vous voyagez en civils. Vol régulier jusqu'au Caire.

Vous rejoignez un transport de troupe

et vous attendez les ordres.

Va falloir montrer en quoi votre unité spéciale est spéciale.

-Très bien. Michelle !

Et le conseiller américain ? -Tu te démerdes.

N'oublie pas, t'es au service de la République.

Et la République, c'est nous !

Musique jazzy

...

-Hé !

T'as vu ?

Elle peut dire oui ?

On est en civil et je l'avais sur moi.

Je devais dîner avec Cécile.

Elle peut dire oui ou pas ?

On est ensemble depuis cinq ans. -Lorca.

-J'ai pas peur qu'elle dise non, mais qu'elle dise oui par...

-Lorca ! Copain, c'est pas mon métier.

-Hé, regarde.

J'ai découpé ça avec un vieux manteau. Des bretelles...

tu fais un point là.

-Les armes, c'est un alibi. Sa passion,

c'est la couture. Ça s'arrange pas avec l'âge.

-Un problème avec mon âge ? -Pas du tout !

Tu feras quoi de tout ça derrière un bureau ?

-Je l'offrirai à ta femme.

-J'en ai pas. Mais tu seras ma demoiselle d'honneur.

-Ouais... -Georges !

C'est quoi, ça ?

-C'est pour me faire beau pour toi.

-Bon, ben rajoutez sèche-cheveux.

-Campère !

T'es déjà allé en Afrique ?

-Quand j'ai été appelé.

-Et c'est comment ?

-Chaud !

-Mais Djibouti, c'est comment ?

-Il fait très chaud !

-Commandant ! -Bonjour, Capitaine.

-Je viens seulement d'avoir l'information.

-Toutes les armes vont en soute. -Mais mon avion est plein.

-Comment ça ?

-De passagers.

J'ai plus de place, moi.

Il rit doucement.

-Écoute, connard, laisse-nous monter ou on te casse les deux jambes.

Compris ? Ou on te fume.

Vrombissement d'avion

-Capitaine ! Capitaine,

je me porte volontaire. -Volontaire ?

Qu'est-ce que vous foutez là ?

-Je suis l'institutrice.

Je veux les rejoindre. -Rejoignez les parents en ville.

J'ai assez d'ennuis comme ça.

-C'est les enfants qui ont besoin de moi.

Ils sont seuls ! -J'ai été clair !

Personne ne s'approchera

de ce bus !

Vous dégagez !

Dégagez.

Madame, revenez ! Merde.

Revenez !

-Capitaine.

-Mon général.

-C'est quoi, ça ?

-L'institutrice des enfants.

-Ben, bravo !

On est passés à 22 otages.

Porte du bus qui s'ouvre, ordre donné en anglais.

-C'est Miss Jane. Elle vient nous chercher.

(Anglais) -Arrêtez-vous tout de suite !

Il tire.

Musique sombre

Retournez là-bas tout de suite.

-Je suis la maîtresse des enfants. Je veux juste les voir.

Je suis américaine, pas française.

-Américaine ?

Il apprécie.

On a pas besoin de vous, maîtresse.

Les enfants vont bien. Maintenant,

allez-vous-en !

-Pour l'instant peut-être, mais pas pour longtemps.

Vous aurez besoin d'aide pour vous en occuper.

Le chauffeur n'est plus là. Moi, je peux vous aider.

-Si les Français veulent

sauver les enfants, tout ira bien.

-Ils se préparent.

Croyez-moi, vous aurez besoin de moi.

-Dites-moi ce qu'ils font, alors.

-Ils ont fait venir la légion.

Musique sombre

...

-Ça va ?

Les enfants...

tout va bien se passer. Je suis là. Ok ?

Alors, qui a faim ?

Qui a envie de faire pipi ?

Musique rock

...

-Voyons à quelle sauce

on va se faire manger.

...

-Rob Shafer.

-Capitaine Gerval.

C'est vous, le conseiller ?

-Relax. Je suis observateur, c'est tout.

-Bon français.

-J'ai fait l'Indochine.

-Le Vietnam ?

-Vous parlez américain !

-Je le comprends. De là à le parler.

-Je vous apprendrai. -Pierre !

On décolle !

...

-Putain !

C'est la France, là ? -On dirait Nanterre.

-Putain ! Monsieur ?

Sir !

Excuse me.

Your holster, it's a real ?

Je veux dire, c'est le même que Clint Eastwood ?

Les autres se marrent.

Je peux le voir ?

Moi aussi, j'en ai un. -On a choisi

Georges pour être informés

des dernières modes.

-Je croyais

qu'y avait qu'un critère de sélection.

-T'inquiète pas pour mes résultats au tir.

Thank you.

On a été choisis pour la même raison. Pourquoi t'as accepté ?

-Pour les cheveux. Je devais plus les faire couper.

-C'est beau, la jeunesse.

-Et toi, pourquoi ?

-J'avais pas le choix. Le génie allait me virer.

-Georges ici présent a voulu prouver qu'il pouvait

déposer une grenade sous un char

avec une voiture télécommandée.

-Je me suis un peu planté.

-T'as fait exploser le dépôt de munitions !

-La moitié du dépôt !

-Une grenade antichar sous un char,

Georges !

-Bon, ça va. Ça va !

-Pourquoi t'as accepté ?

-On a fait nos classes ensemble.

-Fais gaffe ! Il est là par conviction.

-Et Larrain ?

-Parce que c'est le meilleur.

-Bernard ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Fais voir.

-Aïe ! Aïe !

J'ai rien fait, madame.

Je demandais

si on allait à l'école. -Ok, Bernard.

Il va falloir qu'on soigne ça.

-Mais je m'en occupe. D'accord ? -D'accord.

-Tu n'as pas froid ? -Non, ça va, madame.

Essaie de te reposer.

Ça va aller, d'accord ? Ça va aller.

Il soupire.

-Qu'est-ce qu'il y a, maîtresse ?

-Qui a frappé le gamin ? Il est blessé.

Il faut le soigner ou ça va s'infecter.

Laissez-le partir. -Si Dieu le veut, ça ira.

-Non, ça n'ira pas !

Ça ne changera rien qu'il s'en aille.

Musique tendue

...

-Et si je le tuais tout de suite ?

Ce serait plus simple.

-Je doute que la légion apprécie.

-Retournez à l'intérieur, maîtresse.

Musique sombre

...

-Putain ! Pauvres gamins.

Il soupire.

-C'est vous, la cavalerie ?

On m'avait promis

l'élite de la gendarmerie. Eh ben !

Ça promet !

Qui est le capitaine Gerval ?

-C'est moi, mon général.

-Trouvez-leur des quartiers.

Vous êtes le fils

du colonel Gerval du 11e choc ?

Comment va-t-il ?

-Il est mort l'année dernière.

-C'est vous, le cow-boy de la CIA ?

Ben, vous n'avez pas le physique du diplomate. Venez.

-Il a pas tort.

Musique rythmée

...

-C'est quoi, ces guignols ?

-Faut que j'y aille. -Vous vous ennuyez déjà ?

-En reconnaissance.

Je dois trouver une position de tir. -Calmez-vous !

On n'y voit rien.

-Si ça se gâte, il vaudrait mieux qu'on soit en place. Au cas où.

-On n'a pas encore d'ordres de Paris.

Les enfants dorment, il se passera rien.

-Bon.

Les preneurs d'otages ? -Rahmani !

-Quatre individus lourdement armés.

Tous rebelles

qui veulent le rattachement à la Somalie.

-Pas d'ultimatum ?

-Demain au crépuscule, ils exécutent les enfants.

-Y a du mouvement.

-C'est quoi ce bordel ?

Il va où, ce con ?

Shafer, vous saviez que la Somalie accueille des terroristes ?

-Bien sûr. Mais c'est pas pour la même cause.

-Appelez Paris. Gerval,

faites votre reconnaissance, mais à distance.

-Bien sûr.

-Rahmani, suivez-le.

-Je l'emprunte. -Mollo, j'aime ma...

veste.

-Le rail de fixation

dans l'optique bouge parfois.

-Putain ! Ça a condensé !

-Démerde-nous ça.

-Attends.

Je savais que ça servirait.

-Le matos va tenir avec cette chaleur ?

-C'est pas le matos, le problème. Ce sera nous.

Pourquoi ça marche pas, ce truc ?

-Pierre, t'en penses quoi ?

-C'est super. Elles font combien, leurs lames ?

20 centimètres ? -22.

C'est réglementaire.

-C'est pas du tir de précision. -C'est la légion.

-Ouais, on fait pas le même métier.

-Vous êtes des fiottes.

-Il est bizarre, quand même.

-Vous connaissez le jeu du marteau ?

Ça se joue à deux. Chacun enfonce un clou un peu

dans une table. Tu te noues un foulard au front...

et le premier qui a enfoncé le clou a gagné.

-Avec la tête ?

-Non, avec ta bite. Évidemment !

C'est le jeu préféré de ces gars.

-Jean-Luc ? -Il se fait des copains.

-Larrain ! Lorca...

prenez vos fusils et venez.

Je pars en reconnaissance.

Postez-vous sur un toit en couverture.

-T'avais quel âge quand t'es monté dans un bus comme ça ?

Je devais avoir 12 ans à tout casser.

T'en as rien à foutre, toi.

T'es pas du genre à avoir des gosses.

Tu sais comment on t'appelle ?

La Machine.

Je sais que t'es le meilleur, mais putain, fais un effort.

-Tu sais rien, Lorca.

T'es juste une bouche qui parle à tort et à travers.

Tu tirerais cent fois mieux si t'arrêtais de parler.

-C'est ce que je dis. T'en as rien à foutre.

Ces mômes, rien à foutre. -On s'en fout, des mômes.

-On s'en fout ?

-Les victimes, c'est pour les psys et les politiques.

Mais seulement si t'as fait ton boulot.

Toucher ta cible.

C'est ça, ton problème.

T'en as pas d'autres.

J'ai trois enfants.

Si tu le dis, je t'égorge.

-Putain, y a nulle part où se planquer !

-On est trop près !

Gerval !

Merde !

-Qu'est-ce qu'il fait ?

Il veut régler ça tout seul ?

Musique sombre

...

Ils arment.

...

(Somali) -Morad, c'est bon.

Ils vont nous aider.

...

...

La porte du bus s'ouvre.

-Vous voulez tenir ma jupe ou quoi ? Je vais pas m'enfuir.

Vous pouvez vous retourner ?

Elle s'exclame.

-Madame ?

-C'est rien !

C'était juste un serpent ! Je vais bien...

J'arrive.

Elle fait pipi.

Musique lente

...

Je déteste les serpents.

Fracas métallique

-Oh, putain !

-Vous voyez, maîtresse, nous avons des amis.

Musique rapide

...

...

-Oh ! Oh, qui a allumé ces putains

de projecteurs ?

Éteignez-les !

-Vous êtes qui ?

-Gendarmerie de Paris.

-Ah ! Les cadors de la métropole.

Il rit.

Vous avez peur du noir, alors on allume.

-On est du même côté.

-Je crois pas. Les vieilles tapettes...

-Gros tas, t'as sucé trop de chèvres dans le désert.

-Ah, ouais ?

-Vous arrêtez, soldat !

Je suis lieutenant !

-Et tes barrettes, gendarmette ?

-Ouais, on est en civil.

-Je suis peut-être une tapette,

mais pas vieux !

-Il aime pas trop

les légionnaires. -C'est quoi, ça ?

-Il lui a parlé de son âge.

-Ah oui !

-OK.

-C'est quoi, ça ?

-Changez de ton immédiatement.

-C'est quoi ça, mon général ?

-De la diplomatie de terrain.

Ils allument ? On allume.

-J'aurais pu me faire descendre. Merci.

-Alors, votre balade ?

-Le terrain est pas évident.

J'ai trouvé un emplacement. C'est pas l'idéal.

-Où est votre copain ?

Le hippie de la CIA.

Suivez-moi. Firmin !

Amenez Shafer, même s'il est aux chiottes.

C'est quoi votre truc ?

-Un tir simultané.

-Un quoi ? -Cinq fusils synchronisés.

Une seule détonation.

S'ils tombent en même temps, personne riposte.

-Bravo !

-C'est faisable, ça ? -Bien entraînés, oui.

-Vous avez essayé en dehors de l'entraînement ?

-Oui, mon général.

-Et alors ? -En mission, une fois.

-Ça a marché ?

-Pas parfaitement. -Eh ben !

C'est rassurant. Vous en pensez quoi, vous ?

-J'adorerais voir ça.

-Si la Somalie engage ?

-On aura besoin de vous.

-Ce sera un bain de sang avec les enfants.

-Vous avez mieux, général ?

-Laissez-nous, Shafer.

Vous croyez à vos conneries ?

-Bien sûr !

Mon unité a été créée pour intervenir sans faire de morts.

Enfin, pas dans notre camp.

-Qu'est-ce que vous faites en Somalie, maîtresse ?

-C'est une longue histoire et je ne la raconte pas aux inconnus.

-Vous aimez les Français.

-Je me moque des Français. Il n'y a que les enfants qui m'intéressent.

-Les enfants blancs ?

-Peu importe la couleur.

-Vous savez, c'est pas un endroit pour une gentille fille comme vous.

Vous devriez trouver un bon mari avec qui faire des enfants.

-Peut-être bien que j'ai été mariée.

Peut-être même ai-je eu des enfants.

Peut-être sont-ils morts dans un accident d'avion.

Ou bien qu'ils sont à la maison et qu'ils m'attendent.

Peut-être bien que j'aime vivre dans des trous paumés.

Ou peut-être que tout ça, ce sont des conneries.

Aujourd'hui,

ma vie est ici avec ces enfants.

Et je ferai ce qu'il faut pour les protéger.

-J'ai été professeur moi aussi.

Il y a longtemps.

Moi aussi je veux protéger les enfants.

Les enfants de mon pays.

Pour qu'un jour ils soient libres.

Vous voulez du khat ?

(Somali) -Tu perds ton temps.

On ferait mieux de la tuer

maintenant. -Morad...

Toujours aussi pressé.

On s'en débarrassera quand on évacuera

les enfants vers la Somalie.

Je te laisserai même t'en occuper puisque c'est si important pour toi.

-Tu perds ton temps, je te le dis.

-T'as déjà tiré pour tuer ?

Je croyais que la vie d'un forcené valait celle d'un otage.

"S'engager pour la vie", c'est notre devise.

-On cherche pas qui a tort et qui a raison.

Ils ont pris des enfants en otages.

Tu devrais même pas te poser la question.

-T'as pas répondu à la mienne.

-Deux fois.

J'ai descendu deux mecs.

Ça me réveille encore la nuit. Pas toujours,

mais euh... voilà.

Soit t'acceptes ça,

soit tu t'en vas. Ou fais comme Larrain.

Et pour toi, une cible est une cible, vivante ou en papier.

Et tu deviens un enculé.

-Pierre, s'il te plaît.

Bon, voilà comment ça va se passer.

Rassemblement à 5 h.

Le terrain : Français, Somalie, bus.

Ça, c'est notre position de tir.

Musique jazzy

...

Gerval explique les positions.

...

-Capitaine !

Paris en ligne.

-Positionnez-vous et n'engagez que s'il n'y a qu'un terroriste à bord.

*On ne va pas blesser un enfant !

-Je comprends pas l'ordre. Les preneurs d'otages sont quatre.

Il est impensable que trois s'éloignent.

*On risque qu'ils évacuent les enfants et on les reverra jamais.

-La diplomatie trouvera une solution.

-"Trouvera" ? Ils sont en face de nous !

*Vous parlez de putain de diplomatie malgré ces gamins ?

-Arrêtez l'hystérie !

-Pour négocier...

-Madame, j'ai constaté des mouvements suspects du côté somalien.

-Vous m'emmerdez ! Si j'ai envie de discuter,

*j'ai un club de bridge.

Vous avez vos ordres, c'est tout.

Musique martiale lente

...

Musique sombre

...

-Putain ! Fait chaud.

-T'as encore rien vu.

-Il nous faudrait du talc.

-Pour le cul de Lorca ?

-En position.

Voyons ce que ça donne.

Larrain, vous prenez chemise orange.

Campère, vous avez moustache.

Pierre, tu prends Bob Marley.

Lorca, le chef.

Je prends le report de tir.

Passez le code.

-Un, prêt.

-Deux, prêt.

-Trois, prêt.

-Non !

-On recommence.

-Un, prêt.

-Deux, prêt.

-Trois, prêt.

-Quatre, prêt.

-Guêpe à Reine Mère.

-Ici, Reine Mère, à vous.

*-Le tir est dégagé.

Quatre cibles. Demande permission d'engager.

-L'ordre n'a pas été modifié.

*Terminé.

-André ! -Ouais ?

-On attend quoi, là ? C'est quoi, l'ordre exact ?

-Repos.

On ne tire que s'il n'y a qu'un preneur d'otage dans le bus.

-Quoi ?

-C'est quoi, ça ? -Tes sérieux ?

-On est cinq !

-J'ai dit "pour l'instant".

La diplomatie bosse.

-On attend Giscard et des petits fours ?

-On attend l'ordre.

-Si on pouvait attendre au bord d'une piscine, moi je...

-M'en parle pas !

-En position ! On reprend le code.

Musique sombre

...

-Putain ! On rentre comme dans un moulin dans ce bus.

-Ça, c'est marrant !

C'est ce que Cazeneuve disait de ta fiancée.

Il rit.

-L'écoute pas. Il est pas fait pour le soleil.

Il débloque. -Passez le code.

-Vous parlez de ma fiancée ? -Chut, chut.

Un, prêt.

-Deux, prêt.

-Non.

Ces gamins

bougent trop !

-On reprend.

Musique dramatique

...

*-Reine Mère à Guêpe.

-Ici, Guêpe.

*-Le ravitaillement du bus descend. Repos, terminé.

-Reçu. Terminé.

Repos ! Larrain, restez en observation.

-Capitaine ! -Ouais ?

-À 2 h, capitaine.

Musique inquiétante

...

-Guêpe à Reine Mère. *-J'écoute. À vous.

-Ça bouge, côté somalien.

*-Vous pouvez préciser ?

-Au moins une section d'assaut et deux MG-42.

...

60 douaniers armés, c'est beaucoup pour un petit poste.

*-Pour Paris, rien de suspect

du côté somalien.

-Ben, si Paris le dit... Compris, terminé.

Pet Campère !

-Pardon.

-Non !

-Ça va, c'est la chaleur. J'ai les sphincters fragiles, moi.

-Putain !

Georges, merde !

-Vite, vite.

-Tu laisses des enfants partir ?

Rends les choses faciles.

-T'occupe pas de ce qui est simple ici, l'Arabe.

-Alors, dis avec qui on peut négocier.

-Négocier ?

Il n'y a rien à négocier.

C'est ce que vous avez fait en Algérie ?

Négocier ?

-Laissez-le emmener l'enfant blessé. -La ferme, maîtresse !

-Un blessé ?

-Rends-nous la fillette !

Rends-la-nous !

-Baisse ça. -Me force pas à tirer.

-Baisse ça. -Pousse-toi !

-Capitaine, on a un problème.

-En position. Immédiatement !

-Guêpe à Reine Mère.

*-Ici Reine Mère. -Rahmani a une petite.

Ils les tiennent en joue.

-Ne m'oblige pas à tirer !

S'il vous plaît ! -Baisse ton arme.

-J'en vois que trois.

-Pareil.

-De l'autre côté du car à l'avant.

-La petite me bloque.

-Vous pouvez engager ? *-Négatif.

Trop de mouvement.

-Baisse ça.

-S'il vous plaît !

-Laissez-les partir ! Faites preuve de bonne foi, Barkad.

(Somali)

-La ferme ! Ne le laisse pas partir, Barkad.

-T'inquiète pas.

Je sais ce que j'ai à faire ! -Baisse ça !

-Qu'est-ce que vous attendez ?

*Allez-y, Gerval ! -Ferme ta gueule, toi.

Campère ? -Je l'ai.

-Cazeneuve ?

-L'instit est très près.

-Seulement si c'est propre.

-Pas un pas de plus ! -Baisse ton arme.

-Les enfants, allongez-vous

et fermez les yeux ! Maintenant !

-La ferme, j'ai dit !

-Pas un pas de plus.

-Baisse ça.

Musique triste

...

-Il n'y a pas de bonne foi ici,

maîtresse.

...

-André ! André, qu'est-ce qu'on fait ?

-Posez vos armes. -Ils l'ont buté !

-Posez vos armes !

Ça vous a pas suffi, Lorca ?

Vous voulez un carnage ?

On vient sauver les enfants, pas jouer les héros !

...

On va intervenir, mais à notre manière.

C'est compris ?

...

...

-Y avait une chance de le sauver.

-Y avait surtout une chance de perdre aussi l'instit

et de démarrer une boucherie.

-Ça aurait pu mal tourner. Je veux pas d'enfant sur la conscience.

-Un gendarme mort,

ça te fait rien ? Ça aurait pu être toi ou moi.

C'est la petite qui lui a sauté dessus.

-Ferme-la, Lorca.

Il pouvait la virer et la mettre avec les autres.

Faut pas se prendre pour une assistante sociale.

-Je veux rentrer à la maison.

-Tais-toi !

-La blessure du garçon a empiré.

Laissez-moi aller chercher de quoi le soigner.

Ils rient.

-Vous n'abandonnez jamais.

-Vous n'avez pas idée...

(Somali) -Content de vous voir. Tout est prêt ?

-Le car arrive bientôt.

On évacuera à la nuit tombée,

c'est plus sûr.

-Vas-y.

Il pousse un cri.

Ils rient.

-Laissez-moi emmener le garçon.

Je vous en prie.

-André, on va pas être assez nombreux, là.

-On dirait bien. -Hé, les gars !

Vous, je sais pas. Mais je me ferais bien une mousse.

-Georges !

-Quoi ?

-Ferme ta gueule.

-Repos, les gars. Lorca, vous venez avec moi.

Pierre, prends le commandement.

-Je ne fais rien pour le moment.

Cinq tireurs.

Non, pas plus.

-Écrivez à la famille Rahmani.

-Un des gendarmes a été abattu.

-Pour Rahmani... -Laissez tomber.

Vous ne pouviez rien faire. J'avais tort.

Allez chercher du ravitaillement pour ses hommes.

-Lorca, donnez un coup de main.

Mes hommes ne vont plus

tenir longtemps. Va falloir prendre une décision.

-Repliez-vous.

-Pardon ?

-Rassemblez vos hommes.

Si Paris avait voulu un tir, il en aurait donné l'ordre.

C'est clair : un seul terroriste à bord.

-Je comprends pas, là.

-Vous faites de la figuration pour votre copain qui n'est pas dupe,

le temps que nos énarques sachent qui payer.

-Ces types veulent pas de l'argent, mais leur pays.

Le général ricane.

Personne n'est à vendre !

Vous avez vu Rahmani !

Les gamins sont les prochains et vous le savez.

-Vous tiendrez combien ?

-Trois ou quatre heures.

-Très bien.

-Quand on aura tiré, ils pourront pas réagir.

Ils comprendront rien. Les enfants viendront à pied,

on les couvrira.

-C'est votre plan ?

-Oui. -Bon !

Si Paris trouve la foi, je rentre dans les ordres.

Le briquet ne s'allume pas.

...

-Il me manque un tireur.

-Pardon ?

-Vous avez fait le Vietnam, vous savez tirer.

-Officiellement... je suis même pas là.

-C'est trop facile, mon vieux.

Vous voulez que j'y aille ? Alors, salissez-vous les mains.

Personne le saura.

Faudrait communiquer avec le car.

-C'est-à-dire ? -Briefer l'instit.

-Vous voulez me parler ?

Après le gendarme, il s'attend à ce que la légion débarque.

Ils veulent calmer le jeu.

-Tenez. -Merci.

Elle boit bruyamment.

-Ça va mieux ? -Oui, merci.

-À part les fusils d'assaut, vous avez vu d'autres armes ?

-Oui, le chef a un pistolet.

-OK.

Des explosifs ?

-Des grenades. Une ou deux

par homme.

Ils sont fatigués, en manque de khat et très agressifs.

Ils attendent le coucher de soleil pour évacuer les enfants vers la Somalie.

-Bon ! Ben, je vais appeler Paris, moi.

-Il faut faire vite.

Les enfants tiendront pas longtemps.

Au fait,

vous êtes qui au juste ?

-On vient vous sortir de là. Vous sortirez en rang deux par deux.

-Comment ? Nous allons sortir en rang deux par deux ?

-Oui.

-Je savais les Français arrogants, mais pas suicidaires.

-Hé, on a deux sections

de la légion si ça tourne mal. Ça devrait suffire.

Que les enfants se tiennent

tranquilles.

Et évitent la ligne de tir.

-Ils ont entre six et douze ans, capitaine.

Il fait chaud, ils sont retenus par des dingues.

-Hum ?

-Je ne peux pas faire de miracle.

À part en les droguant, peut-être.

-Ça peut s'arranger.

-M'dame.

-Lorca !

Il va nous falloir beaucoup de somnifères.

Gerval continue d'expliquer.

-Merci.

Musique très lente

...

-Putain, j'ai faim !

-J'ai soif !

-Georges ? -Oui ?

-Ma voisine est partie en maison de retraite.

L'appart est bien. Viens le voir.

-Arrête avec ça !

Pourquoi je quitterais maman ?

Je suis bien. Je peux faire

mon bazar, j'ai pas de loyer.

Elle est super, Mireille.

Si je pars, comment elle fait ? Et moi, comment je fais ?

-Lieutenant, vous devriez voir ça.

Musique de tension

...

À 2 h dans la jeep au fond.

...

-C'est quoi, cette connerie ?

...

-Vous êtes revenue,

maîtresse. C'est bien.

-Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis.

Les enfants !

Chacun une bouteille. Il fait très chaud.

Quand il fait chaud, on boit beaucoup d'eau.

Soupir de plaisir

Musique lente

...

-J'ai jamais mangé d'aussi bonnes sardines. Sardines ?

...

-Merci, qu'on dit.

Ou alors, on fait un petit sourire.

...

-Dans la jeep.

...

-Merde !

-Je l'ai observé. Il commande peut-être pas,

mais il donne beaucoup d'ordres.

-Psst ! Shafer !

Va manger un morceau. Dis aux hommes de se préparer.

Dans la jeep à 2 h.

-Et merde !

-Vous saviez ?

Paris le sait ?

-Non, on n'était pas sûrs.

-C'est quoi ? GRU, KGB ?

-Plutôt KGB.

Il claque la langue.

Je ne ferais pas ça à votre place.

Vous aurez plus un ordre débile,

mais une interdiction.

André,

sure...

je sais tirer. Bien sûr, mais...

votre truc en simultané, je suis pas entraîné pour ça.

-C'est simple.

On compte jusqu'à trois.

-Pardon ?

-Chaque tireur donne son numéro. Vous serez le 5e.

J'indique une cible. Si c'est dégagé, dites : "Cinq, prêt."

Je suis le dernier. Si ma cible est claire,

je dis zéro. On compte jusqu'à trois dans notre tête,

et on tire.

Shafer rit.

-C'est le truc ? Compter jusqu'à trois ?

-Voilà.

-Pourquoi "zéro" et pas "feu" ?

-"Feu", c'est stressant.

Il s'étonne.

-En position ! Shafer, à ma gauche.

Musique lente

...

Larrain, vous prenez le géant.

Shafer, vous prenez

la chemise orange.

Préparez-vous.

...

Passez le code.

-Un, prêt.

-Deux, prêt.

-Trois, prêt.

...

-Non... Non.

-On reprend !

-Un, prêt.

Rythme lent africain

...

Musique de suspense

...

Il parle en somali.

...

Il soupire.

...

-Papa ?

Musique inquiétante

...

-Guêpe à Reine Mère.

*-J'écoute. À vous.

-Ils se préparent à évacuer les enfants. Un homme a quitté

le car, c'est le moment.

*-Négatif. Pas plus d'un terroriste dans le car.

-Je vais être plus clair. La nuit va tomber, mes hommes aussi.

On reverra jamais les enfants. Vous comprenez ça ?

*-Négatif. Les Somaliens ont été clairs.

Toute tentative sera un acte de guerre.

-OK.

Repos !

Il attire leur attention.

Larrain !

Bon...

on n'aura pas d'ordre de l'Élysée et les enfants disparaîtront.

Soit on plie maintenant et on rentre à la maison...

soit on sauve ces enfants.

Voulez-vous prendre le tir ?

La question est simple.

-Mais vous, vous voulez faire quoi, capitaine ?

-C'est à vous de décider, pas à moi.

Comprenez que sans ordre présidentiel...

on risque gros.

Tous.

Musique rythmée

...

Guêpe à Reine Mère. *-Ici, Reine Mère.

-Soyez prêts. Mettez vos sections en alerte.

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

-Qu'on pouvait y aller.

-Il va pas y aller sans ordre ! Vous croyez que si ?

-Passez le code.

-Un, prêt.

-Deux, prêt.

-Trois, prêt.

-Quatre...

prêt !

-Cinq...

prêt !

Musique forte

...

-Zéro.

Musique lente

...

Confusion générale

...

-Qu'est-ce qu'on fait ?

-On attend. Ils savent pas où on est.

Ils ont juste entendu un coup de feu.

-Get up ! Get up !

On se réveille ! Allez !

Allez, réveillez-vous !

Allez, on se réveille !

On se lève ! On se lève !

Ordres en somali

Réveillez-vous, les enfants !

Il hurle.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que t'as fait ?

-S'il te plaît !

-Je t'en supplie ! -Qu'est-ce que t'as fait ?

Bris de verre et rafale

-Allez, on se lève ! On se lève !

Vite !

Levez-vous vite, vite !

Ordres donnés en somali

-Putain !

Hurlements

Il rit.

-Ils savent où on est

maintenant !

La musique lente couvre les tirs.

...

Il crie les dents serrées.

-Capitaine, la légion attend

qu'on soit tous morts ?

-Non, qu'on leur donne

l'exemple !

Larrain, seulement ce qui tient une arme !

Musique forte

...

Il hurle.

...

-Chargeur !

...

-Chargeur !

...

-Capitaine, capitaine !

Faut y aller maintenant !

-Georges, Pierre !

Suivez-le !

On vous couvre !

Shafer, allez-y !

-Je reviens !

-Soit, du côté des diplomates,

vous avez l'assurance d'une neutralité. Mais sur place,

si une décision n'est pas prise,

il n'y aura plus ni enfants ni gendarmes.

Je patiente.

Musique dramatique

...

-Drop your weapon.

-Vous êtes seul ? -Non.

-Vous êtes trois ? -M'dame,

ça va aller.

-Louise ! Va te cacher là-bas !

-Cache-toi au fond !

-Cache-toi !

Au sol ! Au sol !

...

-Chargeur !

Il crie.

-Georges, ça va ?

-J'ai pris une bastos

dans le pied, putain !

-Mais comment t'as fait ?

-J'en sais rien, connard !

...

Grenade !

...

Sons comme ouatés

...

Il tousse.

-On voit rien !

-Eux non plus !

Musique lente

...

Il crie et rit.

-La cavalerie !

-Fuck !

Musique lente

...

-On évacue !

-Doucement !

-Allez, viens, viens ! -Au sol !

-Doucement ! -Fais attention !

-Hurry up ! -Dépêchez-vous !

Ils encouragent les enfants.

...

-Prends déjà les gamins !

Monte !

Allez, go !

...

-Louise !

Louise ! Louise !

Ça va aller... ça va aller...

Ça va aller.

Elle pleure.

...

Musique lente

...

Musique triste

...

-Messieurs, vraiment, quelle réussite !

-Une réussite ?

Vous vous foutez de moi ?

Vous appelez ça une réussite ?

Vous direz ça aux parents de la fillette ?

Et en face...

vous avez vu en face ?

Vous nous prenez pour des bouchers ?

Vous étiez où, d'ailleurs, général ?

-On attendait les ordres, nous.

Imaginez ce qui se serait passé en y allant à la mitrailleuse ?

C'est pas une fillette qu'on aurait emmenée dans un cercueil.

C'est la classe entière.

Il pleure.

Musique au piano

...

Cris réjouis d'enfants

Musique calme

...

-Merci, capitaine.

...

Merci.

Merci beaucoup.

Merci.

-Elle est moche, ta bague.

Mais tu feras un bon mari.

Musique triste

...

Musique lente

...

Sous-titrage : ECLAIR

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