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C'était l'été
De nos 20 ans et nous étions amoureux
Et chaque instant était pour nous comme un jeu
Tous deux les yeux dans les yeux
Je me souviens de ta main contre la mienne
Tu étais mon prince charmant
Tu m'as quittée, tu m'as laissée l'âme en peine
Je marche seule à présent
C'était l'été
C'est tellement beau qu'on a... envie de mourir.
C'est vrai ce que tu dis Marlène, on a vraiment envie d'en finir.
Tu m'as embrassé, pourtant.
On s'en refait une autre, mais c'est super les enfants !
Vos chansons font rêver vos fans,
votre vie aussi... ça fait quoi d'être un modèle ?
Je sais pas si je suis un modèle,
mais c'est normal que les filles de mon âge
trouvent que j'ai de la chance. Parce que c'est vrai.
Mike et moi on vient de se fiancer.
On vit notre passion et on fait tout ensemble.
Mais comment on fait alors pour chanter la mélancolie
quand on a une vie parfaite ?
Mes chansons parlent de la joie, mais aussi du chagrin parfois.
Y'en a toujours un peu, on oublie pas.
Tu m'étonnes !
C'est pas parce qu'on pète dans la soie, que c'est tout rose.
Si les gens savaient...
Mais je suis là pour ça.
Bon, allez, Nicky on va y aller !
Ils sont fatigués. On reprendra cette interview plus tard
avec plaisir mais là, on a encore du travail.
D'accord...
Au revoir..
J'aurais des choses à vous dire, mais pas devant lui.
Je pourrais voir Nicky aussi ?
Passez demain après-midi, Franck sera occupé.
D'accord.
Alors ?
Alors...
à côté des paroles de ses chansons, moi j'ai fait polytechnique.
Mais bon, y'en a qui aime ça. Faut rien avoir dans sa vie !
Moi j'ai pas honte d'aimer les beaux sentiments.
Le miel conserve mieux que le vinaigre, comme on dit.
Ouais, ça dépend quoi,
pense à tes cornichons dans ton frigo, par exemple.
Je te parle de sentiment, d'art, de beauté,
Nicky, pour moi, c'est du miel.
Salut.
Marlène...
Ça va passer avec cette nana, je te dis.
- Tu mens ! Comme d'habitude ! - Merde ! Tu fais chier !
Non mais, attends, Mike...
me laisse pas seule !
Salaud !
Plante-toi, tiens, c'est tout ce que tu mérites !
Du miel, du miel... faut le dire vite !
Mais qu'est-ce que...
Marlène, que fait cette vision d'horreur
- dans mon triple homicide ? - Vous l'avez retrouvé ! Merci.
Présidente de Fan Club n'est pas de tout repos,
je dois prendre du travail au bureau.
Vous n'êtes pas trop... grande pour animer un Fan Club ?
Cette Nicky doit avoir quoi... 19 ans à tout casser.
22.
Ses chansons plaisent à tout le monde quel que soit son âge.
Je suis sûre qu'il y en a une qui vous correspond.
Ça m'étonnerait !
Et c'est vous qui signez à sa place ?
Faux et usage de faux dans le bureau d'un commissaire,
bravo !
Enfin, Nicky ne peut pas toutes les signer,
elle n'aurait plus le temps de chanter.
Ce qui ne serait pas plus mal.
Vous dites ça parce que vous ne l'avez jamais vu sur scène.
Si vous voulez, je vous fait inviter ce soir à "Salut les idoles".
"Salut" quoi ?
Cette émission de TV où passent toutes les vedettes de la chanson.
Elle est très populaire parmi les jeunes !
La jeunesse est un naufrage.
Allez commissaire, venez !
Ça sera plus amusant que d'écouter des vieux disques chez vous.
Merci, Marlène.
À lundi.
Bon week-end.
Belle
et efficace.
J'avais oublié le plaisir de travailler avec une personne compétente.
Vous êtes en train de me faire du plat.
J'aime votre humour.
Et votre rire aussi.
Séduisant, machiste, sexiste...
Vous n'avez aucune chance.
Tu fuis, Maillol ?
- Je dors jamais chez mes amants. - Sans exception ?
Mais tu n'est pas une exception.
- Bonjour j'ai RV avec Nicky. - Vous êtes sa mère ?
J'ai à peine l'âge d'être sa sœur !
Je suis Marlène Leroy,
la nouvelle présidente du fan club de Nicky.
Et j'ai été élue avec 95% des voix.
Je vais me renseigner.
C'était l'été
Je me souviens de nos baiser dans le vent.
Hier encore tu m'as embrassé,
pourtant.
Impec les gars ! Nicky, c'était parfait !
- On va cartonner ce soir. - On a intérêt sinon Franck va criser.
- Vous m'installez une table ? - On attend pas Mike ?
Non. Si ça continue, je vais engager Tony comme guitariste.
Composer me va très bien même si Franck aimerait virer Mike.
- Ray, tu m'aides ? - Non, je vais m'en griller une.
Le jour où vous trouverez les numéros de la loterie,
on en reparlera.
Jeff ?
Marlène, on est pas assez nombreux.
Vous vous joignez à nous pour notre rituel ?
Moi ? Merci beaucoup. J'adore les rituels.
Esprit, es-tu là ?
Oui.
Esprit...
Quel est ton message ?
M.
I.
K.
E.
Mike.
Quel est ton message au sujet de Mike ?
E.
S.
T.
M.
O.
R.
T.
Est mort ‽
Attends, c'est des conneries !
C'est ton inconscient qui exprime ta colère contre Mike.
Normal, jamais là quand on a besoin de lui.
- Les esprits ne se trompent jamais. - L'erreur est humaine.
Attends, ça te fait rire ?
- Non. - Calme-toi, Nicky.
Je vais à la maison de disque en voiture.
T'inquiète pas, je vais ramener ton Mike sain et sauf.
Merde !
- Allô ? - C'est moi.
Mike, vous n'êtes pas mort !
Formidable,
les esprits aussi font des boulettes.
Passez-moi Nicky.
Elle est sortie. La session de spiritisme l'a éprouvée.
Le commissaire dirait que ce sont des âneries.
Il faut dire qu'il n'a pas tort.
Mike ?
Quel garçon mal poli !
Tout ira bien.
Ce sera mieux demain.
Tout ira bien.
- Bonjour, je cherche Mike. - Il est au studio.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
- Que faites-vous là ? - Salut, Franck.
T'as pas vu Mike ? Nicky est dans un état.
Pas autant que lui.
Un garrot au bras, des traces de piqûre au coude,
une seringue à la main.
Manifestement une overdose. M. Soler,
- depuis quand il se droguait ? - Il n'y a pas de drogués chez moi.
Il prenait des antidouleurs. Il avait été blessé en Algérie.
Un prétexte en or !
Vous avez vu ou entendu quelque chose ?
Non, j'étais dans mon bureau avec ma secrétaire.
Mlle Lavigne.
Je savais pas qu'il était ici.
Je le croyais au studio TV.
Mlle Lavigne,
quelque chose à me signaler ?
Nicky ne va jamais s'en remettre.
M. Constantin...
Nicky et Mike étaient ensemble depuis longtemps.
Excusez-moi,
je suis pas du genre charognard,
mais c'est pour mes lecteurs, c'est vraiment important qu'ils sachent.
Comment s'était-il blessé en Algérie ?
- Vous étiez proches ? - Pardonnez-moi, mais c'est difficile.
Bien sûr, plus tard...
Laurence. Coucou !
Oui, c'est bibi qui a trouvé le corps.
C'est étrange Avril,
les hommes tombent comme des mouches dans votre sillage.
C'est la dure condition de femme fatale.
Je me demande si vous ne les tuez pas pour alimenter votre feuille de chou.
Pendant que vous faites des blagues à la hauteur de votre humour,
je sais que Nicky avait menacé Mike.
Bizarre, pour un couple idéal, non ?
Pendant que vous faites dans le courrier du cœur,
moi j'enquête. C'est une overdose, point final.
Vous êtes qui ?
- Bonjour journaliste à la Voix du Nord. - À la queue !
- Je dois voir Nicky... - À la queue !
- Mais je vais pas attendre tout ça ! - Je ne veux pas le savoir !
Mais j'y vais ! On peut descendre d'un ton ?
- Vous êtes qui ? - Marlon, je suis attendu par Nicky.
- Ah, le guitariste. - La rouquine est avec moi, aussi.
Mademoiselle, allez-y !
Oui vous.
Ça suffit ! Calmez-vous !
Je sais, je...
je comprends, c'est assez triste.
Très triste.
Mais c'est comme ça.
C'est un cinglé, j'ai cru qu'il allait me mordre !
On fait un métier dangereux.
Je vous présente Marlon, qui nous sauve ce soir.
Salut.
Marlon a accepté de remplacer Mike au pied levé.
Quoi, t'as pas annulé l'émission ?
Non, c'est pas possible !
Je comprends votre émotion, mais "the show must go on".
Je chanterai pas Franck. Tu peux pas me faire ça.
Je pensais que ça te ferait du bien.
T'as raison, je vais faire appeler Sylvie
ou Sheila, elles seront ravies.
Non, c'est bon.
Je vais le faire.
C'était l'été...
de nos 20 ans,
et nous étions amoureux
et chaque instant était pour nous...
- Désolée Franck, je peux pas chanter. - Attends, c'est pas possible, là !
Je peux plus te remplacer, alors chante !
Alice chante très bien.
- Quoi ? - Mais ça va pas ?
Rendez-moi service, ce soir et
je vous donne l'exclu sur Nicky pendant un an.
Chantal, disque.
Vous avez 15 minutes pour l'apprendre.
- C'est n'importe quoi, Marlène ! - Fais ça pour moi.
Une goutte de miel dans un océan de vinaigre.
Elle est numéro 1 au hit parade.
Elle chante mieux que personne l'amour et les espoirs de la jeunesse.
Elle a un gros rhume, mais elle a tenu à être là
en direct à la TV. Faites un triomphe à Nicky !
C'était l'été
de nos vingt ans, et nous étions
amoureux.
Et chaque instant était pour nous
comme un jeu
Tous deux
les yeux dans les yeux.
Mais qu'est-ce qu'elle fout ?
- Je sais pas. - Pourquoi elle chante pas ?
Serrez !
C'était l'été
de nos 20 ans et nous étions innocent.
Si je te disais que tu comptes beaucoup pour moi.
Même me rendre encore plus ridicule en ajoutant que je suis amoureux.
Mais...
- tu pars loin ? - Washington.
Ah, quand-même !
Je ne verrai plus Maillol. Je ne te verrai plus.
Vous avez un talent fou. Le public vous a adoré.
Quel triomphe !
Vous avez quelque chose à me demander ?
Je vais vous faire ma demande officiellement.
Acceptez-vous de rentrer dans l'écurie Soler.
Chanter ?
- Merci, mais j'ai déjà un travail. - Mais Nicky ? Vous voulez la tuer ?
On ne peut pas tout miser sur le même cheval.
Je vais vous emmener au sommet, Alice.
Il a pas compris. Non, je suis reporter,
ni choriste, ni play-back, ni guitare, ni tambourin : reporter !
On s'arrache ?
Michel Passart,
23 ans, alias Mike.
Mort d'une overdose.
Les ampoules retrouvées contenaient de la morphine.
Il a du commencer à en prendre
à cause de sa double fracture. Et peut-être...
...extrêmement mal soignée.
Commissaire ?
Oui.
4 ampoules,
ça fait vraiment beaucoup.
Même s'il avait voulu se suicider.
D'autant plus que la piqûre létale n'a pas été appliquée dans le bras,
mais dans le dos,
sous l'omoplate droite.
Impossible de se faire une piqûre à cet endroit-là.
Celui qui a fait ça, n'y est pas allé de main morte
J'ai trouvé des clichés dans ce dossier.
- Il a un hématome impressionnant. - Il a été pris par surprise.
La seringue et le garrot n'étaient qu'une mise en scène.
L'overdose ne collait pas avec les yé-yé,
mais un meurtre...
Cette enquête promet d'être rock and roll !
Une fricadelle/frites entre copines pour le dèj, ça te dit ?
J'aurais adoré, Alice, mais je ne peux pas,
le commissaire m'a demandé de l'aider dans son enquête.
Mike n'est pas un drogué, quelqu'un l'a tué.
Si c'est un meurtre, ça change tout.
Je vais trouver le coupable.
- Comment ? - En chantant, Marlène,
en chantant.
Quel revirement !
- Alors vous n'êtes plus reporter ? - Je comprends votre surprise.
Mais je vais vous expliquer. En fait, vous m'offrez
quelque chose dont je rêve depuis toujours
chanter... la vie des filles de mon âge.
Et c'est pas facile
d'accéder à son rêve,
d'accepter qu'il se réalise. Mais je vais enfin pouvoir chanter...
qui je suis...
et réparer mes blessures. Pardon...
On a tout ce qu'il faut là ! Je vais faire de vous une star. Votre âge ?
- Heu 25. - Non, 21.
- Et vous vous appelez... - Alice.
Non, Shirley.
Vos parents travaillent dur au marché. Ces sont des commerçants.
Et c'est là que vous avez découvert le...
le goût de la chanson et du public, les froids matins d'hiver,
entre la terrine de lapin et le foie de veau.
Vous n'êtes jamais tombée amoureuse,
vous attendez l'amour. C'est bon ça !
- OK ! - Bon...
Et ben maintenant, je vais m'occuper de votre look.
Qu'en pense-tu ? C'est gai ça, non ?
Ou alors ça ?
Je sais pas Tony. Je me sens très loin de tout ça.
La musique d'Ascenseur pour l’échafaud serait plus appropriée.
Michel Passart n'est pas mort d'overdose. Il est mort assassiné.
Quoi...‽ Assassiné par qui ? Pourquoi ?
Impossible, tout le monde adorait Mike.
Qu'est-ce qu'on lui a fait ?
Je laisse le soin à Mlle Leroy de vous le dire.
On l'a vacciné dans le dos. Mais le commissaire va trouver le coupable.
- Il les trouve toujours. - vacciné ?
On m'a rapporté une violente dispute entre vous deux, la veille de sa mort.
Enfin commissaire, vous allez pas accuser Nicky.
Elle vient de perdre l'homme qu'elle aime.
Éros / Thanatos un cocktail explosif, non ?
Pourtant à vous voir si ordinaire, on a du mal à imaginer
- un crime passionnel. - Iris nous avait prévenus.
Iris ?
Où puis-je trouver ce témoin ?
Iris, es-tu là ?
Iris est toujours là quand on l'appelle,
elle ne se trompe jamais.
Bon, j'ai pas toute la journée. Qui a tué Mike ?
Iris,
dis-nous qui a tué Mike.
Votre attitude n'aide pas.
Désolé, je n'ai pas l'habitude d'interroger des ectoplasmes,
- mais continuez. - Iris,
le commissaire enquête sur la mort de Mike. S'il te plaît,
aide-le et dis-nous qui a tué Mike.
Elle est pas très bavarde !
Je ne suis pas surpris. Il faut avoir une bouche pour cela.
Mike, es-tu là ?
Une force puissante entraîne ma main.
M.
A.
I.
L.L.
O.
L.
Maillol.
Ça veut rien dire.
C'est ridicule.
Maillol a tué Mike !
Super ! Magnifique !
Envoie un bisou. Fais un bisou.
Super !
Un mot, Laurence, un seul et je vous mords.
Laurence...
Laurence.
J'ai failli pas te reconnaître ! On dirait Nicky en rousse !
- Laurence a vu un fantôme ou quoi ? - Tu ne crois pas si bien dire.
Le docteur Maillol est revenue.
Mais c'est quoi ces conneries ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Les esprits n'existent pas !
Certaines femmes s'accrochent tellement aux hommes de leur vivant,
qu'elles les suivent jusque dans l'au-delà !
Vous devriez avoir honte, docteur. Laissez les vivants en paix !
C'est possible de reprendre la séance photo ?
- Oui bien sûr. - Oui...
- Grazie mille. - Ciao.
J'invite ceux qui veulent rendre hommage à Michel à s'avancer.
La famille d'abord, les amis ensuite.
Contacte-moi, Mike,
et dis-moi qui t'a tué.
Nicky me fait froid dans le dos. Y'a un truc pas net chez elle.
Alors qu'avec vous tout est normal.
- C'est carnaval tous les jours. - C'est ma couverture.
En même temps, ça couvre pas grand chose,
vous me direz, pour ce qu'il y a à voir...
C'était une belle cérémonie. Mike et moi on était pas super potes,
mais j'avais beaucoup de respect pour le musicien.
Il avait beaucoup de talent.
Vas-y, Nicky, pleure, ça fait du bien.
Vas-y, pleure.
Nicky...
Nicky.
Non mais ça va pas !
On vient à peine d'enterrer Mike.
C'est toi qui l'a tué ?
Je sais, j'ai merdé pour le baiser mais jamais j'aurais tué Mike !
En plus j'étais avec toi quand il est mort !
Tu aurais pu payer quelqu'un !
T'es complètement cinglée !
Maillol ‽
Bonjour commissaire.
Alors ? Du nouveau sur le meurtre de George Harrison ?
La victime s’appelait Michel Passart.
Michel Passart était guitariste,
comme Harrison.
Dans les Beatles !
- Les Beatles ? - Je suis pas venu parler rockabilly.
Même si vous n'en avez pas l'air, vous êtes un scientifique,
- et donc votre avis m'intéresse. - Vous me flattez.
En quoi puis-je vous éclairer ?
Je voulais juste savoir ce qu'il y a après la mort.
Une fois les fonctions vitales, le cœur, la respiration,
de l'activité cérébrale arrêtés,
les tissus et les cellules explosent.
- Puis suivent la liquéfaction... - Oui oui,
Je sais tout ça. Je parlais d'après.
Victor Hugo, Arthur Conan Doyle, lui-même médecin,
croyaient en une vie après la mort, en une communication
- avec les esprits. - Ils se sont mis à le croire
après la mort d'un enfant.
Un deuil impossible peut affaiblir l'esprit le plus brillant
Je suis d'accord avec vous. C'est ce que j'ai toujours pensé.
Non, c'est pas possible.
Y'a rien après la mort.
Ceci dit, on ne l'a jamais prouvé.
Ma mère est haïtienne. Ça reste entre nous mais...
enfant, je voyais souvent le fantôme de mon papy Maurice.
Ça n'existe pas. Ça ne peut pas exister !
Non, si vous voulez du feu, y'a un briquet sur l'étagère.
Je dois vous lire cette lettre, elle est bouleversante.
"Chère Nicky, vous pourriez être ma fille,
"c'est pourquoi je n'ai pas honte de me confier à vous.
"Je suis un homme plus très jeune, bien seul depuis la mort de ma femme.
"La maladie l'a emportée, et avec elle,
"ma joie et tout l'amour que j'avais à donner.
"Mais vos chansons
"me redonnent tant l'envie de vivre et d'aimer à nouveau."
C'est beau, non ?
Pourquoi vous me lisez ces fadaises ? Quand on est mort, on est mort.
Le cœur s'arrête de battre, les tissus se décomposent.
On est mangé par les vers. Vous m'entendez, on pourrit.
C'est comme si on avait jamais existé.
Ça va, commissaire ?
Laurence.
J'ai une info de première bourre.
Vous infiltrez une école maternelle ? Un asile d'aliénés ?
Bon, je garde mon tuyau.
Venez pas chialer quand vous lirez dans mon papelard qui a tué Mike !
Avril...
J'ai surpris Jeff en train d'emballer Nicky de force.
Elle lui a mis une mandale... et l'a accusé d'avoir fait tuer Mike.
Allez, à Mike !
À Mike !
M. Jean-François Bouillot, j'ai quelques questions à vous poser.
Merci.
Vous êtes là, à cause de Nicky ?
OK, j'ai déconné. J'ai cru que...
Mais j'ai pas tué Mike.
Vous êtes amoureux de Nicky, Mike était un obstacle.
Je suis pas un mec courageux.
C'est pour ça que j'ai jamais avoué mon amour à Nicky.
Enfin jusqu'à ce matin, et puis elle m'a jeté.
Alors organiser une meurtre, j'en suis incapable.
Mike était un sale type, mais il méritait pas ça.
Un sale type ?
Je vous rappelle que vous êtes sur la liste des suspects.
Mike trompait Nicky sans arrêt.
Mais surtout, il l'a forcée à avorter. Je suis le seul à le savoir,
je les ai entendu s'engueuler après une répète.
Ces deux-là étaient sur les lieux du crime mais n'ont pas de mobile apparent.
Celui-là en a un, mais je le vois mal commanditer un meurtre.
Ma cliente la plus sérieuse,
c'est elle.
Elle avait toutes les raisons d'éliminer son fiancé.
C'est impossible. Ils s'aimaient d'un amour parfait.
L'amour est une invention du 12ème siècle
pour garantir la survie de l'espèce humaine menacée
par la peste et les guerres. Et depuis on souffre, on meurt,
on tue pour ce mirage.
Non ! L'amour existe !
Je le vois... comme je vous vois !
Vous qui connaissez bien Nicky,
que savez-vous de son enfance ?
Elle est née à Armentières, elle a deux frères aînés,
et ses parents l'ont toujours choyée.
Si vous permettez, chère Marlène, ça c'est la version des magazines.
En réalité, elle s'appelle Nicole Marou, elle est née à Tourcoing
et elle a été placée à l'orphelinat à l'âge de 3 ans.
- Mais comment vous savez tout ça ? - Si je comprends bien,
vous menez l'enquête. Je suis sur la sellette ?
Non, pas du tout. C'est un peu difficile à expliquer.
C'était l'été de nos 20 ans,
et nous étions amoureux.
Et chaque instant était pour nous comme un jeu.
Tout deux, les yeux dans les yeux.
Chala lala, chala lala.
- Quelle mouche vous pique, Tricard ? - La lettre c'était vous.
Je suis un grand fan.
Ses chansons m'ont aidé à surmonter la mort de ma femme.
Avec mon travail, c'est pas une passion dont on peut se vanter.
Je sais que mon autorité naturelle
peut en effrayer certains, mais vous savez, chère Marlène.
Je suis comme tous les hommes, même un peu plus sensible que d'autres.
J'en suis sûre, Ernest.
Quant à moi, je suis à deux doigts de la crise de foie.
Toute cette guimauve, c'est écoeurant !
Vous noyez votre chagrin ou vous fêtez la mort de Michel Passart ?
Infidélité, avortement sous contrainte,
c'est le conte de fée qui tourne au cauchemar.
Oui, c'était un salaud mais je l'aimais.
C'est pas votre genre d'avoir une femme dans la peau, hein ?
C'est une chose cruelle que de se voir arraché l'enfant tant désiré
par l'homme qu'on aime.
Mike trouvait qu'il était un peu tôt pour avoir un enfant.
Mais...
on avait décidé d'en avoir un autre dans quelques temps.
Vous n'êtes pas du genre à pardonner,
J'ai récupéré votre dossier à l'orphelinat Sainte-Lucile :
"Enfant sournoise et violente. Menteuse pathologique et rancunière."
À 10 ans vous cassez volontairement le bras d'une camarade,
parce qu'elle vous volait la vedette lors d'un spectacle de Noël,
pas étonnant que vous passiez aux choses sérieuses 10 ans plus tard.
Née dans le ruisseau, finira sur le billot.
Vous auriez fait la paire avec sœur Marie-Odile.
Mettez-moi en prison,
ça pourra pas être pire que...
que l'orphelinat ou que cette boîte pourrie.
As-tu mis le chat dans le placard ?
- As-tu mis le chat dans le placard ? - Trop bas.
Non, il faut monter.
Tu es trop dans les graves.
Tu es fraîche, limpide, innocente,
pure... pure.
As-tu mis le chat dans le placard ?
Voilà, au poil !
Ah ok !
Je peux te parler ?
Je suis occupé, là.
J'ai réfléchi. La tournée, les fans, c'est toute ma vie.
D'ailleurs, Tony et moi avons écrit une nouvelle chanson.
C'est très personnel. Le public va adorer.
Tu vois, ça ?
C'est frais, piquant.
Elle va cartonner.
Laisse-nous, je dois la préparer pour "Salut les idoles".
Elle va faire la première partie de Johnny Hallyday.
Je lui ai écrit une chanson du tonnerre.
Salaud !
- Vous y êtes allé fort, là, non ? - C'est Mike qui l'a rendue alcoolo.
Sans ma protection, il l'aurait mise sur le trottoir.
J'aurais dû me débarrasser de lui depuis longtemps.
Bon, on y retourne ?
C'est dégueulasse, la façon dont Franck te traite.
Te fatigue pas à copiner.
Les flics me soupçonnent de meurtre. Je suis grillée.
À ton succès, Shirley !
2 conseils : te fous pas à la colle avec un musicien et...
méfie-toi de Franck.
T'es pas le genre de fille à faire dessouder son mec.
Le seul moyen de t'en sortir, c'est d'aider la police.
Attends... Tu trouves le corps de Mike, tu me piques mon boulot.
J'ai du mal à croire que tu veux m'aider.
Tout ça, là, le saint-frusquin yé-yé, je m'en contrefous.
Ce qui m'intéresse, c'est d'écrire la vérité.
T'as pas ton idée ?
J'ai pas de preuves.
Il y avait un truc pas net entre Franck et lui.
Ils se détestaient.
Il s'est passé un truc, mais... Mike n'a jamais voulu me dire quoi.
C'est l'heure, Marlène.
Si c'est pour vous produire en duo, faites-le hors du bureau.
Si c'est pour l'enquête, il n'y a rien de nouveau.
Je refuse de rater cet événement, et comme vous seul avez la télé...
Quel grand événement ? "Un homme sur la Lune" !
"Un homme sur la Lune" ! ce que vous êtes drôle !
Ça commence, Marlène.
Vous me dérangez pour entendre bêler Avril !
Ôtez votre carcasse de mon bureau !
Quand il me dit que je suis à lui,
mon cœur fait boum, boum, bidou, wah !
J'aimerais tant lui dire qu'au fond de moi,
tout bas, je fais des bonds de joie.
Je perds la tête, je perds pied, et j'aime ça.
C'est fou. Oui, c'est comme ça.
- Chantal, qu'en pensez-vous ? - Rien du tout.
...il traîne,
mon cœur fait boum, boum, bidou, wah !
Les flèches de l'amour m'atteignent.
Ah, les flèches de l'amour, tôt ou tard elles atteignent leur cible.
Je vais vous laisser à votre balistique.
Car en ce qui me concerne, ma journée est terminée.
Je perds la tête, je perds pied
- et j'aime ça... - Bonne nuit !
Et quand il me dit...
Et quand il me dit que je suis jolie,
mon cœur fait boom, boom, bidoubi, wah !
Et quand il me dit que je suis à lui,
alors mon cœur fait boom, boom, bidoubi, wah !
On arrête de jouer, maintenant.
Prouve-moi que ce n'est pas le produit de mon imagination.
T'es sûr de le vouloir vraiment ?
Vas-y, si t'es une femme.
T'es toujours aussi macho !
Toujours aussi tendre et douce.
Toujours aussi arrogant.
Alors, Maillol...
J'attends.
Tu es revenue.
- Merci. - Bravo, Shirley !
Bravo à vous. Merci.
T'as été formidable, ma belle.
- Je sais pas comment Nicky fait. - Bah elle va voir le Dr Jekyll.
Dr Jekyll ?
- Franck. Il file des ordonnances. - À la pelle, même !
Il serait prêt à tout plutôt que rater une émission.
Champagne ?
Elle doit se reposer.
Bravo ! Tu as été formidable.
Mais t'es une pépite, mon chou ! Tu vas faire une grande carrière !
- Salut tout le monde ! - Salut, les gars, c'était super.
M'en veuillez pas, je suis vannée.
J'ai envie de retrouver ma tête, mes fringues, mon lit.
Oui, repose-toi. Mais ne change rien.
Alice Avril est morte, vive Shirley !
Avant de filer, juste 2-3 tuyaux pour durer :
une idole ne boit pas, ne fume pas, ne couche pas,
ça attend le prince charmant et ça adore sa maman.
Une bonne sœur en jupette.
- Super programme ! - Quel ringard !
Merci.
J'y vais.
- Tu t'en vas ? - Salut, canaille.
À Shirley !
À Shirley !
T'as prévu quoi pour fêter ton succès ?
Je sais pas.
Tu pourrais peut-être me ramener.
Ouais, je pourrais.
Non, c'est cliché, la chanteuse avec un de ses musiciens.
- On est des clichés. Regarde-nous. - Regarde-moi !
Oui, t'es très belle.
J'aime bien.
Ça donne envie de retourner sous les draps.
Ça s'appelle comment ?
"Morphine".
Ouais...
J'ai trouvé les 1res notes sur cette ordonnance, dans le studio.
C'est sûrement le dernier morceau de Mike. Je vais en faire un tube.
T'aurais tort de te gêner.
Marlène, vous avez le dossier de Michel Passart, s'il vous plaît ?
Vous m'avez vue à la téloche ? J'étais comment ?
- Incroyablement... - Grotesque.
Trouvez-moi plutôt de quoi faire avancer l'enquête,
sinon je balance votre divorce à la presse
ou je vous colle un casier judiciaire dont Shirley ne se relèvera pas.
Franck fournit tout le monde en médocs.
Mike le premier.
Vous avez fouillé son bureau et n'avez pas trouvé ses ordonnances !
Vous l'avez trouvée où ?
Je l'ai trouvée dans... derrière un étui à guitare.
- Dans le studio d'enregistrement. - Vous me cachez des choses ?
J'y peux rien si vos flics sont des truffes.
Avez-vous des informations sur le remplaçant de Mike ?
- Non, rien de notable. - Vous êtes sûre ?
Oui,
parfaitement sûre.
J'ai fini de taper les contrats de Shirley,
- M. Soler. - Merci, Chantal.
- Laquelle préférez-vous ? - Aucune.
Pourtant, elle va plaire, c'est certain,
- avec un visage aussi banal. - Vous avez trouvé le coupable ?
Non, mais j'ai autre chose à vous restituer qui vous appartient.
Une fausse ordonnance rédigée par vous au nom de Michel Passart.
Un ami généraliste m'en donne de temps en temps.
Les artistes ont souvent des pets de travers.
Une surdose de morphine, et le tour est joué, c'est ça.
Quelqu'un m'en aura volé une.
Comparez mon écriture avec celle de la prescription
qui a servi à tuer Mike, vous verrez.
On perquisitionne les pharmacies.
Restez à notre disposition, M. Soler.
C'est bien les enfants. On va reprendre au 2e couplet.
Ça va, je te dérange pas ?
- Nicky, s'il te plaît... - Laisse-moi.
Vous voyez ce qu'il y a écrit là-bas ?
Pousse-toi. Il y a écrit "Nicky". C'est moi.
- Que ferais-tu sans moi, Franck ? - Qu'est-ce qui te prend Nicky ?
Shirley est en train d'enregistrer,
- au cas où tu ne l'aurais pas vu. - Encore une que tu vas foutre en l'air ?
Mais t'es foutu Franck, je sais tout.
Allez Nicky, maintenant, tu sors. Tu reviendras quand t'auras cuvé.
T'inquiète pas, je vais partir,
mais avant, j'ai 2-3 trucs à te dire.
T'es qu'un fumier ! Je vais appeler les flics !
Tu vas voir ce qu'ils vont faire de toi.
Sors de là, maintenant.
T'es complètement bourrée !
Quand devant le lycée, il traîne,
mon cœur fait boum, boum, bidoubi, wah !
Oh ! Les flèches de l'amour m'atteignent.
Mon cœur fait boum, boum, bidou, wah !
J'perds la tête, je perds pied, et j'aime ça.
C'est fou. Oui, c'est comme ça. Je perds la tête, je perds pied,
et j'aime ça.
J'perds la tête, je perds pied, et j'aime ça.
- Hou ! - C'est quoi, ce cirque ?
Si vous m'entendez, bougez la main.
C'est Franck.
- Sait-on si Nicky a souffert ? - L'autopsie nous le dira.
En revanche, en mourant, elle vous a accusé.
Quoi ? J'étais au studio. Elle s'est jetée contre un camion !
Pourquoi cette dispute avec vous juste avant de conduire,
et pourquoi vous menacer de prévenir la police ?
Nicky était folle de rage que je la remplace par la journaliste.
Les vedettes sont souvent d'une jalousie féroce.
Pourquoi la police ? On ne balance pas ça à la légère.
Elle avait bu et divaguait.
Je ne pensais pas qu'elle irait jusqu'au suicide.
C'est peut-être un suicide, elle était fortement alcoolisée.
Avec ce taux d'alcool, on peut être dépassé par une pulsion.
Vous m'écoutez ?
- Pardon ? Je parle dans le vide ? - Pas du tout, non, non...
Au fait, Glissant, au fait !
J'ai du travail. Je suis pressé.
Mais Nicky peut aussi avoir perdu le contrôle de sa voiture sans vouloir
se suicider. L'analyse du véhicule en dira plus.
C'est parfait.
Merci. Je ne vous retiens pas plus longtemps.
Ouais, je dois y aller,
j'ai rendez-vous avec... un cadavre, au fond d'un puits.
Commissaire,
si je puis me permettre, vous avez l'air surmené.
Faites un break.
Cool, "smooth", relax,
pendant le week-end.
C'est Marlène qui vous a interdit de fumer dans votre bureau.
J'ai retrouvé des cendres partout, en arrivant.
L'air était irrespirable. Faites attention.
C'est pas moi.
D'accord. Ça doit être un mort, alors.
Bonne soirée.
Cool, relax...
Je te manquais trop, Maillol ?
Là-haut, il y a plein de monde,
et je n'ai jamais croisé un seul type aussi...
Cherche pas, je suis unique.
Et j'imagine qu'il n'y a pas beaucoup de femmes comme toi.
Aucune.
Tu vois...
si on était sentimentaux,
on pourrait dire qu'on est faits l'un pour l'autre.
Ferme les yeux.
J'adore !
J'ai pas eu le temps de te l'offrir.
Non, Swan.
Je suis pas venue
pour ça.
Tu peux pas partir comme ça.
Parle-moi.
- Oh, on voit rien, ici ! - Éteignez immédiatement !
P.A.R.
L.E...
Y'a même pas de tiret !
- M.O .. - Commissaire.
Ça ne marche pas comme ça. Vous voulez que je vous montre ?
Je ne crois pas à ces sornettes, mais la victime y croyait.
Je me dois donc de garder l'esprit ouvert,
d'explorer le champ du possible.
Il faut d'abord demander à l'esprit s'il est là.
C'est plus poli. Connaissez-vous son prénom ?
Oui.
Euphrasie.
Le Dr Maillol doit être occupé, là-haut.
Et souvenez-vous son sale caractère...
Soit vous m'aidez, soit vous rentrez chez vous.
Euphrasie, vous êtes là ?
- Vous... - Non.
C'est pas moi, sinon ma réponse aurait été différente.
Et... vous voulez lui demander quoi ?
Pourquoi...
pourquoi elle est partie ?
Mais enfin, commissaire. Le docteur était particulière,
mais elle aurait préféré rester. Elle ne pilotait pas l'avion !
Jouez donc les standardistes !
Vous avez entendu la question, alors pourquoi.
Alors, évidemment, si vous demandez comme ça.
Vous êtes trop hostile, Marlène, trop négative.
Elle est susceptible comme un pou et c'est moi le problème ?
Bon, Euphrasie, que veux-tu à la fin ?
Mais oui, bien sûr !
Merci, mon amour.
Toutes mes condoléances, M. Siboni.
Vous avez trouvé ça.
Pourquoi avoir caché que vous étiez le père de Nicky ?
J'avais trop honte.
Je l'ai abandonnée. Elle l'a jamais su.
Iris, sa mère, est morte en la mettant au monde.
J'avais 20 ans.
Je vivotais en jouant du piano dans des bars.
J'ai essayé de me débrouiller.
J'ai...
Un matin, j'ai confié Nicole à un orphelinat.
Elle avait 3 ans.
Comment vous êtes-vous retrouvé à lui écrire ses chansons ?
Un soir, je l'ai vue à la télé.
J'ai tout de suite su que c'était elle.
Elle avait la voix de sa mère. Alors je suis allé à ses concerts.
Je lui ai envoyé des textes.
Elle m'a répondu qu'elle voulait que j'écrive pour elle.
J'en ai pleuré.
Sa mort fait de vous un homme riche, M. Siboni.
Vous m'accusez de l'avoir tuée pour hériter ?
Ses succès, ça fait pas mal de droits d'interprétation.
- Vous êtes son seul héritier. - Personne n'héritera de Nicky.
Soler est un escroc. Il s'est arrangé pour que tout lui revienne.
- Comment le savez-vous ? - Par Chantal Lavigne.
Elle tape les contrats.
Nicole était payée au mois et ne touchait aucun droit.
On vérifiera. En attendant, restez à la disposition de la police.
C'est le triomphe d'Alice.
Oui, et celui du mauvais goût.
La voiture de Nicky n'a pas été sabotée.
- L'affaire est close. - Pas pour moi.
Selon moi, c'est un meurtre déguisé.
C'est nouveau.
On l'a poussée à bout. Mais je trouverai le ou les coupables !
Et il y a le meurtre de Michel Passart.
Des suspects ?
Oui, Franck Soler, qui était sur les lieux du crime.
Il fournissait sa drogue à Passart.
Et sans l'ordonnance, on ne peut rien prouver.
On va la trouver.
- Nos gars s'en chargent. - Je devrais le faire !
Jusqu'à présent, on a pas l'ombre d'une preuve !
C'est Shirley !
C'est Shirley !
Vas-y, Alice, je te couvre !
- Shirley ! - Shirley !
Stop !
- Shirley a du travail. - Shirley, je t'aime.
- Calmez-vous, mademoiselle. - Si je la vois pas, je me tue !
Ça va ?
Pauvre Nicky.
Elle est morte. Les gens sont déjà passés à autre chose.
Personne ne l'oubliera jamais.
Grâce à toi.
D'ailleurs, c'est toi qui aurais dû être présidente.
- Tiens. - Heureuse de te l'entendre dire,
mais le mal est fait. Avec moi, elle n'aurait pas pris le volant.
Mais enfin, je n'étais pas là. Je n'aurais rien pu faire.
Tiens, du courrier pour ta copine.
Merci.
Déjà !
"Ta place n'est pas sur une scène mais dans un cercueil.
"Arrête de chanter ou tu vas mourir." Voilà un bon diagnostic !
C'est horrible. Il faut absolument mettre Alice sous protection policière.
C'est la rançon de la gloire, Marlène.
"Fan" est, à l'origine, un anglicisme qui signifie "fanatique".
Ce sont des ratés qui focalisent leurs frustrations sexuelles et sociales
sur des idoles de pacotille. Mais ils ne sont pas dangereux.
Ne le dites pas à Avril, elle renoncerait à sa couverture.
Puisque vous ne voulez rien faire, je m'en occupe !
C'est connu,
les vedettes ont une hygiène de vie catastrophique.
Les poireaux sont pleins de vitamines, tu en auras besoin, avant l'émission.
Non mais c'est dingue quand-même,
tu fais "Bidou, wah", et voilà le résultat !
Ça me fait mal de citer Laurence, mais la France va mal.
"Chère Shirley. J'élève seule ma fille,
"je déteste mon travail et les hommes sérieux sont rares.
"Heureusement, j'écoute ton disque et je rêve.
"Merci d'illuminer ma vie. Ta fan numéro 1, Jacqueline."
Je suis vache, en fait.
Marlène.
T'avais raison :
Shirley est un modèle pour les femmes.
Quand on pense au pouvoir qu'elle a.
C'est fou !
Fou, comme ces fans qui focalisent leurs frustrations sur des idoles.
C'est pour moi ?
- Une lettre anonyme ? - Non.
Une chanson qu'une fan m'a écrite.
Bouge pas, j'y vais.
Marlène, tu nous laisses répéter ?
- Bah j'ai pas fini la soupe. - Ça va aller.
- Le jeune homme n'a pas de guitare. - Je gère la soupe. Merci.
- Viens là, mon petit berlingot !
- On réécoute la dernière prise de l'autre jour.
T'es un pourri, Franck,
de m'avoir obligé à faire ça.
- T'avais qu'à pas accepter. - T'as pas le droit de dire ça !
C'est Franck, non ?
- Et l'autre, c'est qui ? - Mike.
...ça pourrait te coûter très cher ! Tout pourrait s'arrêter pour toi.
Tu me menaces ? Mais laisse-moi rire !
C'est moi qui te tiens, Franck. Alors file-moi plus de fric,
sinon je balance à Nicky que tu m'as payé pour qu'elle avorte.
Mais c'est quoi ce truc ?
- Jean-Paul ? - J'en sais rien !
C'était dans le magnéto.
Franck est encore plus pourri que j'imaginais !
Avant son accident, Nicky a dit à Franck qu'elle savait tout.
On a l'explication.
C'est toi qui décides quand on se voit.
Tu m'imposes toujours ton agenda.
- Rien n'a changé, quoi ! - Tu t'y feras jamais, hein ?
Tu n'as pas voulu que je te mette la bague au doigt, parfait.
Tu veux être une femme libre, grand bien te fasse.
C'est ta liberté à toi qui m'importe, aujourd'hui.
Dans ce cas, c'est moi qui vais te rejoindre.
Arrête-toi !
Swan !
Non mais ça va pas ! Swan !
Ressaisis-toi.
Tu dois vivre ta vie, tu m'entends.
Elle vient d'entrer au hit-parade. Elle chante l'amour et la joie.
Elle est du Nord,
mais on va bientôt nous la voler.
Elle est en direct à la télévision. Faites un triomphe à Shirley !
Je suis jeune et jolie, bien comme il faut.
À la vie, je souris, jamais je ne dis mot.
Je rêve d'amour,
d'une belle mise en plis,
de la plus belle robe
pour trouver mon mari.
C'est quoi, ce bordel !
Vous savez ce qu'elle vous dit, la gentille petite fille ?
Le mari, c'est fini. J'prends mes claques, j'pars en vrille.
Vous me prenez pour quoi ? Bonnes manières, langue de bois.
Vous m'avez pris pour qui, la poupée qui dit oui ? Qui dit...
Vous savez ce qu'elle vous dit ?
C'en est fini, promis, de toutes vos lois.
Si je fume, si je bois, oui ça ne tient qu'à moi.
Vous n'y comprenez rien, aux femmes de demain.
Vous savez c'qu'elle vous dit, la poupée qui dit oui ? Qui dit...
Vous savez ce qu'elle vous dit ? -- "Je t'emmerde !" --
C'en est fini, promis, de toutes vos lois.
Si je fume, si je bois, oui ça ne tient qu'à moi.
Vous n'y comprenez rien, aux femmes de demain.
Vous savez c'qu'elle vous dit, la poupée qui dit oui ? Qui dit...
Vous savez c'qu'elle vous dit ?
Vous savez c'qu'elle vous dit, la poupée qui dit oui ?
Merci. Il était temps qu'on sache qui était vraiment ma fille.
C'est vous qui m'avez envoyé la chanson ?
- J'ai ajouté des p'tits trucs. - Vous avez bien fait.
Nicky aurait adoré.
Elle voulait parler du sort des femmes. On l'a écrite ensemble cette chanson,
mais Franck l'a foutu au panier en nous menaçant de rompre son contrat.
Ce que j'aurais dû faire, abruti !
Pousse-toi, toi !
Tu te sens rebelle avec ta robe en cuir, petite conne ?
- T'es virée ! - Soler !
Vous touchez un cheveu gras de cette tignasse, et...
je te fais bouffer jusqu'à la fin de tes jours avec une paille !
Vous cherchez toujours votre ordonnance ?
Non, pas besoin, non, j'ai beaucoup mieux que ça.
Je vous embarque.
De mieux en mieux, vos tenues de camouflage !
Si j'entends parler d'un meurtre sur Mars, je vous mets sur le coup.
File-moi plus de fric, sinon je balance à Nicky
que tu m'as payé pour qu'elle avorte.
Voilà ce que contient cette bande.
Le mobile du meurtre de Mike y est clairement énoncé.
Il vous faisait chanter
en menaçant de révéler que vous l'aviez payé
pour convaincre Nicky d'avorter. Alors vous l'avez tué.
Je l'ai payé, mais pas tué.
Cette bande est un coup monté.
Sans doute, mais ça ne change rien.
Seul le mobile compte. Or là, il est de taille.
Si cette affaire s'était ébruitée,
c'en était fini des écuries Soler.
Et vous le saviez.
Quentin.
Je vous inculpe pour le meurtre de Michel Passart.
J'ai rien fait ! Lâchez-moi !
Vous allez avoir des nouvelles de mon avocat !
Lâchez-moi !
Nicky voulait tant cet enfant.
C'est horrible. Pourquoi Mike a-t-il fait ça ?
Le Veau d'or, Marlène. Le Veau d'or.
Moi aussi, je veux décider de ma vie.
J'en ai marre que mon père,
mon frère, mon patron, me disent quoi faire. Merci, Shirley !
Merci beaucoup, vous aussi.
Je te dépose ? C'est plus rock que ton carrosse.
Je te remercie,
c'est pas non plus une moto de prolo. T'as hérité ?
Non, ça c'est nos petites combines, avec Jeff.
Ha ouais, vous dessoudez des musiciens,
vous leur piquez leurs chansons et vous faites des tubes ?
N'écris pas ça dans ton article !
C'est notre dernière virée, toi et moi.
On va s'en payer une bonne tranche.
"Je t'avais prévenue. Tu vas crever, sale pute !"
Oh non, je suis chez les morts ! Merde !
Détachez-moi !
Y'a quelqu'un ?
Détachez-moi !
Au secours !
C'était l'été...
Vite, j'ai préparé de la soupe et j'ai trouvé une lettre au pied du lit !
C'est un message codé ? Vous auriez brillé dans la Résistance !
Mais vous ne comprenez pas, Alice est en danger, c'est écrit.
Parfaitement identiques.
- La prose est plus rageuse... - Je vous avais prévenu !
Et vous ne m'avez pas écoutée.
Alice n'est pas rentrée.
Oh, mon Dieu ! S'il lui est arrivé quelque chose,
- je ne vous le pardonnerai pas ! - Asseyez-vous.
Bien... Vous connaissez les fans mieux que personne.
D'après vous, qui serait assez dérangé pour...
Oh la la !
Il y en a beaucoup.
La petite Thérèse, 13 ans, qui collectionne
les pelures d'orange et les miettes laissées par Nicky.
Ou Jean-Luc qui lui a envoyé des perruques...
Merci. Nous voilà bien avancés.
C'est curieux, d'habitude,
les lettres anonymes sont découpées dans des journaux.
Mais là, il s'agit d'un corbeau soigneux
- qui utilise une machine à écrire. - La même police justifiée à gauche.
- Du travail de professionnel. - Professionnel ?
Vous voulez dire une secrétaire ?
Je connais une secrétaire très antipathique :
oui, Chantal Lavigne.
C'est impossible, c'est une femme très douce,
comme toutes les secrétaires.
C'était l'été
D'abord, je vais te couper les cordes vocales
pour que tu comprennes. Il fallait pas remplacer Nicky !
Fallait pas !
- Vous me faites mal ! - Restez tranquille !
Marlène, par pitié.
Merci.
Comprendre qu'on va mourir, c'est
atroce, mais être condamné à mourir en entendant ça,
c'est inhumain.
Mike était mort quand je suis entrée dans le studio.
Il respirait plus.
J'en ai profité pour récupérer la bande qui tournait encore.
Vous découvrez un cadavre
et vous pensez à voler l'enregistrement d'une chanson.
Mon seul crime est d'avoir fait écouter à Nicky
le passage où Franck se dispute avec Mike pour lui ouvrir les yeux.
Et vous avez diffusé la bande pour confondre Franck.
Je voulais qu'on sache que Franck avait fait du mal à Nicky.
Mais j'ai pas tué Mike. C'est Franck le coupable.
Tout vous accuse.
Martin, accompagnez-la en cellule.
Elle est morte par ma faute.
- C'est de ma faute ! - Pauvre Chantal.
La solitude peut rendre fou.
On m'attend à la maison de disques.
C'est incroyable, quand-même.
A cause de la solitude, certains font des choses horribles,
et d'autres voient des gens qui n'existent pas.
Si ça peut vous rassurer, je ne souffre d'aucune solitude.
- Bonjour. - Quoi, Tricard.
- Qu'y a-t-il ? - L'ordonnance qui a servi à tuer Mike.
On l'a retrouvée dans une pharmacie de banlieue.
C'est pas trop tôt !
Ce n'est pas l'écriture de Franck Soler.
- Je peux garder celle-là ? - Évidemment.
Quand tout sera fini, je crois que je vais partir.
Rester est au-dessus de mes forces.
Je comprends.
Je le veux maintenant. J'ai fait le boulot !
Je l'ai pas. Le mec m'a pas payé.
C'est quoi cette embrouille, Je veux mon fric !
Mais y'a pas d'embrouille, dès que je l'aurai, t'auras ta part.
Quel fumier, ce type, si ça continue, je...
(T'as une semaine ! Une semaine !)
- Je m'en fous, des paillettes. - T'es pas triste ?
En fait, je suis soulagée.
Parce que les "Mon chou" poisseux de Franck,
faut se les enquiller, quand même ! Et les fans à moitié cinglés.
- Et les chansons débiles... - Un jour, tu seras célèbre,
mais sous ton vrai nom et grâce à ta plume.
- Tu crois ? - J'en suis sûre.
C'est le papa de Nicky !
- Tony...
Tony, c'est Shirley.
Alice.
Vous m'entendez ? Pourquoi c'est toujours moi qui trouve les morts ?
Parle pas de malheur ! Tony, réveillez-vous !
- Voilà. - Marlène, appelle Laurence..
Je récupérais ma voiture sur le parking.
Quelqu'un devait m'attendre. J'ai entendu des pas derrière moi.
Et...
j'ai ressenti une grande douleur à la tête.
Et puis plus rien.
On a fouillé votre carton.
Apparemment, on cherchait quelque chose.
- Mais on ne m'a rien volé. - Votre agresseur a dû être dérangé.
Non. Ne touchez à rien.
Je garde le carton pour l'examiner. On trouvera peut-être des empreintes.
On vient de retrouver Franck Soler mort. Il a été étranglé.
Mike, Franck... Je suis le prochain sur la liste.
Calmez-vous, je vais vous placer sous protection policière.
Commissaire.
J'ignore si c'est important, mais juste avant mon agression,
Marlène et moi avons assisté à une engueulade entre Jeff et Marlon.
- Une histoire d'argent. - Je sais. Ils sont au frais.
J'ai des yeux
et des oreilles bien placés.
Quand il me dit que je suis jolie,
mon cœur fait boum, boum, bidoubi, wah !
Et quand il me dit que je suis à lui...
Je me suis toujours demandé
ce qu'un producteur de disques pouvait avoir dans le crâne.
Ce qu'on a en ce moment dans les oreilles, de la soupe !
Je suis plutôt rock californien, mais Alice se débrouille pas mal.
Vous croyez qu'on peut trouver pire ?
Le meurtrier s'est acharné sur lui.
La marque d'étranglement est très profonde.
Bon, je dois fermer boutique,
un pendu m'attend dans une grange.
Ah oui, j'ai encore trouvé des cendres.
Quand, aujourd'hui ?
Faites le ménage quand-même, suis pressé.
Vous arrêterez la musique.
...j'aimerais tant lui dire qu'au fond de moi...
Je savais que tu reviendrais.
On va vivre ensemble, maintenant.
On va être heureux.
- Je suis morte, Swan. - Non,
tu ne l'es pas puisque je te vois. Je ne te quitterai plus des yeux.
Pour moi, c'est trop tard,
mais pas pour toi.
- Avec une autre. - Arrête, je t'en prie.
Je t'aime.
- Vis ta vie, mon amour. - Non, ne pars pas.
Puisque c'est comme ça, c'est moi qui viens te chercher.
Le Dr Maillol m'a aidé,
mais il reste encore certains points à éclaircir.
Vous interprétez à fond les ballons.
Vous vous êtes fait votre tambouille, mais c'est du pipeau.
Je vous confie la planchette.
Vous ne pourrez pas dire que j'ai triché.
Voilà.
Euphrasie, es-tu là ?
Quel est ton message ?
Prenez note.
Le Dr Maillol et moi, on ne s'entend pas bien.
Vas-y, Alice.
Vous débloquez carrément tous les deux.
Les esprits causent pas "because" ça existe pas.
Shirley...
chante...
comme...
une...
casserole ?
- Mais comment le sait-elle ‽ - Merci, Marlène.
- J'aime ta franchise. - Comment sait-elle que tu chantes ?
Et ben... je sais pas.
C'est flippant. Ça veut dire qu'elle nous entend.
Peut-être même qu'elle nous voit.
Ce que vous êtes crédules !
Regardez.
Un vrai travail d'orfèvre !
La présence de cet aimant était insoupçonnable.
La séance annonçant la mort de Mike était truquée.
Le meurtrier était présent et manipulait la planchette.
Si l'on écarte Nicky et Marlène, il reste Tony et Jeff. Et donc...
C'est Jeff.
Tony est trop gentil pour faire du mal et il a été agressé. Et Marlon et Jeff
se sont pris le bec. Marlon était au studio lors du meurtre.
Donc Marlon a tué Mike sur ordre de Jeff.
Il faut reconnaître que Marlon claque à tout va.
Désolée,
- mais je l'ai jamais senti ton Marlon. - Son attirance pathologique
- pour les tocards ne nous regarde pas. - Je vous demande pas votre avis !
Moi, au moins, je sors. J'ai une vie amoureuse.
- Et je vois des gens vivants. - Vous pourrez vivre votre idylle :
Marlon fait bien quelques concerts au noir grâce à Jeff,
mais il n'a pas tué Mike. Le coupable est bien plus intelligent.
Et il est doué pour se créer des alibis en béton armé.
Il a bien failli m'avoir, mais il a fait des erreurs.
- Qu'est-ce qui vous prend ? - Vous m'avez assez baladé.
Après l'avoir retrouvée votre fille, vous êtes devenu son confident.
Quand vous avez appris que Mike l'avait forcée à avorter,
vous avez voulu vous venger.
Vous avez volé des ordonnances à Soler,
ce qui vous a permis d'acheter de la morphine
dans une pharmacie du faubourg pour ne pas risquer d'être identifié.
- Passez-moi Nicky. - Vous avez injecté à Mike
une dose de morphine qui aurait tué un cheval.
On n'est jamais trop prudent.
Connaissant le goût de Nicky pour le spiritisme,
vous avez assez ingénieusement, je le reconnais,
truqué une séance pour annoncer la mort de Mike
et vous fournir un alibi. Vous êtes même allé
jusqu'à rassurer Nicky en partant chercher son fiancé.
À 17h10,
tout le monde vous a vu prendre votre voiture.
Par ce moyen, il faut 30mn pour rejoindre la maison de disques.
Impossible de vous suspecter du meurtre de Mike
qui a eu lieu aux alentours de 17h25. À moins
d'abandonner votre véhicule et d'emprunter le canal
qui relie le studio à la maison de disques Soler.
En barque, il faut 10mn.
Vous avez donc eu le temps de tuer Mike,
de vous cacher sur le lieu du crime
et de faire croire à votre arrivée après la découverte du corps par Avril.
C'est absurde. J'y suis pour rien.
J'ai retrouvé ça dans votre carton.
Les paroles d'une chanson. Pas mal, d'ailleurs.
Mais ce qui m'intéresse, c'est ce qui est griffonné en haut.
"Morphine,
"4 ampoules". La dose qui a été fatale
à Michel Passart. Et la même écriture
que sur l'ordonnance.
Je voulais venger Nicky de tous ceux qui lui avaient fait du mal.
Quand Chantal lui a fait écouter la bande,
elles ignoraient que j'étais là.
C'est là que j'ai su que Franck était le vrai fautif.
Il fallait qu'il meurt lui aussi.
J'ai simulé une agression contre moi-même
pour éloigner vos soupçons.
Je suis un perfectionniste...
qui a tout raté.
Emmenez-le.
Merci, Alice.
Vous avez très bien chanté la dernière chanson de Nicky.
C'est déjà ça.
Un amour pareil pour sa fille...
Ça doit être ça, un père.
- C'est fou. - Oui, c'est complètement fou.
Ça s'appelle de la folie, Avril. Et c'est sûrement pas de l'amour.
L'amour n'est plus une invention, alors ?
Marlène, remettez ça aux archives, s'il vous plaît.
Attendez, je vais vous prouver que les esprits existent.
Je n'y croirai jamais. J'ai fait semblant d'y croire
pour les besoins de l'enquête. Mais c'était juste professionnel.
Alice n'y croit pas non plus.
Vous êtes deux contre moi.
Ne mélange pas les torchons et les serviettes.
Un véritable ami, ça juge pas,
et ça ne rabaisse pas l'autre.
Un véritable ami, ça dit la vérité.
Bon, assis !
Voyez, il n'y a pas d'aimant.
Esprit, es-tu là ?
Exercice tout à fait probant :
il n'y a pas plus d'esprit que de gène de la féminité chez Avril.
Ou que celui de la gentillesse chez vous.
U.M.
"Adieu, mon amour."
Marlène, vous avez triché.
Non. Ce n'est pas moi, je le jure.
Le Dr Maillol est devenu raisonnable.
Elle a compris qu'à un homme vivant, il fallait une femme
bien vivante.
Bien, je... Merci pour cette démonstration.
J'ai quelques procès-verbaux à signer en urgence.
Sous-titres : anissina www.addic7ed.com
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