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...
-Il vous attend.
-J'ignore comment vous remercier. -Vous avez été discrète ?
-Je n'en ai parlé à personne. -Suivez-moi.
-C'est magnifique ! -Je vais chercher Julien.
-Julien ?
Vous êtes là ?
Non !
-Arrête ! -Non !
Non !!
Non !
-Regarde, on a le théâtre rien que pour nous,
..toute une nuit.
Et, dans quelques jours, on fera la une des journaux.
Il éternue.
-Alors, ce rapport ?
-J'ai presque fini.
-C'est quoi, ça ?
-Un cadeau, je pense.
-Mais je déteste qu'on fête mon anniversaire, les gâteaux,
..toutes ces cérémonies !
-J'y suis pour rien,
..commissaire.
-Si ça vous amuse, ouvrez-le.
Et ça, vous appelez ça un rapport ?
C'est un torchon !
-Ca va, commissaire ?
-Non, ma fille a disparu.
-Disparu ? -Elle a fugué.
Et sa mère est hystérique.
Allô, Bourlet ? Oui.
Vous avez reçu sa photo ?
Rien de neuf ?
Merci, Bourlet.
-Commissaire !
-Quoi ?
C'est quoi ?
-Très, très joli.
Pied.
De femme.
Jeune et grande.
Pointure : 39.
Une voûte superbe.
Sous les orteils, il y a 4 chiffres inscrits :
..1, 0, 0, 3.
-Qu'est-ce que ça signifie ? -Ca signifie..
..qu'un déséquilibré nous nargue et nous envoie un indice.
...
-Bon anniversaire, papounet !
-Tu es folle, j'aurais pu te blesser !
-Ben, ça fait plaisir.
-Ta mère est très inquiète. -Comme toujours. Elle m'étouffe.
-Comment t'es rentrée ? -A ton avis ?
-Tu vas retourner à la maison.
-Je veux profiter de mon père. -Excuse-moi.
Je suis sur une affaire délicate. -Comme toujours.
Tu vois plus de cadavres que ta propre fille.
Si tu me renvoies, je referai une fugue et vous me reverrez pas.
-Ca, c'est du chantage.
-Souffle les bougies, papounet.
-Non, pas "papounet", ça me vieillit.
Papounet !
"O temps, suspends ton vol.
"Et vous, heures propices..."
-Allez, souffle les bougies.
-Excusez-moi, commissaire, la porte était ouverte.
-Du gâteau, Emile ?
-Ah...
-Vous désirez ?
-Ah oui, on a retrouvé..
..la fille..
..à qui appartient le pied.
-Le pied ? -Je dois y aller.
Ce soir, dors ici.
Et demain... -Quoi ?
Tu me remets dans un train ?
-Je te promets que...
-Non, utilise pas ce mot-là.
J'irai là où tu iras. -Pas question, Juliette.
Pas question !
-C'est vrai..
..que la rigidité cadavérique disparaît après 42 heures ?
-A peu près, au début de la putréfaction.
-Elle est raide.
-Tu arrêtes ?
-Grosse perte de sang.
Ca ralentit le processus. -Oui.
Excellent.
-Comment tu sais ça ? -Je me renseigne sur ton boulot.
-Bon, allez, hop !
-Attendez.
Elle a quelque chose..
..dans le nez.
"O.R.C.H." -Montrez.
Ca, c'est un ticket de théâtre ou de cinéma.
"ORCH..."
-"Orchestre". -Exactement !
Tu es bien ma fille, toi !
Voilà un 2e indice laissé par le meurtrier.
-Quel rapport avec "1.0.0.3." ?
-1 003, je ne vois pas.
1 003...
Mille e tre...
-Pardon ?
-Essayez de savoir si on joue "Don Juan" dans la région.
-Mais quel rapport ?
-1 003 est le nombre de femmes..
..que Don Juan prétend avoir séduites.
Mille e tre !
Mille e tre !
-Il est toujours comme ça ? -Toujours.
-Docteur.
-Je l'espère, m'attendre doit être une occupation très éprouvante.
Fais quelque chose, Michel, j'en ai assez de ces parasites !
-Monsieur, publiez ces photos et vous aurez mes avocats sur le dos !
-Oh, j'ai l'impression d'avoir un orchestre dans la poitrine.
Poum, poum !
M. Pierre Fougères a disparu.
-De façon définitive, j'espère.
-Oh, ne plaisante pas, ce serait la catastrophe !
-M. Marin ?
Je peux vous dire un mot ? -Mais oui.
-Il s'y croit, Julien Sobel.
Ca dit 3 phrases dans un film et ça se prend pour Gabin.
Oh, Toupie !
Il a l'air assoiffé. Fais attention, Lucie.
Tu n'as jamais aimé ce chien.
-Mais Sarah... -Tu n'aimes personne.
-Votre clé, Mme Morlant.
-Merci, mon petit Raoul.
Eh bien, va ouvrir la loge.
Vous n'auriez pas..
..un petit quelque chose pour Toupie ? Un os, un biscuit ?
-Je vais vous trouver ça. -Vous êtes un amour.
Le seul..
..qui me veut du bien, ici.
-Je vous souhaite une excellente répétition.
-Dieu vous entende.
Un jour, je tuerai la costumière !
On la paye pour m'enlaidir ?
J'ai l'impression de voir ma grand-mère sur son lit de mort.
-Tu exagères. -Ca, c'est devenu ton mot favori.
Je ne te paye pas pour entendre ces mots-là.
Je te paye pour que tu me dises : "Oui, cette robe est abominable.
"Je vais t'en chercher une autre." -Enlevons déjà celle-ci.
-Aïe, tu me fais mal !
J'ai soif.
Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
Allez, juste un petit verre.
Je me demande pourquoi je te garde.
-Moi, pourquoi je reste.
Mme Morlant : *-Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
♪Mais c'est affreux.
♪Lucie, dis-moi franchement,
♪..tu trouves que j'ai vieilli ?
♪-Tu n'as jamais été aussi belle.
♪-Je ne te crois pas.
♪Ah... ♪-Calme-toi.
-Oh, tu es une sorcière.
Un jour, je te dénoncerai et on te brûlera.
Ah...
-Après l'enquête, on part une semaine !
-Je connais ce refrain, arrête.
J'attends encore de voir la mer.
-Excuse-moi, je m'attendais pas à...
-A ce que je débarque ?
Moi non plus, j'ai rien décidé, j'ai passé 17 ans sans toi.
Au moins, j'espérais rien.
-Excuse-moi si j'ai du mal à m'organiser.
-Mais t'es un égoïste, papa, c'est tout.
Mets-toi à ma place.
-Oui ?
-La pièce "Don Juan" se répète à Armentières.
-Allons-y.
-Laisse-moi venir. -Non !
-Papa ! -Quand je dis non, c'est non !
Quelqu'un frappe.
-Qui est-ce ?
-Raoul. -Entrez.
Oh, regarde le gâteau que le gentil Raoul a apporté.
-J'ai pensé que ceci vous ferait plaisir.
-C'est vous que je devrais épouser, Raoul.
Vous devinez chacun de mes désirs, vous ne seriez pas le diable ?
Mon Dieu, vous rougissez comme un enfant.
Ca fait combien de temps que nous nous connaissons ?
-5 ans 6 mois et 26 jours.
Vous étiez venue jouer "Ophélie".
-Regarde comme il se régale, le petit Toupie.
Merci, Raoul.
-Que faites-vous ici ?
-Commissaire Larosière et voici l'inspecteur Lampion.
-Ben, c'est pas trop tôt.
-Pardon ?
-Coincez ces voyous qui écrivent des cochonneries sur la façade.
-Nous ne sommes pas là pour ça. -Non.
-On vient voir le directeur. -Il est occupé.
-Bon, suivez-nous.
-Pourquoi, inspecteur ?
-Commissaire.
-Vous trouverez le directeur dans la grande salle, commissaire.
-Ben voilà, on y va ?
-Ah.
M. Raoul Cochin.
-Vous avez oublié votre clé ? -Oui.
Comment vous le savez ? -Quand on m'appelle "monsieur",
..c'est qu'on a oublié sa clé. -Merci.
Mademoiselle.
-C'est pas..
..Julien Sobel ? -Si.
-Oh, mon Dieu, j'y crois pas.
Dans "La nuit éternelle", il était fantastique.
-Je vais jamais au cinéma.
-Il est plus beau en vrai.
-Juliette ! -J'arrive.
Excusez-moi.
-Je vous en prie.
-Sarah Morlant.
-Sarah qui ?
-La plus grande actrice du siècle. Vous sortez jamais ?
Vous sentez l'odeur magique..
..de la scène ?
-Ca sent l'humidité.
-Dis-moi, Antoine,
..tu diriges..
..un moulin maintenant ?
J'ai été claire.
Pas de journalistes.
-Vous ne pouvez pas rester là.
-Je vous prie de nous excuser, Mlle Morlant.
Commissaire Larosière, je suis un de vos admirateurs.
Vous voir..
..dans "Phèdre"..
..a changé ma vie.
"Quand tu sauras mon crime et le sort qui m'accable,
"..je n'en mourrai pas moins,
"..j'en mourrai..
"..plus coupable."
-La police française a changé de visage ?
Un commissaire qui récite du Racine et bel homme,
..de surcroît.
Enchantée, cher monsieur.
-Enchanté. -Vous êtes aussi policier ?
-Inspecteur Lampion.
-Mon Dieu, mais que se passe-t-il ?
-C'est mon mari, non ? Je savais que ça finirait mal.
-Excusez-moi.
-Oui ? -Je vous ai vu..
..dans "La nuit éternelle". -Et vous avez aimé ?
-Je l'ai vu 3 fois.
Je vous ai trouvé très beau, enfin, très bien.
-C'est gentil.
C'est quoi..
..votre petit nom ? -Juliette.
-Ca vous va bien.
Une cigarette, Juliette ?
-Oui.
-Oui, c'est le genre de ticket que nous utilisons.
-Vous connaissez cette fille ?
-On ne dit pas ce mot dans un théâtre.
-Quel mot, "corde" ? -Mais arrêtez !
-Vous avez un suspect ?
-Nous pensons que l'assassin est lié à ce théâtre.
-Et à "Don Juan".
-Mais nous répétons !
-Oui, laissez-nous juste déambuler, nous serons discrets, vous savez.
Beau théâtre. Quand j'étais jeune, je rêvais d'être acteur.
"Vous souvient-il..
"..d'un soir où Christian vous parlât sous le balcon ?
"Pendant que je restais en bas, dans l'ombre noire,
"..d'autres montaient cueillir le baiser de la gloire."
-Bravo, vous auriez fait..
..un magnifique Cyrano. -Quand mon père a appris..
..que je prenais des cours, il m'a foutu une raclée.
Les pères piétinent toujours les rêves de leurs fils.
-Pardon, je dois aller répéter.
-Nous vous reverrons.
-Si c'est vous qui m'interrogez, je suis sûr que plein de détails..
..me reviendront.
Dites-moi, il m'arrive souvent..
..de vouloir étrangler quelqu'un.
Ca fait de moi un suspect ?
-A ce stade de l'enquête, nous n'excluons aucune hypothèse.
J'attire toujours les vieux dégoûtants.
-Et il répond :
.."Dans l'examen de la beauté d'une femme,
"..la 1re chose que j'écarte sont les jambes."
Pas mal, hein ?
Besoin d'aide ?
L'homme est ivre : -Pas du tout.
Et changez d'eau de toilette, elle pue.
Par contre, vous,
..je suis sûr que vous sentez bon.
Méfiez-vous de lui, il est très beau, mais très con.
Comment vous appelez-vous ? -Juliette.
-Juliette, bien sûr.
Vous féliciterez vos parents, vous êtes parfaite.
Je ne vous fais pas peur, hein ? -Non.
-Le théâtre m'ennuie, mais je sais rien faire d'autre.
Regardez cette affiche, ne dirait-on pas..
..en nous voyant, ma femme et moi :
.."Qu'ils ont l'air amoureux" ? -Qu'elle est belle.
-N'allez surtout pas lui répéter, mais je suis de votre avis.
-Où tu étais ?
-J'ai plus 12 ans, papa, arrête.
-Que fais-tu au bras de monsieur...
Pierre Fougères ?
-On ne peut rien vous cacher, monsieur.
Monsieur ?
-Commissaire Larosière. -Cher commissaire, j'ai demandé..
..à votre fille de m'épouser..
..et elle va dire oui.
-Vous la reconnaissez ?
Elle aussi devait vous épouser ? -Qui est-ce ?
-Une pauvre figurante.
-Commissaire, je n'ai jamais vu cette personne.
-Les types de votre genre détestent que les femmes leur résistent.
-Bon, arrêtez-moi, ça m'évitera de devoir répéter.
Je déteste ça.
Sinon, laissez passer un pauvre comédien alcoolique..
..qui a déjà plus de 2 heures de retard.
-Tout le monde est suspect. Lui, comme un autre !
Je veux pas que tu finisses à la morgue !
-Ca serait une solution.
-Tu viens ? -Oui.
-Lui, c'est qui ? -Un suspect, papa.
Très mignon. -Tu le connais bien ?
-Tu deviens rasoir.
-Où tu vas ? Juliette !
Elle me rend fou ! Bon, interrogez le concierge.
Allons-y.
Elle imite Sarah Morlant : -Viens, Toupie.
Viens voir maman.
Viens, petite saloperie qui passe son temps à me pisser dessus.
Regarde comment maman t'aime, espèce de sac à merde !
Quelqu'un frappe.
Sarah n'est pas avec toi ? -Elle t'attend sur le plateau.
Tout le monde t'attend.
-C'est curieux, j'ai cru entendre sa voix.
Je deviens dingue. -Tu ferais bien d'y aller.
Antoine va être furieux. -C'est un minable.
Il a juste le droit de se taire. -Il est le seul à t'engager encore.
Tu gâches tout.
-T'as pas gâché ta vie, toi ? Ca te va bien de donner des leçons.
L'alcool m'a peut-être bouffé la moitié du cerveau,
..mais si je me souviens bien, t'étais comédienne dans le temps.
Résultat, Mlle Frémont s'occupe du toutou de Sarah, belle carrière.
-Sors d'ici !
-Ouah ! Ouah !
Ouah ! Ouah !
-"Et de voir sa vie, son repos, et ses biens dépendre..
"..de la fantaisie du 1er téméraire..."
-Que faites-vous, M. Cochin ?
-Rien.
-Vous observez les jeunes filles à leur insu ?
Faites pas cette tête, je plaisante.
-M. Cochin ?
-Entrez !
-M. Cochin ?
Y a quelqu'un ?
-Entrez !
-Désolée, je ne vois pas qui ça peut être.
Quelle horreur, étranglée si jeune.
J'en ai la chair de poule. La vie est pleine de fous.
Et l'assassin ne serait pas loin ?
-Je vous laisse. -Attendez.
Conseillez-moi.
-Pour jouer Elvire ?
-Pour me débarrasser de mon mari.
-Je ne comprends pas.
-Il refuse de divorcer.
Depuis deux ans.
-Vous perdre doit être..
..une épreuve terrible. -Il est têtu.
Alors,
..pour être libre, je dois le tuer.
Bien entendu,
..il est exclu que je finisse en prison.
Il y sent trop mauvais.
Vous me comprenez, non ?
..que du feu, vous me suivez ? -Oui.
-Vous n'auriez pas une petite idée, commissaire ?
-Vous jouez si bien la comédie qu'on ne peut pas savoir..
..si vous êtes sérieuse. -Je suis sérieuse.
Pierre se détruit, alors, un peu plus tôt, un peu plus tard.
-Je dois vous faire un aveu.
Quand vous avez épousé Pierre Fougères il y a 20 ans,
..j'ai été jaloux. -C'est charmant.
-Non, cruel. J'étais amoureux de vous.
Vous m'avez brisé le coeur.
-Je vais vous le briser à nouveau, je vais me fiancer avec le comte..
..De Tercoignes.
Qu'avez-vous ? Vous êtes tout pâle.
-Etre si près de vous après vous avoir admirée à distance,
..j'en oublierais presque que j'enquête..
..sur un meurtre sordide.
Quelqu'un entre.
-Que faites-vous ici ?
-C'est le perroquet.
-Le perroquet ?
-Il m'a dit d'entrer.
-Vous voulez quoi ?
-Vous la connaissez ?
-Ca se pourrait.
-Mais encore ?
-Vous devriez interroger Julien Sobel.
C'est une de ses admiratrices.
Tous les soirs, elle l'attendait à la sortie du théâtre.
Pour essayer d'avoir un autographe.
Je crois même qu'il a fini par lui donner rendez-vous.
-C'est elle qui vous l'a dit ? -Non.
C'est le perroquet.
-Ah.
-Bon, ça commence cette répétition ou non ?
Hum... tu es très en beauté aujourd'hui, Sarah.
Une porte claque.
Ah, mon metteur en scène préféré !
-Ca va, je vais faire une attaque !
A part un étrangleur et les huissiers, ça va bien.
-On y va oui ou non ?
-"Je vous avoue, Madame..."
Etc.
-Je vous avoue, Madame, que je n'ai point le talent..
..de dissimuler et que je porte un coeur sincère.
Je ne vous dirai pas que...
-(Commissaire ?)
(Je crois que j'ai une piste.)
-C'est affreux. -Pardon ?
-La façon dont il massacre Don Juan.
Un pot de chambre aurait plus d'émotion.
Il joue comme un poireau dépressif !
-Julien Sobel connaissait la victime.
-Ah, le jeune premier ?
Convoquez-le au commissariat.
On verra ce qu'il a dans le ventre, M. le séducteur.
-Tu fais la tête ?
-Ca m'amuse pas de voir ces pervers te tourner autour.
-Au moins, on me regarde.
-Enfin, pas question que tu retournes là-bas.
-Mais j'adore..
..le théâtre, ça devrait te faire plaisir.
Voir Julien répéter,
..c'était magique. -Tragique, il se regarde jouer.
-N'importe quoi.
C'est une future star.
-Quand je l'ai convoqué, il disait rien.
-Vous allez interroger Julien ?
Vous êtes malades ? Tu fais une grave erreur, papa.
-Dis, tu es amoureuse ?
-Je te déteste.
-Non, je ne la connais pas.
-Lampion, j'ai la tête du con de service ?
-Non.
-Ne jouez pas avec moi.
Des coriaces, j'en connais.
Vous, vous n'êtes que du vent.
-Je vous ai rien fait.
-Vous avez vu..
..la victime.
-Et pourquoi je l'aurais tuée ?
-Certains hommes ne prennent du plaisir qu'en étant violent.
-C'est pour ça que vous êtes devenu flic ?
-Faites gaffe, Sobel, les merdeux de votre genre, moi, je les écrase.
Ma fille ne sera pas votre prochaine victime !
-Dites-nous ce que vous savez.
-Elle n'est pas venue.
Oui, on avait rendez-vous.
-Vous mentez comme vous jouez.
Sans conviction.
-J'ai rien fait !
-Regardez bien..
..cette jeune fille ! -Je ne l'ai pas tuée.
-Vous n'avez rien remarqué,
..ce jour-là ? -Non.
-Foutez le camp.
Lampion, renseignez-vous sur ce petit acteur de province.
-Très bien.
Une porte claque.
...
-Hum !
-J'en ai pour une minute.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Non ! Qu'est-ce que vous faites ?
Au secours !
-Attends-moi !
-Au secours !
Au secours ! Au secours ! Non !
-Je te mets un disque ? -Ca m'est égal.
-Ecoute, c'est pas..
..un type sérieux.
-T'étais sérieux, toi ?
-J'aurais pas aimé que tu tombes sur un type comme moi.
Il va te faire souffrir.
-Je préfère ça que de m'ennuyer avec un type sérieux.
-Tu dis n'importe quoi.
-En vérité, tu es jaloux.
-Jaloux ? -Oui, jaloux.
Tu pourras pas..
..enfermer tous les garçons qui me regarderont.
-Tu préfèrerais..
..que je sois indifférent ? -Tu l'es, quand ça t'arrange.
-J'ai pas le mode d'emploi du bon père,
..alors, j'improvise.
Quand j'ai appris que tu étais née, j'ai voulu partir au bout du monde.
Mais je l'ai pas fait.
Et je regrette pas.
Tu es ce que j'ai de plus cher.
Evidemment, je donne pas beaucoup de nouvelles.
Mon travail me prend tout mon temps,
..mais je t'aime, Juliette.
Je t'aime.
Demain, tu prendras..
..le train.
-Les violons, c'était pour te débarrasser de moi ?
-Mais non, Juliette. Non.
Le train part à 9h35. -Oui, j'ai tout compris.
-Je compte sur vous.
Ta mère t'attendra sur le quai.
Je t'appelle dès que j'ai coincé ce détraqué.
-Ca va ? -Très bien.
Ma fille me hait.
La vie..
..est formidable !
Lampion. -Oui ?
-Ne faites jamais d'enfant.
...
-Juliette ?
Juliette !
Et merde.
-Ca va, mon amour ? Tu as l'air inquiète.
-Chaque jour, je me demande dans quel état je vais le trouver.
J'ai été folle d'accepter ce rôle.
Tout devrait être simple et tout est si compliqué.
-Ce collier..
..ne chasse pas la mélancolie, mais, en le portant,
..tu sauras que je t'aime.
-Oh, il est magnifique !
Merci, mon amour.
Tu es si doué pour le bonheur et moi si peu.
-Ne change rien de ce que tu es.
Tu as changé..
..ma vie.
-J'ai peur.
Chaque fois qu'il m'arrive quelque chose de bien,
..une voix me dit :
.."Tu ne le mérites pas" et tout s'évapore.
-Moi aussi, j'ai peur.
Tu ne cesses de me parler de ce Larosière.
-Tu arrives même à faire semblant d'être jaloux.
Tu es un ange.
Je t'aime.
Quelqu'un frappe.
-Hum ?
Epargne-moi les répliques du style : "Arrête, tu te détruis".
-Sers-moi un verre.
-Tu es sérieuse ?
-Pourquoi tu ne veux pas divorcer ?
-Qui a dit que je ne voulais pas ?
-Sarah.
-Regarde les choses en face, elle ne t'aime plus.
-Que sais-tu de l'amour ?
-Tu m'ennuies avec tes idées..
..toutes faites, ressers-moi.
-Je savais pas..
..que tu aimais boire.
-Il y a un tas de choses que tu ne sais pas.
-Quoi, par exemple ?
-Ferme les yeux.
-Pour quoi faire ?
-Je ne vais pas te sauter dessus.
Pierre.
Elle imite Sarah : Toupie a disparu, c'est affreux.
Lucie l'a fait exprès, j'en suis sûre.
-C'est diabolique.
-Si tu veux, je serai ta petite Sarah.
Tu n'auras qu'à demander.
-Tu pourras jamais la remplacer.
Jamais.
-Et toi, tu crèveras seul, comme un chien.
-C'est quoi ce costume ? Quelqu'un a vu l'habilleuse ?
Tiens, tu peux m'aider ?
-Pas le temps.
Sarah m'attend.
-Bon, enchaînons !
A toi, Pierre !
Et cet arbre..
..tient tout seul.
-Qu'est-ce que je dis ?
-Le texte, Pierre.
-Répète ta réplique.
-"Seule la mort..
"..vous détachera de moi." -Je...
-Qui lui souffle ?
-"Je n'ai point le talent de dissimuler et je porte..
"..un coeur sincère." -Prenez ma place.
-Je n'ai pas..
..votre talent.
-Ce n'est pas sûr.
-Merci, c'est très aimable.
"Je vous avoue..."
Que quoi ? -Que tu es ivre mort.
-Dieu n'existe pas.
Ou il déteste le théâtre.
-Est-ce que quelqu'un sait où est l'habilleuse ?
Ca fait 1/2 heure que je la cherche !
Que faites-vous là, vous ?
-Ah, j'ai oublié de vous demander, hier.
Ecrivez "1 003" en chiffres.
-"1 003", pourquoi ? -Au milieu de la page, merci.
-Seulement si vous m'aidez à fermer ce costume.
"1 003".
Voilà. Il y a un lacet, là, dans le pantalon.
Aïe ! -Pardon.
-Cette garce a dû laisser une épingle. Plus bas.
-Excusez-moi ? -L'épingle, plus bas.
Bon, vous trouvez ? -Oui... enfin, non.
Hum !
-Votre père est là.
-Portez ça..
..à Julien Sobel. -D'accord. Ca ne va pas ?
-Mon père ne veut plus que je traîne ici, mais je dois..
..voir Julien. -Venez.
Attendez dans ma loge, j'irai porter votre petit mot.
-Merci, vous êtes gentil.
-J'ai eu un père, moi aussi, et pas tendre, croyez-moi.
-Antoine, comment je peux jouer avec lui ? Il ne m'écoute pas..
..et ne connaît pas son texte. -Don Juan n'écoute pas Elvire.
Il se fout d'elle, son seul désir, c'est qu'elle quitte le plancher.
-Tu te calmes !
Et je me calme, là ! -T'épouseras jamais..
..ton machin-chose, là.
Tu ne fais plus illusion.
-C'est toi qui dis ça ?
Antoine ?
Tu te décides,
..mais je refuse de jouer avec ce poivrot.
C'est lui ou moi.
-Et moi ? Est-ce que quelqu'un pourrait penser à moi ?
Se demander ce que je ressens ?
Pierre, où vas-tu ?
-Vomir, dans ma loge.
-Il est hors de question d'arrêter cette répétition !
-Et si le commissaire me donnait la réplique ?
-Madame,
..je n'oserais jamais.
-Allons, vous en mourez d'envie.
-J'ai une enquête à mener.
-Je vous en prie, dites oui.
Pour moi.
-Ton petit mot m'a bouleversé.
-Je vous laisse.
-M. Cochin ? -Inspecteur.
-Mon Dieu, Lampion.
-Pourquoi..
..tu te caches ?
-Je voudrais que vous écriviez "1 003" en chiffres.
-Mon père a voulu..
..m'éloigner.
Il me croit loin.
-Mais pourquoi ?
-Entrez !
-Tiens ? -Quoi ?
-Quelqu'un a crié.
"1 003".
Ca vous va comme ça ?
-Oui, oui.
-"Pour vous épouser, je vous ai dérobée à un couvent.
"A cause de moi, vous avez rompu..
"..des voeux qui vous engageaient avec le ciel.
"Il était de mon devoir de vous oublier."
-Ah, scélérat.
C'est maintenant..
..que je te connais tout entier.
Non, Don Juan.
Ne me retenez pas.
Je vous ai aimé avec une tendresse extrême.
Rien au monde..
..ne m'a été si cher que vous.
-C'était magnifique ! Sarah, tu m'as presque fait pleurer.
Commissaire,
..vous devriez changer de métier.
Je vous engagerais de suite.
Allez, fin de la répétition.
A demain. -Antoine, j'étais sérieuse.
Je ne remonterai pas..
..sur cette scène avec Pierre !
Le contrat est signé.
-Eh bien, trouve une solution.
-Alors ?
-Regardez, commissaire.
J'ai fait une étude graphologique.
-On cherche un tueur..
..et vous vous amusez.
-Commissaire !
On a découvert un cadavre. -C'est pas vrai ?
C'est pas vrai !
Oh, je suis maudit !
Ce théâtre est maudit.
Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
C'est la catastrophe.
-La plus à plaindre dans cette affaire,
..c'est elle, il me semble.
Lampion,
..il fallait..
..ouvrir l'oeil..
..au lieu de vous amuser.
-Regardez.
Un article sur vous.
-Il me provoque.
Bien. Appelez du renfort.
Vous, M. Cochin, convoquez-moi tout le monde.
Allez, inspecteur, allez-y.
-Oh, on va tous..
..y passer.
-Calmez-vous. -Et comment ?
On extermine les gens de ce théâtre..
..un par un, oh !
-Non, uniquement les jeunes filles.
-Ah, si vous croyez que ça me rassure.
-Ici, on sera tranquille.
-Julien...
Je...
-C'est la 1re fois, c'est ça ? -Oui.
-Fais-moi confiance, ça va bien se passer.
-Excuse-moi, ça va un peu trop vite.
Tu m'en veux pas ?
-Mais non.
-Tu viens souvent dans ce grenier ? -Tous les jours.
C'est là que j'étrangle mes victimes.
-Arrête.
-Pardon, mais il y a eu..
..un 2e meurtre.
-Quoi ? -Qui ?
-L'habilleuse.
Le commissaire..
..veut tous nous voir.
-J'arrive.
J'ai dit : "J'arrive".
Ecoute.
Personne ne te cherchera ici.
Si tu veux, on peut se retrouver ce soir.
A 8h, derrière le théâtre, d'accord ?
On ira chez moi. -D'accord.
-Tant que vous n'aurez pas été interrogés, restez dans le théâtre.
-L'assassin est parmi nous ?
-J'en suis sûr.
-C'est ridicule.
-Vous avez l'air..
..d'aller mieux, parfait.
-Et le spectacle ?
-Les répétitions..
..sont suspendues.
-Oh...
-Hum !
-Pardon, je vous ai apporté quelque chose à manger.
-Je n'ai pas faim.
-Vous avez l'air triste.
-Il m'a invitée,
..mais j'ai rien à me mettre. -Nous sommes au théâtre.
Tout est possible au théâtre.
Bris de verre.
-Revenez une autre fois, je me sens pas bien.
-Qu'y a-t-il ?
-Les lâches !
Ils n'ont même pas osé me le dire en face !
Ce métier..
..ne respecte personne !
-Comment ça ?
-Une actrice découvre..
..qu'elle est trop vieille pour faire son métier.
On lui promet..
..un rôle, le plus beau qu'elle ait jamais eu au cinéma.
Et un télégramme vient tout gâcher.
Le rôle a été offert à une actrice beaucoup plus jeune. A ma place !
C'est futile, n'est-ce pas,
..de pleurer pour cela..
..quand 2 jeunes filles sont mortes.
-Sarah.
Je vous ai toujours trouvé terriblement belle.
Et là, vous êtes plus désirable que jamais.
-Merci..
..de mentir aussi bien.
-Je suis sincère, Sarah.
-Soit.
Mais le serez-vous encore si vous me croisez dans 5 ans ?
Vous direz :
.."Oh, voilà celle qui, autrefois, a fait tourner les coeurs."
Bientôt, je deviendrai invisible..
..aux yeux des hommes, vous comprenez ?
-Donnez-moi ce bouquet !
-Je vous enverrai mes témoins ! -Oh, les duels, c'est démodé.
-Le courage aussi,
..on dirait.
-C'est ridicule. -Viens.
-Un vrai conte de fées.
Mais le réveil sera brutal !
Seuls le succès..
..et l'argent l'intéressent.
Vous verrez, un jour,
..son vrai visage. -Allez, venez.
-Vous aussi êtes sous le charme, mais moi, je la connais.
Je sais de quoi elle est capable.
-Cette nuit,
..vous faisiez quoi ? -La nuit, je bois ou je dors.
Parfois, je rêve que je bois.
-Vous étiez seul ?
-Il y a longtemps que je suis seul.
-Les femmes vous repoussent,
..vous avez pu vouloir vous venger.
-J'ai joué un flic dans un film, une fois.
Il était aussi futé que vous.
Non, j'ai tué personne. -Le portier de votre hôtel..
..vous a vu rentrer tard.
-Et ? -Vous avez fait quoi..
..en sortant du théâtre ?
-J'ai marché.
Regardez ces mains.
Un étrangleur ne tremble pas.
-Je vous ai vue regarder ma fille, un regard de prédateur.
-Mais nous sommes pareils, vous et moi.
-Qu'insinuez-vous ?
-Si elle n'était pas votre fille, vous la regarderiez comme moi.
Avec désir. -Je suis pas comme vous.
Je n'insulte pas les femmes que j'ai aimées.
-Alors, ces interrogatoires, ça se termine ?
-Pas encore. -Oh...
Inspecteur, le prochain cadavre, ce sera peut-être moi.
-Ménard, que faites-vous là ? -Je cherche le commissaire.
-Un problème ? -Juliette s'est enfuie.
Ce que je vais prendre !
-La couleur me va bien ? -Tout va quand on est jolie.
Essayez-la là-bas.
...
-Vous finirez votre carrière comme vous l'avez commencée,
..un tampon à la main ! -Je suis désolé, elle est rusée.
-Vous êtes un abruti !
Le roi des incompétents !
-Je peux partir ?
Hier soir, j'étais avec vous, ça fait un bon alibi.
-On ignore l'heure de la mort. Vous avez pu revenir.
Vous savez..
..où est ma fille ? -Votre fille ? Non.
-Je le sens, moi, quand on ment.
-Je vous le jure.
-Dites-le-moi ou vous allez en cellule.
Vous ne répondez pas ? Bien.
Embarquez-le, je vous arrête.
-De quel droit ? -S'il lui arrive quelque chose,
..je vous briserai.
-C'est de l'abus de pouvoir !
-Ah, je dois vous parler.
-Il faudra attendre demain. -Ce sera trop tard.
-Trop tard ? -Oui, quelqu'un est en danger.
Venez dans mon bureau.
Vous voulez boire..
..quelque chose ? -Non. Qui est en danger ?
-Vous ne voulez vraiment rien boire ?
-Je suis pressé, M. Marin.
-Vous êtes marié, inspecteur ?
-Non. Quel rapport ?
-Vous êtes un solitaire, je l'ai vu.
-Qui est en danger ?
-C'est moi qui suis en danger, inspecteur.
Toute cette solitude,
..tout ce vide, j'ai des pensées affreuses.
-C'était donc ça.
-Il y a si longtemps que je n'ai pas posé la tête sur une épaule.
Je vais vous paraître stupide.
Quand je vous ai vu, j'ai ressenti quelque chose qui m'a ramené..
..20 ans en arrière.
-Au revoir.
-Ne me laissez pas.
Pas ce soir. -Bonsoir.
-Non, ou je me brûle la cervelle !
-Posez ça.
-Et vous, restez !
Juste une petite heure.
Personne ne vous attend.
-C'est du chantage, ça.
-Oui, c'est minable. Bon, autant en finir.
-Ne faites pas ça, non !
Clic.
-Bien imité, Hum ?
L'arme était fausse, mais les larmes sont sincères.
-Arrêtez vos phrases de théâtre ! Vous êtes vraiment tous cintrés !
-Arrêtez-moi, j'accepte tout..
..de vous !
Sauf l'indifférence.
-Bonsoir.
-Je comprends pas, il avait dit 20h.
-Ca me gêne de vous dire ça.
Mais ce serait pas la 1re fois qu'il pose un lapin.
J'ai rien voulu vous dire,
..finalement, ça ne me regardait pas.
-Mais il avait l'air sincère. -Venez.
Je vous ramène chez votre père. -Oh, je l'entends déjà.
"Tu vois, j'avais raison."
-Allez, montez.
...
Propos inintelligibles.
Il ronfle.
-Hum...
Cris.
...
-Ce soir, pour vous, rien que pour vous,
..un numéro spécial.
..je vous demande d'applaudir..
..M. Julien Sobel !
♪Air de music-hall.
...
Inspecteur...
...
-Inspecteur ?
Inspecteur ?
...
Inspecteur, inspecteur ?
Excusez-moi, mais il y a encore eu un meurtre.
...
Le téléphone sonne.
-Allô ? Oui, c'est moi.
Qu'est-ce que vous dites ?
-Hier soir, vers 21h,
..un garçon d'étage a aperçu Sarah Morlant..
..qui se dirigeait vers la chambre et elle a quitté l'hôtel peu après.
-Conclusion, Lampion ?
-Il refusait..
..le divorce, ça fait un mobile.
-Elle aurait pu être plus discrète.
Là, on l'a vue entrer dans l'hôtel, en sortir.
Ca ne colle pas.
-Ou bien, ils se sont disputés et ça a mal tourné.
-Quelqu'un a entendu..
..du bruit ?
-Personne. -J'y crois pas.
C'était prémédité. -Laissez-moi passer !
Oh !
Oh, mon Dieu !
J'ai autant détesté cet homme..
..que je l'ai aimé.
Et maintenant, je ne sais plus.
Il a l'air si perdu,
..si fragile.
Tout ce temps passé à se faire du mal.
Et la vie est si courte. Quel gâchis !
-Faites venir..
..le témoin.
-Madame ?
C'est à vous ?
-Qu'insinuez-vous ?
-Simple question.
-Je ne l'ai pas tué et n'ai jamais vu ce couteau.
-Sarah, pardon, mais pourquoi êtes-vous venue hier soir, ici ?
-Mais que dites-vous ?
Mais je n'étais pas ici, hier soir.
-Regardez attentivement cette femme.
L'avez-vous vue hier, à 21h ?
-Oui.
-Regardez-la attentivement.
-Oui, c'est bien elle.
-N'importe quoi.
-Ca suffit, Lampion.
-J'appelle un avocat.
-Mais je n'ai rien fait. -Sarah, qu'êtes-vous venue faire..
..dans cet hôtel ? -Mais enfin, je n'étais pas ici.
-Suivez-nous au commissariat.
-C'est hors de question !
-La loi nous y autorise. -C'est une erreur !
-Nous éclaircirons..
..tout cela !
-Savez-vous que le ministre de l'Intérieur..
..est un ami de la famille ?
-On m'a souvent dit ça et je suis toujours là.
Je tiens autant que vous à prouver son innocence.
Laissez-moi travailler !
Je n'en sais rien, diffusez son portrait partout !
Juliette Larosière !
Merci beaucoup.
Aucune nouvelle de ma fille. -On la retrouvera.
-C'est le rapport du légiste ? -Oui.
Fougères est mort entre 21h et 21h30.
Quand Sarah était à l'hôtel.
-Quelque chose me chiffonne.
Admettons, elle a tué son mari. Mais pour les autres meurtres ?
-Il y a peut-être 2 assassins.
Sarah Morlant..
..espérait qu'on associe son meurtre aux 2 autres.
-C'est tordu, non ?
-On a déjà connu ce genre d'histoire.
-Mais le meurtrier se montrait plus discret.
Là, tout le monde l'a vue ! -Alors, pourquoi elle ment ?
-Je ne sais pas.
Elle avait peur de parler devant son futur mari.
-Excusez-moi, j'ai été confuse ce matin.
J'étais tellement perturbée.
Enfin, hier soir,
..j'ai assisté à un gala de charité chez Mme de Rémicourt.
J'ai 20 témoins.
-A quelle heure vous êtes arrivée ? -8h. Je suis repartie vers minuit.
-Alors, c'est réglé, Sarah.
-J'ai peur.
3 morts déjà.
Serais-je la prochaine ?
-Qui était-ce à l'hôtel ?
-C'est à vous de répondre à ça.
Commissaire,
..faites vite.
J'ai un mauvais pressentiment, et mes intuitions sont justes.
-Veuillez accepter..
..nos excuses.
-Au revoir. -Qui aurait pu se faire passer..
..pour vous ? -Pour moi ? Personne.
Elle pouffe de rire.
-Ah, je voulais vous montrer... -Ah, me parlez pas de graphologie.
-C'est pas trop tôt.
Vous m'aviez oublié ?
-Pierre a été tué.
Et je crois Juliette..
..en danger.
-C'est votre faute.
On devait se retrouver hier soir, mais à cause de vous, j'étais ici.
-Fallait le dire !
-Vous êtes si possessif.
-On a retrouvé des vêtements de Juliette au théâtre.
-Non, commissaire !
Vous allez pas me laisser dans ce trou ?
-Prenez dix hommes et fouillez le théâtre.
-Excusez-moi pour hier soir, j'avais trop bu.
Il va pas bien, lui.
-Que dites-vous ?
-Et je sais pourquoi.
Je crois qu'il souffre d'une très grande solitude.
-Qu'est-ce que j'en ai à faire ? C'est ma fille qui est à plaindre !
Quel imbécile j'ai été.
Quel égoïste.
-Bienvenue au club des désespérés.
A moins d'un miracle, c'en est fini de mon "Don Juan".
C'en est fini de ce théâtre.
J'espère que l'assassin me choisira comme prochaine victime.
-Bonjour, commissaire. -On vous a vu hier,
..en fin de journée,
..avec Juliette.
Alors, je vous écoute.
-La pauvre avait peur de vous croiser.
Je lui ai permis d'emprunter une robe pour un rendez-vous.
-Quelle robe ?
-Je me souviens plus.
Une robe élégante.
Vous voulez un café ?
-Elle a aussi pu fuguer.
Julien ne vient pas au rendez-vous, elle est déçue,
..elle a peur de votre réaction...
-Je suis un monstre, hein ? -J'ai pas dit ça.
-Si, si, je suis un monstre.
Je fais peur à ma propre fille.
Ma Juliette, mon bébé.
-On va la retrouver.
-Dans quel état, Lampion ?
Dans quel état ?
-Pff.
-Entre.
Ca a marché comme tu l'avais prévu.
Tout le monde est tombé dans le panneau.
Mais qu'est-ce...
-Nous faisons la risée des journaux, 4 cadavres !
Et toujours rien !
-Et le concierge ?
-J'ai rien contre lui.
-Regardez, commissaire.
-Au moins, nous avançons.
-Lucie se fait passer pour Sarah, elle tue Pierre Fougères..
..espérant faire accuser sa patronne.
Elle n'était pas seule..
..et son complice l'a supprimée.
-C'est absurde.
Pourquoi Lucie l'aurait-elle tué ?
-Pour vous faire accuser.
Si vous n'étiez pas allée..
..à ce gala, vous risqueriez votre tête.
-Mais elle était si généreuse.
Elle a même renoncé à sa carrière d'actrice pour moi.
-Elle était jalouse.
-Connaît-on les gens qui nous entourent ?
-Bon, vous avez encore besoin de moi, commissaire ?
-Vous voulez..
..que je vous raccompagne ? -Non, mon fiancé m'attend.
Je crois qu'il est jaloux de vous.
Au revoir.
..la 1re victime, puis Juliette.
Ca fait beaucoup !
Vous mentez depuis le début !
-Commissaire !
Mme de Rémicourt..
..est arrivée.
Et il y a une lettre pour vous.
-Des cheveux de ma fille.
Si ça se trouve,
..l'admiratrice de Julien n'était pas..
..la 1re victime.
Ce genre de détraqué ne prend son plaisir qu'en tuant.
Puis, il faut qu'on parle d'eux.
-Je n'ai rien à voir avec ce type.
Je suis enfermé..
..depuis hier soir.
-Libérez ce con.
-J'aime Juliette.
-Foutez le camp !
-J'ai une chose à vous montrer.
J'ai trouvé cette feuille au théâtre, avec des horaires.
Regardez ce "1" et ce "3".
Les mêmes que sur le pied.
-Qui a écrit ça ? -Raoul Cochin, dans le carnet,
..il a déguisé son écriture, mais là, il s'est trahi.
-Interrogez Mme de Rémicourt.
Je m'occupe de lui.
-Vous voulez pas..
..que je vienne ?
Sarah n'a pas pu s'éclipser pendant la soirée ?
-Personne n'a quitté la table avant 22h.
Notre invitée a brillamment animé la soirée..
..en nous parlant de la civilisation égyptienne.
Nous étions sous le charme.
-Commissaire ?
-C'est votre voiture ?
-J'ai pas les moyens, elle est au théâtre.
-Ouvrez-moi le coffre.
-Désolé, mais vous ne trouverez pas..
..votre fille..
..là-dedans.
-Ouvrez-moi..
..le coffre !
-Vous trouvez quelque chose ? -Non.
C'est même trop propre.
-Et c'est un délit ?
-Je n'aime pas du tout..
..votre humour. -Je peux ?
...
-Ah !
-Papa, ça va ?
-Oh, tu es vivante.
-Je te demande pardon.
J'ai été..
..stupide.
-Pas autant que moi.
Faut qu'on essaye de sortir de là.
-J'essaie depuis des heures.
-Montrez-vous, M. Cochin ! Ca vous plaît, le spectacle ?
Que voulez-vous ?
-Il est parti ?
-Non, il attend.
-Quoi ? -Il veut sentir..
..notre peur, il veut qu'on le supplie.
Il ne t'a pas...
-Non, il m'a pas touchée.
-Je vais essayer de te défaire tes liens.
Retourne-toi. -Ca sert à quoi ? Il est là.
-Ca sert..
..à pas perdre espoir, sinon, on est foutus.
-Je t'aime, papa.
-Moi aussi.
-Comme c'est mignon.
Une jolie réunion..
..de famille, grâce à moi, vous voilà réconciliés.
-Ca vous a manqué..
..les réunions de famille ?
-Y a pas que ça qui m'a manqué.
-Le jour de votre exécution, je serai là !
-Trop aimable. -Ca vous servira à quoi..
..de nous tuer ?
-J'ai demandé à Dieu de me punir, mais il m'a laissé faire.
Je vous ai envoyé des indices, mais vous êtes dans le trou.
-Mais Dieu existe-t-il ?
-Vous avez de la chance.
-De la chance ?
-Vous allez avoir la réponse.
-Non, arrêtez !
-J'aurais aimé, comme vous, pouvoir dire "je t'aime".
Quand j'ai égorgé..
..mon 1er chat,
..ma mère m'a regardé comme si j'étais un monstre et j'ai aimé ça.
-Si vous nous tuez, vous resterez dans l'ombre !
-Assez parlé, commissaire ! Je veux vous entendre hurler !
-Lâchez cette pelle !
-Bonjour, inspecteur. -Lâchez cette pelle.
-Vous avez déjà tué un homme, inspecteur ?
Je peux vous dire ce qu'on éprouve, après on ne peut plus s'en passer.
Lampion tire en l'air.
-La prochaine, elle sera pour vous.
-Vous me tireriez dans le dos ?
Ah ! Hum...
-Lampion ?
-Commissaire ?
-Désolé, commissaire.
J'aurai la réponse avant vous.
-La réponse ?
-Sur l'existence de Dieu.
-Lucie Frémont, c'était vous aussi ?
-Non, je n'ai pas tué Lucie.
Je l'aimais même bien.
Quelle heure est-il ?
-3h, juste.
-C'est bien.
Mourir à l'heure juste,
..c'est bien.
-Voilà toute la différence entre lui et nous.
Nous sommes capables de compassion, même à l'égard d'un monstre.
-Vous êtes mon héros.
Mourir enterrée vivante doit être horrible.
-Vous m'avez désobéi !
Vous m'avez suivi. -Je m'inquiétais.
Vous n'étiez plus le même homme.
-Merci beaucoup, Lampion.
L'enquête n'est pas terminée.
Cochin n'a pas tué Lucie Frémont, ni Pierre Fougères.
Il nous reste donc 2 meurtres à élucider.
-Je vais donc devoir engager un nouveau concierge.
Je ne pourrai pas m'empêcher de me méfier.
-Au commissaire et à l'inspecteur.
-Et à Juliette ! -Lucie, trucidée par ce monstre,
..quelle atrocité. -C'est fini.
Dieu merci.
Nous allons enfin pouvoir dormir. -Pas vraiment.
-Comment ça, "pas vraiment" ?
-L'inspecteur a un long rapport à rédiger.
Il y passera la nuit.
C'est ça ? -Eh oui.
-Et vous, qu'allez-vous faire ? -Je ne sais pas.
-Le rôle de Don Juan est pour vous. Vous n'avez qu'à dire oui.
-Et qui s'occupera..
..des voyous ?
-Vous réaliseriez votre rêve, ça ne se refuse pas.
Quel est votre prénom ?
-Jean.
-Faites-le pour moi, Jean.
Je vous en serai reconnaissante.
-Je vous promets d'y réfléchir. -Oui.
-Vous m'abandonnez ?
Vous démissionnez en plein milieu d'une enquête pour faire l'acteur ?
-En participant aux répétitions, je serai au coeur de l'enquête.
L'assassin se croit hors de danger, mais je le démasquerai.
-Pff !
-Demandez "Le Grand Echo du Nord" !
Ce soir, première de "Don Juan" avec le commissaire Larosière !
Monsieur. -Merci.
-"Et s'ensevelir pour toujours dans une passion,
"..et d'être mort dès sa jeunesse...". Non.
-"Et d'être mort..
"..dès sa jeunesse à toutes les autres beautés..
"..qui ne peuvent..
"..frapper les yeux." -J'ai tout oublié.
-Tu es nerveux.
-J'aurais jamais dû accepter. -Il y a 15 jours,
..tu as failli mourir,
..c'est pas pire. -Si, c'est pire !
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar, j'étais tout seul sur la scène,
..je savais plus mon texte et j'étais tout nu.
-Ca se passera bien.
Ce rôle a été écrit pour toi.
-Pourquoi tu dis ça ?
-"Tout le plaisir de l'amour est dans le changement."
C'est un peu..
..ta philosophie, non ?
-Se réveiller tous les matins avec une femme différente,
..ça provoque, à la longue, un dégoût de soi-même.
-Demande maman en mariage, alors.
-On ne rejoue jamais deux fois la même pièce.
-Tiens.
C'est pour toi. Ouvre-le 5 minutes avant d'entrer en scène.
-Je suis toujours un peu maladroit quand je reçois un cadeau.
Mais je voulais te dire... -Oui ?
-Tu as été..
..très courageuse.
Je suis très fier de toi.
-Tu vois, c'est simple, finalement.
Il y a des mots qu'on a besoin d'entendre pour avoir confiance.
Quelqu'un frappe.
-Vous êtes encore là ?
-N'en rajoutez pas,
..j'ai le trac. -Très élégant.
Vous me servirez de cavalier.
-Merci.
-Votre carnet. Tout est limpide. -Vous y voyez clair, vous ?
-Oui, l'assassin dormira ce soir sous les verrous. Allez.
-Merde, papa !
-Je prends.
Ben, Lampion, dites-moi..
.."merde".
-Merde, commissaire.
-Ben voilà.
Quelqu'un frappe. -Entrez.
Je devrais vous gronder.
-Pardon ?
Ah, elles sont magnifiques ces fleurs, merci.
-Horus, dieu des morts chez les Egyptiens.
Tête de chacal.
-Délicate attention.
-Horus veillait à l'embaumement et au transport des âmes.
Je ne vous apprends rien,
..n'est-ce pas ? -Je...
-Vous êtes nerveuse ? -Très nerveuse.
-Moi aussi, comme si j'avais bu trop de café.
-Un acteur qui n'a pas le trac..
..est un acteur..
..qui n'a pas de talent. Tenez.
Je portais ce bijou dans "Phèdre".
J'ai pensé que cela vous ferait plaisir.
-M. le comte.
Mme la comtesse. -Monsieur.
-Bienvenue dans cette maison qui est un peu la vôtre.
Allez, vite ! -La souffleuse...
-Quoi, elle a été assassinée ? -Elle est aphone.
-Ah non, c'est pas vrai !
C'est pas vrai, hum ?
-Pourquoi vous me regardez ?
Sonnerie.
...
-5 minutes.
Juliette : -"Portrait d'un papa formidable."
-Merde !
Quelqu'un tape les 3 coups.
...
Applaudissements.
...
-Allez-vous du côté de la ville ?
Nous cheminerons ensemble.
-J'y vais, oui,
..pour venger..
..ma soeur. Ah, l'infâme !
-Et connaissez-vous ce Don Juan ? -Je ne l'ai jamais vu.
-Oui, Don Juan, je sais tous les dérèglements de votre vie.
Le ciel m'envoie vous dire que vos offenses..
..ont épuisé sa patience.
Sauvez-vous.
-Madame..
-("Il est tard.")
-Il est tard.
Demeurez ici.
-Non.
Applaudissements.
-Un feu invisible me brûle.
Je n'en puis plus !
Tout mon corps n'est plus qu'un brasier ardent !
Aaah !
Aaah !
Aaah !
-Bravo !
Applaudissements.
...
-Bravo !
...
Bravo !
Bravo !
...
-Allez, on y retourne, les enfants, vite !
...
-Pardonnez mon audace.
Je voudrais saluer un grand acteur disparu,
..que j'ai tenté..
..de remplacer, ce soir, je veux parler de Pierre Fougères.
Il a été assassiné..
..dans sa chambre d'hôtel.
Je reprends ici mon rôle de commissaire..
..que je n'ai jamais abandonné.
Cette représentation..
..sera l'unique de la série, car, mesdames et messieurs,
..l'assassin de P. Fougères..
..est ici, en ce moment, sur cette scène.
-OH...
-Mais enfin, c'est Lucie Frémont qui l'a tué, vous l'avez dit.
-Je l'ai pensé, mais je suis passé..
..à côté de l'évidence.
Le 17 octobre,
..à 21h, une femme ressemblant..
..à Sarah Morlant se rend au Grand Hôtel,
..tue P. Fougères,
..et quitte l'hôtel..
..comme si de rien n'était.
Au même moment, Sarah Morlant participe..
..à un gala de charité.
Le lendemain, Lucie Frémont,
..sa dame de compagnie, est retrouvée le crâne fracassé.
Dans son armoire, on retrouve une perruque et une robe..
..appartenant à Sarah.
C'est donc elle qui a tué Pierre Fougères.
Mais, mesdames et messieurs, je peux vous le révéler,
..Lucie Frémont et Pierre Fougères ont été tués..
..par la même personne.
Une personne que vous avez applaudie dans ce spectacle.
Cette femme ressemblait à Sarah Morlant..
..pour la bonne raison..
..que c'était la vraie Sarah Morlant !
Au gala de charité, c'était L. Frémont que l'actrice payait..
..pour la remplacer..
..à ce genre de cérémonie.
Elle pouffe. -Excusez-moi.
Le spectacle continue,
..mais dans cette pièce, vous êtes bien moins convaincant.
Voyons, c'est absurde.
Pourquoi aurais-je assassiné Pierre ?
J'allais divorcer..
..et épouser le comte.
-C'est ce que vous prétendiez. -Je ne comprends pas.
-Nous avons interrogé..
..votre future..
..belle-mère.
Le comte ne doit son train de vie qu'à la générosité de sa mère.
Et jamais..
..elle n'accepterait..
..que son fils épouse une femme divorcée.
Il fallait donc..
..faire de vous une veuve.
-Ce déballage..
..ne m'étonne pas de vous.
Vous aimez faire le pitre, soit.
Pourquoi pas ?
Je vous mets au défi d'apporter des preuves à ce que vous racontez.
-Nous avons interrogé Mme de Rémicourt qui a organisé..
..ce fameux gala.
Votre connaissance de l'Egypte ancienne l'a éblouie.
-Où voulez-vous en venir ?
-Avant la représentation, je vous ai offert une statuette.
J'ai dit qu'il s'agissait d'Horus.
Horus a une tête de faucon, c'est Anubis qui a une tête de chacal.
-J'ai à peine regardé votre cadeau.
Vous savez ce que c'est, le trac de la première.
-Je suis moi-même un spécialiste de l'antiquité égyptienne.
Relevez-vous le défi de répondre à mes questions ?
Voix de Sarah : -Un crime parfait.
Si parfait que même vous n'y verriez que du feu.
-"Vous vous troublez, Madame,
"..et changez de visage."
-En m'accusant, vous vous privez d'un triomphe.
Quel dommage.
Je suis sûre que nous aurions joué..
..300 représentations.
Murmures dans la salle.
...
Cher public, vous m'avez offert, ce soir encore,
..cette magnifique musique dont vos mains sont capables.
J'emporterai en prison le souvenir de vos applaudissements.
Un jour, vous lirez dans un journal :
.."Mlle Morlant a été guillotinée à l'aube."
C'est à vous que je penserai..
..quand on viendra me chercher dans ma cellule.
Il claque des doigts.
C'est à vous que je penserai quand je monterai les marches.
Je suis prête, commissaire.
Qu'était-ce donc, ce baiser dans la loge ?
Le baiser de Judas ?
Il éternue. -Encore ?
C'est une allergie.
A chaque rapport, vous éternuez. Vous devriez vous reposer.
-Pardon ? -Vous avez fait du beau travail.
Je suis fier de vous. Sans vos notes,
..je serais encore dans le flou. -Merci.
-Vous savez, quand on parle gentiment aux gens,
..on obtient plus que ce qu'on espérait.
Regardez, moi, par exemple,
..j'ai dit gentiment à ma fille que Sobel n'était pas..
..un garçon pour elle, eh bien, elle n'a pas bronché.
Elle a souri.
Dites, quand vous rentrez le soir, chez vous,
..vous ne vous sentez pas un peu seul ?
-Non, ça va.
-Parce qu'on vit à côté des gens, mais on ne les connait pas.
A l'avenir, si vous avez envie de vous confier, je serai là.
Je serai là.
-Papa.
Je viens te dire au revoir.
-Tu rentres déjà chez ta mère ? -Non, je vais à Paris.
-A Paris ? -Chez Julien.
J'ai envie..
..de faire du théâtre.
Au revoir, Emile.
-Au revoir.
-Juliette, je t'interdis d'aller chez ce Casanova de province !
-Tu vas pas recommencer ? Je pensais que tu avais changé.
-Juliette !
Juliette ! -J'en ai marre !
Moi, j'ai envie..
..de vivre mes rêves. -Et tu vivras comment ?
-Rassure-toi, je me débrouillerai.
-Reste ici. -Je suis pas ton chien.
Je veux vivre ma vie. -Juliette !
Quoi, Ménard ? -Rien, patron. Rien.
-Lampion, pourquoi vous souriez ?
-Ah non, pour rien.
-Juliette !
Juliette !
Sous-titrage MFP.
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