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L'extr�mit� la plus septentrionale de l'ancien empire russe.
Hiver 1919. La Grande Guerre est termin�e depuis trois mois,
mais personne n'a pens� � en avertir ceux qui sont rest�s � Arkhangelsk.
Chant fun�bre du Lt John Boles
Adieu lris.
L'amour !
Que savons-nous de l'amour ?
Qu'un b�b� aime
de tout son petit coeur
et est aim�
par des coeurs aussi simples
et aussi purs.
Que l'enfant se nourrit d'amour
et de ses membres g�n�reux
le rend au reste du monde.
La jeunesse se baigne
dans le parfum de son amour.
Un amour fou, d�cha�n�
frisant l'h�ro�sme.
Et le sage aime placidement et profond�ment.
On aime un lieu
une chose
une id�e.
On aime son pays
et sa libert�.
Et bien s�r, le plus grand de tous les amours :
Celui d'une �me douce
qui se recueille
devant Dieu.
Puis il y a l'orgueil, l'amour de soi.
Une vanit� d�vorante...
insatiable...
l'orgueil du Teuton.
Pourquoi cet instinct furieux
ravage-t-il ce qui est beau
et bon ?
Il faut pardonner.
Mais un crime
contre l'humanit�
est un crime
contre Dieu.
Il faut �tre pr�t � d�fendre
ce qui est juste aux yeux de Dieu.
Nous devons restaurer la paix
dans son jardin terrestre.
Pour l'amour
de Dieu !
Arkhangelsk, � la tomb�e de la nuit.
Le hasard conduit Boles � loger chez une famille dans la g�ne.
La babouchka du gar�on.
Apoplexie !
Sa m�re,
Geza !
Le petit a eu une attaque !
Et son poltron de p�re.
Il faut lui tirer
du sang.
Des brosses � chevaux !
Merci, lieutenant.
Il a peut-�tre des vers.
Vous lui avez fait manger du crin de cheval ?
Si �a se changeait
en anguilles dans son ventre ?
Ca m'�tonnerait fort.
L�...
quelques-uns sur le cou pour pr�venir le goitre.
Et puis...
l'haleine d'une jument pleine sur votre b�b�
ferait dispara�tre cette toux.
O� est votre cheval ?
Elle va venir.
C'�tait la jambe de mon p�re.
Elle veut vous l'offrir, je crois.
Presque parfait !
Je savais qu'un jour j'aurais besoin de toi.
Iris !
La femme dans le miroir, Veronkha, pr�sente une ressemblance saisissante
avec lris, la bien-aim�e d�funte de Boles.
Tel est le chant fun�bre du Lt John Boles
La complainte de Veronkha
Ch�rie !
Un moineau mort sur ton toit : Bon pr�sage pour nos noces.
Tu as �t� bless�.
Comment �a ?
Pourquoi me tortures-tu de ta pr�sence ?
Mon t�moin veut danser avec toi.
Pardon.
Je me pr�sente : Dr O'Ebing. Mon patient
se pr�tend votre mari. C'est vrai ?
Tr�s vrai.
Etes-vous
Veronkha Petrovich Alexskaya ?
Oui.
Vous �tes donc celle avec qui il pr�tend �tre mari�.
Une all�gation qu'attesterait ce contrat de mariage.
Mais c'est une carte au tr�sor !
Son �pouse
devrait savoir qu'il ne va pas aussi bien qu'il en a l'air.
Le jeune homme tra�ne un lourd pass� m�tapsychique
depuis son enfance.
Il fut brutalement sevr� par sa m�re
qui peignit en noir jais sur son sein
la figure d'un monstre.
Le traitement r�ussit si bien que b�b� Philbin oublia
et le sein
et sa m�re.
En grandissant,
l'oubli devint l'essence m�me de son existence.
Oubli des bont�s dues aux cr�atures de Dieu
oubli fr�quent du respect que m�ritent nos a�n�s
oubli des petites choses qui auraient tant facilit� la vie
de sa m�re oubli�e.
Ses idylles se sont aussi d�roul�es sous l'empire de l'oubli.
A peine avait-il jur�
un �ternel amour, qu'il en oubliait
la femme en question.
Et il eut tant et plus de femmes, comme vous savez.
Et vous... qui ne l'avez pas laiss� vous oublier, Veronkha.
Quel man�ge vous fit
dissiper son brouillard
je l'ignore, mais vous �tiez bient�t mari�s � Arkhangelsk...
le plus beau jour de sa vie floue, et de la v�tre, peut-�tre.
Volume normal de la t�te.
Pas d'uranisme dans la famille.
Puis aussit�t
les t�n�bres engloutirent votre nuit de noces.
Mon patient ne se souvient de rien depuis la c�r�monie.
M. Philbin
n'a aucun souvenir de l'an pass�.
Pour lui, c'est encore et toujours la nuit de ses noces.
N'aiderez-vous pas votre bien-aim� ?
On dit
qu'il a succomb� � la moutarde boche
en rescapant d'une grange la fille d'un pr�tre.
Apoplexie due � la moutarde !
Qui est cet homme ?
Il ignore toute trahison.
Ch�rie, � ta vue mon coeur bondit.
Ce n'est pas mon bien-aim�.
Au revoir, ma Junon.
Telle est la complainte de Veronkha
De retour � son cantonnement,
Boles est accueilli royalement par ses h�tes malheureux en m�nage.
Que cherches-tu ?
L'urne.
L'urne ? Quelle urne ?
Elle voulait ses cendres dans la mer Blanche.
De qui parles-tu ?
Iris !
La femme qui �tait ici � l'instant.
O� sont les cendres ?
C'�tait Veronkha.
Elle s'appelle ainsi depuis belle lurette.
Soldate de l'arm�e imp�riale.
Elle est tr�s brave.
Vous faites erreur. Elle s'appelle lris.
Mais l'urne ? Lris est morte. Or, cette femme est en vie.
Alors, je suis sauv� !
Elle n'est donc pas morte.
Ca, c'est Veronkha.
Tu pourras la voir aux illuminations, ce soir !
Alors, ce soir, je dois avoir l'air d'un prince.
Geza !
Que fais-tu l� ?
Dans tes attaches !
O� est le p�re, pendant ce temps ?
N'est-ce pas � l'homme de ch�tier l'enfant rebelle ?
Je t'en prie, m�re, continue.
Ce n'est pas l'affaire d'une femme.
Vous permettez ?
Geza !
Un brave petit.
Soyez-en fi�re.
Aux Illuminations !!
En qu�te de la femme qui dit s'appeler Veronkha.
Est-ce son lris bien-aim�e, revenue de chez les morts ?
Boles veut aboslument le savoir !!
La bataille de Wissembourg.
Intr�pides guerriers de la m�re Russie
r�coltant une moisson de morts au champ d'honneur.
En Bessarabie
l'ennemi teuton g�mit sous leurs attaques.
Pardon, je refuse de jouer un Allemand !
Un volontaire.
Nous avons besoin d'une autre brute blonde.
Jannings, le mari poltron,
est engag� pour le r�le du Boche cupide.
Merci.
Maintenant, patience. Nous allons reconstituer
le superbe assaut
des fusiliers d'Arkhangelsk � Erzerum.
Les fusiliers d'Arkhangelsk
courageux et moustachus
d�j� bless�s
qu'on trouvait trop vieux
sont venus de partout
du Congo, de Gr�ce
de pays d'or et d'argent
des infirmeries...
Ils se sont dress�s pour d�fendre la Russie
contre les Bolcheviks impies
et contre cet ennemi
de la chr�tient� et de la civilisation :
Le kaiser Guillaume II.
Turbans, fez et k�pis au pays du courage.
Mourmansk !
La bataille de La Fert�.
S'il vous pla�t, les dragons �cossais
un �claireur fran�ais, un fusilier am�ricain !
Philbin, le mari amn�sique de Veronkha,
monte sur sc�ne pour conter fleurette � "sa jeune �pous�e".
Pour lui, comme chaque fois, c'est le d�but de sa lune de miel.
On va frire les Fritz et faire sauter le kaiser !
Veronkha est Veronkha.
Un cauchemar pour l'Allemagne. Etions-nous en Galicie.
On va faire frire les Fritz et sauter le kaiser !
Les petits pays, s'il vous pla�t.
La Gr�ce, le Congo, le Dominion du Canada.
Canada !!
Boles se rappelant vaguement le pays qu'il sert,
appara�t sous les feux de la rampe.
Comment assouvir
la soif de sang de ces Teutons barbares ?
Viens � Mourmansk.
Dix...
neuf
huit
trois
deux
un.
Illuminez !
Boles tente de ranimer l'idylle qui le lie � son lris d�funte.
Une promenade romantique ne peut pas faire de mal.
Me reconnais-tu ?
Oui, tu �tais chez Danchak.
Tu as �t� au loin.
Qui te l'a dit ?
Je suis l�.
Pourquoi m'as tu quitt� ?
Tu l'as remarqu� ?
Nous t'avons tous embrass� quand tu dormais. Tu �tais si mignon.
Iris !
Non.
Tu sais qui je suis.
Je sais qui tu es.
O� habites-tu ?
Tu sauras me retrouver...
et peut-�tre aussi
ton lris.
Tu boites, Tu t'es bless� au pied ?
Oui, mais �a ira.
Foudroy� par des blessures innombrables
Boles regagne son cantonnement en boitillant.
Il se trouve qu'il occupe beaucoup les pens�es de sa logeuse.
Verges et �trilles - Quelles �tranges pens�es !
TOUS LES HOMMES VALIDES AU FRONT !!
Graisse de chien ! Je m'habille !
Y a de la haine dans l'air.
Il est loin, le front ?
A une heure de marche.
Une autre canardi�re.
Si tout va bien, on sera bient�t de retour.
Tout ira bien.
En route pour le front
Danchak fait part � Boles de sa th�orie sur l'obscurit�.
Pour elle,
l'obscurit� se conserve.
C'est un jus noir que l'on extrait de la nuit m�me.
Une mati�re que l'on sculpte en de vastes caveaux velus
et couloirs enchev�tr�s.
De petits tas d'obscurit� peuvent servir de rep�res
au voyageur fatigu�
ou � celui qui nage dans ce sombre fluide.
Il arrive que les tons les plus profonds g�nent
et qu'il faille se baisser pour se faufiler entre eux.
On peut toujours se frayer un chemin dans la nuit.
Pauvre �me.
Le visage de la mort est sinistre.
Dors, mon fr�re.
Dors � jamais.
Les tranch�es
Veronkha � son poste.
Boles, pauvre gar�on, ne voit qu'lris.
D'ici, elle a l'air d'un fant�me.
Celui d'lris, peut-�tre.
On me dit que des fant�mes
de bons fant�mes r�dent la nuit
pour sauver les soldats du danger.
Leurs pr�sages sont partout :
Pr�sages de balles perdues, d'ennemis embusqu�s.
Etre un de ces fant�mes,
je resterais si pr�s de toi
que mon haleine embuerait ta joue.
O� suis-je ?
De retour des tranch�es
O� habite Veronkha ?
Personne ne sait.
Elle m'a donn� cette carte.
Je n'y comprends rien.
Ulya !
Je m'inqui�tais de toi.
Inutile. Je t'avais presque oubli�.
Je vais devoir la suivre.
Comment savoir
si on l'a bien hypnotis�e ?
Laissez-moi l'interroger.
Quelle a �t� votre plus vilaine action ?
J'ai crev� l'oeil de mon fr�re
et fait croire � un accident.
Elle est pr�te, je crois.
Philbin est votre mari.
Non, c'est faux.
Elle r�siste.
Dites-le-lui encore.
Je vois un mariage.
Votre mariage.
Qui est � vos c�t�s ?
Dites-le-moi.
Qui est � c�t� de vous ?
Oui,
Philbin.
Et maintenant, qu'est-ce qui arrive ?
Nous allons � l'a�rodrome. De l'avion de Philbin,
nous apercevons les pointes des Boches, en bas.
Nous allons � Mourmansk
passer notre lune de miel
au c�l�bre H�tel Mourmansk.
C'�tait tr�s excitant.
Un Bolchevik portait nos bagages
mais �a m'�tait �gal.
J'�tais tr�s nerveuse
comme toutes celles avant moi.
Philbin voulait se rafra�chir, il est all� aux �curies
avec de vieux amis r�volutionnaires.
J'avais peur qu'ils parlent de leurs anciennes amies.
Il est rest� absent tr�s longtemps.
Je m'inqui�tais...
alors je suis sortie, je cherchais les �curies.
Une femme de chambre !
Je n'aurais pas d�, mais je l'ai laiss� revenir s'expliquer.
Puis j'ai fait annuler le mariage.
Mais pour Philbin
cette bonne n'existe m�me pas.
Il n'a aucun souvenir d'elle.
Il n'y a pas eu d'infid�lit�.
Mais ses pens�es coupables
existent en lui, pr�tes � produire
une autre soubrette.
Vous me replacez ?
Je devrais ?
Je vous ai cogn� � coups de crosse.
Vraiment ?
Je me le serais rappel�.
Vous n'�tes pas plus amn�sique que moi. Imposteur !
D�sol�, soldat, je suis press�.
D�s que j'aurai trouv� ma femme, nous partons en voyage de noces.
Il n'�tait pas question d'un b�b� ?
Avez-vous un enfant ?
Un b�b� !
Etes-vous s�re de ne pas avoir oubli� un b�b� ?
L'esprit de plus en plus embrouill�,
Boles en vient � prendre le b�b� de sa logeuse pour le sien.
Ton papa est revenu, petit.
Tu vois, je ne t'ai pas oubli�.
Geza
tu as la m�me odeur qu'lris.
Emissions de nuit de toutes parts. Le rythme sinistre de la vie conjugale.
Iris...
Babouchka est heureuse que ceux qu'elle aime soient bien au chaud.
Demain matin, des cr�pes !
Si tu m'aimes, tu me trouveras.
Voici ta carte.
CHASSE AU TRESOR !!
Contrari� dans sa chasse au tr�sor
Boles reprend sa vie de soldat.
Jannings joue les podagres
et convainc chacun que le pyjama lui va mieux que l'uniforme.
Geza,
prot�ge babouchka des Bolcheviks.
A quoi ressemblent les Bolcheviks ?
Ce sont d'affreuses cr�atures.
Mi-hommes, mi-b�tes.
Ils ont d'�normes yeux, d'�normes oreilles
et d'�normes griffes.
Je reviendrai.
Portant mon bouclier
ou port�e sur mon bouclier.
Les tranch�es endormies
L� o� �tait la guerre
l� �tait sa demeure.
A quoi ressemblent les Bolcheviks ?
Ce sont d'affreuses cr�atures.
Mi-hommes, mi-b�tes.
Ils ont d'�normes yeux, d'�normes oreilles
et d'�normes griffes !
Les Boches !
Boles et son "lris". Encercl�s par la Mort.
Tu es couvert de sang !
Vraiment ?
Je me sens si vivante !
Je t'aime.
Etrangl� par un intestin !
Ce Bolchevik veut-il une m�daille pour d�jeuner ?
Je ne t'attendais plus.
Je t'ai cherch�e partout.
Pas partout. Tu m'aurais trouv�e.
Tous ceux que je tue, je les imagine mes rivaux.
Tu es un bon soldat, Boles.
Et si je t'appelais lris ?
Appelle-moi comme tu veux.
Quelle paga�e !
Tu m'as sauv� la vie.
Ah oui ?
Ton p�re me m�ne � l'a�rodrome. Tu l'as vu ?
Il est mort.
Je le vois.
Rien ne va aujourd'hui.
Mon p�re est mort en l�che, n'est-ce pas ?
Il y a une explication � tout.
Par exemple, on m'a coup� la moustache la nuit derni�re.
Que comprendre � �a ?
Vous �tes au courant ? On a repris Mourmansk.
Docteur, j'ai chang� d'avis.
J'aurais pu p�rir sans avoir jamais aim� mon mari.
Vous avouez donc �tre mari�e.
Je veux le rejoindre ce soir
� Mourmansk.
Une veuve dans l'affliction... Si peu de temps !
Boles ! Boles !
File tel un m�t�ore dans le ciel orageux ! A Mourmansk !
Veronkha ourdit sa vengeance.
Les autres valises, ch�ri.
O� sont les domestiques ?
C'est donc � nous de les prendre ?
Je m'en occupe.
Pourquoi pas moi ?
Ridicule. Tu crains que je ne revienne pas ?
S'il t'arrivait...
Il n'arrivera rien.
Philbin,
je ne t'aime pas. J'en aime un autre.
Un autre ?
Oui. Plus que je ne t'ai jamais aim�.
C'est Boles. Tu te souviens de lui ?
Il a cogn� sur ta vilaine t�te � l'en faire saigner.
Mais pas assez. Tu es toujours en vie.
Suite au choc, Veronkha rejoint ses deux amants dans l'oubli.
Amn�sie compl�te. Boles a maintenant son lris.
Tu dis que je m'appelle lris.
Concentre-toi et tout te reviendra.
Nous sommes en Russie, combattant pour le tsar.
Nous allons nous marier.
Tu as accouch� d'un enfant naturel. Mon enfant.
J'ai tant pleur� de t'avoir d�shonor�e.
Nous avons des cicatrices.
Tu as re�u cette cicatrice � trois ans.
Un chaudron de soupe bouillante.
Sur ta jambe, c'�tait un tonneau de clous.
Te rappelles-tu ces trois coups d'�p�e sur moi ?
Deux re�us en duel
l'autre d'un Boche mort.
Arkhangelsk ! O� flottait aussi ce r�ve d'opium.
Dis adieu au tra�neau. Salue ma demeure.
Notre demeure.
C'est donc ce que tu dis...
Notre b�b�.
Ulya, f�licite-moi. Tout est arrang�.
Nous venons d'enterrer un l�che.
C'est lris !
Iris ?
O� est-elle ?
O� est-elle all�e ?
Chez elle, peut-�tre.
Chez elle ?
Bien s�r. La carte.
Promenade en "famille"
Iris, lris, lris
est-ce ma faute si je t'aime ?
C'est curieux, tu sais.
Je ne me rappelle rien d'autre que notre bonheur.
Oui,
ma vie a commenc� avec toi.
Mon mari !
Qu'as-tu fait ?
Tu as fait de moi une captive !
Iris, laisse-moi t'expliquer.
Si tu me touches encore une fois, je te tue.
Retour au cantonnement.
Elle est donc partie, pour toujours.
Oui.
Il ne reste que nous deux.
Oui.
Je veux savoir...
C'est beaucoup demander.
En cas de malheur
t'occuperais-tu de mon b�b� ?
Elle retrouve son enfant,
son coeur "foudroy� par des blessures innombrables".
Qu'il est doux de mourir pour sa patrie.
Jamais !
Jamais !
Moi seul contre vous tous.
Mais Geza... C'est moi
Pas un l�che apr�s tout !!
De bons fant�mes r�dent la nuit
pour sauver les soldats du danger.
Leurs pr�sages sont partout :
Pr�sages de balles perdues, d'ennemis embusqu�s.
Je m'appelle John Boles.
Je suis � Arkhangelsk
� faire la guerre.
Je cherche la femme que j'aime.
Iris !
Histoire bas�e sur une id�e de John B. Harvie
Adaptation : Alain Pratt pour Kinograph (Montr�al)
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