All language subtitles for Un Village Francais S07E01

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Un village fran�ais S7 E01 Derri�re le mur

- Je n'oublierais jamais ce jour de juillet 1942

o� les boches ont arrach� les enfants juifs des bras de leurs parents.

Pour moi, c'est comme si c'�tait hier.

Je les entend encore parfois, les cris des enfants.

Je crois que �a restera le pire souvenir de ma vie.

La barbarie � l'�tat pur.

- Excusez-moi, mais vous avez vu les allemands arracher les enfants des bras de leurs parents?

Les allemands? - Oui.

- Vous �tes s�r?

- C'�tait il y a trois ans, ce n'est pas si vieux.

- Parce que, selon le dossier de l'instruction

on ne sait pas si ce sont des allemands ou des gendarmes fran�ais qui ont proc�d� � la s�paration.

- Moi j'ai vu des soldats allemands. Il y en avait 4 juste devant moi.

Et puis j'ai entendu des cris. Je vous dis: je ne les oublierai jamais.

- Mesdames et Messieurs, on va y aller, s'il vous pla�t.

- Mesdames et Messieurs!

- Vous avez entendu les cris, d'accord!

... mais qu'est-ce que vous avez vu?

(Soupir) -Il y avait beaucoup de monde devant moi, alors je n'ai pas tout vu.

J'ai euh... Les cris, je les ai entendus. Et puis on m'a racont�.

Et tout le monde le sait que c'est les boches!

- On ne vous demande pas ce que tout le monde sait, Monsieur!

On vous demande ce que vous avez vu.

Nous sommes ici, au nom du peuple fran�ais...

pour savoir ce qui s'est vraiment pass�.

- Vraiment... pass�? - Oui.

- De toute fa�on, qu'est-ce que �a change que ce soient les gendarmes ou les boches?

- Et vous, sinon, �a va?

- Hortense n'est pas en forme.

Vraiment pas.

- Ses cheveux ont repouss�, m'a-t-on dit.

-Oui, �videmment... mais.. bon.

- Elle t�moigne cet apr�s-midi, n'est-ce pas?

- Normalement, oui.

- Son t�moignage devrait me tirer d'affaire. C'est ce que me dit L�vy.

- Ma femme m'a dit que c'est bien qu'on ait pris un avocat juif.

Ca fait bon effet, �videmment... mais...

... est-ce qu'il va me d�fendre � fond?

Ah, je veux dire... Si j'�tais juif...

... je m'en voudrais de ce qui s'est pass�. Vous me comprenez?

- Parce que l�, vous ne vous en voulez pas?

- Je suis fonctionnaire, Larcher. J'ai ob�is. J'ai fait ce que j'ai pu.

Je ne suis pas sp�cialement fier. Mais non... non. Je ne m'en veux pas.

- Moi, je m'en veux.

- C'est tout vous, cela.

Vous savez, vous �tes mon seul ami, finalement.

- Je ne suis pas votre ami.

- Ah bon?

Moi, je suis le v�tre.

- Servier, on a v�cu des choses terribles ensemble et je vous respecte, mais...

.. ce n'est pas cela, un ami.

- Parce que...

... vous en avez... des amis?

- Non.

- Vous voyez, c'est peut-�tre juste que vous ne savez pas les voir.

- Comment tu fais pour avoir des bas nylon, toi?

Les G.I. mettent des bas, maintenant?

- C'est pour les femmes des officiers.

ou plut�t leurs maitresses.

- C'set de la bonne qualit�, en tout cas.

- C'est normal. C'est am�ricain.

.. mais c'est cher.

Tr�s cher.

- Combien?

- 1 000 $ pour les bas, le corn-beef, le chocolat et le bourbon.

- Tu tires sur la corde, Tom.

- Et si on te balan�ait � ta police militaire?

- Vous menacez un officier de l'Arm�e des Etats Unis?

- Il plaisante.

- 1 000$, pour moi, c'est bon.

On en tirera le triple, sans probl�me.

- De quoi je me m�le, moustique?

- Laisse!

Il a raison.

- De foutre en l'air la n�go!

Va plut�t faire le guet � l'ext�rieur.

Ca me para�t plus en rapport avec tes capacit�s.

- Papa!

- Quoi? - J'ai oubli� mon cahier d'�criture.

- C'est pas vrai, Gustave!

Hier c'�tait ton porte-plume, aujourd'hui ton cahier!

Je n'ai pas le temps de retourner � la maison.

Je suis d�j� en retard.

- Mais je vais me faire disputer par la maitresse.

Je vais avoir des mauvais points... ou des lignes!

- Je n'ai pas le temps de retourner � la maison, Gustave.

Maman n'est plus l�, tu dois t'occuper de tes affaires.

- Les flics sont dehors!

Tom nous a balanc�s.

- Mais enfin, c'est quoi ce bobard?

- Il y a une voiture en planque depuis au moins une heure.

- Comment tu le sais?

- J'ai compt� les m�gots.

Il y a un type qui fait semblant de laver une voiture.

- C'est ridicule!

- A mon avis ils attendaient que Tom sorte.

(Coups dans le rideau de fer)

- Police! Ouvrez.

- Tirez-vous, je vais les retarder.

- Tu vas nous balancer!

- Ta gueule. Viens!

(Nouveaux coups) - Nous allons ouvrir de force.

(Coups de feu)

- Ne serrez pas trop.

- Vous avez encore un d�jeuner apr�s le conseil?

- Le maire se doit de manger avec les conseillers.

Ca tient du devoir civique.

- Il a bon dos, le devoir civique.

C'est surtout bon au ventre.

- Vous avez mal dormi, ou quoi?

- Ma chambre est toujours aussi mal isol�e.

J'ai eu froid.

J'ai souvent froid en ce moment.

Surtout avec le radiateur en panne.

- Vous savez que je vous aime follement. - Pas moi.

- Alors, pourquoi vous restez avec moi?

Pour Fran�oise?

- Pas seulement.

- Pour la position sociale?

- Pas seulement.

- Alors, pourquoi?

- Parce qu'avec vous, je sais que j'aurai toujours chaud.

- Monsieur le Maire! - Monsieur Lherbier.

- Vous ne saluez pas Madame Richard?

- Mais je ne peux pas saluer tout le monde!

Madame Richard.

- Peut-�tre que Mr le maire a un probl�me avec l'arriv�e des femmes en politique?

- Non... pas le moins du monde. Non. D'ailleurs je vais vous donner la parole en premier.

Alors, je d�clare ouvert le conseil municipal de Villeneuve n� 171.

On commence par les questions g�n�rales?

Madme l'adjointe au logement...

...les d�mocrates ici-pr�sents vous �coutent.

- Nous avons � ce jour 1313 demandes d'aide au logement.

- D'accord... et nous r�pondons quoi?

- Nous r�pondons qu'il n'y a plus rien de disponible.

Nous logeons actuellement plus de 1800 personnes ...

...� plus de 3 familles par appartement.

Des rumeurs, mais bon, certainement infond�es laissent entendre qu'il vaut mieux

avoir �t� membre des FTP pour b�n�ficier d'une aide au logement.

- C'est scandaleux!

Nos 75 000 fusill�s... - Ouiii...

... se retournent dans leur tombe. Je sais.

Et qu'est-ce qu'on r�pond � ceux qui aimeraient bien se retourner dans leur lit?

- Que les r�sistants, leur veuve ou leur famille sont effectivement prioritaires ...

mais �a me para�t normal.

Mais pas plus les FTP que les FFI.

Eh bien, si vous voulez les listes avec les �tiquettes politiques, je peux vous les montrer....

- Non, non, �a va. Houl�.

Et les fameuses baraques de chantier qui devaient nous sauver?

- On a fait trop vite les 200 premi�res. R�sultat, la moiti� prennent l'eau.

On en aura 150 nouvelles... mais dans 6 mois.

(soupir) - Ecoutez, donnez-moi au moins une bonne nouvelle.

. Bonne... je ne sais pas, mais amusante.

- Et bien faites-nous rire et c'est gagn�.

Figurez-vous que deux amoureux, disons �gar�s,

se sont retrouv�s cette nuit au cimeti�re municipal.

et l�, en pleine action, crac, ils sont tomb�s sur un obus non explos�.

Sans doute le bombardement du mois d'ao�t.

2 500kg, c'est du lourd.

Le d�minage me demande d'�vacuer 10 tombes pour d�samorcer l'obus sans risque.

- D�cid�ment, m�me les morts subissent la crise du logement.

(rires)

- Monsieur le Pr�fet, quelle surprise!

- D�sol� de vous d�ranger en plein conseil.

Un �v�nement impr�visible m'y oblige.

Le conseil d'�tat vient d'invalider l'�lection municipale de Villeneuve.

Avec effet imm�diat. - Quoi?

- Les attendus seront �dit�s dans la soir�e.

mais on sait d�j� que certains membres du parti communiste avaient d�pos� un recours.

...au motif que les �lectrices qui votaient pour la premi�re fois...

... n'avaient pas �t� suffisamment inform�es de leurs droits.

- Les femmes en politique, Monsieur le Maire!

- Enfin, monsieur l'ex-maire.

- Je vous demanderai de bien vouloir garder la retenue

et la dignit� qu'imposent les circonstances. Merci.

Bon, les prochaines �lections auront lieu d�s que possible...

sachant que le minimum l�gal fixe le premier tour dans 6 semaines.

Je vous remercie.

Brouhaha

- Non, vous m'organisez �a au plus vite.

- ... non, c'est impossible. Vous m'organisez �a.

- Encore faudrait-il que les listes soient constitu�es.

- Qu'est-ce que tu feras quand tu rentreras � Villeneuve?

-Bin, je file voir Genevi�ve et je l'�pouse.

- Et... si elle ne t'a pas attendu?

Ne dis pas de connerie.

- Elle n'a pas r�pondu � ta derni�re lettre.

- Elle a d� se perdre.

- Tu sais bien que nos lettres ne se perdent pas.

- Ah, ou c'est la sienne qui s'est perdue.

... ou la mienne.

Et du coup, elle n'a pas r�pondu.

- Comment tu fais pour toujours rester optimiste, toi?

- Je ne sais pas!

Je suis n� comme �a!

- Moi, je pense toujours que... tout va mal tourner.

Et du coup, �a tourne mal.

C'est con de dire �a.

- Mais c'est vrai.

- Gagn�! Mais supposons que... elle ne t'ai pas attendu, Genevi�ve...

...parce qu'� mon avis, ce n'est pas une patiente.

- Tu fais quoi?

(d�tonation)

- Tireur embusqu�!

- Fernand!

- Fernand.

- Infirmier!

- Personne ne bouge avant qu'on ait localis� l'ordure!

(cris de plus en plus inarticul�s)

- Ca y est. Il est restaur�, l'Antoine?

- Oui, merci.

- Il a d�j� travaill� dans une ferme?

- Non.

Mais... vous pouvez me dire "vous" ou "tu"....

.. enfin, comme vous voulez, quoi.

- Il veut apprendre � �tre utile dans une ferme?

- Mam�, il vient juste d'arriver. Fiche-lui un peu la paix.

- La vie est courte, Genevi�ve.

Vous les connaissiez, je crois.

- Pas Darnan.

- C'�tait le meilleur d'entre nous.

- Tu m'avais promis qu'on ne parlerait pas de ce genre de choses.

- Encore une tartine?

- Non, merci.

Il est tr�s bon, votre pain.

- Je vends mon lait aux amerloques qui payent en $...

... et avec les $ on fait ce qu'on veut.

Avant c'�taient les marks.

Vous avez l'intention de marier ma petite-fille, si je comprends bien.

- Oui.

- Et c'est quoi, votre situation?

- Je suis d�mobilis�.

- Je veux dire: comment vous allez gagner votre vie, jeune homme?

- Mam�!

- Je vais essayer de trouver quelque chose en ville.

- Il n'y a rien en ville.

Que des r�fugi�s et des mendiants.

Les abrutis de fonctionnaires qui nous disent que �a va aller mieux!

- Ecoutez...

... j'ai cr�� et dirig� un maquis de 200 types...

... j'ai fait le d�fil� du 11 novembre...

... j'arriverai peut-�tre � trouver un travail.

- Vous ne pouvez pas me reprocher ce qui est arriv� aux juifs de l'�cole.

J'ai d�missionn� pour ne pas participer � �a!

- Vous avez repris votre d�mission trois jours apr�s, non?

- Oui, mais c'�tait pour.... - Je peux poser une question � Mr Larcher

- Allez-y, oui.

- Vous ne vous souvenez pas que je vous ai demand� de nous faire sortir de l�-bas?

- Si.

Vous m'avez propos� de l'argent.

... et j'ai refus�.

- R�sultat, ma femme et mes enfants ont �t� gaz�s, le jour de leur arriv�e au camp!

Et vous dites que vous n'y �tes pour rien!

- Je prends les jur�s � t�moin...

Aurait-il �t� juste de laisser partir la famille Goldmutz

parce qu'ils avaient de l'argent et pas les autres?

- Donc... -Aurait-ce �t� moral?

- R�sultat vous n'avez laiss� partir personne!

Et tous ceux de l'�cole sont morts!

140 hommes, femmes et enfants!

except� moi et 4 ou 5 autres. Elle est belle, votre morale.

- Mais je ne savais pas qu'ils allaient � la mort.

- Ce n'est pas vrai. En disant cela, vous les tuez une seconde fois.

- Je ne le savais pas!

- Ce n'est pas vrai.

- Allons, allons, allons. Enfin!

Je vous rappelle que ces hommes risquent la peine de mort.

Je vous demande de faire preuve de dignit�.

- Servier nous avait assur� qu'on n'irait pas en Pologne.

... qu'on irait dans des H. B. M. pour gendarmes.

Larcher �tait son complice. Ils la m�ritent tous les deux, la peine de mort!

- S'il vous pla�t, s'il vous pla�t. Merci Mr Goldmutz, mais vous

n'�tes pas juge, vous �tes t�moin, alors , si vous le voulez bien...

(Brouhaha dans la salle)

- S'il vous pla�t, l'incident est clos. Merci.

- Bon. On ne va pas passer la journ�e sur les isra�lites...

Je voudrais maintenant qu'on aborde, concernant Mr Larcher...

... le coeur de l'accusation.

Je parle �videmment de son statut d'informateur de la police allemande...

... qui est attest� par la pi�ce � conviction n� 177 A.

- La d�fense appelle Hortense Larcher.

(Brouhaha dans la salle)

- Vous jurez de dire la v�rit�, toute la v�rit� et rien que la v�rit�.

Levez la main droite et dites "Je le jure".

- Je le jure.

- Quels sont vos rapports avec Daniel Larcher ici pr�sent?

- Je suis son �pouse depuis 1936.

- Que pouvez-vous nous dire des liens de votre mari avec la police allemande?

- Il n'en avait aucun.

... en dehors des rapports normaux entre une force d'occupation

et le maire d'une ville occup�e.

Daniel n'aimait pas beaucoup les allemands.

C'est un vrai patriote.

- Puis-je interroger le t�moin, Monsieur le pr�sident?

- Je vous en prie.

Je rappelle que Mme Larcher est un t�moin cit� par la d�fense

donc � priori favorable � son mari.

Mme Larcher, vous connaissez l'existence d'un document, sign� de la main du chef du S.D.

... qui d�crit votre mari comme son informateur.

- Oui.

- Comment l'expliquez-vous puisque vous nous dites

qu'il n'avait aucun lien particulier avec la police allemande?

Ce document est un faux?

- Non, il est authentique.

Mais il ne correspond pas � la r�alit�.

- Etrange, pour un chef du S.D.

Il s'est tromp� sur qui �taient ses informateurs.

- Venez aux faits, Mr le Procureur.

- Vous savez tous que j'�tais la maitresse de Heinrich Muller, chef du S.D.

(rumeurs)

- Daniel avait �t� arr�t�...

... pour des faits de r�sistance...

... et incarc�r� avec son fr�re Marcel, qui a �t� fusill�.

J'ai demand� � Mr Muller de faire tout ce qui

�tait en son pouvoir pour sortir Daniel de prison.

d'o� ce document.

- C'est une tr�s belle histoire.

- C'est la v�rit�.

- Malheureusement, on est oblig� de vous croire, Heinrich Muller est mort.

Donc, Mrs les jur�s, r�sumons-nous.

D'un c�t� un document historique incontestable, et incontest� d'ailleurs...

qui �tablit que Daniel Larcher �tait un indicaeur du S.D.

de l'autre, la parole de son �pouse, � l'�poque maitresse du chef du S.D.

... mais depuis revenue avec son mari.

Qui nous explique que ce dernier est un brave homme.

Un patriote.

Mais, qui devons-nous croire?

- Ce n'est pas Tom qui nous a balanc�s.

Je n'y crois pas.

Il prendrait trop de risques.

- Alors qui?

- Quelqu'un qui joue au plus fin.

- Tu veux dire moi?

- Ca expliquerait ton intuition miraculeuse.

- Et j'y gagne quoi?

- S'ils nous arr�taient, tu reprenais le business.

Sinon, tu te fais bien voir de J�r�me.

- Attends, vous m'emmerdez avec vos sp�culations � la con!

- Ce n'est ni l'un ni l'autre.

C'est �vident.

- Quant � Tom, on l'a. En attendant, on est ratiss�.

- Non. J'ai pris quelques trucs.

- Tu es un voleur.

Tu as pris, c'est � toi.

- Non, on va partager.

- Ce n'est pas trois conserves et deux bouteilles qui vont nous remettre � flot.

Qu'est-ce qu'on fait?

- Il faut faire cracher les entrepreneurs.

A court terme, je ne vois que �a.

Il faut commencer par les gros.

S'ils crachent, tout le monde crachera.

Tu te sens d'y aller, Gustave?

- Pourquoi lui?

- Il s'est bien d�brouill� ce matin.

Et puis il faut bien tester le potentiel du petit personnel.

- Comment a-t-on pu se faire enfumer de la sorte?

Vous n'avez rien vu venir?

- Au conseil d'�tat on n'a personne.

Mais enfin, bon, vous serez r��lu de toutes fa�ons.

Vous n'allez pas perdre 12 points d'avance comme �a, hein?

- On n'a que �a � faire, se retaper une campagne!

Et puis, je ne sais pas. Les gens sont m�contents. Ils ont raison.

Un scrutin en ce moment, �a peut tourner n'importe comment.

- Vous gagnerez. Je m'y engage.

- Si je perds, je vous fait pendre ou fusiller?

- Les deux.

- Monsieur l'ex-maire.

- Ex et futur.

- Ca c'est le peuple qui le dira. - Il l'a d�j� dit.

- Oui... mais il voit ce que vous faites, c'est � dire rien.

Ah! Ah, ah, excusez-moi. Je croyais b�tement qu'on faisait les choses ensemble.

- Messieurs.

- Monsieur le chef de la police.

- Monsieur le Pr�fet. - Monsieur le maire.

- Ex -Ah bon!

- et futur, ne vous inqui�tez pas.

- Dites-moi, cette histoire d'obus dans le cimeti�re, vous �tiez au courant?

- Ah, bin oui, bien s�r, oui.

- Etienne Charron, �a vous dit quelque chose?

- Qui �a? - Etienne Charron.

- Ca me dit tr�s vaguement quelque chose, oui.

- Eh bien, quoi?

- Eh bien la tombe de cet Etienne Charron est l'une des dix qu'il faut d�m�nager.

- Et o� est le probl�me?

- Et bien, le probl�me c'est que c'est le seul dont ne retrouve aucune trace dans l'�tat civil.

Le permis d'inhumer est illisible.

Pas de famille, pas d'ami.

- Monsieur le Pr�fet, qu'est-ce qui se passe si l'on ne parvient pas � joindre l'une des familles?

- On s'en fout. On d�samorce l'obus et c'est tout.

- Ben voil�.

- Je ne suis absolument pas d'accord.

- Comme d'habitude.

Et pourquoi, cette fois?

- Il faut qu'on recherche s�rieusement la famille de ce d�funt.

- Ecoutez, si l'on ne trouve pas, on ne trouve pas.

Oui mais si la famille s'en rend compte apr�s coup

et qu'on n'est pas capable de prouver qu'on a fait ce qu'il faut pour les trouver...

... ils peuvent faire un recours.

Attaquer la ville...

Obtenir de grosses indemnit�s...

Bon alors, �coutez, faites ce qu'il faut pour qu'on puisse dire

qu'on a fait ce qu'il fallait.

- Vous n'avez plus d'ordres � lui donner, vous n'�tes plus maire.

- Faites ce que Mr B�riot vous dit. - D'accord.

... et laissez-nous s'il vous pla�t.

Asseyez-vous tous.

Comme fouteur de merde, vous vous posez l�, vous, hein!

- Vous parlez � un �lu du peuple.

- Vous n'�tes plus un �lu du peuple.

Je parle � quelqu'un qui fait perdre son temps � tout le monde, et du temps on n'en a pas.

Bon. Le pr�fet de r�gion...

.. a fix� la date du premier tour de l'�lection le 16 d�cembre...

... deuxi�me tour le 23.

- C'est trop proche de No�l.

Vous n'�tes pas l� pour discutailler mais pour �tre inform�.

Concernant la gestion de Villeneuve d'ici l'�lection...

C'est une commission pr�fectorale que je pr�siderai qui s'en chargera.

Je suis oblig� d'int�grer les deux candidats du second tour.

... ainsi que 4 conseillers de bonne moralit� que je choisirai moi-m�me.

Voil�. La campagne commence demain.

Pas de question?

Je vous remercie, messieurs.

- Ca t'a amus� de me voir humili�e comme �a, hein.

Pour ma premi�re sortie en public!

- Je n'ai pas l'impression que tu aies �t� humili�e.

- Tu parles! J'aurais voulu t'y voir.

- J'y �tais, Hortense.

- Le procureur et ses allusions...

Le pr�sident avec sa fausse gentillesse

et surtout la fa�on dont les gens me regardaient.

- Ils �taient curieux.

C'est tout mais c'�tait...

- Tu ne peux pas comprendre, personne ne te regardera jamais comme �a!

- Tu sais...

... Je suis s�r que c'�tait p�nible pour toi...

... tr�s p�nible, m�me...

... mais c'est moi qui risque ma t�te dans ce proc�s, pas toi.

- Mais ce n'est pas vrai, sinon ils ne te laisseraient pas rentrer chez toi le soir.

- Ca n'a rien � voir.

Ca c'est une faveur que je dois � B�riot.

Il y a deux policiers devant la maison.

La voiture noire...

- C'est vrai?

- Mon avocat m'a dit que mon dossier �tait mal engag�.

- Attends, �coute.

Tu entends?

- Non.

- Ecoute mieux.

- Le type qui parle, l�?

C'est notre voisin, je crois.

Oui, c'est l'opticien.

- Je suis s�re qu'il parle de moi.

- Mais �a je n'en sais rien. On est trop loin. On ne comprend pas les mots.

- On comprend des bouts quand m�me.

Tiens!....tense.

...tense.

Je l'ai d�j� entendu, ce matin, "...tense".

Tu peux me dire ce qu'il y a comme mots avec cette syllabe?

- Tension...

... potentiom�tre...

... existence.

- Tu ne veux pas entendre, hein?

Je te dis qu'ils parlent de moi.

- Et quand bien m�me...?

- Je veux qu'il arr�te!

Tu pourrais aller le voir?

Oui?

Oui tu pourrais aller le voir, et sans faire d'histoires, mais juste....

Tu vas le voir et puis tu lui dis euh....

"Voil�...

... ma femme est fatigu�e...

... elle n'aime pas qu'on parle d'elle."

-Je ne peux pas faire �a, enfin!

- Et pourquoi?

- Peut-�tre parce qu'on n'est pas s�r qu'il parle de toi.

- Parce que si on �tait s�r tu irais?

- Hortense! - R�ponds-moi.

- Je n'en sais rien.

La question ne se pose pas puisque...

... on n'en est pas s�r.

- Je te dis qu'ils parlent de moi.

Ce n'est pas vrai.

-Tu crois qu'ils vont contre-attaquer?

- J'esp�re pas.

- On est tous des civils.

- Oh, putain, j'ai mal � la nuque.

- Je te jures! Je donnerais mon bras droit pour dormir 1 heure.

Bon il n'y a plus de ravitaillement...

et maintenant, les gars, il n'y a plus de clope.

- Si je tenais le connard d'�tat major qui disait que le secteur �tait calme!

Au fait, il y a des nouvelles de Tintin?

- Oui.

Il y est rest�.

Sur le billard.

- Ca fait 6 depuis lundi.

Tu �criras � ses parents? - Oui.

- Tu fais �a mieux que moi.

- Chef!

Le PC groupe.

Ils veulent le prisonnier � alpha bravo imm�diatement.

A alpha bravo?

Enfin, toute la zone est remplie de boches!

On ne va pas prendre le risque de se faire descendre pour convoyer ces deux connards, hein?

- Je leur ai dit, chef.

- Bon, �a va, ne reste pas l�. Va leur dire qu'on fait notre possible.

Putain, ce qu'il ne faut pas faire � la guerre!

- C'est bon. Tu peux y aller, je m'occupe d'eux.

- Ils ont essay� de s'�vader.

Va dire au PC groupe qu'on est d�sol�.

- Chef.

- Remarque c'est vrai pour eux, maintenant, la guerre est finie.

- A quoi tu penses?

- Que c'est toujours l�.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

- On se marie quand?

- D�s que j'ai trouv� une situation.

- Et la ferme?

Non?

- Non.

- Tant pis!

- Monsieur le pr�sident.

Je souhaiterais interroger l'accus� sur sa vie personnelle et sa famille.

- Il me semble que nous avons fait le tour au d�but du proc�s

... et les jur�s n'ont pas souhait� avoir plus de pr�cision.

- Je pense qu'il reste quelques points qui m�ritent d'�tre approfondis.

- C'est li� � ce que vous allez lui reprocher dans votre r�quisitoire?

- Disons que... �a l'�claire.

- Au sujet de son fr�re Marcel, je suppose.

- Non.

... de son fils.

- De quoi il parle?

- Mr Larcher!

Vous avez donc un fils de 5 ans.

N'est-ce pas?

- Vous avez entendu la question, Mr Larcher. Vous avez bien un fils?

- Oui.

Oui. Je l'ai adopt� en 1942.

- Il s'appelle Te Quiero?

C'est cela? - Oui.

- Je rappelle pour ceux qui ne sont pas sp�cialement polyglottes...

... que Te Quiero signifie je t'aime en espagnol.

C'est un dr�le de pr�nom, pour un enfant fran�ais.

- Sa m�re lui avait donn� ce nom...

... quand je l'ai adopt�.

J'ai trouv� plus juste de le conserver.

- Quelle grandeur d'�me!

Et... le p�re, vous le connaissez?

Vous l'avez rencontr�?

- Vous �tes le Dr Larcher?

Je peux entrer 2 mn?

- Je n'ai pas entendu votre r�ponse Mr Larcher.

- Je l'ai vu...

Une fois.

- Tiens! Et dans quelles circonstances?

- Mr Larcher.

- Il est venu chez moi....

Il a pr�tendu �tre le p�re, mais c'�tait surtout un ....

... un prisonnier �vad�.

- Alberto Rodriguez.

Un h�ros de la r�sistance, fusill� par les allemands en novembre 1943.

C'�tait bel et bien le p�re de Te Quiero.

Evidemment! - Mais je ne pouvais pas le savoir.

- R�sumons-nous.

Le bon Dr Larcher, ce grand patriote...

... laisse mourir une femme en couches... - Non, c'est faux!

... vole le b�b�...

... l'adopte - C'est faux!

- ...officiellement, au moyen de fausses d�clarations en 1942...

... et en profite l'ann�e suivante...

... pour faire liquider le p�re par son ami, Heinrich Muller.

(rumeurs dans la salle) Voil�! Voil�.

Voil� la r�alit� de Mr Daniel Larcher.

... messieurs les jur�s.

Un agent de la police allemande qui vole un enfant...

... et conduit son p�re � la mort. - C'est faux.

- Quelle bonne surprise.

- Monsieur le chef de la police!

- Tu es rentr� quand?

- Hier.

- D�missionnaire ou d�mobilis�?

- Je ... cherche du boulot.

- Au commissariat?

- Pourquoi pas?

- Franchement, en ce moment, on n'embauche pas, hein.

Ce serait m�me plut�t le contraire.

- Antoine! Et bien, �a alors.

Mais qu'est-ce que vous fabriquez ici?

- Il cherche du travail.

- Hola, denr�e plus rare que l'or.

- Vous devez bien avoir une id�e, quand m�me?

- Je ne sais pas, essaie peut-�tre ... je ne sais pas, moi, les livraisons de journaux.

En porte � porte. Ho �videmment, �a ne paie pas beaucoup et...

... les horaires sont durs, mais bon...

- Ouais... bin, je ... je vais voir.

Oui.... Merci.

- De rien.

- Courage, Antoine.

La paix, ce n'est pas fait pour eux.

Bon je lui ai dit que j'ai votre message. Qu'est-ce qui se passe?

Etienne Charon. - Oui, vous avez retrouv� sa famille?

- Non.

- Non mais le veilleur de nuit du cimeti�re a dis aux flics charg�s de l'affaire que...

- Oui, et bien quoi?

Eh bien que votre femme devait savoir qui c'est

puisqu'elle vient fleurir sa tombe tous les mardis � 6 h du matin.

- Aaah mais oui, �a me revient maintenant.

C'est un tr�s lointain ciousin du c�t� de Lucienne. Il �tait euh...

bless� dans les derniers moments. Il est venu mourir � la maison. Etienne Charron...

mais oui. Mais oui, bien s�r...

Etienne Charron, c'est �a!

- Et bien du coup, on peut demander � Mme B�riot de venir signer la d�charge.

- Non, je peux la signer moi-m�me. Je suis de sa famille par alliance, apr�s tout.

- L�.

Et l�.

Lu et approuv�.

- Et voil�.

- Syst�me C.

- Pardon.

- C. Comme Charron.

- Au revoir.

- Mais comment vous, vous avez pu faire une chose pareille! Mais vous �tes malade!

- Mais de quoi vous parlez?

- De ce que vous faites tous les mardis � 6h du matin.

Vous �tes l'�pouse du d�put�-maire B�riot..

Ce n'est quand m�me pas compliqu� � comprendre!

- Ca ne m'emp�che pas d'avoir un coeur.

- Et aussi un cerveau, il me semble.

Ecoutez vous aimez qui vous voulez.

... au pass� au pr�sent, au conditionnel, mais... discr�tement.

- J'�tais discr�te.

- Ah ah oui. Tellement que demain, ce sera dans tous les journaux.

Je vous interdis de retourner sur sa tombe.

Vous m'entendez?

Priez pour lui matin midi et soir , mais plus de d�monstration publique. C'est clair?

Lucienne, je vous demande de me faire un serment sur ce point.

Si vous persistez, je le fais mettre � la fosse commune. - Non!

- Alors, promettez moi.

Bon, �coutez...

Une fois par an, � la Toussaint, sans mettre de fleurs, ni rien d'autre.

La fosse commune, Lucienne.

- Je vous le promets.

- Maquis de Villeneuve!

A mon commandement, en avant, marche!

- Voleur!

- Anselme?

Ton pantalon.

Tu n'as pas... Tu n'as pas ton autre chaussure?

- Je l'ai perdue...

... en jouant aux d�s...

... avec un type...

... un tricheur, d'ailleurs.

Tu n'es pas en Allemagne?

- Je l'ai quitt�e il y a 3 jours.

La guerre est finie.

- Ca d�pend contre qui.

Offre-moi � boire.

- Tu as peut-�tre assez bu comme �a!

Non?

On peut peut-�tre... discuter un peu...

... manger un morceau, si tu veux.

- Je n'ai pas envie de discuter, moi.

J'ai soif, moi.

- Et quand on aura bu, on fera quoi?

- On discutera. Allez!

- Ca fait longtemps que tu tousses comme �a?

- Depuis juin.

- Tire la langue.

Tu as de l'app�tit?

- Non. Je n'ai jamais faim en ce moment.

- Assieds-toi. Je vais �couter ta respiration.

Attends-moi, je reviens.

Pourquoi vous ne l'avez pas ammen� plus t�t?

- Avec tout le travail � la ferme...

... les moissons... Il n'a rien de grave?

- Je ne sais pas.

J'ai besoin de mon st�thoscope. - Attends.

Attends. L� c'est elle qui parle, mais il va bient�t lui r�pondre.

- Hortense.

- C'est lui. C'est incroyable comme on entend bien, hein.

Oh, je pourrais faire �a toute la journ�e.

- J'ai un patient qui m'attend!

- Robert ne se rend pas compte, mais je n'ai plus de ticket de cuir.

- Mais enfin, Hortense! - Chut, � la fin.

(sonnerie du t�l�phone) - Il faudrait �changer du fil �lecrique au march� noir.

- Larcher.

Ah bon.

- On en a encore 2 ou 3 m.

- Oui... oui c'est une bonne nouvelle.

Merci d'avoir appel�.

- Ou bien on demanderait � Roger...

... il a toujours une solution � tout.

- On a retrouv� la trace d'Heinrich Muller en Allemagne.

Il serait prisonnier des am�ricains.

- Un autre.

A la gare on m'as dit qu'elle �tait d�sol�e...

... mais que depuis deux ans, elle avait une...

... un truc, avec son cousin...

... son amoureux d'enfance...

si je comprends bien. Tu es parti trop longtemps, hein, mec.

- C'est d�gueulasse.

- Ouais, je suis parti longtemps.

-Trois ans et quelque. J'ai toujours �t� fid�le.

Les filles, putain!

J'ai tellement picol� que...

.. je crois que je leur ai fait peur.

... m�me la plus petite.

C'�tait mon portrait tout crach�.

Valentine.

Ah, non. C'est vrai que je n'ai plus la photo...

- Mais comment tu comptes faire pour...?

- ...pour vivre?

Myst�re et boule de gomme.

Tout l'argent que j'avais, c'est l'avocat qui l'a vol�.

Je lui en dois encore, m�me.

- Vous avez de quoi payer, j'esp�re?

- Ouais, ouais.

-H� Toto, l�. Tu sais � qui tu parles, l�?

Le chef du maquis Antooine, esp�ce de peigne-cul.

- Laisse tomber.

- Pendant que tu t'engraissais � faire du march� noir...

... � l�cher le cul aux boches , et bien c'�tait lui la France! Connard, va!

- Arr�te.

- Il y a un probl�me, Jean-Louis?

- Nooon. Il n'y a pas de probl�me.

- Houp!

- Arr�te!

- Il n'est pas l�, le patron?

- Ah non.

- J'ai un message pour lui.

- Et bien donnez-le moi. Je lui transmettrai.

Oooh.

Dites-lui qu'en ces temps troubl�s, son entreprise a besoin de protection.

Il comprendra.

1 000 francs par semaine. Payables d'avance.

D'ailleurs, je vais prendre une petite provision.

O� est le coffre?

- Non!

- Le coffre!

Aaah.

- Ouvre �a, salope?

- C'est l'argent de la soci�t�!

- Bin justement! - Pose ton arme.

- Non. -Pose ton arme!

In�s, appelez la police.

-Oui. Tout de suite

- Gustave, tu es devenu un petit con qui fait du racket, maintenant?

Si Marcel te voyait...

- La police? - Qui t'envoie?

- Un instant. - Qui t'envoie?

Oui, allo.

... c'est Loriot...

J'ai chop� un de ces petits connards qui fait de l'extorsion de fonds.

Vous m'envoyez quelqu'un.

- J'ai eu Guilleminot au t�l�phone.

La Sfio nous soutient �videmment.

... et le vote des MRP... - est acquis au plus offrant.

Je connais mon Pierre Dac. - Non. C'est pour les affiches que �a va �tre coton.

Il y a une telle p�nurie!

Ah attention parce que Edmond et les cocos ils ont des imprimeurs.

... donc eux, ils auront des affiches.

Allez, bonsoir, Hector.

- Bonsoir, Jules.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.