Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Cette série est inspirée par les attentats
qui ont eu lieu à Paris en 2015.
L'ambassade israélienne à Paris cherche une attachée à l'Alyah.
Annabelle et Avchalom s'installent dans la plus belle ville du monde.
J'espère qu'ils y resteront longtemps.
Si je pète un câble, on repart dans le mois.
Pourquoi tout doit tourner autour de toi ?
Parce qu'on vient de me dégager !
[homme] On a besoin d'un maître de musique
pour les retraités.
Nous serons heureux si ça convient à votre mari.
Prof pour retraités ?
- C'est provisoire. - J'essaye d'écrire.
Commence quelque part.
Tu penses que je suis tarée ?
Nathalie m'a embrassé.
Vraiment ?
Il s'est rien passé, c'est clair ?
J'ai du mal au travail.
Désolé, madame. Votre nom n'est pas sur la liste.
Impossible, je suis attachée de l'ambassade.
Ofra !
Ofra ? Si mon mari apprend
qu'à mon travail, ils en ont rien à foutre de moi,
on prend un avion pour Tel Aviv, direct.
[homme] Tu vas pas rentrer chez toi.
Tu vas rester à Paris.
On quitte pas cette ville comme ça.
- Bon, alors, voyons... - Oui ?
Pour une journée d'adoption, j'ai...
Klimo et Joshua.
- OK. - Regardez.
Et vous avez pas d'autres enfants ?
Que voulez-vous dire ?
On pensait à un Syrien, par exemple.
Après les atrocités qu'ils ont vécues...
Les Syriens sont transmis à des familles parlant l'arabe.
- Ah oui, je comprends. - Mais...
Oui, je comprends.
Il y a Osama.
- Osama. - Osama, c'est bien.
Ah oui, c'est bien. C'est très bien.
Juste, dites-moi comme ça, une petite question...
Il est en bonne santé ? Il a pas des allergies ?
La dernière fois, on en a eu un,
il était malade, il a vomi dans la voiture.
C'est un garçon adorable.
Même adorable, il peut être malade.
Non, je vous rassure, il est en très bonne santé.
Je vous rappelle que la journée d'adoption
se termine à 21h.
Il est important qu'il soit ici à l'heure, d'accord ?
- On est habitués. - Vous inquiétez pas.
-Je vais chercher le petit. - Merci beaucoup.
Merci à vous.
C'est pas évident, ni pour moi ni pour les enfants
qu'il y ait des gens aussi mobilisés que vous
pour les réfugiés.
- Merci beaucoup. - Je vous en prie, c'est naturel.
Osama... Oh...
[notification]
Qui c'est, ça ? Oh...
Annabelle. Elle s'en sort pas avec son dîner.
On va allez Chez Janou. On achètera du vin
et des desserts, hein ?
- Des macarons, tout le monde aime. - Oui, très bien, les macarons.
C'est qui, ce type, cet écrivain ?
Elle a l'air complètement excitée par lui.
Il va être nommé à la tête de l'institut.
Il a mentionné un poste pour elle quand elle aurait fini son mandat.
Ah ouais, c'est bien.
C'est bien, ça.
[musique entraînante]
[chants en hébreu]
Et...
Non, mais sérieusement !
Pourquoi tu t'es arrêté, Marciano ?
C'est quoi, cette chanson ? Ça parle de mouches !
Qu'est-ce que ça change ?
Chante ou tais-toi et laisse-nous tranquilles.
Toi, tais-toi !
Bouge pas et tais-toi.
Une chanson sur les mouches...
Mais quelle idée.
C'est quoi, ton problème ?
C'est quoi, son problème ?
Il a pas de cervelle.
- Le pauvre. - "Le pauvre"...
Il devrait nous enseigner l'hébreu.
Un truc utile. Pas ces bêtises.
Ça te va pas, tu t'en vas.
Toi, tu t'en vas. C'est notre synagogue.
- Cette synagogue est à nous. - Elle était d'abord à nous.
Vous l'avez volée après la guerre.
C'est ashkénaze, ici.
Ashkénaze ? Mais qui fait des dons ?
Qui la finance ? Vous ?
Sois reconnaissant.
Sale radin d'ashkénaze.
- Algérien barbare ! - Sale ashkénaze !
- Toi, espèce de séfarade !
Arrêtez, ça suffit.
Ashkénazes, séfarades, yéménites, blondes...
On s'en moque. Arrêtez !
Tu crois que c'est pas important,
mais ça l'a toujours été.
Moi, je suis un Juif oriental, ma femme est ashkénaze française.
Et tout le monde s'en moque. Elle, moi et sa famille.
Tu peux te persuader que ça n'a pas d'importance,
dans le fond, pour eux, ça en a toujours.
Fini ? On peut continuer à chanter ?
Tu te mens.
- Tu es un hypocrite. - T'as dit quoi ?
Tu aimes nous faire chanter des chansons sur les mouches ?
Non. Tu es ici parce que ta femme
t'a obligé. Elle t'a donné un second rôle
dans sa pièce.
Alors tu sais quoi ? Tais-toi.
[soupir]
Bon, les amis.
On va arrêter pour aujourd'hui.
Bien.
Merci. À la semaine prochaine ! Au revoir.
Avchalom !
Il faut pas l'écouter.
J'aimerais que tu restes.
Tu es notre professeur
et tu es un mec bien.
Merci, Nathalie.
Tu pars à cause de ce qui s'est passé entre nous ?
- Parce qu'on a dit... - Nathalie...
Il s'est rien passé.
Et ça n'a rien à voir avec ce qui s'est passé là-dedans.
- Tu comprends ? - Waouh...
Je suis confusée .
Tout va bien entre toi et moi.
D'accord ?
Bien sûr. Au revoir.
[musique légère]
[sonnette]
- Bienvenue. - Coucou.
Viens, rentre.
- C'est Osama. - Bonjour, Osama.
Moi, je suis Annabelle. Enchantée.
Tu me donnes ton sac ? Non ?
On va aller jouer avec Ouri, hein ?
Mon petit-fils, je t'ai parlé de lui. Allez, viens.
On va aller dans la chambre.
Allez, nous, au travail. [sonnerie]
Oh là là !
Oh !
Eh bah dis donc...
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Bon...
Je savais pas que tu ramenais un de tes réfugiés, aujourd'hui.
On est passés Chez Janou. Je t'ai rapporté un poulet
avec du riz, des petites salades et plein de desserts.
Chérie, ton rôti, tu peux le congeler, hein ?
Dans 3 ou 4 jours, tu pourras le jeter à la poubelle
sans que personne le voie. [elle rit]
OK.
Ma chérie, va t'habiller.
Je vais voir comment t'as arrangé la table.
Hé...
[un enfant rit] Hé...
Je savais pas que tes parents seraient là.
Il y a quelqu'un d'autre ?
Ils ont amené un gosse, c'est journée d'adoption.
Tu sais ?
Je vois.
Je vais arrêter la synagogue.
Ah ?
J'ai l'impression de perdre mon temps.
Tu en penses quoi ?
J'en pense que...
Faut que tu te fasses beau avant l'arrivée de M. Elias.
Et parle un peu arabe.
Tu te souviens ? Il parle arabe.
Pourquoi tes parents
- sont là avec leur enfant adopté ? - Hein ?
D'habitude, ils l'emmènent au cinéma ou au cirque.
On veut impressionner quelqu'un ?
T'as pas mal au cul ?
Pourquoi ?
Tu dois avoir un truc coincé dedans.
On parlera après.
On en parle plus tard.
- Les verres. - Oui, les verres.
Attention, je vais te faire disparaître, toi aussi.
Je vais vous faire disparaître. Attention.
Tu regardes ?
Hé ! Le dîner est prêt. Vous venez ?
Oui, on arrive.
Je finis ça, on arrive.
Ça, c'est facile. Attends.
Il y a tout ici, là ? Normalement...
Attends, comment ça marche, ce tour-là ?
C'est plus facile que ça.
Ça, c'est compliqué.
[musique intrigante]
Dis.
Ton père a bien une montre en or ?
- Quoi ? - Avec un bracelet marron.
Merde...
J'ai vu le réfugié la voler.
Oui.
T'as entendu ?
Quoi ?
J'ai vu le réfugié voler la montre de ton père.
Qui ? Osama ?
La montre était sur la boîte. Il l'a touchée.
Je me suis tourné et elle avait disparu.
- Il tripotait son sac. - Vraiment ?
Je crois.
Tu l'as vu ou pas ?
Je crois, oui.
Tu ne l'as pas vu prendre la montre.
C'est un interrogatoire ?
Elle a pu tomber de la boîte sans que tu voies.
Et s'il a pris autre chose de chez nous ?
[sonnette]
Bon. Je m'en occupe après le dîner.
Quoi ?
Tu veux que je le cuisine maintenant, devant tout le monde ?
- Bonjour. - Bonjour.
- Enchantée, bienvenue. - Enchanté.
Merci.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Chabbat chalom. - Merci beaucoup. Chabbat chalom.
- Je vous en prie. - Ravie de vous rencontrer.
Moi aussi.
Avchalom...
Je vous présente mon mari.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Je vous en prie, après vous. - Merci.
- M. Elias, je vous ressers ? - Avec plaisir.
Dites-moi, je suis curieuse de savoir...
Calais, c'est comme vous le décrivez dans votre livre ?
Ouais, malheureusement.
C'est un camp de réfugiés très brutal.
Le fin fond de la France.
Je vous félicite, j'ai adoré votre livre.
Je l'ai dévoré en une nuit.
Votre sens du détail, le moment où la tente brûle,
- ça m'a... - Cela s'est vraiment passé.
Mon Dieu, c'est effrayant.
Vous avez vécu dans la tente
pendant que vous écriviez ?
Au début, j'ai visité, afin d'apprendre,
d'enquêter sur le camp.
Finalement, j'ignore comment, je me suis attaché...
au lieu, aux gens.
J'y ai passé une année entière.
J'y ai écrit : "La Jungle française".
Formidable.
Complètement incroyable.
C'est incroyable.
Et vous, Avchalom, qu'est-ce que vous faites
dans la vie ?
Je parle français... pas beaucoup.
Alors...
Ça se dit comme ça...
"Je ne parle pas beaucoup le français."
Ouri ! [rires]
- Il est adorable. - Il parle français.
[rires]
[en anglais] Que faites-vous à Paris ?
Avchalom est un musicien très connu en Israël.
[en anglais] Je suis musicien.
J'enregistre, je joue un peu.
Super.
La musique est le plus important des langages.
Vous devez connaître une de mes amies,
Catherine Duchamps. Elle travaille à l'institut.
Au service journalisme.
Vous êtes bien président de l'institut français ?
- Désolée. - La nomination se fera en octobre.
En octobre ! Pile au moment où Annabelle...
François, le pain est retourné.
- Je supporte pas, voilà. - Papa, arrête.
- Pardon. - Non, non, c'est rien.
Si Annabelle le souhaite,
je l'engagerai directement pour diriger un département.
Mais il faut que je sois nommé moi-même, d'abord.
C'est formidable. Tu vas venir vivre à Paris.
on va faire des chabbats.
Vous amènerez une bouteille.
Pas de souci, nous avons un accord.
C'est une grande responsabilité.
Je la prends avec plaisir.
On reste pas à Paris !
Tu restes avec nous quand on rentre en Israël, non ?
- Non. - Quoi ?
Il rigole.
Oui, je fais toujours des trucs pour rigoler.
Vous avez dit quoi ?
Que maman va travailler pour lui ici.
C'est pas le moment.
J'ai mal au ventre, madame. On peut rentrer ?
Oui, on va rentrer bientôt.
Il va falloir qu'on y aille bientôt.
Le petit est fatigué.
Quelle heure il est ?
Qu'est-ce que j'ai fait de ma montre ?
Je sais pas.
Je crois l'avoir vue dans la chambre,
sur la PlayStation.
Bien sûr.
- Je la prendrai avant de partir. - Oui, t'iras la chercher après.
Avchalom ?
- Tu viens m'aider ? - Quoi ?
J'ai besoin de toi à la cuisine. Maintenant.
- J'arrive. - Pas de problème.
Attends, c'est quoi, ça ? Qu'est-ce que tu fais ?
Ton collègue, je savais pas que c'était ton futur chef.
Tu prends les fantasmes de mon père au sérieux ? C'est mon père.
Osama, Calais, le bénévolat.
Je commence à comprendre votre manège avec le réfugié.
Arrête avec ce gamin. C'est qu'un réfugié.
Réfugié ou pas, il a piqué la montre de ton père.
- Arrête. - Toi, arrête.
Je sais que ça fera de la peine à tes parents,
mais je veux pas qu'il vole chez moi.
Alors, soit tu fouilles son sac, soit je le fais.
D'accord, je vais le faire.
Mais promets-moi de ne pas me gâcher cette soirée.
Promets-le-moi.
[sonnette]
Tu attends quelqu'un d'autre ?
Non, mais vas-y. C'est peut-être un autre voleur.
Chabbat chalom, Avchalom.
Chabbat chalom, Marciano.
Je viens chercher les clés de la synagogue.
Tu les as gardées.
Oui.
Tiens.
Merci.
Marciano !
Quoi ?
Tu veux faire le kiddouch ?
Non, t'as des invités.
J'ai déjà bu.
Entre, bois un coup. Reste un peu.
Le kiddouch, je l'ai déjà pris.
C'est un bon président.
On va essayer.
Tout le monde !
Voici Marciano, de la synagogue.
Il va dîner avec nous.
- Chabbat chalom. - Chabbat chalom, bonsoir à tous.
- Enchantée. - Je suis un élève d'Avchalom
à la synagogue.
On s'est un peu disputés.
Mais comme tout bon Juif,
je suis venu voir si on pouvait pas se disputer un peu plus.
Pourquoi vous vous êtes disputés ?
Je lui ai dit que...
il fallait pas avoir peur du bonheur, car il n'existe pas.
Alors, il s'est énervé et il est parti.
Vous aimez Houellebecq ?
Ah bah, c'est le plus grand de tous, non ?
M. Marciano,
faisons les présentations.
Lui, c'est Ouri.
C'est mon fils chéri.
François et Rachel, les parents d'Annabelle, ma femme.
M. Elias, notre invité.
Et Osama.
Vous avez une belle famille, Avchalom.
- Bravo, non, c'est vrai, bravo. - Merci.
- Il est à vous ? - Non.
Osama est un ami que nous avons adopté pour la journée.
C'est très bien.
Je suis moi-même un enfant adopté.
Et je n'aurais jamais réussi à en arriver là où j'en suis
si je n'avais pas rencontré des gens comme vous.
- Merci. - Bien sûr.
- Je vous sers du vin ? - C'est pas de refus.
Je garde une place pour le deuxième.
Mon père, c'est ton prof d'hébreu ?
T'es pas trop vieux ?
C'est vrai qu'il a raison.
Je saurai l'hébreu
le jour où j'arrêterai de boire pour chabbat.
Les enfants, on va vous mettre un film ?
- Bonne idée. - Allez dans la chambre.
Très bien.
Faites attention.
Ne courez pas dans l'appartement.
[télévision]
Euh, les garçons ?
Avant de regarder la télé, vous allez vous laver les mains
et je vais vous donner de la glace au chocolat.
[musique intrigante]
Mis à part Houellebecq, vous lisez quoi d'autre ?
Désolé, je suis très pratiquant. Je ne vais pas pouvoir le boire.
- Mais c'est un vin casher. - Oui.
Mais vous, vous ne l'êtes pas.
Pardon ?
D'après la Halakha, le vin rapproche les cœurs.
C'est pour ça qu'il est interdit de boire du vin avec...
un non-Juif.
Vous n'auriez pas pensé à lui passer un coup de fil
pour essayer de changer cette loi ?
Il y a une citation que j'aime beaucoup
qui dit...
"J'ai pas de problème avec les gens qui parlent à Dieu.
"J'ai un problème avec ceux à qui Il répond."
Bien sûr.
On passe au dessert ?
- Avchalom ? - Quoi ?
- Très bonne idée, un petit dessert. - Oui, oui.
J'ai fouillé son sac.
Maman, tu nous apportes la glace dans la chambre ?
Mangez dans le salon pour pas salir le tapis.
Vous regarderez la télé après.
Allez, viens.
- Tu as regardé ? - Oui.
- Et y avait rien ? - C'est ça.
- Tu as bien fouillé ? - Oui. Lâche l'affaire.
Et vire ce poivrot. Ouri est là.
Je vais aller chercher ma montre. Je vais finir par l'oublier.
Très bien, vas-y.
Oh !
- Magnifique. - Les enfants vont être contents.
Formidable. Tu veux pas qu'on débarrasse ?
Ah, bah voilà.
Annabelle, j'ai mis ma montre dans la chambre des enfants...
Papa, je vais la retrouver. Je vais chercher.
Ça doit être caché dans les jouets.
J'ai cherché dans les jouets. Rachel, t'as pas rangé ma montre ?
Non. Tu as bien vérifié ?
Mais oui. J'ai regardé partout.
Elle est pas du tout là.
- Tu as sorti la poubelle ? - Oui.
- C'est peut-être dans la poubelle. - Papa...
Je vais t'accompagner.
- On va chercher tous les deux. - On la trouve pas.
François, ça suffit. Assieds-toi, on va la retrouver.
Je suis désolée. Assieds-toi !
Tu devrais boire un verre.
Ta montre, contrairement au temps, elle va pas se sauver.
Santé.
Santé, oui.
Je suis désolé, ça me fait bizarre quand je l'ai pas
à mon poignet.
Papa, t'inquiète pas.
Je vais ranger la maison, je vais la trouver.
Si on la trouve pas, je t'en achèterai une neuve.
C'est la montre de mon père.
Désolée.
Je me sens pas bien.
Je suis fatigué. On peut rentrer ?
Oui, on va y aller.
Va mettre tes chaussures, prends ton manteau.
Va aux toilettes avant qu'on y aille.
Pas besoin de ton sac aux toilettes.
Donne-le-moi, je te le garde.
- Non. - Si, donne-le-moi.
Je te prends ton sac.
Tu y vas. Je le garde avec moi.
Ouri, tu peux l'accompagner ?
Merci, mon petit chéri.
Depuis le début de la soirée, il se sent pas bien.
On va le ramener au refuge.
Le refuge est un petit peu pour lui comme sa maison.
J'espère qu'avec le temps, il finira par...
par se sentir chez lui, ici, à Paris.
C'est gentil.
Ouais, enfin, je pense que dans quelques années,
il se sentira chez lui.
La vraie question, c'est nous,
nous sentirons-nous encore chez nous ?
- C'est quoi, ce discours ? - C'est la vérité.
C'est pas facile à entendre, je suis d'accord.
Mais c'est la vérité.
Je crois qu'on va y aller.
Si tu tiens vraiment à ta montre, fouille le sac du petit.
- Avchalom ? - Et pourquoi regarder chez lui
et pas chez moi, par exemple ?
Moi aussi, je suis un basané.
Un émigré et même... - Non, non...
Non, vous inquiétez pas. Et même un réfugié, oui.
Je préfère penser que s'il a pris la montre,
il voulait pas voler, mais il avait pas le choix.
Au contraire de vous, vous avez le choix.
Bon, je crois que je vais y aller aussi.
Je vous remercie pour votre bienveillance.
- Désolée. - Comme la grosse et moche
de chez Houellebecq.
Ça suffit, maintenant, de cacher votre racisme primitif
derrière votre Houellebecq.
Je ne cache pas mon racisme.
Mon racisme, je le fais en face.
- C'est mon privilège. - M. Marciano...
Vous êtes invité ici. Tenez-vous bien.
C'est mon invité.
Il veut fouiller un sac d'enfant !
- Et ? - Quoi ?
Si on trouve la montre ?
Il a raison.
Elle est peut-être dans le sac.
Lui aussi, il pense qu'il faudrait fouiller le sac du petit ?
Prenez le mien. Peut-être qu'elle y est.
Allez-y, je l'ai peut-être prise.
Hé, hé ! C'est une montre de grande valeur
et lui, n'a rien. Arrêtez de fantasmer.
Mais c'est une honte. C'est terriblement honteux.
[en arabe] Le prenez pas pour vous.
Je fais ce que je veux. C'est honteux !
On ne crie pas chez moi.
Ça suffit, arrête !
Non, Avchalom ! Stop !
J'étais sûr qu'elle y était.
Tais-toi !
- J'étais sûr... - Tu devrais avoir honte.
J'ai pas fouillé ton sac quand tu as rencontré Annabelle.
Arrête, toi aussi, arrête !
Les enfants, c'est chabbat.
Annabelle, je te le jure.
Quoi ?
[musique pesante]
Je suis désolée.
Annabelle...
Annabelle, je suis désolé.
Annabelle, attends.
Annabelle...
Qu'est-ce qui pressait à ce point ?
Fallait que tu ouvres ta gueule.
Je suis désolé.
C'était ma soirée, tu entends ? La mienne.
Je suis désolé. Je sais pas ce qui m'a pris.
C'est moi qui ai la montre.
- Quoi ? - C'est moi.
Tiens, regarde.
Quoi ?
- Elle était dans son sac ? - Oui.
Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Parce que je savais que tu gâcherais la soirée.
- Je voulais la rendre à ton père. - Vas-y.
Va la rendre à mon père, vas-y.
Va leur montrer que tu avais raison.
- Tu as pété un câble. - Oui.
Ça me fait plus peur de te déplaire, maintenant.
Pourquoi ?
Ça me fait plus peur.
[musique triste]
Ça va, tes joues ?
- Ça t'a fait du bien, non ? - Tu l'as cherché.
Sous-titrage Nice Fellow
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.