All language subtitles for Take-Away.Romance.2014.720p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]

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- Coucou.

- Ah...

- Tu sens l'alcool. T'as fait la fête ou quoi, hier soir ?

- Là, ça tombe mal. J'allais t'appeler.

Il faut qu'on se parle. - C'est important, la communication.

C'est quoi, ça ?

- C'est une copine que je dépanne.

- Tu dépannes son "uc", ouais.

Tu m'as prise pour une conne ?

Tu me trompes avec des faux "eins"?

J'avais acheté des croissants. Tiens, pour toi et ta pute !

Tu trouveras jamais une femme posée, calme comme moi.

Je vais revenir vous balafrer, toi et ta pute.

Je sais où t'habites.

Elle crache.

- J'aurais jamais cru

que mon plus mauvais coup soit un "renoi".

En plus, t'es pas drôle.

Le stand-up, t'y arriveras jamais. Y a trop d'humoristes drôles.

- Ah ouais ? Qui ? - Je sais pas. Franck Dubosc.

Lui, il est drôle.

Et en plus, je suis sûre que c'est un super coup.

Hé, gamin !

T'as oublié ça.

- Putain !

Hé, c'est fragile.

- T'es arrivée et ils étaient ensemble ?

- Ils étaient ensemble.

J'étais... Ça m'a rendue folle. J'avais envie de les tuer.

- Tu sais, une rebeu avec un Blanc...

- C'est une conne. - Une vendue, surtout.

- Ses seins, on aurait dit des fesses.

- C'est une histoire de cul.

Les gars ont besoin de voir d'autres "uc".

Si tu le prends perso, tu vas te pourrir la "life".

- Le problème, c'est pas mon "uc", c'est mes "eins".

- T'es belle. Tu vas en choper un autre.

- Le prochain, il a intérêt à avoir le cœur bien accroché.

Je veux de l'amour.

- Voilà. - Voilà. Attends.

- Les meufs, ce qu'elles kiffent, c'est les durs,

les mecs à l'ancienne.

Toi, t'es tout gentil. Ben non.

Une meuf, faut que tu lui fermes sa gueule.

Elle aura des cœurs dans les yeux. Sympa...

mais quand bien même, tu lui fermes sa gueule.

- Genre, elle parle : "Nia nia nia." "Ferme ta gueule !"

- Voilà. - C'est bon, j'ai compris.

- Tu vois celui-là ?

Occasionnellement. Ça fait peur et mal.

Pareil, même type d'ambiance, elle parle, elle parle, elle parle.

Ferme ta gueule ! - Ah ouais ? OK, d'accord.

Elle parle... "T'as dit quoi, là ?"

- "FERME TA GUEULE !"

- Tiens, devine qui c'est ?

- Marion Cotillard.

Ils rient.

Tu le fais bien. Et tu peux le faire debout ?

- Je crois que je vais mourir.

...

Hé, tantie, c'est nous ! On mange quoi ? J'ai faim de ouf.

FIFA 14 est sorti, et t'en es encore au 10.

- C'est bon. Je prends Ronaldinho. - Je prends Djibril Cissé.

Même sur PlayStation,

il est blessé.

- Jamais je vais la trouver, la fille bien.

- Beau gosse comme t'es,

des meufs, il y en aura partout. Ce sera comme la Thaïlande.

- La prochaine a intérêt à être prête. Je vais pas blaguer avec elle.

Je veux du "uc", du "uc".

Bam ! Du "uc", du "uc", bam !

- BONHOMME.

- Tu crois quoi, toi ? Mon gars, je suis chaud.

- Hé ! Il faut se lever, là !

- Pourquoi ?

- Ton père a pris rendez-vous

pour toi au Starbucks.

- J'avais oublié.

- Et ma main ?

- Faites moins de bruit.

- Et ton ami blanc,

je veux plus le voir ici.

Il a une mauvaise influence.

N'oublie pas ce que dit ton père : "Les Blancs, ils s'en foutent.

"Ils n'ont rien à perdre. Ils sont chez eux, ici."

Allez ! - Oui, oui.

- Dors un peu.

- Tu fais quoi, là ?

- Ça va.

Salut, la famille.

Tantie, y a plus de céréales. - Ah ouais ?

Pourquoi t'en achètes pas ? Je sais pourquoi.

Parce que Monsieur ne travaille pas.

- Je suis pas un mouton. - Comment tu vas faire,

dans la vie ? - Je gratte du jeu. Je vais gagner.

- Ça, c'est sûr,

tu es un gratteur.

- Chut. - T'as vu ça, là ?

Comment tu fais

avec 2 mamans ? - Et la 3e va débarquer du bled.

- Ton père est crevé. - Respect.

Ça va pas, ou quoi ? Arrête !

- Le père : 3. Le fils : 0.

T'es mauvais... - C'est bon.

- Pourtant t'es beau gosse, ça devrait marcher avec les meufs.

- Mais ça marche.

*Musique R'n'B.

...

- "Excusez-moi, madame." "Oui ?"

"Je ne voudrais pas paraître impoli mais qu'est-ce que vous êtes bonne."

"Merci. Merci."

- Pardon. - Vous pouvez pas faire attention !

- Je suis désolé. Pardon.

C'est le destin. Je lis l'avenir dans les taches de café.

- Me touche pas ! C'est toi, la tache, avec ta tête.

Les mecs, dès qu'ils voient un boule, ils ont les yeux qui piquent.

- C'est bon, ça va. Tout de suite dans l'agresse.

- C'est là. - Merci.

- Oui ?

- Bonjour. Ah ! Ça, je l'avais pas lu dans la tache.

- Vous venez pour l'entretien ? C'est non.

- Ah ouais ? - Ouais.

- Ah, Noom ! - Bonjour.

- C'est bon.

C'est le fils de M. Traoré, qui gère

la compta. Il est de la famille.

Je compte sur vous pour que ça marche.

Bienvenue chez Starbucks. Passez le bonjour à votre père.

- J'y manquerai pas. Merci de votre confiance.

Ça fait mal, hein ?

Je te préviens tout de suite,

je prends pas moins de 150000 E par an,

et mon café, je l'aime noir.

- C'est pas parce que t'es pistonné que tu vas te la couler douce.

Ici, on travaille.

Jeff va te faire connaître

le sens du mot travail.

- "Jeff"?

- Bonjour. Jean-François, mais on m'appelle Jeff.

Je suis chargé de ta formation.

Je suis le meilleur équipier formateur.

J'ai été élu employé du mois 18 mois consécutifs.

- Super.

- Donne-moi n'importe quel nom de boisson.

- Caramel Macchiato.

- 10 cl de café noir, 3 cm de lait,

2 cl de caramel, 5 cl de lait.

3 couches : le lait dans le fond, le café

et la mousse de lait.

T'inquiète.

Tu vas vite apprendre.

Ben, suis-moi. Maintenant, les trois zones.

Première zone : les caisses.

- Salut.

- Ça va, la vie ?

- Si tu veux supporter la vie, sois prêt à supporter la mort.

- On l'appelle "Blair Witch". C'est un genre qu'elle se donne.

2e zone : préparation des boissons.

- Vous dire bonjour, ce serait brûler les étapes.

- C'est Sami.

On l'appelle "Tombeur", mais il a jamais tombé personne.

Et la 3e zone :

la salle. Et toi, tu vas travailler dans les trois zones.

Je te préviens, Amelle, c'est chasse gardée.

Elle sort d'une rupture amoureuse.

C'est moi qui vais recoller les morceaux.

Des questions ? - Je commence où ?

- T'es polyvalent niveau 1? - Oui.

- Tu vas commencer par "polylvaler" les toilettes.

Allez.

*Musique R'n'B.

...

- Allez !

...

- Aïe !

- Pardon.

- Stop. N'importe quoi.

Des poules.

Vous voulez participer au show ?

- OUI. - Mettez-vous en ligne.

Par ordre de cul croissant.

Du plus gros au plus petit.

Un gros cul, un gros cul.

Un moyen cul, un moyen cul.

Qui s'est glissé parmi les petits culs ?

Mademoiselle, les gros culs,

ils sont là-bas. Merci.

Quand on est une danseuse, on a conscience de son cul.

Vous baissez vos pantalons.

- QUOI !

- On baisse les pantalons, sinon la porte est ouverte.

Allez, on cambre, on cambre,

et on "booty shake", on "booty shake",

on "booty shake". Plus que ça.

On "booty shake".

Allez, on est à Miami.

Allez ! Allez ! On "booty shake".

Allez. Allez.

Bien. Relevez vos pantalons.

Sauf toi.

- Sérieux ? D'accord.

- Je suis pas à Miami là, je suis en Normandie.

- J'ai de belles fesses, non ? - Ouais, pour une Blanche.

- Ta journée s'est bien passée ?

- Oui. Sauf que mon boss m'a obligée

à engager un mec que je voulais pas.

- Il est bien ? - Ça va. Mignon.

- Il s'appelle comment ? - Noom.

- Chinois ? - Non, "renoi".

- C'est bon ça. - Tu penses qu'à ça.

- Un "renoi", c'est bon.

- Ma grand-mère me disait...

- Jamais. Jamais tu vas avec le Noir.

Tu vas avec le Blanc, si tu trouves rien,

mais je t'en supplie, pas avec un "kahlouch".

Sinon, "wallah", le Bon Dieu va te punir.

Il va te faire des accidents de voiture, de train,

d'avion...

Et ne dis pas que je t'ai pas avertie.

- Le lavage de cerveau, ça commence tôt.

Ta grand-mère a jamais vu un "renoi à oilpé",

sinon elle aurait changé d'avis. - Arrête.

- Quoi ? - Respecte ma grand-mère.

- Je la respecte. Mais elle aurait changé d'avis.

- Il y a de la meuf, ce soir. - On va serrer.

- Holá. - Ça va ?

Musique latino.

...

- Merci. - Merci.

Alors, le Starbucks, il y a de la meuf un peu ou pas ?

- Ouais, ma boss. C'est une rebeu. Mais bon, elle est relou.

Elle est manager et se prend pour une ministre.

- Elle est bonne ?

- Pour casser les couilles, oui. - Physiquement, elle est skiable ?

- Ouais. - Fais gaffe, avec les rebeus.

- Mon grand-père disait...

- Toi, quand tu seras grand, tu iras avec quelqu'un de chez nous.

Une Africaine, belle et digne.

- Et une Blanche ?

- T'es pas obligé, tu as les papiers. Tu es né en France.

- Et les Arabes ?

- Les Arabes, c'est un mélange de Blanche et de Noire :

grosses hanches et des vrais cheveux.

- Je vais lui montrer de la vigueur, lui montrer c'est qui le bonhomme.

- Mais le "daron", les frères et sœurs, les embrouilles ?

- Genre ? - Je sais pas, moi.

C'est une rebeu.

Genre les perquisitions, les gardes à vue,

la balistique...

Rien que d'y penser, je suis fatigué.

- C'est juste le plan d'un soir.

- Tu devrais arrêter avec les rebeus,

et faire comme moi, dans la Brésilienne. Regarde ça.

...

Ciao.

...

Mojito ?

Un mojito, s'il te plaît.

On danse, on danse, c'est sympa, mais je connais pas ton prénom.

Ton prénom ?

Voix d'homme. - Tatiana.

- Noom, on se casse. - Présente ta meuf.

- J'y vais là. J'y vais.

Noom rit.

- Alors ? - Amelle ?

- Oui ?

- Noom, il a annulé

la commande.

- Désolé.

- Quand il t'arrive un truc comme ça,

il faut appuyer là et là.

- D'accord. - Tout de suite.

- Merci. - Je t'en prie.

- T'as perdu ton...

Mais c'est un faux sein ?

- Rends-le-moi.

- On prend un verre ensemble ? Un dîner ?

- Je veux pas manger avec toi.

Rends-le-moi. - Il pointe.

Ça pointe. - OK. On dîne ensemble.

- T'es sûre ? - Oui, sûre.

- Bonjour, Amelle. - Bonjour.

- Tout va bien ? - Oui.

- Et Noom ?

- Il s'adapte plutôt bien.

- Il y a encore du travail.

- Demain soir ?

J'ai rendez-vous avec la patronne.

- Ça va ? Tu fais quoi ?

- J'écris des blagues.

- Je voulais te parler...

Je suis un peu gênée pour tout à l'heure.

- C'est rien. - Je voulais te remercier.

Mais pour le resto, ça va pas être possible.

- Je veux pas passer pour le mec qui te drague,

mais t'en as pas besoin. T'es super mignonne.

Tu devrais les retirer. - Tu crois ?

- J'en suis sûr. Non, sérieusement.

Mais ouais.

Allez, vas-y, retire-les.

Fais voir ? Tourne-toi un peu.

Non, remets-les. Ouais, remets-les.

C'est bon, je rigole.

Je rigole. - Espèce de ringard !

- Amelle !

- Et ton "renoi", alors ?

- Je veux pas dîner avec lui. - Pourquoi ?

C'est l'histoire de ta grand-mère ? On n'est pas au Xlle siècle.

Il te plaît ? - Oui, il me plaît.

Je veux pas faire de la peine à mon père qui a 65 ans.

- T'as 30 piges, t'es manager,

tu vas pas te laisser guider toute ta vie par tes parents.

- 29. - "29". Il te plaît ?

- Oui. - Ben, vas-y, point barre.

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Je me fais le cul de Beyoncé.

- On dirait que t'as une entorse.

- Hé, Noom ! - Ouais ?

- La boss du Starbucks,

tu vas te la faire ? - Ouais.

- T'es un malin, toi. On va être riche.

- Je vais lui faire la misère.

- BONHOMME.

- Tu te fais tes petites boucles... avec ton petit fer à cheveux.

Prends ta CB. - Pourquoi ?

- Avec ces gens-là, ou tu payes tout, ou tu payes tout.

- N'importe quoi.

Ah ouais. T'as sorti le grand jeu.

- Et encore, t'as pas tout vu.

- Bonsoir et bienvenue. Vous êtes deux ?

- Oui. - Suivez-moi.

- Alors... Si je peux me permettre.

Je te conseille un truc super bon : Le menu Hippo Éco

ou le menu Hippo Malin. Ils sont super.

- Et l'apéro ?

- T'as pas compris. Regarde.

C'est écrit : "Entrée et plat ou plat et dessert."

- Je vais prendre une petite coupe de champagne.

- "Champagne", carrément. Les rebeus 2014... S'il vous plaît.

Une coupe de champagne pour elle, et de l'eau pour moi.

- De la Vittel ?

- Non, j'aime pas. Je vais prendre "de la robinet".

Et 2 menus Éco. - Je prends pas de menu Éco.

- Un menu Hippo Malin.

- Non. Je vais prendre

une côte de bœuf pour deux personnes avec des haricots verts.

- Dis donc, t'as faim.

C'est fini, le ramadan...

Elle a l'air bonne, ta côte de bœuf pour deux personnes.

- Oui, très bonne.

- T'habites où ? - À Paris,

un petit appart, seule.

- Hum. C'est bien. Indépendante. - Et toi ?

- Pareil, Paris.

- Quel arrondissement ? - Le 91.

Ça se passe bien, au Starbucks ? - Très bien.

Mon rêve, c'est d'ouvrir mon propre restaurant. Au soleil.

- Ah, bien.

- Et toi ? - Mon rêve, c'est mon spectacle.

Je fais du one-man. - Ah ouais ?

T'es humoriste comme Franck Dubosc ?

- Non. Non. Ça suffit, avec Franck Dubosc.

Moi, c'est comme Richard Pryor,

Chris Rock... - Merci.

- Merci.

On fait comment ?

- On fait comme quand les garçons invitent les filles.

- Ouais, mais...

Dans ce cas,

c'est donnant-donnant. - Pourquoi pas.

Tu m'excuses ? J'arrive.

- 80 euros, même pas je vais "ken".

Peut-être qu'elle va me "séuce".

Tiens, un petit souvenir.

- C'est mignon. Un petit hippo. Merci encore.

- Ça fait plaisir. Il toussote.

Chat-bite.

Tu l'as pas vue venir, celle-là.

- Sa tête, quand j'ai sorti la serviette hygiénique !

Le mec, il était comme ça.

Égaré, tu sais, le mec.

- Il était sympa ? - Très sympa.

En plus, il a de l'ambition. Il est drôle.

- Bien.

- Quand une meuf a ses règles,

t'abandonnes la partie. - Ça dégoûte.

- Attends, je vais t'expliquer.

C'est un Chinois qui l'a dit, pas moi :

"Quand la rivière coule rouge, emprunte le petit chemin boueux."

Tu vois ? - Tu me dégoûtes.

- Attends, je te montre. - Arrête.

Non ! Non ! Arrête. Julien, descends.

- OK. OK. Ça va.

- Je rigole pas avec ça. - Attends. Attends.

Oh ! Oh ! - Arrête !

Son téléphone portable sonne.

... Allô ?

- J'ai "checké". Logiquement, elle a plus ses règles.

Sinon, c'est une hémorragie interne.

- OK. Vas-y, c'est bon.

- On n'a pas le droit d'appeler.

- Ça te dirait, un ciné ce soir ? - Pourquoi pas.

- T'as la carte illimitée ? - Non.

- Merde.

- Ça, il paraît que c'est bien. - Le mec meurt à la fin.

- Arrête, t'es chiant.

- Comme ça, on voit pas ce film.

- 2 places, s'il vous plaît.

- Fais-moi un bisou. - Non.

Attends 2 secondes. Attends !

Rires.

*-Si tu parlais à ton père de nous, on se cacherait pas.

- C'est impossible, tu le sais bien.

- T'inquiète, c'est juste un chat-chouette.

- Me touche pas. - On est plus des gamins.

- Tu me touches pas.

- Mais j'ai payé ta place. - Arrête.

- OK.

Touche-moi, toi. - Arrête.

Mais non.

Arrête, avec ton pied !

- Chut. - Quoi, "chut"?

- C'est parce qu'on est au cinéma. - C'est ça, oui.

C'est parce qu'on est des Noirs et des Arabes, ouais. Racistes.

- Rien à voir.

- Chut.

- C'est bon, madame, j'ai compris : "Chut, chut."

Me parle pas, retourne-toi. - Laisse tomber.

En vacances au Maghreb, les chameaux, on l'entend, ta grande gueule.

Il y a pas de "chut". - Arrête d'insulter les gens.

- Quand vous êtes venus

en Algérie pendant 132 ans, on a pas fait chut.

- C'est bon, calme-toi. Pardon.

On s'excuse. Excusez-moi. Pardon.

- Pourquoi tu t'excuses ?

Vous, les "renois", 400 ans d'esclavage et toujours :

"Excusez-moi, pardon." Brise tes chaînes, Django.

- Ferme-la.

- Quoi ? - Ferme-la.

- T'as vu comment il me parle ?

- C'est bon, il a rien dit.

- Sale bouffonne, va !

- Mais fais quelque chose. - Respect.

- On va te découper, espèce de bâtard.

- C'est bon, il y a rien.

C'est bon.

- Monsieur, ça va ? - Ça va.

- On va le mettre là. - Ils étaient 5.

J'ai mis des droites, deux sont K.-O.

- T'as quand même crié "maman". Rires.

- J'ai pas dit "maman".

- Si, tu l'as même dit en italien. Tu faisais : "Mamma, mamma."

...

- L'important, c'est qu'ils t'aient pas touchée.

- Tu veux pas aller à l'hôpital ? - Non. Ça va, ça va. Merci.

- Bon. Merci encore. - Ben, de rien.

On se fait la bise ? - Ouais.

Chat-bite.

Non, mais je déconne.

...

"Merci de m'avoir défendue.

"T'es courageux."

- "C'est rien.

"Il faut que je te revoie vite

"pour dénoncer ton père :

"il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux."

- Oh, le ringard. Les phrases des années 80.

Qu'est-ce que je réponds à ça ?

"Je vais dormir."

- "Et tu dors comment ?"

"Pour faire de beaux rêves, je t'envoie ma photo."

- C'est quoi ça ?

On dirait les deux tunnels d'Eurostar.

Ah, merde. C'est son nez.

Ah, il veut jouer à la photo sexy ? OK. OK.

- Ils sont mignons, tes grains de beauté.

- Ce mec, il est trop marrant.

...

- Voilà. - Merci et bonne journée.

- Dis donc, toi ! - Quoi ?

- Viens avec moi.

Tu trouves ça propre ? - Ouais.

- Je vois ton petit manège.

Amelle et moi, on est comme le chocolat viennois.

Je suis le lait, elle est le chocolat.

Toi, t'es comme la poudre de cacao, tu sers à rien.

- C'est qu'une collègue de travail. - Et que ça reste comme ça.

Le travail éloigne de nous l'ennui, le vice et le besoin.

- C'est ce soir ? - Bien sûr.

Chaussures Nike,

caleçon Calvin Klein, chemise The Kooples,

Casio réglée.

Téléphone chargé en cas de "sextape". Ce soir, elle est morte.

Le bonhomme ?

- C'est toi. - Joli garçon, t'as vu ça ?

Ça va toi ? Ça va chérie ?

Un mois ? - Oui, un mois.

- C'est 4 semaines, 31 jours, 720 heures.

- D'habitude, je couche plus vite, mais ça marche pas.

Je veux être sûre de mes sentiments. - Je suis sûr pour nous deux.

Il y a personne qui attend un mois.

Bon.

Qu'est-ce qu'on fait ?

- On se regarde une série ? Ça te dit, "Desperate Housewives"?

- Alors là, non merci. Tu "ken" pas, c'est moi qui choisis le film.

T'as vu "Infidèles"? - Oui.

- T'as vu, eux ils "ken". Eux, ils sont heureux.

*Cris.

...

Ma voix te contrôle.

Tu as envie de coucher avec moi.

Tu as très envie de coucher avec moi.

...

Vrombissement de moteur.

...

- Satisfait ?

- Oui. Je vous avoue que j'hésite encore avec la SLR McLaren.

- Les clés ? - Oui.

Tenez. Mon permis.

Oui. - Merci de votre visite.

- Merci. - Au revoir.

- Un mois ?

- C'est rien. C'est 4 semaines, 31 jours, 720 heures.

- Tu veux un conseil d'ami

pour coucher avec elle avant ?

- Ouais. - Change de meuf.

- Mais non... Mais...

Elle me plaît vraiment. - T'es un canard.

- Dis pas n'importe quoi. - T'es un canard.

- Rien à voir. - Bientôt, le petit cœur en chocolat.

- J'ai le droit de kiffer ? Voilà, je kiffe.

- Tu la vois quand ? - Demain.

- Eh bien, demain, tu la vois pas. - Pourquoi ?

- Parce que...

Fais le bonhomme, un peu.

- OK. Entre mecs, demain, tous les deux.

- Demain soir, on fait un bowling. - Oh, bowling, bien.

Merci, madame. - Merci.

- Regarde.

Je vais lui lancer mon regard, et même si elle est mariée,

elle divorce. "Look". - D'accord.

- Bonjour.

- Bonjour. Je pourrais avoir

un thé...? - Ne dites rien.

Vous êtes responsable du réchauffement climatique.

Vous êtes cubaine ?

- Bonjour. - Bonjour.

- Un "tall" chaï tea. - Sur place ?

- À emporter.

- "Emporter." - Ah, c'est gratuit.

- Merci.

- C'est normal.

- Et voilà votre "kaï" tea latte,

fait avec beaucoup d'amour et d'eau fraîche.

- J'ai réservé un resto italien. Très romantique.

- Quand ? - Ce soir.

- Ce soir, j'ai une soirée avec mes potes.

- Ah ouais ?

Il y aura qui, à ta soirée ? - Mes potes :

Stéphane, Julien, Caroline, Saïd...

- Qui ? - Saïd.

- Non, avant. - Julien.

- Arrête. Après. - Caroline ?

- Oui, Caroline. Caroline qui est... Qui est ton ex.

- Ouais.

- Avec qui t'arrivais pas à communiquer.

Et vous vous entendiez que sexuellement.

Et quand tu vas

la voir,

tu vas lui sauter dessus.

- Je vais pas faire ça devant tout le monde.

Je vais pas le faire tout court. Caroline est encore amoureuse de moi,

et si elle nous voit ensemble, ça va lui briser le cœur.

Je la protège, elle est fragile. - Moi aussi.

- T'es une Berbère des montagnes. Toi, tu portes des moutons

sur tes épaules.

- Kelb ya kahlouch.

- "Kahlouch"? - Un truc des montagnes.

- Bon, Amelle. Amelle. Arrête de faire la gueule.

Tu sais quoi ? J'y vais pas, à cette soirée.

Si ça te fait de la peine, je reste avec toi ce soir.

Fais pas la gueule.

Amelle... Fais-moi un sourire.

Fais-moi un petit sourire.

T'es tellement belle, quand tu souris, en plus.

Allez. Dis-moi, il est où, ton restaurant ?

- Au Sacré-Cœur. - Eh ben voilà.

Ce soir, je vais aller au Sacré-Cœur avec mon petit cœur.

Hein ? - D'accord.

Je suis désolée. Mais je me suis emportée.

- Pas grave.

- Si tu veux aller à ta fête, tu peux.

- OK. Je t'appelle. Merci.

Ciao.

Yes !

Champion.

- Elle a rien dit, Amelle ?

- Bien sûr. J'ai fait le bonhomme.

J'ai dit : "Je sors. Ferme ta gueule !"

- Moi, tu m'emmenais partout.

T'avais pas honte.

- Oh là là là là là.

T'aurais jamais dû la "tèje".

- Mais c'était lourd à porter.

J'avais pas les épaules.

Son portable sonne.

- C'est qui ? - À ton avis ?

...

Bonhomme.

- Bon. Ben, t'es sur messagerie.

J'espère que tu t'amuses bien.

Ben, rappelle-moi. Je te fais un bisou.

Bisou, mon cœur.

...

...

- Attends, c'est encore elle ? - Ouais.

Laisse-moi. Je décroche pas. - "Je décroche pas."

- Bon. Ben, t'es encore sur messagerie.

T'es avec ton ex, c'est ça ?

S'il y a un problème, on peut en parler calmement.

Rappelle-moi.

Je capte.

...

- Elle est relou. Regarde. - T'es pas assez ferme.

- Allez, voilà. - Ah !

- BONHOMME.

- Écoute-moi bien, espèce de petite baltringue.

J'espère que tu as eu un accident.

Méfie-toi. Je connais une équipe de "yougos",

ils vont te kidnapper toi, ton père, ta mère, ta petite sœur.

*lls vont prendre une cigarette et te brûler les pieds avec.

- Elle est dingue. Écoute.

*-Et ils feront une salade de fruits avec tes organes.

- T'es en danger. - Ah ouais ?

- Fais gaffe. Les rebeus savent pas s'arrêter.

- Ce soir, je dors chez moi.

Petit cri.

Tu m'as fait peur. - C'était bien, ta soirée ?

- C'était quoi, ce message ? T'es folle ?

- Quel message ?

- Tu m'as menacé. - De quoi tu parles ?

- J'ai des preuves. J'ai déposé une main courante au commissariat.

- J'étais un peu jalouse. - Carrément malade, oui.

- Tu m'as pas appelée, t'es pas rentré...

Quand tu dis un truc, fais-le.

Je t'imaginais sous une voiture, j'étais inquiète.

- Mais t'as abusé.

- Je compte pas pour toi, c'est ça ?

- Mais si. Je voulais te présenter mon pote.

- Sérieux ? - Ouais.

- Bon. Attention, la prochaine fois, appelle.

- Tu recommences pas. - OK.

- Noom, y a un type qui a vomi dans les toilettes.

- J'arrive.

- Ça va, Amelle ? - Oui.

- Il y a un problème avec Noom ? - Pas du tout.

- Il t'a embêtée ? - Non. T'inquiète pas.

À tout à l'heure.

- Elle vient avec sa copine Barbara, qui galère, comme toi.

Il y a peut-être moyen de moyenner. - C'est bon, ça.

Bon. J'arrive.

Si je veux l'emballer, faut que je sois "opé".

J'arrive. - Mais Julien...

Doucement, doucement.

- Brut de Fabergé. La femme ne résiste pas à ça.

Papa brut...

- C'est bon. Allez.

- Il vient avec son pote Julien. C'est un relou au RMI.

Mais tu t'en fous, tu le calcules pas.

- Et le mec, il fait rien ?

- Non, il fait rien.

Salut.

Ça va ? - Ça va.

Julien. Amelle.

- Salut. - Enchanté.

- Barbara. Noom.

- Enchantée.

- Et Julien.

- Salut.

- Tu peux pas comparer

L'Aston Martin à la SLS. - Ça se discute.

- Je préfère mettre 200000 dans la SLS

que 100000 dans la Vantage. - J'adore le vintage.

- VANTAGE.

- C'est le nom de la voiture.

- D'accord. - Il faut essayer une bagnole

pour se faire une idée.

Faut prendre le manche.

- Je vois que madame maîtrise son sujet.

- Bien sûr. - Parce que la SLS, je l'ai essayée.

- Mytho.

- Noom, je l'ai essayée ou pas, la SLS ?

Noom ?

Tu fais la gueule ? - Je suis fatigué.

- C'est le manque de sommeil.

- Non, non.

Autre chose. - Ben, vas-y, dis-le ?

Monsieur fait la gueule

parce que j'ai décidé d'attendre

avant de faire l'amour. - Là, tout le monde le sait.

- Ça fait pas de mal. On n'est pas des bêtes.

- Je suis d'accord avec toi.

"On n'est pas des bêtes." - Franchement.

- Tu penses qu'à ça ?

- T'habites où ? - Et toi ?

- Dans le Marais. - Moi aussi.

- Arrête. Où ça ? - À la place du Marais.

- On prend un dernier verre, non ?

- Moi, je suis claquée. - Et toi, Julien ?

- Merci, mais demain, je taffe.

- Tu bosses même pas. - Ta gueule.

- Tu prends un taxi avec moi ? - Complètement.

- Bisous.

- Ben, salut.

- On va au... au... 32, rue du Temple. - Voilà.

- Tu sais ce qui serait bien ?

- Qu'on fasse comme eux ? - Non. Que tu me ramènes.

Noom !

- Ma voix te contrôle.

Fais un bisou à mon zizi.

Ça sert à rien.

*Gémissements.

- Merci beaucoup. - Merci.

...

...

...

...

- Tu fous quoi ?

C'est pas l'heure de ta pause.

T'as l'air pas bien.

- Ça va. Tranquille.

J'avais besoin d'air. Là, ça va mieux

On se voit, ce soir ?

- J'ai une répète pour mon spectacle de danse.

- Ah oui, c'est vrai. Demain ?

- Demain, je déjeune avec mes parents. - Moi aussi, en plus.

- T'es sûr que ça va ? - Ça va. T'inquiète.

T'es belle. On se voit après le déj ?

- OK. - Sûre ?

- Oui. - OK.

- Ta mère m'a dit que t'as rencontré un homme bien

qui gagne 10000 E par mois.

- C'est à peu près ça. - C'est pas trop tôt.

- Il est d'Algérie ? J'espère qu'il est pas d'Oran.

Je peux pas me les voir. - Il est du Sud.

- Elle est du Mali ? - Pas de Bamako, j'espère.

Je peux pas me les voir.

- Non, elle est pas de Bamako. Elle est plus du Nord.

- J'aime les gens du Nord. Ils sont droits.

- J'aime les gens du Sud. Ils sont droits.

Il est du Tassili ? - Plus au sud.

- "Plus"?

- Elle est de Mopti, alors ?

- Non. Plus au nord. - Encore plus ?

- Là bas, c'est le Mali.

- C'est L'Algérie. Elle est pas algérienne, au moins ?

- Non.

- Il est pas malien, au moins ?

- Non, non. - Alors il est d'ln Guezzam.

- Voilà.

- Bon. Tant qu'il est pas noir.

- Tant qu'elle est pas arabe.

- Chez les Arabes, elles ont les grosses hanches.

- Et de vrais cheveux. - Et au marché,

elles négocient bien les fruits. - Sinon, c'est tout. Pour le reste...

- Les filles sont plus comme avant.

- Elles ne veulent pas rester à la maison,

elles veulent aller en week-end au Castor Parc.

- Alors qu'il y a un parc en bas. - Et il est très bien.

Pourquoi payer un parc quand on en a un gratuit ?

- Là, ma chérie, je suis d'accord avec toi, pour une fois.

- À demain. - À demain.

Rentrez bien.

- J'ai une surprise pour toi. - J'adore ça. C'est quoi ?

- Un petit séjour romantique au soleil.

- Aux Maldives ? - Mieux, sans le décalage horaire.

- Super romantique.

- Ma voiture est en panne. C'était ça ou rien.

- Qu'est-ce que tu roules lentement !

- Je suis prudent. - Y a des trucs, ça vous réussit pas,

les "renois": le ski, la natation, la conduite. Vas-y, roule.

- Nous, la voiture, on l'a pas volée.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? - Rien.

Les clés de ton frère, c'est pas un tournevis ?

- Tu vannes ?

- Eh ouais.

- Pause pipi ?

- On vient de partir. - S'il te plaît.

- Je vais me faire dessus, là.

- Vous êtes chiants. - Merci, Amelle.

- Tu sais pas ce que c'est d'avoir envie.

- Viens, viens.

- Un quart d'heure pour pisser !

- Vas-y, je mets la radio.

*Amel Bent : "Ma Philosophie". J'adore.

Viser la lune

Ça me fait pas peur

Même à l'usure, j'y crois encore

"Weight Watchers"

- Amelle, stop. T'es tarée ou quoi ?

Grandis. C'est pour les gamines attardées.

Écoute de la vraie chanson française avec des vraies paroles.

*Musique zouk.

...

- Arrête.

- Viens ce soir dans ma kasbah Tu ne le regretteras pas

Viens ce soir dans mon bungalow Me faire voir tes gros lolos

- Je peux plus rien pour toi.

- OK. Alors une musique qui met tout le monde d'accord.

*Antonio Vivaldi : "Les Quatre Saisons".

...

- Ah. J'arrive tout de suite.

Bonjour.

Le domaine des Trois Forêts est le plus grand des Castor Village.

- Combien d'hectares ? - 435.

- 435? Voyez-vous ça...

*Gémissements.

...

Et L'Aquamundo ? Il serait fabuleux.

- Vous voulez le voir ? - Avec plaisir.

- Venez, je vais vous le montrer.

Musique romantique.

...

- Je te dérange pas ? Je te vois.

- Je vous souhaite un agréable séjour.

Si vous avez besoin, n'hésitez pas, je suis là.

- Merci. - Merci. Au revoir. C'était super.

Bon. Mini golf ? Toboggan aquatique ?

- Nous, on est un peu crevés par le voyage.

- On vous rejoint dans 30 minutes. - Sérieux ?

- Mais oui. 30 minutes, ça va.

- Ah, c'est ouvert. C'est mignon, finalement.

- Ça fait 1 h 30 qu'ils sont partis. C'est des animaux.

- Non. C'est des êtres humains qui s'aiment, c'est tout.

- Les amoureux, on y va ?

- Ah, vous êtes là. - Oui, on est là.

On va où ? - On vous attend.

- Ça fait 1 h qu'on attend. - On y va.

Rires.

...

- Amelle ?

Julien m'a dit que Noom était à cran.

Il tiendra pas longtemps.

- C'est sûr, avec Julien et toi, y a pas de mystère.

Tu te lâches bien.

- Vous vous tournez, s'il vous plaît ?

Merci.

Soupir.

- Ben, en tout cas, ça détend. Tu devrais faire la même chose.

- Tu sais la différence entre nous ? - Non.

- Les concombres, c'est pour mes yeux. - Le balai, tu te l'enlèves quand ?

T'es tellement coincée que tu stresses tout le monde.

Amelle...

Arrête un peu.

Hein ?

- T'es belle. - Merci.

- Elle me dit quelque chose, cette nana. C'est qui ?

- Celle qui nous a accompagnés

au bungalow ? - Oui, c'est elle.

- Comment elle s'appelle ? - Vanessa, je crois.

- Vanessa ? - Elle est très belle.

- Ça va, oui.

...

Applaudissements.

...

Bravo. Pas mal.

- Je vois pas ce qu'elle a d'extraordinaire.

- J'aimerais t'y voir. - J'ai eu

mon Dauphin d'or, en 6e.

Je t'ai pas dit ? - Non.

- "Téma".

Petits joueurs.

Regardez. - Tu vas plonger, là ?

- Elle bluffe.

- 10 E qu'elle s'arrête. - Elle plonge pas.

- Elle plonge pas.

- Elle ira pas. Jamais.

Elle va aller au bout et s'arrêter.

La foule crie.

...

Dauphin d'or ?

- Va l'aider.

- Je sais pas nager.

- Mais fais un truc.

- Amelle ? - Écartez-vous.

Elle a besoin d'air.

- Elle est pas morte.

- C'est bien, c'est bien.

- Je sais pas comment vous remercier. Franchement...

- J'ai fait mon boulot.

- Non, c'est génial. Merci, merci.

- Y a pas de quoi.

- Oh, j'ai eu peur. - Je vous laisse.

- Non. Ça va, Amelle ?

- Ça va ? Tout va bien ? - Ça va, merci.

Merci.

- Tu sais qu'ils appellent Amelle Double-Face, ici ?

- Sérieux ? Oh, mince... Oh, la honte.

Je vais lui dire qu'on y va. - Fais ça vite.

- T'es habillé ?

- Je vais au Castor Night.

- Tu voulais pas. Y a que des chaudasses.

- Je m'en fous. - Tu me laisses ?

- Mais tu te reposes, t'es pas en état.

Tu fais quoi ? - Je viens.

- Non. - Si.

- Amelle, attends. Amelle ?

Putain ! J'aime pas aller en boîte avec ma meuf.

C'est comme aller au restaurant avec son plat.

*Musique dance.

...

Oh putain, dégage.

Dégage.

Hé, l'héroïne du jour.

- Ça va ? - Oui, ça va.

- Ton nom, déjà ? - Noom.

- "Noom"? - Oui.

Tout à l'heure, t'as assuré. C'était génial.

Tu bois un truc ? - Oui, je veux bien une coupe.

- S'il vous plaît ? Une coupe, merci.

- Tu fais quoi, dans la vie ? - Du stand-up.

- Ah oui ? - Oui.

- Où ? - J'en suis à l'écriture.

Je bosse pour une multinationale. - Waouh.

- Ça me fait penser à une vanne.

...

- Regarde-le rire. On dirait une hyène.

Mais pourquoi

il fait sa pétasse ? C'est qui ? - C'est la meuf

qui t'a sauvé la vie.

- T'as vu sa couleur de cheveux ? - J'aime bien.

- Si jamais ils nous regardent,

fais style qu'on s'amuse plus qu'eux. - On trinque ?

- Ouh !

...

- Ah, carrément, le "butterfly".

- Le quoi ? - Rien.

...

- Ça va ? - Ça va, et toi ?

- Tu t'amuses ? - Tranquille.

- Oui, je vois ça.

Salut. - Salut.

- Tu me remets ? - Double-Face, c'est ça ?

- Non, Amelle, sa copine. Pas copine de l'amitié, de l'amour.

- OK. - Tes racines, ça se passe comment ?

Ta couleur, faut qu'on en parle...

- Ne l'agresse pas.

- T'as pas honte de la draguer devant moi ?

- Je la drague pas et je suis sûr

qu'elle attend pas un mois pour coucher.

- Hé, y a une embrouille, là ?

Y a quoi ? - T'es dingue ?

- Quoi ? Y a rien ? - Arrêtez.

- Ça va, je rigolais. Je suis bourré, c'est tout.

Cri.

- Lâchez-moi ! Communistes !

- Aïe !

- Merci, monsieur.

- C'est bon, c'est bon, j'ai compris.

J'ai compris.

Pour une fois qu'un "renoi" rentre en boîte... Merci.

- Oh là là, la tête, la tête...

- Comment t'as crié quand les vigiles t'ont soulevé.

- Quoi ? Et toi, tu sais comment t'as crié ?

- J'ai pas crié. - Je te défendais.

- T'as crié parce que t'avais mal.

Ils rient.

Perso, je dis ça, mais je veux influencer personne.

Si je suis sa meuf et que mon mec crie comme ça, c'est fini.

- Si j'étais ta meuf et que je te voyais draguer...

Acclamations.

- J'ai dragué personne.

- Bonjour.

- Si t'as besoin de parler, je suis là.

- OK.

Les enfoirés...

- Oui ?

- C'est toi qui leur as dit ?

- YouTube. Quelqu'un a filmé ton plat.

D'ailleurs,

t'as dépassé le million de vues.

Je voulais te dire... Je suis désolé, pour Vanessa.

J'ai abusé.

Mets-toi à ma place. J'en peux plus.

Mais je pourrais attendre un mois de plus. T'en vaux la peine.

On n'est pas des animaux.

Bon, ben... Je te laisse.

- Noom ?

- Quoi ? - Je suis prête.

- Prête à quoi ? - À faire un foot, connard.

- C'est qui, le bonhomme ?

- Plus fort.

Cogne. Plus fort.

Ouais !

Voilà. C'est bon, gars.

Dans ta gueule, toi.

- ALLEZ, NOOM !

ALLEZ, NOOM !

ALLEZ !

Cris d'encouragement.

...

- Continue là-bas, toi.

- Hé, Julien ? Oui, c'est moi.

J'ai couché avec Amelle. Bien sûr, j'ai assuré.

- Oui, Barbara ? Oui.

Ben oui, c'est bon, ça y est. Oui.

- Elle a goûté au "blackos".

- Oui, oui...

Oui, bon...

Bien. Bien, mais bon...

Oui. Non, très à fond.

Musique entraînante.

...

- La totale, forfait Millenium, 20 h - 8 h.

Bam, bam, bam...

- Il me faisait "bam, bam, bam" sur les fesses. Je suis pas un tam-tam.

- T'aimes ça, hein ? Ça te plaît, hein ?

- Elle en pouvait plus. "Oui, continue."

Il gémit.

- On aurait dit ton chien. Il était comme ça...

- Elle était comme ça...

Youyous.

- Ah, j'aime ça ?

J'aime ça ?

Il devenait fou.

Il me dit : "Insulte-moi, insulte-moi."

J'ai dit : "Nique ta race."

Non, non, non, non...

- Allez, j'y retourne.

J'y retourne, qu'est-ce que tu crois ? À plus.

Round two.

- Attends, il arrive. Chut... Attends.

Je te rappelle après.

- C'était quoi ta vie, avant moi ? Enfin, combien de mecs ?

- Ça se demande pas. - Ça va, je suis ton mec.

- Toi, combien de meufs ?

- Moi, c'est pas pareil. Je suis un garçon.

Je sais pas. J'ai jamais compté.

19. Et toi ? - Ben, je sais pas. Attends...

21... 23... Avec toi, 24.

- "24"? - 24.

- Waouh... - Ben, quoi ?

- 24? - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Vu comment on galère pour coucher, t'as commencé au primaire ?

- Pourquoi tu me juges ? - Non, mais 24...

- Non. Tu me juges, là ? - Mais non.

Après tout, c'est ta vie.

- Évidemment. En quoi ça te regarde ?

- C'est bon, mais 24... Le compte est bon.

Mais sur les 24, s'il devait y avoir un classement...

Je suis où ? 2e ? 1er ? - Je peux pas répondre.

- Pourquoi ? - La performance, c'est nul.

- Je m'en fous. - T'es sérieux ?

- Mais non, je rigole.

Mais je rigole, attends, t'es...

Hé, Amelle, je m'en fous, de tout ça. C'est bon, je rigole.

Allez, vas-y, viens. Fais-moi un petit câlin.

- D'accord.

- Mais c'est fini ? C'est quoi, ces regards lubriques ?

- Pas du tout. C'est pas...

- Oh pardon.

Excusez-moi.

- Jeff a le tatouage de la sirène de Starbucks

et l'haleine de poisson qui va avec.

Rires.

- Le pauvre, arrête...

- T'imagines, s'il avait travaillé à L'Éléphant bleu ?

...

- T'as pas le droit.

...

- Avec ses cheveux gras et la coupe Droopy.

- On est en retard.

- Devant tes parents, je dois faire bonne impression.

- Ils savent que t'es rebeu.

Mon père a dit : "Si la 2e est africaine, ça annule arabe."

- Tu vas prendre 2 femmes, comme lui ? - Mais non.

Je suis français. Je suis intégré.

J'aurai une maîtresse.

- Allez, viens, on y va. - Oui.

- Comment j'ai faim. J'espère que la viande est halal.

- Mais t'es chelou, toi.

Hier, on fait l'amour, aujourd'hui, halal

et demain, le voile ? - Pourquoi pas ?

- Je te préviens, je casse direct. - T'es dégueulasse.

- Ça fait peur à la France. Je suis français.

- Elle est belle, la gueule de Français.

- Faut choisir. Ou le voile ou le string.

- Je te demande de choisir entre un os dans le nez ou dans la bouche ?

Bonjour.

Merci encore.

Oui, à bientôt. C'était très bon.

- Tu m'expliques le concept de la burqa ?

"Devine c'est qui ? Burqa."

- Tu veux que je te dise un truc ?

On est tous gênés de vous le dire,

mais vous puez.

- Ah oui ? On est gênés de vous le dire,

mais on a peur de vous, en avion.

- Mais vous, vous pensez qu'à regardez les culs. "Oh, un cul.

"Ma bite, elle fait tout Paris."

Une petite cravate de bite.

"J'ai ma 'teub', on pourra faire connaissance."

- Et vous, à faire la guerre et les attentats.

- Vous mettez des claquettes en hiver. C'est normal ?

- Et toi, le 11-Septembre, le World Trade Center, les avions...

- Mais vous, vous mangez du poulet et du riz tout le temps.

- Arrête, les terroristes, blablabla !

Tout le monde meurt !

Gémissements.

Attends, attends.

Le préservatif, il a craqué.

Ben, c'est pas grave.

- Mais si, c'est grave. - Quoi ?

- J'ai peut-être chopé un truc.

- Quoi ? - Avec vos maladies africaines.

- Mais n'importe quoi.

- Y a pas que ça, Noom. Je prends pas la pilule.

- Attends, attends. Oh... Là, tu peux être enceinte ?

- Ben oui.

- Oh, la connasse, putain... Oh, putain,

mais t'as niqué ma vie.

Là, tu peux être enceinte ?

Je le savais. C'est ça, les Arabes.

On vous fait confiance et voilà.

- Noom... - Ah, me touche pas.

J'en veux pas un 2e.

- Mais j'ai la solution. - Y a pas...

- Si, la pilule du lendemain.

Ben oui. - Ben oui.

- Ben oui. - Ben oui.

- C'est réglé.

- Oh, j'ai eu peur.

OK, c'est bon.

Allez, va l'acheter. - Non.

La pharmacienne me connaît.

Vas-y. - Non.

Moi, j'étais en règle.

J'avais des préservatifs.

Tu prends pas la pilule, t'assumes. Va.

- Noom, ou tu vas à la pharmacie, ou on a un gosse.

Il court.

...

- Tiens, prends-là. Vite.

Je suis un "renoi", je suis super fertile.

- J'ai réfléchi, en t'attendant. - C'est bien.

- On doit le garder. - Ferme-la.

- Ce sera un joli métis. Comme Obama, il sera peut-être président.

On peut pas connaître son avenir.

J'ai trouvé un prénom. Tu sais lequel ?

On va l'appeler Abdelkader. Abdelkader.

- C'est bon. - Abdelkader.

- Amelle, arrête. On n'est pas prêts.

J'ai qu'une manette sur la PlayStation.

Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai une contraction.

- Prends-la ou je te fais une Cheb Mami.

- C'est pas à 100 %.

- Y a 100 % de chances que je te frappe.

- Bon, vas-y, donne-moi un verre d'eau.

- Voilà. Tiens. Allez, allez. Prends, prends.

Ouvre.

Complètement folle, elle.

Elle croit qu'on peut faire des enfants comme ça, au pif.

Elle a cru que j'étais antillais.

- Vous, derrière votre air austère se cache un tempérament de feu.

Je suis pas un mec facile non plus.

Un expresso.

- Un expresso.

- Mon prénom, c'est Sami,

je finis à 17 h. On parlera.

- Oui. Eh ben, c'est super.

- On peut parler de...

- Change de technique.

- Tu crois ? - Ah oui. T'es trop direct.

- Mais j'étais à ça...

Tu le penses, toi aussi ?

- Notre bonheur est le silence du malheur.

- "Notre bonheur est le silence du malheur"?

C'est magnifique.

- Je voulais te dire... Y aura pas de 25e.

- Ah oui ?

Moi aussi, y aura pas de...

D'autre. - De 20e.

- Ah oui. Oui, c'est ça.

Dis donc, Amelle...

J'ai toujours pas rencontré tes parents. Y a un problème ?

- Y a pas de problème, avec eux.

Ils sont super ouverts d'esprit.

- Ah oui ? Et je les vois quand ?

- Quand tu veux.

- Ben, demain.

- Ça va pas être possible.

- Après-demain ?

Amelle,

tu me caches ?

- J'ai dit ça ? - Si t'as honte,

tu me le dis.

- J'ai pas honte de toi. Mon père n'est pas là.

Après le spectacle.

- OK.

Après le spectacle.

Je rencontre la famille.

Papa, maman, tonton, les enfants, les petits-enfants...

Les terroristes, tout ça...

- Je vais pas laisser passer ça !

- Arrête. T'en as au moins un.

- T'es malade. - Un petit barbu.

Un barbu qui fait des pétards dans le jardin. Pan ! Pan !

- Allez, magne-toi. - Ça va.

- Le prof supporte pas qu'on arrive en retard.

T'as invité tes parents ? - Non, y a Noom.

- On va se mettre là. Allez-y, monsieur.

- Elle nous a pas invités.

- Elle est très stressée. Elle a beaucoup de choses à gérer.

- Oui. Elle a oublié, c'est tout. - Bon, ça va.

- Je suis sûr que ça lui fera très plaisir.

- Pour de la danse, y a du monde. - Tu t'imagines là, toi ?

- Ce serait le rêve. Une grosse scène, plein de gens.

- Ça fait peur. - C'est la pression.

Je suis préparé.

- T'écris ? - Tous les jours.

- Autre chose que des textos ?

- Oui. Et j'ai une vanne sur toi.

Un pote roux qui squatte chez moi, qui travaille pas. C'est marrant.

Acclamations.

- Allez, bébé !

*Musique R'n'B.

- Yeah ! - Sexy girl !

...

...

- Comment t'as assuré. C'était génial.

Enfin... T'étais géniale.

Hé, y a un mec chelou qui nous regarde, à droite.

- Papa ? Euh... - "Papa"?

- Mais qu'est-ce que vous faites là ?

C'est super. - Ah, ma fille.

- Vous allez bien ? - Oui.

Tout le monde s'embrasse. - Bonjour, monsieur.

- Vous venez à la maison ? Il y a des gâteaux.

- Vraiment ? - Oui. Venez tous, allez.

- C'est gentil, mais on est fatigués.

- Mais si, venez.

- Venez. Il a dit : "Venez."

- Non, on va vous laisser. Bisous.

- J'étais tellement stressée

que j'ai oublié les invitations. - Eh oui.

S'il n'y avait pas eu Jeff, on le ratait.

- Je dois y aller.

- Déjà ? Mais... - Oui, ce soir,

il est de service. Oui...

- Ben... Merci

pour les gâteaux. - M. Noom, c'était un plaisir.

J'espère vous revoir. - Moi aussi.

Au revoir. - Au revoir, M. "le clown".

- Bon, je le raccompagne et j'arrive.

- Fais ce que tu veux.

- Ça a été.

- T'en rates pas une.

- Bien sûr. Elle nous ramène un Noir et elle l'embrasse.

- Finalement, ils sont cool. - Je te l'avais dit.

- Tu gâches les meilleurs moments.

- T'es daltonienne ou quoi ? Tu vois pas qu'il est noir ?

- Mais j'avoue, je m'étais fait tout un cinéma et...

- On se retrouve après ? - Oui.

Bon. Ben, salut.

Une porte s'ouvre.

Amelle.

- Votre père n'a rien. Il va très bien, mais il répète :

"Je vais mourir, je vais mourir."

Bon. Bon courage.

- Merci.

- Bon, vas-y.

Je te prends à boire. - OK.

Papa, tu nous as fait quoi, là ?

- T'as voulu tuer ton père.

J'ai tout fait bien, je vous ai amenées

en France et toi, tu me ramènes ce Noir ?

Euthanasie-moi.

- Pourquoi tu parles d'euthanasie ?

- Si tu restes avec ce Noir,

je suis plus ton père.

- Je suis pas amoureuse, c'est un copain.

- Pourquoi tu l'as embrassé ?

- Je sais pas, j'étais fatiguée, j'ai fait n'importe quoi... Il m'a forcée.

Et en plus, il compte pas.

Tu crois que je vais me mettre avec un Noir ?

- Je suis rassuré. Je savais que t'avais une bonne mentalité.

S'il t'a forcée, va voir la police.

- D'accord, papa.

Allez, je retourne travailler. Tu te reposes, OK ?

Et ne fais pas de bêtises. - Toi, pas de bêtises.

Je ne fais pas de bêtises.

- Noom ?

La voiture cale.

- Non, monsieur, s'il vous plaît. Monsieur...

...

- Excusez-moi ? - Attends, ne quitte pas. Tu vas où ?

- Le 91. - Je vais pas là-bas.

- C'est parce que je suis noir ? - Et moi, jaune ? Imbécile.

- Ça va ? - Oui, ça va.

- Noom a téléphoné pour démissionner.

Trop de pression. Avec ce que je lui ai appris,

il peut aller dans un grec. - Bien sûr. Tu sais, pour mon père ?

- Ton père ? Non. - Il est à l'hosto.

Tu sais pourquoi ?

Quelqu'un l'a invité à voir quelque chose qu'il ne veut pas voir.

Sami ?

- Amelle, écoute... - Tu es viré. Va-t'en.

- Quoi ? Mais tu peux pas me faire ça.

Le Starbucks, c'est ma vie.

Je t'aime, Amelle. La sirène Starbucks,

c'est comme ma mère. Je m'occupe de tout,

ici, des 3 zones, de tout.

- Bonjour, ma chérie.

- Juda ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Je croyais que t'étais au bled. - Non, pas au bled. J'étais à Miami.

- À Miami ? Tu parles pas un mot d'anglais.

- Ah bon ? Parce qu'il faut parler anglais pour aller à Miami ?

Je suis venue car j'ai appris pour ton père.

Oh là là... Ton père, il fait n'importe quoi.

Et toi aussi, hein. Toi aussi.

Mais franchement... Vous vous croyez au Moyen-Âge ?

- C'est toi qui disais : "Si jamais tu te mets avec le Noir,

"le Bon Dieu va te faire un accident."

- Oh bon, j'ai dit ça avant l'iPhone.

Mais maintenant, il faut vivre avec son temps, ma fille.

Pour garder un homme, il faut bien cuisiner.

Et surtout, surtout, il faut avoir des seins en plastique.

Je te jure, les gros seins en plastique, ils adorent ça.

- Juda, t'as trop changé. - Non, ma chérie. J'évolue.

Écoute-moi, ma chérie. L'essentiel, c'est que ce soit un garçon bien

qui prend soin de toi.

J'espère que c'est un garçon bien ?

Vas-y. Qu'est-ce que t'attends ? - Et papa ?

- C'est mon fils, et ça, je vais m'expliquer avec lui.

Allez, vas-y.

- Merci.

Merci.

...

Elle sonne.

- Amelle ?

Qu'est-ce que tu fous là ? - À l'hôpital,

c'était pour ménager mon père. Je le pensais pas.

J'ai été lâche, mais je suis prête. - C'est pas un peu tard ?

- C'est jamais trop tard. - Pour moi, si.

- Je peux mettre des seins en plastique.

- Oh, salut. Ça va ?

Bon, je vous laisse, hein ?

- La meuf de Castor Village ? - Je la dépanne, c'est tout.

- Tu la dépannes ?

Son "uc", oui. Tu me prends pour une conne ?

J'étais prête à mettre mon père contre moi

et tu couches avec la 1re venue ? T'es sérieux ?

Je sais pas comment t'arrives à te regarder dans une glace.

- Celle-là, c'est la meilleure.

...

- Taxi, taxi.

Bonjour. - Tu vas où ?

- À Paris. - Je te prends pas.

- Parce que je suis arabe ? - Moi aussi, bouffonne.

Enlève tes mains.

Casse-toi d'ici. Allez, rentre chez toi.

- A, e, i, o, u. A, e, i, o, u...

- Noom, je peux te parler ? - J'évacue le stress.

- Écoute-moi. - OK.

- Barbara dit qu'Amelle défonce tout au taf.

T'as déconné. Elle aurait pu t'entretenir.

- Merci, je suis super détendu.

- T'inquiète pas, t'es plus drôle que Dubosc.

Acclamations.

...

- C'est pour ça que, perso,

je crois pas aux couples rebeu-renoi. Non, désolé.

Bon, les rebeus ont des grosses hanches

et des vrais cheveux.

- Il a raison.

- Ben oui. Eh oui.

- T'as rien compris.

Y a plus d'héroïsme à souffrir longtemps

qu'à mourir vite.

- Blair Witch ? - On t'empêche de faire le con.

- T'attends quoi

pour aller la voir ? - Après ce qu'elle m'a fait ? Non.

- Elle t'aime. Elle s'est même fâchée

avec son père pour toi. - Ah ?

- Toi, tu l'aimes ?

Rires.

- Va la chercher.

- Elle t'attend.

- Elle t'aime.

- T'es ouf. Vas-y, fais le bonhomme.

- OK... Dans ce cas-là, je vais y aller...

Je suis désolé, c'est pas remboursé. Débrouillez-vous. À plus tard.

Acclamations.

...

Excusez-moi. Je pourrais avoir un café ?

- Sur place ou à emporter ?

- Sur place.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- J'avais une question à te poser. T'en es toujours à 24?

- Euh... J'en suis à une bonne quarantaine.

Autre chose ?

- Non, non.

- Tu peux t'asseoir là-bas, je vais te ramener ton café.

Tiens.

- Merci.

Finalement, tu l'as eu, ton resto au soleil.

- Et toi, t'en es où ?

- Moi, je suis resté bloqué sur la 20e.

- Je suis pas une fille facile, faut te battre.

- Ah oui ? - Oui, attends...

- OK, faut se battre comment ?

Comment on fait ? - Arrête...

Arrête. Mais arrête. - Quoi ?

- Quoi ? - Embrasse-moi.

- Non, c'est moi qui décide. - OK.

Alors, t'as vu que t'es une fille facile.

- Arrête, arrête...

Applaudissements.

...

- Bonsoir, Miami.

- Tu me fais un bisou, ma fille ?

...

- Bonjour. Un café ? - Oui.

- Très bien. Sucre, touillette ?

- Non, ni sucre, ni touillette. - Alors 1 euro, s'il vous plaît.

- Je vous connais. Vous n'étiez pas au Starbucks Café ?

- Oui. C'est fini, tout ça. 1 euro, s'il vous plaît. Merci, monsieur.

Sous-titrage : Eclair Group

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