All language subtitles for Only yesterday. 1933. John M. Stahl. sub french

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Original subtitles

ONLY YESTERDAY

La cote est encore � 150...

Difficile � dire. Le train a 40 mn de retard.

On verra quand il sera arriv�.

All�? C'est vous, M. Philipps?

Vous appelez tard. Les cours s'effondrent.

L'acier? Il est en o�?

- A 174. - Il �tait � 185!

Madame le march� �volue � la vitesse de la lumi�re.

Dites, M. Fairbanks!

- Vous renoncez a T & T? - Non, j'ach�te.

Je mise sur la baisse.

- Votre pronostic? - Je n'en sais pas plus que vous.

Je suis financier, pas proph�te. Dommage.

J'ai perdu 1 million et demi depuis ce matin.

C'est impossible, c'est insens�. Dieu Tout-Puissant.

Voici les derniers cours de fermeture.

"Steel One": 174, moins 12, "Auburn"...

130, moins 60 dollars.

"Allied Chemicals": 210, moins 25.

"American Telephone": 204, moins 28.

"Burlon & Nashville": 120, moins 29.

"Westinghouse": 126...

Un coup de cirage?

Cirage, patron?

Je suis tomb� bas, moi, patron.

La preuve, je cire les pompes.

Je savais que la bourse, c'�tait pas pour moi.

Mais vu que les autres s'enrichissaient,

j'ai achet� quelques actions, moi aussi.

Et des bonnes, attention.

Faut croire que c'�tait pas mon jour.

J'ai pas fini, Monsieur.

Merci infiniment, patron.

Merci, mon prince!

Merci de tout c�ur.

Avec celui-l�, je m'ach�terai pas d'actions.

Attendez voir, patron!

Vous oubliez votre manteau.

Que se passe-t-il?

Chute vertigineuse des cours!

Le march� au plus bas!

- C'est quoi, ces cris? - Le march�.

- Quel march�? - Celui de la bourse.

Regarde ce bleu divin sur ce rideau mauve.

�a ne t'excite pas?

Moi, �a me fait quelque chose.

D�j� 5 heures!

L'heure du cocktail chez les Emerson. On y va?

Je ne les connais pas mais je veux bien.

Va pour le cocktail. Taxi!

Tu verras des gens amusants.

Des c�l�brit�s et des inconnus,

on voit de tout chez Emerson.

Sp�ciales derni�re: Krach � Wall Street !

Derni�re �dition ! La bourse s'effondre !

M. Emerson n'est pas encore rentr�.

Oui, entendu. Merci.

Nous y voil�.

- Bonsoir, George. - M. Gerry.

- Belle journ�e. - Enchanteresse!

Je tenais � te montrer ces lieux.

Tu aimes?

Je les ai con�us.

La chambre a fait sensation.

Ma ch�re Phyllis! Vous �tes charmante.

Ravie de vous voir!

- Qui est-ce? - Tom Delaney.

Peu importe son nom, il a soif.

"La chute des cours

"a caus� des pertes gigantesques.

"Un d�sastre historique!

"On a brad� des tas d'actions

"� des prix d�risoires."

O� cela finira-t-il? Regardez les cotes de l'acier.

16 millions d'action ont chang� de mains.

16 millions mon Dieu! �a me donne soif.

Leona Maynard. Une grande actrice comique.

On dirait Lady Macbeth.

Que font-ils?

Que fricotent-ils � Wall Street?

Je suis cocufi�e. Une vie d'�conomies!

Un si�cle � suer sur les planches!

Pour que de vils boursicoteurs flanquent mes cachets � l'�gout!

Une autre coupe.

- Comment va? - Pas mal et vous?

Tr�s bien. A tout de suite.

Patty, bonsoir!

- Ma ch�re Phyllis! - Je suis contente de te voir.

- Voici Rena Sears. - Enchant�e.

Nous venons admirer.

Ma brochette est un peu disparate,

mais j'ai un champion de boxe

et ce nouvel acteur allemand. Tenez, l�.

Voyons...qui d'autre encore?

Ce jeune auteur dramatique

qui �crit des ind�cences!

Je l'adore!

Je ne vous pr�sente pas. La barbe!

- D�brouille-toi. - Entendu, ma ch�re.

R�partissons les richesses.

Les travailleurs y ont droit.

Le socialisme, c'est la solution.

Il sait ce qu'il dit?

Dans ce cas, je vais devoir bosser.

Mais ma ch�re, chez vous, c'est inn�e.

J'ai dit � Mac Sennett:

"Une carri�re? Merveilleux.

"Mais moi, je veux me marier.

"Avoir un foyer et des b�b�s."

Qu'est-ce qui le chagrine tant, le petit ch�ri � sa maman?

Mis�re! On m'a renvers� un cocktail dessus.

Il m'a pris la main et m'a dit: "Tu sais ce que je vais te faire?"

Je lui ai r�pondu: "Un truc totalement d�mod�, je parie."

Ma ch�re Phyllis.

- je me tourmente. - Pour nous?

- Cas de conscience? - Non, probl�me d'argent.

J'ai perdu en bourse.

Ne t'en fais pas. L'argent, j'en ai.

- Phyllis! - La mien. Pas le sien.

Crois-tu que j'oserais?

Pourquoi pas?

Apr�s tout, j'ai une bonne raison de t'aider.

C'est tr�s gentil.

Mais je refuse ton argent.

Comme je refuse de te partager davantage.

- Comment �a? - C'est clair.

Avoue � Jim les liens qui nous lient.

Tu partiras avec moi.

Et on vivra de quoi?

Des actions que je pourrai sauver.

Tu as de quoi t'habiller.

Enfin, voyons... Scott!

Tu ne m'aimes pas assez?

- Tu sais bien que si. - Tu dois tout avouer � Jim.

Bonsoir, tout le monde.

- George! - Oui, Mademoiselle?

- M. Emerson est l�? - Pas encore.

Sa derni�re conqu�te. La jolie Laetitia.

Elle vient montrer ses perles.

Merci.

C'est si gentil d'�tre venue!

Je suis toujours pr�te.

Et fid�le avec �a. Vous voulez un verre?

Non, merci. J'ai ma dose.

Sont-ce l� les perles dont tout le monde parle?

Venez donc � la lumi�re pour que je les voie bien.

- Ravissantes. - Parfaites, non?

- Et la teinte? - Exquise.

Un cadeau de qui?

- De votre mari. - Vraiment?

En fait. Il m'a donn� un bon tuyau en bourse.

Plusieurs tuyaux, m�me.

J'ai touch� un paquet.

Ce sont les "perles de Jim"

Il a si bon go�t, n'est-ce pas?

Ma ch�re... Il va falloir songer � les payer.

- Entrez, M. Miles. - Bonsoir, Mme Emerson.

Jim a appel�?

Il va arriver. Venez donc boire.

- �a va si mal que �a? - De mal en pis.

J'ai cru combattre pour la d�mocratie.

R�sultat:

J'ai fait la guerre pour la pub, les aigrefins et les gangsters.

Vous �tes un vieux crabe.

- Je suis un philosophe. - C'est la m�me chose.

Comment vont les affaires?

Bonsoir, Mme Vincent.

�a ne pourrait pas �tre pire.

Le monde a touch� le fond.

- Vous �tes s�rieux? - Oui.

Dieu du Ciel!

Jim veille sur mes int�r�ts.

- Il ne va pas... - Il est mon seul espoir.

- Je l'attends... - Rassurez-vous. Il viendra.

M. Emerson n'est pas rentr�.

Veuillez ne pas quitter.

Monsieur Emerson!

- Qui? - Votre bureau.

Je le prends.

- Ne dites pas que je suis ici. - Bien, Monsieur.

Jerry, je rentre � l'instant.

J'ai essay� toutes les banques.

Elles refusent les bons du Tr�sor.

Je comprends ton �motion.

Tu as raison. On est fichus.

Lessiv�s.

Bien s�r!

Au revoir, Jerry.

Je suis nettoy�.

Il me reste une chance demain, si vous pouviez...

D�sol�, Harvey.

Je ne peux pas.

Je suis rinc� comme les autres.

Merci quand m�me.

- Mon chapeau. - J'y vais.

Non, laissez.

Attendez.

Si �a peut vous consoler...

On n'est pas tout seuls.

C'est exact, Jim. En effet.

- Bonsoir. - Mon ch�ri!

- Tu ne viens pas? - Je dois?

Bien s�r. On veut te parler de la bourse.

Que se passe-t-il?

Si je le savais!

Leona Maynard est avide d'informations.

C'est la femme d'Eddie Vincent?

Oui, elle attend son mari.

Pourquoi?

- Il ne viendra pas. - Ah bon?

- Il snobe nos cocktails? - Non, mais...

Il ne viendra plus. Il est mort.

Que dis tu?

Il s'est jet� du 22�me �tage, il y a une heure.

Ne lui dis rien.

Laisse-la rentrer.

Eddie n'est pas avec vous?

Il ne vient pas. Il voudrait que vous rentriez.

Prenez ma voiture.

Je ne m'attarde pas, alors.

Bonsoir � tous.

- C'�tait charmant. - Bonsoir.

Au revoir, Jim.

Pourquoi ce silence? Moi aussi...

Que s'est-il pass�?

Eddie Vincent s'est suicid�.

Mon argent!

Mes actions?

Dis-moi tout.

Tu es ruin�e. Moi aussi.

Personne n'y �chappe.

D�sol�, Laetitia.

Dieu du Ciel!

Mes actions, mes obligations!

Faites confiance aux amis!

C'est une honte, ma ch�re!

Mais remettez-vous.

Il vous reste vos perles.

Et moi donc? Il ne me reste que du liquide.

Je peux t'aider?

Non.

Ch�re Phyllis,

la vie ne vaut plus la peine d'�tre v�cue.

Par cons�quent...

je te dis adieu.

Pour James Emerson.

Ce pli est � d�truire

s'il ne lui est pas remis en personne.

Mon ch�ri, te souviens-tu de Mary Lane?

As-tu oublie cette nuit, en Virginie, pendant la guerre?

Moi, il me semble que c'�tait hier.

- Lieutenant J. Emerson? - C'est moi.

- Je dois vous piloter. - Charmant.

- Dansons. - Avec plaisir.

Quelle chance j'ai ! Comment ne vous-ai-je pas connue plus t�t?

Qu'ai-je dit?

J'ai un aveu � vous faire.

Tenez.

Mlle Amy Breckenridge.

Quel joli nom!

Pas le mien.

Moi, je m'appelle Mary Lane.

Amy vous avait tire au sort. Moi, un capitaine. J'ai �chang�.

Aucun respect des grades.

Pourquoi?

Parce que... je vous avais choisi.

Vous lui avez dit?

Elle et Deborah, une autre amie, croient que nous nous connaissons.

Qui leur a dit?

Moi.

F�ch�?

Non, du tout, mais...

je suis surpris.

Ce n'est pas tout.

J'ai arbor� des fleurs... en disant qu'elles venaient de vous.

C'est du joli!

- �a dure depuis quand? - 2 ans.

Que je vous envoie des fleurs?

On se conna�t depuis 2 ans.

Voil� qui m'int�resse.

Allons approfondir.

Allons approfondir.

On s'est vus?

- O� donc? - Chez Mme Abbott. Voici 2 ans.

Je n'avais pas 17 ans. Vous m'ignoriez.

- Je vous ai offert un sandwich. - Merci.

- Et je vous ai revu. - O�?

Pour l'�lection de Wilson.

Ma tante de New York �tait l�. C'est une...

suffragette. Une ardente f�ministe.

Je l'ai suivie.

- Vous avez parl�. - Non.

- Mais si! - Non.

Vous avez fait un beau discours.

Vous avez m�me dit:

"Il faut r��lire le Pr�sident Wilson.

"Lui seul nous �vitera la guerre."

Erreur de ma part.

Plus que le contenu,

j'ai retenu le ton. Vous �tiez si sinc�re!

Es si beau!

Je voulais votre photo, je n'ai eu que celle de Wilson.

J'ai dit: "oh".

Et moi: "miam".

- C'est parce que... - On se conna�t bien:

2 ans, cela m�rite bien un petit baiser.

Si bref, surtout.

On devrait rentrer.

Tel est votre d�sir?

Si on allait se promener?

- Je vous montre le golf? - Bonne id�e.

Faisons le tour.

On en a pour deux heures.

Un petit bout suffira, ce soir.

- Laissez-moi le temps. - De quoi?

De vous conna�tre aussi bien que vous me connaissez.

Je vois...

Bien, commen�ons.

J'ai 19 ans. Je vous l'ai dit.

J'habite l�-bas. Vous voyez?

Une vieille demeure.

Que la nuit flatte.

Votre fleur pr�f�r�e?

Votre acteur favori?

Pour r�pondre on doit mieux se conna�tre.

Seriez-vous fianc�e?

- Non, heureusement! A 19 ans? - Pourquoi pas?

Ma foi...

c'est vrai, mais je ne le suis pas.

Tant mieux.

- Et vous? - Non plus.

Songez plut�t:

un magnifique jardin,

le clair de lune,

- et nous trois. - Trois?

Vous, moi et le destin. Trois dans ce jardin.

Mieux que celui d'Eden.

Agr�able, hein?

D�cor parfait.

Vous ne demandez pas pour quoi?

Pour quoi?

- Vous vous croyez tout permis? - J'abuse?

C'est trop idyllique, ici.

�a le sera tout autant ailleurs.

L'idylle fait partie du voyage.

Elle nous suit comme nos ombres. Voyez. On ne lui �chappe pas.

Vous vous moquez de mes aveux.

- Lesquels? - Le fait

que je me souvienne de vous.

Pas du tout.

Vous me plaisez tant que...

je vais tomber amoureux.

Ne me mentez pas.

Vous �tes si douce!

Quelle est cette lueur?

O�?

C'est un lac.

Ne le traitez pas d'�tang.

- Pour nous, c'est un lac. - Promis.

On y va?

Quelle heure?

Je n'y vois rien. La lune s'est cach�e.

Je croyais t'avoir poliment rajust�e.

Plus un bruit!

O� est pass�e la musique?

- Tous partis! Mon manteau! - J'y vais.

Attends-moi ici.

- On a d� nous chercher. - Mais non.

Quelle heure est-il?

Une heure pass�e.

Une �ternit�.

Une seconde.

Je te montre le raccourci.

Bonne nuit, mon ch�ri.

Bonne nuit, mon douce.

"Bonne nuit" me fait horreur.

A moi aussi.

Bient�t, ce sera "adieu".

- Comment supporterai-je? - Et moi?

Sais-tu quand tu partiras?

Vois-tu,

je comprends ce que signifie le mot "guerre".

Le d�part de millions comme toi.

Tu crois qu'il y en a, des millions comme moi?

Voyons, ch�rie.

Ne dramatisons pas.

Faisons comme si ce n'�tait pas si important.

Entendu... j'essaierai.

- Quand te reverrai-je? - Samedi.

- C'est loin. - Je ne penserai qu'� toi.

Je suis �merveill�.

Plus adorable, je ne connais pas.

Tu es une merveille.

Cette fois, tu dois partir.

C'est vrai.

Bonne nuit.

Bonne nuit, mon amour.

Quand tu prendras ce sentier,

rappelle-toi bien

que je t'aim� 2 ans.

Pas seulement ce soir.

Une nouvelle offensive en Argonne.

Les Alli�s vont les ext�nuer pour mieux les exterminer ensuite.

J'aurai pas le temps d'y aller.

J'esp�re bien.

Je serais fier qu'il combatte.

Notre nation en sortira grandie.

Dieu t'entende.

Mais il y a d'autres moyens de rendre le monde vivable.

Tu es devenue pacifiste, soudain?

C'est ce lieutenant, comment d�j�?

James Stanton Emerson,

du 309�me d'infanterie.

Grand, beau, s�duisant.

Parfaite description, cher fr�re.

Quand ces beaux officiers retourneront dans le civil,

il y aura des chagrins d'amour.

Sache que je l'ai vu en tenue civile.

Rassurez-vous.

la guerre ne durera pas longtemps.

Qu'en sais tu?

On a pris mon David.

Il garde jamais un emploi plus de 15 jours.

Il t'a fait signe?

On n'est que mardi. Le bal, c'�tait samedi.

Je pourrai le voir, votre capitaine?

Il est lieutenant.

Lieutenant, capitaine, colonel, commandant,

c'est du pareil au m�me, quand ils sont tenue.

Va voir.

Quand le verrons-nous ton parangon?

Il a une permission, samedi.

Entre, Deborah.

J'arrive t�t, je suis toute remu�e.

C'est triste, mais si excitant!

Mange quelque chose.

Impossible, j'ai la gorge serr�e.

- Qu'y a-t-il donc? - Figure-toi qu'ils partent!

- Qui �a? - Les hommes!

Les recrues, qui d'autre?

- Tous? - Tous les officiers.

Les beaux! Un ordre soudain.

Imaginez-vous! Ils partent pour la France.

A eux, les sous marins et les tranch�es!

Ils chasseront Boches � coups de ba�onnettes...

Qu'as-tu, ma ch�rie?

Rien.

- C'est formidable! - Tu trouves?

Ils vont se faire massacrer comme du b�tail.

Mon fils n'irait pas.

Qu'a-t-elle?

Elle a raison.

Ce sont de vieilles badernes

qui envoient les jeunes se faire tuer.

Le 309�me d'infanterie?

Il est parti depuis plus d'une heure!

Traitez-moi de menteur.

C'est la 1�re fois dans cette famille,

que nous avons honte.

Je n'ai pas honte.

M�me si je devrais.

Je l'aime.

On se serait mari�s s'il n'�tait parti si vite.

Je regrette pour vous. C'est pourquoi je pars � New York.

Pourvu que �a s'arrange!

J'ai �crit � tante Julia. Elle t'attend.

Je l'adore. On devrait bien s'entendre.

Elle est d'un laxisme alarmant.

Je t'en prie, ne te rends pas malheureuse!

C'est bien mieux ainsi. Je vivrai � New York,

avec tante Julia.

Tante Julia!

Mary, que je suis heureuse! Laisse-moi te regarder un peu.

Ma ch�rie! Mettez �a dans le taxi.

- Comment va ta m�re? - Elle va tr�s bien.

Les gens sont si gentils!

Et voil�.

- On y est. Chez nous. - C'est charmant.

"Home" new-yorkais.

Sache qu'en d�pit des courants d'air et des ascenseurs,

on ne peut vivre qu'� New York.

�a tient � l'air, c'est �lectrique.

Tu vas aimer.

- Tu m'entends? - Menace inutile. J'aimerai!

Ton chapeau.

Et ton manteau.

J'ai h�te de te voir coiff�e � la gar�onne.

- Cheveux coup�s? - Eux et bien plus encore.

C'est un symbole. On tranche avec la b�tise.

On peut avoir de bons m�tiers.

Nous ne sommes plus d�pendantes.

Au diable, la discrimination sexiste.

Assieds-toi, ma ch�rie.

Tu as un coussin.

- Confortable? - Oui, tr�s.

Le th� va arriver.

Ensuite, tu m'expliqueras ce que ta m�re m'a �crit.

Tante Julia...

j'esp�re que je ne te d��ois pas.

Penses-tu! Il ne s'agit que d'une p�rip�tie biologique.

Sache, jeune fille de l'�ge de la chevalerie,

qu'aujourd'hui, la femme est aussi libre que l'homme.

Ce genre de chose n'est plus une trag�die.

Ni m�me un bon m�lo.

Ce sont des choses qui arrivent, tout simplement.

Tu essaies de me rassurer.

C'est gentil.

Tante Julia...

tout serait si facile

si j'�tais s�re qu'il revienne.

- Comment va-t-elle? - Tr�s bien.

- Alors? - Un gar�on. Le 1er, aujourd'hui.

Le docteur Movis va arriver.

- Je vous le prends? - Oh non!

Pas si vite, s'il vous pla�t.

Entrez, Mlle Warren.

- C'est bien un gar�on? - Oui, absolument.

Bonjour, ma ch�rie.

Mon petit ch�ri!

B�ni soit-il, ce petit mignon!

Il est adorable. Il ressemble � son p�re.

L'uniforme en moins.

Quel est ce bruit?

Si tu voyais les rues!

Pour une f�te, c'en est une.

- Le jour o� il est ne. - Date m�morable.

Ils ont sign� l'armistice.

Je t'assure. La guerre est finie!

La guerre est finie?

Il va nous revenir, alors.

Il faut que je me d�p�che de reprendre des forces.

Pas forc�ment par le 1er bateau.

Il serait sur le premier.

s'il �tait au courant.

Dans combien de temps

pourra-t-il �tre avec nous?

Un mois ou deux ou...

New York acclame nos soldats

Tu t'es red�couvert?

Coquin!

En pleine forme?

Que diras-tu � ton p�re quand tu le verras?

Moi � ta place, je l'engueulerais gentiment.

Je lui dirais:

"Pourquoi n'as-tu m�me pas �crit a ma m�re quand tu es parti?

Enfin, tu feras comme tu veux, mon gentil gros p�re.

Il est l�! Voil� Jim!

- Bonjour, Jim. - Bonjour.

- Quel bonheur de te revoir! - Et d'�tre de retour.

- Jim! - Tiens, Helen!

Ch�ri, quelle joie!

Heureux d'�tre l�.

Tu embrasses toutes les femmes?

Qui est cette jolie fille?

- Myst�re. Une amie � vous? - Non!

Je t'ai vu �l�gant en civil.

Sinon, je croirais que c'est l'uniforme.

- O� va-t-on? - Ailleurs.

La ville t'appartient.

Un soldat exige trois choses.

Ne les nomme pas!

Mary! Qu'y a-t-il? Que s'est-il pass�?

Tu l'as...?

Oui, je l'ai vu.

Et alors?

Il ne m'a pas reconnue.

- Pas reconnue? - Non.

Il �tait avec une foule d'amis.

Il m'a parl�, serr� la main mais il ne m'a pas reconnue.

Apr�s tout, il ne t'a vue qu'un soir.

Un soir...

Une vie, oui!

Il s'est pass� beaucoup de choses entre temps.

Il �tait en France, sur le front.

N'oublie pas.

que tu as chang� aussi.

Tu as chang� de coiffure et de tenue.

Tu es tr�s diff�rente.

Compliments, Julia.

Tu t'es bien veng�e de moi.

"La boutique de Julia

"vous transforme au point d'�garer le p�re de votre b�b�."

Lui, m�me m�connaissable,

je le reconna�trais.

Que vas tu faire?

Je ne sais pas.

Mais, en tout cas,

je ne lui dirai ni qui je suis, ni qu'il a un fils.

Aller au devant d'un homme qui ne te reconna�t pas

et lui dire qu'il est le p�re de ton enfant!

Il peut le nier.

Dire que c'est faux.

Je ne supporterais pas.

Je resterai seule comme je suis.

Comme on est.

Peut-�tre se souviendra-t-il.

Sait-il o� te trouver?

Il a mon adresse.

Il le peut s'il le veut.

- Veux-tu m'aider? - Bien s�r.

Prends-moi avec toi.

Je serais ravie de t'avoir.

Je veux travailler.

Je dois songer � l'avenir de mon fils.

Le 18�me Amendement en vigueur des janvier prochain!

Les Emerson voyagent en Europe

M. et Mme James Stanton Emerson

Bonsoir.

Ch�rie, o� �tais-tu?

J'ai fait un tour.

Un long tour.

Je n'ai pas vu qu'il �tait si tard.

- Comment va...? - Bien.

Comment mon grand bonhomme?

Tu es r�veille!

Tu veux quoi, � cette heure?

Viens, mon ch�ri.

Tu veux t'asseoir, c'est �a?

�a va?

Ta m�re t'a manqu�?

Evidemment, mon tr�sor.

Un sourire!

Rien qu'un, avant de dormir.

Regarde si c'est pas joli, �a.

Tu veux jouer avec? Tiens.

Nous d�nerons � 7 heures et demie.

Qui vient d�ner?

Mon bon ami.

Je l'aime bien.

Moi aussi.

- Je le voudrais plus vieux. - Pourquoi?

Je l'�pouserais.

Il me l'a propos�.

Mais je manque de patience.

Il n'est pas tellement plus jeune que toi!

Non, mais...

Et il t'aime, Julia.

C'est ce qui compte.

Le voil�.

Bonsoir, Monsieur.

Mlle Warren est l�?

Parfait. Donnez l'autre.

Eh bien? Entre! Entre donc!

Mon canard...

"Mon canard"! C'est d'un distingu�!

- Bonsoir, Bob. - A quoi �a rime, tout �a?

A lutter contre la prohibition.

La p�nurie risque de durer.

- Le jeune homme? - Il va bien.

Vous voulez le voir?

J'adore les b�b�s!

�a te fait changer d'avis?

Dire que j'ai eu cet air-l�!

- Jamais. - En plus ang�lique.

Imb�cile.

Imb�cile...

Imb�cile!

C'est �a, joue du piano.

A peine bonjour et il se met au piano!

Il aime mieux son piano que moi.

C'est comme �a.

Depuis mon enfance ang�lique,

- je r�ve de devenir pianiste. - Pianiste?

Un grand pianiste.

Le destin a voulu que je sois dans la pub,

� fabriquer des slogans pour faire consommer les sots.

Je n'ach�te que ce que je veux.

Vois-tu, pour moi, le piano...

c'est un amour d�funt.

Je ferais le second violon aupr�s d'un piano mort?

Charmant...

Mon canard!

Vous �tes vraiment affreux!

Tu vois, "affreux".

Mon petit canard!

Je veux �pancher mon �me,

d�verser mon amour pour toi dans un flot de m�lodie dor�e.

Tr�s jolies, tes oreilles.

Je n'avais pas remarqu�.

Ne siffle pas. Contente-toi de jouer.

Je n'aime pas cas.

Joue plut�t ceci.

� brille donc!

Brille donc, lune d'�t�

L� haut dans le ciel �toil�

- Tu d�railles. - Peu importe.

Chaque fois que tu apparais

En janvier, f�vrier juin et juillet...

Tu d�railles.

Toi, tu joues. Moi, je chante.

Je joue en pr�tant l'oreille en m�me temps?

� brille donc

Brille donc, lune d'�t�

Pour moi et pour ma fianc�e!

Julia...je sors.

Mary!

O� vas-tu? Le d�ner est pr�t.

Je vais voir Jim.

Je n'y tiens plus. Je vais lui dire qui je suis.

Soudain, comme �a?

Ce n'est pas soudain.

Tu sais o� je vais quand je quitte la boutique?

Devant chez lui ou devant son bureau.

J'attends qu'il sorte,

qu'il me reconnaisse et me parle.

Mais je n'ose l'approcher.

Je ravalerai mon orgueil.

Je vais lui dire que je l'aime.

qu'il a un fils que j'ai besoin de lui.

Attends. J'ai quelque chose a te montrer.

Je voulais te le cacher, mais...

Voyage de noce en France en Italie et en Espagne.

Et voil�.

Fin d'un chapitre de ma vie.

Dix ans plus tard

Bonne ann�e!

Mlle Lane, pour la robe de Mme Harvey?

C'est vrai, elle l'attend aussi! Il faudra la livrer ce soir.

Mais le reste attendra.

Bonne ann�e a tous, au revoir.

- Bonsoir, maman. - Mon ch�ri.

- Tu t'impatientais? - J'ai lu.

Sans lumi�re?

Si, celle des vitrines.

Viens l�, toi.

Voil�.

Qu'as-tu fait?

- Rien. - J'esp�re que tu l'as bien fait.

Elle est bien bonne.

Oh zut!

Plus que 2 jours de vacances.

N'y pense plus. On peut s'amuser en 2 jours.

Que fera-t-on demain?

Choisis.

On joue un film de Charlot.

Dis-moi, il n'y a que le cin�ma qui t'int�resse?

�a m'arrive de lire aussi.

Oui...parfois.

Maman,

on ira voir le hockey � Madison Square?

On verra.

Zut! Je parie que �a veut dire non.

Je verrai �a apr�s les cong�s.

C'est entendu.

A vous aussi.

Salut, vieux.

Je vous rejoindrai.

Je suis c�libataire

Non, Phyllis est en Europe.

22 h 30, au Saint-Regis? J'y serai.

Entrez.

Bonsoir et bonne ann�e.

- A vous de m�me. - Merci.

- Vous partez? - Oui. Bonne ann�e.

A vous aussi. Bonne nuit.

Votre voiture est l�.

- Besoin de rien? - Non, merci.

- Un vrai temps de nouvel an. - Qu'il vous porte bonheur!

- A vous aussi. - Merci. Bonne nuit.

�a alors!

Un probl�me?

Comment? Non, non.

Encore un message myst�rieux.

"Tous mes v�ux pour l'ann�e � venir!

"De la part de quelqu'un qui n'oublie pas."

Le 1er, l'ann�e de mon mariage, j'ai cru que c'�tait ma femme.

Et depuis, tous les ans.

Bizarre, oui.

Ils arrivent toujours le m�me jour.

Je donnerai cher pour savoir d'o� �a vient.

"Quelqu'un qui n'oublie pas"...

Merci, je m'en charge.

Servez les canap�s quand les invit�s seront l�.

Tu m'obliges � te le dire:

auparavant, tu appr�ciais.

- J'appr�ciais quoi? - Ma musique.

- Ce morceau, surtout. - Tr�ve de mi�vrerie.

C'est bien les femmes.

Peu importe les d�tails, une fois l'homme conquis.

Tu n'as m�me remarqu� mon nouvel habit.

Mais si bien s�r. Il est parfait.

Ne soyons jamais comme les autres couples.

Froids et blas�s l'un envers l'autre.

Je f�te toujours ton anniversaire, non?

Idiot, je travaille, moi.

Oui, mon canard.

Je veux un cocktail tout de suite.

Attends l'arriv�e d'Harry.

A propos de femme qui travaille:

Mary a gagn� plus en 1 an que toi, en 5.

- C'est agr�able � entendre! - Mais vrai, non?

C'est un bourreau de travail. Mais c'est path�tique.

Elle a l'air heureuse. Surtout quand le petit est l�.

Il l'adore et elle est folle de lui.

Mais si elle s'investit autant, c'est pour oublier.

Ce n'est pas une mule, comme moi.

Exact, mon canard.

Qu'est ce que tu as dit?

Bonsoir, Mlle Lane.

L�, tu exag�res.

Je ne fais que r�p�ter.

Bonsoir, vous deux.

D�sol�e du retard.

Qui t'a retenue?

4 g�n�rations d'Astor qui voulaient ressembler � Greta Garbo.

Je me d�p�che.

Je meurs d'envie de boire un cocktail!

De la part de l'in�vitable Dave

Ne siffle pas.

Va sur la pointe des pieds

Jusqu'a l'ombre du grand saule

Et marche parmi les tulipes avec moi

Tante Julia, tu d�railles!

�a, je sais de qui �a vient.

C'est vrai, non?

Jimmy, c'est du joli!

Donne-moi un cocktail, je ne dirai plus que tu d�railles.

Je pr�f�re d�railler.

- Dave! Bonne ann�e! - Merci.

Laisse donc.

- Ce n'est rien. - Merci.

Bonsoir, Bob.

- Jeune homme. - Bonsoir, David... M. Reynolds.

Appelle moi David.

- Bien, ces vacances? - Oui.

- Quand rentres-tu? - Le 3 janvier.

- Je pr�viens maman. - C'est �a.

Mary se fait belle pour vous.

Dieu vous entende!

David est en bas.

- M. Reynolds, voyons. - Oui, maman.

Ce que tu es chic!

Je dois encore me maquiller.

Tu n'en as pas besoin, va.

Ne laissons rien au hasard.

Dis, maman.

Je me demandais...

Quoi donc?

M. Reynolds. Tu vas l'�pouser?

Si je m'attendais...

- C'est une question? - Alors?

- Il ne m'a pas demand�e. - Tu parles!

Si tu lui demandais, toi?

En principe, ce ne sont pas les dames qui demandent.

Tu veux que je le fasse?

En voil� une id�e!

Je veux bien.

Il suffit de lui dire:

"Dites, M. Reynolds, vous..."

- Surtout pas! - Bon, tr�s bien.

Ne te f�che pas. Je m'abstiendrai.

Et tu feras bien.

- Qu'est-ce qui te fait rire? - Rien.

Je ne blague pas, je parle s�rieusement.

- Oui, maman. - Descendons.

- Plus un mot l�-dessus. - Je n'ai rien dit.

Bonsoir � tous.

- Bonne ann�e! - Merci,

- Vous m'avez devanc�e, - Tr�s peu.

- A notre bonheur! - Et au succ�s.

Costaud!

Tr�s costaud!

Un cocktail maison le "Baiser de la Hy�ne",

- Vous �tes ravissante. - Merci.

Et pour les fleurs.

Ce coquin veut m'embarrasser.

- Aupr�s de qui? - De vous.

Il veut sonder vos intentions

car vous m'avez pas demand�e en mariage.

Dites-lui combien de fois je vous ai demand�e!

Qu'il ne se doute de rien.

Il me pla�t, ce gar�on.

Si vous ne promettez pas une r�ponse ce soir.

- je lui dis. - Vous l'aurez.

- Quand? - L'an prochain.

- Comment? - Dans quatre heures.

- Pour le nouvel an. - A minuit.

Attention, vous avez promis.

Je suis fou de vous. Depuis des ann�es.

Julia, montre-moi tes yeux.

Ma ch�rie, tu as un coup dans l'aile.

Jimmy, mon manteau et mon sac.

O� va-t-on ce soir?

O� sort on?

Au Saint-Regis, non?

J'aime les restaurants chers,

et les paillettes.

Je veux �tre une bulle dans un oc�an de ga�t�.

C'est �a, viens.

Merci, Dave.

Toi, alors!

- S�r qu'on peut te lasser? - Oui.

- Je lis mieux quand je suis seul. - Ah bon?

Je t'appellerai � minuit.

Attends.

Je sens que je vais vivre une aventure

- Je vois. - Lumi�res, musique!

Les rires et l'amour...

Bonsoir, Jimmy. Bonne ann�e.

Bonne nuit, Jimmy.

- Bonsoir, ch�ri. - Bonsoir, maman.

Bonne ann�e!

Tous mes v�ux, Jimmy.

Bonne ann�e � vous aussi.

Si tu as des nouvelles int�ressantes, pr�viens-moi.

Songez que dans 33 petites minutes, une nouvelle ann�e commencera.

Petites comment?

Minuscules, imperceptibles.

Ne sont elles pas adorables?

A minuit, je leur dis?

Gar�on! Vous avez de quoi �crire?

Il faut que je vous parle

On ne peut pas se parler ici. On sort?

Si vous voulez.

Sharon Arms. 68�me rue.

Nous nous sommes d�j� vus?

- Comment, "d�j�"? - Permettez.

N'allez pas croire que j'aie d�j� perdu la partie.

Serait-ce un jeu?

Le mot est mal venu.

Un jeu... Le terme ne vous convient gu�re.

Pourquoi pas?

L�, vous montrez trop de tact.

- Allez-y franchement. - C'est � vous.

J'ai jou�.

Je suis... vos indications.

En vous voyant tout � l'heure,

j'ai bien cru vous reconna�tre.

- Ah oui? - Impossible, n'est-ce pas?

Pourquoi?

Les hommes oublient, c'est connu.

Les femmes aussi.

Oublier une beaut� comme vous?

Du reste.

quand vous me regardiez, peu importait.

Seul ce moment comptait.

Ne l'appr�ciez-vous pas?

Dites oui.

C'est mieux que la foule bruyante et les lumi�res crues.

Je serais mal venue de le nier.

Vous �tes belle, cela va sans dire.

- Je pr�f�re l'entendre. - Vous �tes adorable.

Flatteur de la part d'un sp�cialiste comme James Staton Emerson,

et significatif...

- Jolie et perspicace avec �a. - Merci.

Merci infiniment.

On sait man�uvrer.

Quand on ne sait pas, mieux vaut retourner...

Eh bien, o� �a?

L� d'ou on vient.

New York et moi avons besoin de vous.

Vous et New York ?

Dites-moi, comment en savez-vous si long sur moi?

Vous �tes un personnage connu. On vous voit dans la presse.

"M. et Mme Emerson ont donn� un d�ner hier soir."

O� est-on?

On boit un verre.

Ensuite, on sort si vous voulez.

Puis-je vous d�barrasser?

- Un peu de musique? - Comme vous voulez.

- L'appartement d'un ami? - Non, c'est le mien.

Vous n'habitez pas l�!

Pourquoi en doutez-vous?

Je n'ai jamais vu de lieu aussi d�pourvu de touche f�minine.

J'y vis pourtant.

Ailleurs, je dors. je d�jeune et je d�ne.

Un verre, en attendant le nouvel an?

Volontiers, merci.

Et voil�.

Juste � temps.

Bonne ann�e.

A vous aussi.

Puis-je t�l�phoner?

- Bien s�r. L'appareil es l�. - Merci.

J'ai promis d'appeler � minuit.

Dois-je m'�clipser?

Je vous pr�viens, j'�couterai.

Vous pouvez entendre ce que j'ai � dire.

Chelsea 31662.

Maman, c'est toi?

Bonsoir, mon ch�ri. C'est moi, mon tr�sor.

Bonne ann�e!

A toi aussi!

Tu entends ce vacarme? Je te re�ois mal.

Quoi de neuf?

Beaucoup de choses.

Il t'a demand�e?

Non, pas encore.

Je te raconterai demain matin.

Il n'a rien dit?

Laisse-moi faire, tu verras.

Je devrais peut-�tre.

Entendu. Bonne nuit, mon ch�ri.

Je suis jaloux.

Ce regard que vous aviez en lui parlant...

Si vous me regardiez comme �a...

Tous mes v�ux.

Qui �tait-ce?

Vous aimeriez bien le savoir...

J'aimerais savoir une chose.

Qui �tes-vous?

- Vous �tes bien curieux. - Et comment!

Est-ce pr�f�rable de le savoir?

Je ne devine rien.

Ni votre genre de vie, ni votre �tat d'esprit.

D'ordinaire, un coup d'�il vous suffit?

D'habitude, c'est facile.

J'eus pr�f�r� ne rien savoir.

- Le myst�re est plus excitant. - C'est vrai.

Deux personnes se rencontrent. Leurs regards se croisent,

ils abolissent le temps...

C'est l'id�al! Pas de questions, pas de r�ponses.

Vous �tes merveilleuse.

Cessez donc.

- De quoi? - De vous �loigner de moi.

Vous me plaisez �norm�ment.

Seriez-vous inqui�te?

Oui... mais pas de ce que vous croyez.

Vous n'avez pas peur?

Je vous plait?

C'est le plus beau r�veillon de ma vie.

Moi qui croyais m'ennuyer!

- Quand je pense... - Ne pensez pas.

A quoi bon penser?

Profitez plut�t de cet instant.

Je veux plus qu'un instant.

Quand pourrai-je vous revoir?

Est-ce que... demain serait trop t�t?

Trop t�t.

- Beaucoup trop. - Mais c'est absurde!

La vie est absurde, parfois.

Vous avez raison.

N'imitez pas la vie, alors!

Que faut-il imiter?

La fiction, le r�ve.

Faux, mais agr�ables.

Sortons un peu du r�el, pour changer.

Comme maintenant.

- Avec un heureux d�nouement? - Tr�s heureux.

Parions que dans six mois, dans un mois m�me,

vous aurez oubli� notre rencontre.

On se dira bonjour, on se saluera.

Et vous vous direz:

Ce visage m'est familier. O� s'est-on vus?

Ne dites pas de sottises.

Vous voulez du caf�?

Non, merci.

Le matin se l�ve.

Et j'ignore votre nom.

6 heures apr�s,

je n'en sais pas plus qu'au d�but.

- Vraiment? - A part que...

vous �tes adorable.

Dites-moi, vous �tes mari�e?

Vous avez un amant? Il doit y avoir quelqu'un.

En effet.

Votre voisin de table?

Il veut m'�pouser.

Je devais lui donner ma r�ponse.

Puis vous m'avez fix�e...

Vous allez l'�pouser?

C'est mon petit secret.

Quand vous reverrai-je?

Plus jamais.

On a pass� un moment ensemble. C'est tout.

J'en aurai connu deux dans ma vie.

Je suis jaloux d l'autre.

Bien � tort.

Je vous en prie...

Non, finissons-en.

Sinon, il y aurait... des complications.

Mieux vaut en rester l�.

C'�tait parfait.

Adieu.

Et merci pour le r�veillon.

Salut, maman.

Ch�ri!

Tu es debout?

Je t'attendais.

Alors, David? Enfin, M. Reynolds...

Je vais avoir un p�re?

�a t'ennuierait beaucoup...

de n'avoir que ta m�re?

Non, s�rement pas. Je pr�f�re, m�me.

Je disais �a pour te taquiner.

C'�tait pour toi, surtout.

On s'en sortira, tu ne crois pas?

- Rien que nous deux. - Super!

Une arm�e de docteurs imb�ciles m'ont trouv� un c�ur anormal.

Voil� pr�s d'un an

que je vous ai dit adieu

un matin de nouvel an.

A pr�sent,

je dois vous dire adieu pour toujours.

Mary, ch�rie!

Qu'essaies-tu de faire?

De r�sumer une vie en une lettre.

A cette heure-ci! O� est l'infirmi�re?

Descendue se reposer.

�a va.

Mais les m�decins ont dit...

Je sais ce qu'ils n'ont pas dit.

Tu feras venir Jimmy des demain matin?

Mais... Bien s�r, ma ch�rie.

A pr�sent, essaie de dormir un peu.

Je ne peux pas.

Inutile d'insister.

Il faut que j'ach�ve �a.

- Il me reste si peu de temps. - Mary!

Julia, ma ch�rie, va vite te coucher.

Ma ch�rie, ma ch�rie!

Comment est-elle?

Je ne supporte pas.

Elle est assise dans son lit. Elle �crit, elle �crit...

Maigre l'avis des m�decins.

elle sait qu'elle n'en a plus que pour quelques heures.

Tu te rends compte? Ce n'est qu'une enfant!

Elle veut que Jimmy soit l� demain matin.

- Qu'ont dit les autres m�decins? - Quoi d'autre?

La m�me chose. C'est son c�ur.

Jimmy...

Jimmy, mon ch�ri...

Pourquoi ne vient-il pas?

Ils font ce qu'ils peuvent.

Ils sont partis � 8 h ce matin.

Il faut que je lui dise.

Il faut que je tienne.

Je dois l'attendre.

Docteur, pourriez-vous faire en sorte que je sois d'aplomb

quand il arrivera?

Sinon, vous ne servez � rien.

Votre enfant arrive.

Ne parlez plus...croyez-moi.

Mademoiselle Madden,

- elle a fini sa lettre? - Il y a une demi-heure.

Bon, dans ce cas...

Renouvelez-lui la dose toutes les demi-heures.

Il lui reste une chance?

La bourse s'effondre

Oui, ma ch�rie.

La lettre...

- Oui, ch�rie. - Tu la vois?

Celle-ci?

Tout en une lettre.

Imagine...

Veille � ce qu'elle arrive.

d�s que je serai...

Je m'en charge. Compte sur moi!

Docteur...

je sens que je m'affaiblis.

Je ne veux pas qu'il me voie...

comme �a.

- Faites quelque chose! - Oui, bien s�r.

- Julia? - Oui, ch�rie?

C'est lui, vite!

Je vais le chercher.

- Entre, Jimmy. - Bonjour.

- Je m'en occupe. - Merci.

- O� est maman? - En haut.

- Tante Julia! - Jimmy, te voil� enfin.

On t'a pr�venu, Jimmy.

Maman est malade et veut te voir.

Elle est tr�s malade.

Jimmy, mon ch�ri, il faut avoir du courage

et montrer que tu sais �tre fort.

Est ce qu'elle va... mourir?

- Il ne viendra pas? - Maman!

Jimmy, mon ch�ri!

Mon tr�sor, que tu es devenu grand!

Tu seras un jeune homme, bient�t.

Approche.

Mon b�b�!

La vie est dure, parfois.

Il faut savoir faire face.

Ce n'est pas si dur.

Moins que ce que les gens disent. Les gens qui ont la frousse.

Etre tr�s malade...

Et m�me alit�, n'est pas si terrible.

On va se s�parer l'un d l'autre,

un peu plus longtemps

que lorsque tu pars � l'�cole. Ou ce genre de choses...

Mon ch�ri,

Je vais devoir m'absenter

pendant tr�s, tr�s longtemps.

Tu vas me promettre

d'�tre aussi gentil quand tu seras grand.

Aussi gentil qu'avec ta m�re quand tu �tais petit.

- Ne pleure pas. - Non, maman.

Je te jure que non.

La lettre...

Fais-la parvenir.

Oui, ch�ri. Compte sur moi.

A pr�sent, bonne nuit, mon ch�ri.

Si je te dis tout, c'est pour ton fils.

Va le voir. Je sais que tu l'aimeras.

Dieu vous b�nisse et vous prot�ge tous deux.

Bien � toi, Mary Lane.

A demain!

Ouvre, voyons. Tout le monde est parti.

- Phyllis... - Que signifie?

Tu t'enfermes quand tout le monde veut t'interroger sur la bourse?

D�sol�, Phyllis...

- Tu m'as fait peur. - Pourquoi?

Mets-toila ma place... Eddie Vincent s'est suicid�.

Tu as dit � Laetitia qu'elle �tait ruin�e comme toi,

et tu t'enfermes.

Tu as cru que j'allais me suicider?

L'envie m'en a pass�.

Dis-moi, ch�ri.

�a va si mal que �a?

- On est ruines? - Je le crains.

- Qu'est-ce que c'est. - Une lettre.

- Dieu du Ciel! - Elle est longue, hein?

- Mais br�ve, vu son contenu. - A savoir?

L'�me d'une femme... Sa vie. Une trag�die.

Et un grand amour.

Quelle femme?

Le temps presse. Je fois partir.

Partir? O� �a?

- Tu me quittes? - Phyllis ch�rie!

Qui me retient, voyons? Personne. Il n'y a rien entre nous.

On le sait depuis longtemps.

Aujourd'hui, j'ai compris combien ma vie �tait vide.

Et puis j'ai...

J'ai trouve cette lettre.

Une lettre issue du pass�.

Elle m'a donn� une raison de vivre.

Et puis je me suis dit.

qu'un autre te rendrait heureuse.

On verra a l'avenir. On en repairera.

L'important, Phyllis,

c'est qu'il y ait un avenir.

- Tu ne veux pas manger un peu? - Je n'ai pas faim.

Il faut t'alimenter, mon ch�ri.

Je te pr�pare quelque chose.

O� est oncle Bob?

Parti r�gler certaines choses.

Va voir. C'est peut-�tre oncle Bob.

Oui, tante Julia.

Je voudrais parler...

- Jimmy...junior. - Oui, Monsieur.

- Jimmy...junior. - Je vais pr�venir tante Julia.

Attends.

Rien qu'une minuit.

- Jimmy junior... - J'appelle tante Julia.

Mais Jimmy... je suis venu voir ta m�re.

Ma...m�re?

Ma m�re...

elle est morte.

Je suis navr�.

Je suis comme toi...

le plus malheureux de la terre.

Viens t'asseoir pr�s de moi.

Je sens qu'on va devenir tr�s bons amis.

Oui, Monsieur.

Raconte moi tout.

- Tu vas � l'�cole militaire? - Oui.

Et ces m�dailles?

Des r�compenses... Je les ai m�rit�es.

Pour bonne conduite?

Non, pour bons r�sultats.

Et celle-ci?

�a, c'est pour le tennis.

- Tu veux qu'on se mesur�? - Je ne sais pas.

J'en ai eu une en natation je l'ai perdue.

Mais c'est vrai.

Je l'ai sur cette photo!

C'est ma m�re.

Oui, je sais.

Combien as-tu de m�dailles, en tout?

4, en comptant celle-ci.

- Et �a? - C'est pour le tir.

Tu es un bon fusil?

Tu aimes la chasse?

- La vraie? - Lapins, cailles...

Et m�me daims!

- Vrai? - Oui.

Tu chasserais avec moi?

- Chasser... avec vous? - Oui, pourquoi pas?

Je suis ton p�re.

Mon... p�re?

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