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La petite Camille est attendue par sa maman à l'entrée du magasin.
Camille ?
- C'est toi, Camille ? - Oui.
Viens.
On va voir ta maman.
Tu crois que je pourrai garder mes Tagada ?
Mais où tu étais ?
Maman a failli mourir de peur.
Oh ! Martin !
Qu'est-ce que tu fous là ?
Salut.
Ma fille, Cerise.
T'as un enfant ?
Moi aussi. J'en ai deux.
Camille et Emma.
Mais t'habites où ?
- Tu fais quoi ? T'es marié ? - Ouais.
Moi aussi, je suis mariée.
C'est pas très original, mais...
Oh là là, c'est dingue. Ca fait combien de temps ?
Ca fait une éternité. Ca fait... Ca fait un bail.
Il faut que je te laisse, parce que je dois terminer.
- Moi aussi, je dois finir. - Je dois acheter des steaks hachés.
- Bon. Ben, salut. - Salut.
- A dans 5 ans ! - Oui !
Il faudrait qu'on s'appelle, non ?
- Je te laisse mon numéro. - D'accord.
Tiens.
Vous faites quoi, ces vacances ? Vous partez ? Vous restez ?
On va chez moi, dans l'Aubrac.
- Famille, famille. - Oui.
- Enfin, non. On y va avec des amis. - Nous aussi. On va dans le Gers.
Chez des amis d'Arnaud, mon mari.
C'est pas très loin, remarque.
On pourrait passer.
Euh... Ouais. Pourquoi pas ?
- Si ça te fait chier, dis-le. - Non, non.
Non. Bien. Très bien.
C'est bien. Ca me fait plaisir.
Déjà ?
Coucou, Anna.
- Tu sais qui j'ai rencontré ? - Non.
Constance.
Constance, mon ex.
C'est bon, j'ai compris.
C'est drôle. Elle a deux gamins, elle est mariée.
- Ca m'a fait plaisir. - C'était pas une grosse conne ?
Non. Là, elle était très sympa. Elle n'a pas tellement changé.
Enfin, physiquement.
C'est amusant. Ils partent en vacances dans le Gers. Alors...
Tu veux pas parler d'autre chose ?
Tu peux revoir tes ex, mais je veux pas le savoir.
Oh ! La belle girafe dorée de toutes les couleurs.
Quel est le con qui s'est garé là ?
Salut.
Ca alors...
- Ca va ? - Ca va.
J'ai retrouvé le chemin comme si c'était hier.
- C'est la Pologne, ici. - Arnaud, mon mari.
- Bonjour. - Enchanté.
Camille, tu la connais.
Ouais, ouais.
Vous voulez quelque chose ? Thé, café ?
- Thé. - Café.
Laisse. Je m'en occupe.
Elle avait l'air surprise de nous voir.
Non.
En plus, on l'a réveillée.
A 11 h, avec un gamin, c'est hyper rare.
Je te préviens, c'est non !
- Tu te fous de qui, là ? - Je pensais pas qu'ils viendraient.
- Tu les as bien invités. - Oui. Mais j'ai dit ça comme ça.
- En l'air. - Je m'en fous.
Tu te démerdes. Ils se cassent !
Enfin, canard.
Comment il va, le gros lolo à son pépère ?
Tu pues de la gueule.
Allô ?
Non. C'est Constance.
Oh, mais oui !
Oui. Deux petites filles magnifiques.
Non. Un grand.
- C'est qui ? - La maman de Martin.
Allô ? Je vous passe Ariane.
Je vous embrasse, Monique.
Oh oui. Je vous embrasse. Au revoir.
Monique ? Martin est occupé.
Il vous rappellera. Merci. Au revoir.
Elle est toujours aussi sympa, hein ?
- C'était qui ? - Ta mère.
Merci. C'est vachement gentil.
Ariane est partie changer Cerise.
Ah, ben non. Elle est là.
Tu files le sein, toi ? On n'a pas voulu, nous.
Ca me tue, ça.
De plus en plus de femmes refusent de le faire.
- Bon. Je vais faire les courses. - Je viens avec toi, tiens.
- Je peux me débrouiller seule. - Si, si. J'insiste.
C'est un marché ?
Je vais m'occuper du journal
et on se retrouve à la terrasse du café.
- Tiens. - On fera les comptes plus tard.
- Déjà qu'on s'incruste chez vous. - Arrête. C'est grotesque.
On va pas se battre pour 500 F. Prends-les.
Ca y est ? Vous êtes arrivés ?
Bonjour. Comment ça va ?
On est arrivés hier soir.
- Je vous sers quoi ? - Il me faut plein de choses.
Vous avez fait quelque chose à vos cheveux ? Ca vous va bien.
Merci. Bon. Ben, 2 kilos de tomates.
C'est parti.
C'est bon, ça. Oh oui.
Oh merde !
J'en ai marre, d'être dégueu.
Ils ont la belle vie, les mecs.
Ca veut dire quoi, "mecs" ? Handicapés ?
Martin sait choisir un melon.
Ah oui. Mais Martin...
Martin, c'est Martin.
Non...
Arnaud ne voit déjà pas ses filles, alors le reste...
Nos mères se sont pas battues pour qu'on se retrouve au même point.
Ma mère ne s'est jamais battue.
Elle se faisait baiser partout, sous prétexte d'égalité des sexes.
Elles se connaissent à peine et elles jacassent déjà.
C'est dingue.
Je fais une côtelette pour Camille.
T'embête pas. Constance va le faire.
- Tu officies dans quel domaine ? - Je suis musicien.
Dans quelle branche ?
Je joue dans un ensemble de musique de chambre.
Ah ouais...
Je te propose pas de t'aider. Je suis myope. Tiens.
Merci.
Et toi, tu fais quoi ?
Moi, je fais du fric.
Ah...
Dès que la directrice de la crèche a su qu'on bossait dans la pub,
plus moyen de discuter. En plus, elle m'a énervée tout de suite.
"Vous cherchez du travail ? Donc, vous ne travaillez pas ?"
Le temps, je le trouve où, connasse,
pour contacter les boîtes avec un gosse sur les bras ?
C'est à la tête du client.
Moi, je représente tout ce qu'elle déteste.
Nous, on a trouvé une crèche juste en face de chez nous.
- Salauds. - Je t'avais dit de voter à gauche.
Ca y est, je suis bourré.
Maman. Il y a Emma qui pleure.
Elle a pas faim ?
Avec le sein, si t'as pas assez de lait...
J'ai du lait.
Bon. Il faut finir.
Tu veux m'engrosser, ou quoi ?
Il en dit quoi, ton pédiatre ?
Mon pédiatre, c'est un con.
Je m'en fous, de ses conseils.
Il écrit des bouquins et me soutire 500 F par consultation.
- 500 balles ? - Ouais.
Il me garde 2 min 30. J'ai pas le temps de poser une question.
En même temps, il est proallaitement à fond.
De plus en plus de praticiens remettent ça en cause.
Je crois que tu te trompes.
- C'est ta culpabilité... - Du fromage ?
Doucement, on discute. On n'a même pas fini.
Cette discussion va finir en dispute et ça me fait chier.
"En dispute" ?
Mais t'as quel âge, Mama ?
"Mama" ?
C'est quoi, ce surnom ?
T'appelles bien ma fille "Caca".
C'est l'heure du bain.
Je vais faire la sieste. Je suis crevée.
La sieste au moment du rush hour,
c'est un concept à breveter.
Elle a l'air hypersensible, ta femme.
Ca me fait marrer, de dire "ta femme".
Personne t'oblige à dire "ta femme".
Remarque, c'est normal. Je la comprends.
Elle a l'air stressé, depuis que je suis là.
Même si je suis cool.
Je suis pas plus cool qu'avant ?
C'est la maternité, ça.
C'est ce que je me suis dit, quand je t'ai revue.
Je me suis dit : "Elle est plus cool qu'avant."
T'as fait du chemin,
depuis la grande époque.
Arnaud ne sait pas, pour nous. Sinon, il serait jamais venu ici.
Il m'a ramassée à la petite cuiller, quand tu m'as quittée.
Il a toujours dit que s'il croisait le salaud qui m'avait fait ça,
il le massacrait.
Tu déconnes.
Ariane tu l'as rencontrée longtemps après notre rupture ?
Deux ans, deux ans et demi.
Moi, ça a été le coup de foudre tout de suite.
C'est bien. T'auras pas été malheureuse trop longtemps.
Il a compris mon désir d'enfant,
et vlan, on a enchaîné.
On est du genre lapins, si tu vois ce que je veux dire.
Les 2 fois, je suis tombée enceinte tout de suite.
Et voilà.
- Et vous ? - On a galéré.
J'ai un tuyau, pour le prochain.
Par-derrière.
C'est incroyable que t'aies été avec une fille pareille.
T'entends ce silence ?
C'est fantastique, non ?
Cet espace m'angoisse, par moments. C'est affreux.
L'herbe à perte de vue, le silence, la nuit.
Tout à coup, la ville me manque à un point...
Un instant, je me dis que la ville me rassure,
et puis, ma perception change
et là, je me dis que la ville ne peut rien pour moi.
Que c'est l'univers qui m'angoisse, la galaxie.
Que je suis claustrophobe sur Terre.
Et là, c'est atroce.
C'est comme si on était minuscules dans un espace infini.
Comme une espèce de vertige.
Tu m'écoutes ?
Oui, oui. Oui.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est chiant, ça.
Ne me dis pas ça. Ca m'angoisse encore plus.
Je sais pas, moi.
Détends-moi.
Oh non ! Je ne suis pas prête.
Cet accouchement a été un traumatisme.
Je crois qu'il faut attendre.
Bonne nuit.
- Bonjour. - Bonjour, madame Balland.
Bonjour, merveille. Bonjour, mademoiselle.
Comment tu l'as appelée ?
- Anna-Cerise. - Ils sont fous, ces parents.
- Quel âge tu as, ma beauté ? - 4 mois.
T'es beaucoup plus petite que ma Jennifer.
Tu sais que je suis grand-mère ?
J'ai une petite-fille formidable.
Elle m'adore. Qu'est-ce que je te sers ?
Une belle boule de campagne, s'il vous plaît.
Simon !
Oh ! Constance.
- Ca, alors. - Qu'est-ce que tu fais là ?
C'est fou, la vie.
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Tu me présentes ? - Claire, Constance.
- Et... - Jean-Marc. Salut.
Jean-Marc. Excuse-moi.
Et Yoyo. Mon fils.
C'est ton fils ?
J'hallucine. T'es père, toi ?
- Et c'est toi, la maman ? - Pas du tout, non.
Tu lui as pas fait faire toute la route là-dedans ?
- T'inquiète. - Il fera le retour à moto.
Bon. On va pas moisir ici.
Allez. Hop. Allez, Yoyo. On y va.
Qu'il est mignon, ton bout de chou.
C'est fou ce qu'il te ressemble.
C'est pas le mien.
- Hein ? - C'est le môme de Claire.
Elle a peur que Jean-Marc se barre, alors elle m'a demandé à moi...
A moi. Mort de rire...
Elle m'a demandé de jouer le rôle du père célibataire.
Et tout le monde est au courant, sauf lui.
Oui.
C'est drôle.
C'est Jean-Marc.
Ravi de te rencontrer. Claire nous a beaucoup parlé de toi.
- En bien, j'espère ? - Ben ouais.
Arnaud Berthin.
L'époux de Constance, une amie d'enfance de Martin.
Jean-Marc. Motard.
Claire.
Claire.
Je te fais visiter la baraque ?
Tu vas voir. C'est beau comme un hôtel, ici.
- T'as pas changé, toi. - T'es pas d'accord ?
T'as pas changé non plus.
Il n'y a pas 36 manières d'être heureux.
Il faut prendre les choses en main.
Il m'avait pas dit, Martin, que tu devais venir.
Il le savait pas. On lui a fait la surprise.
Non ?
Et maintenant que t'es là, pas question de partir.
Allez, Yoyo. Viens là.
Allez.
Salut, ma grosse tarlouze.
- Simon, notre photographe. Arnaud. - Arnaud Berthin.
Ca doit coûter une couille, ton gros 4x4.
Oui. C'est un beau joujou.
- J'ai ! - Non.
A moi.
Oh putain. Il est très fort.
- Bouge-moi ça, toi ! - Fait chier, ce sport.
C'est comme au tennis. Le bras est mou, le poignet est dur.
Il est prof de gym. Fais ce qu'il te dit et ça ira.
- T'es prof de gym ? - Ouais. Dans un collège.
- Je veux maigrir. Comment je fais ? - T'arrête de bouffer.
Si tu veux, tous les matins,
on fait une heure d'endurance. Avec ça, tu seras tranquille.
Il est en vacances, Constance. Fous-lui la paix.
Ca te ferait pas de mal non plus, Gros Quick.
Le café !
T'as même fait le café ?
Quelle mollasse !
J'adore ces petits sablés.
- Tu les as faits ? - Cette nuit.
On continue à jouer, bébé ?
Raquette, quéquette.
- Ils n'arrêtent pas de se tripoter. - Ca te gêne ?
Ca te choque ?
Non. J'ai juste l'impression de voir 2 ados qui découvrent leur corps.
C'est glauque, ce que tu dis.
Ils sont amoureux. Arrête.
Non. Ils sont excités de ne pas se connaître.
Quoi ?
Tu me déprimes.
C'est pas moi qui te déprime. C'est la réalité.
Cheers.
Les cons ! Ils ont viré Djorkaeff.
Ca me fait drôle, d'être dans cette maison.
Ca me rappelle tellement de souvenirs...
de bastons, d'engueulades.
Tu serais pas venue pour régler tes comptes, toi ?
Ca va pas, non ?
J'ai un doute.
T'es complètement taré, mon pauvre Martin.
Si après 5 ans, on peut pas avoir des rapports de copains...
Je t'arrête tout de suite. On sera jamais "copains".
Salut, tout le monde.
Pourquoi tu m'as pas réveillée ? T'as vu l'heure qu'il est ?
- Salut, ma grosse. - Salut, ma belle.
- Je te présente Jean-Marc. - Enfin ! Le voilà !
Ariane. La meilleure amie de Claire.
- Enchanté. - Tu t'es pas moquée de nous.
Et encore, t'as pas tout vu.
Surtout, te lève pas, Simon !
Message reçu.
Ping-pong, Mama ?
Mais bien sûr, mon ami.
C'est pas Anna, j'en viens.
- Il était comment, son caca ? - Superbe.
- C'est Yoyo, Simon. - Non. C'est pour moi. J'y vais.
On peut pas être tranquille deux minutes. Merde !
Tu veux que j'y aille ?
On pourra pas dire que je propose pas.
Il serait pas à moitié con, le Jean-Marc ?
C'est énorme, cette histoire de gosse.
C'est moi, le con.
Je sais pas changer une couche,
j'ai 10 jours de vacances par an. Ca me soûle.
- Ben, refile-lui le bébé. - Pour une fois qu'elle a un mec.
Comment elle arrive à lui mentir avec autant d'aplomb ?
C'est marrant, de revoir Constance ici.
- Et Ariane, elle en pense quoi ? - Ariane, elle me fait chier.
Elle voudrait que tu sois brouillé avec tes ex.
Qu'est-ce que tu dis ?
Que ça te fait super plaisir de voir Constance.
Sans ambiguïté, bien sûr.
Evidemment.
Zob.
Elle se sent bien,
dans ta maison, hein ?
Elle n'a pas du tout envie de partir.
Je pensais pas que ça me ferait cet effet-là. Ca te va ?
Je vois tout.
- Moi, je suis prof de gym. - Ah ouais ? "Prof de gym."
Il n'y a plus de café ?
Dans un petit collège.
Bonjour. Il y a un monsieur avec une grosse cagette.
Ah, bonjour.
Bonjour.
- Je vous ai apporté des laitues. - Il ne fallait pas.
Elles sont magnifiques.
Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.
Je vous dois quelque chose ?
Vous êtes très belle.
- Quoi ? - Il m'a embrassée.
Tu vois que les mecs te regardent.
- C'est tout ce que ça te fait ? - Je trouve ça plutôt marrant.
- Tu pourrais être jaloux. - Jaloux ?
Pourquoi, jaloux ?
Il m'a embrassée, Mama. T'entends ce que je dis ?
Je vais le rattraper et lui péter la gueule.
J'en suis.
C'est dur, de saisir l'humour d'un groupe.
- C'est tout un art. - Ouais...
Il me faut du temps. Après, ça va fuser.
Mon gros chou.
On va se promener.
Vous n'avez pas la télé ?
Bien ! Bien !
Allez !
Allez !
Allez ! Ouais ! Allez !
Allez ! Merde, merde, merde !
Putain.
Allez.
Putain, c'est pas vrai.
- Bonjour. - Bonjour, madame.
- Bonjour. - Un pain à l'ancienne.
Dites,
je suis en vacances et j'aurais besoin d'une nounou.
- Vous connaissez quelqu'un ? - Pour cette grande fille ?
Pour elle et sa petite soeur qui ont une maman très fatiguée.
Et il est où, le papa ?
Il n'est pas là pour ça.
Vous êtes pas l'ancienne fiancée de Martin ?
- Je ne vous avais pas reconnue. - J'ai pris 5 ans et 2 enfants.
- Je vais m'occuper de vous. - Merci.
Pourquoi tu lui racontes pas tout, à Jean-Marc ?
- Tu crois que je devrais lui dire ? - Ben ouais.
S'il t'aime, il restera. Sinon, c'est que c'est un con.
Ouais. Ouais, t'as raison.
Vous délirez, les meufs. Tu fonces dans le mur, si tu lui dis.
Ah bon ? Tu crois ?
Quand il va nous voir en chier toute la journée avec nos gosses,
parler que de ça, se plaindre,
être nazes et crades du matin jusqu'au soir,
il sera content d'avoir du temps devant lui.
Tu vois, je crois que tu te trompes
et qu'on donne envie, de l'extérieur.
Tu rêves.
Moi aussi, j'ai eu des hémorroïdes. C'était atroce.
Tu veux pas de la purée de carottes ?
Non, non.
Tu lui en as déjà donné, hier, à Yoyo.
C'est un truc à le constiper. C'est bien, de diversifier.
- Je fais pas gaffe à ça, moi. - Parle-moi plutôt
de tes hémorroïdes. - J'ai dû me faire opérer.
- En plus, en analyse, je stagnais. - Tu fais une analyse ?
- La vache ! - Je fête mes 10 ans, cette année.
On va faire une grande fiesta dans la maison d'un copain.
- Tu prends ça bien. - Quand on te largue
au bout de 3 mois de grossesse, les amis ne suffisent pas.
Tu t'es fait larguer enceinte ?
- Ouais. - L'ordure.
Les mecs n'assument pas que le corps de leur nana change.
- C'est triste. - C'est pas parce que
ton mec a fait le con qu'ils le sont tous.
Martin est formidable.
On aimerait toutes avoir le même.
Il a été hypercool, quand t'as fait ton blocage.
Elle avait l'impression, quand ils faisaient l'amour,
qu'Anna-Cerise faisait exprès de les interrompre.
Par sadisme. Hein, Ariane ?
Constance ? Ready ?
- Je suis à toi tout de suite. - Allez.
Jean-Marc, tu peux garder la petite ?
Arrête.
- C'est l'ex de Martin. - Quoi ?
Non !
Pardon.
Si Arnaud pouvait se bloquer un peu, ça m'arrangerait.
Les mecs en rut 24 h sur 24, c'est l'enfer.
- Il est comme ça, Arnaud ? - Une bête.
Ca, tu fais gaffe, hein ?
Tiens.
Je peux te le laver à la main.
Oh oui. T'es un chou.
Prends ça, cocotte.
80 à coeur.
90 à piques.
- 100 à coeur. - Passe.
- On mange quoi, ce soir ? - Aligot, saucisses.
Passe.
C'est bientôt prêt ? Je voudrais pas me coucher trop tard.
On joue aux cartes, ma puce.
Elle a raison. C'est long à préparer.
- Simon, tu me remplaces ? - Oui.
Allez, gros pépère. Viens par là.
- Tu veux pas que je te le prenne ? - Non, ça va. Je te remercie.
Je t'apprends les règles ?
- Non. J'aime pas les cartes. - Belote.
Allez. Au lit.
- Dis bonne nuit. - Bonne nuit !
Bonne nuit. A demain.
A demain.
Allez, Caca.
Pyjama, pipi, dents et maman te rejoint après.
- Bonne nuit, Caca. - Bonne nuit.
- Tu veux un coup de main ? - Surtout pas.
Mes habitudes de vieux garçon.
Par contre, je veux bien un petit apéro.
A nous.
- A nos familles. - A toi.
- Je suis content que tu sois là. - Oui. C'est sympa.
On a bien fait, de s'incruster. Et Arnaud est ravi.
T'es très belle.
Pauvre con !
Mon petit chou. Pardon.
Il a fait tomber son môme.
Quelqu'un peut me dire ce qui se passe ?
Yoyo n'est pas mon fils. C'est le fils de Claire.
Voilà.
- Il y a des névrosés, ici. - Sérieux ?
- Ca sent le roussi. - De quoi tu parles ?
Elle avait peur de te perdre.
- Elle a toujours tout faux. - Bon, ça va.
Vous avez bien dû vous marrer, quand vous m'avez vu arriver.
Hein, Simon ?
Tu t'es marré, à jouer au papa pendant le trajet.
Moi, je savais rien.
Tu savais, toi, Minouche ?
Pourquoi tu m'as rien dit ?
Tout le monde à table !
Forfait Kinder, j'adore.
Je suis le seul à l'avoir ? T'as quoi dans ton oeuf, toi ?
- Tu me mens ? - C'est pas le moment.
C'est aberrant, de cacher un truc pareil.
Pourquoi tu me mens sur un truc aussi con ?
Pour moi, c'est important.
Ta gueule, Arnaud. Tu nous emmerdes, là.
- Arrête ! - Tu ramènes toujours tout à toi.
- Toi, toi, toi. - Arrête, je te dis !
- Arrête, là. T'es ridicule ! - Mais tu vas arrêter, oui ?
Vous engueulez pas pour moi. Ca va s'arranger.
C'est pas une blague ?
Vous me faites pas marcher, au moins ?
Est-ce qu'il y a, oui ou merde, des amateurs de saucisses ici ?
A chaque fois que j'ai dit à un mec que j'avais un enfant, il s'est tiré.
La 1re fois, j'étais enceinte. Il s'est tiré tout de suite.
J'étais sûre qu'il était homo. Il me contredisait tout le temps.
Après, j'ai fait ma dépression. J'ai pas eu un mec pendant 9 mois.
Après, j'ai rencontré Laurent.
Je lui ai dit tout de suite.
J'allaitais, donc j'aurais eu du mal à lui cacher.
Il s'est tiré.
Après, Bobo. Mon psy m'avait conseillé d'être sincère.
Tu parles.
C'était pas le bon, c'est tout.
Thomas Colino et Thomas Praya, je leur ai dit tout de suite.
Même combat. Pareil pour Olivier, mon voisin.
Lui, il était au courant avant même qu'on soit ensemble.
Forcément.
Disparu de la circulation.
Après, je le disais, je le disais pas.
Si j'avais rencontré un mec en boîte, j'allais pas lui raconter ma vie.
Et puis après...
Ben, après, c'est toi.
J'aurais dû t'en parler avant, mais je n'y arrivais pas.
- Tu me trouves conne ? - Non, non.
T'as raison, d'être fâché. Je te colle un enfant sur les bras.
Je ne suis pas du tout fâché.
Je suis même prêt à t'aider à l'assumer, si tu veux.
La seule chose que je te demande,
c'est de ne plus me faire l'historique de tes histoires.
De tes histoires de merde,
de ces enculés que tu t'es tapé dans des chiottes de boîtes !
J'arrive pas à dormir.
J'erre dans les couloirs.
Ils l'ont réveillée ?
Non. C'est pas ça. Elle dort mal.
Je suis désolée. Je ne sais même pas pourquoi elle pleure.
C'est un caprice, ça, Emma.
Maman, elle aime pas les caprices.
Elle fait pas ses nuits ?
Cerise nous a fait un truc de dingue.
Elle a fait ses nuits en rentrant de la clinique.
Elle a peut-être fait caca ?
Tu as fait caca ?
Tu as fait caca ?
J'ai toujours été fasciné
par la facilité avec laquelle les mamans montrent leur poitrine.
Du moins, celles qui allaitent.
Compte le nombre de personnes qui ont vu la tienne aujourd'hui.
Alors que si je te disais, par exemple :
"Constance, j'ai envie de voir tes seins",
tu serais choquée et tu refuserais de me les montrer.
Non ?
Constance, j'ai envie de voir tes seins.
Je me demande ce qu'ils sont devenus.
Ca suffit. Va te coucher.
OK.
Bonne nuit.
Il est bien, ce nouveau slip.
Ca y est ? T'es calmé ?
Viens. Viens.
Viens te coller.
Excuse-moi, pour tout à l'heure.
Tu sens comme j'ai envie ?
- Bonjour, madame Balland. - Bonjour.
Oh ! Qu'ils sont beaux.
Une belle boule de campagne, s'il vous plaît.
Venez avec moi.
Vous allez goûter quelque chose qui changera votre vision du monde.
Allez, goûtez-moi ça. C'est rien que de l'amour.
Mon petit.
- Au revoir. - Merci.
J'ai parlé à ma nièce.
Je lui ai dit de passer chez vous et que vous verriez, pour l'argent.
Vous êtes formidable.
Au revoir.
Merci.
C'est quoi, cette histoire ?
Elle a une nièce qui vend des oeufs frais.
- C'est bien, pour les enfants, non ? - Ouais. Super.
Je suis désolé, pour hier soir.
Je crois que j'étais un peu bourré.
J'ai du mal à te reconnaître, en homme modèle.
Mon fougueux Martin.
C'est pas moi.
Toutes mes excuses pour hier soir, les filles.
Chacun ses névroses.
Je vous présente Marjorie.
Bonjour.
- Bonjour, Marjorie. - Bonjour.
Arnaud Berthin. Enchanté.
Mes excuses pour hier soir, Simon.
Je te laisse juge.
Tu me passes la théière ?
Simon, dans notre intérêt à tous les deux,
j'ai pris la décision de ne plus te parler jusqu'à demain matin.
Si ça peut te faire du bien, Claire.
Tu peux me passer un sucre ?
Ton cas est grave. Ca me fait de la peine,
parce que ça ne s'arrange pas, avec les années.
- Je peux emprunter ta cuiller ? - T'es un éternel adolescent.
T'es incapable d'assumer la moindre responsabilité.
T'es égocentrique, t'as aucune prise sur la vie réelle.
Il y a un problème, quand même !
Tu veux que je te dise le problème ?
T'es une vraie casse-couilles
qui ferait bien de passer à 3 séances par semaine.
Bon. Ben, moi, j'y vais.
Salut.
- Je te ramène, non ? - Non. C'est pas la peine.
Simon, t'es vraiment...
Just sex, baby. Un jour, il y aura l'amour.
Ah ! Le pain !
Merde.
"Le pain."
Ca date de quand, cette vocation pour la confiture ?
Avant de te maquer avec Ariane, t'en faisais pas ?
T'aurais eu l'air con, avec tes pots, non ?
Non. J'ai toujours aimé ça.
T'es pépère, toi.
Je peux te parler d'un truc ?
Regarde le beau buisson.
Je t'écoute.
Je ne comprends pas très bien ce que Claire attend de moi.
Sois toi-même. Sois naturel.
Tiens. Goûte-moi ça.
Ouais. Bien sûr.
En même temps, pour toi, c'est facile.
T'es là. T'assures. Rien n'a l'air compliqué.
Vous êtes beaux, vous êtes mariés,
vous avez une gamine magnifique, une belle maison, du fric.
- C'est gagné. - Ca y est ? T'as fini ?
Ca fout les boules.
Je vais te dire un truc, aussi.
Tu sais ce que je vais faire ? Je vais recommencer à zéro.
Je vais prendre ma voiture, me casser, tout laisser derrière moi
et partir avec la femme que j'aime.
Ah bon ?
Non. Je déconne.
Tu m'as encore eu.
Ce que te propose Claire, c'est formidable.
C'est beaucoup d'abnégation,
mais c'est la vraie vie.
Tu crois qu'elle veut que je m'occupe de son gosse ?
Parce que tu crois quoi, toi ?
Qu'elle t'aime ?
Evidemment, qu'elle m'aime.
Oh, putain.
C'est bon, ça.
Ca se voit, que tu fais bien la bouffe.
Il suffit de te regarder manger.
On devine beaucoup de choses, à la façon dont les gens mangent.
Moi, si on me regarde bien,
on comprend que je suis un peu beauf mais très sympa.
Ca fait plaisir.
J'ai pas arrêté de faire la bouffe
et c'est le 1er compliment que je reçois.
Moi, je les fais avec du cumin.
Tu devrais essayer. C'est superbon.
On voit tout de suite que la cuisine, c'est pas ton truc.
- C'est vrai. - Bonjour.
- Bonjour. - Je suis la nièce de Mme Balland.
Ah oui. Bonjour.
Euh... Ben ça, c'est Yoyo.
Les autres dorment.
- C'est quoi, ces conneries ? - Ah. Pardon.
- Je vous présente... - Carole Boissonade.
Elle vient nous délivrer de notre condition d'esclaves.
Attends. C'est quoi, cette histoire ?
Excusez-moi, il y a un petit malentendu.
- T'aurais pu nous prévenir. - On pensait vous faire plaisir.
On assume nos mômes. C'est déontologique.
- Et économique. - On n'est pas à 400 balles près.
- Parle pour toi. - Ca change rien, pour toi.
- Pardon ? - Tu croules pas sous les corvées.
Je ne t'ai rien demandé.
C'est toi qui refuses d'être aidé.
Tu veux toujours tout faire.
C'est toi qui fais mieux la bouffe, la vaisselle, le repassage...
Tu paralyses tout le monde. Plus personne n'ose bouger.
- Viens pas te plaindre. - Justement, on te propose une aide.
Me gonfle pas.
Alors là, je rêve.
Toi qui as toujours été contre les nounous et les aides.
Forcément, elles lui piquent son boulot.
Si tu passais moins de temps à dormir,
t'aurais vu qu'on a un enfant et que ça change les données.
Et Constance fait ce qu'elle veut.
Non. Elle est ici chez moi.
OK. OK, c'est bon. Laissez tomber.
Je suis désolée, Carole. Vraiment...
C'est bizarre.
Vous voulez pas de vos enfants en vacances
alors que c'est votre seul moment de libre.
Fais des mômes et tu pourras parler.
Peut-être pas.
- Ca rend teigneux. - Ils étaient cool, avant.
Ecoutez, Carole,
le mieux, c'est que je te ramène chez toi.
C'est comme vous voulez.
On se tutoie, maintenant. Allez.
On va au lac !
On va au lac !
On part demain.
Pour notre dernier après-midi, on va au lac.
On va aller là-bas, faire un petit bouquet.
Viens, Caca.
Tu peux pas arrêter ça, Constance ? Je trouve ça crade, les femmes qui...
- Qui quoi ? - C'est crade.
Elle est froide !
- T'es vachement sexy. - Change de disque, s'il te plaît.
- C'est bon. T'énerve pas. - Ecoute...
Je sais que tu me trouves bonne, mais là, je m'en fous.
J'ai juste envie de dormir. Le reste, je m'en branle.
Chic. Très chic.
A partir de maintenant, on va se partager les tâches.
Tu vas t'occuper de tes enfants.
- Ce sont tes enfants, non ? - Qu'est-ce qui te prend ?
Tu ne m'amuses plus, Arnaud.
Que tu sois macho, d'accord. Mais égoïste, je supporte pas.
- Tu m'as jamais parlé comme ça. - Tu me fais honte, Arnaud.
Dans la forêt, un grand cerf
Regardait par la fenêtre
Un lapin venir à lui
Et lui dire ainsi
"Cerf, cerf, ouvre-moi
"Ou le chasseur me tuera"
"Lapin, lapin, entre et viens
"me serrer la main"
Bon. Note.
Canard. Un beau canard.
PQ.
Moutarde, tabasco.
Carottes : 1 kilo.
Beurre, crème fraîche, huile d'olive.
5 bouteilles de Ricard.
Aubergines.
2 belles aubergines.
Poires.
Jambon blanc.
Chocolat noir.
Couche avec elle, si tu penses que ça peut nous aider.
Le plus important, c'est nous, non ?
On ne peut pas continuer comme ça. On va droit dans le mur.
Vas-y, puisque t'en meurs d'envie. Je le vois bien !
OK. OK. OK !
OK.
Couches.
Lingettes.
Coton-Tige.
Qui reveut un peu de calva ?
Moi, je vais me coucher.
Je t'attends ?
Je prends un dernier coup et je te rejoins.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Il faut que je fasse du sexe, moi.
Il est irrécupérable.
Vous baisez souvent, avec Ariane ?
Oui. Non. Enfin...
Normalement, quoi.
Ca veut dire quoi, "normalement" ?
Ben, je sais pas.
- C'est quoi, ces questions ? - Moi, ça m'intéresse.
Ah ouais ? Tu m'étonnes.
Tu veux savoir si j'ai une vie sexuelle hyperépanouie
après 2 ans de mariage et un enfant de 4 mois ?
Franchement...
Non.
C'est pour moi.
Allez.
Ce sont des trucs de malades, ça. Comment vous supportez ?
On boit.
Je suis en train de faire une grosse connerie, Simon.
Je suis retombé amoureux d'elle. Je suis comme un fou.
Et Ariane, tu la jettes du haut d'une falaise avec ta fille ?
Ca existe, les familles recomposées.
Arrête de dire des saloperies.
Ouvre les yeux, Martin.
Vous êtes beaux, vous êtes mariés,
vous avez une petite fille magnifique,
une belle maison. Ariane est une fille...
Ta gueule. Vous commencez à me faire chier.
Je sais que t'as raison.
Je sais que c'est une connerie. Je sais que je vais pas le faire.
De toute façon, ils partent demain et on n'en parle plus.
Maintenant, ça suffit.
Tu te tais et tu laisses dormir ma femme.
Voilà.
Alors ?
Je contrôle l'affaire.
Martin t'a donné un cours, ou quoi ?
Tu lui as pas donné d'eau ?
- Non, non. - C'est le b.a-ba.
Attends. Ne bouge pas.
Il y a un monde parallèle que je connaissais pas.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je me déshabille pour pas réveiller Ariane.
Viens.
- Comment ça va ? - Un croissant, s'il vous plaît.
C'est chacun pour soi ?
Vous avez tout compris.
Comme d'habitude.
Il est de mauvais poil ?
Il y a quelqu'un qui lui a fait des misères ?
Il veut faire un petit câlin avec sa boulangère préférée ?
Mon pauvre petit oiseau.
- Alors ? T'es tombée du lit ? - Je peux te parler 2 min ?
- Je vous la surveille ? - Non, merci.
Tu te crois où ?
- A l'hôtel ? - On se sent seul, dans un grand lit.
Tu serais bien aimable de pas ramener tes putes ici.
- Mes "putes" ? - T'as bien compris.
Tu fais ce que tu veux de ta vie, mais tu le fais ailleurs.
On dirait ma mère.
C'est pas parce que j'ai pas choisi, à 30 ans,
de me ranger avec ma femme et mes mômes qu'il faut m'insulter.
Je profite de la vie, moi.
Et quand je vous regarde, je vous trouve tristes et chiants.
Si je dois rester à vous regarder vous emmerder, salut.
Je prends mes affaires et je me casse.
Simon...
Simon !
Merde.
On va jusqu'où, là, les mecs ?
Déconnez pas. Je prends la route à midi pétantes.
- Laguiole, ça va ? - Combien de bornes ?
- Une vingtaine. - Putain. Vous êtes cinglés.
- Il a raison. Il faut foncer. - Je ne vois pas l'intérêt.
Oh, putain. J'ai mal.
Il y a ma rupture d'anévrisme qui approche.
Je vais mourir à cause de vos conneries.
- T'as des antécédents ? - Mais non. Je déconne.
Cette garce de Constance qui m'a jeté hier.
Ce sont des choses qui arrivent.
Ouais. Mais pas à nous. Nous, on est hyper raccord.
Nous, c'est la fête au slip tous les soirs.
Une nana, ça se tient par le cul.
Si t'as pas compris ça, t'as rien compris.
Tu moulines. Change de rapport.
Allez, les enfants. On accélère un peu. Allez !
On va se casser, Martin.
Et si tu cherches à revoir Constance,
je te pète ta petite gueule de boniche, d'accord ?
Attends. Mais ça va pas, non ?
- Je ne vois de quoi tu veux parler. - Arrête de me prendre pour un con.
C'est même pas mon type de nana.
- Arrête ! - OK.
Il y a un souci ?
Non, non. C'est bon. Avance.
Ca me faisait chier de venir ici.
En fait, c'est sympa. Il y aurait un golf,
je pourrais rester un peu plus.
Mais il y a un golf.
Tu vois, t'inquiète pas.
Tout va bien, Mama.
Arrête. C'est complètement ridicule.
Simon, je vais mal. Excuse-moi.
Parfois, j'ai l'impression que je déteste Martin.
C'est quand même pas ça, l'amour ?
Arrête de le prendre pour ta nounou.
Je sais que c'est dur, de savoir qui on est quand on devient parents.
Vous avez l'air assez à côté de la plaque pour qu'on comprenne.
Mais c'est toujours ton mec.
Ton mec, pas ta mère.
L'homme qui te fait jouir le mieux au monde.
Enfin, j'espère pour vous.
D'accord.
Bon. Ben, voilà. Je reste.
Arnaud a décidé de rester une journée de plus.
Oh, j'ai chaud.
Oh, pardon !
Je vais m'habiller.
Arrête de me regarder comme ça.
Toi, tu fais ça ?
Mais pourquoi ?
J'ai envie de vomir.
Arrête. C'est ridicule.
Tu te rends pas compte. Tout le monde vous envie.
Vous transpirez le bonheur.
- Arrête. Vous commencez... - Tu te tais !
Vous avez une fille magnifique.
Ca n'a rien à voir.
Et Ariane ? Tu penses à elle ?
C'est une fille extraordinaire.
- Arrête. Tu me stresses, là. - Mais j'espère bien.
J'espère qu'en plus, t'as pas la conscience tranquille.
Mais t'es en plein délire.
On s'est juste échangé un baiser de rien du tout.
Tu peux pas faire ça. C'est pas toi. T'es un mec bien, écoute.
Non ! Je suis un enculé, Claire !
Il y a un souci ?
Non, non, non.
J'ai mangé le dernier Babybel. Claire le voulait.
Bien sûr.
Aux vacances.
Ho, Camille ! Au lit !
- Tu bouges pas ? Tu fais quoi ? - Ca se voit pas ?
Une manif pour les 35 heures.
Pourquoi tu tapes ta môme ?
Tu peux pas obtenir la même chose sans violence ?
Je pense pas, non. Et puis, ça défoule.
Le voilà, le fond du problème.
Les enfants sont pas là pour faire chier.
Et ça n'a jamais tué personne.
82 % des criminels ont été battus par leurs parents.
82 %, c'est énorme.
T'es prisonnier d'un modèle qui t'empêche de te remettre en cause.
Je ne te comprends pas.
- Je résous les problèmes. Point. - Tout se paye.
- J'ai le temps de voir venir. - Mais non, Arnaud.
Allô ?
- Excuse-moi. - Ca te réussit pas, le sport.
Je vais aller faire un café. Ca va me réveiller.
Fais attention, parce que tu vas finir par le payer cher.
Je pars.
Et tu viens avec moi.
Toujours aussi impulsif.
Quand je t'ai quittée, c'était sur un coup de tête.
Je m'en suis mordu les doigts.
Qu'on se soit croisés, c'est un signe,
Constance.
Là, c'est pas un coup de tête.
Je sais exactement où je vais.
Je ne pense qu'à ça jour et nuit.
Je veux continuer ma vie avec toi.
Je ne peux pas tout plaquer du jour au lendemain.
Je sais ce que je perds, mais pas ce que je gagne.
On se connaît, Constance.
Mais t'as changé.
Moi aussi, d'ailleurs.
On est faits l'un pour l'autre. Je le sais.
Je le sais.
De toute façon, je pars d'ici. Je peux pas continuer à mentir...
Je débarrasse la table.
Va chercher l'appareil. Il faut immortaliser ce moment.
Bouchon !
Salope !
OK. C'est parfait. Je suis éliminé.
- Je fais l'arbitre. - Non. C'est chacun pour soi.
Je vois. J'aurai ma revanche, alors.
Allez, plus vite. C'est drôle quand ça va vite.
Un, deux, trois.
Un, deux, trois.
Bouchon ! Non, pardon.
Eliminée !
- Elle n'a pas fait exprès. - C'est qu'un jeu.
- T'es bourrée, Claire ? - Eliminée !
- Tu me lâches, 2 secondes ? - Du calme.
Eliminée !
Mais elle me cherche, là ! Qu'est-ce que tu me veux ?
- Eliminée ! - Oh, les filles. C'est qu'un jeu.
C'est quoi, ton problème ?
- Crache, tu me fais pas peur. - Minouche.
Tu te dégonfles ?
- Tu vois, t'as rien à dire. - Stop ! Elle a trop bu.
Elle s'excuse.
Bon. A qui de donner ?
Qu'est-ce qu'il fout, ce con ?
Il a dû aller faire un tour. Il avait besoin de prendre l'air.
J'ai appelé sur son portable, mais il ne répond pas, ce salaud.
Ecoute.
Ce soir, je vous garde les petits et vous allez vous éclater en boîte.
Ca va pas, non ?
Tu vois, l'orage est passé.
En tout cas, t'as bien foutu ta merde.
Il a intérêt à pas trop tarder, le père Martin.
Il y a déjà de la relève.
- Tu vois, je suis emmerdé. - Quoi ?
Je suis emmerdé. De retour à Paris, je vais larguer Claire.
Sans blague ?
J'aime que les femmes soient de vraies femmes.
J'aime coucher avec et en prendre soin.
J'aime pas me faire dorloter ni qu'on me fasse concurrence.
Tu caches bien ton jeu.
Je pourrai jamais vivre ce que vous vivez.
Il faut être vachement mûr.
Partir comme toi en vacances chez l'ex de ma copine,
je pourrai jamais le faire.
T'es relax, toi.
Constance ?
Allez. Viens danser, papy.
- On rentre. - Jean-Marc me raccompagnera.
- Avec ce qu'il a bu ? - Lâche-moi. Je m'amuse.
Tu vas venir avec moi et arrêter de te foutre de ma gueule !
Qu'est-ce qui se passe ?
Constance ?
Arrête ! Constance !
Constance !
Putain de merde ! Ma caisse !
La chienne !
La chienne ! Putain, ma caisse.
La chienne ! Elle a pris ma caisse.
Et Ariane ? Elle est où, Ariane ? Moi, j'ai que son poncho.
Elles commencent à me faire chier.
Ariane !
Ariane !
Dis donc, c'est pas une fusée, Ariane.
Ariane, on se casse !
Ariane !
A l'année prochaine.
Et on rentre comment, là ?
C'est bon ! C'est bon !
- Merci. - Merci. Au revoir.
"...un zoom rapide, douloureux pour le cerveau,
"et un gros plan des entrailles."
Papa !
Qu'est-ce que vous avez foutu ? Il est 8 h.
Je fais quoi, moi, avec les 4 gamins sur les bras ?
- Tu lui as donné son biberon ? - J'allais pas le laisser crever.
- Elle est où, maman ? - Elle arrive. Elle rentre à pied.
OK.
Tu peux pas arrêter un peu ? Je t'en colle une, moi !
Ca va pas, non ? Gros con de riche !
- Tiens, Jean-Luc. - Jean-Marc.
Jean-Marc, donne-moi un coup de main.
On va emmener les petits.
Les enfants, on va continuer l'histoire ailleurs.
- Ils sont ensemble. - Tu vas pas recommencer, toi.
Elle est dramatique, celle-là.
Ils sont partis tous les deux.
Et moi, je te dis que non.
T'es en train de péter un câble, là.
Elle est venue le rechercher. Je le sens.
C'est tordu, de raconter un truc pareil.
Constance, elle est comblée. Elle a un mari en or.
Elle a un 4x4 à 60 plaques. Elle a des enfants surdoués.
Qu'est-ce qu'elle irait foutre avec ce nabot de musicos ?
- Pauvre naïf. - Mal-baisée.
Arrêtez ! Je les ai vus niquer dans la salle de bains.
Tu te ronges encore les ongles ?
J'ai recommencé le jour de mon mariage.
J'aime bien tes petits boudins.
Je ne regrette pas que tu sois parti, d'avoir été malheureuse.
Maintenant, tu sais comment on fait les bébés.
Je t'avais dit qu'on finirait petits vieux, ensemble.
- Au revoir. - Au revoir.
Pars
Surtout, ne te retourne pas
Pars
Fais ce que tu dois faire
Sans moi
Quoi qu'il arrive Je serai toujours avec toi
Alors, pars
Et surtout
Ne te retourne pas
Pars
Mais l'enfant ?
L'enfant ? Mais il est là
Il est avec moi
C'est drôle
Quand il joue, il est comme toi
Impatient
Il a du coeur Il aime la vie
Et la mort ne lui fait pas peur
Alors, pars
Surtout ne te retourne pas
Pars
Mais qu'est-ce que t'as ?
Pars
Et surtout
Reviens-moi vite
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