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Original subtitles

Brouhaha

---

- Salut ! - Y'a du monde !

- Ça va ? - Bonjour !

- Hello !

- Ça a l'air cool !

- Salut ! - Bonjour !

- Désolée, elle peut pas entrer.

- Elle va prendre des photos.

J'ai réglé ça avec Amina.

- C'est un atelier en non-mixité militante, entre racisés.

- J'appartiens à un collectif de photographes.

Je pourrais prendre des photos ?

- Non ! On est pas capables d'en faire ?

- Arrête ! - Dehors les Arabes !

La France aux Français !

Musique inquiétante Brouhaha

Brouhaha

- Sale bougnoule !

---

Musique inquiétante Brouhaha

---

---

- Attention ! Laisse-la !

Lâche-la ! - Aïe ! Putain !

- Les flics !

- Vite ! On se casse !

- Salomé ? Salomé ! Ca va ?

Salomé, ça va ? - Ouais…

---

Musique lente

---

- Tu passes une IRM, hein !

- Ça va, je te dis. - Les fachos avaient menacé

de faire une descente. Et t'y vas ?

- Je suis photographe. Je vais là où ça se passe.

- Les réunions d'antiracistes racistes…

Ça se termine toujours chez les flics, ça !

Je vais être candidat à la présidentielle.

Je peux pas venir chercher ma fille au poste.

- Moi, je venais te voir au parloir.

En plus, c'est pas des racistes ! - Ah bon ?

Pourquoi t'as pas pu entrer ?

- Le racisme antiblancs, ça existe pas. Qui est discriminé ?

Nous ? Non, c'est eux.

Musique intrigante

---

Il frappe. - Oui ? Ah ! Mon Philippe ! Viens.

- Ça va ?

- T'es venu chez moi pour faire la taupe ?

- La taupe de qui ? - Dorendeu, Kalhenberg, toi.

- Qu'est-ce que tu dis ? - Rien. Je demande simplement.

- Pourquoi je t'aurais aidé aux régionales ?

- Pour passer inaperçu. - C'est toi,

l'ancien Trotskar, pas moi. - T'as surtout aidé Véro à gagner,

qui pourrait être une taupe. - OK, je suis une taupe.

Véro aussi. Et méfie-toi de ta femme, infiltrée dès le début.

- T'es pas une taupe. - Pas plus que ta femme.

- Alors, t'es mon Baron Noir ?

- C'est réducteur. Je suis pas une machine à coups.

J'ai des convictions. Je te réduis pas à ton art oratoire !

- Quand on a un talent, il faut s'en servir.

Et je voudrais que tu uses du tien sur moi.

- Pour ça, faut que t'aies confiance en moi.

- D'où ma vérification sur tes véritables intentions.

Maintenant qu'on a mis ça au clair, on peut travailler.

Un café ? - Ouais.

- Les régionales sont un tournant politique.

Dorendeu est très fragilisé.

À un an et demi des élections.

La course à la présidentielle a commencé.

Les chevaux sont déjà dans les starting-block.

Les purs-sangs, comme moi, ont une longueur d'avance.

- Faut travailler ta crédibilité.

- Je suis crédible. Chalon est l'alternative dangereuse.

Je suis l'alternative heureuse.

- C'est mieux de le démontrer. Tu pourrais parler

de l'affaire de Jussieu. - Non.

C'est du folklore d'étudiants.

- Pas d'accord. C'est un signal faible du thème

sur lequel se jouera la présidentielle.

- Sur les réunions non-mixtes ?

- République ou repli sur soi. Universalisme ou tribus.

Lutte de classes ou guerre des races.

- L'identité n'est pas notre meilleur thème.

- Pas l'identité ! La République ! Ca rassurerait !

Ça te crédibiliserait. Condamne le racialisme.

Montre à la gauche que t'es pas d'extrême-gauche.

- Mais ces jeunes gens votent pour moi.

- Et alors ? Même si tu les bouscules un peu, ils n'ont

que ton bulletin de vote.

- Comment ? - Reprends la mesure de Cyril

sur la mixité scolaire. Les racialistes refusent le mélange.

T'avais signé la pétition des Enfants de la République,

tu réponds sans avoir

à commenter les réunions non mixtes. - Pas mal.

Banco !

Hé hé ! Se servir de ses idées, c'est un peu une 2e mort,

pour Cyril Balsan, comme si on détroussait

son cadavre. Ah ah !

Musique intrigante

---

- J'ai travaillé aux annonces sur la Françallemagne.

Jeudi 13 mars, 30 minutes avant le conseil des ministres,

tu mets Thorigny dans la confidence. 15 minutes plus tard,

Desfrenes et Mirmont. - Non.

Les trois ensemble. Thorigny est trop impulsif.

Ça le blessera d'avoir été tenu à l'écart des discussions

avec Fischtel. Il pourrait faire n'importe quoi.

En 15 minutes, il pourrait tout faire fuiter.

- En même temps, en Allemagne, Fischtel dit pareil

à ses ministres. Dans l'après-midi, on sort

un 1er chiffre, en off: 300 milliards pour l'écologie,

énorme impact média: Green New Deal.

-1h après, le vrai chiffre sort: 650 milliards.

- Boum ! Vers 16h, Fischtel reçoit

les grandes figures historiques de l'écologie. Emotion.

Le soir, en direct sur les chaînes publiques : entretien.

Fischtel et toi, expliquant le pacte écologique,

dans la Françallemagne.

- Où j'annonce que je soumettrai le projet

à un référendum. - Le partage

avec l'Allemagne du siège de la France

au conseil de sécurité pourrait en braquer quelques-uns.

- Thorigny, Chalon, Vidal me croient morte.

Ce référendum va faire dérailler la présidentielle.

Musique intrigante

-"Nous ne pouvons pas vivre dans une société d'archipels,"

"où la partition s'installe de fait."

"L'heure du coup d'arrêt est arrivée." "Il faut"

"faire la mixité scolaire…" Etc. C'est signé Michel Vidal.

- Ben il vient sur ta ligne, là.

- Ça te rend heureux ?

- Vidal sème. On récolte. Cette déclaration fera

adhérer en masse les Enfants de la République

à Debout le Peuple. L'hameçonnage du paquebot de Vidal

peut commencer. Dans 6 mois, quand nos mecs seront rentrés,

on pourra le péter de l'intérieur.

Faut s'y coller !

À l'ancienne ! Téléphone, fichier, croix, colonnes.

"Bonjour, monsieur !" "Bonjour, madame !"

C'est trucmuche, du comité des Enfants de la République.

Vous avez signé la pétition sur la mixité scolaire.

- On appelle tout le fichier à 3 ?

- Pascal, file-nous 2 de tes assistants.

Bernard et Sylvie. Ce sera fluide.

- Des emplois fictifs ?

- Non ! Ils vont travailler ! - Pas pour la région !

- Ça va, je te les emprunte juste une semaine !

Les gens des fichiers, on leur lit

la déclaration de Vidal, et on leur dit que la République

n'a qu'un parti: DLP.

Vous connaissez Philippe Rickwaert et la mixité à l'école ?

Il a adhéré à DLP. Il a choisi de renforcer

le seul parti qui propose la mixité, etc.

Et bim ! Adhésion. - Et donc ?

- On industrialise. Phoning de masse.

Grâce à l'entrée de Véro,

et les moyens de la région. - Véro est d'accord avec ça ?

- Véro est rationnelle. Elle croit ce qu'elle voit.

Si on lui montre que ça adhère, oui !

- Tu vas lui raconter la grenouille.

- Je l'ai aidée à gagner la région. À elle de m'aider.

Quand Vidal se réveillera, il sera trop tard.

Musique rythmée

---

- La grenouille !

Toute ta vie à défendre l'union de la gauche,

à travailler. Tout ça pour quoi ?

Pour finir comme les autres petits choux:

obsédé par la présidentielle.

- Tu respectes beaucoup Michel. Moi aussi.

Mais sa stratégie est le populisme.

Donc il gagnera jamais. Et tant mieux !

Je veux pas d'un Trump de gauche.

- "Trump de gauche" ! - Donc je suis obligé d'y aller.

J'ai pas voulu être président comme ça !

Je suis pas mégalo. Lui, si. Il se regarde.

Il peut pas rassembler.

Il est trop clivant. - Attends ! Je t'arrête.

On est pas à un congrès du PS.

On parle de la présidentielle.

La stature, ça compte.

- Alors, on en est là, toi et moi !

Cyril, lui, il y croyait ! Il me soutenait !

Il avait tout capté, seul. Sans explication.

- Tu t'étais calé avec Cyril sur la fusion ?

- Il est venu me voir. J'aurais dû le jeter ?

- Tu l'as jeté, exécuté devant Michel. J'étais là !

- Vidal est responsable. J'ai bossé pour que tu sois élue.

- J'ai tué Cyril pour mieux trahir Michel.

Tu réalises ce que tu dis ?

- Ce type est un paranoïaque clinique.

- Stop ! La guerre des chefs a tué la gauche.

Je veux plus jamais être mêlée à ça. Point barre.

Philippe, t'es brillant, tu le sais, ça.

Chacune de mes décisions est imprégnée

des combats qu'on a menés ensemble.

Mais lui, il est prêt.

Il a la vision, la détermination.

La stature. L'expérience.

La légitimité. Michel sera un grand président.

Il est pas juste le mieux placé,

c'est le meilleur. Alors maintenant, Philippe, s'il te plaît,

arrête tes conneries !

Fais ce que tu sais faire de mieux:

aide-le à gagner !

Musique lente

---

- Fischtel a validé

les annonces sur la Françallemagne. Merci

pour votre travail.

- Je ne m'attendais à aucune rétribution.

- Je peux le reprendre. - Ah mais non ! Merci.

Je l'ouvre, alors. - Hm hm.

- Merci beaucoup.

Deux places de concert.

Vous seriez libre à cette date ?

- Malheureusement, non. Vous repartez aux Etats-Unis ?

- Dommage que quelqu'un - Oui.

D'aussi brillant que vous

ne réserve pas son savoir à nos universités.

- Pour un an. Après, je quitterai Columbia,

pour retrouver un bureau sans fenêtre

de fac française.

- Vous voulez boire un verre ou.… ?

- On s'enfuit en douce ? En scooter ?

- Avec votre maladresse ? Jamais

je me laisserais conduire par vous ! - Bien sûr.

Musique douce

---

- Je sais pas comment te le dire, mais…

Je pense que Columbia s'en remettra

si je ne fais qu'un semestre. - Olivier, mauvaise idée.

Je suis désolée, c'est pas toi.

Y'a environ 30000 articles qui sortent, chaque mois,

dans lesquels mon nom est cité. Sans compter les mentions

sur les réseaux sociaux. Si on me prête une relation,

ce sera plus 30, mais 60000. 80 % évoqueront cette relation.

"S'aiment-ils vraiment ? Comment organisent-ils leur vie ?"

"Attendent-ils un heureux événement ?" Tout le reste,

l'important, ma politique, sera relégué en arrière-plan.

On se demandera si je suis pas sous influence.

- Sous influence de moi ? - Une femme ne pense jamais

par elle-même. Je serai réassignée

à la condition que j'aurais jamais dû quitter: femme.

Et une femme, c'est d'abord la femme de quelqu'un.

- Donc, à la tête de l'Etat, seul un homme pourrait

avoir une histoire d'amour ? - Ce sera pas toujours le cas.

Disons que je prépare le terrain aux autres.

Si le souvenir de ma présidence est celui des ragots,

j'aurais été la 1re présidente, mais la 2e tardera à venir.

- Il reste, pour moi, la Constitution.

Hm ? Tu n'as droit qu'à deux mandats successifs.

Musique douce

---

- Ça va, Philippe ? Je te dérange ?

- Non, je bouquine. *-Chanceux ! Le parti médiatique

*a installé ce mensonge:

Vidal égale Frexit. Faux !

Je voudrais que l'Europe se libère des traités austéritaires.

- C'est ton plan A. Ton plan B, c'est la sortie…

*-En accord

avec d'autres pays du Sud. L'Espagne, le Portugal, la Grèce,

l'Italie: 40 % du PIB européen. Le plan B ne marche pas

si c'est dans un seul pays.

- Mais les gauches européennes te suivent pas.

*-Ca avance. On travaille sur un texte commun,

mais l'Espagnol de Podemos veut pas du plan B. Je lui répète

que, sans le B, la négo du plan A est perdue d'avance.

C'est un cabochard, tu verras.

-"Je verrai", c'est-à-dire ?

*-Je pars demain en Espagne,

pour finaliser le texte. Tu viens avec moi ? On continuera

nos séances au fil de l'eau. À moins que tu aies

*mieux à faire ? - J'ai des clients à voir.

*Je te rejoins dans 2 jours ? - Formidable !

Musique intrigante

---

- M. le Premier ministre.

- J'ai déjà prévenu mes collaborateurs.

Aucun regret sur ce que nous avons fait

ensemble. Ni sur le fond, si sur la forme.

Deux ans à Matignon, c'est pas l'enfer,

mais c'est usant.

Dans le dernier virage,

un nouvel élan est nécessaire pour les réformes.

J'ai été honoré de travailler à tes côtés.

- Quelles sont tes intentions ? Revenir à l'Assemblée ?

- Probablement.

Mais surtout, décompresser. Un petit peu.

- Ben oui, décompresser ! Ou alors te faire élire

patron de la France Unie au congrès d'octobre ?

Tu serais en situation de me suppléer à la présidentielle.

- Seulement si tu renonces, ou que tu en es empêchée.

Mais entre Chalon et Vidal, il faudra une candidature

crédible et compétitive. - Mais évidemment !

Stéphane !

Tu as travaillé sous mon autorité, pas à mes côtés,

ce que tu n'as jamais supporté.

Donc tu vas préparer la course de petits chevaux.

Bonne chance, alors !

Musique intrigante

En espagnol - Bonjour, les amis !

Mon nom est Philippe Rickwaert.

Je viens du nord de la France.

Et maintenantado… El candidate de la presidencia

de la Republica frances…

Michel Vidal !

El preneur de têtas !

El briseur de cojones !

El pequenio quequetas !

El trou du cuto !

Como una… Fuck !

Sans les moyens de Véro à la région,

selon mes calculs, au rythme où je fais adhérer mon fichier,

je peux espérer être majo dans DLP en 2054.

Je suis patient, mais bon… - Une nouvelle stratégie ?

- Une primaire de toute la gauche, comme aux Etats-Unis.

Un candidat unique dès le 1er tour.

- Avec Vidal ?

- Oui. Toute la gauche, c'est avec Vidal.

Imagine un plateau TV. - Vidal refusera.

- Imagine. Fais un effort.

- C'est pas évident.

- Plusieurs pupitres.

Kalhenberg, un écolo gaucho, un vieux stal,

une radicale, Vidal et moi. - J'ai l'image.

- Vidal a pas l'air bien. Il voulait pas de la primaire.

- Evidemment ! Il est dans sa stratégie populiste.

Pourquoi il irait ? - Car il a été contraint

par un mouvement d'opinion. - Là, j'ai perdu l'image.

- Depuis l'alliance de Chalon avec la droite,

en PACA, le peuple de gauche

est inquiet. Si la digue pète au niveau national,

Chalon frôlerait les 40 % dès le 1er tour.

Dès lors, la gauche profonde, celle qui sait additionner,

comprend qu'il faut un candidat unique de la gauche.

D'où les primaires de toute la gauche.

Sous la pression d'un chantage à l'union, Vidal est forcé

d'y participer. Affaibli, mais encore favori.

Ce qui fait de lui l'homme à abattre.

Si je le mets en ballotage, les autres se reporteront sur moi

dans un front contre lui.

Leur seule ligne sera: à bas le tyran.

Il me restera qu'à le finir.

- Les gens manifesteront pas pour des primaires.

- Faut toute une campagne !

Teasing, visuels, réseaux sociaux. C'est pas mon métier.

- C'est plus le mien non plus.

- Tu peux y réfléchir ?

Tu vas pas continuer à bosser pour les toquards de la TV !

- Pourquoi pas ? Ils paient bien.

- Je suis pas dans tes tarifs,

mais tiens. Arraché de haute lutte

à mon enculé de banquier. - Reprends

ton argent. J'aurais pas dû analyser ton quali.

Je me suis laissé attendrir. Tu semblais

au bout de ta vie, t'étais trempé.

Tu dégoulinais.

- Ah…

Tu peux y réfléchir ?

Musique lente

- Thorigny nous a informés de l'heure

de l'annonce de sa démission. - Quel tact !

Musique intrigante

---

- Ce sera à 13h sur TF1.

*Signaux sonores

---

---

---

*-Le chancelier allemand

*n'a pas encore parlé officiellement.

*Son entourage dément ces accusations. La première

*des 3 plaintes émane d'une ancienne collaboratrice,

*qui aurait reçu plusieurs centaines de messages.

*Une autre a dit que M. Fischtel aurait tenté

*d'abuser d'elle, quand il était ministre.

*Son entourage dément formellement.

- Il vaut mieux annuler

la rencontre à Berlin. - Non. Je veux voir Fischtel, vite.

Appelez son cabinet. - Mme la Présidente,

Vous avez soutenu le mouvement Metoo. Ce serait…

- La présidente ne boycottera pas la chancellerie

à cause de rumeurs, peut-être orchestrées par des opposants

ou des puissances étrangères.

- Il y a déjà trois plaintes.

- Dites à Fischtel que notre entrevue doit être secrète.

Musique intrigante

- En fait, c'est simple !

- Voilà, les girls ! - Comme y'a pas eu viol,

c'est de la drague maladroite.

Le mec étant chancelier, les meufs mentent, soi-disant.

Donc présomption d'innocence.

- Y'a présomption de culpabilité, là.

- Non. - C'est un mâle,

blanc, 50 ans, avec du pouvoir.

Le patriarcat qui viole notre démocratie.

- Et le blantriarcat ? - C'est la même chose, au final !

Regardez les mecs au pouvoir !

Vidal, Thorigny, Kalhenberg, Chalon.

- Et Dorendeu ? - Mettons pas Vidal

dans le même panier !

- Ben si !

- Pourquoi ?

- Il veut récupérer nos luttes pour nous la mettre

une fois au pouvoir.

- La pourriture de Rickwaert

l'a rejoint. Ca va encore se toucher sa cis-bite !

- C'est le pire dans le genre laïco facho patriarcal !

- Vous avez vu sa tête ? Une tête de vicelard !

- Il a la gueule

de l'emploi. Il dégoute.

Voilà !

Musique rythmée

---

En anglais - J'étais député européen

à Strasbourg. Je m'ennuyais à mourir.

Je traversais une période difficile avec ma femme.

Et puis cette assistante est arrivée.

Je la trouvais belle, pleine de vie, drôle.

Je suis tombé amoureux, voilà.

Elle était mariée

et n'avait aucune envie d'avoir une aventure avec son patron.

Elle avait raison, évidemment.

J'aurais dû m'en tenir là, mais j'ai insisté.

Je lui ai envoyé des messages. Beaucoup de messages.

Elle a dû me prendre pour un…

Peu importe. Ca n'a pas duré longtemps, une semaine maximum.

J'ai réalisé et j'ai arrêté.

Voilà. Vous savez tout.

- Deux autres femmes prétendent que…

- Elles mentent.

Je ne me suis jamais approché d'elles !

Elles mentent. Je vous le promets.

- Peut-être…

que je ne devrais pas,

mais je vous crois…

Bon, rien n'est perdu.

Il va falloir se battre et contre-attaquer.

Après la Françallemagne et le Green New Deal,

il ne restera plus rien de tout cela.

L'Histoire nous regarde… - Ma femme ne me parle plus.

Mes enfants se font insulter à l'école.

Il y a des manifs féministes tous les soirs devant la chancellerie.

C'est intenable.

Je dois démissionner pour me défendre devant les tribunaux.

Et sauver ma famille.

- Non. Il y a le temps judiciaire

et il y a le temps de la bataille politique.

- Vous finiriez vous aussi par être emportée avec moi.

Ils vous saliront autant qu'ils m'ont sali.

C'est fini.

Je suis désolé, Amélie.

- Philippe !

Bienvenido a Espana !

- Petite ballade ? - C'est beau, par ici.

"Tu me soulèves, terre de Castille"

"Sur la main rugueuse" Nan…

"Sur la paume rugueuse de ta main."

C'est d'Unamuno, je crois. Tu viens ? Dans 2h,

on retrouve les Podemos, ici. - Pas comme ça.

- Attends ! Ils ont tout, ici !

En espagnol - Pourriez-vous nous dégoter un vélo

et une tenue complète

pour mon camarade ?

- Oui, pas de problème.

- Oui ! - À tout à l'heure !

Musique lente Il soupire.

Rickwaert souffle.

- Pour Matignon,

ton ex-petite amie est coincée.

- Si elle nomme Boudard, le gaulliste,

virage à droite.

Si elle nomme Mirmont, l'ex PS, virage à gauche.

- C'est absurde.

Que ce soit l'un ou l'autre, ce sera la même politique

de soumission aux traités. Elle ferait mieux

de nommer direct le commissaire européen.

Rickwaert est essoufflé.

Je dois garder le rythme.

On se retrouve à l'hôtel ? - OK !

Musique rythmée Allez !

- Maintenant, la Françallemagne ne se fera pas.

Aucun nouveau chancelier ne sera conciliant comme Fischtel.

Une relation privilégiée prend du temps.

L'occasion est passée.

Nous avons échoué à faire dérailler la présidentielle:

tu te lances dans la course.

Tu es en retard dans l'opinion.

Plus la vacance durera à Matignon,

plus tu seras fragilisée. Et plus Thorigny

fera durer sa séquence. Boudard est fiable.

Il est habitué à l'ombre. Mirmont rêve de lumière.

Il peut faire une Thorigny.

- Tous peuvent faire une Thorigny.

La présidentielle pourrait susciter des ambitions

chez le plus obscur conseiller départemental. Ca rend fou.

Musique lente

Toi.

Musique lente - Je.…

Merci.

Pour tout. Pour la confiance que tu me portes,

l'honneur que tu me fais. - Pas de "mais".

- Mais je ne suis pas le bon choix. Je ne suis pas un élu.

Les politiques me le reprocheront.

Ils crieront à la technocratisation du pouvoir.

Je suis ton secrétaire général.

- J'ai confiance en toi. Vu les circonstances,

c'est mon 1er critère de choix. Le 2e: la compétence.

Tu arrives premier.

- Alors j'accepte avec gratitude

d'être ton Premier ministre, si tu fonces dans la bataille.

Les communicants que tu refuses de voir peuvent t'aider.

Il faut les voir. Tu dois travailler sur ton image.

Musique rythmée

---

*-Messieurs dames, bonjour.

*La présidente a nommé

*M. Martin Borde Premier ministre.

Musique rythmée

---

- Tiens !

- C'est quoi ? - Excellent ! Y'en a un deuxième:

"La paille et le grain". Ça court de 1971 à 1978.

Tu verras, ça se lit très bien.

- Non, merci.

- C'est une tâche obligatoire, Léandra. Le journal d'un homme

qui a accédé au pouvoir en faisant le baiser de l'ours au PC.

Il suffit de suivre les étapes.

- La droite est inflexible, au niveau national.

Quand je vais à Strasbourg, en train,

les Républicains changent de place.

L'union des droites, c'est l'Arlésienne.

- Se voir passer devant par un haut fonctionnaire

aussi fade qu'un Borde…

C'est dur à vivre pour Boudard.

Boudard est enrôlable. Target number one:

Boudard !

- Y'a pas plus gaulliste ! Il te déteste !

- Non. Il déteste le RN.

C'est différent.

Moi aussi, d'ailleurs. J'ai de plus en plus de mal.

Non mais t'as vu cette histoire, à la fac ?

Les gauchistes qui font une réunion interdite aux blancs.

Faut mesurer ce que ça représente.

L'ignominie change de camp. Le Ku Klux Klan,

c'est eux, maintenant ! On avait plus qu'à dérouler !

Et ils font quoi, ces nazillons du GUD ?

Ils attaquent en criant: "Dehors les Arabes !"

- Ils t'ont déjà été utiles.

- Oui, bon…

Oui, mais Boudard peut me faire gagner, lui.

Musique intrigante

---

Allez ! Quoi ?

Il a eu la Francisque, quand même.….

Musique intrigante

- C'est pourquoi sans plan B, le plan À

n'est qu'un couteau sans lame auquel il manquerait le manche.

- Ah ! Philippe ! Enfin ! Je m'inquiétais.

- Bienvenue. - Bonjour.

- Bonjour, bonjour !

Je m'appelle Philippe Rickwaert…

- Bienvenue.

- Je viens du Nord de la France.

Désolé, Michel. Je me suis perdu.

- Du Nord de la France en vélo ?

Ca fait loin… Rires

- Il a dit quoi ?

- Tiens, tiens.

Il s'est un peu perdu

dans votre belle campagne.

Mon ami Philippe a beaucoup tardé

avant de rompre avec les socialistes…

I! était très attaché à l'ancien monde.

Mais soyez rassurés:

à mes côtés, sa rééducation progresse

à grands pas !

Musique intrigante

---

- C'est le signe d'une relation dégradée, mais qui peut

être ravivée. Selon nous,

Y'a le feu, mais vous avez l'eau nécessaire

pour éteindre cet incendie.

Mais les jerricans sont impossibles à l'emploi,

et c'est…

- Oui, je suis autoritaire.

Je suis présidente de la République. C'est une qualité.

- Pour un homme, oui, peut-être.

Pour une femme, c'est plus compliqué.

- Le mot "femme" n'est mentionné qu'en 7e.

- Le nom Amélie Dorendeu évoque ma politique avant mon sexe ?

Je m'en félicite.

- Au moment de votre élection,

vous étiez avant tout la 1ère femme présidente.

- Je ne suis plus la 1re femme présidente ?

Ou peut-être plus une femme du tout ?

- Non… Bien sûr ! Les Français ne vous connaissent pas

de compagnon. C'est un réel handicap.

Qui est la femme derrière la présidente ?

- Vous allez m'inscrire sur un site de rencontres ?

- Je comprends que votre féminité est un atout, Amélie.

Pas un obstacle.

- Karine Lemarchand. Une ambition intime.

Ce format a beaucoup plu. Aucun politique ne s'en est plaint.

- Bon allez, ça va ! J'ai du travail !

- Amélie ! Amélie.

Amélie… - Je veux Naïma Meziani.

- Pas disponible. - Elle travaille pour qui ?

Thorigny ? - Non. Elle ne fait pas de politique,

mais de la com' de crise, pour personnalités

médiatiques en danger. À prix d'or !

- On double les tarifs. - Je les ai triplés. Même refus.

Musique intrigante

- Philippe ! *-Je lui défoncerai la gueule !

Le mec me sadise ! C'est un pervers.

J'exclus pas qu'il ait mis un moteur dans son cadre.

On a déjà vu ça

*dans le cyclisme. Y'a pas que le dopage.

On frappe.

Deux secondes, Naïma.

Musique intrigante

---

Putain !

Je te rappelle.

---

- Les tapas, ça lasse, non ?

T'as vu cet Espagnol ? Il dit oui, il dit non, rien.

C'est un vicieux ! Mais je vais pas le lâcher,

j'aurai sa signature ! Je lui enverrai

le Portugais du Bloco de Esquerda.

Il va lui mettre une grosse pression.

Musique intrigante

---

Pourquoi tu m'aimes pas ?

- Quoi ?

- Qu'est-ce que je t'ai fait, au juste ?

- Mais rien !

- Alors pourquoi tu me donnes rien ?

Avec Laugier, fallait vous voir ! Toujours à vous susurrer

des secrets. Avec ton ex, n'en parlons pas !

"Amélie, Amélie,"

"Amélie…" Et avec moi, euh…

Nada.

Tu m'aimes pas.

Et ça me fait beaucoup de peine.

- Tu veux quoi ? Une pipe et un Mars ?

Michel ! Michel !

Bientôt on te jettera des culottes sur scène comme Bruel.

Tu fais plus de politique. Tu produis des spectacles.

Le populisme, c'est pas de gauche. C'est pas ma culture.

- C'est la mienne, tu crois ? Les paroles de la jeune garde:

"Nous sommes les enfants de Lénine"

"par la faucille et le marteau."

En meeting à Toulouse, ils ont chanté

"Nous sommes les enfants de Lénine et de Michel !"

C'est pas du Patrick Bruel, mais quasi…

Et ça secoue ! Ca me rend très heureux, car ça valide

entièrement ma stratégie politique.

- Moi, ça me fait flipper. Tu me fais flipper.

- J'ai travaillé dans mon coin des années, à renouveler

la doctrine socialiste.

Des textes, des discours. Des livres,

des propositions, par camions entiers.

Est-ce qu'on m'écoutait ? Est-ce qu'on me lisait ?

Non ! On riait ! On riait de moi !

On me caricaturait en fossile de la IIIème République.

Et maintenant, miracle !

Mes interventions sont reprises

partout, disséquées, scrutées à la loupe.

Bienvenue dans la Vème République, mon ami.

J'incarne, je personnifie. C'est pas que je sois devenu

particulièrement coquet, mais je chevauche.

Ma personne, c'est mon programme,

qui est la rupture avec cette monarchie déguisée.

Je ne fais rien d'autre que chevaucher, Philippe !

Qu'est-ce que le vidalisme ?

Michel Vidal. La bonne nouvelle,

c'est que Michel Vidal, ce n'est que moi.

C'est que moi, Philippe ! Je te fais peur ?

Musique lente

---

- Des idées rebonds, s'il y en a !

Des jeunes gens m'expliquent que m'afficher en couple

reféminiserait mon image. *-Ces gens sont formidables.

*Embauche-les vite ! Ils comptent faire Paris Match ?

*Je suggère un voyage à New York.

*Tu pourrais rencontrer la candidate démocrate.

*Deux progressistes.

- Non, mais j'ai ma petite idée.

Musique intrigante

---

- Avec ça, les Grecs

basculent avec nous.

Les Allemands nous rejoindront demain.

---

On va pas boire ça ?

On n'a rien fait de mal ! J'ai fait changer ma machine,

Viens !

Le plus compliqué, ça a été de m'autoriser.

- À quoi ? - Pour prétendre à la présidence,

il faut de l'outrecuidance, du culot.

C'est la même fonction que Mitterrand et De Gaulle.

Il faut l'avoir expérimenté soi-même,

pour le ressentir, mais c'est déstabilisant.

Mesurer à qui on ose s'échelonner !

Inévitablement, on se sent tout petit.

Court ? Long ? - Court ! Pour quelqu'un

de pas coquet, t'en as, des affaires, pour 5 jours.

- Ca ? Quatre khâgneux me font des notes de lecture.

Quand une note est intéressante, je lis le livre.

J'aime pas déléguer le travail intellectuel.

Musique intrigante

---

- Amélie, je me pose une question. - J'écoute.

- Votre voix.

Grave, comme ça.

Je trouve ça sensuel.

C'est une signature en politique.

Mais ce timbre grave, à l'adolescence,

ça devait pas être facile.

- J'ai eu mon lot de railleries. J'en subis encore, parfois,

ça vous aura pas échappé.

- C'est vrai. L'adolescence est un souvenir heureux

ou difficile ? - J'ai traversé les étapes obligées,

une période où je sortais pas de ma chambre.

Ou je passais des heures devant ma glace, à me coiffer.

- C'est fini ?

Plus le temps ? - Non.

*-Comment vous faites ici ?

*Vous avez un staff de coiffeuses ? *-Non.

*-Je me débrouille toute seule. *-Mais non !

- Et Patrick Bruel, c'est moi ?

*-Ah bon ?

- Moi, j'ai dépassé

mon seuil de tolérance !

- Tout ce que je lui ai toujours interdit de faire !

La louve romaine, Jupiter, Mother of Dragons.

Elle a tout foutu à la poubelle.

- Ça t'attriste ? - Moi ?

Pas une seconde !

Musique intrigante

---

*-Bon, Amélie !

Mme la Présidente,

c'est la fin de l'émission. Merci pour ce moment agréable.

Je vous ai trouvée très sincère. Ca se verra.

- Merci, Karine.

- Dernière question:

Mme la Présidente, serez-vous candidate à votre réélection ?

- Remets le son ! - Oh !

- Si ! Elle fait sa louve romaine.

*-C'était amusant de me confier

*à vous sur mes tourments d'adolescente.

*J'imaginais le général De Gaulle

*se livrant à cet exercice. Je crois qu'il en aurait été

*incapable. *-Vous éludez ma question.

*J'ai aussi passé un agréable moment,

*avec vous. Si certains de nos compatriotes

*qui se désintéressent de la politique

*m'ont trouvée sympathique, je m'en félicite.

*Mais s'ils votent en fonction de cela, on a un problème.

*Quand la personnalité prend le pas sur le programme,

*la démocratie s'affadit, et se met en danger.

*Nos institutions ont toujours porté ce risque,

*mais depuis l'instauration du quinquennat, l'inversion

du calendrier fait dépendre

le résultat des législatives de celui

de la présidentielle.

Notre vie politique se résume à ce scrutin.

*La présidentielle

*est devenue un feuilleton, une série TV,

*dans laquelle on confronte plus les images

*que les idées.

Cette hyperpersonnalisation

appauvrit les débats.

Il est vital pour notre République

de rééquilibrer les pouvoirs,

de remettre de la délibération

et de la démocratie là où tout repose sur un homme.

Ou une femme. C'est pourquoi

je crois le moment venu de nous interroger collectivement,

sur ce qui fonde notre pacte démocratique.

*Les institutions, notre Constitution.

*Comme toujours, en cette matière,

le peuple tranchera. Par référendum, il décidera.

- Une VIème République ?

*-Les numéros n'ont pas d'importance. Je consulterai

*juristes et constitutionnalistes,

*mais il est clair

qu'il faut démocratiser nos institutions.

- La consultation commence quand ?

- Demain matin.

*-Merci, Mme la Présidente.

*-Merci.

- Entre 2 conseils beauté, elle a siphonné ta constituante.

- Elle va consulter, donc nommer un comité d'experts.

C'est pas une constituante.

- Elle suggère une sortie de la Vème.

- L'oligarchie ne la laisserait pas faire.

Elle veut faire dérailler la présidentielle,

avec un référendum. C'est une manoeuvre classique

de diversion. Elle prend un sujet, qui n'est ni le social,

ni l'Europe. Elle saturera les médias durant 6 mois.

- Elle a pas choisi le sujet au hasard.

Elle vient sur la VIème République pour te siphonner.

- La VIème commence par une constituante.

Elle va faire plus de proportionnelle par-ci,

moins de recours aux ordonnances par-là. Gnognotte !

- Mais elle vole tes mots. Hyperprésidentialisation,

personnalisation. - J'ai pas peur.

- On dirait que si.

- Moi, peur ? Mon programme n'est pas

de rééquilibrer les institutions. Je veux pas rajuster

des boulons ou resserrer un guidon.

C'est la révolution citoyenne.

- Vas-y ! Fais-la, ta révolution !

Un programme sert pas à se faire plaisir.

Ça s'applique.

- Elle te fait une prise de judo. Retourne-la !

- Utiliser sa force.

- Amélie, c'est Louis XVI. En convoquant les Etats Généraux,

il pensait faire un bon coup.

Il imaginait pas que ça finirait à la guillotine !

Elle, c'est pareil !

Elle siffle le début de ta révolution citoyenne.

- Des questions naissent.

Qui les choisira ? Selon quels critères ?

Ce n'est pas à un obscur comité de sages de décider

des règles du nouveau régime.

Depuis 1789, en France, c'est la tâche

du peuple. C'est au peuple… - Super…

- D'écrire sa constitution. Comme on le convoque pas,

qu'il se convoque lui-même. Partout où vous êtes,

surgissez de toutes parts, allez dans la rue !

Réunissez-vous sur les places de nos villes,

retrouvez-vous !

Débattez ! Proposez !

Echangez ! Rêvez ! Dites vos espoirs,

vos besoins, vos envies, vos colères ! Ecrivez !

N'arrêtez pas d'écrire !

Formez les nouveaux cahiers de doléances !

Le problème, avec l'appel au peuple,

c'est que s'il ne vient pas, t'es ridicule longtemps !

Tu crois que ça peut marcher ?

- Non. On fait pas la révolution

en appuyant sur un bouton.

Mais ça peut te faire gagner la présidentielle.

- C'est bien. - T'as combien d'adhérents à DLP ?

-600000. Trois fois plus que le PS n'en a jamais eus.

- Parmi ces 600000, combien sont prêts à t'obéir

dès que tu donnerais une consigne ?

-60000. Peut-être 70000.

-60000 mecs dans la rue, ça met de l'ambiance.

Comme il faut remplir des cahiers de doléances en France,

tu récoltes plein de contacts.

Elle triple ton fichier.

Amélie va devenir la meilleure rabatteuse pour DLP.

Tu seras le seul

à avoir donné vraiment la parole au peuple.

- Le Baron Noir. Je fais venir

mes vidéastes. - Attends. Les gens ont vu

à la télé deux femmes, jolies, discuter à la cool.

Et toi, tu viendrais après elles,

avec tes lunettes, ton costard gris,

fiimé depuis une chambre d'hôtel ?

T'es battu d'avance. - Je change…

- Faut virer l'image. - Attends, Philippe.

- Elle veut sortir du règne de l'image. On va au bout.

De Gaulle le 18 juin: pas d'images. Allende en 73:

pas d'images. Ca laisse les gens libres d'imaginer.

Tu les forces à se concentrer sur tes paroles.

Fais-les voyager. Dis-leur où ils vont,

de quoi ils sont capables.

Active le micro sur ton téléphone et recommence.

On enregistre pas.

Balance tout en direct. T'es meilleur sans filet.

Et oublie pas de chevroter, par moments.

Quand tu chevrotes à l'ancienne. C'est bien. J'aime.

Musique intrigante - OK.

- C'est une idée géniale, Philippe !

- Le mec est bon, aussi !

- Philippe ! - Je te rappelle.

*Télévision

*---

*-Leurs élus sont très mobilisés.

- Regarde-les, mes grognards.

*-Un mot de l'appel en lui-même.

- C'est bon, non ?

*-Michel Vidal, sa qualité…

- Ça me donne envie de danser.

Il chantonne.

- Oh non ! Qu'est-ce que tu fais ?

Musique lente Ils rient.

- Ah ouais…

Ils rient.

- Très bien. Merci. 400 à Clermont.

500 à Rennes. 250 à Pau.

Ça ne semble pas dépasser le réseau DLP.

Mais des gens s'arrêtent. Il faut les dégager

dès le 1er soir, avant que ça s'enkyste.

- On ne fait rien. La gueule du loup.

Musique intrigante Vidal.

---

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