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Zulu
Musique douce
---
- Je dois faire
la différence sur le social.
On réexamine l'efficacité
des aides financières régionales aux entreprises.
Tu m'écoutes ? Dans 30 minutes, je…
- Pas de stress ! Au débat sur France 3, tu bétonnes
ta minute d'intro. 15 minutes après, y'a foot sur Canal.
T'as des pistes ? - Oui.
Léon Dubois.
- C'est qui, Léon Desbois ? - Léon Dubois.
Un intérimaire de 29 ans, qui a le dos ratatiné
par le travail à la chaîne. Il a été viré sans indemnités.
- Personnaliser, c'est bien, mais attention au misérabilisme.
- Tu rigoles ou quoi ?
Y'a un million d'accidents du travail par an.
764000 arrêts avec incapacité.
500 morts, Philippe. 500 !
40% de plus que la moyenne européenne.
- OK, garde ton Léon Desbois. Ta minute,
c'est Vidal, Vidal !
Vidal ! - C'est pas très rassembleur.
L'objectif, c'est d'arriver en 2e position,
pour que je constitue le seul vote refuge,
face à l'extrême-droite. Les sondages me mettent
en 3e, à 20%. Le RN à 32, Cyril à 22.
- Justement ! Au 1er tour, on rassemble pas,
on fait son socle. Le tien a voté Vidal à la présidentielle.
23%. Va chercher ces 3 points de différentiel.
Donc Vidal, Vidal !
La pédagogie, c'est l'art de la répétition.
Allez, mets-toi
en mode avion. Tu dois dormir 15 minutes.
T'as l'air crevée, malgré le café. - J'ai pas le temps.
- 15 minutes. On a tous le temps.
Allonge-toi. Plus que 13 minutes !
Musique intrigante
---
- Toph ! Dépêche-toi ! Viens, amène-toi !
Musique rythmée
---
- À ta place, j'aurais honte ! Quitter le parti comme un rat.
- Je suis un rat, moi ?
Je suis pas un rat, Pascal. Je suis une grenouille.
Quel est le problème de la grenouille ?
Elle est trop petite, comme moi.
Elle veut aller de l'autre côté de la rivière,
mais elle arrive pas à voir comment y arriver.
Alors elle fait quoi ? Elle saute sur le 1er caillou.
De là, son horizon se dégage.
Elle voit comment sauter sur le suivant, etc.
Pareil pour moi. Depuis que je suis sur le caillou de Vidal,
j'ai une meilleure vue sur l'Elysée.
- Affronter Vidal chez lui ? Il va te bouffer.
T'as rien.
T'as aucune force, aucun soutien.
- C'est ce qu'a pensé Goliath, en voyant David.
J'ai une ligne: la reconquête républicaine.
Je ferai avec Debout le Peuple ce que j'avais prévu
avec le PS. Je vais submerger Vidal.
- Submerger Vidal ? Il interdit les courants.
- Je dois donc sauter sur le 2e caillou: la région.
Si Véro la dirige, j'ai mieux qu'un courant.
Le Conseil régional, c'est des dizaines de permanents,
une tribune politique pour affronter Vidal,
et dégager le chemin de la présidentielle.
Pour ça, on doit se caler, toi et moi.
- Tu me demandes de me retirer pour faire gagner Véro ?
- Au contraire ! Je veux te faire élire.
- Monsieur Markarian.
- Merci d'avoir répondu à mon invitation,
M. Markarian. - Mme la Présidente.
- Avez-vous fait bon voyage ?
New York est à côté. - Vous plaisez-vous à Columbia ?
- Oui. Les conditions d'enseignement
y sont exceptionnelles.
- Etes-vous un patriote ?
- Tout dépend du sens que l'on donne à ce mot.
- Travailler durement, dans une disponibilité totale,
juste pour aider son pays.
- Ah ! Dans ce sens-là !
- L'Europe n'avance plus.
Elle cristallise les mécontentements.
Les populismes se construisent contre elle.
Pour la refonder, je veux traduire en actes
l'esprit de votre livre, "La Françallemagne".
- Ca comblerait mon éditeur. On ajouterait un bandeau:
"le livre qui a inspiré la présidente".
- Je travaille avec le chancelier Fischtel,
à un plan B européen, articulé sur la Françallemagne.
- Sur quelles bases ? - Un projet commun,
comme l'avaient fait Schumann et Monet.
Je veux une identité forte pour la Françallemagne.
- Le projet commun reposerait sur l'industrie militaire.
Elle génère davantage de technologies du futur.
Voyez la Chine.
- L'écologie. Faire avec l'Allemagne
la nation de la révolution écologique.
Définir un nouveau mode de production
où la règle verte prévaut sur tout, dans tout domaine.
Montrer au monde
comment faire face au pire défi que l'humanité ait rencontré.
- Vous avez déjà arrêté votre plan.
En quoi puis-je vous être utile ?
- Les circuits de financement. Trouvez mille milliards.
- Mille milliards ? Qu'en a dit Fischtel ?
- J'ai pas été transparente sur ce point,
mais vous connaissez l'aversion allemande
pour la dette: il aurait fui.
Nous avons déjà basculé dans la tragédie climatique.
On a pas le choix. Je lui rappellerai.
Si bien que je vous repose la même question, monsieur:
Etes-vous un patriote ?
Bien. Alors, au travail ! Je dois présenter un plan
à Fishtel, dans moins de 2 semaines.
Musique lente
---
- Ça va, Véro ? - Oui, et toi ?
Contente de te voir. -ldem.
M. Verdier.
Bonjour.
Ça fait plaisir. - Ouais.
-15 jours, c'est un délai intenable.
- C'est le temps qu'ont mis Schumann et Monet
pour décider de la CECA. - Ils avaient pas
mille milliards à trouver. - Ils devaient stopper les guerres
entre France et Allemagne. - Vous êtes têtue, vous savez ?
- Non. - Vous mentez.
- Pas du tout.
- Je travaille surtout sur la croissance endogène,
pas sur l'économie de l'écologie.
Faudrait parler à des spécialistes.
- Vous disposerez du travail de tout expert de l'Etat.
- C'est plus une mission secrète ?
- Officiellement, vous êtes censé me donner un rapport
sur les perspectives à long terme,
du développement économique de la France,
à l'heure du réveil des tensions protectionnistes,
en pleine transition énergétique.
Votre mission: France 2040.
- Vous mentez encore un peu. - Là, non.
C'est pas très luxueux,
mais vous serez au calme.
Et puis, il y a une belle vue sur les toits de Paris.
- Je vois.
*-En votant pour ma liste, que soutient Michel Vidal,
vous choisirez un nouveau chemin, écologique,
social et humaniste, pour les Hauts-de-France,
trop frappés par l'ordolibéralisme bruxellois.
En montrant qu'un tel changement est possible ici,
un message d'espoir est adressé à tout le pays.
Vous donnerez de la force à la dynamique
enclenchée par Debout le Peuple et Michel Vidal.
- Merci. Pascal Carthaud ?
Le candidat du Parti Socialiste.
- Je suis le seul candidat
à me présenter uniquement pour la région.
Cyril Balsan vient en touriste.
D'abord investi en Haute-Saône,
il a été élu dans le Val-de-Marne. Jérôme Verdier
pourrait se présenter à la primaire
de la droite pour la présidentielle.
Rien que ça ! Enfin, Mme Véronique Bosso,
qui a prononcé 6 fois le nom de Michel Vidal.
J'ignorais que les régionales étaient l'occasion de faire
de la réclame pour la présidentielle.
Véronique, on se tutoie dans la vie, qui est candidat ?
Lui ou toi ? Quand il faudra valider
la construction du tramway de Maubeuge,
tu demanderas l'autorisation au grand chef ?
Les habitants
des Hauts-de-France méritent-ils que leur région
soit le marche-pied des ambitions parisiennes ?
Moi, je veux parler d'eux, de leur vie.
Voici l'histoire
de M. Léon Debois.
Musique intrigante
C'est un homme ordinaire.
Une personne qui s'est battue dans sa vie.
---
- Alors là, il va falloir que tu sois vraiment très bon.
Tu as préparé
Pascal contre moi !
- OK. Le début était pas top, mais tu t'es bien
reprise, après. - Tes blagues à la con !
Tu m'as trahie ! - Pascal
était à 3 % dans les sondages. À quoi il nous servait ?
Là, Twitter dit que c'est une révélation.
- Et ça m'étonnerait pas qu'il dépasse les 5 %.
- Au-dessus de 5 %, on peut fusionner nos listes,
entre les 2 tours. - Bingo ! Carthaud est
un vrai mec de gauche. Il appellera à voter pour toi.
Mais à 3 %, on s'en branle. Au-dessus de 5,
tu rassembles et tu fusionnes.
Et ta liste passe en 2e position. Au 2e tour: "Votez"
"Véro Bosso ! La seule qui peut battre le front."
Je t'ai "trahie" ? - T'as pas bien compris.
Je suis la candidate. T'es mon collaborateur.
Plus l'inverse. Donc tes stratégies,
tu m'en parles d'abord. Merde !
- Véro, Véro…. Je t'ai piégée, mais je t'ai pas menti.
Je t'ai dit: "Fais ton socle"
"en parlant de Vidal." T'as consolidé ta base.
T'as été très bonne.
J'ai partagé un peu de ton talent avec Pascal.
J'ai qu'une mission: te faire gagner.
- Tu m'énerves !
Et tu regrettes même pas !
Musique lente
- Hé ! Ca arrête pas.
- A voté. - 378.
- Frédérique,
Gabriel Delabre. - A voté.
- Madame Bosso ! - Madame Bosso !
- La participation peut-elle… - C'est une belle journée.
C'est déjà un bon début, non ? - MERCI.
- Merci à vous !
- Sanctuariser les investissements dans le nouveau mode
de production écologique, en les excluant
du calcul des déficits. De là, on peut parier
sur une montée de l'agriculture biologique
et la transition énergétique.
Les budgets français et allemands mis en commun
pourraient dégager 350 milliards.
350. Vous êtes avec moi ?
- Vous avez pris le temps d'aller voter ?
- Non. Je n'ai pas renouvelé ma carte, aux Etats-Unis.
- Vous n'êtes pas le seul. Record d'abstention.
350 milliards, c'est 650 de moins que le nécessaire.
- La soutenabilité d'une telle dette…
Notre mode de développement a produit
au détriment de la planète, des sols, de la santé.
C'est la seule vraie dette. N'écartez aucune solution.
Aucun scénario.
Oui, Martin ?
- J'ai reconnu plein de visages: beaucoup de fachos.
J'ai perdu la mairie de Dunkerque.
Michel a misé sur moi pour la région.
Je vais te dire: tu veux perdre une élection ?
Colle ma tête sur l'affiche ! Voilà.
- Moi, j'avais plus le droit d'être candidat.
Une bonne tôle électorale !
- On aura les estims à quelle heure ? - C'est pas fiable !
- Pour tes scrutins, on les faisait.
- Pour faire passer le temps. Si tu veux pas angoisser,
tu fais quoi ? - Dis-moi.
- Faut niquer !
Y'a que ça qui détend. Et ça porte bonheur.
J'ai jamais perdu
une élection en niquant le jour du vote.
Il est où, Daniel, là ?
Qu'il se rende utile !
- Il est à Solfé, à Ivry.
- Remarque, sinon, je veux bien me dévouer.
- Philippe ! - Uniquement pour la bonne cause !
- Salaud, va !
- OK, merci. Bon ! C'est pas mauvais,
mais c'est pas bon non plus. la France Unie serait en tête,
dans 7 régions sur 12. Nous, on est entre 19 et 20.
- Mais nulle part en tête. - Non !
- Bien. On insiste sur notre progression.
Rien n'est joué. Il faut se mobiliser
pour faire échec aux listes du gouvernement.
Et aller chercher les nôtres, qui se sont abstenus.
Ca donne quoi, le Nord ?
- Le RN sera en tête. Derrière, Véro, Balsan
et la droite sont proches. Faut attendre.
- Tiens.
- Mais c'est Calais, ça ! Donnez du Dunkerque, pour savoir !
- Merci. Grande Synthe, Centre-Ouest.
- Alors ?
- C'est les 3 premières centaines ?
- Les 3 premières.
- Tu seras devant la droite
et devant Cyril. Les fachos seraient à 34,
toi à 23,
Cyril à 20, et les Républicains
autour de 17. Donne-moi Lille.
- Tiens.
Musique intrigante
---
Carthaud sera au-dessus des 5.
On envoie des fleurs à Desbois ?
Musique lente
- Mardi 18h.
C'est la date limite de dépôt des listes
pour ce 2e tour. Pendant 46 heures, tout peut arriver.
Aucune des forces en présence ne peut gagner seule.
Ici, dans les Hauts-de-France, et partout.
Musique lente
---
- On s'en fout, de Carthaud ! Ce p'tit con de Cyril
sait encore calculer ? Qu'il fusionne avec la droite !
-Il dit qu'avec les 5,7 de Carthaud,
il devient le 1er vote utile contre le RN.
- Si on se colle aux socialos, les électeurs de droite
iront à la pêche, et le RN va gagner.
Faut parler à Cyril. Il fait…
- C'est Kalhenberg. - Ca me va.
Carthaud fusionne avec Cyril dans les Hauts-de-France ?
Hm hm. OK.
- J'ai bien entendu ? - Le PS est plus haut que prévu
en Occitanie. Si on ne se retire pas à leur profit
en Nouvelle Aquitaine, ils sont au 2e tour, la droite passe.
- Et les Hauts-de-France ?
- Si Cyril fusionne avec Carthaud, il est 2e,
et devient le vote utile contre l'extrême-droite.
- France Unie et socialos: 26. Avec les Républicains: 37.
- En politique, 1+1 font rarement 2.
On perdrait trop de plumes à gauche.
Cyril est le candidat. Et il exclut
Musique lente la fusion avec les Républicains.
- Elle a tout accepté. On échange nos retraits.
Et fusion là où on peut pas se maintenir.
On sauve 45 élus et, comme on garde l'Aquitaine,
c'est une belle opération.
- C'est avantageux. Ca fait rentrer les cotisations
dans les caisses du parti. Mais politiquement, Amélie
*nous satellise. - Tu crois que j'ai le choix ?
Fais pas chier ! On s'est pris
*un tsunami dans la tronche !
*Maintenant, je dois sauver les blessés.
- Raccroche, putain ! - Il faut que j'y aille, Daniel.
OK. On fait le point.
- Qui t'a fait dépasser les 5 % ? - Le parti sauverait
les meubles… - En faisant la pub pour Amélie.
Daniel a un local à payer. C'est sa ligne politique.
Fusionne avec Véro. - C'est important !
- Une seule chose est importante: le 2e caillou.
Véro à la région. On joue la ligue des champions.
- Revoyons l'argumentaire, pour expliquer.
- T'es de gauche ? Tu t'allies à la gauche.
Expliquer quoi ? - Et si
ça poussait Cyril vers la droite ?
- Et si, et si… !
Allez, fonce !
- J'étais comment, avec Cyril ?
Musique intrigante
---
*Sonnerie
*-Vous êtes bien sur le répondeur de Cyril Balsan.
*Vous pouvez laisser un message.
---
- 43 au 1er tour, c'est historique.
- Mais ça garantit pas les 50 au 2e. Ce connard de Bertagna
va encore nous prendre de haut !
- Quand on mène de 15 points. On y va au bazooka.
Faux tracts, fausses rumeurs. Du fake à fond !
- Faut le savater. Ses mecs voteront pas pour nous.
- Que diraient vos rumeurs ? -|! pourrait être alcoolique.
- Crédible ! - C'est un ivrogne,
un pilier de bar ! - Une partie de notre électorat
a lui-même un problème avec l'alcool.
-Il pourrait être de la jaquette ?
- S'il nous suffisait,
au contraire, de savoir aimer, sans attendre en retour ?
"Savoir aimer"
"Sans rien attendre en retour"
"Ni égard ni grand amour"
"Pas même l'espoir"
"d'être aimé" Florent Pagny.
"Savoir aimer".
- Politiquement, ça se traduit comment ?
-"Savoir donner, donner sans reprendre."
"Ne rien faire qu'attendre." Difficile, hein ?
Mais écoutez la suite.
"Et se relever"
"Comme on renaît de ses cendres"
"Avec tant d'amour à revendre"
"Qu'on tire un trait sur son passé"
"Qu'on tire un trait"
"sur son passé"… Magnifique !
- J'appelle Bertagna. Je prends la température.
Musique rapide
---
- M. Carthaud ! Bonsoir !
Etes-vous venu parler
avec Véronique Bosso d'un éventuel accord ?
- Je viens la féliciter.
Ce qui est à gauche ne m'est pas étranger.
*Mme Bosso est en tête à gauche,
*rassemblons-nous autour d'elle,
*pour faire échec au RN.
*-Allez-vous fusionner ?
*-Oui, sans condition.
*Mme Bosso ne changera pas son programme.
*Je peux intégrer des candidats socialistes sur sa liste.
*Notre démarche est claire. *-Bravo, Pascal !
*-Félicitations, Véronique !
*-Je suis heureuse de t'accueillir dans l'aventure !
*-Je suis impatient. *-Je vais te présenter
*l'équipe. C'est une force dynamique qui se dégage.
*On est tous très gâtés. *-Ouais.
*-Je vais te présenter l'équipe, très jeune.
Musique intrigante
---
- Ça va ?
- Quand il est venu au meeting de Véro,
il était comme un homme en haillons, demandant l'asile.
- Rickwaert. J'ai toujours su - Qui ?
Que son air contrit était un masque. Il fait de l'entrisme
à Debout le Peuple. - Les infiltrés ne ressortent pas.
Pourquoi Rickwaert échapperait à la règle ?
- Carthaud s'est rallié à Véro, sans aucune condition.
Un ralliement total.
- Très bien. Les socialistes commencent à comprendre.
Bois ça. Faut dormir.
- Et si Balsan fait la même chose ?
Un ralliement sans condition ?
Que pourrais-je dire, à moins de passer encore
pour le sectaire de service.
- J'y crois pas une seconde. Mais admettons !
Balsan rapplique: tu gagnes la région.
- Pas moi: Rickwaert. Véronique Bosso.
Et s'il l'avait installée chez moi depuis le début ?
- Véro ? Une taupe ?
- Quand Dorendeu fait exploser le PS,
Rickwaert est K.O. Il semble fini, mais il est déjà
dans le coup d'après. Il place ses pions. Balsan
chez Dorendeu. Cartaud au PS. Véro à Debout le Peuple.
Il organise sa diaspora.
Les Hauts-de-France: sa terre promise.
- Ce serait… - Enorme, oui !
Mais il a déjà fait gagner
Laugier, Dorendeu, à la suite. Son talent tactique,
c'est… Il l'a élevé au rang d'art !
- T'es pas le dernier non plus.
- C'est seulement parce que j'y suis obligé.
C'est défensif. Lui, il en jouit !
- Une région, c'est des moyens.
- C'est un Etat dans l'Etat, oui. Il peut faire feu
sur le Quartier Général: moi. J'entends déjà leur musique.
Et son âge, on en parle ? Il serait capable
de me faire faire des primaires.
- Tu pourrais aussi te tromper. Parfois,
il t'arrive d'extrapoler un peu, non ?
- La paranoïa n'exclut pas la lucidité.
Jamais ils n'accosteront en terre promise. S'il me ramène
Balsan, je fais couler leur Exodus en pleine mer.
Musique intrigante
---
---
- Vous aviez un deal avec Carthaud.
Combien de conseillers régionaux on perdra à cause de toi ?
- Je suis un DLP. Je suis pas au PS.
Alors je fais ce qu'il y a de mieux pour moi.
- Ca t'excite d'enterrer tes anciens camarades ?
Philippe t'a conseillée ?
- C'est reparti !
- Il a pas rejoint Vidal, mais toi.
- Il a rejoint personne, il a rejoint Debout le Peuple
la seule force d'opposition de gauche.
Carthaud fait pareil en fusionnant avec nous.
Il soupire.
J'ai trahi personne. J'ai quitté
le parti sur des convictions, tu le sais. Je te demande pas
de me suivre, mais juste, accepte !
On est pas dans le même camp, mais on tente de faire bien.
C'est précieux, non ?
- Tu peux annuler la fusion avec Carthaud.
Amélie comprendra que c'était une initiative individuelle
et je sauve mon deal.
Ce que tu perds d'un côté, tu le gagnes de l'autre.
Tu peux faire ça pour moi ? - Ah non !
Bien sûr que non !
Non !
- Bon ! Basta ! Ca suffit ! Ca rime à rien !
- Attends ! Tu parles de politique ou de nous ?
- Les deux. Toi, Vidal, Philippe,
vous construisez
en me pissant dessus !
Il claque la porte.
Musique lente
---
- Pour éviter l'accord avec les Républicains,
il fallait avoir Carthaud. Philippe a été
plus habile que toi. - Il a négocié avant.
- Peu importe ! En politique, c'est pareil.
Alors, maintenant, quoi ?
Te retirer et laisser gagner Véronique Bosso et Vidal ?
- Non. Verdier, c'est la droite. Son arrière-grand-père
était au comité des… - Prends-le juste sur ta liste.
Il fait le plus gros effort.
- Fusionner avec la droite, c'est contre mes idées.
- Et faire barrage au Front National ?
- Je réfléchirai.
- Non, tu vas agir. Passe l'accord avec Verdier
et gagne. Toi seul peux stopper les populistes.
- Seul avec Verdier sur la liste.
- Elu, tu mèneras ta politique.
Il s'agit d'éviter une catastrophe.
On parle pas goûts et couleurs !
Philippe te harcèle, j'imagine ?
- Je lui réponds pas. - Réponds-lui
sur le terrain. Opération "Tous sur le pont".
Tractage dans 20 centres ville. Un message:
le vote utile, c'est Balsan.
Tu vas à Dunkerque, chez eux. Ca lui fera tout drôle.
Musique intrigante
---
- M. Bertagna.
Merci d'être venu jusqu'ici. - Je suis venu par politesse.
J'apprécie pas les cris d'orfraie de mon parti,
quand on dit votre nom.
Ca dispense d'arguments.
Quand la droite s'éloigne de la pensée, c'est toujours
une mauvaise nouvelle. - Tout à fait.
Comment avancent vos négociations avec la France Unie ?
- Ambiance de la technocratie arrogante.
- Pourquoi vous infliger ça ?
- Oui, je pourrais me présenter seul contre vous
mais je ne suis pas suicidaire.
- Fusionnons nos listes.
Nos convergences sont grandes.
- Vous me proposez de m'immoler.
Je serais mis au ban de mon parti.
- Votre parti est pris en étau entre Dorendeu et moi.
J'ai les valeurs, elle vous a pris l'économie.
- Ici, vous êtes 4e.
À ce rythme, vous allez finir comme des socialistes.
Il vous reste encore une chance.
- Et cautionner votre politique de fermeture ? Non, merci.
- Président de la région, vous appliqueriez votre politique.
- Vous accepteriez de renoncer à votre tête de liste ?
- Si nous fusionnons, oui.
- J'ai besoin de réfléchir. - Je vois pas en quoi.
Vous comprenez ce qui se passe ?
Il s'agit pas d'une chouquette.
Je vous laisse la tête de liste,
alors que je vous devance de 15 points.
Musique intrigante
---
- Education, culture, précarité de l'emploi.
Bonjour, madame.
Vous serez là dimanche ?
Il faut voter, dimanche. Bonjour, monsieur.
- Pas Dorendeu.
- Faut changer la région, faut agir !
- Verdier nous attend. - Bonjour.
Merci beaucoup. À dimanche.
Bonjour, monsieur. - Ça changera pas.
- Ça peut changer. - Bravo ! Faut pas
s'arrêter là ! - Merci.
- Dorendeu, au début, c'était la gauche arrogante.
Mais les réformes, elle fut courageuse. Finie,
la culture de la grève et de l'assistanat !
- On entre dans la 2e phase du quinquennat.
Avec la redistribution.
- Mais ouais ! Bien sûr, bien sûr !
- Ça veut dire quoi ? - La redistribution,
on se comprend: pipeau. J'ai toujours voté à droite.
Vous êtes le candidat de droite.
Bravo !
- Tu vois, la majorité silencieuse soutient les réformes.
- Toi, tu fermes ta gueule ! Vraiment, longtemps !
Musique lente
Merci.
Madame.
Musique intrigante
---
- Philippe veut te voir.
---
- Tu sais ce que je vais te demander.
Si tu retires pas ta liste, Véro gagnera pas.
- T'as rien d'autre à me dire ?
J'hallucine !
Tu me parles pas pendant un an,
je viens chez toi pour m'excuser, tu me jettes,
et rien ne s'est passé ? J'ai merdé, tu veux quoi de plus ?
- J'avais la haine. Désolé,
tu sais ce que c'est, la haine ?
Le dernier rempart du chagrin.
- Je vais pas retirer ma liste.
- T'as vu Verdier ?
- Pas encore.
- Je te connais: tu vas pas aller avec la droite.
- Non, mais y'a la jurisprudence Carthaud.
Je fusionne avec Véro sans condition de programme.
Pour Vidal, c'est une bonne prise.
Un ex-ministre qui allait céder au Dorendisme.
Ça lui plaira ! - Vidal est pas un problème.
Il vendrait sa mère pour la région.
- Le problème, c'est Thorigny.
Si j'annonce mon ralliement, il aura 24h
pour demander à mes colistiers de rallier LR.
Il est premier ministre: ils le suivront.
Si je fais pas d'annonce, qu'on dépose demain
notre liste fusionnée, à 17h59, je le nique.
- Impressionnant ! Un vrai coup de Baron Noir !
Mais tout ça, c'est de l'intendance.
Cyril, tu sais où je vais ?
- Ouais.
Et j'y crois.
En finale, tu seras contre Amélie.
Chalon, dans son ghetto de fachos, n'a aucune chance.
Reste Vidal.
Depuis le PS, c'était impossible.
Il fallait aller le chercher chez lui.
En réactivant la ligne républicaine, t'as un bon angle.
T'as un bon angle !
Avec les moyens d'une région…
- Pour aller où je vais, j'ai besoin de certitudes.
Vidal, Amélie, Chalon ont des paquebots.
Moi, j'ai un hors-bord. C'est plus maniable,
mais si mon copilote recommence ses conneries,
ça se renverse vite.
- Tu peux compter sur moi.
- Je suis content, Cyril.
- Fischtel tient à me faire découvrir
sa résidence du lac de Constance. J'ai vérifié
la qualité des eaux: la pollution y a augmenté.
L'argument pourrait porter. - C'est simple, hein !
- Ça a l'air très bien. - J'espère. Merde ! La vache !
- Vous inquiétez pas !
- C'était un peu lourd. Désolé.
- C'est pas grave. Je ferai tout réimprimer.
- Je suis mal. - Vous êtes toujours maladroit ?
- Oui, je suis champion du monde.
Vraiment. Je suis.… Bon…
À l'époque,
quand je terminais ma thèse, je suis allé au restaurant,
avant de présenter mon travail à mon directeur,
je m'installe à un bar,
comme celui-là, où on pouvait manger côte à côte.
Je commande un croque-monsieur.
Vous en avez sur la main ? - Non.
- Mon croque-monsieur arrive.
J'attaque. Mon couteau ripe.
Le croque-monsieur part sur le bar,
il glisse tout le long, et atterrit pile
dans la poche d'un monsieur qui mangeaait.
- Non, non. - Mais si !
Volontairement, j'aurais pas réussi.
Et ce monsieur était mon directeur de thèse.
- C'est pas vrai ! - Si. Grand dilemme : je lui dis
que mon croque-monsieur
est dans sa poche ? Ou je fais comme si de rien n'était ?
- Décision ?
- La lâcheté. Evidemment !
Donc je suis parti en douce,
on a eu rendez-vous une heure plus tard. Il avait
le croque-monsieur dans sa poche.
Et j'ai prié qu'il ne mette pas la main dedans.
- Et pourquoi avez-vous risqué de rapporter ce plat
sur la table ?
- C'est une bonne question.
C'est l'histoire de ma vie.
Déni ou défi. - Je vais me méfier de vous.
- C'est mieux de passer par Véro pour faire ton offre.
Appelle-la à 13h demain, elle sera avec Vidal.
Huile d'olive ? - Oui.
Je pensais appeler Vidal. - Non. Faut respecter les formes.
Parlez entre têtes de liste.
- Elle est au courant de rien ? - Elle est pas venue
chez Vidal pour faire la grenouille.
Elle y croit. Du poulet ?
- Au final, elle sera avec nous. C'est la famille. Kalhenberg,
l'abruti, l'a jetée hier.
- Non ! - Si ! Elle est hyper mal.
La porte s'ouvre.
Ma chérie ! - Bonsoir.
- Oh !
- Ça va ?
- Ça fait longtemps !
- Ouais !
- Ça va ? - Et toi ?
- Tu dînes avec nous ? - Ouais !
Musique lente
---
En anglais - Je ne vous comprends pas…
- On s'est quitté sur la "Françallemagne"
et vous revenez avec un programme
que même les Verts n'oseraient pas proposer !
C'est moi qui ne vous comprends plus.
- La Françallemagne est seulement le contenant.
Il nous faut du souffle, de l'espoir.
C'est le seul antidote au populisme.
Nos sociétés sont prêtes.
- Je ne vous connaissais pas cette fibre…
- Avant que le tuyau de mon évier ne m'explose à la figure,
je n'avais pas non plus la fibre bricoleuse.
C'est la nécessité qui nous oblige.
- OK, donc ciblons l'action climatique. C'est l'urgence.
On pourra débloquer des fonds
dans le cadre d'une coopération renforcée.
Regroupons nos budgets nationaux pour l'environnement.
C'est un premier pas, une direction donnée.
-Il faut mille milliards.
En affectant une part du "quantitative easing" de la BCE,
c'est possible.
- Il n'y aura jamais mille milliards de dettes supplémentaires,
jamais.
On l'a fait pour sauver les banques,
et nous n'avions pas le choix.
- La stabilité et la solidité de notre monnaie,
c'est le symbole de l'indépendance nationale de l'Allemagne.
La marque de notre souveraineté.
C'est l'équivalent de votre bombe atomique.
Vous renonceriez à la dissuasion nucléaire
pour quelque raison que ce soit ?
Je ne vous le conseillerais pas.
Vos électeurs vous puniraient de la plus expéditive des manières.
Je suis désolé, Amélie.
Musique intrigante
- Amélie, PACA,
t'es au courant ? *-Quoi, PACA ?
- C'est catastrophique.
*Chalon et Bertagna vont voter leur liste,
*sur une proposition de fusion LR - RN, où Bertagna
*aurait la tête de liste.
Le 1er ministre craint le même schéma
dans les Hauts-de-France. Vu le manque de bonne volonté
de Balsan dans ses discussions avec la droite,
*le 1er ministre te suggère d'appeler Balsan.
*Sonnerie
*---
- Ça va ?
- Oui, ça va.
- On arrive chez Michel.
- Oh merde !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'y'a ?
- J'ai oublié de donner à Didier le pouvoir que j'ai signé
pour qu'il dépose la liste à la préfecture avant 18h.
Sandra ? J'ai laissé un papier signé
pour Didier, il le sait. Sur mon bureau. Tu peux lui donner
maintenant ? C'est important. OK, merci.
- C'est quoi, cette histoire de pouvoir ?
C'est à toi de déposer ta liste. - Michel
m'a appelée
pour que je le fasse. - Pourquoi ? On sera
rentrés avant 18h. - Pas de souci. Il m'a raconté
l'anecdote de la législative en 2002, l'A3 bouclée.
Un accident, tout était bouché.
Il a cru ne jamais s'en sortir.
Il est arrivé à la préf une minute avant l'heure.
- Didier, c'est Rufard, ton 4e de liste ?
Et s'il merde ? - Comment ça ?
- On sait jamais ! Il peut planter le truc.
Il dépose une autre liste. N'importe quoi !
Ça peut être une taupe !
- Il milite avec Michel depuis 30 ans.
Ils étaient ensemble au PCI.
- Il était comment Michel, au téléphone ?
- Il était normal, sympa. Tout va bien, Philippe.
- Attends, attends.
2002, t'as dit ?
- De quoi ?
- Sa législative. En 2002, il était sénateur.
- J'ai dû me gourer, OK ? On s'en fout !
Musique intrigante
---
- Je sais, Mme la Présidente.
- Tu sais, mais tu ne le fais pas.
- Thorigny caricature. J'ai eu une urgence.
- C'est moi qui te parle. Il est 14h. À 15h,
*ce soit réglé. Appelle Verdier.
Musique intrigante *On est d'accord, Cyril ?
*Cyril ?
- Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe. Je l'appelle.
Au revoir, Mme la Présidente.
---
*Sonnerie
- Camille Borge, Pierrot Tamoutchi.
Dorothée Boissier.
Arthaud Ronald. C'est qui ?
Galibert a pas déserté chez Dorendeu ?
Rassure-moi, Pascal, t'es pas
en train de nous ramener les droitiers patentés
de ton radeau de la méduse ? Ah ! Lorenzo, c'est non.
Il m'a presque traité d'assassin
au congrès de Valence. Je règle pas de comptes,
mais quand même !
- Les toilettes ? - Rez-de-chaussée, à gauche.
Musique intrigante Liliane Benoît.
Liliane Benoît, c'est…
---
*Sonnerie
*-Vous êtes sur le répondeur… - Oh ! Putain !
---
---
*-Vous êtes sur le répondeur… - Putain !
---
Putain, putain.
- Très bien.
Oui, oui.
Cyril ? Je suis très heureuse que tu me dises ça.
- Bernard Chevraiment…
- C'était Cyril Balsan.
- Tiens donc ! Que veut ce Balsan ?
- Une fusion sans condition de programme.
Il nous propose 15 noms à intégrer.
Que des associatifs. Pas de France Unie.
Il précise que lui-même quittera son parti.
- Pascal, peux-tu nous laisser,
qu'on en discute entre DLP ?
Va te servir dans les bibliothèques.
- T'en penses quoi ?
- C'est Véronique la tête de liste. Véro ?
- Je suis partante, a priori !
- À priori ? - La fusion des listes
nous garantit la victoire.
Cyril veut contrer le FN.
Si on refuse, il ira à droite.
- La fusion peut aussi pousser
la droite vers le FN, comme en PACA.
- On déposerait la liste au dernier moment, à 18h.
Cyril prend des risques. Si on le rejette,
il peut aller à droite.
- Ca se tient ? - Ce serait une faute.
Pardon, Véro ! Tu veux
gagner la région, normal. J'en serais ravi.
Mais pas si ça plante Michel à la présidentielle.
- En gagnant la région ?
- En se liant avec un ancien ministre de Thorigny.
Balsan, c'est la droite. Debout le Peuple remplacera le PS.
À gauche dans les mots, mais dans les tambouilles
électorales pour gagner des élus. Les gens savent
que ça finit en trahison.
- Philippe, et si Véro n'avait pas complètement tort ?
- Michel, t'as raté 2 fois le coche.
Je veux pas t'aider à être un serial loser.
Tu y arrivais très bien tout seul.
- Devenir le pôle de rassemblement contre l'extrême-droite,
ça peut me faire gagner.
- Balsan veut bloquer le FN. Il retire sa liste, et on gagne.
Pas de fusion avec les girouettes.
Ce mec sera ton boulet. Ca brouillera ton image.
Tu récupèreras pas les prolos
qui s'abstiennent, ni ceux passés au Front.
Faut rappeler Balsan, qu'il se retire. Point !
Pourquoi en discuter ?
Musique lente
---
- C'est bien, ça me plaît. Appelle-le.
Musique intrigante
---
- On peut se voir plus tard.
- Vous avez suivi Chalon ? - Chalon ?
- En PACA. Les troupes des Républicains dans le Sud
fusionnent avec le Rassemblement National.
Chalon ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
Maintenant que le tabou est brisé, il réussira son OPA
sur la droite. Il veut sa revanche contre moi.
Je parierais sur sa victoire.
J'ai repensé à votre histoire de militaire,
pour la Françallemagne.
- Un bel exemple de realpolitik.
Fischtel refuse toute dette supplémentaire,
donc conservons un embryon de Françallemagne.
- Non. Fischtel a dit:
"C'est comme si vous renonciez à votre dissuasion nucléaire."
Je lui ai envoyé un message.
Depuis, on s'arrête plus.
Je lui ai proposé de partager notre siège permanent
à l'ONU.
- Au conseil de sécurité ?
- Oui. La concession est d'importance.
Musique intrigante
---
- On le fera payer au centuple. On va le défoncer !
- Retirer ma liste. Tu te rends compte ?
Je suis où, moi, après ça ? Je suis nulle part.
Je suis un traitre pour DLP et France Unie.
- Mais tu trahis pas tes convictions.
Je sais que c'est dur.
Mais grâce à ton retrait, on préserve l'essentiel.
Véro à la région. Notre arme pour la présidentielle.
- Attends…
Pourquoi on lui demande pas de le faire ?
- À qui ? - À Véro ! Il est 17h. Elle dépose
notre liste fusionnée. - Dans le dos de Vidal ?
- On lui explique, elle comprendra.
- En une heure ?
C'est trop tôt pour qu'elle sorte de son délire.
- C'est la famille, non ?
- Vidal lui a fait signer un pouvoir
pour le dépôt de sa liste: j'ai dû te lâcher.
Vidal avait tout compris et a tenté de nous piéger.
J'avais pas le choix. On finira par retourner Véro.
Ce sera grâce à ton geste de ce soir !
Grâce à ta classe !
Ton retrait est pas un sacrifice, mais le début d'un chemin
vers l'Elysée. C'est un repli tactique.
Tu te retires pour assurer la victoire de Véro.
Musique intrigante Tu romps avec la France Unie.
On orchestre le rapprochement. Dans un an, t'es chez nous.
Entretemps, on aura retourné Véro.
---
- Cyril Balsan va parler.
Brouhaha
- Cyril va parler. *-Bonjour à tous.
- AH ! ÇA Y EST !
*-Il est 18h. En conscience, pour faire barrage
*à l'extrême-droite,
*je n'ai pas déposé la liste France Unie…
Applaudissements - YEAH !
- C'est le meilleur d'entre nous.
- On entend rien ! - On t'a assez vu !
*-Et voici quelques mots plus personnels:
J'ai décidé, dès après cette allocution,
de quitter définitivement la vie politique.
- Quelle bonne idée !
- Balsan, dégage ! - BALSAN, DEGAGE !
BALSAN, DEGAGE !
*-Vous allez continuer,
*car les vies militantes sont de belles vies.
- BALSAN, DEGAGE !
BALSAN, DEGAGE !
- Bon ! Fermez vos gueules !
*-Ne répétez pas les erreurs
que, moi, j'ai commises. S'engager. Oui.
Toujours pour des idées, jamais pour des personnes.
- Ni lâche ! - Ni pouffiasse ! On t'a assez vu !
- Fermez tous bien vos gueules !
*-Il n'y a pas de sauveur suprême. Ni Dieu, ni César,
*ni tribun.
Ces mots-là, ne les oubliez jamais.
Vous, les idéalistes,
les militants, les engagés.
Vous, les petites mains,
les colleurs d'affiches, les envoyeurs de mails.
Vous, les diffuseurs de tracts et les porte-à-porteurs.
*Souvenez-vous toujours du 1er jour
*où vous avez poussé
*la porte d'un local, en demandant: "Je peux aider ?"
Musique classique
*Souvenez-vous de qui vous étiez alors.
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Et restez les mêmes.
---
Restez les mêmes.
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*-M. BALSAN !
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