All language subtitles for The Great Flamarion (1945) - Anthony Mann - DVDRip XviD

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Original subtitles

LA CIBLE VIVANTE

- On a cri�! - Y a un bless�?

- J'ai entendu tirer. - Moi aussi.

- Le public s'inqui�te. - Tony s'en occupe.

Tout va bien. Ne vous affolez pas.

Continuez � jouer. Musique!

Je m'en charge. Musique!

Je file!

Tu ne peux pas partir. Non! Ca venait d'o�?

O� est Eddy? O� est Connie?

Mesdames et messieurs, silence, je vous prie!

Nous devons, h�las, interrompre le spectacle

en raison d'un incident, mais il n'y a pas lieu de s'inqui�ter.

Veuillez sortir dans le calme, on vous remboursera.

Ne quittez pas les lieux. Vous allez �tre interrog�s.

Dites la v�rit�, ce sera plus simple.

Vous avez eu des mots avec votre femme ce soir, non?

- On s'est disput�s. - Et �a s'est fini par un meurtre.

Je vous l'ai dit, je n'y suis pour rien.

- Vous voulez que j'avale �a? - On s'est disput�s, c'est tout!

Ca arrive, dans un couple.

Cette fois c'�tait plus qu'une dispute.

Vous n'avez donc pas de coeur, on vient de tuer ma femme!

C'�tait sous le sofa. Il manque 4 balles.

Il y en a 2 dans le mur.

Et s�rement 2 dans le corps.

Pauvre Eddy! C'est bien dommage!

En 17 ans de boulot, je n'avais jamais vu plus beau sourire.

- Et d'une gentillesse! - Ben voyons!

Quand on travaillait avec elle, j'avais toujours un oeil sur Sam.

Hier soir, elle voulait que je r�pare sa lampe...

� pr�sent, elle est �teinte � toutjamais.

Ce sont toujours les meilleurs qui trinquent.

Rappelez le commissariat. Je veux tout le monde sur sc�ne.

Tout le monde sur sc�ne.

- Ca simplifie l'affaire. - Quoi?

Regardez �a!

- Vous ne l'aviez jamais vu? - Exact.

Il �tait dans votre loge. Vous l'avez tu� avec �a, pas vrai?

J'aimais ma femme. On ne tue pas celle qu'on aime.

Faites venir les autres.

Rosita s'est �vanouie. Je vous les am�ne tout de suite.

- Profession? - Artiste, Monsieur.

Je suis...

- Je saute dans un tonneau. - Dr�le de m�tier!

- Nom. - Sam et Sally Hampton.

- Les rois du rire, pas vrai? - Tout � fait!

- Que savez-vous du meurtre? - Rien, Inspecteur.

De notre loge, on n'a rien vu, rien entendu, on ne sait rien. Pas vrai?

- Vous la connaissiez? - Oui, vous voulez mon avis?

- Elle l'a cherch�, pas vrai. - Pas du tout!

On l'a �trangl�e.

On ne lui a pas tir� dessus, elle a �t� �trangl�e.

Etrangl�e? Je ne peux pas le croire.

Vous �tes bien le seul.

Emmenez-le au poste pour l'interroger.

Je regrette d'avoir �t� ici ce soir.

- C'�tait affreux. - Ouais! C'est ce que je disais...

En coulisse, en une soir�e, on peut vivre toute une vie.

Une cigogne a failli rattraper la femme de John...

- Et ce soir... - Je ne veux m�me pas y penser.

Ces cris! J'aurais d� m'en inqui�ter plus t�t.

Vous avez d� en voir de belles depuis le temps.

Tous les jours! C'est pourquoi je dis que ce type avait raison...

La vie est une sc�ne de th��tre sur laquelle nous jouons tous.

Mais certains sont en haut de l'affiche!

On ne sait pas quand �a finit.

C'est mieux ainsi.

Je ferais bien de finir mon boulot.

N'oubliez pas d'�teindre en partant.

Qui est l�-haut?

Qui �tes-vous?

Je vous ai d�j� vu, j'en suis certain.

Vous �tes Flamarion, le Grand Flamarion.

- Le Grand Flamarion... - C'est moi, Tony, le clown.

On �tait � Pittsburgh. Vous vous souvenez de moi?

A boire!

Vous �tes bless�. J'appelle un m�decin.

- Non, pas �a. - Mais vous risquez de mourir.

- J'esp�re bien... - Non, personne ne veut mourir.

- Moi, si. - Pourquoi?

Parce que j'ai tu� Connie.

Vous?

Elle m'a tir� dessus etje l'ai �trangl�e.

Ils ont embarqu� son mari.

Dites-leur qu'il est innocent.

Mieux vaut que vous leur parliez.

Je vais leur dire de venir.

Inutile. Je serai mort avant qu'ils n'arrivent.

Mais avant de mourir...

Je veux vous dire pourquoi je l'ai tu�e.

Allez-y, parlez.

Tout a commenc� � Pittsburgh.

Vous vous souvenez de mon num�ro

et de mes deux partenaires, Connie et Al Wallace?

Allez, un petit rappel avant qu'ils ne cassent les si�ges.

Qu'ils les cassent!

Vous �tiez d�cal�. Vous �tiez juste dans ma ligne de mire...

- D�sol�, patron. - Je sais pourquoi.

- Un verre ne peut... - Ca peut causer un accident.

J'ai enti�re confiance en vous... Ca n'arrivera plus.

Celui qui ne respecte pas mes r�gles ne reste pas avec moi.

- Je regrette ce qui s'est pass�. - Moi aussi.

Ca n'arrivera plus, promis!

Ce n'est pas � vous de dire �a.

Il fera ce que je dis.

Monsieur Flamarion,

vous pourrez toujours avoir confiance en moi.

Vous ne savez pas � quel point �a compte pour moi.

Ce qui m'int�resse c'est mon num�ro.

Moi aussi.

C'est gr�ce au th��tre et � vous que ma vie est supportable.

Sinon, peu m'importerait de mourir.

Vos �motions ne m'int�ressent nullement.

Je le dis une fois pour toutes: Encore une erreur et vous partez.

Quand j'avais engag� Connie et son mari, Al, 6 mois plus t�t,

ils avaient un num�ro de danse minable.

J'avais toujours cru qu'ils formaient un couple sans histoires.

Tu vas arr�ter �a, poivrot! Tu as entendu Flamarion.

Si tu aimes dormir sur un banc, moi pas!

Ca nuirait � ton image de marque?

Encore une comme �a, et ton compte est bon.

Ne le prends pas sur ce ton la!

Tu l'as cherch�.

Tu ne peux pas �tre � jeun juste pour le num�ro?

Le dernier des cr�tins pourrait le faire.

Je suis un cr�tin! Tu ne disais pas �a...

en achetant nos alliances.

T'avais peur que je me d�bine?

On ne va pas remettre �a.

- C'est facile de... - Ah, pas �a non plus!

Ne crois surtout pas que je te laisserai partir.

T�t ou tard je te quitterai.

Tu r�ves!

Voyons voir... L'affaire de la bague de diamants � Memphis

int�resse toujours l'assurance.

Et le type que tu as arnaqu� � Salt Lake City

adorerait savoir o� tu es.

Et le pr�sident de la banque � Des Moines...

Qu'est il advenu de ses titres?

Je n'ai appris tout �a qu'apr�s t'avoir �pous�e.

Je ne crois pas que tu me quitteras.

Pas avant que je ne te laisse partir.

Mon amour,

tu gaspilles un temps pr�cieux sur ton triste pass�.

- Ca ne t'int�resse pas? - Non.

Seul ce soir m'int�resse.

- Tu vas quelque part? - Bien s�r...

Je rentre chez moi avec mon mari.

Quoi que tu fasses, tu es la seule qui compte.

M�me si je le voulais, je ne pourrais pas me passer de toi.

Il faudrait �tre idiot ou mort pour ne pas t'aimer.

Je menais une vie solitaire.

Je n'avais pas d'amis.

Je n'aimais pas les gens et les gens ne m'aimaient pas.

Je ne buvais, ni ne fumais.

Je partais juste apr�s le spectacle.

Je m'entra�nais pendant des heures � cause de mes yeux.

Cet apr�s-midi-l� mon programme fut interrompu...

par une visite inattendue.

- Qui est l�? - C'est moi, Connie.

Je suis occup�, on se verra au th��tre.

Je dois vous parler.

- Vous ne savez pas lire? - C'est tr�s important.

J'ai d�couvert pourquoi Al boit.

Peu m'importe! Ca nuit au num�ro, c'est tout.

Ca vous concerne. Il estjaloux de vous.

Ridicule! Parce que je suis c�l�bre et qu'il n'est rien?

Est-ce ma faute si c'est un ivrogne sans ambition ni talent?

- J'ai travaill� dur pour r�ussir. - Il le sait bien.

- Il n'y a pas que le th��tre. - Quoi?

II sait ce que je ressens pour vous.

Ce que vous ressentez pour moi? Je suis satisfait de votre travail...

Vous entra�nez vos yeux pendant des heures, mais vous �tes aveugle.

1740 Ca devait arriver.

Je regrette que mon mari ait compris avant vous.

Je ne comprends pas.

Imaginez mon �moi chaque soir. Musique! Le num�ro commence,

je suis comme un pantin.

- Puis, vous entrez et tout s'anime. - Au fait!

Quel �moi d'�tre devant l'homme dont d�pend ma vie.

Inutile d'avoir peur.

C'est une �trange sensation... Votre regard,

assur� et p�n�trant, se pose sur moi.

Vous tirez et la balle fend air.

Je ferme les yeux, je sens la balle, une bretelle tombe.

Je me dis que c'est votre main.

Chaque balle est une caresse.

Vous comprenez?

Madame Wallace, je dois chercher 2 nouveaux partenaires.

- Non, je vous en prie. - Je n'ai pas le choix.

Nous arr�tons donc ce soir, vous irez seul � San Francisco.

On verra comment vous ferez sans nous.

Attendez!

Comme il m'est impossible de vous remplacer au pied lev�,

je fermerai les yeux l�-dessus...

- Vous pouvez m'accompagner. - Merci, Flamarion, merci.

Elle commen�a ainsi,

ce furent l� les premi�res approches.

Je ne savais pas ce qui allait suivre.

J'attends depuis une demi-heure. Je commen�ais � d�sesp�rer.

Comment �tes-vous entr�e?

Vous ne pr�f�rez pas le pourquoi au comment?

- Je ne m'int�resse pas... - A moi... Oui, je sais!

- Mme Wallace, veuillez sortir. - Fermez la porte.

- Je ne vois pas pourquoi. - Je vous en prie, Flamarion.

Je sais tout sur Alma.

Comment �a?

- Vous avez fouill� ma valise. - Vous �tes humain.

Mon amour, je ne l'ai pas fait avec de mauvaises intentions.

Je suis amoureuse, etje veux savoir pourquoi vous avez peur de moi.

Je n'ai peur de personne.

Oh que si! De votre coeur.

Il n'y aura plus de femme dans ma vie.

Ridicule! Pour une d�ception!

Encore une fois, sortez!

II fallait que je vous voie. Al m'a battue.

Vos probl�mes domestiques ne m'int�ressent pas.

Vous ne me croyez pas!

- Besoin de preuves? Voil�! - Peu importe, sortez!

Qu'�tes vous? N'avez-vous aucun sentiment?

II n'y a que le travail pour vous?

Je ne vous int�resse pas?

Je pensais avoir �t� clair. On travaille ensemble, c'est tout.

Vous ne pouvez me jeter dehors, je ne sais o� aller.

- Al est ivre mort, si j'y vais... - On vous trouvera une couchette.

- Le train est complet. - Je m'en moque.

Vraiment? Quand �a ne va pas, je pense � vous, �a vous est �gal?

- Ne parlez pas comme �a! - C'est ainsi et �a vous concerne.

Al boit parce que...

parce qu'il sait que je vous aime.

Le d�bat est clos.

Vous partirez apr�s le spectacle de San Francisco.

C'est si facile! Je suis sinc�re et voil� ma r�compense.

- On est vir�s. - Exactement.

Rideau pour les Wallace.

Et c'est moi qui aurai l'honneur d'annoncer la bonne nouvelle � Al?

Ca va �tre comme avant. Le plus dr�le, c'est que je m'en fous!

Et vous non plus, pas vrai?

- Je me sens responsable. - Laissez-moi rester ici.

C'est curieux. Ca doit arriver un jour ou l'autre.

Ce n'est pas dr�le d'ouvrir son coeur et de le voir pi�tin�.

- Merci pour la le�on. - C'est bon...

Vous pouvez rester.

Vous savez quoi... Je sais ce qui cloche chez vous:

Vous dormez!

Ceci vous r�veillera peut-�tre.

Ca m'a frapp� comme la foudre.

En 15 ans,

depuis mon histoire avec Alma et mon renvoi de l'arm�e,

je n'avais pas �t� si pr�s d'une femme.

Il �tait �vident que ce n'�tait pas une femme pour moi.

Il devait y avoir autre chose derri�re �a.

Pendant les 3 jours que dura le voyage,

elle ne retourna pas aupr�s de son mari.

Il devait �tre trop saoul pour s'en soucier...

Une nouvelle vie semblait alors d�buter.

En fait, c'�tait le commencement de la fin.

- Puis-je servir? - Non, j'attends une dame.

C'est une occasion tr�s sp�ciale.

Vous vous souvenez, dans le train vous aviez dit:

"Je commen�ais � d�sesp�rer"?

Des orchid�es et du champagne. Vous pensez � tout!

Je tremble.

Vous �tiez s�r de vous pendant le num�ro.

Je n'�tais pas l� � vous attendre.

J'adore vos mains.

J'ai une surprise.

Un cadeau!

J'esp�re que �a vous plaira. En 15 ans, je n'ai rien offert � une femme.

Flamarion, c'est superbe!

Je l'ai achet� parce que je vous imagine dedans.

Vous me verrez avec, mais gardez-le-moi.

Al saura que c'est bien trop cher pour ma bourse.

Il boit de plus en plus. Ca me pr�occupe.

A Pittsburgh, je l'avais constamment � l'oeil.

Oui, je sais, une erreur...

Une erreur grave de sa part pourrait �tre fatale.

- J'ai peur rien que d'y penser. - C'est � lui d'y penser.

Sait-il que je le garde uniquement � cause de vous?

Pour m'avoir, il faut le garder.

C'est moi qui fait bouillir la marmite.

Peut-�tre que si je lui parlais...

- Si je lui parlais de nous deux... - Ca envenimerait la situation.

Nous sommes ensemble, aujourd'hui, demain...

et tous les autres lendemains.

Laissez-moi faire. J'arrangerai tout cela.

Ca avait l'air si merveilleux, si convaincant.

Je l'ai crue parce que je voulais la croire.

Mais j'ignorais alors l'existence

de l'acrobate � bicyclette.

Il �taitjeune et beau.

Viens par ici. Tu sais quoi?

Tu es plus beau que jamais. Pourquoi n'as tu pas �crit?

Je fais mes commissions en personne.

- Tu restes longtemps? - 15 jours.

Moi aussi.

Apr�s on sera encore s�par�s.

On va � Los Angeles, si tu pouvais...

Je ferai de mon mieux.

C'est � moi. On se voit apr�s.

Non, h�las, Al est comme fou.

Demain, le petit caf� au coin de la rue.

- Bonsoir. - Quoi de neuf, Clio?

Rien. Tu t'amuses toujours � collectionner les hommes?

Tu connais mieux?

Les chiens. On n'attend pas qu'ils rentrent!

- Ils ont de la classe? - G�nial, tu trouves pas?

- Oui, c'est un bon num�ro. - C'est s�r!

Salut, Maestro, comment �a va?

Ses parents devaient adorer les enfants.

- C'est un chic type. - Juste un peu bizarre.

Si tu veux. Pour moi c'est un ours mal l�ch�.

Au boulot. A plus tard, Clio.

Attention aux balles!

T'inqui�te pas. Flamarion sait ce qu'il fait.

Et moi pas?

C'est pour �a que je pr�f�re les chiens.

- Vous aimez? - Beaucoup.

Et moi, vous m'aimez aussi un peu?

Connie, il faut qu'on parle d'AI.

J'ai pens� � un arrangement financier.

Il d�pensera tout et puis, plus de fric, plus de femme, plus de boulot.

Il n'acceptera jamais.

Je veux qu'on ait une nouvelle vie.

Ca serait merveilleux,

- mais ce n'est pas r�alisable. - Ca doit se r�aliser.

Vous en �tes fier, non?

C'�taient mes seuls amis avant vous.

- Je compte autant qu'eux? - Baissez �a, c'est dangereux.

Vous �tes � ma place. Et si j'avais aussi peu confiance en vous?

Ma vie est entre vos mains.

C'est pour �a qu'on appartient l'un � l'autre � toutjamais.

Je n'imagine pas l'avenir sans vous.

La nuitje ne dors pas. Je pense � l'avenir,

� notre avenir.

La nuit derni�re, j'ai r�v� de nous trois.

On �tait sur sc�ne, vous, Al et moi.

Al �tait devant la glace, et vous avez rat� la cible.

Je ne rate jamais.

Je le sais, mais Al �tait ivre. C'�tait un accident.

Ce n'�tait qu'un r�ve!

Je peux vous parler?

C'est bon, allez-y!

Asseyez-vous.

Aucun de mes avertissements n'a port� ses fruits.

- Vous buvez toujours. - Je sais ce que j'ai � faire.

Ne comprenez-vous pas qu'une fois sur sc�ne,

vous �tes une cible vivante que je dois �viter?

Je l'ai toujours su.

Laissez-moi vous aider.

- M'aider? - Vous pr�ter de l'argent.

Pourquoi? Les affaires marchent, non?

L'oseille tombe r�guli�rement.

Mais un peu d'argent en plus serait le bienvenu.

Vous n'�tes peut-�tre pas fait pour ce genre de m�tier, Al...

- Si vous retourniez � la danse? - Faut du fric!

Je m'en occupe.

Je ne comprends pas.

Vous payeriez pour que Connie et moi, nous reprenions la danse?

Je n'ai pas parl� de votre femme.

Pas question!

A pr�sent, je sais ce que vous voulez faire et pourquoi.

Connie vous a fait le coup. Elle s'en sortira pas comme �a.

A la vie ou � la mort, les Wallace sont ins�parables.

- Plus que 15 minutes! - Merci.

Je vais me maquiller. Ce que j'ai dit tient toujours.

On est ins�parables! N'essayez plus de r�gir notre vie!

Al �tait devant la glace et vous avez rat� la cible...

et vous avez rat� la cible.

Quelle mouche te pique?

J'en ai ma claque de ce type.

C'est r�ciproque, pas vrai?

- Qu'y a-t-il entre toi et lui? - Moi et Flamarion?

Ne sois pas stupide! V�nus le laisserait froid, sauf si elle a un revolver.

Il m'a fait tout un discours pour que je quitte le num�ro,

et qu'il te garde en �change d'un peu de fric.

- Tu plaisantes! - En ai-je l'air?

Quel culot! Essayer de r�gir notre vie.

Pr�textant que c'est pour mon bien!

C'est d�gueulasse!

S'immiscer ainsi dans notre couple!

Quelle bassesse! T'offrir de l'argent!

Je ne sais pas ce qui m'a retenu de le frapper.

Ch�ri, sais-tu ce qu'on va faire? On va l�cher le num�ro.

Mais nous n'avons pas d'argent. On ne peut pas...

Je ne veux plus travailler avec lui.

Tu m'�tonnes. N'as tu donc plus de fiert�?

Si, mais sans ce salaire, nous ne pourrons pas vivre.

T'inqui�te pas, on retrouvera vite du travail.

T'es une dr�le de fille.

Je peux te le dire, j'avais tout faux.

Qu'avais-tu imagin�?

J'en sais rien, j'ai cru que tu allais me quitter.

Cette nuit-l�, je l'attendais comme d'habitude,

mais elle ne vint pas.

Je ne tenais plus en place...

Les heures s'�coulaient lentement,

et dans ma t�te ce terrible refrain

revenait inlassablement:

Al �tait devant la glace

et vous avez rat� la cible...

et vous avez rat� la cible...

J'�tais obs�d�, poss�d�.

Tu t'es arrang� pour Los Angeles?

J'ai une tourn�e en Am�rique Centrale.

Je ne te laisserai pas signer.

On est des salauds. Al est un chic type.

Et nous on se cache.

On n'est pas oblig�. Ca ne changerait rien s'il savait.

Je n'arrive pas � le croire.

Avec toi c'est tout ou rien?

Oui, c'est pour �a que je vais accepter la tourn�e.

On ne se verra pas pendant un an.

Comme �a, je t'oublierai peut-�tre.

M'oublier, c'est ce que tu veux?

Ca sera difficile, mais c'est la seule solution, �a ne peut durer ainsi,

- donc va pour l'Am�rique Centrale. - Je t'en prie, ne signe pas encore.

J'ai une id�e.

Laisse-moi voir si �a marche.

Je les connais tes id�es!

Certaines sont bonnes...

Voici Al.

M�me compl�tement saoul, il trouve le chemin des bars.

- Dois-je? - Reste l�, je m'en charge.

Par ici!

- Que fais-tu ici? - Je t'attendais.

Je pensais pouvoir t'emp�cher de boire.

Eddy m'a offert un verre. Y a un probl�me?

- Je te cherchais, j'ai besoin de fric. - Je n'ai rien.

- Qu'en as-tu fais? - Qu'en ai-je fais?

Combien crois-tu qu'il reste apr�s toutes tes d�penses?

Arr�te tes sermons!

- Demande-leur ce qu'ils veulent. - La m�me chose.

Un double plut�t. Je suis press�.

Tu as beau boire vite,

ils le fabriquent plus vite encore.

La semaine prochaine, mes nuits en plus pour le faire.

Un jour, tu feras �a et tu n'auras plus de bras.

J'ai mieux � faire que de te regarder t'enivrer.

Merci pour le verre. A plus tard.

Tu bois beaucoup, pas vrai?

Tu vas pas t'y mettre aussi.

Fais ce que tu veux de ta vie.

Ecoute Eddy...

Tu sais pourquoi je bois? Je vais te le dire.

C'est elle... Connie.

Elle me rend marteau. J'ignore ce qu'elle veut.

Que veux-tu dire?

Je ne pas peux en parler.

C'est une question d'honneur.

Mais si elle n'arr�te pas, son cirque, je vais...

Tu as raison, tu ne devrais pas m'en parler.

Ni � qui que ce soit. Ca ne regarde que vous.

A plus tard.

Eddy, tu veux me d�panner jusqu'� mardi?

Bien s�r.

Merci.

Je t'offre un verre?

Non merci, � plus tard.

La reine du revolver... O� �tiez-vous pass�e?

Al se m�fiait, impossible de venir plus t�t.

Je m'inqui�tais pour vous.

On doit �tre prudent.

Al a chang� depuis votre conversation, il est nerveux.

- Je devais le faire. - Bien s�r,

mais �a rend les choses plus difficiles pour nous.

Comment?

Al m'oblige � arr�ter.

Je lui ferai changer d'avis.

Personne ne fait changer Al Wallace d'avis.

Il ne revientjamais sur une d�cision, ce qui signifie

que je ne vous reverrai plus, orje ne peux vivre sans vous.

Ca n'arrivera pas.

Vous avez trouvez une solution?

J'annulerai mes contrats, on quittera le pays.

Il nous retrouvera.

Vous n'aimez pas qu'on en parle...

mais l'histoire se r�p�te.

Celle que vous aimiez vous a trahi, mais moi, je suis honn�te,

Malheureusement pour moi! Je ne vous laisserai pas faire.

J'ai r�fl�chi.

Moi aussi.

On n'a aucune chance.

Il y en a une... comme vous l'avez dit.

- Comme je l'ai dit? - Votre r�ve.

J'ai fait le m�me. Al �tait saoul.

Al �tait devant la glace etj'ai rat�...

- ma cible. - Ne dites jamais �a!

Comme dans votre r�ve.

- C'�tait quand? - Demain, en matin�e.

Non... samedi soir.

Tout le monde est d�tendu.

Je suis s�re que Al sera saoul, absolument s�re.

Il ne reste plus qu'� trouver le bon moment.

- Qu'y a-t-il? - O� est Connie?

Je ne sais pas.

Je l'ai cherch�e � travers l'h�tel. J'ai besoin d'argent.

Vous �tes d�j� ivre.

Et alors? Que faire d'autre?

Mon offre tient toujours.

- Je peux vous trouver du travail. - Je ne laisserai pas Connie.

Vous la poussez � s'�Ioigner.

Je saurais la r�cup�rer. Vous en faites pas.

Vous pouvez me pr�ter 10 dollars, patron?

100 dollars! J'ai pas de monnaie.

C'est bon, je vous fais confiance.

Moi aussi.

Vous �tes mon ami. C'est ce que je dis tous les soirs.

On prend un verre?

Une cigarette pour f�ter �a?

Je ne fume jamais. Bonne nuit!

De la monnaie.

Monnaie.

Pourquoi m'as tu r�veill� en pleine nuit?

II fallait que je te voie. Tout s'arrange.

- Comment �a? - Pas de questions, ob�is-moi.

Appelle ton agent, dis-lui que tu es partant.

Je ne comprends pas. Tu voulais pas que je parte.

J'ai chang� d'avis carje pars avec toi.

- Avec moi? Et Al? - Al est fini.

Je pars pour de bon. C'est d�finitif.

- Al te laissera pas partir. - Oh que si!

J'ai d�couvert un truc ce soir.

Peu importe ce que c'�tait, mais

j'en sais suffisamment sur lui pour que, quand mon avocat le contacte,

il ne puisse m'emp�cher de partir.

- C'est du chantage! - Et alors?

Et lui? II me maltraite, me vole mon argent, il m'a forc�e �...

Attends un peu!

Tu t'inqui�tes pour Al ou pour moi?

Comme si tu ne savais pas!

Alors agis en cons�quence...

Je croyais que le so�lard, c'�tait moi.

Je suis nerveuse, J'ai cru que �a me calmerait.

Tu t'en fais parce qu'on s'en va?

Ai-je eu raison de le faire?

Bien s�r que oui!

Quand on sera loin d'ici, tout ira beaucoup mieux.

Y a de quoi faire.

Je pense que tu sais pourquoi j'agis ainsi.

Je suis jaloux, une fois loin de Flamarion,

tout redeviendra comme au d�but.

Tu as raison.

Je sais que �a a �t� dur, mais au moins on �tait ensemble.

Qu'est-ce que tu fais? Tu deviens sentimental?

J'ai peut-�tre une dr�le de fa�on de le montrer...

mais je suis toujours aussi fou de toi.

T'es vraiment gentil. Tu as peut-�tre raison...

Peut-�tre qu'� partir d'aujourd'hui, �a va vraiment s'arranger.

- Encore 15 minutes! - Okay!

A nous!

- Encore 5 minutes! - Je sais!

Salut patron, tout est pr�t?

Je traversais un v�ritable cauchemar.

Je n'osais pas parler.

Je continuais car il n'y avait plus moyen de faire demi-tour.

J'�tais comme une machine.

Je l'ai regard�e.

Elle �tait tout ce que je voulais.

Puis Al fut devant la glace.

Baissez les rideaux!

- Qu'y a-t-il? - Al est touch�.

Les artistes du th��tre Bay ayant assist� au num�ro le 9 juillet,

ont affirm� qu'il s'�tait d�roul� exactement comme d'habitude.

L'autopsie a r�v�l� la pr�sence d'alcool dans le sang du mort.

Nous avons donc conclu que, vu son �tat d'�bri�t�

la victime a commis une erreur qui lui a �t� fatale.

Verdict: Mort accidentelle.

Le jury peut se retirer.

- Vous n'�tes jamais � l'heure? - Je vous ai beaucoup manqu�?

Ces deux jours ont �t� les plus horribles de ma vie.

Vous aussi m'avez manqu�.

Des billets pour Las Vegas!

Je suis all� � la banque, j'ai l'argent du voyage de noce.

Vous n'auriez pas d�. C'est trop risqu� de prendre le m�me train.

Je peux vous retrouver le lendemain.

Si �a se sait pour l'argent

et si on nous voit ensemble, le procureur va nous tomber dessus.

Vous avez peur?

Ce n'est pas �a...

Je ne veux pas qu'il vous arrive malheur.

Tout ira bien, je l'esp�re.

Ce serait peut-�tre une bonne id�e que je parte pendant un moment?

Je ne veux plus �tre loin de vous.

Soyons raisonnables! II faut se faire oublier.

On a toute la vie pour �tre ensemble.

Vu sous cet angle, trois mois, ce n'est pas long.

Trois mois!

Vous pensez que �a m'enchante?

O� irez-vous?

A Hibbling dans le Minnesota. Je n'ai pas vu ma m�re depuis 8 ans.

Je n'ai jamais eu assez de temps ni d'argent.

- J'�crirai tous les jours. - Pas de lettres.

- Rien par �crit! - J'appellerai.

On ne doit avoir aucun contact.

M�me ma famille ne doit rien savoir.

On se rattrapera.

Je n'ai m�me pas d'adresse,

que je sache au moins o� vous serez.

J'enverrai des cadeaux pour que vous sachiez que je pense � vous.

2907, Ferndale, si �a peut vous faciliter les choses.

Mais pas de cadeaux, une veuve n'a pas d'admirateurs!

Prends �a.

J'aurai un souci en moins

jusqu'� nos retrouvailles.

Ce sera dans trois mois, jour pourjour.

Le 14 octobre. O� cela?

- Aussi loin que possible. - Que pensez-vous de Chicago?

J'adore Chicago.

Chicago, � l'h�tel Empire.

Je r�serverai au nom de H.J. Brandt.

Vous vous en souviendrez?

Madame Brandt vous rejoindra � Chicago, � l'h�tel Empire.

Le 14 octobre.

J'ai r�serv� au nom de H.J. Brandt.

Comment allez-vous? Vous avez r�serv� pour le 14!

Oui. Ma femme arrive demain et je veux tout pr�parer d�s maintenant.

- La suite nuptiale. - Par ici je vous prie.

- Ca vous pla�t? - Il manque des fleurs.

Y a-t-il un fleuriste?

Je veux 6 douzaines de roses de diff�rentes couleurs demain matin,

des fleurs pour ce vase ainsi qu'une composition,

six gard�nias pour son chevet.

Et trois orchid�es blanches pour son corsage, les plus belles,

tous les matins au petit d�jeuner.

- Ce sera tout? - Je voudrais de l'eau fra�che,

et un service parfait.

Je voudrais les horaires d'arriv�e des trains et des avions.

- Autre chose? - Non, merci.

- Ai-je du courrier? - Non.

Ou au nom de Flamarion?

II m'a demand� de le lui prendre.

Je ne pense pas mais je vais v�rifier.

D�sol�, il n'y a rien.

Pr�venez-moi le cas �ch�ant.

La r�ception, je vous prie.

Ce type est dingue! II n'a pas arr�t� de m'appeler de la journ�e.

La r�ception? M. Brandt � l'appareil, chambre 1406.

Des messages? Des appels? Des lettres?

Rien pour mon ami Flamarion?

- M. Grant? - Brandt!

D�sol� Monsieur, c'est pour M. Georges Grant.

Un t�l�gramme! Amenez-le-moi!

Y a-t-il une r�ponse?

Le t�l�gramme du 19 octobre pour Mme Wallace n'a pu �tre remis.

Adresse inconnue.

Destinataire inconnue.

Je fais suivre votre courrier?

Je vous le dirai.

J'avais perdu toute notion du temps.

La mort aurait �t� sa seule excuse.

Sinon, c'est qu'elle m'avait tromp�.

J'ignore ce qui aurait �t� le pire.

Il me fallait la retrouver.

Je me rappelai le billet pour Las Vegas.

Je n'avais pas d'autre piste.

Apr�s une longue qu�te, je me retrouvais � jouer

comme tous les autres gogos.

Ce que je n'ai pas perdu au jeu, je l'ai perdu pour la retrouver.

Un arnaqueur me lan�ait chaque jour sur de nouvelles pistes

totalement bidon.

Apr�s je suis all� � Los Angeles voir l'agent

qui m'avait propos� Connie et Al pour mon num�ro.

J'ai tout tent�, mais je n'ai pas r�ussi � la retrouver.

- Elle a pu se remettre � danser. - J'ai cherch� par l�.

Aucune trace d'elle.

Pourquoi ne pas recommencer avec de nouveaux partenaires?

II suffit qu'ils restent immobiles et qu'ils ne boivent pas.

Travaillez seul, je vous trouverez des contrats.

Reprenez votre spectacle. Oubliez tout �a.

Vous avez besoin d'argent?

Je n'ai plus qu'� continuer � la chercher.

Alors, bonne chance!

Je parcourus le pays: Seattle, Detroit,

Minneapolis, Philadelphie, Kansas City, j'allais partout.

Je n'avais qu'une id�e en t�te:

La retrouver.

Des pi�ces magnifiques! Vous les mettez au clou ou vous les vendez?

Je les vends.

Je vous en donne 80 dollars.

Je garde celui-ci.

S'il manque une pi�ce, je ne donne que 60 dollars.

Jamais je n'aurais pens� que vous vous feriez avoir par une femme.

J'ignore m�me si elle est encore en vie.

Les filles comme elle ont le vie dure.

- Pourquoi ne puis-je la trouver? - Vous ne savez pas quoi chercher.

Pourquoi devrais-je vous aider? Enfin...

Vous souvenez-vous des acrobates � v�Io de San Francisco?

- "Les As... - du guidon".

Ils ont eu du mal � remplacer Eddy, le beau mec baraqu�.

Connie en �tait folle. Elle doit l'�tre encore aujourd'hui.

Aux derni�res nouvelles Eddy �tait vers la fronti�re Mexicaine.

Si vous voulez la retrouver, c'est lui qu'il faut chercher.

Pourquoi vouloir la retrouver apr�s ce qu'elle vous a fait?

Je n'arriverai jamais � le comprendre.

J'avais enfin une piste tangible.

Je fis du stop jusqu'� la fronti�re, puis j'ai march�.

Un camion m'emmena � Mexico.

Je parcourus la ville de fond en comble.

Tu t'amusais bien avec ce type en coulisses!

- Voyons ch�ri, c'est un vieil ami. - Tu es rentr�e � l'aube!

Tu pousses l'amiti� un peu loin.

Mais, tu es jaloux!

Tu es ma femme. Tu ne t'en sortiras pas ainsi. Ca doit cesser.

Ne t'approche plus de ce type.

J'ob�irai � mon papa.

J'ignore ce qui s'est pass� avec Al, mais, �a ne se passera pas avec moi.

Mais une chose est s�re, �a ne n'arrivera pas, compris?

Tu t'y crois, petit!

Je vais chercher le ch�que. Attends-moi l�.

Oui, M'sieur. Ce sera tout, M'sieur?

Oui, j'ai chang�...

Toi aussi!

Comment m'avez vous trouv�?

Nous avions rendez-vous.

Moi, je suis fid�le � mes rendez-vous.

J'ai essay� de venir.

Trois mois, ce n'�tait pas assez pour voir ta m�re?

Et cette fausse adresse...

Oui, c'�tait trop long, j'ai eu tort, maintenantje le sais.

J'ai attendu, et puis Eddy est venu.

- Je n'ai jamais cess� de penser � toi. - Moi aussi.

Cette s�paration a �t� cruelle, je suis contente de te voir.

C'est pourquoi, je suis venu te chercher.

Bien s�r, c'�tait diff�rent avant...

Les grands h�tels, la grande vie...

Nous recommencerons de nouveau.

Ca sera comme avant. Nous avons un avenir ensemble.

Comme pr�vu?

On refera un spectacle aux Etats-Unis.

Tu seras de nouveau en haut de l'affiche.

- Tu seras ma partenaire? - Evidemment.

- Etj'aurai tout? - Tout ce que tu veux,

et moi aussi.

Nous allons partir. Ta place n'est pas ici.

On se comprend bien, non?

Oui, j'ai compris, mais cette fois tu seras au rendez-vous.

Tu ne peux pas...

- Pour moi c'est fini, pour toi aussi. - R�fl�chis, je ne dirai rien.

Bien s�r.

Je te rembourserai.

- Tu n'en auras plus de besoin. - Tu n'oserais pas!

Je dirai que tu es un assassin.

Et toi? Jamais plus...

tu n'en tromperas un autre.

Pauvre idiot! Comment peut-on t'aimer...

Avec ton cou de taureau et tes yeux de bigleux.

T'es vieux et moche... Tu me donnes envie de vomir!

- C'�taient tes dernier mots! - T'approche pas!

Que se passe-t-il?

Qui a cri�?

J'ai tenu aussi longtemps que possible,

jusqu'� ce qu'il fasse noir et que tout le monde soit parti.

Mes forces diminuaient...

Je perdais du sang...

et puis j'ai tout l�ch�...

Dites-leur...

La police est l�.

J'avais dit que je serais mort quand ils arriveraient...

pas vrai?

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