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...
Musique twist russe
...
Discours en russe
...
...
- Laisse tomber.
Usage personnel.
...
Musique étouffée
...
- Iouri ?
...
- Merci bien.
- OK.
...
Brouhaha
...
...
- Pas beaucoup de roubles,
cet après-midi.
...
- Iouri, pour 2 places ?
- Amène, amène.
OK.
...
Clameur de la foule
- ON VEUT TATIANA !
ON VEUT TATIANA !
ON VEUT TATIANA !
ON VEUT TATIANA !
- La cassette de New York.
...
*Musique punk rock
...
- Elle n'est pas encore là ?
- Les stars sont toujours en retard.
- "Les stars" ? Non, mais... Voilà les Russes.
Tu crois que Liza Minnelli
est en retard, à Broadway ?
Elle me trompe ?
Dis-le-moi franchement.
Klaxon
Tu as vu l'heure ?
Mais tu as vu l'heure ?
- Bonjour, Iouri.
- Bonjour, Iouri.
- Papatchka a des ennuis.
- Oui, ben alors là...
Tu sais combien ça coûte,
un festival ?
- Bonjour, les choux.
- Combien de pots-de-vin ?
Je m'échine à faire de toi
la plus grande.
- Dès qu'on sort du rock ici, c'est impossible.
- T'as fini ? Le public attend.
- Bonjour.
- Bonjour, les enfants.
Acclamations du public
- Ladies and gentlemen,
Tatiana Fedorova!
...
Musique rock
- Mes trésors, je vous aime.
...
Elle chante en russe.
...
- Quelle pêche.
On lui pardonne tout.
- Ça ne sert à rien.
- Cache ça derrière.
- Vous rendre à qui ?
Il vaut mieux se rendre.
- Fedor a fait ce matin
un discours très virulent
à propos de Kovsky.
- Le génie
- De qui ?
de l'université, un Juif qui a voulu apprendre l'hébreu.
On l'a renvoyé. Alors j'ai protesté
vigoureusement.
- Le recteur a voulu couper
son micro et Fedor l'a frappé.
Un type 3 fois décoré
de l'ordre de Lénine.
- Un antisémite. Il faut lutter.
J'ameuterai l'opinion.
- Pauvre naïf, personne t'entendra.
On va finir au goulag.
Le KGB nous recherche, il faut nous exiler.
- Calmez-vous, Mamatchka.
Le KGB est aussi lent et mou que le pays.
On a une bonne semaine.
Musique rock étouffée
...
- Non.
- Une réduction pour les groupes ?
- Sept places.
...
- Merde.
- Iouri, le KGB !
...
Huées
...
Allez, allez.
Allez !
- Allez, dépêche-toi.
- On va se faire arrêter.
- Je suis en train
de ruiner votre vie.
Je vais me suicider.
- Dis pas de bêtises.
C'est marrant, ça.
On peut parler de rien
sans dramatiser.
- Tu préfères que je me livre ?
- Par mon beau-frère,
je peux contacter un Géorgien
qui vend des faux visas pour Israël.
- Si, mais...
Vous ne me croyez pas ?
- Igor a le bras long.
Il dirige l'hôtel Tolstoï.
Téléphone
- Douchka, téléphone jaune.
...
- Marina,
ton téléphone.
- J'arrive.
Acclamations
...
Clameur de désapprobation
- Il n'y a personne au "desk". C'est un scandale.
- C'est pas moi
qui m'occupe de ça.
- Mais qui fait le travail ici,
une fois ?
- Tataïev.
C'est son beau-frère.
- Je ne peux pas déranger le directeur.
*Il est en réunion.
- C'est une question de vie ou de mort.
- Je vais voir.
- Il emmène sa fille passer
le concours Tchaïkovski.
*Essaie sa chambre.
- Oui. Il doit roupiller.
- Quoi ?
- C'est toujours la 240 ?
- Mais oui.
240, 241, 242, 43 et 44.
Essaie les 5 postes.
Téléphone
...
- Ne répondez pas.
Nous sommes déjà assez en retard.
- Nous reportons l'heure de récupération depuis 2 ans.
- Camarade,
les objectifs ne sont pas tenus.
Un effort.
Le Parti compte sur nous.
- Qu'en pense le directeur ?
- Je suis de l'avis d'Irina. Un véritable effort.
- Il préfère s'occuper de la carrière de pianiste de sa fille
plutôt que du Plan.
- Je ne vous permets pas.
Je me suis levé à 7 h.
J'ai servi le petit déjeuner
parce que Michèle était grippée.
J'ai retiré la neige
devant la porte.
Ici, on fait 2 heures de pause pour 4 heures de travail.
Je ne me repose jamais. Arrêtez les calomnies.
- Igor ?
- Oui ?
- Ta fille va rater son concours.
- J'arrive.
- Merci.
- Merci, c'est très chaleureux.
Katerina n'a pas
encore eu son prix.
Chopin demande de la concentration.
- Tenez, votre biper.
- Il est réparé déjà ?
- Oui.
Brouhaha
...
Cri
- On est coincés dans l'ascenseur.
- Silence !
- Des gens bloqués dans l'ascenseur.
- Thank you.
- You're welcome.
Brouhaha
...
Dimitri, excusez-moi, je me suis laissé emporter.
Mais nous trouverons une solution. Cela me tient à cœur.
- Vos chaussures.
- Merci, Goga.
Merci.
Au revoir.
Musique classique au piano
...
- Papa a encore fait du marché noir.
- Reste concentrée.
- Elles sont superbes.
- Tu es l'homme le mieux
habillé de Moscou.
...
(-C'est fini ? Voyons !)
...
Le biper sonne.
...
- Igor, va-t'en.
...
...
...
- Monsieur le directeur, c'est votre beau-frère.
- Vous me dérangez pour cet abruti ? Il est à Moscou ?
S'il veut des roubles, dites-lui non.
- Il est à l'hôpital. On lui a coupé une jambe ce matin.
Je vous donne
- Oui.
*son numéro ?
Oui...
- Citoyen Iouri, téléphone.
- Merci, camarade.
Allô ?
- Allô, l'hôpital Petrov ?
- Salut, pourri.
C'était juste une blague pour te joindre.
- Enfin, petit voyou...
- C'est pas du meilleur goût.
Ton copain géorgien...
- Tu as failli me donner une crise cardiaque.
J'ai eu une alerte l'année dernière.
- Je me rappelle.
- Et je suis au concert de Katerina.
- Il me faut le Géorgien.
*- Ne fais pas l'innocent.
- Quel Géorgien ?
- Tu m'appelles d'où ?
- D'un café. J'ai un problème avec la milice.
- Mais pourquoi tu me téléphones à moi ?
*Tu veux ma peau ?
(Tes problèmes avec la milice ne m'intéressent pas.)
Je désapprouve ta vie de hooligan.
*Je connais pas de Géorgien,
je n'ai pas d'argent, et ne me rappelle plus.
Ou je te dénonce.
Applaudissements
...
Alors ?
- Un triomphe.
Qui c'était ?
- Sans intérêt.
Ces idiots ont joué sur la technique, Katiouscha a joué la sensibilité.
Un air simple, un véritable triomphe.
- Tu as de la chance.
Ma fille ne pense qu'à danser.
- Et elle fricote
avec Ivanovitch.
- Il se bourre les poches au combinat de Bakou.
- Un nouveau riche,
même pas russe.
- N'oublie pas que je suis arménienne.
- Ça se voit, non ?
- Mais ton père était russe.
- Mon oncle Iouri,
lui, il est franchement bronzé.
- Pas de provocation.
- Quelle nappe
- Il est brun, non ?
ravissante.
- Oui. Je l'ai eue
par la femme de l'ambassadeur
à Londres.
- Voilà Mitia.
Fracas
- Non, c'est rien, Mitia.
- Excusez-moi, je travaille trop.
C'est ça, roupille.
Il est imbibé.
Il faut pas fumer à côté de lui.
- Et le réveillon ? Dans les Carpates ?
- À Leningrad.
Chez Alexeï.
- Il a les relations
là où il faut.
- Ils ont un yacht.
Nous sommes partis en Suède
sans contrôle.
- Un ministre ne montre pas son passeport.
- Vice-ministre.
- Mes amis, je voudrais porter un toast à ma fille Katerina,
qui est la fierté de ma vie.
Et à ce pays, qui lui a permis de remporter le prix Tchaïkovski.
À ma fille, à ma femme, à l'Union soviétique.
- À L'UNION SOVIETIQUE.
- À l'Union...
- Votre frère va mieux ?
- Igor !
On a arraché une jambe à Iouri ?
- Mais non, pas du tout, voyons.
Reprenez du Strogonov.
Viens, ma biche.
- Papa, qu'est-ce qui se passe ?
- Ton frère est un emmerdeur.
Il a simplement des ennuis
avec la milice...
- Tu ne m'as rien dit ?
- Je ne peux pas m'occuper
des problèmes de ton frère.
La porte claque.
- Papa déteste mon oncle.
- Tout est arrangé.
S'ils se connaissaient mieux...
C'était une blague. Iouri est très amusant.
Musique sombre
- Allô ?
Téléphone
- Iouri, c'est toi ?
- Oui. Qui parle ?
*Allô ? Qui est à l'appareil ?
...
Alors, il est où ?
...
- Je vais aller voir Alexeï. Il me dira ce qu'il faut faire.
- Mon chéri, tu es un amour.
- C'est sûrement
un problème sans importance.
À cause du rock.
- Ah, te voilà, toi.
- Juste 2 minutes. J'ai un problème personnel.
- Moi aussi.
- Ah.
- Non.
- Tu as lu la Pravda de ce matin ?
- Tu ne lis pas la Pravda ?
- Si, tous les matins. Mais là...
- On parle de ton hôtel.
De trafic petit-bourgeois.
Et ils écrivent
que tu es mon protégé.
- C'est scandaleux.
Je contre-attaque.
- Non. Tu vas demander
un contrôle.
Les responsables
seront châtiés.
- Je le demande moi-même ?
- Sois un peu malin.
Il faut prouver ta bonne foi.
Te protéger, là, c'est compliqué.
Je traverse une période difficile.
Mais je peux te choisir le contrôleur
le plus coulant du monde.
Tiens, signe là.
- Tu venais pour quoi ?
- Pour rien.
- Igor...
Tu as de magnifiques
chaussures.
Une voiture approche.
- Oui ?
- Camarade Igor Tataïev ?
- Boris Pikov, délégué par le Parti
à la vérification de l'hôtel.
- Déjà ?
- On m'a prévenu il y a 3 jours.
Tu m'emmènes ou je prends le métro ?
Rien ne t'oblige à m'emmener.
- Non. Je me ferai un plaisir de vous emmener.
- Je prends mes bagages.
- Non, laissez.
Je m'en occupe.
Voilà.
- Je préfère
- Ah oui ? Moi aussi.
que tu me tutoies.
- Vous êtes débarrassé de cette calamité ?
- Oui. Champagne
pour tout le monde.
- C'est très pratique, pour la neige. Le pied n'est pas confiné.
- Tu dois avoir peur, pour porter mes bagages.
- Pas du tout. Simple politesse.
C'est un métier difficile.
- Nous lançons une offensive
contre la corruption de la société socialiste.
- Oh, la corruption.
Vaste problème.
- Des étrangères ?
- Un client de l'hôtel m'a laissé son vieux paquet.
- Le directeur du Continental trafiquait la même marque.
80 tonnes.
20 ans de camp.
Il a frôlé la peine capitale.
Je tiens à entrer dans ton hôtel incognito.
- Bien évidemment. Ivan, stop.
Je passerai pour un client.
Irina, j'arrive avec un contrôleur du Parti.
Un fumier. Prévenez tout le monde.
Irina, surtout, qu'il ne se doute de rien.
- Je mets la voiture au parking ?
- Oui.
- OK, boss.
- Ne m'appelle pas "boss".
Je te l'ai dit, c'est ridicule.
Appelle-moi "camarade",
par exemple.
- OK.
- Non.
- Bonjour, monsieur !
C'est un client.
- Non, je garde ça.
- Monsieur, c'est mon travail.
- Laissez. Le camarade
veut garder sa serviette.
Excusez-le.
Parfois ils sont trop consciencieux.
Claquement de talons
Bourdonnement d'aspirateur
...
- Bienvenue. Que votre séjour soit agréable.
- Comme c'est gentil.
Les félicitations de touristes
très satisfaits de leur séjour.
Mettez ça dans le livre d'or.
- Une chambre sur le parc
ou sur la rue ?
- La moins chère suffira.
- La 412 ? Sur le parc, pas chère.
- Pas de favoritisme. Une chambre normale.
- Non.
- Le thé est servi. Ça refroidit.
- On fait pas la pause ?
Il y a un membre du Politburo ?
- On va vous amener
à votre chambre.
Vous déménagez ?
- Je préfère rendre
les suites à la clientèle.
Nous allons réintégrer notre
appartement, petit mais charmant.
- Y a même pas la place pour un piano. Comment je vais travailler ?
- Katerina...
Katerina, il faut savoir
se plier à la conjoncture.
Dès qu'on sera débarrassés de Pikov,
on reviendra ici.
- Si je ne travaille pas
tous les jours, je perds énormément.
- Déménager 3 ans
en 2 heures... Il t'a bien eu, ton ami.
Et Iouri ?
- Je ne peux pas me couper en six.
D'abord, Pikov.
Ensuite, Iouri.
- Contrôle de visas.
- Il fait beau, alors ils sortent.
- On gèle. On va pas s'arrêter
pour un contrôle de police.
- C'est vrai, elle a raison.
- D'accord.
Y a qu'à passer par le bois.
- Mais à pied !
Cris
...
On a perdu une portière.
Musique dramatique
Ah, c'est malin.
...
...
- Tiens.
- Mes freins ont lâché.
- Tu viens d'où ?
- De Kiev. Je vais à Moscou.
- Tu as ton laissez-passer ?
- Oui.
- Et la cargaison ?
- Des harengs.
Prends-en un peu.
Prends-en, prends.
- Ils sont pourris.
- Oh là !
- T'as une mutuelle ?
La voiture était neuve.
Machine à écrire
...
- "Rapport du camarade contrôleur Pikov au comité de surveillance."
Merde.
"Premier jour, 18 h 15. Je n'ai jamais vu un hôtel
"si bien tenu. Quelqu'un a prévenu de mon arrivée."
On frappe à la porte.
C'est fréquent,
ces cadeaux ?
- En 5 ans de travail,
deux fois.
Pour un membre du Comité central
et pour un sénateur.
Vous êtes verni.
Il souffle.
- "Ça se confirme."
Musique russe
...
Je peux avoir une table ?
- Pas pour les Soviétiques.
...
Ils chantent "Guantanamera".
...
Chanson douce en russe
...
- Pardon.
Pardon.
Une table, s'il vous plaît.
- Oui, par ici.
...
- Il est en plein
courant d'air.
Mettez-le à cette table-là.
C'est un invité de marque.
Soyez bon communiste,
bon Dieu.
...
- Qu'est-ce que c'est ?
...
- Oh, écoute, plus copieux.
Et puis pas ce caviar-là.
L'autre. C'est pas un client ordinaire.
Et n'hésite pas à le resservir.
Voilà.
Ils chantent "Bambino" en russe.
...
- Camarade ?
Vous ne servez qu'un caviar ?
- Non.
- Vous en revoulez ?
Il est pas cher. Je peux voir la boîte ?
...
- Allons-y.
Allons-y.
Allons, pressons.
Pressons.
Allons-y, allons-y.
Attention au miroir. Il vaut une fortune, celui-là.
Qu'est-ce qu'il fait, lui ?
Il s'y prend comme un manche.
C'est un magnétoscope, abruti.
J'ai mis 4 ans pour l'obtenir.
Si on pète une pièce,
j'ai plus qu'à le jeter.
- Le linge, papa.
C'est quoi, ça ?
Maman veut tout emporter.
- Oh non.
Non...
Non !
Voler le matériel de l'hôtel pendant un contrôle ?
Tu n'es pas folle ?
- Ce sont un peu nos peignoirs.
Tu es directeur.
- Ces peignoirs, le peuple me les a confiés.
C'est pour ça que je suis directeur.
- Si c'est ce Pikov qui t'effraie, je vais m'en occuper.
- Le carton d'ampoules tient pas dans le camion.
On éparpille ?
- Camarade, tu as joué
six morceaux occidentaux
contre un russe.
Tu ne respectes pas les quotas.
Pourquoi n'obéis-tu pas
à la discipline du Parti ?
- Ils préfèrent l'occidental.
Sinon, ils dansent pas.
- On a de bonnes mélodies.
- Justement.
On a peur de les abîmer.
On préfère massacrer
les chansons étrangères.
- Mon épouse désirait
vous connaître.
- Ravie de vous rencontrer.
- J'ai un car de Hollandais.
- Mon mari vous dit remarquable.
- Mais détesté.
- Je n'ai pas eu
cette impression.
- Je suis un solitaire, mais le Parti
vaut quelques sacrifices.
Comme le dit
le camarade Tchernenko...
Je vous ennuie ?
- Pas du tout.
Je suis très concernée
par la politique.
Mon mari, qui est au Parti, en retire de grandes joies
et des amitiés.
- Excusez-moi.
Chanson en russe
...
- Arrêtez de me regarder sans rien faire.
Allez faire une pause. Je fermerai.
Oh non !
- Igor ?
Salut, pourri.
Le voyage a été épouvantable.
Fais pas cette tête.
Elle a rien, ta voiture.
- Il est venu à Moscou pour défoncer ma voiture.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Bonjour, Igor.
Mais vous avez encore rajeuni.
Incroyable.
Ça fait plaisir de vous voir.
- Qu'est-ce que ça sent ?
- Il me faut 200 roubles
pour ce brave type.
- C'est 1 000 roubles.
- Non.
On avait dit 200.
- Je ne donnerai pas
un kopeck.
Qu'êtes-vous venus foutre ici ?
- Il est à toi ?
- Qu'est-ce qui vous prend ?
Rendez-moi ça.
Rendez-moi ça. Appelez la milice.
- La milice ?
La milice !
Ils vont t'interroger
sur le visa de ton beau-frère,
sur le barrage et l'accident.
- Quoi ?
- Il a dû graisser la patte aux miliciens.
- C'est un bon prix.
- 1 000 roubles. Sinon...
- Viens avec moi.
Mais si vous l'abîmez,
je vous étrangle.
- On vous attend là, Igor ?
- Ma belle-famille.
- Qui c'est ?
Mon beau-père
est un intellectuel.
- Un appareil flambant neuf.
- Camarade Tataïev ?
(-Planque-toi.)
Oui ?
- J'ai l'impression que tu fais une combine avec le caviar.
- Comment ça ?
- J'ai trouvé cette boîte
camouflée sous du poulet.
Cette marque ne figure pas dans
vos achats et un employé en vendait.
- Ah bon ? Qui ?
- Je n'ai pas pu voir sa tête.
- C'est dommage.
On ne fait pas cette marque.
On a dû l'apporter de l'extérieur.
Viens voir la réserve.
Tu vas voir.
- Ça pue. Ce sont les harengs ?
- Ça a l'air délicieux.
- Un mendiant vole des côtelettes.
- Tu ne trouves pas ?
Tes accusations sont un peu hâtives, camarade.
Et tu déranges un personnel débordé de travail.
- Lâchez-moi !
- C'est quoi ?
- Je m'en occupe.
- Hé, ouvrez !
- Arrêtez, les gars.
Je le connais.
- Oui, c'est ça.
- C'est mon beau-frère.
Par ici.
- Ouvrez. Je suis dans la glacière.
Il crie et frappe sur la porte.
Il siffle.
- Quel luxe.
Vous êtes vraiment privilégiés.
- La vitrine du socialisme
doit être propre.
- Va dire ça aux travailleurs.
Remarque, tu les vois plus, toi.
Moi qui vis avec une vedette,
j'habite un deux-pièces
plein de cafards.
- Ici aussi, il y a des cafards.
Ça n'a rien d'exceptionnel.
- Dans la caisse ?
C'est formidable.
- Tu veux ton argent ?
- Vite. Le type est dangereux.
Où est la clé ?
- Tataïev. Je suis à la Beriozka. Vous savez...
Mais lâche ça, voyou.
Voleur !
Il crie.
- Ta veste a pris un coup.
- Un alpaga qui vient de Yalta.
Tu es là depuis 5 minutes...
Téléphone
Allô, oui ? Comment ça, le ministre veut me voir ?
Mais il est où ?
Bon. J'arrive, j'arrive.
Je suis en tenue
pour aller voir le ministre.
- Un autre costume ?
- Ils sont tous dans la voiture.
- Igor, enfin.
On te cherche partout.
- Je m'occupais de la chaudière.
- On est venus souper
avec le maréchal Bassounov.
Le caviar est ignoble.
T'as plus de 1er choix ?
- Si. Par ici, alors. Cuisine.
Bassounov ? Le héros
de la bataille de Smolensk ?
- Il a été nommé au Politburo.
- On dit qu'il est gâteux.
- Igor, je t'en prie.
C'est un héros.
Il pète le feu.
Si on le met dans notre poche,
on décroche la timbale.
On va lui en chercher
du bon.
- Tiens-moi ça.
- T'as une glacière spéciale ?
- Merde ! Glacière.
Tout va bien.
Y a quelqu'un enfermé
dans la glacière.
- Tu n'aurais pas un bon cognac
pourri capitaliste ?
- Là-haut.
Ils chantent "Lasciatemi Cantare" en russe.
...
- Le dîner est infect. On se moque des travailleurs.
- Tout s'arrange, Leonid. Voilà du 1er choix.
- Plus aucun respect
pour les grands militaires.
Les jeunes ont besoin
d'une bonne guerre.
- C'est évident. Servez-vous.
- Je vous rappelle
que j'ai passé 31 jours dans les
latrines gelées de mon QG de Kiev,
et personne ne s'est plaint.
- Je veux bien le croire.
- On jouait de la balalaïka
avec des moufles.
Et l'ambiance était communiste...
et chaleureuse.
Tu te souviens, Boukov ?
- Leonid, ce n'est pas Boukov.
Tu étais là.
C'est Igor Tataïev,
le directeur de l'hôtel.
- Boukov est mort depuis 15 ans.
- Navré pour cette erreur de caviar,
mais j'ai des problèmes de chaudière...
- On comprend très bien.
Asseyez-vous.
Mon mari vous a pris
pour son aide de camp, Boukov,
mort dans un tragique
accident de chasse.
Mon mari l'a tué.
Il l'a pris pour un ours.
- Avec une chapka,
c'est l'accident typique.
Ils chantent "Brigitte Bardot", de Dario Moreno en russe.
...
- Quelle musique horrible.
On dirait qu'on égorge un porc.
- Tu n'es plus dans le coup. C'est une musique de jeunes.
- C'est un bruit américain
et décadent.
- Vous voulez "Kalinka" ?
- Non. Il faut que les gens s'amusent.
- Tous des mollassons !
Je l'ai dit au Kremlin.
S'ils jouent de la musique de singes,
on va devenir des singes.
- Vieux grincheux.
- Un jour, je la ferai déporter.
- Ça t'avance à quoi ?
Iouri, regarde.
- C'est malin. Il paiera plus.
- Quoi, le nain ?
Viens m'insulter ici.
- Il va vous casser la gueule.
- Prends ça.
Elle crie.
- Tu as une minute pour me descendre l'argent ou je la tue.
- Ne cède pas.
C'est un gros porc.
Il chante en russe.
...
- Quel admirable chanteur.
...
- Quelle jeunesse.
...
- Cet orchestre est inouï.
J'adore leurs costumes.
- Tu les auras.
Il me les faut au réveillon.
- Même s'il faut les payer en dollars.
- Mais aucun problème.
Alarme
...
- Ça sent l'égout, ici.
Tu ne trouves pas ?
- Ah oui.
Un peu le poisson pourri, non ?
...
- Ça sent bizarre,
vous ne trouvez pas ?
- Non.
...
- Ça, c'est de la danse.
On tient une femme dans ses bras...
...
- En cas de besoin,
vous savez où me trouver.
Ciao.
- Salut.
Bon. Vous ne bougez pas.
Je reviens.
Musique twist russe
...
- C'est gracieux, vraiment.
On a l'air fin.
...
- Un médecin, vite ! Un médecin !
Le maréchal a fait un malaise.
- Qu'est-ce qu'il a,
le vieux ?
- Lâchez-moi. Je ne suis pas une femmelette.
- De la glace. Vite, de la glace.
Pauvre vieux.
Quelle soirée.
Merci.
Gémissements
Ronflements
Bonsoir.
- Il est plus de minuit.
Vous allez arrêter ce chahut ?
- C'est vrai. C'est une calamité.
Combien êtes-vous ?
- Ce sont des déménageurs.
- Minables.
- C'est respectable, ici.
Ils donneraient leur mère pour un paquet de sucre.
C'est à cause de vous que ce pays est mort.
Larves rampantes !
- Rentre immédiatement.
Conformistes.
- Vous êtes encore plus cons
à Moscou qu'en province.
- Bonsoir, camarade Petrovitch. Bonsoir,
citoyenne Aliev.
- Tas de miteux !
- Je vais te casser la gueule.
- Igor...
Natacha !
- Salopard.
Sors de là que je t'achève.
- Que penses-tu de l'attitude
des Américains avec les Noirs ?
- Ton frère va nous faire
envoyer dans un camp.
- Tu vois que ça existe.
- Réponds-moi, Igor.
Tu es révolté par l'attitude
des Américains envers les Noirs.
Ce sont nos Noirs, Igor.
- Du sucre. Il va mourir.
Vite !
- Putain, quelle soirée.
Musique intrigante
...
- Arrête, Igor.
On n'est pas seuls.
- Ah, c'est vrai,
ils sont tous là.
Gémissement de douleur
- Occupé.
- Devine.
- Qu'est-ce que vous fabriquez ?
- Y a plus de café ?
- Mon père a tout bu hier. C'est pour ça qu'il a eu sa crise.
- C'est moche.
Je suis navré.
Un manteau pourri.
Voix enrouée
- Tu voles du café ?
On a failli me couper
un orteil.
- La porte de la glacière
est trop lourde.
- Ce n'était pas un accident.
- Camarade Pikov,
je te déteste cordialement
mais je n'en suis pas encore
au meurtre.
Alors ne me tente pas.
- Ton comportement
est antisocial et antisoviétique.
Tu es contaminé par les touristes.
Un travail manuel est nécessaire.
J'en ai poussé
à l'autocritique.
- Tu n'es pas détenteur
de la morale du Parti.
Tu fais de tout ça
une affaire personnelle.
- Sale vipère lubrique.
Je te briserai.
- Lieutenant Leontiev.
J'aimerais m'entretenir avec
le camarade Tataïev en tête à tête.
- Je suis en discussion personnelle.
Vous allez attendre.
- Je suis délégué par le Parti...
- Ça m'étonnerait.
- On est tous au Parti, ici.
Seulement, moi, en plus, je suis du KGB.
Tu es du KGB, toi ?
- Alors, laisse-nous.
- Non.
- Oui ?
Camarade Pikov ?
- Tu ne le prends pas mal ?
- Non.
Serpents du KGB. Prétentieux.
- Il est susceptible,
ce camarade.
- Il faut le comprendre.
Il fait un métier difficile.
- Bien sûr. Où est ton beau-frère ?
- Ah ben... je sais pas.
- On l'a vu à Moscou.
- Ah bon ? Première nouvelle.
D'habitude, il nous contacte.
- Il est le chef d'une bande
de terroristes juifs.
- Allons bon.
- S'il t'appelle,
je peux compter sur ta loyauté ?
- Ah ben...
On vend du papier toilette
au coin du métro Pouchkine.
C'est loin,
mais il y a 2 camions.
- J'ai pas le droit
de quitter mon poste.
Ils chantent en russe.
...
La porte s'ouvre.
*Radio
J'ai éloigné la concierge avec une feinte grossière.
Partez par la petite cour. On est surveillés par le KGB.
Estimez-vous heureux
que je n'aie rien dit.
- Tu es ignoble.
- Tu sais qui sont ces gens ?
Des terroristes recherchés.
Que ton frère m'emmerde,
c'est une chose.
Mais qu'il mette en danger
ma famille...
- "Terroristes" ? Iouri avait raison. Vous n'êtes qu'un égoïste.
- Depuis le XVIe siècle, les Juifs dans ce pays
- Laissez tomber.
sont persécutés.
- Ils veulent juste
l'adresse du Géorgien.
Celui qui vend des visas.
- Je ne connais pas de Géorgien. Et je refuse d'aider des traîtres.
Ce sont des agents impérialistes.
- T'es fou, non ?
Fedor est un historien.
- Et un grand communiste.
- Un historien qui pose des bombes. Et vous ?
Vous tirez à la mitrailleuse ?
- L'Armée rouge m'a sorti de Treblinka,
et mon pays veut m'enfermer
pour une raison :
être juif.
- J'espère qu'on vous aura pas dérangés.
Pardon et ciao.
- Je vais leur trouver
le Géorgien.
- Et tu crois que tu as raison.
- Attention.
Mets ton pied, là.
- Attendez-moi dans la rue. Je vous emmène.
C'est ici.
La petite rue à gauche.
- Toi, tu restes là.
- Ça m'intéresse aussi.
- On va parler d'argent.
T'y comprends rien.
- Faites vite.
Je veux pas m'attarder ici.
- Pour Iouri, les femmes
peuvent pas s'occuper d'argent.
Ça noue la gorge, le danger.
C'est très excitant.
Ça empêche de tomber
dans la routine bourgeoise.
- Oui. Enfin, moi,
je déteste pas forcément la routine.
On frappe.
C'est quoi, ces deux-là ? Fermez la portière.
- Vous êtes Tatiana Fedorova ?
- On en était sûrs.
- Oui.
On est musiciens. Venez signez le mur de notre studio ?
- Ne descendez pas. Si on doit partir vite ?
- Oh, ils sont tellement mignons.
Une star se doit à son public.
- Non. Soyez raisonnable, quoi.
Une voiture approche.
Musique de suspense
...
- Viens. Y a un gros problème.
- D'argent ?
Je sais pas si je vais
pouvoir vous aider.
- C'est un ami à toi, non ?
- Un "ami", c'est vite dit.
- Salut, vieux cosaque. Ça fait des
lustres qu'on s'était pas embrassés.
- Bon. Oui. Quel est le problème ?
- Il a doublé les prix.
- 2 lingots.
C'est le tarif pour des sales Juifs.
- C'était le prix convenu.
- Tu m'as dit
que c'était un pro-sioniste ?
- Antisémite !
- Il ne veut pas. Partons.
- Je ne veux pas ?
On fait du commerce,
pas de la politique.
J'ai peut-être une solution.
- Méfiez-vous de ses combines.
Quand il nous a remplacé
les téléviseurs pour les JO,
il y avait l'image
mais pas le son.
- À la radio,
il y avait les commentaires.
- Très fin, comme réflexion.
Et voilà, ça continue.
C'est quoi ?
- Un avion dans la montagne.
À 10 minutes de vol
de la frontière turque.
Mais pendant ces 10 min, il y a un petit risque.
- Le moteur est calciné.
- C'est le moteur que je vends.
L'avion est gratuit.
Je vous offre même, en prime, le pilote.
Venez voir.
Mais il faudra
l'emmener à Erevan.
- C'est à 2 500 kilomètres.
Il y a 10 contrôles !
- Si le moteur est bon...
- On va trouver une solution
sans vous déranger.
- Un moteur Iliouchine P44
de l'escadrille Normandie-Niémen.
- C'est pas ancien ?
- Tu veux quoi, pour ce prix ?
Un moteur de Tupolev ?
Il ferait décoller un char.
- Et puis c'est discret.
Facile à transporter.
- C'est d'accord.
- Ah, j'oubliais... l'hélice.
Je vous en vends une ou vous en avez une chez vous ?
- Ils sont là
- Depuis ce matin, camarade.
depuis longtemps ?
- Salaud.
- Natacha.
- Tu le sais bien.
Où vas-tu ?
Je vais conduire
mon petit frère à Erevan.
- Et le Géorgien ?
- Il les a abandonnés
dans un terrain vague.
- Tu refais ton chantage ignoble.
- Pas du tout.
- Je brave le KGB depuis hier.
- Igor...
Je ne te reproche rien.
Je t'aime.
- Comment expliquer
ton départ ?
- Avec l'absentéisme qui règne ici,
ça passera parfaitement inaperçu.
- Je couve la grippe chinoise.
J'ai des frissons. Je vais rentrer.
Je m'absente 2, 3 jours.
- J'appelle un médecin ?
- Non, non. Je vais me coucher.
S'il y a un problème, appelez ma femme.
- Encore un qui part à la pêche.
- Oh !
Oh ! Oh !
Oh !
- Quelqu'un vous appelle.
- Merci. Je l'aurais raté.
- Tu ne m'as pas vu faire des signes ?
- Non.
- Moi, je t'ai vu faire un signe.
Il paraît que tu es malade.
Maladie diplomatique ?
- Non. Écoute, camarade, je suis pas bien, là.
Trop fatigué pour me disputer.
- Reste chez toi. Dès demain, je viens avec un médecin du Parti.
Comme tu iras beaucoup mieux,
on passera la journée
à éplucher les comptes.
Certains travailleurs sapent l'activité productrice de ce pays
par des congés maladie petits-bourgeois et réactionnaires.
- Il est agaçant, ce type.
- On peut pas partir
tout de suite.
Igor a un problème.
Il faut que je l'aide.
- Pas de médecin vérificateur avant trois mois ? Pourquoi ?
J'ai pourtant une mission.
Ne le prenez pas sur ce ton. Je peux faire un rapport sur vous.
Considérez que le rapport est parti.
On raccroche.
On frappe à la porte.
- Camarade délégué ?
- Oui.
- Ramadiev.
Médecin vérificateur.
Le Parti m'envoie.
- Pour une fois, vous avez fait vite.
- Le malade est ici ?
- En ville. Je vais changer d'écharpe.
Attendez-moi.
- Oui.
- Ma voiture est au parking.
- Un absentéisme incroyable, cette année.
Logique qu'on tienne pas les objectifs.
- C'est ça.
Donne ta sacoche, abruti.
- Ça ne va pas ?
- Allez, passe devant.
Je dois vraiment avoir une tête de con,
pour qu'on pense que cette ruse marche avec moi.
Mais un communiste reste un communiste.
- Oui, c'est vrai.
- Allez.
- Tu savais ?
- Non. J'étais bloqué dans
l'ascenseur. Vous m'avez délivré.
Ah, ça commence très fort.
- Oui.
- Papiers. Vous êtes en surcharge.
Carte du Parti, carte de membre
du syndicat des hôteliers,
carte de membre du Komsomol
et d'entrée au restaurant du Kremlin,
carte de l'Union des écrivains.
Ça, c'est...
le comité de vérification de l'hôtellerie.
- Votre ordre de mission ?
- Oui.
- C'est marqué
"Hôtel Tolstoï Moscou".
- Non, c'est rayé.
On a fini, là.
Non, maintenant, c'est là :
"Hôtel Lénine à Minsk."
Nous y allons.
- C'est lui.
- Camarade Pikov ?
Préposé à la comptabilité.
Et la camarade vérifie les orchestres.
- Très bien. Allez-y.
- Merci à vous.
- Qui c'était ?
- Des vérificateurs du Parti.
- T'aurais dû les faire chier plus.
- Vous avez une carte
de l'Union des écrivains, vous ?
- J'ai écrit un livre
de recettes arméniennes.
- Ah...
Tatiana chante en russe.
...
- On serait pas en panne
si on n'avait pas cherché
cette saloperie de route
qui n'existe pas.
- Tu roules vite. On a pas le temps
de lire les panneaux.
T'avais qu'à vérifier ta jauge.
- Ma jauge a pété à Kiev.
Moteur
Jeune vierge, la milice.
- Bonne nouvelle :
des travailleurs paysans.
Le journal n'est pas hermétique. Tu veux mon gilet ?
- T'as déjà pris un bidon en pleine glotte ?
- 2 lingots.
Ça m'a coûté 2 lingots.
- Je le savais.
- C'est pas celui-là.
- Déjà ? Je vous attendais pas si tôt. Sinon j'aurais débarrassé.
Entrez. Venez manger un petit bout.
Avec le nouveau moteur, je vais le transformer.
Mais qu'est-ce qu'il y a ?
La carcasse est bonne.
Écoutez.
Caquètements
- Je vous ramène à Moscou, si vous avez encore du bon sens.
- Attendons de voir.
- Je m'en vais. Ça fait 3 jours que je vous subis.
Je n'en peux plus.
- Tu peux pas reprendre la route
dans cet état.
Bêlements
...
- Ça suffit.
- Je vais pas partir si je veux pas.
- Là-bas derrière, c'est la Turquie, la liberté.
- Non !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Elle s'en va. Elle me déteste. Elle me déteste !
Ma propre fille.
- Tu vas tuer ta mère.
- Tu as un amant à Moscou, c'est ça ?
- C'est mon pays, je l'aime. J'ai jamais dit que je viendrais.
- Ridicule !
- Le public est partout.
- Et je me dois à mon public.
Pour le rock,
New York, y a pas mieux.
- Fais confiance à Iouri.
Il s'occupera de toi,
là-bas comme ici.
- Lui faire confiance ?
Je vais terminer balayeuse ou pute.
- Tatiana !
- Hé !
Ramenez-moi à Moscou.
- Allez, viens.
- Essaie de la convaincre.
Elle refuse de chanter à Broadway.
- Si vous avez l'occasion
de passer à Broadway, n'hésitez pas.
- Qu'est-ce que t'y connais ?
- Vous partez ou vous restez le cul planté dans la neige,
je ne ramène personne !
- Bon. D'accord. Quelle bande de faux jetons.
- Bonhomme,
sans rancune et bon voyage.
- Embrasse Katiouscha
et Natioucha.
- Si tu deviens riche,
envoie-nous des colis.
- Bon, allez !
Allez, vite !
Plus vite. J'ai jamais vu ça, moi.
Des vrais cinglés.
- Mais non.
- On va s'écraser sur les rochers.
On plonge dans le ravin, on arrive sur le coussin d'air,
et hop, on remonte.
- Et on percute la montagne.
- Trouillards.
- Ça, c'est normal ?
- Les jets d'huile.
- Quoi ?
- Mais oui, normal.
Ready? Go!
Explosion
- Igor ! Igor !
Ça va ?
- Un jour, je te tuerai.
Klaxon
- L'argent d'abord.
- Ouvrez-leur, vite.
- Ah, Natacha !
- Igor !
Je veux plus vous voir ou je vous fais arrêter.
- On se débrouillera.
- Jamais vu quelqu'un
d'aussi ordurier de toute ma vie.
- Il a été immonde.
- Que leur as-tu dit ?
- Mais rien ! Je me suis excusé.
J'étais excédé. On va pas en faire une affaire.
- Il m'a traité de petite bite.
- Arrêtez de vous engueuler.
- Je ne veux plus revoir ce type.
Musique intrigante
...
- Je suis content de te trouver.
- Camarade, tu viens me féliciter ?
Tu es le premier.
- Oui, je te félicite
de tout mon cœur.
- Bourre-toi de zakouski.
On va vivre une grande décennie.
Bassounov ne prend plus
de décision sans mon avis.
Il est là avec sa famille.
On sera bientôt majoritaires
au Politburo.
- Enfin. De mon côté,
la situation est moins favorable.
Je suis suivi par le KGB.
- Viens par ici.
- Regarde ce que notre résident de Hong Kong a envoyé aux enfants.
C'est d'un goût.
À force de tolérer ça, on va devenir des singes.
- Bien sûr, des singes.
- Qu'est-ce que tu as, ma chérie ?
- Mais non.
- Tu l'as dégonflé.
On va arranger ça.
- Personne ne m'a reconnu
à Erevan.
Pour la voiture,
on a buriné le numéro du moteur.
Je vais acheter deux saumons
et dire que j'étais à la pêche.
- Non, mais dis donc.
Tu ne vas pas me demander à moi
de couvrir
tes odieux agissements ?
- Mais non. J'essaie de t'expliquer
qu'on m'a forcé odieusement.
- Et ta famille ?
- C'est pour ça
que je suis venu te trouver, toi.
Mon plus vieil ami.
- Oui, malheureusement.
Donne-moi l'adresse
de ton beau-frère,
- Alexeï ?
je verrai.
Viens me donner un coup de main.
Occupe-toi des enfants.
- N'arrose pas le camarade.
- C'est pas grave.
- C'est trop gros. Ça va casser.
- Mais non, ça va pas casser.
Alexeï. Alexeï, viens prendre ta raclée.
- J'arrive, Leonid.
Ah non.
Pas cette tête-là, hein ?
Donnant-donnant.
Tu me livres les sionistes.
- Je sais pas où ils sont.
- Trouve.
Encouragements
...
Applaudissements
Tu es trop fort pour moi, maréchal.
- Tu es en état d'arrestation.
J'ai des questions.
Les salopes comme toi,
ça me détend, de les mater.
- Ça, ça te rappelle quelque chose ?
- Je me suis arrangé avec le ministre.
Musique de suspense
...
- On a arrêté
le camarade Tataïev.
...
- Tes micmacs avec les corrompus,
c'est fini.
C'est pas tes relations
qui vont me soigner.
- J'ai un traitement
pour les mythomanes !
- Pour vous.
Bureau politique.
- Allô ? Oui.
Oui. Oui.
Oui, je suis trop tatillon, oui.
Ah, c'est un ami personnel
du ministre ?
Ah ben, évidemment. Ah, la pêche ?
Non, je n'y avais pas pensé.
Bien entendu...
Au revoir, camarade.
Le camarade Tataïev est libre.
Arrête-toi. Pikov descend là. Il rentre en métro.
Et il cesse de la ramener.
- Dégage.
- Qu'est-ce qui te prend ?
- Tu m'empêches de faire mon travail.
Je vais te coller un rapport.
- Tu as pris un coup
de pelle, déjà ?
- Vous me déposerez au marché. Je dois acheter des roses.
- Avec plaisir, camarade Tataïev.
Le renseignement que vous deviez donner au ministre,
on peut l'espérer bientôt ?
- Oui, le plus tôt possible.
Vous m'avancez l'argent, pour les roses ?
Je suis parti sans un kopeck.
Et puis, je vous paierai un verre.
Chérie ? Je crois que tu vas être contente.
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu n'aimes plus les fleurs ?
- Tu as bu ?
- Tu t'en vas ?
- J'apporte des vivres
à mon frère.
- Je t'accompagne.
- Sûrement pas.
Iouri dit que tu pourrais
les dénoncer.
- Moi ? Alors là, c'est fort.
Je te rappelle
que j'ai bousillé ma voiture
et risqué ma vie pour eux.
- On ne te demande plus rien.
Tu as été merveilleux.
- Laisse-moi.
- Natacha.
- Ce sont des préjugés
injustifiés.
- Donne-moi ça. Donne-moi ça !
- Va-t'en.
Je t'assure.
- Suis ce fumier discrètement.
- C'est pas mon métier.
- Avance.
Musique slave
...
- Il y en a déjà
pour 30 roubles.
Si je dois compter sur le Parti,
autant attendre la révolution.
- Tu veux un acompte ?
- Igor a tenu
- Bonjour.
à acheter un gâteau.
- Il le mangera seul.
- C'est pas en gueulant
qu'il changera.
- Je vous tends la main, Iouri.
- On t'a pas invité.
- Tu exagères.
Cet homme a bon fond.
- Je peux encore coller une tarte.
- Alors là...
- Embrassez-vous.
- Qu'est-ce tu fais là, toi ? Tu espionnes ?
Va-t'en.
Brouhaha
...
Ils chantent en russe.
...
- Célébrons l'amitié des gens
harcelés par tous les bureaucrates.
- Moi aussi, je fête 30 années
d'amitié avec une crapule :
mon très cher
Alexeï Dimitrievitch.
- Pourquoi tu parles de lui ?
- On est tous russes,
et c'est autour des chansons
qu'on s'en aperçoit.
- Je ne voudrais pas ruiner l'ambiance de cette fête
avec de chers amis,
car vous êtes de bons amis,
mais vous auriez intérêt à vite quitter cette ville.
Allez vous cacher. Moi aussi, j'irai me cacher
très loin.
Biper
- Il doit rappeler l'hôtel.
- C'est quoi ?
- Sûrement pas.
- Le camarade Sergueï n'est pas là ? Où il est ?
Passez-moi quelqu'un d'autre. C'est pour dénoncer.
Téléphone
- C'est M. Tataïev qui rappelle.
*- Passez-moi Leontiev.
- On attend votre information, mon vieux.
- Écoutez, j'ai bu assez de vodka pour vous dire merde.
J'en ai assez, de vos menaces.
Je sais parfaitement
ce que j'ai à faire.
- Vous pouvez foutre votre vie en l'air, mais votre fille...
*On peut briser sa carrière.
Tu veux qu'elle finisse putain ?
*Tu dis plus rien, là. Tu réfléchis ?
Natacha chante en russe.
...
Alexeï veut l'orchestre de l'hôtel pour son réveillon.
Il faut que je m'en occupe.
- Ils attendent notre retour
- Que vont-ils devenir ?
de Leningrad.
Allez, viens. Dépêche-toi. Allez.
- Je crois qu'il vaut mieux
s'en aller, et vite fait.
- Trop tard. On va sagement attendre
l'arrivée de la milice que votre ami
a prévenue.
- Par ici.
- Par ici.
Par ici. Je suis là.
Vous voilà.
Vous êtes rapides.
- Je prends le thé.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- Abruti.
- Camarade,
- J'ai fait de mon mieux.
on les a vus disparaître dans le métro.
Téléphone
- Allô ?
- Iouri ? Qu'y a-t-il ?
*- Natioucha ?
- Par qui ?
*- On s'est fait dénoncer.
*- Qui veux-tu que ce soit ? Ce pourri.
- C'était qui ?
- Une honte. Un ivrogne qui poussait
des grognements obscènes.
- Mais c'est invraisemblable, ça.
- Mais pourquoi ?
- Non, pas ce soir.
- Je dois dormir. Sinon demain,
je vais avoir une tête épouvantable.
Musique russe
...
- Igor !
- Oh !
...
- Tu n'as rien à me dire ?
- Non. Pourquoi ?
- Je veux la vérité.
- Mais quelle vérité ?
Il n'y a pas de vérité.
Nous passons une soirée merveilleuse.
On a retrouvé nos amis.
On part en bateau.
Qu'est-ce que tu veux de plus ?
- Tant pis.
- Natacha !
Musique twist russe
...
- Allez, viens !
...
- Igor, le KGB a été content de ton téléphone.
- Igor, tu es là ?
- J'ai fait ce que j'ai pu.
- Ne fais pas cette tête-là.
- Ah. Enfin.
Vite, je retourne
à l'orchestre, moi.
- Merci de votre aide.
- Allez.
- Fedor ne supporte pas le froid.
- Ça a été dur ?
- Vite. Appelez un médecin.
Il va mourir.
Vite, un médecin.
- Et pourquoi pas la milice ?
...
- Maréchal !
Quel plaisir de te voir enfin là.
- Bonne année à toi, petit père.
- La fête
peut vraiment commencer.
- C'est quoi, cette histoire d'arrestation ?
Igor, tu m'as trempé les pieds.
- Ça fait rien.
Serpillière.
- Pardon ?
- Je cours.
Musique douce russe
...
- Posez ça par ordre de taille.
- Qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont tous là.
- On file à Stockholm avec le bateau.
- Quoi ?
Voler le bateau d'Alexeï ?
- C'est le seul bateau
qui n'aura pas de contrôle.
Donneur !
- Tu m'as déçue.
- J'ai fait ça par amour, Natacha.
Pour toi et Katiouscha.
Tu n'as rien compris.
- On a trop bien compris.
Vous êtes une pourriture.
- Je vous en prie.
- J'ai trop chaud, moi, maintenant.
- Tu connais le KGB.
Elle va devenir une putain.
- Je vais chercher
- Natacha, tu ne peux pas faire ça.
les clés du bateau.
Arrête-toi, je t'en supplie.
Natacha...
- Laisse-moi.
Lâche-moi !
- Tataïev, je veux bien
rendre service à ta femme,
mais c'est le cirque autour de mon car.
Je veux pas me faire choper.
- Bien sûr.
Sors de là !
Vous allez vivre comment ?
Avec quel argent ?
Vous allez être coulés par des sous-marins.
- Si !
- C'est pas la clé ?
Donne-moi ça. On ne peut pas voler un navire, Natacha.
Natacha !
Musique rythmée russe
...
Que fais-tu ?
- J'emmène des zakouski.
On n'a rien mangé
depuis 24 heures.
N'enlevez pas le saumon,
j'ai pas terminé.
- Arrête ça.
- Tu me fais peur.
...
- Viens ici !
- Excusez-nous de vous importuner.
Nous avons de gros problèmes.
- Quelle guigne.
- Le camarade Pikov,
par sa maladresse,
a ruiné votre précieux appel.
- Où sont les suspects ?
- Les suspects ?
C'est à vous qu'il faut le demander.
- Il serait bon de voir le ministre pour faire le point.
- Sur quoi ?
- Sur l'évasion.
- Bonne initiative.
- Évidemment.
- Il vaut mieux partir.
- Il faut porter Papatchka.
- Alors, on fonce au bateau.
- Mais on peut pas partir comme ça.
- Y a plus le choix.
- On peut pas laisser papa. Ils vont l'arrêter.
- Ton père préfère ses privilèges à sa famille.
- Mais c'est ignoble. T'es aussi lâche que lui.
- Chut ! Chut !
- Tu pars avec nous.
- Attention, ça glisse.
- Oui, on sait.
Musique slave
...
- Vite, vite.
- Vous ne pouvez pas entrer.
Le ministre est avec ses amis
et le maréchal Bassounov.
- Il s'agit de la sécurité de l'État.
- Bon...
- En douceur, le diplomate.
Restez ici.
Je vais voir si je peux lui parler, moi.
Applaudissements
...
- MOI !
- Et c'est pour qui, ce gros paquet ?
- Pour Michka !
- Un morceau de gypse fer de lance
aux mille couleurs chatoyantes.
- Merci.
- Moi, j'ai eu un presse-purée.
- C'est catastrophique.
- Quoi encore ?
- Ta fille a vomi, Natacha pleure
et Tatiana délire.
Elles ne veulent plus partir.
- Mais c'était couru, ça.
Vous allez remonter
dans la soute à bagages.
Le car vous ramène à Moscou
et je tâcherai d'arranger
- Katerina a refait une crise.
les choses à l'amiable.
Trouve du Valium.
- Dieu ! Quelle soirée !
Musique rythmée russe
...
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un obus de ma collection
personnelle.
- C'est émouvant, pour
un grand soldat, de s'en séparer.
- Et ça débarrasse la cave.
On en a 300.
- J'en ai marre,
de ces discussions.
- Planque-toi.
- Je m'en fous.
C'est décidé :
les parents partent,
et moi, je rentre à Moscou.
Merci.
Merci pour tout. J'espère que la petite ira mieux.
Toi, tu fais ce que tu veux.
- Tu as fait ta crise ?
Tu veux une gifle ?
La main droite ou gauche ?
- Je veux pas balayer à New York.
- Fais-moi un peu confiance.
- Je rentre à Moscou, moi. Allez, ciao.
- Tatiana !
Pourquoi cette envie subite ? Tu as un amant à Moscou ?
Rires
C'est le barbu ?
...
Je sais que c'est le barbu.
Tatiana !
- Camarade.
- Désolé de déranger un soir de réveillon.
- Oui, effectivement.
- De justesse.
- Nous avons raté les dissidents.
- Et vous êtes venus pour me dire ça ?
- Non, pas du tout.
- Ça pouvait pas attendre ?
- Camarade ministre,
le Parti n'a pas de week-end,
pas de fêtes petites-bourgeoises.
- Pardon ?
- Tais-toi.
- Non. Ça m'intéresse.
- On oublie un peu
les préceptes de Lénine.
- Très intéressant.
Je devrais trouver
un bon poste à ce garçon.
- Non, mais...
- J'insiste.
Allez, sauvez-vous.
On s'occupera de ça lundi. Et bonne année.
- Ben quoi ?
Ça suffit !
- On a trouvé ce portefeuille.
- Fedor Zabelski.
- Tu fais quoi ?
- Y a pas de clé. J'arrive pas à ouvrir.
- Quel empoté.
- Regarde ce que tu as fait.
Comment on va expliquer ça ?
- Qu'avez-vous fait ?
- Ne t'énerve pas.
Les apparences
- Mais...
sont contre nous...
C'est la clé de mon bateau.
- Ben, filons, maintenant.
Musique douce russe
...
- Boukov !
Viens, camarade.
Tu n'as pas encore eu ton cadeau.
- File au bateau.
Maréchal, je crois qu'il y a méprise.
Je ne m'appelle pas Boukov. Mon nom est Tataïev.
Y a déjà eu confusion.
- Boukov !
Boukov !
Où vas-tu ? Tu m'en veux ?
- Lâche-moi la grappe, vieux con.
- Tu as toujours été un sagouin d'une cruauté épouvantable.
J'aurais dû t'abattre.
- Tataïev, où est Zabelski ?
Arrêtez-le !
Coup de feu
Je le veux vivant.
...
...
- Maréchal !
Maréchal, sauvez-moi.
- Allez, monte.
Musique de suspense
- Au galop !
...
- Tu viens t'excuser ?
- C'est ça, je m'excuse.
- Et pourquoi
on te tire dessus ?
- J'ai couché avec la femme d'Alexeï.
Il veut m'arrêter.
Il rit.
...
Fouette, maréchal. Fouette.
- J'ai beaucoup mieux.
- Le Père Noël, c'est qui ?
- Un vieux avec un gros nez.
- Un Youpin. Je le lâche pas.
Fumier de sioniste.
- Yah ! Yah ! Yah !
...
- Arrête tout. Je veux descendre.
Y a plus de peur que de mal.
- Tu descends et tu pousses, Pikov.
- Tu conduis comme un alcoolique.
...
- Ma voiture !
Deux voyous volent ma voiture.
- Quitter ce pays ? Regarde-moi
cette troïka dans la neige.
C'est pas sublime ?
- On va débiter cette voiture
en pièces détachées.
Ça nous fera vivre un an.
Coup de feu
- De vraies balles ?
Ils exagèrent.
Les Russes n'ont jamais eu le sens de la mesure.
- Allez ! Allez !
...
Prenez le guide.
- Yah !
Alors là, Boukov, tu exagères. Ça va mal finir.
Il faut s'excuser.
C'est pas normal, d'agir comme ça.
...
Touche pas à ma chaîne.
- Oh, ça va.
...
- C'est mou.
On va pas les rattraper.
- Un mot de plus,
je te passe à la gégène !
- Une troïka. Vous pouvez pas la rater.
- Elle est là, la troïka.
Gémissement
Une voiture approche.
- Personne ne bouge.
Coup de feu
Alors, on déguste,
vieille merde ?
- Expliquez-moi pourquoi
vous avez tiré sur le maréchal,
un de nos héros ?
*- Moscou, Radio Vérité.
Un commando d'une centaine de mercenaires
débarqués d'un sous-marin de la CIA a odieusement
violé le sol soviétique cette nuit
pour tenter d'assassiner lâchement
le vaillant héros du peuple Leonid Bassounov.
Grâce au sang-froid du grand soldat, les agresseurs ont été mis en fuite.
L'ambassadeur des États-Unis
a été immédiatement convoqué au Kremlin.
- Moins vite.
Fedor a le mal de mer.
Il souffle.
Accélération du moteur
- Sergueï Leontiev, résident du KGB, vit aujourd'hui
en Centrafrique, où il infiltre des tribus hostiles.
Boris Pikov participe avec joie à l'édification d'un gazoduc
en Sibérie, par moins 46.
Fedor Zabelski est l'auteur d'un pamphlet virulent :
"Sous le joug des nouveaux tsars."
Tatiana et Iouri vivent à Kirovsk, sous un faux nom.
Ils ont l'espoir chevillé au corps.
Grâce à leur fille, Igor et Natacha ont ouvert un cabaret à Londres,
où ils font la cuisine et l'animation.
Musique douce russe
...
Sous-titrage : ECLAIR
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