All language subtitles for The Rain People (Francis Ford Coppola, 1969)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified) Download
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew Download
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

LES GENS DE LA PLUIE

� son r�veil, il d�couvrira que tu es partie ?

Je lui ai laiss� un mot.

Et que dit ce mot ?

Que je l'aime.

C'est tout ?

Qu'il ne s'inqui�te pas.

Qu'il ne s'inqui�te pas ?

Alors que sa femme le quitte � l'aube ?

Non, attends une minute, Maman.

Je n'ai pas dit que je le quittais.

Je n'ai jamais dit �a.

Je veux juste retrouver ma libert�

pendant 5 mn, une demi-journ�e, 1 heure, je ne sais pas.

Bonjour, Nat.

Bonjour, Papa.

Il y a un probl�me ?

Non, tout va bien, Lou.

Je ne pouvais pas dormir, je suis venue voir maman.

O� est Vinny ?

Dans la voiture, il �coute la radio.

- Je vais le chercher. - Papa...

Vinny n'est pas dans la voiture.

Il est � la maison, il dort.

Lou, tu devrais aussi te coucher.

Attends, je ne comprends pas.

Vinny est � la maison, en train de dormir,

et tu es ici, � 6 heures du matin ?

D�sol�e de t'avoir r�veill�.

�a m'est �gal, �a.

Dis-moi ce qui ne va pas, je suis ton p�re.

Je peux parler dans ma propre maison ?

Pas de �a !

Je veux savoir...

J'aimerais passer un appel longue distance.

� Long Island, �tat de New York.

Le num�ro est 599-467.

L'indicatif ?

- 516. - Merci.

Est-ce que je peux appeler en P.C.V., s'il vous pla�t ?

Oui.

Appel en P.C.V. dans la zone 516-599, merci.

Nom et num�ro ?

Je m'appelle Natalie Ravenna

et le num�ro est 766-9963.

Merci.

Appel de Natalie Ravenna. Acceptez-vous le P.C.V. ?

- Nat, c'est toi ? - Oui, c'est moi.

Acceptez-vous le P.C.V. ?

Mais o� es-tu ?

- J'accepte le P.C.V. - Merci. Allez-y.

Vinny ?

Nat, o� es-tu ?

Dans une station-service.

Sur l'autoroute de Pennsylvanie.

Je t'ai d�j� appel�, mais tu �tais sorti.

J'�tais chez ta m�re.

Elle a eu une crise de nerfs.

Ton p�re a pris sa journ�e.

Je suis d�sol�e. Je n'aurais pas d� passer l�-bas.

Ce n'est pas grave, Nat, d'accord ?

�a va, mais rentre � la maison.

Je ne peux pas. Pas encore.

Demain, peut-�tre. Je ne sais pas.

Qu'y a-t-il ?

Qu'y a-t-il ?

J'avais besoin de partir un peu.

La femme mari�e, elle �tait � bout.

- Vinny ? - Je ne comprends pas.

Oui ? Je suis l�.

Tu crois que...

avant notre mariage, j'�tais trop ind�pendante

ou trop �go�ste ?

- Je veux dire... - De quoi tu parles ?

Avant, je me r�veillais le matin et la journ�e m'appartenait.

Et... et maintenant, elle t'appartient � toi.

�coute, ma ch�rie, ne t'en fais pas pour �a.

O� es-tu ?

Vraiment sur l'autoroute de Pennsylvanie ?

Oui.

O� exactement sur l'autoroute de Pennsylvanie ?

Je ne sais pas.

- Dans une station-service. - Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Je serais venu avec toi.

Tu aurais d� dire : "Je veux te parler, allons faire un tour."

Vinny, je ne voulais pas partir avec toi.

Je voulais m'�loigner de toi.

Vinny ?

Je suis l�.

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Hein ?

Ce n'est pas toi. Ce n'est pas de ta faute.

- C'est... - Dis-moi !

Elle est enceinte.

Qui ?

Elle.

Moi.

Ta femme.

C'est merveilleux !

Alors, c'est �a ?

C'est �a qui te fait peur ?

Natalie... c'est merveilleux !

- Je suis tr�s heureux ! - Je sais...

Mais alors... Pourquoi... ?

C'est parce que je savais que �a te ferait plaisir

que je te le dis par t�l�phone.

Je ne me sens pas pr�te � �tre m�re.

Je ne suis m�me pas s�re d'�tre une bonne �pouse.

Je suis bien contente de ne pas voir ta t�te.

Nat ?

Mais ne fais rien, ne fais rien du tout.

Quoi ?

Ne laisse personne te toucher

ni toucher notre b�b�, je t'en prie.

Je ne ferai rien, Vinny.

C'est promis ?

Promis.

Nat, reviens � la maison.

On arrangera tout �a.

C'est trop dur.

C'est dur pour moi aussi... Je t'aime.

Je reviendrai. Je reviendrai bient�t.

Je t'aime.

Au revoir.

Nous avons peu de clients en journ�e.

- Vraiment ? - Parfois des routiers.

Aucun bagage ?

Non.

Merci.

Vous m'emmenez ?

Vous vous appelez ?

Jimmy.

Appelez-moi Killer.

- Killer ? - Oui.

On m'appelle Killer Gannon car mon nom est Kilgannon.

Tr�s bien.

Votre nom ?

Pardon ?

Votre nom, vous ne me l'avez pas dit.

- Je m'appelle Sara. - Sara ?

O� vous a-t-on surnomm� Killer Gannon ?

Au foot.

Vous �tes footballeur ?

- Oui. - O� �a ?

� Helmont.

C'est quoi ?

Une fac.

On est pass� devant. C'est de l� que je viens.

Vous y �tes �tudiant ?

Plus maintenant.

Dipl�m� ?

Non.

J'ai arr�t� avant.

Sara...

Sara ?

Quoi ?

J'aimerais jouer au foot devant vous.

J'aimerais beaucoup.

La seconde mi-temps s'annon�ait bien.

On a mis nos baskets. Le terrain �tait tremp� et verglac�.

On a marqu� le 1er essai et apr�s, on a men� tout le match.

Son p�re �tait emball�.

Il voulait parler foot toute la soir�e.

Il m'a dit

qu'il aurait un job d'�t� � me proposer en Virginie.

Mais j'ai oubli� d'acheter une carte.

Il est tard.

On pourrait s'arr�ter. J'ai...

plein d'argent.

Il est temps de s'arr�ter.

Il est temps de d�ner.

Bonne nuit.

Killer...

Quoi ?

Je pensais � votre nom.

Killer Gannon...

Vous dansez ?

Je sais danser.

Vous voulez danser ?

Pas maintenant.

Peut-�tre apr�s.

Entrez.

Fermez la porte.

�tez votre maillot.

Pourquoi ?

Elle veut juste voir � quoi ressemble un footballeur sans son maillot.

D'accord.

- Impressionnant. - Moi ?

Non, votre fa�on d'ob�ir aux ordres.

Vous faites toujours tout ce qu'on vous dit de faire ?

Presque toujours.

Pourquoi ?

Pour rien. C'est facile.

Venez danser avec moi.

Ce serait dr�le de jouer � "Jacques a dit" avec vous.

C'est quoi, "Jacques a dit" ?

Vous ne connaissez pas "Jacques a dit" ?

Non.

Vous n'avez pas �t� enfant ?

Jacques a dit :

"Portez-moi."

Jacques a dit de vous porter ?

Jacques a dit...

"Faites-moi tourner."

Vous faire tourner.

Plus vite !

Plus vite ! Plus vite !

Arr�tez !

- N'arr�tez pas. - Vous me l'avez dit.

Vous arr�tez si je dis "Jacques a dit : Arr�tez."

Vous comprenez ?

Non.

Bon. Reposez-moi.

Non.

- Je suis s�rieuse, reposez-moi. - Non.

Reposez-moi.

Reposez-moi.

Il faut dire "Jacques a dit : Reposez-moi."

Jacques a dit...

Jacques a dit : "Reposez-moi."

Vous �tes l'homme le plus ob�issant que j'aie jamais rencontr�.

Regardez-moi.

N'est-ce pas ?

Oui.

N'est-ce pas ?

- Oui. - N'est-ce pas ?

Oui.

Tr�s bien.

Jusqu'o� va votre docilit� ?

Pourquoi ?

Mettez-vous � genoux.

Mettez-vous � genoux !

Tr�s bien. Prosternez-vous devant moi.

Jacques a dit...

Oubliez "Jacques a dit" et prosternez-vous devant moi.

Allez.

Qu'est-ce que c'est ?

Je suis d�sol�e. Relevez-vous.

Je m'amusais avec vous... c'est tout.

Relevez-vous !

Qu'avez-vous sur la t�te ?

Une cicatrice.

Je me suis promen� avec ma m�re sur le campus

tout cet hiver-l�.

Tout le monde me disait bonjour

en sortant de cours.

Je suis encore un h�ros � la fac. Vraiment.

M�me si je ne peux plus jouer au football.

J'ai re�u plein d'argent.

Regardez.

Rangez �a.

- Vous allez le perdre. - Je ne le perdrais pas.

Quelqu'un va vous le voler.

Non.

Pourquoi vous a-t-on donn� cet argent ?

Parce que...

j'�tais un h�ros.

Tous s'en souvenaient.

On vous a donn� l'argent et on vous a dit de partir ?

Je ne pouvais plus jouer

au football.

Et je n'avais plus � suivre les cours.

Je n'avais qu'� ratisser les feuilles.

Alors, on m'a donn� �a et...

Et on vous a demand� de partir.

Oui.

Qu'allez-vous faire ?

Trouver un travail.

J'ai une adresse. Celle de son p�re.

Tr�s bien.

- On verra �a demain. - Je l'ai gard�e.

Allez dans votre chambre. Allez dormir.

Je ne suis pas fatigu�.

Jacques a dit : "Allez dormir."

"Les Gens de la Pluie

"sont faits de pluie.

"Quand ils pleurent, ils disparaissent

"parce qu'ils fondent."

Qui vous a parl� de ces Gens de la Pluie ?

Je ne sais plus.

C'est une histoire qu'on vous a racont�e ?

Non, c'est vrai.

Vous les avez vus ?

Une fois.

De quoi ont-ils l'air ?

Ils ont l'air...

de gens ordinaires.

Sauf qu'elle est...

tr�s, tr�s belle,

lui, tr�s beau

et ils sont... faits de pluie.

Artie !

Bonjour, Artie.

Bonjour.

Je suis Killer Gannon.

Qui ?

Je suis un ami de fac de votre fille Ellen.

Ah oui, le footballeur !

Je me souviens de vous, Killer.

C'�tait un sacr� match !

- Le match de Thanksgiving. - Inoubliable !

Surtout le 4e quart-temps.

Vous aviez 3 essais d'avance. Vous avez feint�,

vous �tes parti avec le ballon et vous avez marqu�.

Vous vous souvenez ?

Non.

Passez chez nous, Ellen sera ravie de vous voir.

Elle est � la maison. Vous pourriez rester d�ner

et l'emmener voir un film.

Salut, Ellen.

Salut.

Que fais-tu ici ?

Je suis venu te voir.

Ils viennent de New York.

C'est un copain de la fac, maman.

- Killer... - Enchant�e.

Je vous ai d�j� rencontr�e lors d'un match.

- Ah oui ? J'ai oubli�. - Bonjour.

Ellen.

Eh bien...

Et si on rentrait tous � la maison ?

Merci beaucoup, mais je dois vraiment partir.

Vous ne pouvez pas le laisser.

Ellen, tu es diff�rente.

Vous ne voulez pas un caf� ?

Comment �a, diff�rente ?

Je ne sais pas, mais tu n'es pas la m�me.

Vous devez �tre �puis�e apr�s ce trajet.

Pourquoi es-tu venu ici ?

Tu es jolie, mais pourquoi tes cheveux sont si courts ?

Parce que je les ai coup�s.

Ne le laissez pas ici, ramenez-le.

Ellen, voyons !

- Il ne comprend rien. - Ne sois pas impolie.

Vous �tes une amie ?

Non, je suis une inconnue. Une parfaite inconnue.

D'accord, mais c'est vous qui l'avez amen� ici,

alors c'est � vous de le ramener o� vous l'avez trouv�.

Attendez. Je suis une inconnue.

C'est votre ami. je l'ai juste amen�.

Il va travailler pour votre p�re.

�a m'�tonnerait.

- Artie a dit... - Ferme-la, Killer.

Sois gentille.

Maman, il se fiche de ce qu'on peut lui dire, pas vrai, Killer ?

Je m'en fiche.

On ne parle pas comme �a aux gens.

Vous ne connaissez pas Killer Gannon.

Vous sortiez avec lui.

Oui, mais c'�tait avant.

Killer ? � la fac, on sait que tu es parti ?

Oui, ils le savent.

Ils m'ont donn� 1 000 dollars.

1 000 dollars et on m'a dit que je pouvais partir.

Rangez cet argent. Rangez-le.

Sara ?

- Sara ? - Il vous parle.

J'ai un peu faim.

Je vous inviterais bien, mais mon mari rentre tard.

Il nous a invit�s et a dit qu'il serait l� dans 30 mn.

Maman ?

Dans ce cas...

pourquoi n'allons-nous pas tous � la maison ?

Vous faites semblant de ne pas souffir des remarques des gens.

C'est bien �a ?

Pourquoi ?

Vous pouvez me le dire. Vous ne me reverrez jamais.

Vous faites semblant...

pas vrai ?

C'est parti !

Attrapez �a !

Allez, envoyez le ballon, allez !

En place, c'est parti !

Belle passe, hein ? J'y suis all� un peu fort.

Dommage qu'il soit tard. On aurait pu jouer dehors.

Ellen, regarde qui est l�.

Surprise de voir le Killer ?

Tr�s.

Il voudrait le travail que vous lui avez offert.

Quel travail ?

Ah, au cin�ma. Bien s�r.

Vous allez vous installer � Clarksburg ?

Papa !

Tu ne vas quand m�me pas l'embaucher.

Pourquoi pas ?

Parce qu'il ne sait rien faire d'autre que balayer les feuilles.

Pas vrai, Killer ?

- Je sais balayer les feuilles. - J'en suis s�r. Venez.

Et c'est tout !

- Papa ! - Quoi ?

On vous a propos� de passer pro ? Pour le foot ?

- Oui. - Je le savais.

Vous avez refus� ?

Content de vous revoir. Je croyais que vous et Ellen...

Papa...

Papa !

Papa !

Vous savez, Killer...

S'il te pla�t, peux-tu te taire ?

Vous et Ellen, je croyais...

Je t'en prie, tais-toi un peu.

- Qu'y a-t-il ? - C'est un idiot, un attard�

et je pense que �a devient g�nant � force.

Que veux-tu dire ?

Il a �t� bless� � la t�te lors d'un match.

Depuis, il est comme �a.

Venez, Killer...

Vous n'allez pas rester ici.

Au revoir, Ellen !

Qu'est-ce que je vais faire de vous ?

Pourquoi ?

Je ne me sens pas la force de m'occuper de vous.

- J'ai mes propres probl�mes. - Lesquels ?

Je vais avoir un b�b�.

Un b�b�, un b�b�, un b�b�, abruti !

Je ferais peut-�tre mieux de vous confier � la police.

Quel chic pour choisir vos copines...

J'ai l'impression de parler toute seule.

Pourquoi ? Je suis l�.

Vous me comprenez ?

Oui.

Tr�s bien.

Terminus.

Descendez.

Ouvrez la porte.

Descendez.

Prenez votre sac.

- Pourquoi vous �tes f�ch�e ? - Je ne suis pas f�ch�e.

Je ne peux plus m'occuper de vous. D�brouillez-vous.

Avec votre argent, payez-vous l'h�tel

- et vous repartirez demain. - Pour aller o� ?

Qu'est-ce que j'en sais ? Retournez � la fac.

- Retournez chez votre m�re. - Je ne peux pas.

Retournez-y. C'est votre m�re.

Je ne peux pas.

Pourquoi ?

Elle est morte.

�a m'est �gal !

Vous �tes un idiot,

un attard�, un imb�cile, un monstre, un l�gume,

un complet idiot, un total imb�cile !

Un putain d'idiot !

Au d�but, je vous ai pris en stop

car je voulais faire l'amour et je tombe sur un monstre.

Montez.

Vous ne voyez pas...

que j'ai d�j� du mal � m'occuper de moi ?

Venez voir �a !

Je ne peux pas.

Tu vois, avant, je te reprochais toujours d'�tre l'homme

qui veut faire de moi une femme au foyer avec un tas d'enfants.

Je ne le pense plus.

�a vient de moi.

C'est ma faute. C'est moi qui t'ai induit en erreur.

C'est moi qui suis incapable.

Tu as �pous� une incapable.

Demande � ma m�re, elle te le dira.

Je suis irresponsable et...

je suis cruelle

et d�s�uvr�e.

Si je n'�tais pas cruelle, je ne t'aurais pas fait �a.

Je ne te pr�pare m�me pas ton petit-d�jeuner.

Je suis une mauvaise �pouse. Je ne me l�ve m�me pas pour toi.

J'ai horreur de cuisiner, je me n�glige

et je mens.

Je te mens tout le temps.

Si tu me connaissais vraiment, tu me d�testerais.

Vinny ?

�coute,

je dois me faire avorter.

Tu te rends compte de ce que tu dis ?

Est-ce que tu t'en rends compte ?

- C'est ce que je ressens. - Et alors ?

C'est ce que je ressens.

Tu crois excuser tes erreurs en me disant que tu culpabilises ?

Ta maudite sinc�rit� ne m'impressionne pas.

En montant dans ton break, tu �tais libre.

Tu as fait ton choix.

Vinny...

�coute, Natalie,

tu es livr�e � toi-m�me et tu n'aimes pas �a.

Je croyais vraiment qu'en �tant avec toi, je pourrais t'aider.

Mais j'avais tort. Parce que c'est � toi d'agir.

Tu viens de dire que tu es irresponsable.

Mais maintenant, que tu le veuilles ou non,

tu es responsable de toi-m�me et de l'enfant que tu portes.

Ne m'appelle plus pour me parler de tes �tats d'�me.

Je veux que tu agisses.

Assez parl�. Je veux que tu agisses.

Et bon sang, rappelle-moi !

Salut, Killer.

Encore l�, Sara ?

Je ne m'appelle pas Sara, mais Natalie.

Vous aviez dit que c'�tait Sara.

J'ai menti. Je ne voulais pas vous dire mon vrai nom.

Mais c'est Natalie.

Que faites-vous ?

J'attends.

Quel bus ?

Aucun bus...

J'attends, comme tout le monde ici.

Pourquoi �tre partie, Natalie ?

Je ne suis pas partie.

�a vous pla�t, ici ?

Oui, c'est joli.

Bien.

Je vous ai trouv� un travail. Vous pouvez rester ici.

O� irez-vous ?

L� o� j'allais avant de vous rencontrer.

O� est-ce ?

Killer,

vous me manquerez.

Voici l'adresse.

Vous trouverez tout seul ?

Laissez tomber, je vais vous y emmener.

Venez.

Voil�.

C'est ici.

Que dois-je faire ?

Balayer et porter des choses.

Demandez M. Alfred.

Vous attendez ?

D'accord, j'attends.

M. Alfred ?

Oui ?

Je viens pour la place.

Tu es costaud.

Oui, je jouais au football.

�a change des gars tout maigres de d'habitude.

Le boulot est dur.

Il faut d�charger le camion

et d�placer les cages.

60 dollars par semaine.

�a te va ?

Oui, �a me va.

Mari� ?

Non.

S�r ?

- Je ne suis pas mari�. - Pourtant, on dirait.

C'est mon amie.

Bonjour.

On se met d'accord.

- Bien. Il vous convient ? - Oui, je crois.

Il te faut une piaule pas loin. Le camion arrive t�t.

Je te filerai une adresse, si tu veux.

C'est parfait.

C'est pour deux ?

Non. Je l'ai juste pris en stop.

Besoin d'une avance ?

Non, j'ai plein d'argent.

J'ai 1 000 dollars.

Voyez ?

�coute...

Il ne faut pas garder tout �a sur toi.

Il va le d�poser � la banque.

Rangez cet argent.

Madame, je peux vous parler ?

Qui est ce type ?

Je ne le connais pas bien. Je l'ai juste pris en stop.

- Un auto-stoppeur ? - Oui.

Les filles seules devraient pas prendre d'auto-stoppeurs.

Oui, je sais.

Mais c'est quelqu'un de tr�s particulier.

Parfois, on dirait un enfant, vous voyez ?

Si on ne lui fait pas mettre cet argent � la banque,

il le gardera dans sa poche.

Vous �tes une parente ?

- Non, je vous ai dit... - Vous voulez me refiler un tar� ?

Il n'est pas comme vous dites. Il travaillera tr�s dur.

Il faut juste qu'on veille sur lui.

C'est son argent ?

Oui, c'est le sien.

Il est rien pour vous ?

Rien.

Dacodac.

J'ai un plumard dans le hangar, si tu veux.

- D'accord. - �coute, fiston,

j'ai un coffre ici,

mets-y ton argent en attendant d'aller � la banque.

Je t'y emm�nerai jeudi.

Le directeur de la banque est un ami � moi.

Je peux l'emmener � la banque tout de suite.

Je m'occupe de lui ou pas ?

Oui.

Chaque semaine, j'�te 5 dollars de ta paye pour le hangar.

- Abruti, tu m'�coutes ? - Oui.

Tu prendras tes repas ici ?

Oui !

�a fera 1,5 dollar par jour. Et j'en suis de ma poche.

Disons 10 dollars par semaine que j'�terai de ta paye.

Voyons voir... �a fait 60 dollars moins 15 dollars,

moins les imp�ts,

la s�curit� sociale,

l'allocation de ch�mage

et l'assurance invalidit�.

Tu auras 25 dollars par semaine,

qu'on mettra dans le coffre tant que tu n'en auras pas besoin.

Commence par ici.

�a a besoin d'�tre nettoy�.

Les affaires marchent bien � P�ques.

Je fournis de beaux petits animaux

aux d�taillants � 600 km � la ronde.

Ils semblent affam�s.

Vous voulez appeler la S.P.A. ? Je vous donne le num�ro

et je paie la communication.

Oubliez ce que j'ai dit.

Lave au jet. Il y a une rigole dans le sol.

Je peux les sortir d'abord ?

Et o� tu veux les mettre, abruti ?

�coute, tous ces animaux sont d�biles.

Sans moi, ils se feraient �craser par les touristes sur l'autoroute

ou finiraient � la casserole.

Les toilettes pour dames ?

C'est l� o� c'est �crit "Poup�es".

Fiston...

Donne-moi ton argent, je vais le mettre dans mon coffre.

Elle est d'accord ?

Pourquoi ? C'est ta m�re ?

Non, c'est mon amie. Ma meilleure amie.

Maintenant, c'est moi, ton meilleur ami.

Et ton fric ne sera en s�curit� que dans mon coffre.

Dans un coffre, le fric est en lieu s�r.

Je suis le seul � conna�tre la combinaison.

D'accord.

- J'ai une question, M. Alfred. - Oui, allez-y.

Et si Killer veut partir ?

Ben, il part. qu'est-ce qui le retiendrait ?

Son argent dans votre coffre.

Oublions tout �a et remmenez-le.

Je ne peux pas.

� quelle vitesse rouliez-vous ?

Trop vite ?

Vous rouliez � 117 km/h dans une zone limit�e � 100 km/h.

Je suis d�sol�e.

Votre permis, s'il vous pla�t ?

Sortez le permis de votre portefeuille.

Mari�e ?

Oui.

Carte grise ?

New York !

Votre mari est du voyage ?

Cela fait partie des questions de routine ?

Si je le d�cide.

Non, mon mari n'est pas de ce voyage.

Vous �tes divorc�e ?

- Non, elle n'est pas divorc�e. - Qui ?

Elle. Moi.

Votre mari est � New York ?

Oui.

Num�ro du permis : 5788.

Vous me contr�lez ?

Pas vous. La voiture.

C'est incroyable !

J'avais la naus�e il y a quelques minutes

et l�, je me sens mieux.

Tant mieux.

Que faites-vous si loin de chez vous sans votre mari ?

Je me prends un P.V.

Madame...

Vous n'avez pas mis votre clignotant, je passe l�-dessus,

mais j'ai bien peur de devoir vous verbaliser pour exc�s de vitesse.

Je peux vous payer ?

Vous m'offrez un pot-de-vin ?

Je le jure, la dame ne vous offre pas un pot-de-vin.

Elle ne vous offre...

rien du tout.

Elle veut juste savoir ce qu'elle doit payer et o�.

Elle doit payer l'amende chez le juge.

O� est-ce ?

Au ranch d'Alfred.

Vous plaisantez !

L� o� sont les curiosit�s.

- Je... je ne peux pas y aller. - Il le faut, madame.

Je ne peux pas y retourner !

On ne va pas chez Alfred ?

Je vous offre un caf� ?

D'accord.

Vous �tes en voyage ?

Oui.

Pour o� ?

� l'ouest.

O� �a � l'ouest ? En Californie ?

Oui.

Pourquoi la Californie ?

Il n'y a rien de plus � l'ouest.

Vous ne rejoignez pas votre mari ?

Non.

Dites, Gordon...

Je dois vraiment aller chez Alfred ?

Si je vous donne l'argent, vous pouvez payer le P.V. pour moi, non ?

- Il y a un probl�me. - Pourquoi ?

J'ai d�j� r�dig� le P.V., vous devez y aller.

J'irai avec vous et apr�s, j'emm�nerai

la dame de New York au cin�ma, pour la rembourser.

Il ne s'agit pas d'argent.

L�-bas, il y a quelqu'un que je ne veux pas voir.

- Votre mari ? - Non, pas mon mari.

Quelqu'un d'autre.

On ira plus vite qu'un flash de radar.

Pourquoi vous riez ?

On ira plus vite qu'un flash... Gordon !

Alfred est l� ?

Il est derri�re. Il est tr�s occup�.

Attrapez les plus gros !

Vous !

Faites-le sortir de l� !

- D'o� ? - Je l'ai boucl� dans le hangar.

Gordon, arr�te-le !

Il me co�te une fortune. Faites-le sortir !

Vous �tes dingue aussi ? Pourquoi riez-vous ?

Vous savez ce qu'il me co�te ? Allez Gordon, arr�te-le !

Non, attendez.

Non. �coutez, je m'en charge.

Je peux le faire arr�ter.

Killer ?

Arr�tez. Vous vous �tes mis dans de beaux draps.

�a m'est �gal.

Killer...

Vous devez penser � vous. Personne ne le fera pour vous.

Si, vous.

Non.

Pas moi. Je ne peux pas.

Mais vous �tes revenue.

Contre mon gr�.

C'est lui qui m'a ramen�e.

Je voulais tant vous fuir que j'ai fait un exc�s de vitesse.

Tr�s bien.

Faites quelque chose !

Non, laissez-le. Killer, arr�tez �a.

Vous avez fini ?

Oui.

Gordon...

Devez-vous l'arr�ter ?

Bien s�r qu'il doit l'arr�ter !

- Et l'argent ? - Quel argent ?

L'argent qui est dans votre coffre ! 1 000 dollars.

1 000 dollars dans mon coffre ? Je n'ai pas de coffre.

- Gordon, j'ai un coffre ? - Pas que je sache.

Vous lui avez dit que vous aviez un coffre.

�coute. O� un neuneu comme lui aurait trouv� 1 000 dollars ?

C'est sa pension d'invalidit�.

Si vous gardez ces 1 000 dollars, dans ce coffre que vous n'avez pas,

vous signez son arr�t de mort.

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

Je vais vous dire ce que je vais faire...

Je garde les 1 000 dollars et je retire ma plainte.

Il a besoin d'argent. C'est tout ce qu'il a.

- Il n'a rien d'autre. - Je lui file 100 dollars.

- Comment va-t-il vivre avec 100 $ ? - C'est pas mon probl�me.

Ni le mien.

D'accord ! 200 dollars et on n'en parle plus.

Allez, prenez-les.

Gordon...

Killer ?

Remerciez-le.

- Merci, M. Alfred. - Emmenez-le d'ici !

H� ! Attendez !

Vous avez une amende de 40 dollars � payer.

Allez dans la voiture.

Salut.

Salut.

Quel est votre nom ?

Killer.

Dites-moi, Killer, parlez-moi de cette dame.

Elle fuit son mari.

Tiens donc. Pourquoi �a ?

Elle ne sait pas.

Il risque de venir par ici ?

Et pour ce soir, on ne devait pas aller au cin�ma ?

On en a parl�, oui.

O� allez-vous loger ?

Je ne sais pas.

Et lui ?

Il ne m'est rien, je vous l'ai dit.

D�barrassez-vous-en et venez chez moi.

Je croyais qu'on devait aller au cin�ma...

Bien s�r que je vous emm�nerai voir un film...

Killer...

Oui ?

Je vous aime beaucoup.

C'est vrai ?

Oui.

Beaucoup.

C'est de l'amour ?

Je ne sais pas.

Peut-�tre que oui.

Moi, je vous aime.

- Vous ne savez pas ce que vous dites. - Je sais toujours ce que je dis.

Je vous crois.

- Vous me croyez ? - Je vous crois.

- Vous me croyez... - Je vous crois !

Mais vous m'aimez ?

Un petit peu.

Pourquoi je ne peux pas rester avec vous ?

Parce qu'il y a l�-bas un homme habill� de cuir noir

que je trouve tr�s int�ressant.

Vous savez de quoi je parle, on dirait.

- Je sais de quoi vous parlez. - Vous n'�tes pas franc.

Quand serez-vous franc avec moi ?

Je suis franc avec vous.

Allez au diable !

On s'occupera de vous, l�-bas.

�coutez, Killer,

j'ai deux, trois choses � faire avant 18 h.

Je vieillis.

J'ai des poches sous les yeux.

Vous allez me suivre partout ?

Je dois trouver une excuse pour mettre une belle robe.

Alors...

Vous allez rester assis l� pendant que je sors ?

Voil�.

�a vous convient ?

Bonjour. J'ai un appel en P.C.V. de Mme Ravenna

� Ogalalla dans le Nebraska. Acceptez-vous le P.C.V. ?

- Oui. - Allez-y.

- Vinny ? - Qu'est-ce que tu fous l�-bas ?

La m�me chose qu'au Tennessee.

Je deviens fou ici. Tu devais m'appeler.

Je n'ai aucun moyen de te joindre, Nat.

- Pourquoi tu m'as pas appel� ? - D�sol�e.

Vinny, je suis d�sol�e.

Tu �tais si f�ch� que...

Comment ne pas �tre f�ch�, Nat ?

Je suis assis � c�t� de putain de t�l�phone

depuis 3 jours. Je n'ai pas boug� de la maison !

Comment je peux savoir si tu es en vie ou morte ?

Je n'ai aucun moyen de te joindre.

Esp�ce de garce !

Je t'en prie, monte dans un avion

- et rentre � la maison. - Je ne peux pas.

Alors, c'est moi qui vais venir.

Tu ne me trouveras pas.

Je ferai tout ce que tu veux.

Tout, je te jure. Mais reviens.

�coute,

je changerai.

Je ferai n'importe quoi. Je quitterai mon boulot.

�coute,

si tu veux avorter, avorte.

C'est d'accord.

Je me suis renseign�. On peut aller dans un h�pital � Tokyo.

Ce n'est pas grave...

Si tu ne veux pas d'enfant, tu n'es pas oblig�e d'en avoir.

Reviens seulement � la maison.

Dis-moi quand on se verra.

Je ferai ce que tu veux.

Reviens, Nat...

Vinny ?

Vinny ?

Pourquoi avoir fait �a ?

Je veux que vous me parliez.

Mais vous...

vous n'aviez pas le droit de lui faire �a.

Pourquoi lui avez-vous fait �a ?

J'en ai marre de vous.

Je ne veux plus vous voir.

Vous m'avez fait mal.

Fichez-moi le camp !

Vous m'avez fait mal !

Va dormir, Rosalie.

Ma fille.

- Il est quelle heure ? - Retourne dormir.

Je suis r�veill�e, nom de Dieu.

Arr�te de dire "nom de Dieu".

Tu le dis bien, toi !

Si tu ne retournes pas dormir, je te colle une gifle !

J'ai froid.

Mets ton haut de pyjama, enl�ve ce soutif ridicule.

- Il n'est pas stupide. - Enl�ve-le !

Voici Natalie.

Dis bonsoir et retourne au lit.

Bonsoir. Je suis pas fatigu�e.

Je veux un coca.

Non. Au lit, ou tu sais ce qui t'attend.

Je sais.

Je peux regarder ?

Petite garce ! Je vais te botter le cul !

Ah oui, papa ?

Sors de l� !

- Pour me faire botter le cul ? - Combien de fois

je t'ai dit de pas parler comme une tra�n�e ?

Je peux mettre mon soutif, papa ?

Non, c'est ridicule !

Si tu dis oui, je sors.

Et apr�s, j'irai dehors quelques heures.

D'accord.

Je mets mon soutif ?

Oui.

Et tu ne me gifleras pas ?

Promis.

Et votre promesse ?

Elle n'avait pas � s'enfermer aux chiottes.

Je dois �tre s�v�re, je l'�l�ve seul.

Vous l'avez entendue parler ?

C'est dur d'�lever une fille sans une m�re.

Elle ne devrait pas rester dehors.

Elle passe la moti� de son temps dehors. Un vrai chat.

S�r qu'elle voit dans le noir.

Elle n'en fait qu'� sa t�te. Elle reviendra dans 1 h. Oubliez-la.

Je ne vais pas rester.

Pourquoi ?

Je n'en ai plus envie.

- Je vais faire du caf�. - Je n'aime pas �a.

J'ai du bourbon. D�tendez-vous.

Oubliez-la.

J'esp�re que vous vous g�lerez le cul.

Petite garce ingrate ! Je l'ai laiss�e mettre son soutif.

Je m'occupe du courant.

Non, �a ne fait rien, laissez-le coup�.

�teignez votre torche.

C'est mieux.

Bonsoir, Gordon.

J'aime �a.

C'est comme parler au t�l�phone.

Gordon...

Oui ?

Vous avez des disques ?

J'en ai des vieux.

Gordon...

O� est votre femme ?

J'ai perdu ma femme et un petit gar�on

lors de l'incendie de ma maison, il y a 4 ans.

Je suis navr�e.

Ce n'est pas la peine.

Je regrette qu'elle soit morte ainsi, mais ce n'�tait pas un mariage heureux.

Elle passait son temps � pleurer

et moi, je cherchais des pr�textes pour sortir.

� un moment, j'ai cru que j'allais partir.

Je remets le courant.

Je tra�ne souvent par ici, la nuit.

Chaque fois que mon p�re ram�ne une pute.

Je tra�ne presque toutes les nuits ici.

Vous savez ce que je fais ?

Oui.

Quoi, M. Je-sais-tout ?

Tu regardes chez les gens.

Comment vous savez ?

Vous �tes dr�lement malin.

Vous devez �tre l'homme le plus malin que j'aie rencontr�.

Elle dit partout qu'elle adore son mari.

Alors, pourquoi elle lui crie dessus toute la nuit ?

J'ai vu une femme et son mari faire �a.

Mais ils n'�taient pas mari et femme.

10 mn apr�s, j'ai vu son mari chez quelqu'un d'autre.

C'est tr�s compliqu�.

Ne me faites pas attendre.

Allons...

- Que voulez-vous de moi ? - Ne dites rien.

Parlez-moi.

� quoi pensez-vous ?

- Quoi ? - � quoi pensez-vous ?

� rien.

Si, vous pensez � quelque chose.

� vous. Je pense � vous.

C'est bon...

Je me suis tromp�e sur vous.

Comment �a ?

Je me suis tromp�e sur moi.

- Gordon... - Quoi ?

�coutez.

Quoi ?

- �coutez. - Quoi ?

Qu'entendez-vous ?

- Qu'entendez-vous ? - Rien.

J'aime vos cheveux, ils sont magnifiques.

Et votre sourire, votre dr�le de sourire.

Ne coupez jamais vos cheveux.

Ce n'est pas � moi que vous parlez.

Mais � elle.

� qui ?

� elle. � votre femme.

Je la d�testais. Je d�testais �tre mari� � elle.

J'allais me tirer, la quitter.

Je l'ai �pous�e parce qu'elle �tait enceinte.

2 ans apr�s, je ne pouvais plus la regarder.

Parfois, je partais si t�t et je rentrais si tard

que je ne la voyais pas de la semaine.

Elle n'�tait rien pour moi.

Absolument rien.

Je ne veux pas rester.

- Je veux partir. - Pourquoi ?

Peu importe.

Garce New Yorkaise ! J'ai attendu toute la soir�e !

Je suis d�sol�e.

�coutez, je suis vraiment d�sol�e, Gordon.

- Je dois partir. - Je ne vous laisserai pas partir.

- Vous ne me d�sirez pas. - Ne me dites pas ce que je veux.

- Vous voulez votre femme. - Je n'en ai pas !

L�chez-moi, bon sang !

Ma femme est morte.

Vous allez passer � la casserole !

Piti�...

Piti�...

Ne me faites pas de mal, je suis enceinte.

Je vais avoir un b�b�. je vous en prie,

laissez-moi rentrer chez moi.

Papa !

Gordon, c'est votre petite fille. Ouvrez la porte.

Ne la m�lez pas � �a.

Arr�tez ! Killer, arr�tez !

Vous pouvez arr�tez.

Killer...

Vous n'avez pas � partir.

Vous pouvez rester avec moi.

Tout ira bien, vous verrez.

Je m'occuperai de vous.

Je vous prot�gerai.

Vinny...

Vinny s'occupera de vous.

Je vais l'appeler.

Il nous emm�nera tous les deux.

Et vous viendrez vivre chez nous.

On sera une famille.

Vous, moi et Vinny.

Je vous le promets.

Killer, je vous le promets.

Vinny vous aimera...

et vous n'aurez plus jamais � �tre seul.

Sous-titres : Karine Leuba VHS RIP et modifs : matduha

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.