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La météo est spéciale. Les prévisions sont vraiment particulières.
C'est un orage qui s'est développé très rapidement.
En Grande Bretagne, Irlande du Nord et les parties nord de la République...
le vent souffle en rafales jusqu'à 100 kilomètres par heure.
Des énormes orages s'intensifiant de manière explosive...
ont touché le nord du Royaume-Uni et de l'Irlande mercredi.
Les voyages ont été interrompus et des ponts ont été fermés.
Sur le rail, beaucoup de trains ont été annulés.
Dans les îles de l'ouest, 17.000 maisons ont été évacuées.
Un garde-côte à même parlé d'une mer énorme.
C'est le terme technique pour la pire des situations.
Des vagues extrêmement grandes sur les côtes nord et ouest...
et des giboulées en Ecosse, en Irlande du Nord et dans la République.
Il y a le vent, mais aussi d'énormes vagues qui s'éclatent sur la côte.
J'ai été dans pas mal de tempêtes dans ma vie.
Mais la prévision qu'on a vue sur le radar, je n'avais jamais vu ça.
L'on parle déjà de Mercredi Noir.
70 noeuds de vent. Donc on était prêts.
Mais au final, la session était plutôt décevante.
On n'a pas eu les sauts qu'on espérait.
Quand on n'obtient pas ce qu'on espère, ça fait mal.
Mais je ne savais pas que le plus gros orage de l'année allait suivre.
origines
Hawaï est un endroit incroyable.
La géographie est très diverse. Surtout à un endroit comme Maui.
Maui a quatre ou cinq climats différents.
De la forêt tropicale à l'est de l'île...
au quasi désert au sud de l'île.
A Haleakala, à 3.000 mètres de hauteur.
On a tous les microclimats quand on monte vers le cratère.
Le paysage est assez diversifié.
Mais surtout, c'est l'endroit parfait pour les sports aquatiques.
Le surf à Hawaï est un sport très solitaire mais en même temps très sociable.
Tout le monde est dans l'eau, et c'est une manière d'être en contact avec les gens.
C'est comme un rituel pour beaucoup de gens.
Hawaï est vraiment un endroit unique.
C'est l'archipel le plus éloigné d'un continent au monde.
Ce sont sept îles majeures volcaniques.
Elles font irruption au milieu de désert de l'océan, en quelque sorte.
L'esprit aloha, comme on le surnomme, est un peu le style de l'île.
Les gens vivent selon l'horloge hawaïenne, comme on dit ici.
Jamais pressé, toujours à l'aise.
On peut encore être détendu ici, pas comme dans la plupart des autres endroits.
C'est une suite naturelle du style de vie et de l'environnement, je pense.
Les gens à Hawaï ont toujours eu beaucoup de temps libre.
Beaucoup de gens vivent ici pour ce style de vie.
Et l'océan en a toujours fait partie intégrante.
Même si vous travaillez, vous avez du temps pour aller dans l'eau ou faire du surf.
J'ai vraiment eu de la chance que mon père en faisait partie...
car dans les années 60, il a osé dire non aux conventions...
pour suivre ses rêves, il a emmené sa famille pour vivre à Hawaï...
avec aucune garantie concernant le futur.
Il voulait vivre quelque part, être libre et être proche de l'eau...
pour pouvoir faire du surf. Il a pris le risque et il s'est lancé.
Il a pris un emploi de professeur et a déménagé vers un spot de surf.
Avoir plusieurs enfants et survivre avec un salaire d'enseignants...
On n'était pas des hippies, mais nous suivions clairement le rêve...
au lieu de vivre une vie traditionnelle.
Quand j'ai commencé la planche à voile en 1974, lui aussi a commencé.
Et progressivement, cela a pris le dessus sur tout le reste.
Donc mon père a commencé à faire des planches dans le garage.
C'est rapidement devenu plus qu'un hobby.
Naish Hawaï existe depuis plusieurs décennies, c'était notre nom.
Les premiers surfeurs faisaient de la planche à voile.
Quand on a commencé à développer le sport...
même les premiers comme Don Montague, Pete Cabrinha...
venaient tous du milieu de la planche à voile.
A ce moment-là, nous avons introduit notre expérience, technologie et expertise...
la connaissance du vent et des vagues et l'amélioration du matériel.
La première fois que j'ai vu le kitesurf, une des premières choses qui m'attirait...
était le fait de pouvoir faire des sauts énormes et ridicules.
Quand tu vois comment on a commencé le kitesurf...
c'était une manière géniale de faire des sauts énormes. Depuis rien du tout.
Mais rapidement, après nous, il y a eu une succession de jeunes gars.
C'était le premier sport qu'ils exerçaient sérieusement.
Ces gars ont repris le flambeau du nouveau sport qu'on leur a donné.
Et ils l'ont développé pour en faire le sport qu'il est aujourd'hui.
Il n'y a pas beaucoup d'endroits pour faire du kitesurf dans des conditions idéales.
Ou la vitesse du vent est parfaite, et la direction du vent et de la houle...
tout y est parfait.
Même ici à Maui, on n'a pas des conditions tellement géniales.
C'est bien pour le kitesurf, mais il n'y a aucun endroit...
où il y a des vagues tout simplement parfaites pour le kite.
Pour faire du kitesurf sur des bonnes vagues, on doit voyager.
le chasse
Si tu veux faire du surf, il faut le chasser.
Tout l'hémisphère sud, surtout près de l'Antarctique...
produit de grands orages qui envoie les vagues jusqu'à ces îles.
Fiji est un endroit assez fou, avec beaucoup d'îles qui émergent.
Très volcanique, et certains endroits sont vraiment parfaits pour le surf.
Il y a cette partie de Fiji où, dans un rayon de sept kilomètres...
il y a environ cinq ou six spots de surf de classe mondiale.
Il y a tous ses récifs parfaitement alignés avec le vent.
Comme les point breaks, les longs balayages ou les récifs arqués...
où la vague s'enroule autour du récif.
Dans le voyage, tout tourne autour des révélations.
Jusqu'au point de sortir en bateau en plein déluge, vous ne voyez pas la planche...
jusqu'à ce que vous mettez dessus. Vous vous approchez...
et commencez à voir des vagues, et là vous voyez ce qui vous attend.
Et quand on a vu que c'était explosif avec le vent et la houle...
et qu'on était seuls, on n'en croyait pas nos yeux.
Pour des gens comme Robby et moi, on a fait tout, du surf à la planche à voile...
au kitesurf.
Mais un enfant comme Keahi fait du kitesurf depuis qu'il est jeune.
Il est en quelque sorte vraiment la première génération de surfeurs...
qui a grandi avec le kitesurf comme sport principal.
Grandir alors que le sport progressait autour de moi, c'était plutôt cool.
En gros, j'ai pu choisir un style...
pour essayer d'aider à former le sport tel qu'il est maintenant.
J'ai l'impression de voir quelque chose bouger. Ca pourrait changer.
Chaque jour, les prévisions évoluent vers la zone du déluge.
Ce qui a commencé comme une houle d'environ un mètre et demi...
a grandi jusqu'à quasi trois mètres, et maintenant elle fait quatre mètres et demi.
On dirait que les conditions idéales sont en train de se mettre en place.
On dirait des vagues vraiment solides, et un bon vent.
Je pense que d'autres gars l'ont remarqué aussi.
Jesse Richman va arriver, et Robby Naish aussi.
En été, je garde toujours un oeil sur les prévisions météo...
dans la Pacifique du Sud et Hawaï. Tu sais, Hawaï, Fiji, Tahiti.
Même en Micronésie, et ici les prévisions étaient vraiment parfaites.
Impossible de faire mieux.
C'est difficile de trouver une vague énorme avec le vent dans la bonne direction...
qui te donne l'opportunité de la surfer.
Comme à Maui la semaine passée, on pensait avoir le gros lot.
La houle semblait grande, elle était parfaitement alignée.
Le genre de houle qu'on peut fendre avec le kite.
Surfer sur des vagues pareilles remet tout en perspective.
Car c'est un mur d'eau de 10 mètres qui peut venir dans votre direction.
Et quand ça tombe, ce n'est pas un mur mais un bâtiment qui s'effondre.
C'est tellement épais, tellement lourd, tellement large...
comme si vous pouviez y rentrer un bus scolaire.
Cours.
L'aspect de la sécurité est intéressante.
Tu as un kite et un outil qui peut te sortir d'une mauvaise situation.
Tu tombes à l'eau, et tu tiens le kite dans les airs.
Mais en même temps, tu es attaché à un kite avec une corde de vingt mètres.
Quand tu tombes, cela peut très mal se passer.
Ca va mal se passer, ça ne va pas être agréable à voir.
Mais c'est ça que j'aime, trouvez la frontière...
entre l'adrénaline pure et une autre dimension...
ou te ramasser la branlée de ta vie.
Cours.
Le kitesurf est probablement un des meilleurs sports d'aventure au monde.
C'est un véhicule incroyable pour vivre le monde...
et vivre des endroits de manière unique.
Paradis
Dans le nord du Brésil, il y a un endroit qui s'appelle Lençóis Maranhenses.
Même si c'est inatteignable pour les gens qui font du kitesurf...
j'ai eu l'opportunité d'y aller et de faire du kitesurf dans ce paradis.
Tellement beau et isolé.
Pouvoir faire du kitesurf dans un endroit tellement beau et isolé...
et être là-bas toute seule...
est la liberté sous sa forme la plus pure pour moi.
Tu évolues dans une nature où peu de gens sont venus avant toi.
C'est encore brut et inexploré, c'est incroyable.
Cumbuco est un petit village de pêcheurs.
Je suis tellement heureux. Les mots ne peuvent décrire mon bonheur.
J'habite juste en face de la lagune.
C'est la raison principale de mon bonheur de vivre dans ce paradis.
Je me réveille, je prends ma planche et je vais immédiatement à la lagune.
Je dois juste marcher cinquante mètres pour y arriver.
Chaque pas en direction de la lagune me rend heureux.
J'ai commencé le kitesurf très jeune.
J'étais assis et je regardais les autres faire du kite.
Liam Whaley, Youri Zoon...
Avec un seul objectif, devenir champion du monde.
Le Brésil est l'endroit parfait pour s'entraîner.
A cause du vent, chaque jour il y a des vents alizés ici.
Il y a pas mal de vent toute l'année.
Il y a des lagunes parfaites autour de toutes les plages.
Si tu descends la côte, tu trouves de nombreuses lagunes pure.
Elles sont parfaites car elles sont plates et le vent les atteint sans aucun obstacle.
Quand j'ai été invité à Uruau par Youri, j'étais super excité...
car je le respectais depuis que j'étais petit, j'adorais sa manière de surfer.
J'ai toujours voulu être aussi bon que lui.
Avoir l'opportunité de surfer avec lui plusieurs jours était vraiment fou.
Normalement, deux concurrents ne s'entraînent pas ensemble...
quand ils sont encore en lice pour les championnats du monde.
J'ai invité Liam à Uruau, mon spot chez moi au Brésil...
même si on est concurrents au niveau mondial.
On fait des compétitions toute l'année.
Mais je lui ai demandé de venir car je pense qu'il est un des meilleurs.
J'essaie vraiment de faire évoluer le sport vers un niveau supérieur.
Si on surfe ensemble, je pense qu'on peut y arriver.
Les figures actuelles sont plus dures que celles d'avant.
Il faut juste avoir un certain état d'esprit.
Ce n'est pas possible chaque jour. Cela vient avec le temps.
Tu peux t'entraîner chaque jour pendant des semaines, des mois...
et tu auras ce sentiment de temps en temps.
Mais quand tu es dans ce rythme, tu sens vraiment que c'est différent.
Tu peux mieux visualiser les figures...
et tu sens que tu vas les réussir.
C'est à ce moment-là que tu fais des choses dont tu ne te croyais pas capable.
Depuis 2004, je viens au Brésil, surtout à Cumbuco.
J'ai vu des jeunes talentueux, des enfants de la ville et de Cauipe.
Ils m'ont aussi invité.
Chaque année, il y avait un enfant qui sortait du lot.
Je suis venu au Brésil il y a trois ans...
et dans cette lagune, un enfant faisait des figures de pro...
du niveau le plus élevé.
C'était assez fou, de voir cet enfant sorti de nulle part...
qui battait tout le monde dans le tournoi.
C'est intéressant de voir Liam et Bebe faire du surf hors compétition...
même s'ils font de la compétition entre eux.
Ils essaient d'être le meilleur.
Actuellement, je suis le numéro un mondial et Bebe est le numéro deux.
On est vraiment proches, niveau points.
Il est une menace pour moi car il est tellement bon.
Dieu est tout pour moi.
Il est toujours à mes côtés quand je suis dans l'eau. Il m'aide avec mes figures.
Pour chaque figure que j'effectue parfaitement.
Ce qui est chouette dans ce sport est que ton origine n'a pas d'importance.
Le plus important, c'est d'être proche de l'eau...
et d'avoir cet élément dans ta vie quotidienne.
Maintenant, je peux aider mes cousins, mes amis...
et la nouvelle génération d'enfants vraiment jeunes.
Je peux leur apprendre et leur prêter mon matériel pour faire du kite.
Pour qu'un jour, ils deviennent des pros.
l'échappée
J'avais l'impression que tout ce que je faisais était ordinaire.
Je voulais changer ça et faire quelque chose d'autre.
Un ami m'a donné un voilier, j'ai décidé de la réparer...
et d'aller aux Iles Vierges britanniques, dans les Caraïbes.
Pour fuir la routine, tu comprends.
Sans ticket aller-retour ou de vol retour...
et sans savoir où j'allais, c'était vraiment différent.
C'est une autre manière de vivre.
Vivre sur un voilier est un rêve pour moi, ça n'a pas de prix.
Je n'ai pas de loyer à payer, je peux jeter l'ancre où bon me semble...
et je vis des petites choses dans la vie au lieu de tous ces trucs inutiles.
C'est un sentiment étrange d'amarrer son bateau en face de l'île Necker...
l'île de Richard Branson.
Il y a un gros contraste entre posséder une île et un petit voilier.
Mais vivre le même rêve et être si proche...
me donne le sentiment d'être voisins.
Je pense que les gens qui font du kite ont une connexion plus fort avec la nature...
que tous les autres gens que j'ai rencontrés.
Il y a un effort énorme...
de la part de la communauté pour protéger notre espèce.
Sur l'île de Necker, il y a plus d'espèces que sur n'importe quelle autre île.
A chaque coin, vous allez tomber sur quelque chose...
que ce soit des flamants roses ou un iguane géant endémique à l'île.
Necker est riche en espèces...
sur l'île et dans la mer, autour de l'île.
Nous amenons ces espèces à Necker...
car certaines sont CITES 1, les espèces les plus menacées au monde.
Necker est l'endroit idéal pour qu'ils se multiplient.
Ca a très bien marché avec toutes les espèces que nous avons amenées ici...
car elles se sont reproduites afin qu'elles ne s'éteignent pas.
Je pense vraiment que si vous pouvez rester sain et en forme...
vous pouvez atteindre quasiment tout dans la vie...
et si vous vous laissez aller, le contraire est aussi vrai.
Une des meilleures manières d'avoir l'esprit et le corps sains...
est de sortir dans l'eau.
Plus vous passez du temps dans l'eau, mieux c'est.
Je suis venue à Necker pour la première fois il y a huit ans.
Pour faire du kite. Je ne savais pas qui était Richard Branson.
Je ne savais même pas que cette île existait.
J'ai eu de la chance d'avoir été réinvitée depuis.
J'ai fait du kite pour la première fois il y a quatorze ans.
Maintenant, pour moi, c'est le meilleur sport au monde.
Ca me permet d'oublier le stress de la vie quotidienne.
Et je bondis sur les vagues.
Le kitesurf te donne tellement de choses...
qu'il est difficile d'avoir une seule raison de sortir chaque jour.
Certains le font pour oublier, d'autres pour se détendre.
D'autres le font pour le sport ou pour l'adrénaline.
C'est plus pour garder son esprit et son corps en activité.
Quand vous avez cette habitude, il vous le faut chaque jour.
Le kitesurf vous offre ça.
Le sport est tellement varié que même quand vous avez fait le même truc...
tu peux créer un nouveau truc qui change complètement la donne.
Le foiling, c'est prendre la planche hors de l'eau...
comme si vous rouliez sur une petite aile, comme sur un tapis volant.
Une chose sympa avec le kitesurf, c'est que tout le monde peut le faire...
et presque tout le monde peut se le permettre.
Tout ce qu'il faut, c'est du vent, et puis vous allez là où le vent vous emmène.
L'île de Necker attire les aventuriers.
J'ai passé ma vie à essayer de battre des records du monde...
et c'était par exemple merveilleux d'avoir Nick ici...
qui a décidé de sauter du point culminant de l'île de Necker.
Et c'était la Jacuzzi sur le toit de l'île de Necker.
Il a essayé de descende en kite dans la mer.
Oh, tu vas le faire depuis en haut ? -Je vais voir comment ça ce passe.
Si ça se passe bien, probablement oui. -D'accord.
Tu vas essayer d'atterrir sur la planche, n'est-ce pas ?
Ouais. -Probablement un peu en arrière, ou...
Non, je pense que c'est parfait. -Ouais ? D'accord.
Allons-y.
D'accord.
Je vais essayer de m'asseoir. Pour voir ce que ça donne.
Une minute.
Une minute. -D'accord.
D'accord, quinze secondes.
Nick est prêt.
D'accord, les gars. Nick est sur le toit.
Trois, deux, un... On y va.
la ville de la liberté
Cette ville...
de toutes les villes...
connaît le rêve de la liberté.
Pour moi, la liberté, c'est de sauter sur ma planche avec mon kite...
et de m'amuser dans la baie.
C'est pour cela que je suis ici.
Quand je fais du kitesurf, c'est presque comme de la méditation.
Je ne pense à rien d'autre. Je suis vraiment détendu.
Je suis un avec la nature.
Après une journée de travail, ou peu importe ce que je fais...
je peux aller dans l'eau vingt minutes, ça ma détend complètement.
C'est pour cela que je suis ici.
Quand Robby Naish, Pete Cabrinha et moi avons commencé le kitesurf...
j'étais vraiment intéressé par le design et le développement du kite.
Je dessine des kites depuis 1997.
Cette ville...
de toutes les villes...
connaît le rêve de la liberté.
J'ai eu beaucoup d'infos depuis le temps sur l'impact d'un kite sur la vie des gens...
et sur leur style de vie. Et je l'ai vraiment amené à un autre niveau.
La sensation du kitesurf est superbe. Je voulais partager cela avec les autres.
Donc j'ai commencé à travailler sur différents plates-formes...
pour voir ce que pouvaient m'apprendre les canoés et les petits catamarans.
Cela m'a dirigé vers le projet de bateau kite sur lequel je travaille maintenant.
On a fait neuf bateaux différents depuis dix ans.
Probablement quinze revêtements différents et cent prototypes de kites.
La nouvelle mission est d'aller d'ici à Hawaï en un temps record.
Ce sera le prochain chapitre de ma vie : traverser l'océan.
J'ai discuté de mon projet avec Larry Page et Sergey Brin de Google.
Ils ont dit : pourquoi, au lieu de faire de la voile, tu ne sauves pas la planète ?
Ils ont proposé de fonder une entreprise d'énergie renouvelable...
en utilisant des kites pour générer de l'électricité. On a commencé en 2006.
On a commencé petit, avec des kites flexibles...
et on a évolué vers des ailes rigides.
Pour expliquer comment fonctionne le système Makani...
Si tu as déjà fait du cerf-volant et que tu as fait des ronds...
tu as senti cette force contre toi. Qui tire contre toi.
Ce que Makani fait, c'est utiliser cette force...
pour la transformer en électricité.
Une caractéristique unique de l'aile de Makani...
est qu'elle peut aller plus haut qu'une turbine conventionnelle.
Et il y a davantage de vent en hauteur.
On utilise cette zone qui n'est pas encore utilisée actuellement...
Makani sera capable de prendre du vent de plus haute altitude...
afin de fournir de l'électricité.
un monde de contrastes
Après avoir chassé un gros orage en Irlande...
Ruben et moi avons décidé de garder un oeil sur les conditions.
On voulait chasser plus d'orages et des vents encore plus forts...
des plus grosses vagues, et puis j'ai reçu une nouvelle terrible.
C'est fou de voir la rapidité à laquelle les choses peuvent changer.
Je me sentais heureux, fort, puissant...
et après, j'avais douleurs à la poitrine et je n'avais plus d'énergie.
J'ai vécu les premiers symptômes lorsque j'étais à Maui.
J'avais vraiment douleurs à la poitrine et j'étais essoufflé.
Je pouvais à peine monter une cote sans m'arrêter tous les cinq mètres.
Mais je ne pensais pas que c'était grave.
Je me disais que ça devait être la grippe ou une inflammation.
Les médecins sont arrivés à la conclusion...
que j'avais une tumeur au coeur, entre mes poumons.
Quand j'ai entendu la nouvelle, j'ai flippé. Je pensais que ma vie était terminée.
Quand ils m'ont dit qu'ils pouvaient me traiter et me guérir...
je suis passé en mode survie. Et j'ai fait ce qu'il fallait faire.
C'était de la chimio.
Me faire injecter du poison dans le corps, c'était horrible.
Cela semblait être la seule solution...
car la tumeur poussait déjà sur mes nerfs et mes veines.
Ce cancer m'a certainement donné de nouvelles perspectives sur la vie...
et sur ce que j'aime faire.
Je me concentre sur les choses qui résonnent en moi et je suis ce rythme.
Ca a l'air facile, mais on se fait vite happer par le rythme de la vie...
et on croit que c'est normal d'avoir ce qu'on a.
Ce qui est arrivé à Ruben, m'a fait comprendre...
qu'il est important de décider où et comment on vit sa vie.
Pour moi, c'est important d'être le plus naturel possible.
Une façon est d'échapper au style de vie occupé et fou de la ville.
J'adore venir en Indonésie.
Voyager ici avec ma soeur, c'est vraiment magique.
L'équipe avec tee-shirt.
Kev et moi, on est très proches depuis le début.
On fait le même sport.
C'est lui qui m'a introduit au kitesurf.
On a toujours été très compétitifs. Surtout moi.
Il est toujours un peu meilleur et moi, j'essaie de faire aussi bien que lui.
Quand j'étais jeune, j'étais très timide.
Kevin était toujours là, et il s'est bien occupé de moi.
Mais j'étais toujours un peu dans son ombre.
Mais cela m'a rendu très fort, car sans lui...
je ne serais probablement jamais allé aussi loin.
Je suis vraiment fier de ma soeur. Elle est la meilleure surfeuse du monde.
Et elle l'a prouvé. Elle est championne du monde.
Ca me motive aussi beaucoup. Je vois comment elle sort chaque jour...
elle s'entraîne et s'entraîne, et elle progresse.
Ca me touche.
Etre dans cet endroit isolé en Indonésie...
c'est un peu comme retourner dans le temps.
Ils ont l'air de plus profiter de la vie.
Une vie simple, c'est une bonne vie, je dirais.
Je viens des Pays-Bas, où le temps, c'est de l'argent...
tout le monde est toujours pressé, il faut faire un rendez-vous...
et tu es toujours en train de courir et tu ne te reposes jamais.
Ici, tu as le temps de réfléchir et de simplement attendre.
Quand c'est parfait, tu vas dans l'eau et...
Je sais pas. Ca me libère l'esprit, en quelque sorte.
le retour
Etant jeune, j'ai fait du kitesurf grâce à ma famille.
Mon père aimait les sports aquatiques. Il faisait aussi du kitesurf.
Il a toujours voulu visiter Cape Town en Afrique du Sud...
car il en avait beaucoup entendu parler quand il faisait de la planche à voile.
Un certain hiver, on a décidé d'échapper au froid du Royaume-Uni...
et nous sommes allés à Cape Town.
J'ai tellement progressé cet hiver-là. C'était incroyable.
C'est peut-être grâce à ça que mon père s'est dit...
que je devais continuer à exercer ce sport.
C'est lui qui m'a offert la possibilité de continuer à faire du kite...
de faire des compétitions et d'atteindre ce niveau.
Je pense qu'il a pensé qu'il était temps pour un nouveau chapitre, un nouveau défi.
Et il ne s'est jamais retourné.
On est un peu la première génération à avoir grandi avec le sport.
J'avais treize ans quand j'ai appris à faire du kitesurf.
Et c'est vraiment cool de voir évoluer le sport...
et de voir des surfeurs s'établir dans leurs disciplines préférées.
On est tous influencés par les autres sports de glisse qu'on regarde.
Le kitesurf est une combinaison de tous les sports de glisse à la fois.
Récemment, le style wake a rapidement évolué.
Il y a un gars qui sortait du lot, Sam Light.
Il a un superbe style d'exécution, sur les rails et les rampes.
J'aimais beaucoup faire du skateboard avec mes potes...
et trouver un rail ou un escalier pour sauter.
C'est un peu similaire aux parcs actuels.
Tu voyages, tu vois tes amis toute l'année.
Mais à un moment donné, tout le monde est allé à Cape Town.
Je n'ai jamais senti de vent comme à Cape Town.
C'est hors de contrôle et parfois, on fait des sauts ridiculement hauts...
et le kite fait des tours ridiculement grands.
Chaque année, il y a un événement qui est un défi pour tout le monde...
et qui fait monter le niveau du kitesurf.
C'est King of the Air.
Pour moi, c'est vraiment le meilleur événement de l'année.
Tout le monde attend cet événement et se retient pendant 2,5 semaines...
ce qui est beaucoup plus long que tout autre événement de glisse.
Et ce qui est beau, c'est qu'on va avoir les conditions qu'il nous faut...
pour aller le plus haut possible.
Les 24 meilleurs surfeurs du monde viennent à Big Bay, Cape Town.
Et là, on montre c'est quoi le kitesurf extrême.
Dès le début du tournoi, il n'y a pas un seul échauffement facile.
Chaque participant veut remporter le prix...
et n'a qu'un seul objectif.
Du jamais vu, ici à Big Bay.
Probablement les pires conditions de l'histoire du King of the Air.
Et les gars doivent travailler vraiment dur...
pour aller à fond...
et faire évoluer le sport à chaque fois qu'ils sortent dans l'eau.
Quelle réussite.
Lasse Walker demande de l'assistance.
Ca a l'air énorme.
Il essaie de trouver l'entrée parfaite pour faire ses figures...
Ce sont les demi-finales. J'étais face à Lewis.
Ca a commencé en force, c'était sauvage. Et puis, il s'est pris une grosse gamelle.
...alors qu'ils sortent. Les acrobates de l'air. Les guerriers de l'air.
Aïe. Quelle gamelle. -Pouvez-vous y aller, s'il te plaît ?
Le drapeau est levé.
Le prochain contest est mis en suspens.
Quand j'ai vu Lewis tomber, ça m'a vraiment choqué.
De voir ça dans l'eau...
de voir un ami avec qui je venais d'avoir une conversation sur la plage...
inconscient, visage dans l'eau, c'était intense.
Il était parti. Il n'était plus là.
Il nous a quittés à un endroit vraiment étrange.
On est là à essayer de comprendre ce qui vient d'arriver.
Parfois, on se fait une blessure, et puis on revient.
Mais il a passé plus d'une semaine dans le coma.
Je n'étais plus dans le même état d'esprit qu'avant.
C'était beaucoup plus intense après la chute de Lewis.
Après avoir vu Lewis inconscient en demi-finale...
je savais que je devais avoir l'esprit positif en finale...
pour avoir son style et son énergie avec moi.
La finale de la journée. Le 17e contest. La finale est enfin là.
Et voici la finale du 2016 Red Bull King of the Air.
Mesdames et messieurs, le gagnant de 2015, 2016...
un applaudissement pour Aaron Hadlow.
Je me suis vraiment donné à fond pour King of the Air...
donc dès que c'était terminé...
j'étais vraiment content de m'en aller et de me sentir bien.
J'étais prêt à me détendre.
Balle de golf, club de golf, table...
Et quand tu vas... -Oui, mon garçon.
On se réveille, les gars.
Le kitesurf, c'est vraiment une bande d'amis. Tous les pros se connaissent.
On est tous du même milieu.
Voir Ruben se joindre au voyage était un peu radical.
On a traîné avec notre pote qui venait de vivre un moment vraiment difficile.
Mais ça ne l'a jamais empêché d'avoir des bons moments...
et de profiter de chaque moment de la vie.
Je commence à récupérer mon énergie. Je me sens vraiment bien.
Juste être ensemble, voilà ce qui est important.
Je brûlais d'impatience de me remettre sur une planche.
Retourner dans l'eau, c'est vraiment spécial pour moi...
mais tous les gens que j'aime sont là autour de moi...
c'était vraiment un rêve.
Je n'ai plus rien fait depuis six mois.
Et je ne fais plus de choses extrêmes comme avant.
Mais je m'amuse tout simplement à essayer de nouvelles choses...
et je saute sur la planche pour la première fois de ma vie.
Deux mois plus tard, Ruben Lenten était officiellement guéri du cancer.
Il se prépare pour l'arrivée du prochain orage.
Liam et Bebe se sont affrontés dans le championnat du monde...
jusqu'au dernier événement de l'année. Liam a gagné.
Keahi a continué à chasser les meilleures vagues de la planète.
5 mois plus tard, il a surfé la plus grosse vague de sa vie.
Le bateau de Don Montague est prêt à battre le record du voyage...
de la Californie à Hawaï.
L'aile de Makani va bientôt produire de l'énergie verte partout dans le monde.
Richard Branson et Nick Jacobsen se sont associés.
Ils vont essayer d'établir un nouveau record du monde.
Le voilier de Kellen Hall a été dévasté par un incendie.
Il habite encore toujours dans les Caraïbes.
Rick Naish conduit sa moto à Utah et vit sa nouvelle passion :
le snowboard.
Après avoir passé neuf jours dans le coma...
Lewis Crathern s'est réveillé sans blessures majeures.
Il est retourné sur l'eau.
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