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Original subtitles

En ao�t 1945, les forces de la 3e arm�e am�ricaine

trouvent 250 M de dollars en or appartenant � la Reichsbank,

dans une mine de sel.

Le g�n�ral George S. Patton fait mettre l'or en s�curit�,

dans une banque de Francfort.

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LA CIBLE �TOIL�E

Du calme, Wally.

Nous y sommes presque.

Ce train convoie 250 millions de dollars.

Comment rester calme ?

Ma chemise, tantine.

Ne m'appelle pas ainsi !

Alors agis autrement.

Je me suis toujours occup� de toi. D�tends-toi, Wally.

Fais-moi confiance.

D�talez, les gars !

Qu'est-ce que c'est ?

Du gaz !

G�n�ral Truscott...

Officiers et soldats...

Toutes les bonnes choses ont une fin.

La plus belle chose qui me soit arriv�e jusqu'� pr�sent

est d'avoir eu l'honneur et le privil�ge

de commander la troisi�me arm�e.

Nos plus belles r�ussites � ce jour

sont dues � la vaillance de notre nation.

Je tiens donc � f�liciter

votre courage et votre sens du devoir.

J'�prouve une grande gratitude

pour votre loyaut� in�branlable.

Au revoir.

Et que Dieu vous garde.

Entrez.

Qu'y a-t-il, Stewart ?

Que portez-vous l� ?

Quelques papiers � signer.

Des papiers...

Je ne fais que �a, bon sang !

On m'a confi� une arm�e de papier.

Analyser les proc�dures d'approvisionnement,

mener des �tudes historiques... tout �a, c'est de la foutaise !

Roosevelt ne m'aurait jamais fait �a.

Il faut bien que j'engage des Nazis, les autres sont incapables !

Et ces maudits Russes.

Tout le monde sait tr�s bien qu'ils sont les prochains sur notre liste.

C'est bien possible,

mais l'avouer � ce g�n�ral russe, en plein hommage,

ce n'�tait pas une bonne id�e.

Je ne suis pas fin diplomate, c'est pour �a que je me suis so�l�.

Quoi ?

Ils attendent une r�ponse depuis d�j� longtemps.

Qu'est-ce que c'est ?

Le g�n�ral Ostranov.

Il requiert votre pr�sence � Iszenok.

Le g�n�ral Ostranov ?

Oui, g�n�ral.

Quoi d'autre ?

C'est le protocole.

Alors, allez-y,

si c'est le protocole.

J'en ai marre de ces sales cosaques. So�l ou sobre.

Est-ce que c'est clair ?

Ravi de vous revoir,

g�n�ral.

Le g�n�ral Eisenhower vous salue.

Merci.

A notre grande victoire !

Aux Etats-Unis d'Am�rique.

Que se passe-t-il ?

On n'ex�cute pas les officiers, dans l'arm�e am�ricaine, g�n�ral ?

Rarement. On se contente d'abattre les ennemis.

Qu'en est-il des espions et des tra�tres ?

Ils passent d'abord au conseil de guerre.

Si le conseil impose cette sanction, alors oui.

Quelle est la sanction pour un officier

qui vole l'arm�e et revend au march� noir ?

Vous allez ex�cuter ce gar�on pour vol ?

Il a vol� des habits et des rations et les a monnay�s.

Il a trahi l'arm�e rouge.

Qu'auriez-vous fait de cet homme, g�n�ral Patton ?

Notre code de justice militaire est diff�rent du v�tre.

On ne prend pas ainsi une vie humaine.

Je connais votre id�e de la justice.

Les Am�ricains revendent camions, pneus, nourriture,

cigarettes et m�me armes...

Vous et votre haut commandement, vous ne faites rien.

Nous jetons ces sc�l�rats en prison.

Voil� ce que nous faisons.

G�n�ral, vous �tes un salaud.

Venez, Stewart. Nous avons fait notre devoir.

Les Am�ricains sont des voleurs !

O� est donc pass� l'or de la Reichsbank ?

Comment le saurais-je ?

Il �tait sous votre protection.

C'est vous qui avez ordonn� de le cacher � Francfort.

Mais certains de vos hommes en ont d�cid� autrement.

Si cet or avait �t� plac� sous mon commandement,

je puis vous assurer qu'il n'aurait pas disparu.

Et les responsables du vol

auraient �t� mis au peloton.

Rien ne dit que ce train a �t� d�tourn� par des Am�ricains.

G�n�ral Patton, je vous en prie.

Vous n'�tes pas si dupe.

Je vous informe que l'or ne vous appartient pas.

Il revient � tous les Alli�s.

Et nous voulons le revoir.

Vous voulez votre or.

G�n�ral, je retrouverai votre or.

J'irai le chercher en personne.

Vous entendez ?

J'en retrouverai le moindre lingot.

Et quand ce sera fait, je vous garantis

que je reviendrai ici m�me

et vous les fourrerai un par un

dans votre gros cul de communiste.

Le colonel Dawson.

Deuxi�me �tage.

Entrez.

Le commandant De Lucca.

Commandant De Lucca.

J'attendais de vous rencontrer.

Vous �tes tr�s c�l�bre.

M�me si toutes les histoires ne sont pas vraies...

Pas de blabla, colonel. Allons au fait.

J'admire vos missions en Italie.

Lesquelles ?

Je suis responsable de 137 actes de sabotage,

et d'un paquet de statistiques.

Je parlais d'une mission en particulier.

Le partisan que j'ai noy� dans le lac Ariana ?

Ou l'usine que j'ai fait sauter � Sienne ?

J'ai tu� beaucoup de gens.

Je parle du train de Milan.

Ah oui, celui-l�...

De la belle �uvre !

Un train blind� rempli de Boches.

Parti en fum�e, tout comme le plan de d�fense de Kesselring.

Formidable.

Incroyable !

Gazer le train en plein tunnel.

L'id�e a servi de mod�le.

A quoi ?

Au cambriolage de la Reichsbank.

Quelqu'un a repris votre id�e pour piller la r�serve.

C'�tait presque sign�.

Sauf que cette fois-ci, 59 soldats am�ricains ont p�ri.

Nul ne connaissait les d�tails de l'attaque, � part vous

et votre groupe de renseignements.

Vous enqu�tez sur moi ?

Pas du tout.

Mais la Criminelle est parano�aque.

Je sais.

Colonel, jouons franc jeu.

Vous croyez que j'aurais tu� 59 G.I. pour un million,

150 millions ou plus encore,

apr�s tout ce que j'ai endur� ?

Commandant...

Je suis convaincu qu'il s'agit d'un coup interne.

Vous devez m'aider.

Je ne suis pas le bon candidat.

Pour moi, la guerre est finie.

J'ai re�u l'ordre de rentrer chez moi.

Je vous ai assign� ici pour r�soudre cette affaire.

Ce sera tout, commandant. On vous appellera.

Fritz.

Colonel McCauley ?

Tu as vol� le ch�teau tout entier ?

Seulement r�quisitionn�.

Il faut bien dormir quelque part.

J'ai besoin d'une autorisation.

Pour quoi ?

Je veux rentrer.

Tu veux rentrer...

Comme tout le monde.

Je sais d'o� tu reviens.

De chez un petit blanc-bec du Sud qui s'appelle Dawson, pas vrai ?

Oui, un gamin de 16 ans. Colonel.

Jeune pour �tre colonel. Tu sais quoi ?

Pendant la guerre, l'O.S.S. �tait la plus belle organisation,

mais depuis nous ne sommes plus qu'un paquet de filous et de meurtriers.

J'aimais la guerre.

Vraiment ? Oui...

On a fait ce qu'il fallait.

Ah oui ?

Sans h�sitation.

Ah non ?

Mon ami...

Laisse-moi quelques semaines.

Je te taperai une petite lettre de derri�re les fagots

pour ton blanc-bec de colonel.

Il sera tellement d�concert�

qu'en deux semaines,

tu seras de retour � New York

� manger un steak dans ton restaurant pr�f�r�...

Chez Toots Shor.

Cuit � point.

Tu es une racaille.

Comment vas-tu, vieille canaille ?

Joe !

Bonjour, Mara.

C'est joli chez toi.

Oui...

Il y a eu de l'am�lioration.

Comment es-tu sortie de Pologne ?

De la seule fa�on possible.

Un ami dans le bon uniforme.

J'ignorais o� tu �tais.

Je t'ai attendu.

Vraiment ?

J'attendais encore que tu �tais d�j� partie.

Tu n'es pas revenu.

D�sol�...

La guerre m'en a emp�ch�.

Comment ont-ils fait sortir l'or du pays ?

Pardon g�n�ral, tout figure dans le rapport qu'on vous a envoy�.

Des jeeps ont �t� vues dans les parages.

Nous cherchons d'o� elles proviennent.

Votre rapport n'est qu'ineptie.

Normal que les Russes nous emmerdent.

La Division criminelle est remplie d'incapables.

Il manque quelque chose, colonel.

On refera �a cent fois s'il le faut.

Ces ordures ont d� faire une bourde et on la trouvera.

Oui, g�n�ral. Pas de probl�me.

Pas de probl�me.

Lumi�re !

Qu'est-ce qu'il fabrique ?

Il est aussi enrag� qu'� Bastogne.

Les Russes l'accusent du vol de l'or, alors il enqu�te.

- C'est pas son boulot ! - �a lui fait une belle jambe.

Il n'en fait qu'� sa t�te.

L'homme est mort.

Eisenhower l'a roul�, il veut se venger.

Il veut prouver que l'Etat-major alli� est dans le coup.

Rogers...

Il va nous trouver.

Je vous pr�viens. Il fera tout pour nous d�masquer.

Stewart ! O� �tes-vous ?

L'or l'a fait sortir de sa cage.

Je te croyais pr�t � embarquer.

Tu n'as pas contact� Dawson.

Pas encore.

Je vais m'installer, on m'a donn� un logement.

Moins beau que le tien.

C'est que tu ne re�ois pas autant que moi.

Oublions �a, veux-tu ?

Oui, oublions.

Je suis all� dans une banque, � Paris.

Quelqu'un a fait une affaire.

Un million de dollars d'or.

D'o� vient-il ?

D'un investisseur priv�.

C'est possible.

Non, je ne crois pas.

Je crois que je tiens une piste.

Pourquoi tu travailles � la solde de Dawson ?

Qu'est-ce que tu racontes ?

Ce cr�tin m'a mis sur l'affaire.

C'est le seul moyen de rentrer chez moi.

Les militaires suivent le protocole.

Moi, je suis sicilien.

Pour moi, tout le monde complote.

Tout le monde magouille.

Alors quelqu'un a piqu� ta fa�on

de d�tourner un train. Et apr�s ?

C'est la merde.

Le coup a mal tourn�.

La guerre, c'est une chose.

Mais tuer 59 G.I., des gars de ton camp,

je peux pas laisser passer �a.

Joe...

Va plut�t conseiller � Dawson de sauter d'une colline,

de se tirer d'ici, rentrer chez lui,

et de se trouver une gentille fille.

De se marier,

faire plein de gosses et s'enrichir !

Vieille canaille !

Fils de pute.

Sale pr�tentieux.

Tu as failli tout faire �chouer !

Baisse le ton.

Pourquoi avoir �coul� cet argent � Paris ?

Il n'y avait pas urgence !

De Lucca a trouv� la banque o� tu as d�pos� le million.

- Que va-t-il faire ? - En parler � Dawson.

Il faut qu'il rentre illico avant d'en d�couvrir plus.

- On y veille mais il y a un os. - Quoi ?

Il y a quelqu'un d'autre sur le coup.

Qui ?

Le g�n�ral S. Patton Junior.

Il a repris l'affaire et il n'en d�mordra pas.

En bref, McCauley,

on va devoir le neutraliser.

"On" ?

J'ai fait ma part.

Pas encore.

On le fera taire.

On ne mus�le pas Patton.

Et je n'affronte que les gars de mon calibre.

- Je me retire. - Trop tard.

Tu fais partie du lot. Si on coule, toi aussi.

Je n'ai pas tu� ces hommes.

Tu m'as vendu l'id�e de De Lucca.

�a revient au m�me.

Stewart sait-il que tu vas �liminer son patron ?

Seulement toi, Gilchrist et moi.

Rogers...

Tu es une ordure.

Un tas d'ordures infest� de rats.

Bien s�r, je bois un peu trop,

je joue avec les femmes, je vole parfois.

Mais tu te leurres si tu crois que je vais tuer le g�n�ral Patton.

Cher colonel, ce n'est pas � toi de le faire.

Tout ce dont tu as besoin,

tout ce qu'il te faut savoir,

se trouve dans cette mallette.

M. Rogers.

M. Peter Shelley.

Un ami commun, Esposito.

Vous avez d� payer cher la recommandation.

Trop cher.

Le march� noir en Italie s'est ralenti.

Il faut bien vivre.

Vous avez du c�ur. J'ai d� me tromper d'homme.

M. Rogers...

Montrez-moi votre plaque.

"Rogers, John D."

"01648008."

"Religion : protestante, Groupe sanguin : 0."

Une erreur de votre part et les deux vous serviront.

Nous sommes tous deux conscients du prix de l'�chec.

Puis-je la r�cup�rer, au cas o� on m'enterrerait ?

Nous devons nous faire confiance.

500 000 dollars am�ricains.

A ce prix-l�, je le ferai moi-m�me.

Combien ?

Je ne marchande jamais.

Vous souhaitez tuer un homme.

Je ne vous demande pas pourquoi.

Ce doit �tre dans votre int�r�t.

Mais mon silence a un prix.

Payez d'avance.

500 000 en petites coupures.

Toutes les informations

se trouvent ici.

Renseignements compl�mentaires...

habitudes, employ�s.

- Tout. - Quand ?

D�s que possible.

Courant d�cembre.

Faites croire � un accident.

Soyez rassur�.

Colonel Rogers.

C'est r�gl�.

Bien.

McCauley, rentre � Francfort.

Il y a un autre probl�me.

Francfort ? Pourquoi si t�t ?

Je veux passer quelques jours en Suisse,

� m'amuser un peu.

Tu seras chez toi, mercredi � 21 heures.

Entendu.

J'y serai mercredi.

Quel est l'autre probl�me ?

McCauley.

Je vous ai fait peur.

Pas du tout, Fraulein.

A vrai dire,

je me sens bien mieux.

Votre ami sera en retard.

Il m'a pri�e de vous mettre � l'aise.

J'ai pass� une journ�e

tr�s dure.

J'ai fait couler un bain pour nous deux.

Oui ?

Avec des bulles ?

Plein de bulles.

Je vais aussi "schnell" que possible.

Regardez les belles bulles !

Le salopard.

Apportez-moi ses habits.

Ils sont au coffre.

La Criminelle est l� ?

Pas encore. Le m�decin l�giste est en route.

Il n'y a pas grand-chose.

Des pi�ces, une arme, des cigarettes,

- une carte d'identit�. - Des cigarettes ?

Des Camel.

Mike fumait le cigare.

Vous m'avez bien g�t�,

c'est un vrai casse-t�te.

McCauley �tait aussi un O.S.S., n'est-ce pas ?

C'est pourquoi la Criminelle n'a pu d�chiffrer le code.

Vous utilisez des codes tellement sophistiqu�s.

On aurait d� utiliser celui-l� contre les Japs.

Capitaine Levy, avez-vous d�crypt� la note ?

Quelle blague ! Un enfant y arriverait.

�a, c'est la date : 3 novembre 1945.

Le 3 novembre, McCauley a rencontr� "S."

concernant "B.G."

"S." ou "B.G." a les cheveux gris,

les yeux bruns,

mesure 1 m�tre 80, environ,

p�se 81 kilos, environ.

L�, c'est un num�ro de t�l�phone. "COMSTOCK,

- "6245." - Qu'est-ce que c'est ?

Joe, j'ai v�rifi� ce d�tail moi-m�me.

C'est le num�ro

de la prison Great Meadow, � New York.

Pour les derni�res lettres, �a a �t� d�licat.

C'est le matricule d'un prisonnier de Great Meadow.

Lequel ?

Lucky Luciano.

Qu'as-tu ?

Mike est mort.

Comment ?

Il a �t� assassin�

dans un appartement, � Francfort.

Pourquoi ?

Nous l'ignorons.

Mara, Mike t'avait-il parl� d'aller � New York ?

Non.

A-t-il mentionn� une ville du nom de Comstock ?

Ou la prison de Great Meadow ?

Il ne me parlait jamais de rien.

Il se croyait immortel.

Il y est presque parvenu.

J'allais organiser une veill�e mortuaire.

Mais ce vaurien se serait r�veill� pour la diriger lui-m�me.

Vieille canaille...

Il �tait bon avec moi.

Il m'a toujours aid�e.

Que vas-tu devenir ?

O� iras-tu ?

Je ne sais pas.

Tu ne peux pas rester ici.

Mara, je veux t'aider.

Je pars � New York quelques jours.

Je veux savoir o� tu seras � mon retour.

Non, Joe.

On est d�j� pass�s par l�.

Je t'en prie, pars.

Je t'en prie.

Comprenez que M. Luciano

est choqu� par cet incident.

Le d�nomm� McCauley s'est fait passer

pour le commandant de la marine Gilbert.

L'homme qui vous a rendu visite fait l'objet d'une enqu�te.

Qu'ai-je � voir l�-dedans ?

Dites-moi ce que voulait le colonel McCauley.

Me vendre des bons de guerre.

Faites-le sortir.

Vous �tes dans le p�trin.

Pourquoi, vous allez me faire enfermer ?

Informez M. Luciano

que s'il a conspir� contre le gouvernement,

il n'est pas sorti de l'auberge.

L'espionnage en temps de guerre est passible de mort.

- De l'espionnage ? - Vous entendez mal ?

Pas si vite, commandant...

Minable ! Tu sais ce que j'ai fait pour ce pays ?

J'ai fait passer toute l'arm�e en Sicile !

Et j'ai d�barrass� le pays de tous ses saboteurs.

�a ne suffit pas ?

Je veux la v�rit�.

Et notre accord ?

Quel accord ?

Laissez-moi �clairer le commandant, Charles.

Voyez-vous,

en retour de ses services au gouvernement,

Washington lui a accord� une remise de peine,

voire la relaxe.

M. Luciano ne souhaite pas compromettre cet accord.

C'est pourquoi il a coop�r�

avec ce soi-disant commandant.

Si vous n'avouez pas,

vous pouvez oublier votre accord.

Parlez, Charles.

Oui, c'est bon !

Vous voyez...

M. Luciano est toujours dispos� � coop�rer, en bon patriote.

Ce Gilbert, appelez-le comme vous voudrez,

recherchait un tueur � gages,

le meilleur qui soit en Europe.

Un tueur � gages ?

C'est vous qui entendez mal.

- Vous mentez. - C'est la v�rit� !

Je m'en suis occup�.

La victime ?

Il ne l'a pas dit.

Vous avez trouv� quelqu'un.

Oui, �videmment.

�a faisait partie de l'accord.

Le nom du tueur ?

Esposito.

Gino Esposito, de Naples.

Naples.

Et l'adresse, � Naples ?

Depuis vendredi dernier...

le cimeti�re.

Il faisait du march� noir, un flic lui a grill� la cervelle.

C'est tout ce que je sais, commandant.

Maintenant, usez de votre pouvoir pour me ramener � ma cellule.

Merci.

H�, De Lucca... vous �tes sicilien,

pas vrai ?

Comment va la famille ?

Ils sont tous morts.

Commandant...

Lucky ne vous a pas menti, vous le savez.

Oui, je sais.

Si nous allions boire un verre ?

Non, pas le temps.

Le juge De Lucca �tait de votre famille ?

C'�tait mon p�re.

C'�tait un homme bon et juste.

Vous �tes aussi juriste.

Exact.

J'ai choisi d'�tre juriste.

Quelle chance de plaider pour des gars comme Lucky.

M. Ferraro...

La 1re fois que je suis entr� dans un tribunal,

j'ai demand� � mon p�re qui �taient les putes...

et qui �taient les spectateurs.

Moi aussi j'ai voulu passer l'uniforme.

"Trop vieux", on m'a dit.

Ecoutez...

Ce que je vous confie doit rester entre nous.

Esposito n'est qu'un contact. On l'utilise souvent.

Mais votre homme vient de Suisse.

C'est le meilleur.

Quel est son nom ?

Bonjour, M. Shelley.

Suivez-moi.

Peut-on fabriquer l'objet que je vous ai d�crit ?

Avec du temps et de la patience, on peut tout faire.

Il devra �tre l�ger, compact et facile � porter.

Ce sont des d�tails.

Nous pouvons satisfaire tous ces crit�res.

Mais les munitions que vous demandez,

on ne les a jamais utilis�es dans une arme � feu.

Sans elles, l'objet est inutile.

Alors je dois vous poser deux questions d�licates.

Allez-y.

Quelle est votre cible ?

Un homme.

Et la port�e du tir ?

200 m�tres. Et pas le temps pour un second tir.

J'ai une troisi�me question.

La cible sera-t-elle mouvante

ou immobile ?

Je ferai en sorte

que ma cible soit debout immobile ou assise.

Accepteriez-vous une balle normale ?

Impossible.

Acceptez-vous ce travail ?

Ce sera difficile.

Mais je ne peux r�sister.

Juste une chose, Herr Schroeder. Il me reste peu de temps.

Nous avons cela en commun, mon ami.

- Merci, g�n�ral. - Je vous en prie.

Vous avez mis du temps � contacter les renseignements.

Nous attendions les r�sultats du commandant De Lucca.

Quand il y a meurtre, on n'attend pas.

Nous ignorions la cible. Il doit s'agir de Patton.

Qu'est-ce qui vous fait dire �a ?

On a d�couvert les activit�s de McCauley.

C'est un manquement au devoir. On ne m'en a pas inform�.

Car c'�tait une enqu�te de la Division criminelle.

McCauley a mentionn� Patton ?

Pas exactement.

Le code portait les initiales "B.G.".

Quel est le rapport ?

Patton s'est mis en t�te de retrouver l'or.

Les voleurs

ont pu d�cider de l'�liminer pour de bon.

Avant de mourir, McCauley a pris contact avec un tueur.

Eisenhower vient de me mettre au parfum.

Truman renvoie Patton chez lui le 10 d�cembre.

Il le met � la retraite. Il �tait temps.

Nous devons assurer sa s�curit�.

Je sais ce que j'ai � faire.

La cible pourrait �tre Eisenhower.

�a s'est d�j� vu � deux reprises.

Comme si seul Eisenhower pouvait endiguer les communistes.

Eisenhower est d�j� prot�g�. C'est Patton, bon sang !

Possible.

Ils veulent nous le faire croire.

On surveille Patton et Ike se fait descendre.

Je veux toutes les informations dont vous disposez.

FRANCFORT-SUR-LE-MAIN

Mara !

Excusez-moi. Mara !

- O� vas-tu ? - Quelque part.

- Reste avec moi. - Non.

- Ne me fuis pas encore une fois. - Je ne fuis pas, je pars.

- O� ? - Aide-moi.

Attends ! O� vas-tu ?

- Je trouverai. - Tu as quelqu'un d'autre, c'est �a ?

- Laisse-moi. - J'ai besoin de toi.

Laisse-moi.

L'arme est pr�te.

Bronze � canon et aluminium tremp�.

Acier su�dois au carbone.

Enti�rement filet� � la main sur un tour de bijoutier.

D'abord, les munitions.

Comme convenu, elles peuvent �tre confondues

avec des pi�ces automobiles.

Puis, la capsule de gaz.

Vous voyez, c'est simple.

Cet �l�ment vous fournira une pr�cision absolue.

La port�e est de 200 m�tres ou plus.

J'ai men� plusieurs tests.

Il �tait difficile de pr�server la peau

en d�truisant la moelle �pini�re.

J'ai n�anmoins d�couvert le point pr�cis � toucher.

A 200 m�tres, un gaz � une pression 4,

le caoutchouc ne p�n�tre pas dans la t�te.

Je vous pr�pare la cible.

Voil� le point � toucher.

Et si votre cible est mouvante,

visez un peu sur la droite.

Cachez-vous, les filles ! Voici le d�tective.

C'�tait comment ?

Tu n'as pas fait tout ce chemin pour savoir �a.

Non...

Non.

J'ai emmen� ton courrier.

Que fais-tu avec cette plaque ?

McCauley l'avait en sa possession.

On a envoy� ceci de Lucerne.

�a vient de qui, � ton avis ?

McCauley a fait mettre ton nom et ton matricule sur cette plaque.

Et maintenant le tueur nous dit : "Ne me doublez pas, sinon..."

Si De Lucca suit sa piste, on est morts.

Impossible, nous ne savons m�me pas qui est ce salopard.

Ne sois pas hyst�rique.

On neutralisera De Lucca.

C'est tout.

O� vas-tu ?

Je sors un petit moment.

Je reviens vite.

Je viens avec toi.

J'aimerais bien.

J'ai rendez-vous avec quelqu'un.

Qui ?

A ton avis, est-ce que la cravate s'accorde � la chemise ?

Qu'en penses-tu ?

C'est tr�s joli.

DIs-moi.

O� vas-tu ?

Je suis venu trouver quelqu'un.

Un homme que je connaissais.

Qui ?

Il travaille aupr�s des r�fugi�s de guerre.

Il s'appelle Webber.

Martin Webber ?

Tu le connais ?

J'ai entendu parler de lui au camp.

On disait qu'il connaissait trop de Nazis.

Ce n'est pas un homme de confiance.

Je sais.

Fais attention.

M. Bedwell, d'autres questions ?

Non.

Bien, le Comit� aux R�fugi�s se r�unira donc de nouveau

� Paris, le 9 janvier comme pr�vu.

Mesdames et messieurs, je vous remercie.

Notre r�union est � pr�sent termin�e.

Grand Dieu, Joseph !

Quelle bonne surprise.

Comment vas-tu ?

Bien, et toi ? C'est bon de te revoir.

Je te croyais de retour aux Etats-Unis.

Des affaires � r�gler.

Pas avec moi, j'esp�re.

Nous deux, c'est du pass� d�sormais.

Un rafra�chissement ?

S'il n'est pas empoisonn�.

C'�tait ton habitude.

Simple technique de survie.

La guerre a �t� con�ue pour toi, Martin.

Tu as jou� sur les deux tableaux, toujours avec classe.

Ecoute...

Qu'y a-t-il de plus immoral ?

Mes petits d�lits ou la guerre elle-m�me ?

Des petits d�lits ? Tu es chanceux de ne pas avoir �t� ex�cut�.

Je t'en prie, Joseph. Un peu de retenue.

Allons d�jeuner.

Je connais un lieu charmant.

Nous n'y serons pas g�n�s.

Si tu aimes Chateaubriand, le chef sera ravi.

Alors ?

Pas mal.

C'est la 1re fois que tu es honn�te.

�a m'arrive de temps en temps.

Je t'offre 5 000 dollars pour un moment de v�rit�.

Joseph, quelle g�n�rosit�.

Autrefois, tu te servais avant de n�gocier.

C'�tait une autre �poque.

Je r�apprends la civilit�.

J'ai toujours trouv� que tu ne convenais pas � ton travail.

Tu n'as jamais su outrepasser ton sens de la morale.

D�sol�, mon p�re m'a trop g�t�.

Certaines personnes...

doivent �tre tu�es, pour toutes sortes de raisons.

Tu as toujours demand� pourquoi.

Souviens-toi de ce jour, en Italie.

Avec ce partisan... Mario.

Ton h�sitation � le tuer a mis en danger toute l'op�ration.

Il aurait inform� les Allemands.

Rien ne le prouvait.

Sauf ma parole.

Tu n'as m�me pas suivi l'op�ration.

Bien s�r que si.

Comment, du haut des Alpes ?

Bien au chaud avec ta copine ?

Tu �tais au courant ?

Je ne t'ai jamais fait confiance.

Gar�on !

R�my Martin, bitte.

Bon.

Il me faut des renseignements.

A propos de ?

Je recherche quelqu'un.

L'homme est un tueur � gages,

un professionnel.

L'Europe en regorge.

Le moindre ancien soldat en possession d'une arme.

Celui-ci est sp�cial.

Je vois.

As-tu une description quelconque ?

Il mesure plus d'un m�tre 80.

Les cheveux grisonnants, les yeux bruns.

Il p�se environ 80 kilos.

Nous avons une initiale.

"S."

Monsieur "S."

Est-ce familier ?

Je ne crois pas.

Que sais-tu d'autre ?

Il op�re hors de Suisse.

Je vois.

Et tu veux que je le trouve.

Tu connais toute la lie du continent.

Tu le trouveras.

Tu me flattes, Joseph.

J'ai r�duit mes activit�s externes depuis la guerre.

Je me consacre d�sormais

� soigner les blessures d'un monde ravag�.

Trouve-le.

Donne-lui un message.

Un message ?

Dis-lui que je sais qui il est.

Que je souhaite le rencontrer. Passer un march�.

De quel genre ?

�a, je m'en charge.

Tu n'as pas chang� d'un pouce.

On m'a dit que je vous trouverais ici.

Tout va bien ?

Vous �tes ?

Mara Danelo.

Ah oui.

Ravi de vous revoir.

Partons.

Tu sais o� me joindre.

Bien s�r.

Un homme a t�l�phon�. C'est urgent.

Il va rappeler.

- Commandant De Lucca ? - Oui ?

- Vous voulez des informations ? - Qui est-ce ?

Je peux vous aider � trouver celui que vous cherchez.

Je vais raccrocher.

Demain matin, allez vous confessez � St Paul, pr�s de l'h�tel.

Demandez le p�re Kasten et confessez vos p�ch�s.

C'est vous ?

A 9 heures pr�cises.

P�re Kasten ?

Oui, mon fils.

- Mon p�re, j'ai p�ch�. - Comme nous tous.

Tr�s bien, Theresa.

Tu ne t'es pas amus�e.

J'en suis d�sol�.

Tu n'as parl� � personne.

A aucun de mes amis...

Si, je me suis amus�e.

Allez, dis-moi ce qui te tracasse.

C'est quelque chose que j'ai dit...

Que je n'ai pas dit ?

Quelqu'un m'a pos� des questions.

Qui ?

Un certain Peter Shelley.

Que dirait ton g�n�ral de ta ma�tresse allemande ?

La moiti� des soldats am�ricains

est dans mon cas. Qui est ce Shelley ?

Je l'ignore.

J'ai peur.

Pas cette musique !

Je reviens.

Sers-moi un verre, ch�ri.

Bonjour.

Un t�l�gramme.

Adress� � Peter Shelley, Franz Schuberstrasse 15, Lucerne.

Offre 500 francs suisses

pour article sur avenir �conomique de l'Allemagne.

Peut venir Francfort, si acceptable.

R�pondre � mon bureau, Wilhem Publishing, Ludwigstrasse 72,

Berne.

Votre nom ?

Heinz Wilhem.

J'esp�re que vous savez qui a tu� le colonel.

Celui qui cherche Patton.

De nouvelles sp�culations ?

Avec la mort de Stewart, on sait que c'est Patton la cible.

Il connaissait les habitudes du g�n�ral.

Il �tait avec Theresa Von Rodeck, Dora Mueller de son vrai nom.

Elle �tait mari� � ministre nazi.

Il l'utilisait s�rement pour obtenir des informations.

Puis il les a tu�s.

L'assassin engag� par McCauley a pour nom de code "S".

Oui, j'ai lu le rapport de Dawson.

Le m�decin l�giste...

a trouv� le nom Peter Shelley sur ce bloc...

dans la chambre de Mueller.

C'est un journaliste vivant � Lucerne,

de p�re suisse et de m�re anglaise, parfois romancier...

sans affiliation politique aucune.

Et le num�ro ?

Shelley est parti � Francfort. On l'a perdu.

Tr�s bien. Je vais faire prot�ger Patton.

Que nos �quipes recherchent ce Shelley.

Si vous le trouvez, je veux �tre le premier averti.

Ce sera tout.

Colonel Rogers.

Les services ont localis� Peter Shelley.

Une pension dans Hoffmanstrasse.

Merci, sergent.

J'ai surv�cu � la guerre et � trois mariages... Merci !

A la fin de la guerre, M. Shelley.

Et qu'on soit l� pour la raconter !

Au rythme o� je vais, vous serez tout seul !

Combien de pensions devra-t-on inspecter ?

Seuls les Irlandais ont de la chance...

mis � part vous, mon ami !

D'o� vous sort cet oncle fortun� ?

De Berne. C'est un nouvel �diteur, Heinz Wilhem.

Je le vois demain.

Combien il vous paye, d�j� ?

Cinq cents francs suisses.

Et un article sur les quatre zones de Berlin, �a l'int�resserait ?

Et sur les deux zones d'Ilsa ?

- Vous d�nez ? - Bien s�r, ma ch�re.

Je vous apporte le menu.

Puis-je voir votre registre ?

Depuis quand ce Shelley est-il l� ?

Il est arriv� ce matin.

C'est lui, l�-bas.

Aux cheveux gris.

Un probl�me ?

Du calme.

Le t�l�phone ?

Dans mon bureau. Par ici.

Fermez le bar. Couvre-feu.

Fermez-le.

Surveille-le discr�tement.

Arr�tez. On ferme.

Mesdames, messieurs, on ferme pour ce soir.

Terminez vos verres.

- O� est-il ? - H�tel Zum Wilden Hirschen.

S'il veut s'enfuir, arr�tez-le.

Je le veux vivant. Que personne ne l'approche !

On arrive.

Allons-y.

Je dois fermer, on a des ennuis avec la police.

Merci beaucoup. Demain peut-�tre ?

Quelle chambre ?

La num�ro 27, en haut de l'escalier.

Renvoyez les serveuses et partez.

Laissez tout en place et rentrez chez vous.

Allons-y.

Excusez-moi. Personne ne doit entrer.

�a regarde les �tats-majors alli�s. O� est-il ?

Alors ?

Chambre du coin.

Doucement.

Papiers.

Il y a quelqu'un ?

Mais o� �tes-vous donc ?

G�n�ral ?

Quel jour est-on ?

Dimanche.

C'est le jour de la chasse.

Avec ces mesures de s�curit�, je croyais qu'on annulait.

Ils l'ont trouv�, non ? Alors ?

J'aurais trouv� l'or, si je ne devais rentrer demain.

Ils ne peuvent pas m'interdire de chasser.

Alors ?

Rien trouv�. J'ai interrog� tous les clients d'hier.

Rien.

Qu'a dit Patton ?

Il veut que j'envoie un rapport � Eisenhower.

Il savait que c'�tait un coup des �tats-majors alli�s.

Il brave les consignes de s�curit�.

Ce n'est pas termin�.

Comment �a ?

Quelque chose cloche.

Comme quoi ?

Si Patton rentre chez lui...

On pouvait �viter l'assassinat.

Rogers a trouv� Shelley...

pour le faire taire.

Comment Gilchrist et lui ont-il pu arriver avant nous ?

Un mouchard.

Ou bien Rogers a des informateurs.

N'importe qui pouvait appeler. M�me Shelley.

Shelley l'a appel� pour qu'il vienne le descendre ?

Elle �tait o�, l'arme de Shelley ?

Un tueur professionnel dort avec son arme !

Colonel...

McCauley, Stewart, Rogers...

Gilchrist... tous morts.

C'est l'�uvre d'un autre. Pas de Shelley !

Eh bien...

J'ai un rapport � r�diger...

C'est �a.

Moi je vais m'assurer que Patton reste vivant.

Je vais voir Patton.

Il est � son pavillon de chasse. Il ne voudra pas vous voir.

Il pourra appeler ma m�re, � New York.

Que fais-tu ici ?

Joe, parle-moi de Webber.

Tu travailles avec lui ?

Tu vas bien ?

Quand tu �tais � Berne avec Webber, on a voulu te tuer.

Il est ici.

Webber ?

Je l'ai vu. Dans un uniforme am�ricain !

Je l'ai vu ce matin. C'�tait bien lui.

Je connais sa d�marche. Il aime imiter les autres.

Oui...

J'ai v�cu avec lui.

Quand j'ai cru que tu ne reviendrais pas...

Il a pris soin de moi.

�a ne fait rien.

Apr�s votre rencontre, il m'a appel�.

Il a dit qu'on serait bient�t r�unis. J'ai compris.

Tu es en danger. C'est toi qu'il cherche ?

Ce n'est pas moi qu'il cherche. Monte.

Merci pour l'information.

Attention, le g�n�ral Patton arrive !

Il arrive ! Venez !

Tenez-vous pr�ts !

Vous avez un comit� d'accueil.

Qui a organis� �a ? Vous ?

Qui alors ?

Je l'ignore.

Arr�tez-vous, sergent.

Satan�es r�ceptions...

Merci infiniment, g�n�ral.

Merci. Merci beaucoup.

La fen�tre est cass�e.

D�marrez.

Pensez � faire d�sinfecter ce camp.

Il est bless� ?

Tout est arriv� si vite. On a pris ce virage.

On est rentr�s dans le camion.

Excusez-moi.

Faites �vacuer les civils.

- Qu'est-il arriv� ? - C'est la voiture de Patton.

Il aurait le cou cass�.

- D'autres bless�s ? - Non, il n'y a que Patton.

Vous �tes dans son r�giment ?

On lui a tir� dessus.

Je viens de vous dire qu'ils ont embouti le camion.

Je veux parler au chauffeur.

On ignore encore qui c'�tait.

Et celui de Patton ?

A l'h�pital, avec le g�n�ral.

O� voulez-vous en venir ?

J'�tais l� quand on l'a examin�. Il n'y a pas eu de balle.

Qu'est-ce ?

Aucune id�e.

Une douille, peut-�tre.

Excusez-moi. L'arm�e enti�re est l�.

Venez.

Ne laissez personne descendre de la colline.

Vous avez vu ?

On suivait la voiture du g�n�ral. C'�tait un accident.

Il nous faut un compte-rendu.

Voici le v�hicule

qui a caus� l'accident...

C'�tait Patton.

Son cou s'est bris�.

C'est Webber.

Je le sais.

Je sais que c'�tait lui.

Mon Dieu...

Patton...

Le prochain, c'est toi.

C'est mon affaire.

J'ai une id�e.

Reste en dehors de �a !

J'ai perdu trop de choses.

Il ne t'�liminera pas.

Je sais ce que j'ai � faire.

Personne, pas m�me toi, ne m'arr�tera.

Du courrier pour moi ? Je m'appelle De Lucca. Joe.

Un instant, je vais chercher.

Vous avez re�u ceci.

La preuve !

Attach�-case - coffre - grenier. Mara.

Allons-y.

Tiens.

Shelley !

C'est termin�, Martin.

Allons-y.

Le 21 d�cembre 1945, le g�n�ral Patton est d�c�d�,

officiellement, des suites d'un accident de voiture.

Le 28 d�cembre 1945, Martin Webber, pr�sident du comit� des r�fugi�s,

a trouv� la mort en faisant du ski et a �t� enterr� avec les honneurs.

L'or de la Reichsbank n'a jamais �t� retrouv�.

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