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Original subtitles

LE CLAN DES POURRIS

Une cigarette ?

Merci.

�a cogne sec.

Beau film, hein ?

Je me fous de ces conneries.

Regarde-moi ce fils de pute !

Garde-moi la place. Je dois chier.

- C'est toi, le Fumier ? - Oui.

Voiture 5, je r�p�te.

Lieu-dit Cava di Tufo, kilom�tre 12 du p�riph�rique.

Trouv�s 3 corps non identifi�s. A vous.

Bien, on garde le contact avec les barrages routiers. Termin�.

Franchini !

M. De Rita ?

Le substitut va arriver.

Occupez-vous de tout et envoyez-moi le proc�s-verbal.

Entendu, monsieur.

- Un instant... - Excusez-moi.

Croyez-vous que les victimes aient �t� s�questr�es ?

Quelqu'un a dit qu'une des victimes pourrait �tre le Pr Relici.

Le confirmez-vous ?

Je ne peux ni confirmer ni infirmer.

Le substitut va arriver bient�t.

Il vous renseignera lui-m�me, s'il l'estime opportun.

Y a-t-il Camille parmi les corps ?

- Esp�rons que non. - Commissaire,

si on ne trouve pas cette enfant avant 8 jours, ce sera un drame.

Oui, et pas seulement pour les parents.

C'est-�-dire ?

Si on ne la lib�re pas � temps, on sera couverts de honte.

Vous serez les premiers � le faire.

Esp�rons que non.

Arr�te-toi � l'entr�e.

Tu me dis qui t'es, o� on va, ce que tu veux, bordel ?

Arr�te, je conduis.

Arr�te, mon cul. Dis-moi qui t'es et ce que tu veux, bordel !

- Il y a un barrage. - M'en fous !

Silence !

Et joue le jeu.

A tous les barrages routiers...

- Sors de la voiture. - Les papiers...

- Moi ? - Oui, toi.

... 33 ans, cheveux noirs boucl�s,

yeux marrons, visage r�gulier,

barbe hirsute, pyjama ray�, maillot de corps rouge,

une tache de naissance sur la main gauche.

Montre ta main.

Tourne-la.

Tu peux partir.

Merci.

C'est des cons ou quoi ?

Minist�re de l'int�rieur Commissaire

All�, barrage n� 4. Tout est normal. Termin�.

T'arr�tes, oui ?

T'arr�tes ?

T'arr�tes ? Ce mec, alors !

Tu connais Brescianelli ?

- Qui �a ? - Le Fran�ais.

Connais pas.

Fumier, je peux te ramener en taule.

Vrai que tu me ram�nes ? Allons-y.

T'as compris ? Allons-y.

Mais je te ram�ne morceau par morceau.

Je t'assure, je ne plaisante pas.

Tu as travaill� avec Brescianelli il y a 3 ans.

Tu sais tout de lui. Tu dois me le trouver.

Mon pote, tu t'es gour� de repris de justice.

Je suis pas une balance. C'est tes oignons.

Attends.

- Ce sont nos oignons. - Pourquoi ?

Il a kidnapp� une fille de 12 ans.

12 ou pas, j'ai pas fait le coup.

Elle risque de mourir si on ne la soigne pas avant 8 jours.

Tu comprends ?

Tu me la joues m�Io ?

Si le p�re est friqu�, qu'il allonge, sans venir m'emmerder.

Ecoute, on m'a exil� en Sardaigne pour mes opinions.

Mais l�, il y a une fillette en danger de mort.

Je ferai n'importe quoi pour lib�rer cette enfant.

Fumier, tu as int�r�t � m'aider.

Pourquoi je t'aiderais ?

Parce que les Marseillais vous pourrissent la vie.

Depuis 2 ans, vous �tes au ch�mage. Votre r�le est mineur.

Je peux pas.

On t'a exil� en Sardaigne pour tes opinions.

Moi, pour mes opinions, on m'a exil� en taule.

Tu m'y ram�nes et on en parle plus.

Non, tu restes avec moi.

C'est clair ?

Tr�s clair.

Avec un peu de mal, j'ai r�ussi � le convaincre.

Par la douceur, j'imagine.

Puisqu'il sait que tu es un policier, il vaut mieux laisser tomber.

Non, vous m'avez rappel� pour que je tire les marrons du feu.

J'irai jusqu'au bout.

Les conditions �taient diff�rentes.

Tu devais l'aider � s'�vader, feindre d'�tre un ami et avoir des tuyaux.

Maintenant, c'est trop risqu�.

Je m'en fiche. S'il y a une chance de sauver la petite,

je veux la tenter.

Aucune nouvelle de Camille Finzi,

l'enfant de 12 ans kidnapp�e dans une clinique de Rome.

L'enfant souffre d'insuffisance r�nale grave.

Si elle n'est pas r�guli�rement dialys�e, elle risque sa vie.

Les ravisseurs ne se sont pas encore manifest�s.

Hier soir, la m�re a lanc� un appel d�sesp�r�...

Qui ne servira � rien.

Pardon...

Bouge pas !

D�gage, enflure.

Si tu bouges, je te bute.

Grouille !

Vite. Attache-le.

Pourquoi on s'arr�te ?

Bouge pas ou t'es mort.

Va voir ce qui se passe.

Les flics !

On est foutus !

Recule !

Le train est cern�. Ne faites pas de b�tises.

Rendez-vous !

Vous avez entendu ? Rendez-vous.

Jetez vos armes et descendez les mains en l'air.

Quelqu'un nous a donn�s. Une ordure de tra�tre.

Oui, on a mouchard�.

On fait quoi ?

Allez, bouge-toi !

Grouille, ils oseront pas tirer

avec des otages.

On les embarque !

Avance.

Fais gaffe. Allez, ouvre.

Cours !

Allez !

- Magnez-vous. - L�ve-toi.

- Je vais te tuer ! - T'es fou ?

Laisse tomber !

Suffit, j'en ai marre.

Allez, c'est pas le moment

de faire la sieste.

On souffle un peu ici, puis on file.

Tiens, fume.

Si j'attrape le mouchard,

je lui soigne les h�morro�des au P38.

- C'est qui, tu crois ? - Je sais pas.

Mais celui qui l'a fait va payer cher.

Parole du Calabrais.

Et la mienne.

Silence, fermez-la.

Baisse-toi, ils tirent avant de r�fl�chir.

C'est ce qu'il nous faut.

Calabrais !

Qu'est-ce que j'avais dit ? Arr�te, putain, je suis le Fumier !

- Tu veux quoi ? - Te parler.

Alors ?

Alors, casse pas les couilles, je descends et je t'explique.

T'as compris ? Le mouchard, c'est Brescianelli.

Brescianelli, hein ?

Si c'est vrai, je vais l'envoyer nourrir les vers.

C'est vrai.

Si cet ami m'avait pas pr�venu,

vous seriez morts. C'est bourr� de flics, ici.

Je dois le remercier ?

Non, tu dois nous aider � trouver Brescianelli.

- Compris ? - C'est �a.

J'ai un compte � r�gler avec lui.

Sacr� rhume !

Deux billets.

Voil�.

C'est interdit ?

Si tu le dis...

Qu'est-ce que tu fais, voyou ?

L'argent...

- Grouille. - Tiens.

Prends �a... �a aussi. Filons.

- D�gage ! - Au voleur !

Arr�tez-vous !

Arr�tez-vous !

- Viens... - O� �a ?

Qu'est-ce qu'ils tenaient � la main, ces voyous ?

Fils de pute ! Qu'ils cr�vent !

Laisse tomber.

Tu t'en fous. Pour deux petits cons...

Tu as raison.

Vas-y !

- Arr�te-toi ! - Vous �tes bless�e ?

Attrapez-les !

- C'est qui ? - C'est nous, M. Cravate.

Entrez, vite.

Alors, qu'est-ce qui se passe ?

On a de beaux trucs.

Ah oui ? Bien, montrez.

�a non, c'est du papier.

J'ai mieux.

Regardez, de l'or � 18 carats.

N'exag�rons rien.

C'est une p�riode difficile. Le liquide se fait rare.

On s'en fout.

- 200000 lires, �a ira. - Oui.

C'est qui ?

Des amis !

Qu'est-ce que t'as ?

On d�range ?

Tu nous offres � boire ?

Attendez, on doit conclure une affaire.

Je vous conseille de d�guerpir, et vite.

- Compris ? - On est pas sourds.

Dehors !

- Allez ! - Va te faire foutre !

Alors, Cravate, tu veux bien nous offrir un verre ?

Assez, je t'en prie, assez !

Dis-nous o� est Brescianelli.

Je sais pas, je te le jure. Je sais pas.

Tu le sais pas, hein ?

Maintenant, tu le sais ?

Je sais pas.

Assez ! Je vais parler.

Je vais parler.

La m�moire te revient ?

Sur la t�te de ma m�re, j'ignore o� il est.

Je peux juste vous dire que Brescianelli

�tait all� se faire refaire la tronche en Suisse

- pour �tre m�connaissable. - Quoi d'autre ?

Rien d'autre, mais...

je peux vous filer un tuyau.

Demain, un gars de Brescianelli d�valisera une bijouterie.

C'est qui, ce gars ?

Il s'appelle Tomati.

Mais on le conna�t comme le Lourdingue.

- Tu vas le tuer ? - Non...

Allons-y.

Montrez-lui ceci. C'est tr�s joli : Or et �meraudes.

Tenez, monsieur, ceci est peut-�tre plus appropri�.

Personne ne bouge, c'est un hold-up !

Ouvre cette porte, grouille !

Baisse-toi.

Vite !

Grouille.

Toi, boucle-la.

D�gage.

Recule !

Tu fais quoi ?

Tu recommenceras pas !

Bouge pas, salopard.

Boucle-la.

Bouge pas ou je fais un carnage !

Magne-toi !

Viens par l�. Tourne-toi.

On file !

Vite, ils ont bless� un vendeur. Par l�, d�p�chez-vous !

Bien re�u. Termin�.

Vas-y.

Arr�te, salope !

Acc�l�re !

Delta 2 appelle Centrale. Donne-moi la position.

Voiture signal�e bretelle Piano Romano.

Bien re�u. Termin�.

Compris ? Vas-y.

Attrape.

Delta 2 � Centrale.

Voiture signal�e retrouv�e � Piano Romano.

Aucune trace des bandits. Termin�.

- S�r que le Lourdingue vit l� ? - Je crois... je sais pas.

On doit faire quoi, � ton avis ?

Mon avis va te mettre en rogne, je vais le garder pour moi.

Mais il faut une id�e.

Et j'en ai une.

Allez, montre-nous quelque chose.

On s'amuse, en bas.

T'aimerais aussi, dis la v�rit�, grosse pute.

Si je tire,

j'en �limine deux d'un coup.

Un t�l�gramme.

Donne.

Ecoutez, vous devez signer.

S'il vous pla�t,

signez ici.

La police !

N'ayez pas peur. Je suis de la police.

Calmez-vous.

Calmez-vous, c'est fini. Madame !

- Fais-la taire ! - Arr�te, salope !

T'as laiss� tomber le t�l�gramme. Attends, je te le lis.

Merde alors, tu sais ce que �a dit ?

"Courage, on se voit bient�t. La Taule."

Attention � la fille.

Pas de chance.

Malin, le mec.

Tu te cachais derri�re les femmes, hein ?

Elle �tait m�me bien foutue.

Tu vaux m�me pas 10 grammes de plomb.

Donne.

Alors ?

Tu disais ?

Vous �tes fous ? On avait dit qu'on ne tuerait personne.

Nous, mais ils �taient d'un autre avis.

Le Cynique a raison.

C'�tait eux ou nous.

On a sauv� la vie de ces pauvres filles.

On devrait nous d�corer.

D�gage.

Fumier !

Qu'est-ce que tu fais ? Tu disparais toujours au mauvais moment.

Ils ont fait un sacr� bordel.

On se calme !

Je pige pas. Tu veux quoi ?

J'ai m�me fait cracher ce mec.

Il conna�t Mara,

la nana de Brescianelli, il sait o� la trouver.

T'as du culot, toi !

Je suis un flic.

Moi, un fumier. Tu parles d'un couple !

Deux croquettes.

Tout de suite, madame.

Voici.

On dit que c'est le Fumier qui a mis le bordel. Il te cherche.

On ignore pourquoi.

Qu'il me cherche.

Avec cette t�te, m�me ma m�re ne me reconna�t pas.

Je te pr�f�rais avant.

Pars, maintenant. Rentre � la maison et attends.

Tu auras mes instructions ce soir.

- Votre monnaie, madame. - Merci.

Vas-y !

Monsieur !

L'enqu�te confirme un attentat politique.

On s'en doutait.

Il s'agit du baron Picelli, pr�sident de Petroltex.

D'accord, mais quelle guigne.

On �tait sur le point d'attraper l'amie de Brescianelli.

Ils vont se m�fier, maintenant, tout notre travail est fichu.

Non, ce n'est pas dit.

Continue � faire pression, il ne faut pas abandonner.

Pas question d'abandonner.

Je comprends pas ce qui lui prend, au Fumier.

Mais il m'a cass� les pieds,

j'accepterai pas d'autres impolitesses.

Que ce soit bien clair.

On attend quoi ?

Roscetto.

Il arrive.

Salut, Brescianelli.

Le frangin du Fumier bosse au service des v�rifications.

Il a un b�ret jaune et rouge.

Cet enfoir� est un supporter de la Roma.

Tiens. File, maintenant.

Allons-y.

Trimez, vachers. Cette fois-ci, vous avez r�ussi.

Mais la prochaine, c'est pas s�r.

- C'est vous qui n'y arriverez pas. - On va voir...

Qu'est-ce qu'on fait � ces salauds de la Lazio ?

On leur fait manger leurs couilles.

- Et s'ils aiment pas ? - On les giflera.

Bravo !

Redonne-le-moi. J'aurai froid � la t�te.

Pas grave, ta femme te la r�chauffera.

- T'es fou. - Laisse tomber et travaille.

Pour les esclaves comme vous, il y a que le travail.

Attrape...

Vous savez pas lire ? Entr�e interdite aux �trangers.

Et la sortie, aux fils de pute !

G�cher du lait est un p�ch� mortel.

Filons !

Ce fils de pute de Brescianelli a tu� un mec � la place de mon fr�re.

C'est mon fr�re qu'il voulait tuer !

T'as un fr�re, toi ?

Et apr�s ? J'ai un fr�re, point. Qu'est-ce que �a peut te foutre ?

Touche pas � mon fr�re !

Bon, Fumier, parlons de Brescianelli.

Brescianelli est pas mon fr�re. Tu t'en fous, de mon fr�re !

C'est faux.

Oui, tu t'en fous !

Bordel de merde...

- On est dans une impasse. - M'en fous. Va te faire foutre.

Calme-toi. La situation est dramatique, tu comprends ?

II faut trouver le moyen de coincer Brescianelli.

Ta gueule !

Arr�te !

Je peux pas r�fl�chir. Va te faire foutre.

Moi, c'est tout r�fl�chi.

Ce fils de pute est un flic !

Bouge pas.

H�, Calabrais... Fais �a, regarde.

- Pourquoi ? - Tu craches de la merde.

Il y en a qui naissent �nes, d'autres, poulets. C'est la vie.

Je te pr�viens, Fumier.

S'il y a une embrouille, je fais un massacre.

Calabrais !

Laisse tomber. On en reparle quand on aura but� le Fran�ais.

Merci, Fumier. Sans toi, il m'auraient �trip�.

Me remercie pas. Ils vont t'�triper de toute fa�on.

Esp�rons que non.

Comment retrouver l'amie de Brescianelli ?

J'sais pas.

On m'a dit qu'elle se pique.

On retrouve toujours les accros.

C'est un club priv�.

Il faut �tre membre.

- Vraiment, Carlin ? - Ah, c'est vous, M. Sarti.

Je ne vous ai pas reconnu. Revenu � Rome ?

�a t'ennuie ?

Je suis clean, � pr�sent. J'ai un travail r�gulier.

Bien, continue. Et fais gaffe.

- Gar�on ! - Oui ?

- Un whisky. - Bien.

- J'ai que 15000. - Suis-moi.

- Salut, on s'amuse un peu ? - D�gage.

- Attends... - Arr�te de m'emb�ter.

Donne-moi 10000 lires.

Je t'en prie. Si tu veux, je couche avec toi.

Sois gentil. Si je prends rien, je d�bloque.

Tu sais ce que c'est. Une sorte de condamnation � mort.

Je sais. C'est pour �a que je suis l�.

Tiens. Disparais, maintenant.

Je d�range ?

�a va, le Blond ?

�a irait mieux s'il y avait moins d'enfoir�s en libert�.

Vraiment ?

Bouge pas. Alors, le Blond, quelles nouvelles ?

Ecoute, le flic.

J'ai beaucoup d'amis.

Ah oui ? Je vais te d�molir. Tu arr�teras de vendre de la came.

L�ve-toi, salopard, je n'ai pas fini.

S'il te pla�t...

Tu vas me dire o� tu trouves la drogue et qui te la donne.

Tu connais l'amie

de Brescianelli ?

Parle !

Je n'ai pas de temps � perdre.

Parle, salaud !

Tu peux te lever ?

Je ne sais pas.

Tu t'es fait rosser comme un idiot.

Si tu veux les gros ca�ds, va voir le Tunisien.

Tu as compris ? Le Tunisien.

Le Tunisien... Bien.

Souhaitons-le.

Installons-nous dehors, c'est mieux.

Voil� le Tunisien. Tu veux toujours le pincer ?

Bien s�r. Une fois qu'on l'aura, on trouvera Mara.

Allons-y.

- M. Ravate ? - Oui ?

Nous avons un mandat d'amener.

Je n'ai rien fait.

Je vous prie de me suivre.

Tu as vu ? Ils sont arriv�s avant nous.

On fait quoi, maintenant ?

Les gendarmes sont vaches.

Cette histoire est en train de mal tourner.

Pourtant, j'ai �t� clair. Il fallait agir avec prudence.

Eviter les actions violentes, les fusillades et...

Pardonnez-moi, mais il s'agissait de truands,

de d�linquants arm�s.

En tout cas, monsieur, Sarti a agi en l�gitime d�fense.

Peut-�tre, mais avec quel r�sultat ?

Les ravisseurs ont toujours l'enfant

et nous, on risque de se compromettre.

On est en bonne voie. Donnez-lui 2 ou 3 jours.

D�sol�. Arr�tez tout et dites � Sarti d'abandonner.

Qu'il prenne des vacances.

En Sardaigne, bien s�r.

AIl� ?

C'est toi... Ne quitte pas.

Parlez-lui, il est en ligne.

Je n'ai pas le courage de lui dire.

J'ai une fille de 11 ans qui est au coll�ge.

AIl� ? De Rita � l'appareil.

Je vous donne 3 jours, pas un de plus. Bonne chance.

Blen, monsleur.

Tu as entendu ? Des nouvelles ?

Un certain Ravate sait des choses.

La brigade des stups l'a arr�t� il y a 2 h.

�a alors...

Je ne peux pas traiter avec eux.

Je sais qu'avec les gendarmes, on se tire dans les pattes.

Mais je dois faire chanter ce Tunisien, tu vois ?

Impossible, d�sol�. D�brouille-toi tout seul.

Mais n'esp�re pas qu'ils nous le laissent.

Va te faire foutre.

T'as fait vite, ma parole, Roscetto.

Quel fils de pute ! T'as pas fait tout le tour, hein ?

Tu le diras � personne.

Tu me prends pour qui ?

Je pige pas.

Entre potes, on se comprend jamais.

A propos de potes...

Comment s'appelait le pauvre type tu� par erreur ?

- Bernabei. - C'est vrai, Bernabei.

Pas de chance, putain.

La vie, c'est quoi ?

On est des z�ros. Des z�ros absolus.

La vache...

T'es � peine n� que tu dois t'en aller.

T'as m�me pas le temps d'embrasser ta m�re.

Si c'est �crit, c'est �crit.

Que faire ?

Voyons si c'est �crit pour toi.

Ecoute, je voulais pas.

C'est Brescianelli. Tu le sais, il plaisante pas.

Ecoute, beau parleur...

Je plaisante pas non plus. Je joue.

On va jouer ensemble. Allez, un petit jeu.

Tu vois ces verres de lait ?

Enfin... l'un est rempli de lait, l'autre...

L'autre est rempli de mort-aux-rats.

Fais gaffe � bien choisir, c'est risqu�.

Tu te rappelles Richard Cocciante lorsqu'il chante

Bella senz'anima ? Comment il hurle ?

Je m'en branle, moi.

Allez, bois.

Bois.

- Mais... - Bois.

J'ai pas de temps � perdre.

Bois.

Bois, allez...

J'ai pris celui avec le lait.

J'ai pris celui avec le lait !

T'as un de ces bols...

Il en a du cul, ce mec.

C'est pas normal, � mon avis.

Pourquoi ?

Si c'est �crit, c'est �crit. Trou du cul...

AIl� ?

- R�pondez. All� ? - Camille est vivante.

Pr�parez 800 millions en coupures de 10000 et 50000.

Vous n'avez pas lu les journaux ? Ma fille est tr�s malade.

Elle a besoin d'une dialyse, sinon...

L'argent n'est pas un probl�me...

On vous rappellera dans 2 jours. Mot de passe : Vatican II.

C'est trop tard, dans 2 jours !

All� ?

Ils ont raccroch�.

Qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Ils veulent 800 millions.

Sauve-la. Je t'en prie !

Vendons tout. Pour moi...

rien n'a plus de sens. Seule ma fille compte.

- Je veux qu'elle vive. - Bien s�r.

Bien s�r, calme-toi.

Je vais demander � mon fr�re de faire le n�cessaire.

Tout se passera bien.

Viens avec moi.

Bonjour, mon capitaine.

Bonjour. Du nouveau ?

Rien, en dehors de l'arr�t� 203.

L'arr�t� 203 ? Qu'est-ce que cela signifie ?

- C'est qui, lui ? - C'est l'arr�t� 203.

Bonjour, mon g�n�ral.

Capitaine.

Excusez-moi.

Qui �tes-vous ?

Quinto Cammi, pour vous servir.

C'est quoi, cette histoire ?

Je suis le peintre. Je suis l� pour peindre.

- Vous �tes pas au courant ? - Non.

Je comprends. J'ai un papier...

C'est �crit qu'avant le 20 juin,

tous les locaux doivent �tre repeints

aux couleurs choisies

par la commission... je sais pas laquelle.

Pardon, je l'ai un peu sali. Voici, regardez.

C'est �crit l�.

"Arr�t� 203. Repeindre les murs.

"Gris souris, en bas..." Voil�.

"Gris perle, en haut." Voil�...

"Peinture Ducotone lavable." La voil�.

- Quinto ! - Salut, Antonio.

Mon coll�gue, Antonio Borsetti.

- Attention � sa t�te. - Fais gaffe !

Je mets �a o� ?

Contre le mur. Salis pas les tableaux, fais gaffe.

Il faudra combien de temps pour tout repeindre ?

�a, combien de temps...

Si on consid�re le fait qu'on fait gr�ve...

De plus, vous �tes en gr�ve !

Mon capitaine,

c'est le seul pays au monde o� ceux qui bossent bouffent pas.

A cause des m�g�res et des cur�s, on a plus qu'� se branler.

- Tu te moques de moi ? - Non, pas du tout.

Mais il y a tant de gens qui vont en taule par la faute des autres...

Bien. Merci, je transmets le message.

Putain, je suis d�sol�, caporal.

Le temps que je termine, tu peux aller t'en griller une ?

- Et mince... - Merci. Excuse-moi.

- Je suis d�sol�. - Tu parles.

Antonio, on va voir l'autre mur ?

Il est l�.

Attends...

Nino...

Regarde bien ce que je fais.

Un jour �a pourrait te servir. Compris ?

Voil�. Je suis dou�, ma parole.

Que voulez-vous ?

Du calme ou je te flingue. O� est Brescianelli ?

Je ne comprends pas.

De qui tu parles ?

Brescianelli qui ?

Ecoute, Bourguiba...

On veut juste savoir o� est la nana de Brescianelli.

Je ne la connais pas. J'ignore o� elle est.

Menteur, tu lui files de la drogue.

J'ignore qui c'est.

Fais un effort, tu le sais.

Je le jure, je l'ignore. Mais...

Allez, esp�ce de barjo, accouche !

Tu veux accoucher, oui ?

Je peux seulement dire...

o� se trouve la tani�re de la bande de Brescianelli.

- O� est-ce ? - C'est o� ?

L'initiative du juge a neutralis� la famille.

Le temps presse. Toi seul peux sauver cette enfant.

- Tu as besoin de quelque chose ? - Bien s�r.

D'un caf�, d'un peu de chance

et d'un h�licopt�re sans flics en uniforme.

Pas de caf�, tu as un souffle au c�ur.

La chance... je ne connais pas. Pour l'h�licopt�re, c'est bon.

- Appelle plus tard. - Bien.

Franchini !

On m'a exil� � cause du souffle au c�ur ?

Tu le sais bien, tar�. Tu �tais un emmerdeur.

Ce n'est pas possible ! Ils condamnent Camille � mort.

- Ils ne peuvent pas faire �a. - Ils l'ont d�j� fait.

Voici une copie de l'arr�t� de saisie sign�e par le substitut.

C'est absurde, inhumain.

L'argent m'appartient.

Et surtout, la vie de ma fille.

Quel droit ont-ils de m'emp�cher de la sauver ?

Que dire ? Je suis ton avocat,

Camille est ma ni�ce.

Fais quelque chose, Franco. Demande un recours.

Je t'en prie. On est entre tes mains.

Je vais essayer de voir le procureur.

Je ne garantis rien.

Mais...

essaie d'avoir confiance.

Je t'appelle dans deux heures. Au revoir.

De quoi parliez-vous ?

Pourquoi est-ce qu'ils ne la rel�chent pas ?

La justice a saisi l'argent de la ran�on.

Tous nos bien sont saisis.

Quoi ?

Tu as entendu ?

- Quoi ? - Une voiture.

Et alors ? Pense au fric. Bient�t, on en aura plein.

Merde, je dois m�me jouer au h�ros. J'�tais p�p�re en cabane...

Tais-toi et allons-y.

La police !

Maintenant !

- �a va ? - A peu pr�s.

Ils ont quoi, les canons de Navarone ?

- Fais diversion, j'y vais. - Facile � dire.

Allez, invente quelque chose !

Moi ? Je fais quoi ?

Aucune id�e.

Tu t'en vas ? Je fais quoi, moi ?

Regarde-moi cette poup�e !

Beau morceau !

Bien roul�e, putain !

- Il d�lire. - Elle a enlev� sa culotte !

Putain, quelle nana !

Un cul de r�ve.

Mon asperge s'affole !

Eh, salope !

Viens, je vais te montrer. Viens, ma beaut�.

Un morceau de choix ! Putain ! Viens l�.

Montre aussi tes nichons. On est copains, non ? Putain !

Approche, allez.

Quelle souris ! Viens voir ton rat ch�ri, viens.

Viens t'amuser.

Viens !

Ils ont emmen� la petite.

On est foutus ! Il faut tout recommencer.

Mon �il ! Vous m'avez cass� les couilles.

Chacun pour soi et Dieu pour tous.

Je vais chercher Brescianelli seul. Allez vous faire foutre.

A la prochaine.

Minute, Calabrais.

Tu vas o� ?

Je t'ai cass� les couilles ou quoi ?

Pour l'histoire du train, c'est nous qui t'avons donn�.

Plaisante pas !

La petite kidnapp�e

a les reins malades, elle va mourir si on rate.

Elle va mourir !

- Je m'en fous ! - Non, tu t'en fous pas.

Tu t'en fous pas,

parce que ton casier judiciaire est plus gros que l'annuaire !

Si tu te d�files,

ce mec

te fout en taule jusqu'� ce qu'� la fin de tes jours.

Pas vrai, chef ?

Ecoute, Calabrais.

Je vous d�fendrai si on vous accuse du hold-up rat� du train.

Je vais t'�triper !

Moi aussi, fils de...

T'as perdu la t�te ?

Tu traites sa m�re de pute, normal qu'il r�le.

Moi, je suis calme. J'attends mon heure.

Attends tant que tu veux.

Bien, dis-lui de ne pas s'en faire.

Entrez.

Je te rappelle.

- Qu'y a-t-il ? - Voici la r�ponse de l'ordinateur.

La Fornace fait partie d'une s�rie d'immeubles

qui appartiennent � une soci�t� g�r�e par un certain Me Moretti.

Moretti, tu dis ? Me Moretti.

Rien sur lui ?

Non, je ne crois pas.

Sauf qu'il y a 3 ans, aux assises,

il a d�fendu un certain Pasquale Tomati, dit le Lourdingue.

Le Lourdingue, tiens...

Il faut pr�venir Sarti.

Notre avocat a pu se faire d'autres clients du m�me genre.

Tu peux partir.

- Dltes, commlssalre. - Appelle Sarti.

Un instant, j'arrive !

Oui ?

Me Moretti est l� ?

Non. J'ignore s'il vient d�jeuner. Vous �tes ?

Personne.

Le bureau est o� ?

L�-bas. Que voulez-vous ?

- Occupe-toi d'elle. - T'en fais pas.

Laissez-moi...

J'ai 2 petites.

Tant mieux. J'aime les petites filles.

Contrat de location Locataire : Mara Scarlatti

Non ! Ma�tre, ma�tre !

L�che ! Assassin !

L�che ton arme !

L�che-la !

L�, c'est trop.

Bouge pas !

Tu es un fou sanguinaire, voil� ce que tu es !

Tire, salaud !

Mais si tu tires, pour la gamine c'est foutu.

Tu as besoin de moi.

Pig� ?

Tu as raison.

Tu dois rester en vie jusqu'� samedi. D�gage.

File !

L�ve-toi et recule.

Enfermez-vous dans votre chambre.

Vendredi 18 juin 76

Chers parents, faites ce qu'on vous dit, lib�rez-moi.

Je n'en peux plus. Votre Camille.

Cet homme nous aurait men� � la petite.

Et tu l'as tu� avant qu'il parle !

Quand tu tires, tu te prends pour un h�ros ?

Fais gaffe, � partir de maintenant.

Si un coup part,

n'oublie pas que je suis un flic

et que personne ne m'accusera.

Il y a du monde.

Partons.

Donnez aux missionnaires, mes enfants.

Merci.

Donnez, mes enfants...

Entrez.

- Pardon, M. Le directeur. - Venez.

Un moine voudrait vous parler.

Je n'ai pas le temps. Qu'il passe un autre jour.

Donnez-lui quelque chose et au revoir !

Excusez-moi, mais il insiste.

- Bon, faites-le entrer. - Entendu.

Entrez, mon p�re.

Bonjour, mon fils.

Bonjour. Lou� soit le Christ.

Lou�e soit ton �me, trou du cul.

Que voulez-vous ?

Que tu d�balles tout sur Me Moretti et Mara Scarlatti.

Des clients que je connais peu et ce qui concerne les clients...

Te concerne aussi.

Que voulez-vous dire ?

Que t'es un salopard de voleur d�guis� en bourge

comme moi en moine.

Tu vas me dire tout de suite qui est le chef

et ce que tu sais de la bande.

J'en ai plein le cul, sous mon habit.

Je me borne � envoyer l'argent sur un compte en Suisse

et � garder 15%. Je ne suis qu'un pion,

comme Moretti. Je ne connais pas les chefs.

Je ne suis qu'un interm�diaire, je ne sais rien.

En tant que moine, je t'absous.

En tant que voleur, je vole ton micro.

Comme �a, tu vas te taire et te reposer le gosier.

Quand est-ce qu'il revient ?

Je sais pas.

- Tiens, tiens... - Quoi ?

Des mafieux.

Je les connais.

Alors ?

Allons faire les courses.

Suis-les !

- Pour une r�clamation ? - Dites-moi.

- Ces kleenex sont lourds. - Lourds ? C'est-�-dire ?

Je vais t'expliquer.

Reste tranquille, bouge pas !

Grouille-toi !

Fais gaffe !

D�gage !

Vite, coincez-le !

Appelez le 113.

D�gage !

D�marre !

Qu'est-ce que tu fabriques ?

Vallelunga...

Appelle Mara. Il faut des m�dicaments.

Ou cette emmerdeuse va clamser.

- Autre chose � lui dire ? - Oui.

Qu'elle garde les contacts, puisque Moretti s'est fait avoir.

Bien.

Peut-�tre qu'on a int�r�t � la liquider, cette petite.

On va se soulager d'un poids.

C'est pas une mauvaise id�e.

Interdit de cracher

Pauvre Vallelunga, il a rendu le dernier soupir.

Si on n'a eu qu'un num�ro de compte en Suisse,

c'est par sa faute. Regardez-moi ce cr�tin !

- T'emballe pas. - C'est �a, pour te faire plaisir.

Pense plut�t qu'on doit trouver la fille.

Je sais �a.

Sans elle, pas de Brescianelli !

T'es trop emport�.

Para�t que le col�reux raisonne pas.

Fumier, ce n'est pas le moment de plaisanter, arr�te ton cirque.

Je peux te parler ? Tu le permets, oui ?

Vas-y.

A Rome, tout le monde sait tout de tout le monde.

Mais il faut arroser. Pig� ?

Et alors ?

Le fric, Nino. Avec du fric, m�me les rats se mettent � table.

Si tu me donnes 2 millions, je les distribue

et on aura un r�sultat, tu peux me croire.

Bravo, Fumier !

Hantez le boiteux,

vous clocherez !

Tu veux utiliser des mouchards...

Vous entendez ? Putain !

Calabrais, fais �a...

- T'as raison, bien s�r. - C'est �a, j'ai raison.

Regardez-moi ce mec...

Deux millions ? Je trouve �a o� ?

Je ne sais pas. Au Minist�re, peut-�tre.

- Ah oui ? Je leur dis quoi ? - Tu me le demandes ?

Dis ce que tu veux. Tu es dou� pour raconter des salades.

Parlons franchement. Je sais que vous m'avez utilis�.

Ah oui ?

Arr�te de regarder ces jeunes filles, vieux libidineux ! Ecoute-moi.

Si je lib�re la petite, ils seront tous ravis.

"La police est efficace" et d'autres conneries.

Vous allez me donner un mois pour soigner mon souffle au c�ur.

Si je rate, vous �tes couverts.

Pas de responsabilit�.

Votre bouc �missaire est l�.

Si tu crois �a, pourquoi as-tu accept� ?

C'est mon affaire.

Si vous ne trouvez pas l'argent,

demain vous serez � la une des journaux du soir.

Imagine le titre :

"Des huiles de la police en cheville avec des truands". Tu aimes ?

Fais attention.

Attention � quoi ?

Vous m'avez d�j� exp�di� en Sardaigne. Alors ?

Qui sait ?

Nous avons de l'imagination, parfois.

Utilise-la pour trouver l'argent.

Je le veux aujourd'hui avant 17 h.

Crois-moi, Paolo, j'ai fait mon possible.

Sur la base de nos accords,

j'ai obtenu un financement d'une soci�t� suisse.

Mais c'est une somme inf�rieure � celle demand�e.

Une centaine de millions. Le fait est...

C'est que le juge n'avait pas le droit de saisir l'argent.

N'en parlons plus. Bref...

Faut-il reprendre contact et offrir une somme inf�rieure

ou essayer d'obtenir un jour de plus ?

Pour essayer de d�bloquer

- les comptes saisis ? - On est samedi, 4 h du matin.

Si elle n'est pas dialys�e avant ce soir...

- Camille... - Allons, calme-toi.

- Mon enfant... - Ne pleure pas. Tout finira bien.

Du courage.

On n'a plus le temps.

Mets une annonce dans le journal. Tout de suite, s'il te pla�t.

Entendu.

Voil�. Elle habite ici.

- S�r ? - Et comment.

Elle a un appartement au 4e, au nom de Claudia Macini.

- Je te remercie. - Eh...

T'as rien oubli� ?

C'est pour la tune, tu sais bien.

Ach�te-toi des chaussures.

Pas question. J'ai vu un pistolet mitrailleur du tonnerre.

- Il Messaggero. - Tenez.

- Merci. - De rien.

- Madame... - Bonjour.

- Tenez, monsieur. - Merci.

Perdu chien appel� Vatican II, appeler 676791, Rome

All� ?

Ici Vatican II. Alors, monsieur ?

Ecoutez... on ne pourra pas payer la somme demand�e.

Mes biens ont �t� saisis.

J'ai r�ussi � r�unir environ 220 millions.

Je peux vous les donner tout de suite.

Ayez de la compassion, rel�chez Camille.

Elle est en danger de mort. Elle a besoin de soins avant ce soir.

Je vous assure que je ferai tout pour...

All� ?

Salut, c'est moi. J'ai parl� avec le type.

Il peut donner que 220 millions.

Mara, je me fous de ce type.

S'il allonge pas 800 millions, on laisse tomber.

Rappelle-le. Mais change de cabine, compris ?

Je te rappelle dans 1 h.

Bien. Salut.

Maman... je veux ma maman.

Reste tranquille et arr�te de pleurnicher, idiote.

Assieds-toi.

Qu'est-ce qu'elle attend pour r�pondre ?

Fais gaffe � ce que tu dis.

AIl� ? Excuse-moi, je viens de rentrer.

Oui, ils ont tout pay�, j'ai l'argent.

Bravo. Bien jou�.

Prends la voiture et viens ici, avec l'argent.

Je serai l� dans 1 h.

Disons vers midi. Salut.

Assieds-toi.

Calabrais ? Tu as entendu ?

Oui, j'ai tout entendu. Et je crois avoir localis� l'appel.

Une zone au-del� d'Anguillara.

Le Fumier avait raison.

- �a doit �tre l� o� il dit. - Le service militaire t'a servi.

A toi, pas du tout.

All�, Fumier, tu m'entends ?

- Je t'entends. - Un de tes amis veut te parler.

All� ? Vas-y, parle.

All�, Fumier, tu m 'entends ?

C'est toi ?

Non, un mouton. L�, c'est moi. Dis-moi.

C'est le bon endroit. Vas-y.

J'y vais. Croisons les doigts. Salut.

Elle aurait d� �tre l�. Pourquoi elle arrive pas ?

- Il y a un probl�me, tu crois ? - Si je savais !

Viens avec moi.

Avec qui elle parle, cette idiote ?

Une ligne collective ?

Non, elle n'a pas �a.

Pourquoi elle r�pond pas ?

C'est �trange.

Avant, elle �tait en ligne.

S'il mord, il sera l� dans 1 h.

On lui bottera le cul comme il faut.

Pas qu'� lui.

Elimine la petite et enterre-la derri�re le puits.

Vous deux, venez avec moi. On va chercher Mara.

Et si elle a fil� avec le fric ?

Elle ira aussi fertiliser le potager. Partons.

- Tu en veux ? - Non.

Elle va tenir l�-dedans ?

On va la faire tenir.

Avant de flinguer Camille, donnons-lui une camomille.

- Jolie rime... - Pas vrai ?

Il veut quoi, ce mec ?

Tu peux pas rester l�.

Emm�ne tes moutons, et vite. Compris ?

T'as compris ?

Mince, il est muet. Voyons s'il est sourd aussi.

D�gage ! Tu peux pas rester.

- Il dit quoi ? - Il dit

que si les moutons mangent pas, lui non plus.

Et il doit voler.

Et s'il vole, il va en taule.

Vu qu'on s'en fout... file !

Non, plus maintenant.

Tu vas rester.

Tu restes, j'ai dit.

Les voil� !

Va voir si la voiture est dans le garage.

Ils se m�fient.

La voiture est l�.

Montons.

Ils arrivent.

Le Cynique, monte et attaque-les par derri�re.

J'y vais.

- Tu restes avec moi. - On fait quoi, avec elle ?

Elle pourrait les alerter.

Elle sait qu'elle payerait �a cher.

N'est-ce pas, Mara ?

Attrapez cette femme !

Mon b�b� !

A l'aide !

Je vais la tuer !

Viens, d�p�che-toi !

A la voiture !

Mon b�b� !

Vite !

D�marre !

T'en fais pas, je suis un ami.

Reste calme.

On les a sem�s, heureusement.

Mais par pr�caution, ne ralentis pas.

J'appelle Rome 2. Vous m'entendez ?

C'est Sarti. Voici la position...

Allez !

J'ai r�ussi, tu vois ?

Attends...

Je n'en peux plus.

Je n'en peux plus.

Je me sens mal.

- Pleure pas. - Je me sens mal.

Je sais que tu vas mal, mais...

Tu vas te sentir mieux. Regarde, j'ai apport� �a.

Parlons doucement, les m�chants peuvent nous entendre.

Voil� le coton...

La seringue...

Mince !

- �a, �a va ici, hein ? - Oui.

Voil�, �a va ici.

Voil�.

�a, c'est pas utile...

�a non plus... On va casser �a...

Vous l'avez liquid�e ?

On a rien pu faire. Un berger s'en est m�l�.

On a d� l'enfermer aussi.

Il est pas dangereux, c'est un muet.

Un berger muet, hein ?

Berger mon cul, imb�cile ! Occupe-toi de la voiture.

Je m'occupe de ces deux-l� !

C'est moi qui vais lui couper la langue, � ce salaud !

T'as aim� ? �a veut dire que la piq�re t'a fait du bien.

Tu refais des grimaces ?

T'aimes ?

Fumier !

T'es foutu, putain d'enfoir�.

Chef, on est foutus, ils arrivent !

J'en �tais s�r.

Fais gaffe, Calabrais.

- On fait quoi, chef ? - On les aura, ils sont que 2.

Maintenant !

Montons.

Fils de pute !

Viens...

C'est ton papa qui m'envoie. Je te ram�ne chez toi.

Tu l'emm�nes o� ?

Tu croyais que j'avais oubli� ?

C'est moi qui toucherai l'argent.

- Adieu, flicard... - Arr�te ! Regarde.

Sois malin, tire-toi.

Allez !

Je vais te tuer !

�a va ?

- Elle est vivante ? - Oui. Vite, � l'h�pital.

- Bien, je m'en occupe. - Vas-y.

- Fumier, tu es l� ? - Je suis l�.

- Je meurs... - Tu es bless� ?

- Je meurs... - Montre-moi.

Me touche pas ! Je meurs...

Me touche pas. Mets-moi les chaussures.

Je peux pas tout seul.

Mets-moi les chaussures, je veux mourir avec.

Pas comme un mendiant.

- Tu m'emm�nes o� ? - A l'h�pital.

Pas � l'hosto, s'il te pla�t. On va me renvoyer en taule.

Tu es bless�, o� veux-tu aller ?

O� tu veux, mais pas � l'hosto.

Entendu, calme-toi. Je vais me d�brouiller.

Bien.

Si je meurs, fais �crire sur ma tombe :

"Pour sauver la petite fille

"avec un rein un peu f�l�, le Fumier a rendu ses cl�s.

"Centocelle et Primavalle,

"Tor Marancia et Tiburtino,

"Garbatella et Trionfale,

"je me sens si mal, si mal..."

Je vais appeler un pote m�decin.

Maman...

Je reviens.

Mon porte-monnaie...

Tu parles qu'il �tait bless� !

Nino ! Excuse-moi, hein ? Qu'est-ce que tu veux...

J'avais pas le choix : Ou le tram ou la taule.

J'ai choisi le tram.

Une vraie mis�re...

Fais-toi mieux payer, cr�ve-la-faim !

Attrape !

Au revoir, Nino !

Le Fumier se tire !

Salut, Nino !

Adaptation : Anna Devoto

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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