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FRANC JEU
Ceci est l'histoire d'un escroc m�connu,
issu d'une famille aristocratique de l'Ouest.
...Et quand je mourrai, ne m'enterrez pas trop profond�ment.
Laissez-moi une main de libre que je puisse encore tondre les moutons.
Vas-y toi, mets y un bon coup !
Dis-donc, c'est du grand format, tu n'auras jamais assez de goudron.
Va-t�en, va-t�en, y'en a assez pour conduire tout le train des �quipages.
Tu as vu le beau cheval de bois que je fabrique ?
Eh, les gars, on a de la plume � foison ! C'est l'oreiller de ma belle-m�re que j'ai barbot� !
C'est assez chaud pour cuire une c�telette.
Allez, d�pouille-les !
Toi, enl�ve ton falzar !
Je vous le r�p�te vieux fr�re. Si vous croyez qu'on vous a roul� mon fr�re et moi vous commettez une profonde erreur.
Aussi je ne crains pas d'affronter mon propre r�volver en disant : L'erreur est humaine, l'indulgence divine.
Et comment, on est pas rancuniers. On ne demande qu'� en serrer 5 � la ronde...
des comme toi. C'est � notre tour de vous �corcher mais � notre mani�re.
Je vois que c'est pas la peine d'essayer de jouer au plus fin avec des malins comme vous.
Vous avez raison. On a trich� et m�me salement.
Voici venir le ch�timent. On ne s'en ressent pas pour le recevoir.
Allons qu'est-ce que nous attendons ?
- Allez, enl�ve ton falzar. - Une minute.
Avant d'enfiler ces pyjamas de plumes je sens que j'ai un devoir envers vous.
Je voudrais me mettre en r�gle avec ma conscience.
Je veux �tre s�r que mes tours de cochons,
ne serviront plus qu'entre vous, mes amis.
Je vais vous d�voiler tous mes trucs.
Je suis bien certains que vous n'en ferez pas un usage personnel. Oh bien s�r, vous aimeriez bien faire rire la compagnie en faisant des tours ?
- C'est y ben vrai ? - Ca me plairait bien si je savais comment faire.
Vous avez dit Mr. Voil� l'homme qui d�couvrira la combinaison en rien moins qu'un d'oeil.
Vous avez confiance en cet homme, les gars ? - Si tu lui tiens �a sous le nez.
Vous ne le regretterez pas Mrs.
C'est le meilleur placement de votre vie.
Maintenant si vous voulez bien me croire Mrs.
- Je suis au bord de vous d�voiler tous les secrets gard�s dans ma famille de g�n�ration en g�n�ration. D�p�ches o� tu auras �t� le dernier de ton nom.
Il y'a une chose que vous devez savoir avant tout : le boneteau a �t� cr�� pour les personnes qui veulent tout pour rien.
Flairez l� o� elles sont et votre fortune est faite.
Et voici la seconde r�gle du jeu, Mrs.
Si la main est plus vif que l'oeil, maintenant, approchez Mrs et regardez attentivement mes mains.
Mes mains l�g�res comme de blanche ailes. Rien dans les manches et bien mieux pas de manches du tout.
J'ai l� 52 innocents carr�s de bristols. Je choisis trois d'entre eux
Le roi de pique, le roi de tr�fle et l'as de coeur.
Ah mais j'oubliais Mrs, j'oubliais le sel de notre petit jeu.
Le billet de 100 dollars. Mes gains illicites que vous m'avez si justement confisqu�s.
Et que nous allons garder.
Tr�s bien, nous en trouverons un autre, un autre qui se cache derri�re mon oreille.
Je croyais moi que tu l'avais fouill� ?
Ouai, mais j'ai pas pens� � lui laver les oreilles.
Ne bl�mez pas votre ami, bien trop honn�te pour penser � malice. Faites bien attention, Mrs.
Le jeu est simple, la r�compense est grande.
Je place ces 3 cartes couvertes sur la table
Et celui assez malin pour deviner o� est l'as de coeur re�oit en r�compense ce splendide portrait de famille.
Oh, lucre que de crimes on commet en ton nom.
Et maintenant la troisi�me r�gle du jeu. Un tour fait pour hypnotiser les gogos.
Ne voyez surtout Mrs aucune allusion personnelle l�-dedans.
Ah regardez-bien, regardez-bien.
Retournez l'as de coeur et vous d�crocherez la timbale.
Maintenant je suis bien s�r qu'il y a parmi vous un sportif pur-sang qui ne craindra pas de s'avancer avec un billet de 10 $ en main.
�a lui donnera le privil�ge de retourner l'as de coeur et de recevoir en r�compense le billet de 100 $.
Maintenant, approchez Mrs et voyons si la main est plus vive que l'oeil.
- C'est une blague, la voil� la carte. - 10 dollars, une simple bagatelle vous le prouvera.
- Si je gagne, j'ai les 100 $ ? - Non seulement vous avez le gros billet mais en plus je vous montre le tour.
Secret des dieux si vous �tiez moins scrupuleux pourrait vous remplir les poches.
L�.
Vous frappez pas mes fr�res la main malhonn�te est plus vive que l'oeil innocent.
- C'est celle qui est ici, je l'ai pas quitt�e des yeux. - Payez et jouez.
Et maintenant amis, le mirage dor� de tous les vrais joueurs : 10 contre un, un pari s�r � 10 contre 1.
C'est � moi, Monsieur, je tiens le pari !
Ah non petite t�te, tu voyais bien que j'avais la main � la poche.
Voil�.
J'ai compris � pr�sent.
- On peut partir ? - Oui, d�s qu'on aura coll� vos ailes.
Attendez un tout petit instant, mes bons amis. C'est maintenant que je vais vous d�voiler le truc.
Ou se dissimule l'as de coeur tant convoit�.
Et �a vaut le coup que vous le sachiez parce que vous le tenez et l'homme qui a cet as de coeur re�oit le billet de 100 $ en r�compense.
Tu dis que je l'ai ? Ou est-il ?
Regardez-bien Mrs. Regardez-bien surtout. Si vous voulez bien me laisser un peu de place, merci.
Vous serez �pat� quand vous le d�couvrirez et m�me sid�r�.
Vous allez enfin voir la huiti�me merveille du monde.
Oh les mains, gogos !
Taillez-vous quand vous avez encore vos godasses!
Les gens bien �lev�s se d�couvrent en sortant !
Allez va te laver !
D�binons-nous !
Vise le donc, il ferait la bise � un canard.
Avec leurs histoires, on a bien failli manquer notre train.
- A qui tu dis au revoir, toi ? - A mon linge.
Dans chaque ville, j'ai d� abandonner mes chemises.
Et ben moi, je serais pas f�ch� de m'arr�ter quelque part pour me donner un coup de brosse.
Alors on va � Ciudad. Je suis fatigu� de me sauver des patelins des autres. Je vais me d�couvrir ...
un patelin � moi et ce sera moi qui d�ciderai si on y reste. Mais c'est pas possible avec ce truc coll� au doigt.
- Tu vas devenir honn�te ? - Non, mais je deviens malin.
Doucement tu viens de nous mettre en ch�mage !
T'en as pas marre de jouer les comparses pour attirer tous ses gogos ?
Y'a rien qui me fasse plus jubiler que de les entendre g�mir quand je retourne le bel as de coeur
- Il faut croire que la veine d'or de Yellow Creek marche du tonnerre. - Oui et ils ont pas fini de se remplir les poches.
Et toi, tu peux pas faire gaffe, tu veux que te fasse une t�te au carr�.
Excusez.
Yellow Creek.
Je relance de 10.
- Ton rayon. - Passe-moi le centenaire.
- A quoi que vous jouez ? Poker ? - Assieds-toi donc et tu le sentiras passer.
Et ben, merci vieux.
Tout le plaisir est pour moi.
Trois as.
Ca sent bien bon pour un si vieux truc.
- Je crains que vous ne croyiez que je l'ai fait tomber expr�s ? - Non, s�rement non poulette.
- Ca ne me viendrait pas � l'id�e. - Ce qu'il ne viendrait pas � l'id�e c'est de r�pondre � un inconnu.
Non, il ne faut pas en abuser.
- J'abuse de quoi ? - Des yeux �carquill�s.
Je pense qu'une jeune fille doit garder ses yeux ouverts, grand ouverts.
Voyons, si j'ai bonne m�moire, l'histoire se pr�sente comme �a.
Vous avez vu le jour dans un petit village du Sud, ou bien de l'Est au milieu des paysans
Pas du tout plut�t dans une Grande ville.
Votre p�re est docteur, professeur, architecte et il est pauvre mais honn�te.
Il se trouve que mon p�re est un juge et un juge tr�s honn�te.
Un juge honn�te ? Y'en a-t-il qu'il ne le soit pas ?
Voyons la suite: La famille a eu des revers. La maison est grev�e d'hypoth�ques, la m�re en meurt de chagrin.
Et la jeune demoiselle est laiss�e toute seule dans ce monde si cruel.
Et o� s'en va-t-elle ? Vers le pays de cocagne, le mirage de l'Ouest. Les opportunit�s : L'Ouest dor�.
Mais entre temps, il lui faudrait 10 $ pour payer son billet.
Heureux hasard poulette, j'ai justement ces 10 $,
Heureux hasard, j'ai justement besoin de ces 10 $. Maintenant.
Poulette, vous m'�tonnez.
Vous me fa�tes de l'ombre.
Merci..
Et vous Monsieur ?
- S�r, pourquoi pas ? - Merci.
Vous n'avez n�glig� qu'un point dans votre petite histoire dr�le
On pr�vient toujours les jeunes filles contre un homme aux mains soign�es dans une r�gion o� chaque honn�te homme doit piocher.
Je ne sais pas qui triche dans cette partie, mais si il recommence, je lui br�le la barbe.
Je passe.
Papa !
Je ne te reconnaissais pas. Depuis si longtemps.
- Est-ce que je suis comme tu pensais ? - Oh, je ne sais pas trop ce que je pensais,
mais tu es tout ce que j'esp�rais.
Comment va ?
- Excusez-moi, Monsieur. - De rien, vous vous souvenez de moi ? Candy Johnson.
Je crois que vous avez l'avantage sur moi, Monsieur.
Et comment. Elle est infaillible ma m�moire, un rien me frappe, rien ne m'�chappe..
- O� �tes-vous pass�e depuis 3 ans ? -C'en est assez jeune homme.
Papa, ne te f�che pas. C'est encore un malheureux essai de Mr Johnson pour faire connaissance.
Voici mon p�re, le juge Cotton.
Vous avez dit le juge Cotton ?
C'est exact et je r�p�te, un juge honn�te.
Et je le r�p�te. Y'en a-t-il qu'il ne le soit pas ?
Et ben...C'est facile de se tromper.
Nous en faisons tous. Ce sont les personnes qui commettent les erreurs qui me font vivre
Je suis le juge de paix ici.
Je vois. Excusez si je vous ai confondu avec un autre.
Viens petite, notre souper nous attends. Je dois revenir en ville
J'ai pris rendez-vous avec quelqu'un.
Savez-vous o� on pourrait trouver un bon steak, Monsieur le juge ?
Le caf� du Placer est c�l�bre pour sa bonne viande.
Ah bon, merci et au revoir.
Au Cotton !
- Ce gar�on, Candy Johnson, t'as beaucoup importun�e ? - Beaucoup moins que je ne l'ai embarrass�.
Mon vieux fais attention o� tu vas, tu pourrais �clabousser un gogo.
- Y'en a autant que de mouches sur un pot de miel. - Allons-y, je prends le d�part..
Doucement je t'ai dit qu'on allait employer un nouveau syst�me.
Oui, Monsieur.
Plus je regarde autour et plus je pense que j'ai d�got� le fameux patelin.
Quel patelin ?
Le patelin o� j'aurais pas � me sauver sans mes chemises.
Il est fou ce juge. Regarde-moi cet �talage.
Je vais aller me choisir la plus belle pi�ce.
- Ben si c'est pas le beau Candy ! - Salut Casque d'or.
- Comment t'as su que que c'�tait moi ? - J'ai reconnu la marque.
Reprends la main.
O� diable �tais-tu pass�, �a fait d�j� 3 semaines qu'ils creusent.
Je voulais laisser le temps au gogo de sortir l'or de la glaise.
- D'apr�s ce que j'ai entendu, i ls n'ont qu'� se baisser pour le ramasser. - Tu parles. Ils n'ont qu'� secouer les mottes.
Est-ce que tu aurais l'intention de prospecter toi aussi ?
Pour s�r mais �a ne sera pas avec une pioche moi.
Salut, Brazos.
Ta table se refroidit.
Comment t'as su qu'il �tait derri�re toi ?
Oh tu sais, les serpents je les renifle � distance.
Ne me dit pas que ce patelin a un sh�rif qui se faufile en rampant ?
C'est nous qui rampons pour son compte. C'est � lui cette bo�te.
On peut dire qu'il a un filon qui ne lui donne pas de durillons.
C'est nous qui avons les durillons. Et maintenant fais comme chez toi, beau Candy.
Comme l'enfant prodige, ch�rie.
Une fine s'il vous pla�t.
- Bonsoir, juge - Salut mon grand. Comment �a va?
J'esp�re que la petite pi�ce que je t'ai jou�e tant�t � la gare ne t'a pas emb�t�, hein Candy ?
Non, bien s�r
- Une limonade. - Oui.
Toujours abstinent ? Oui, et toi tu ne l'es pas devenu ?
Je prends un verre de fine parce que je suis un peu nerveux. Je n'y touche que quand je ne me sens pas bien.
Et comme toujours, la sant� ne va pas.
Je peux t'offrir une part dans un fameux g�teau.
Ben ce ne serait pas de refus.
Je me suis trouv� une jolie plante dans le coin.
Gratin de la soci�t�, respectabilit�. Je suis le juge de paix. Je r�colte les amendes de tous c�t�s.
�a te dirait d'entrer dans le coup ?
Tiens bon ton beau canasson, je voudrais lui ouvrir la bouche pour y regarder ses dents.
Oui, bien s�r, il faudrait que tu m'avances 1000 $, histoire de montrer ta bonne foi.
Non, il y aurait trop de frais de dentiste.
Tu n'es pas si fou pour te laisser rouler, Candy.
Non et pas par un type aussi coinc� comme tu en as si bien l'air.
Je suis rudement coinc�. C'est une sale histoire.
Je sens bien que �a fiche le camp.
Ils commencent � se demander o� sont pass�s les amendes.
Ca me para�t le moment de tourner casaque et de te sauver.
Trop tard, je dois rester maintenant. Tu sais ma fille a insist� pour me rejoindre. Je ne peux ni filer ni rester. Je suis fait.
Combien faudrait-il pour les emp�cher de transformer ta respectable fa�ade en passoire ?
400 o� 500 $ ? Est-ce que tu as �a, Candy ?
Pas sur moi; mais je les trouverai.
Je demande � voir ces cartes.
- J'ai bien vu qu'il n'y'a pas d'as de pique dans ce jeu. - Une minute.
Il y'a des geignards qui pleurent tout le temps.
3 as c'est pas assez. 5 C'est trop
Si je tenais mon �picerie d'une fa�on aussi particuli�re...
- Va emballer tes �ufs. - Sortez-le!
Tu m�as encore jamais vu Sapeur. Tiens-toi derri�re moi si �a se mouche.
Quand un homme se plaint de la raret� des as, le moins que la direction puisse faire, c'est d'�taler le jeu devant lui.
Doucement fils.
Une maison de jeu qui se respecte doit-�tre r�guli�re.
Elle travaille au pourcentage.
Et �a suffit � �tre toujours honn�te.
Je suis bien de votre avis Monsieur.
On est tous de son avis.
Allume-moi�!
J'ai jamais d'allumettes.
Tu ferais mieux ? Tu sais ce qui arrive aux petits gar�ons qui jouent avec des allumettes ?
Il se br�le les doigts.
Attends je vais arranger �a. Cal, allumette.
Allume-moi.
J'ai pas de main de rechange, et je garde les miennes pour de grandes occasions.
�a va.
J'ai encore jamais vu ces 2 margoulins l�, mais �a me para�t trop personnel pour qu'on s'en m�le.
Alors, calmez-vous.
Merci, barbu.
�a n'a rien de personnel et je parle pour chacun des bonshommes qui ont boss� toute la journ�e, les travailleurs honn�tes
et qui viennent gentiment le soir faire leur partie de carte ici.
Approche,
Sheriff.
Y'a trop de plombs dans ta ceinture de sauvetage.
Garde �a braqu�, veux-tu barbu ?
Tu vois je devrais te descendre avec ton propre feu.
Mais j'aime mieux t'en laisser le soin.
On va jouer � un jeu dangereux, le club des suicid�s.
Quelle est la r�gle ?
L'un de nous deux se trucide.
Et l'autre ?
L'autre se tord de rire.
Je veux bien rigoler. Donne-moi des cartes.
J'ai l� une bonne dose de balles pour adultes. Je la glisse dans une des chambres vide du barillet.
Je lui donne un bon tour, Messieurs et je laisse le chien tomber au hasard.
La balle peut partir au premier comme au dernier coup o� n'importe quand entre temps.
Vous n'en savez rien et je n'en sais rien.
On va le sentir et sur le vif.
Le sort d�cidera qui tire le premier.
- Pile ou face ? - R�fl�chis bien. Face.
C'est � toi l'honneur.
Vous �tes fou, Brazos.
Tous les joueurs sont fous.
Moi je parie pour celui qui a du bagout.
�a te fait 5 chances sur 6 et c'est pas si mal pour un si bel enjeu.
Non, non pas de triche. L�.
Est-ce que tu voudrais me dire pourquoi tu fais �a ?
Parce que j'aime donner � un bonhomme plus de chances qu'il n'en m�rite.
�a commence � chauffer.
�a te fait 3 chances sur 4.
Eh bien, �a n'en fait plus que 2 chances sur 3 pour toi.
C'est � �galit� maintenant.
Il ne reste plus que 2 coups et c'est � toi.
Allez ! Prends-le, il ne te mordra pas. Avant que tu ne presses la g�chette.
Vas-y c'est un pari r�gulier, c'est un pari qu'un joueur comme toi appr�cie.
Vas-y tourne ta carte et voyons ce que le sort d�cide.
Je ne m'y risquerais pas si j'�tais toi.
Premi�rement les spectateurs indign�s te passeraient sans doute la corde au cou.
Et ensuite tu tomberas peut-�tre pas sur la balle.
Et m�me si tu tombais dessus, mon copain de barbu derri�re toi aurait quand m�me le dernier mot.
Tu peux passer la main si tu veux,
seulement �a te coutera 5000 $.
C'est d'accord.
Blackie, va prendre 5000 $ dans la caisse.
Droit dans ma main.
Am�ne-toi, barbu.
En route, juge.
Pense au fric que tu as gaspill�.
Ca me rappelle les beaux jours o� on faisait toutes nos sorties � reculons !
Oh, pardon, j'ai l'oreille qui me chatouille.
- Je t'ai pourtant vu charger le r�volver. - Oui, tu as cru le voir.
- C'est le meilleur tour que tu aies jamais fait, Candy! - La main est plus vive que l'oeil.
Garde le en souvenir, Sapeur.
Quand est-ce que j'aurais ma part de notre g�teau, Candy?
- Demain quand tu sauras qu'il faut rembourser les amendes. - On a eu du mal � gagner ce fric sans devoir le distribuer.
C'est ici que j'habite.
REVEREND GENE VARNER
Tu as su choisir une maison respectable, Mr le juge.
Vous ne pouviez pas attendre que votre fille est ouvert ses malles pour aller vous piquer le nez Mr le juge ?
Je vous salue humblement, Mme.
- Bonsoir, r�v�rende... - Ce n'est pas moi le r�v�rend.
Oh pardon, Mme. Je crois tout ce qui est �crit.
Le r�v�rend �tait l'�poux de Mme. Werner.
Mme Werner est la veuve de feu notre r�v�rend.
Je voudrais bien �tre � la hauteur pour porter sa soutane.
Avec ce fusil en main vous �tes � la hauteur pour porter la crosse et la mitre.
Allez rentrer, Mr le juge,vous �tes encore dans les vignes. L'esprit est fort Mme mais ma soif est intarissable.
Bonsoir, papa.
- Mes plus profondes excuses ma ch�rie. - Je vais le mener jusqu'� son lit.
Vous l'avez d�j� men� assez loin Mr Johnson. Viens papa.
Installez-le confortablement. Je ne m'en irais pas avant de vous avoir dit bonsoir.
- Elisabeth et moi nous vous souhaitons bonne nuit, Mrs. - On se verra � la messe.
Il n'y'a pas d'�glise � Yellow Creek. Allez, filez.
Pas d'�glise. C'est dommage !
�a vous dirait d'en avoir une�?
Il n'y a pas de pr�tre ici. Alors, � quoi �a servirait d'avoir une �glise sans pr�tre.
Alors, qu'est-ce qui remplacerait �a ?
Une mission peut-�tre. �a ferait un lieu d�cent pour r�unir les gens le dimanche en tout cas.
Voil� 1500 $. Arrangez-vous pour l'avoir en vitesse.
- Qu'est-ce que c'est que cette blague ? -Je blague jamais avec l'argent comptant.
A vous regarder, vous n'avez pas l'air du type qu'on appellerait pour exorciser le d�mon.
L'habit ne fait pas le moine.
Le dimanche, ils chanteront des cantiques dans votre mission. Et en semaine ils s'amuseront chez moi.
- Comment �a ? - J'ouvre un bar o� il y'aura du bon whisky, du jeu honn�te. Oui Mme.
Un bar o� m�me les gogos seront trait�s dans les r�gles. �a vous plaira ?
C'est rudement chic, si vous fa�tes �a. Vous serez r�compens�s.
J'y compte bien.
Et rappelez-vous qu'on ne montre jamais du doigt.
- Dimanche � la messe. - Voulez-vous vous taire.
Je suis peut-�tre trop jeune pour aimer ces histoires mais trop vieille pour y croire.
- Ne sois pas si n�gligeant avec ton pognon.
- La prochaine fois, je pourrais bien... - Veux-tu bien rapporter �a. Rapporte �a.
Je ne pouvais pas imaginer que tu l'avais donn� pour de bon � cette vieille chouette.
- Mme... - Qu'est-ce qu'il vous manque ?
- Rien, je voulais vous donner quelque chose. - Quoi ?
Mes meilleurs v�ux, Mme. Tous nos meilleurs v�ux.
Mr Bouche d'or est toujours en bas � vous attendre.
Oh, vraiment ?
Et bien j'y vais. Eh bien mignonne on dirait que vous voil� partie sur vos grands chevaux ?
Si vous voulez dire que je n'aime pas votre Saint-Jean bouche d'or, c'est juste.
Moi il me pla�t. Un gars comme �a. �a me fait penser � une poitrine de lard.
Couche de gras, couche de maigre, couche de bon, couche de pire.
Dommage, je suis v�g�tarienne.
Ne soyez pas d��ue poulette, je suis toujours l�.
Mr Johnson, je suis seulement venue vous dire que vous avez mal choisi votre quartier.
Moi je trouve que tous les quartiers se valent.
Pas moi. Ecartez-vous du chemin de mon p�re et du mien aussi.
Nous n'avons rien � faire avec vous.
Vos mani�res ne nous plaisent pas et nous n'avons rien en commun.
Moi qui croyait que le juge m'avait � la bonne.
Mon p�re est si bon qu'il ne voit de mal nulle part. Il ne saurait reconna�tre un serpent si il se mettait � courir.
�a serait un basset !
J'esp�re que je me fais entendre clairement.
Et que vous me comprenez aussi bien que je ne vous comprends.
Mais vous ne me comprenez pas poulette.
Savez-vous ce que je me suis dit quand je vous ai rencontr�e pour la premi�re fois ?
Je crains que oui.
Je me suis dit. Voici une horrible p�core !
Une Pimb�che au sang-froid.
comme une limande.
Au sang chaud, Mr Johnson. Au sang chaud ?
Oui, tout le monde a le sang chaud dans ma famille.
Et quand mon arri�re-grand-p�re a �t� tu� par les indiens, c'�tait du sang bouillant qui tachait son habit.
Un bel habit, j'imagine.
C'�tait un bon et solide habit qu'il avait fait lui-m�me.
- Vous voulez dire qu'il �tait tailleur ? - Quel honte y'a-t-il � �tre tailleur ?
Pas de honte poulette. Trop heureux d'apprendre que nous sommes faits du m�me drap.
Pourquoi donc croyez-vous que nous sommes faits du m�me drap ?
Prouvez-moi donc le contraire.
Je veux que vous passiez votre chemin, Mr.
Non, vous ne le voulez pas.
Si vous avez la chair de poule, plongez donc un bon coup,
vous serez mieux apr�s.
On m'a toujours dit de tendre l'autre joue.
L�, ici !
Eh, qu'est-ce qui cloche ?
Qu'est-ce qu'il vous a racont� l� dehors ?
- Il m'a embrass�. - Il vous a quoi ?
Quatre fois.
Pourquoi est-ce que vous ne l'avez pas arr�t�e � la premi�re o� au moins � la seconde ?
Je n'en sais rien.
Je devrais l'attraper et lui frotter les oreilles.
Il se figure qu'il peut tourner autour de mes pensionnaires sous pr�texte qu'il m'a donn� de l'argent pour b�tir une mission.
Une mission...
Voyons, peut-�tre l'aviez-vous mieux jug� que moi.
Peut-�tre mignonne mais n'oubliez pas que c'est vous la v�g�tarienne.
Et bien...Bonne nuit.
GRANDE OUVERTURE LA TAVERNE "LA BONNE AFFAIRE"
Sers moi un coup Frank, ils m'ont r�tam�s.
Il para�t que la bo�te a couvert tous les frais hier soir ? Pas mal en 24h.
Oui mais je donnerai tout �a pour un bon jeux de cartes biseaut�es.
Salut, Candy.
Un complet, Paula. Soign�.
22, il arrive des clients.
Plut�t branlant, hein Pascale ?
A peu pr�s comme ton boulot ici.
Je me sens presque comme chez moi.
Toutes ces t�tes connues...
Tu viens te faire raser la barbe ? Ici on rase gratis tous les poils � titre de souvenirs.
C'est du fragile.
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas avec une allumette l�-dedans.
M�fie-toi.
�a pourrait mettre le feu � ton pantalon en moins d'une seconde.
N'y compte pas trop je suis ignifug�.
Patron, tu mets des b�tons dans les roues de son charriot et il n'aime pas �a.
- Il fait du vient, rien de plus. - Pas du tout. Il se tiendra jamais pour battu.
Ne t'en fait pas chou.
Toi sapeur, r�unis les gars comme convenu.
Qu'ils aillent tous � l'�cole du dimanche... A propos, j'ai un chapeau que j'ai pas encore mis.
Il est tout en violettes. Des petites violettes du presbyt�re.
Vas-y Paula. Fais-moi beau pour racheter mes p�ch�s du mois dernier.
Si tu te repens bien fort tu pourras peut-�tre racheter ceux du mois prochain aussi.
Feu mon mari le r�v�rend Werner, aurait aim� cette maison.
Il aurait pu faire tant de bien ici. Et peut-�tre le pouvons-nous aussi.
Ce n'est pas une chapelle mais �a ne sera pas difficile pour nous de la transformer.
Mais je n'avais jamais imaginer voir certains visages dans un lieu comme celui-ci.
Avant le jour de leur enterrement.
On m'a dit qu'un certains, Candy Johnson
a ouvert un autre genre d'endroit hier.
Et jeter les clefs aux orties en disant qu'il n'y aurait pas de clef � sa porte.
Eh bien, je dirigerais cette maison de la m�me mani�re.
La porte vous restera toujours ouverte � tous.
Mme, je veux vous demander quelque chose !
Combien vous ferez payer un verre quand votre bar fonctionnera ?
Vous fa�tes une grave erreur Mr. Ce qui s'offre ici se donne gratis.
Si tout ce qu'on re�oit c'est de la parlote, et ben �a vaut pas plus.
- Quel honte ! - Ouai, peut-�tre qu'il a raison !
Ecoutez mon vieux, ce n'est pas un endroit pour faire du chahut.
Ou vous vous taisez, ou vous sortez.
Tr�s bien, vous avez le crachoir. Allez-y, vendez votre salade.
- Oui ! - Parlez !
Ils vous invite � parler Mr Johnson.
Et c'est une bonne id�e car c'est gr�ce � vous que nous avons cette mission.
- Vas-y ! -Oui. Parlez ! Parlez !
Tr�s bien, Monsieur.
J'�tais venu ici pour �couter.
Il m'a suffi de vous regarder,
pour avoir quelque chose � dire.
Pourquoi ne pas venir ici, ce serait plus commode?
Si vous veniez dans mon bar, vous ne passeriez pas derri�re le comptoir Mme. Mmes, Mrs...
Eh bien, je vais vous dire quelques mots...
Quand je parle, j'aime toujours avoir quelque chose dans les mains..
- Comment allez-vous ? Asseyez-vous, Mme. - Merci, Mr.
Je vais vous dire quelques mots sur un gars que vous prenez tous pour un bon copain.
Je veux parler de John Barleycorn.
Moi j'avais toujours imagin� que je pourrais le faire rouler sous la table.
Mais il me connaissait mieux que moi-m�me.
L'alcool, �a me plaisait..
Apr�s le premier verre, j'en ai r�clam� un second.
Et apr�s le second, j'en ai demand� un troisi�me.
Apr�s le troisi�me, j'ai aval� sans compter.
Il m'a poss�d�.
Et le lendemain matin � mon r�veil que le grabuge a commenc� pour moi.
Voulez-vous ma recette du danger pour �viter le premier verre ?
La voici, les malins :
Le sucre Candy.
Apr�s les l�vres d'une femme, il n'y'a rien de plus doux au monde.
Bon pour la vue, l'estomac et la gorge.
Je vais vous demander quelque chose. Pourquoi �tes-vous contre l'alcool ?
Vous en vendez dites-donc.
Je suis heureux que vous me posiez cette question mon ami.
J'ai d�couvert il y'a longtemps que quoi que je dise ou quoi que je fasse, je ne saurais emp�cher
les hommes de boire ni d'ailleurs de les emp�cher de jouer non plus.
C'est comme �a que j'ai eu l'id�e de leur offrir du jeu honn�te et du bon alcool.
Et c'est pour �a que j'ai ouvert le bar du franc jeu.
Le seul endroit de la ville ou on coupe les cartes et non pas les boissons.
Un bar s�rieux et une mission ne sont pas suffisante pour cette ville.
Vous avez besoin d'une �cole pour vos gosses.
Et une pompe � incendie s'ils ont l'id�e de la br�ler.
Mr Johnson, je suis bien contente que vous m'accompagniez � la maison.
Merci Mademoiselle. Je suis flatt� que vous me l'ayez permis.
Je crois que je dois vous avouer quelque chose.
Je suis presque s�r de vous avoir mal jug�.
Si vous n'�tes pas press�e de rentrer, je ferai de mon mieux pour bien vous en convaincre.
J'aime beaucoup me promener lentement.
Vous savez, je commence � plus lire en vous ma ch�re.
C'est une belle nuit, n'est-ce pas Mr Johnson ?
Oui, elle embellit � chaque instant.
Savez-vous ce qu'une gosse comme vous peut arriver � faire d'un type comme moi ?
J'aimerai le savoir. Dites-moi.
Il y'a des femmes que j'ai regard�es plus vite. Y'en a pas que j'ai regard� aussi longtemps.
C'est un jolie d�but.
Continuez.
Mauviette. Si je vous mettais dans ma poche, je vous �garerais parmi la petite monnaie.
Moi qui est toujours eu du go�t pour les femmes qui sont comme moi,
celle qu'on regarde en face et on tombe tout de suite d'accord.
- Maintenant c'est vous qui me fourrait dans votre poche. - Excusez-moi mais j'aime assez �a
-Vos yeux sont verts et �a signifie dr�le de caract�re. - Ca c'est faux, je suis docile et ob�issante.
- Vous avez de l'esprit, �a c'est f�cheux pour une femme. - Quelle erreur, je n'ai pas un brin de cervelle.
Et vous avez tout un assortiment de bons principes raides comme une chemise de crin
sur le dos d'un homme.
Mais dites-moi quelque chose.
Pourquoi diable est-ce que je reviens en demander?
Vous me l'avez dit avec sentiment.
Quoi ?
R�p�tez �a encore.
Oui sentiment n'est pas un mot qui vous ressemble,
mais vous l'�tes.
Je retire ce que j'ai dit. Je trouve la mauviette assez grande pour moi.
Je crois qu'il est temps pour moi de rentrer � la maison.
Vous seriez bien la premi�re qui se contenterait de causer.
Causer ? N'est-ce pas l� votre fort, Mr Johnson ?
Et une bien jolie causette si j'ose dire.
Oui mais vient un moment o� l'homme a assez caus�.
Ah, c'est qu'il a dit les choses les plus importantes.
Bonne nuit Mr Johnson.
Eh, attendez !
Bonne nuit.
Ca ne t'emp�ches pas de dormir Candy, ce boucan de l'autre c�t� ?
Le tome de la queue c'est une musique c�leste.
Juge, je crois que tu devrais faire un tour au chef-lieu pour voir Kendall et Adams.
Kendall et Adams, oui c'est des gars biens.
Ils seront utiles pour les �lections.
On dit qu'ils se br�lent pas mal l�-bas. Qu'est-ce que tu peux leur promettre ici ?
Dis leur que ceux qu'ils peuvent ramasser o� ils sont, c'est des haricots par rapport � ce qu'ils se feront ici.
- Entendu Candy, je me mets en route. - Bien.
- Eh, juge ? - Oui.
Rappelles-toi que tu es sevr� veux-tu ?
J'en fais serment et pas un serment d'ivrogne.
Ah, le nouveau croupier... J'�tais bien s�r qu'il empochait ! Je vais le remettre au pas !
Ainsi tu en as si vite besoin que �a de Kendall et Adams ?
C'est exact.
Ce n'est pas eux que tu veux tellement.
- Non ? - Non.
Tu es pr�t � t'installer dans tous les bons coins en ville.
Sauf dans un mais si tu ne peux pas prendre celui-l�, c'est lui qui t'aura.
- Vraiment ? - Oui.
J'aurais jamais cru que tu te laisserais prendre par une femme.
- Comment sais-tu que c'est une femme ? - Parce que je suis une femme.
Et bien je crois qu'il est temps que je t'ouvre la porte, et moi quand tu seras parti, je la verrouillerai.
Entendu chou. Mais laisse la clef sous le paillasson.
Je m'en vais la jeter, oui.
Quand un gars comme toi se marie, il se trouve bien mari�.
- Un gars comme moi ne se marie pas. - Alors un gars comme toi n'aura jamais de bon coin.
Mijotez des petits plats et votre mari sera tout sourire. Un homme, �a se tient par l'estomac.
- Est-ce qu'il y'a quelqu'un ? - Entrez, la maison du pauvre est ouverte � tous.
Mais, entrez donc !
Merci.
Salut.
Bonne apr�s-midi.
Ca d�pends de la place qu'on occupe et des cartes qu'on tient.
Et bien, alors c'est un excellent apr�s-midi.
Asseyez-vous, voulez-vous ?
- Je ne pense pas que vous ayez � boire ici ? - Peut-�tre bien que si ma belle.
On y a pas toucher depuis que ce serpent m'a mordu.
Mme Werner m'apprends � cuisiner � la mode d'ici.
A cette altitude il faut trois fois plus de temps pour arriver � �bullition.
Vous parlez pour la cuisine, mignonne.
Vous voyez je suis dans le genre de Candy,
quand je parle, j'aime avoir quelque chose dans les mains.
Oui s�r le beau Candy sait causer. C'est un bon camelot.
L'emb�tant c'est qu'il ne vends qu'une seule chose:
Candy Johnson.
Je dire tout de m�me...
qu'il n'offre pas de garantie.
Ne d�tes pas �a.
Il a un grande enseigne sur son caf� "LE FRANC JEU".
Il y'a une autre inscription sur son torse et celle-l� dit vrai, seulement c'est en toutes petites lettres.
C'est � croire que vous l'avez lue vous-m�me.
Voudriez-vous me r�p�ter ce que �a dit ?
Avec le plus grand plaisir.
Ca dit ch�rie : Ce n'est pas sur moi que tu mettras le grappin.
Un jour je prendrai la porte et je d�talerai sans esprit de retour.
Et je vous prie de croire ma petite que c'est un homme de parole.
C'est le moment de dire que j'ai quelque chose � faire l�-haut. Ce qui est faux.
Adieu mes belles. Si vous avez besoin d'un arbitre, appelez.
Que voulez-vous insinuer ?
Quelque chose que votre bon sens aurait d� voir.
Candy Johnson n'est pas le genre de personne qui se marie.
Ma tante Sophie soutient que quand un homme dit qu'il n'est pas du genre � se marier,
c'est seulement qu'il n'est pas mari� encore.
Peut-�tre bien chez vous mais ici c'est Yellow Creek.
Savez-vous, je crois que vous �tes tout simplement jalouse.
Vous br�lez ma ch�re.
En ce moment je ne sais pas ce qui me retient de vous cr�per le chignon.
Alors pourquoi croirais-je un seul mot de ce que vous me d�tes ?
Il n'y'a pas de raison mais croyez-vous r�ellement que Candy a d�j� choisi une alliance pour vous ?
Et pourquoi pas, que pourrait-il me choisir d'autre ?
Une belle chambre dans un bel h�tel ma ch�re.
Et il l'aura pas lou�e au mois non plus.
Moucharder �a s�che la bouche.
-Salut, vous. - Bonsoir.
Ouai, j'aime ce patelin.
Mais �a d�pends de la place qu'on occupe et des cartes qu'on tient.
- N'est-ce pas ? - Quoi?
Candy, je suis heureuse de vous voir.
Je n'aurais pas pu m'endormir sans vous avoir dit bonsoir.
Et bien vous voyez je ne dors pas tr�s bien non plus. Alors le plus vite on arrivera, le plus vite on pourra se reposer.
Chaque fois que je vous regarde, je suis repris.
Vous �tes plus jolie qu'un chaton blanc avec un ruban rose au cou.
Candy,
vous savez, j'ai bien r�fl�chi ce soir.
En fait, je r�fl�chie beaucoup en ce moment.
Aux fian�ailles � la mode de chez moi.
Elle ne durent jamais moins d'un an, et parfois elles en durent 3 ou 4.
Mais moi ch�rie, je n'ai pas de temps � perdre.
Ecoutez, montez plut�t boucler votre valise, nous allons � Sacramento.
Et en la faisant cette valise, ne mettez pas d'id�es fausses dedans.
C'est � dire ?
Ben, je suis un type comme �a moi.
J'aime toujours que les portes restent battantes. Si je rentre quelque part, j'ai besoin de savoir que je peux ressortir.
Vous avez vraiment une inscription sur votre poitrine ?
Quoi ?
Rien.
Alors...
Supposons que je n'aille pas � Sacramento.
Alors il faudra que je vous oublie, m�me s'il me fallait un garde du corps pour m'emp�cher d'aller vers vous.
Vous savez ce qu'il ne faut pas mettre dans cette valise. Maintenant je vais vous dire quoi prendre.
Tout ce qui a des rubans dessus, ch�rie.
Ce sera comme vous d�tes, Candy..
Vous savez pourquoi ?
J'en ai une vague id�e, mais je veux vous l'entendre dire.
Parce qu'un gars comme vous peut tout faire d'une gosse comme moi.
Oui, tout.
Oui vous les �paterez � Sacramento.
D'abord je vous loue un �tage entier au Sierra Palace.
Une belle chambre dans un bel h�tel...
On se payera toute la ville.
Je br�le de vous fringuer comme vous le m�ritez.
Des tas de plumes, des bas de soie noire et toute une poign�e de diamants dans les cheveux.
Toute une poign�e de diamants ?
Comment oserais-je en esp�rer tant ?
C�l�brons �a.
Et voil�, c'est ce que Mme Werner appelle le rem�de pour les courbatures.
- J'oubliais, vous ne pouvez pas boire. - Je ne veux pas boire.
Je voulais tant boire aux diamants et aux plumes
Mais...
�a ira.
Je sais bien que vous devez en avoir l'habitude.
Mais vous pr�tendrez que c'est quelque chose de plus fort comme du lait.
Alors...
Voyons, allez-y Candy. Vous savez bien que ce n'est pas polie de laisser boire quelqu'un tout seul.
- Vous me traitez comme un nigaud de chez vous. - Oh, non, non de Yellow Creek.
Bon pour la vue, l'estomac et la gorge.
Candy, vous ne fa�tes pas �a pour m'impressionner, d�tes ?
Comme un gosse qui marche sur les mains.
- A la fille aux yeux vert. - Je bois au gars du Franc Jeu.
Aux diamants et aux plumes.
- Allons-y ch�rie, allons-nous en - Non, une minute, il faut trinquer aux bas de soie noire
Candy, c'est votre second verre.
Trouvez-vous que ce soit raisonnable ?
A vous et � moi.
Et aux bas de soie noire.
Candy Johnson, quel est votre nom de bapt�me ?
Je vous connais assez pour vous le dire,
vous ne me connaissez pas assez pour en rire.
Josephin.
Josephin Johnson.
Bien que je vous connaisse assez pour sourire.
Donc � mon succ�s � Sacramento,
Avec un gars comme vous.
Moi je bois au Sierra Palace, avec une gosse comme vous.
Candy, c'est votre troisi�me verre.
Tu ne voudras pas avoir des probl�mes demain...
Vous ne voudriez pas trouver le grabuge � votre r�veil demain matin ? D�tes ?
- Qui-�tes-vous ? - Grabuge. Quoi ?
Vous avez oubli�, vous savez bien que le grabuge arrive le lendemain quand vous avez bu.
-Comment est-ce qu'on est venu � Sacramento ? - Oh, on n'y est pas. Ceci est ma chambre.
Elle vous ressemble: Chaque chose est � sa place.
Y compris moi.
J'ai un compliment pour vous:
Vous �tes encore plus jolie ce matin qu'hier soir.
Et j'ai aussi un compliment pour vous. Vous �tiez plus jolie hier soir que ce matin.
Candy, embrassez-vous les yeux ouverts ou ferm�s ?
Ouvert Ch�rie, pour ne rien manquer.
Tant mieux j'avais peur que vous n'ayez manqu� quelque chose.
- J'ai manqu� quelque chose ? - Ca d�pends de ce que vous vous rappelez.
Vous savez, un homme peut faire un tas de choses et ne pas s'en souvenir.
Ca d�pends bien s�r du degr� de son ivresse.
Une chose que je voudrais savoir. C'est ce que vous pensez de moi ce matin ?
Tout juste ce que je pensais de vous hier soir.
- Ca vous dirait un petit-d�jeuner ? - J'ai pris le mien.
Ou alors une ballade ?
Si c'est une porte que vous cherchez, c'est cette chose-l� avec une poign�e.
C'est une porte battante! Oh, quel dommage, nous avons tellement ri en le fabriquant hier soir !
Vous �tiez si heureux !
Heureux ?
- Comment heureux ? - Vous chantiez.
Je chantais bien ?
A vrai dire, je n'ai pas remarqu� la voix, mais le sentiment �tait bouleversant.
Tant mieux ! D'habitude apr�s le troisi�me verre ce n'est pas des cantiques que je chante.
Oh, ce n'�tait pas un cantique, c'�tait la marche nuptiale.
Qui vous a donn�e �a ?
Vous vouliez absolument la mettre � mon pouce. Vous disiez que �a irait mieux comme �a.
Bonjour Mme Johnson.
Bonjour Mr Johnson.
Vous vous �tes donn�es bien du mal hier soir pour faire de nous Mr et Mme.
Non, non la seule difficult� c'�tait Mme Werner. Elle ne voulait pas chercher l'adjoint pour les formalit�s de la mairie.
Mais vous avez �t� si d�licieux.
- Apr�s le troisi�me verre. - S�r, s�r...
Vous vous en �tes donn�e du mal. Qui vous dit qu'on ne serait pas devenus Mr et Mme � Sacramento ?
Ne commencez pas.
Peut-�tre vous croyez m'avoir roul� mais peut-�tre bien que je le savais.
Mais en tout cas on est mari�s.
Taisez-vous !
- On dit que toute les mari�es sont nerveuses ! - Je ne suis pas nerveuse.
Voyez c'est dommage que je n'ai pas eu de longues fian�ailles comme chez vous...
Au bout de 3 ou 4 ans j'aurais peut-�tre os� vous embrasser.
Nous aurons de ces fian�ailles, mais apr�s la noce.
C'est maintenant que nos longues fian�ailles vont commencer.
La seule diff�rence c'est qu'elles viennent apr�s le mariage.
Je saurais me faire respecter de vous Candy Johnson.
C'est pour �a que vous m'avez �pous� ?
Il faudra que vous changiez.
Et vous vous �tes donn�e tout ce mal pour me transformer ?...
Peut-�tre que oui.
Tr�s bien je changerai. Durant la journ�e. Mais �a me retiendra s�rement jusqu'� 21h.
Pas de rubans.
Apporte moi 1 tonneau de caf�, 4 c�urs et du jambon. Caf� d'abord.
Oui, patron.
Sapeur, prends la main. Surveillez sa barbe, c'est un pi�ge.
- A quoi que vous jouez l� les gars ? Poker ? - Ouai.
Allez Lance, envoie-moi la suite.
Et bien en entrant t'avais l'air d'un type qui vient de gagner la partie, mais de plus pr�s t'as plut�t l'air de t'�tre fait coincer.
Regarde mieux, chou. Quand m'as-tu d�j� vu coinc� ?
On s'est mari�s hier soir.
- 2 n'est-ce pas ? - Oui, merci.
Et bien, j'ai d�j� vu des types qu'on envoyait en t�le mais j'avais jamais vu de volontaire.
Il y'en a qui aime �a.
Ca d�pend.
Tu ne me f�licites pas ?
Voil� justement ton beau-p�re. Je vais lui en laisser le soin.
-Salut, me voil� de retour ! - Bonjour !
H� juge, am�ne-toi, je veux te parler !
J'arrive.
Vous devez avoir des tas de choses � raconter.
Bonjour, Candy.
Tu sais, j'ai tout arrang�. Kendall et Adams vont arriver demain.
Tr�s bien.
- Toute cette poussi�re, �a vous s�che bien la gorge. - La maison t'offre un verre.
M�me au temps de ma gloire, je ne buvais jamais � jeun.
Assieds-toi.
Je devrais rentrer pour aller voir Elisabeth.
Je ne veux pas qu'elle reste ici, je vais lui demander de repartir tout de suite.
Je ne veux pas qu'elle le veuille, juge.
Oh, mais j'insisterai. Ici, ce n'est pas un endroit pour elle.
- Tiens, prends des forces. - Merci.
C'est bien la premi�re fois que tu me pousses � boire comme �a. Pourquoi ?
Je voudrai trinquer � ta retraite.
Quand un homme atteint ton �ge, le r�le de juge de paix devient trop lourd pour ses �paules.
A partir d'aujourd'hui tu recevras ta part sans avoir � te fatiguer.
Il y'a que les gogos qui esp�rent avoir quelque chose pour rien.
Pourquoi ?
Appelle �a des sentiments familiaux.
Elisabeth et moi nous nous sommes mari�s hier.
Toi...
Je me demande pourquoi j'ai ce r�volver.
Je serai incapable d'abattre un chien.
Tiens, bois un verre, juge.
Je vais te ha�r jusqu'� la fin de mes jours.
Bonjour Mr le juge.
D�j� de retour ?
- Elisabeth est l�-haut ? - Oui.
Elisabeth, votre papa est l� !
J'arrive tout de suite.
Asseyez-vous Mr le juge.
Je vous sers une tasse de caf�. J'en ai toujours au coin du feu qui attends la venue du p�lerin. Oui, merci.
Bonjour, papa.
Et bien, fillette.
Tu viens de commettre la plus grande erreur de ta vie.
Tu sais pour Candy ?
Je regrette que tu aies du l'apprendre par quelqu'un d'autre.
Viens, assieds-toi.
Je vais te dire quelque chose que j'aurais d� te dire il y'a bien longtemps.
Candy Johnson est un tricheur. Un menteur et un voleur.
De gr�ce, papa, non...
Peut-�tre y'a-t-il quelque chose de mal chez lui et bien s�r je le sais mais il changera j'en suis certaine.
Ta m�re voulait me changer aussi Elisabeth, elle a essay� en vain jusqu'au jour de sa mort.
Tu ne penses pas qu'un homme peux changer ?
Pas un homme comme Candy Johnson.
Je le sais parce que nous sommes tous les deux faits sur le m�me mauvais mod�le.
Je croyais pouvoir te cacher cette histoire.
C'est un coup bien dur pour toi.
Mais peut-�tre est-ce n�cessaire.
Je suis un escroc sous une respectable fa�ade,
Je suis n� ainsi et je mourrai ainsi.
Ego�stement sans un instant penser aux autres.
Et Candy aussi.
Nous ne pourrons jamais �viter de te faire du mal.
Nous ne changerons gu�re, Sauf pour le pire.
Oh, si maman pouvait t'entendre maintenant, elle saurait qu'elle n'a pas �chou�.
Tu ne parles plus comme un �go�ste, tu essaies de me venir en aide.
Sans penser un instant � toi.
Tu es exactement comme ta m�re.
Eh bien, que se passe-il ici ? Est-ce que je pourrais savoir ?
Elisabeth est en train d'essayer faire passer un faux jeton pour une pi�ce d'or.
Nous serons tous fi�re du Candy un jour papa.
Voyons Mr le juge, pourquoi croyez-vous que les petites filles grandissent si ce n'est pour se marier un beau jour ?
Oui mais pas � Candy Johnson.
Elle ne le changera jamais.
Et si lui la changeait, je...
Oh, voyons, vous vous trompez sur lui.
Je pense qu'il en faudrait une douzaine comme lui dans les environs.
Moi je trouvais que mouchoir faisait coquet.
Je n'ai pas encore de clef Mme Werner, Ou est Mme Johnson ?
L�-haut.
Par la barbe de mes anc�tres, � cette heure-ci hier, je pensais que vous feriez un beau cadavre.
Ne d�tes pas �a ma belle, j'ai trop de raison de vivre.
Qui va lentement va surement.
Qui est l� ?
C'est moi, Josephin.
Que voulez-vous ?
J'ai dit que voulez-vous ?
Que fa�tes-vous l�-derri�re ?
En ce moment, je cherche une bonne r�ponse.
Ca ne doit pas �tre bien difficile pour vous Mr Johnson.
Je ne me sens pas loquace ce soir ch�rie. Et de plus c'est une place publique ici.
Et bien vraiment c'est dommage ! Parce que je sens que c'est maintenant que je voudrais �couter.
Et de plus c'est un lieu tout � fait priv� ici.
D�tes vous m'entendriez bien mieux s'il n'y avait pas tout ce bois entre nous deux.
Vous n'avez rien dit de sensationnel jusqu'� pr�sent,mais j'entends � la perfection.
Peut-�tre aviez-vous raison pour les fian�ailles et tout le fourbi Ch�rie.
Vous commencez � parler mon langage.
Oui vous aviez raison. je vais commencer � faire ma cour. Une fianc�e doit prendre le temps de conna�tre le type qu'elle �pouse.
Mais vous vous en savez d�j� plus que les autres.
Ainsi je, je vous ai dit mon pr�nom.
Continuez Mr Johnson.
Je suis n� � Chattanooga.
Que vous savez courtis� Mr Johnson !
Ce n'�tait pas encore Mr Johnson. Ils m'avaient gentiment surnomm� "fris�".
Mes copains m'avait baptis� d�s le premier jour.
Vous aimiez l'�cole Candy ? Vous �tiez un bon �l�ve ?
J'y suis pas aller longtemps.
Pourquoi ? Est-ce que vous avez du travaill� ?
Oui c'est �a, il fallait que j'aide � la ferme.
Et quand je me suis sauv�, je leur ai toujours envoy� des sous chaque mois.
Quel �ge aviez-vous Candy ?
16 ans mais j'�tais grand pour mon �ge.
Grand comment ?
Je me d�brouillais bien.
Puis-je entrer maintenant ?
Asseyez-vous donc pour regarder par le trou de la serrure.
Vous vous �tes toujours d�brouill� Candy ?
Oui, mais �a ne m'a pas satisfait pendant longtemps. Je vaux mieux qu'un simple d�brouilleur.
Je ne suis jamais rest� mendier derri�re les portes. Je me demande ce que je fais l� en ce moment ?
C'est fini les fian�ailles !
Si vous frappez encore � cette porte, notre mariage est fini.
Je suis rest�e � vous �couter Candy Johnson et c'est toujours une erreur.
Fian�ailles, en voil� une fa�on de faire la cour !
Je m'en fiche si on vous appel� fris�. Je m'en fiche si vous vous �tes sauv� de chez vous !
Ce qu'une femme veut entendre de la bouche d'un homme, c'est une jolie d�claration d'amour !
Je vais vous en faire une d�claration d'amour !
Cessez-donc de gratter � cette porte ! Je vous d�fends d'entrer !
Je ne suis venu que pour vous dire bonne nuit.
Vous pouvez la garder votre clef.
Il me semble que vous n'en avez pas besoin ?
Candy Johnson, voulez-vous bien revenir !
Patron, patron, moi faire g�teau de noce pour toi !
Merci Ching, mange-le.
Et minute, le marchand de sable est pass� ?
Peut-�tre qu'il peut pas dormir sans le son du tiroir-caisse.
Voudrais-tu venir � mon repas de noce mon chou ?
- Que dira la mari�e ? - Elle m'a dit de trouver quelqu'un d'autre pour la remplacer.
Alors �a va.
Un steak pour deux et une bouteille de bi�re pour Mme.
Oui, patron.
J'adore un homme qui sait commander un souper.
ENTREE INTERDITE
Salut, mignonne.
Pardonnez-moi, o� est Mr Johnson s'il vous pla�t ?
- L�-dedans. - Merci.
- Je regrette, Candy est sorti. - Je sais que non.
- Il a une visite. - Et ben, �a lui en fera deux.
Allez-vous-en !
Laissez-nous tranquille !
Encore heureux que je n'ai pas eu � l'enfoncer.
Nous faisions un petit souper de noce � deux.
- Mais plus on est de fous plus on rit. - Je suis bien d'accord.
Je veux un steak aussi et une bouteille de bi�re.
Etes- vous s�re d'aimer mon steak. Voyez, ils sont bleus.
Ils ne sont pas � la mode de chez vous.
Mon arri�re-grand-p�re les mangeait crus.
Sur le vif.
Ils n'auraient jamais fait �a par ici, nos boeufs ne se seraient jamais laiss�s faire.
- Tu ne connais pas ses anc�tres, ma ch�re. - Le bonhomme prenait s�rement les cornes d'une main la queue de l'autre et grignotait les flancs de la b�te.
Que faisaient vos anc�tres ?
Ils ne mangeaient pas de boeuf, ils les volaient.
Des histoires de familles, d�j� ?
Quelques complications avec la parent� de mon mari.
Candy n'est pas un parent � moi, c'est seulement un ami. Un vieil ami.
Je crois pas que ce soit un si vieil ami, ma ch�re. Vous ne savez presque rien sur lui.
Bon, peut-�tre. Si je racontais ce que je sais, il serait en t�le. Toi aussi.
Vous savez sans doute d'o� il vient ?
S�r, d'El Paso.
Oh non, Chattanooga, ma ch�re.
El Paso.
Vous savez qu'il a toujours aid� sa famille ? A Chattanooga ?
Il �tait assistant et on l'a foutu � la porte d'El Paso.
Ni l'un ni l'autre c'�tait Saint Louis.
Je suis s�r qu'on l'a pas fichu � la porte, c'�tait un si gentil petit.
Et sachez aussi qu'on l'appelait "fris�".
Et sachez aussi qu'on l'appelait "Cafard".
"Fris�".
Croyez-moi "Petit cafard".
Comment vous appelle-t-on ?
Vous voulez savoir? On m'appelait "Sale cafard".
Et bien, beau Candy, merci pour le steak.
Mais quand je reviendrai � un repas de noce, je me trouverai d'abord un mari.
Pourquoi lui avoir dit la v�rit� et m'avoir menti ?
Ce n'est pas de ma faute si je ressemble � une mauviette.
Si vous n'aimez pas ma ville natale, ce n'est pas de ma faute.
Et je n'y peux rien si j'ai les yeux vert.
J'ai autant d'allure qu'elle, et je suis toute aussi bien faite.
Peut-�tre mieux.
Je peux marcher comme elle, si vous aimez �a.
Je peux fumer, je peux boire.
Et quoi d'autre encore ?
J'ai pas beaucoup de pratique
mais je peux embrasser...
Essaie.
Je voudrais aller � la maison, Candy.
Nous y sommes.
Ne me dit pas qu'il y'a encore du grabuge ?
Tu as �pous� le grabuge, ch�rie.
Viens vite m'embrasser grabuge.
Seras-tu l� chaque matin � mon r�veil ?
Si c'est ce que tu veux...
C'est ce que je veux jusqu'� ce que je ne me r�veille plus.
Pourquoi te faire de la bile � l'avance ?
C'est le pr�sent qui compte.
Oui mais je m'inqui�te Candy...
Tu dois porter ton r�volver ?
Le noir sied mal aux jeunes mari�s.
S'il te pla�t, Candy.
- Prends pas ton ceinturon aujourd'hui. Tu veux bien ? - Tout ce que tu veux.
Le voil�, y'a 100 $ pour toi. Je le descendrai d�s qu'il fera nuit.
Regarde ! Il n'est pas arm� ! Vas-y maintenant, n'attends pas la nuit. Cherche lui des mis�res ! Dis-lui qu'on triche dans sa bo�te !
Non mon vieux, je ne tire pas sur un type d�sarm�. J'ai des principes, j'ai pas envie de me faire lyncher.
Tais-toi donc, est-ce que tu sais qu'il n'est pas arm� ?
Vas-y donc !
Oui elles me plaisent, elles font un peu coquin. Elles ne seront pas trop petite ?
Tu ne connais rien aux pieds et encore moins aux femmes.
Il faut dire, elles ont l'air bien trop grandes.
Eh, Johnson !
On ne joue pas franc jeu dans votre turne.
On m'a refait de ma bourse.
Allez-y de votre couplet mon vieux !
J'ai assez chant� ! Tirez votre r�volver !
Je n'ai rien contre vous et je parie 10 contre 1 qu'il n'y'a rien qu'on puisse tirer au clair.
C'est fini la causette.
- Tirez ! - Attendez une minute, j'ai ma femme avec moi !
Candy, Candy, tu n'as rien ?
C'est bien la premi�re fois que je ne m'en tire pas avec des mots.
- Oh Candy et moi qui voulait t'emp�cher de prendre une arme. - En tout cas ch�rie, je n'ai pas pris de ceinturon.
Il est bel et bien mort.
Cet homme a �t� tu� de sang-froid et voici l'assassin.
- Qu'est-ce que vous avez l'intention de faire ? - Qu'est-ce que vous sugg�rez sh�rif ?
Si vous n'avez pas l'intention de le pendre tout de suite, moi je vais le mettre en prison.
Pour me descendre quand je m'�chapperai.
Vous avez tous vu, c'�tait de la l�gitime d�fense !
C'est un meurtre.
Mme a raison, j'ai tout vu.
- Qui encore ? - Moi !
Le type lui a braqu� son feu mais ce gaillard-ci l'a pris de vitesse.
Tu devrais toujours la boucler sauf quand tu bailles.
Mes amis, je vous remercie pour vos t�moignages. Mais ce qui compte ce n'est pas l'histoire qui m'arrive mais ce qui se passe dans la ville.
- Voici un homme raide mort dans la ville. - Tu l'as tu�. Je prends ton arme.
�a pourrait tr�s bien �tre moi ou vous ou l'un ou l'autre de nous.
Si Yellow Creek veut devenir une cit�, nous devons en faire un lieu s�r ou chacun
pourra sortir se balader sans avoir � risquer de tomber dans un jeu de massacre.
Il faut bien qu'on soit arm� dans une ville o� il n'y a jamais eu ni loi ni ordre.
Ni loi ni ordre. Vous �tes-vous d�j� demand� pourquoi c'�tait comme �a ?
Qui a �lu ce type sh�rif dites-moi ?
Je me suis �lu moi-m�me � l'unanimit�.
Oui il s'est mis la plaque et le tour �tait jou�.
Vous voulez que �a continue comme �a ?
- Non ! - Dehors !
Brazos, on dirait que tu es d�couronn�.
Je m'en remets � la volont� du peuple, m�me quand il commet une grave erreur.
Mr Johnson, que nous conseillez-vous de faire de cette plaque ?
- L'�pingler sur un gilet propre. - Je vois pas de t�ches sur le v�tre.
- Oui, donnez l� � Candy ! - C'est une bonne id�e !
Elle brille comme un sou neuf, hein ! Je ne retirerais qu'un acte officiel.
Brazos, je t'informe que dor�navant tu n'auras plus la bride sur le cou � Yellow Creek.
- Je vois tes l�vres bouger, mais je n'entends pas ce que tu dis. - Je peux �lever la voix.
Jamais assez.
Gardez �a et cherchez l'homme qui convient.
Et la seule mani�re de le trouver c'est d'organiser de vrais �lections.
Mr Johnson, vous avez de bonnes id�es ! Il est temps que cette ville devienne un peu d�cente.
Oui, faisons une vraie cit�. Maire, h�tel de ville et tout le reste.
Viens Ch�rie.
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IL FAUT PAYER SES IMPOTS
La ville n'a pas de biblioth�que. Commandez les plans d�s demain, Jo.
Il faut que je l�ve un nouvel imp�t tout de suite.
Je ne me permettrai pas de vous conseiller Mr le maire tant que ma commission est assez grosse.
- Combien co�te celui-ci ? - Il y'a des �tiquettes partout.
- Qui est-ce ? - Kendall.
Salut � tous.
Bonjour Mr le procureur. En retard.
Sapeur et les boucles d'oreilles ?
- Ca doit-�tre ces machins dans la bo�te l�. - Oui.
Brazos, toutes les roulettes nous payent du 15%, n'est-ce pas ?
C'est �a.
Allez � 20.
J'en veux pas, c'est moche.
Qu'est-ce que je gagnerais l�-dedans ?
Ton tarif r�gulier et c'est trois fois plus que ce que tu gagnais dans ta bo�te.
C'est de la gnognote en face de ce que tu empoches.
Tu aimes cette ville je crois Brazos ?
Je reste dans les eaux, non ?
Je te permets d'y rester. Ne me fais pas changer d'avis l�-dessus.
Dites Candy, y'a d'autres plaintes ce matin. Les nouveaux magasins sur la place disent que le loyer est trop cher et qu'ils vont faire faillite.
Pas du tout. Voyez Brazos, c'est lui le proprio. Ils n'ont qu'� augmenter le prix du beurre.
Je prends celui-l�. Sinon rien de mieux � offrir.
Ca va les gars, la prochaine session a lieu mardi.
Et allez-y en douce, je ne veux pas de publicit�.
Dis leur de monter celui-ci en forme de drapeau pour la f�te nationale.
Candy, vas-y mollo avec les citoyens ou ils jetteront bient�t des pierres dans tes fen�tres.
- Dans quelle fen�tre ? Tu crois que j'ai une fa�ade qu'on voit de la rue ? - C'est eux qui ont la fa�ade, qu'ils �vitent les pierres.
- Et si ils peuvent pas se baisser assez vite ? - Alors on trouvera bien une nouvelle clique d'acrobates.
Candy, le juge est en train de saboter toute ta belle combinaison.
Il bavarde. Personne n'�coute ce vieux soul�t.
Il ne faut pas me la faire. Si c'�tait quelqu'un d'autre, tu lui clouerais le bec.
Bon, je lui en toucherais un mot.
Il vaudrait mieux faire vite. Il d�goise, il d�goise � croire qu'il t'en veux.
- Qu'est-ce qu'il a contre toi ? Tu es son gendre apr�s tout. - C'est bien �a qu'il a contre moi.
- Comment vas-tu mon coeur ? - Bien, je suis presque pr�te.
Bien.
Bas de soie noire, diamants dans les cheveux. Je t'avais promis tout �a et tu vois, tu l'as eu.
- J'ai tout sauf les plumes. - Oui. Laisse-moi te regarder.
Quel costume. Tu vas mettre le gouverneur dans ta poche ce soir.
Mais Candy, �a n'est pas ma robe !
- Quoi, tu veux dire que tu vas cacher tout �a ? - En partie du moins, avec la plus jolie robe du monde.
Je ne pense pas que ce sera aussi bien.
Oui, mais alors on ne verra plus rien.
Oui mais Candy... Les maris en g�n�ral n'aiment pas que leur femme soit si d�collet�e.
En g�n�ral les maris n'ont pas une si belle gosse � montrer. Pense donc ch�ri, ce soir nous recevons le Gouverneur, 3 s�nateurs et je ne sais combien de millionnaires !
- Es-tu nerveux ? - Oui douce, tr�s nerveux.
Apaise-moi.
Candy...
Le caf� est servi au salon Mesdames.
Messieurs, ne restez pas trop longtemps avec vos cigares. Je m'en remets � vous Gouverneur. J'ai confiance en vous.
Comptez sur moi Mme Johnson.
Quelle ravissante maison vous avez Mme Johnson !
Vous avez certainement civilis� la sauvagerie ? - Par sauvagerie, entendez-vous la r�gion ou mon mari ?
Qu'est-ce qu'elles peuvent bien faire toutes seules au salon ? Nous regretter ?
- Que se passe-il Gouverneur, vous ne fumez pas ? - Prenez un cigare. Merci.
Candy, dites-moi. Allez-nous nous faire entrer dans les mines de Sandal ?
Eh bien, bonjour Messieurs. Excuse-moi pour avoir manqu� le diner Candy.
Mais je vois que j'arrive juste � temps pour boire une verre avec ta clique.
- Juge Cotton, vous n'avez jamais rencontr� le Gouverneur Wilson ? - Enchant�, Monsieur.
Juge Cotton, en retraite.
Je suis peut-�tre un juge en retraite, mais je suis un buveur en activit�.
Et bien juge puisqu'il s'agit de boire je voudrais lever un toast � votre gendre.
Candy Johnson, l'homme du jour au pays de l'avenir.
Je trinquerai toujours avec l'homme dont je bois la fine. Plus la bouteille est vieille, meilleur est le toast.
A la sant� de mon tr�s digne gendre.
L'homme qui manie Yellow Creek comme si c'�tait un train m�canique.
L'homme qui arrive ici avec une chemise et quelques boniments.
Et maintenant le peuple a les boniments alors qu'il a endoss� toutes les chemises.
C'est vrai juge, et elles deviennent m�me un peu �troites pour moi.
Allons, voyons, vous pouvez faire mieux que �a.
Oui, oui, je peux.
A une salle pleine de gogos.
- Gogos ? Oui Mrs. Savez-vous ce que sait qu'un gogo ?
Un gogo c'est celui qui �coute Candy Johnson.
Je t'en prie, papa.
Bonne nuit Mrs.
Dormez bien. Que vos r�ves soit berc�s par le tintement argent�
des dollars tombant du ciel.
Bonne nuit juge et merci.
Et bien Mrs, le juge m'a fait gagner du temps. C'est pourquoi je l'ai laiss� parler.
Il a mis sur le tapis une question qui nous int�ressent tous.
Alors, tirons-la au clair. Je m�ne cette ville, oui, et vous le saviez en venant ici sinon vous ne seriez pas l�.
Vous �tes pr�ts � payer pour ce que je peux faire pour vous ?
Je peux beaucoup et vous pouvez payer beaucoup.
Alors, nous devons nous entendre, d'accord ?
Messieurs: Comme j'ai d�j� dit, � l'homme du jour au pays de l'avenir.
Dites plut�t l'homme de l'ann�e, Gouverneur.
Un jour c'est vraiment trop �ph�m�re.
Ch�ri, papa est enfin couch�. J'esp�re qu'il n'a rien g�ch� au moins ?
- Non. - C'est gentil de ne pas �tre f�ch�.
- Cette danse est retenue ? - Oui, par mon mari.
- Que dira-il si je vous enl�ve ? - Je ne sais pas, il est assez jaloux.
Il est tr�s jaloux.
Tu sais quand je te prends dans mes bras chou, j'oublie que nous sommes mari�s.
Oh, Candy ne sauras-tu jamais que nous sommes mari�s ?
Reste aussi belle et je ne le croirai pas.
Bonjour, Jim.
- Est-ce que le d�jeuner sera pr�t � l'heure ? -Oui Mme, tout est pr�t.
Mais je crains que Mr Johnson ne soit en retard.
Non Jim, Mr Johnson n'est jamais en retard.
Tout le monde est sorti ?
Bonjour douce.
Bonjour, Jim.
Tu sais, j'ai pris une grave d�cision aujourd'hui.
- Quoi donc Candy ? - Je n'irai plus au bureau dans la matin�e.
Tu me manques trop.
Je suis fi�re de te manquer.
Vois-tu je ne peux jamais d�cider si tu es plus jolie dans la lumi�re du jour ou celle de la nuit.
- Candy, c'est vrai ce que tu m'a dit hier soir ? - Ca d�pends de ce que tu te rappelles.
Que tu ne voulais pas avoir le sentiment d'�tre mari�.
Qui le veut ?
Si tu le permets, j'aimerais pour une bonne raison.
Vas-y Ch�rie, sens toi mari�e. Tu ne fais pas tr�s bien le caf� mais je ne me plains gu�re.
Et je crains que tu ne doives te sentir mari� toi aussi un tout petit peu.
- Oui, qui m'y forcera ? - Bien, un vrai tyran domestique.
Oui ?
ta fille ou...
ou ton fils suivant le cas.
J'ai vu le docteur ce matin.
Et ben je me sens tout b�te !
Oh, Candy...
Tu ne te sens pas trop mari� ?
Trop ma... Ecoute doucette, tu devrais �tre �tendue !
Candy, pose-moi � terre !
Je suis si heureuse! j'avais si peur, j'avais si grand peur que tu prennes la fameuse porte.
Quelle porte? A partir d'aujourd'hui, cette maison n'a plus de portes. On passera par la chemin�e comme le P�re No�l.
Je d�m�nage Elizabeth.
Je n'aurais jamais d� mettre les pieds dans cette maison.
Approchez et posez votre bagage ! Dor�navant il faudra agir en grand-p�re.
En grand-p�re ?
Qu'est-ce qu'un grand-p�re est cens� faire ?
D'abord il se gonfle d'orgueil et puis il f�licite les heureux parents.
- Pourquoi ? - Et pourquoi pas ?
Je voudrais pouvoir croire que tu ne te rends pas compte de ce qui se passe en ville Elizabeth.
Que tu ignores ce qui paie ces robes, cette maison.
Pourquoi les braves et honn�tes gens de cette ville parlent maintenant de prendre la loi entre leurs propres mains.
Ne vous frappez pas juge, c'est un tas de gogos qui parlent � d'autres gogos.
Tu ne trouves rien � redire � �a Elizabeth ?
Papa je ne trouve rien � redire, jamais. Je vois ce que Candy a fait et j'en suis fi�re.
Alors c'est pas la peine d'insister, hein juge ?
Tu voulais le transformer ?
Tu ne l'as pas chang�, il t'a chang�e, toi.
Eh minute juge,
On dirait que vous n'aimez pas ce changement ?
Pourquoi n'aurait-elle pas des robes comme �a ? Pourquoi n'aurait-elle pas une maison comme �a ?
Pourquoi ne serait-elle pas heureuse avec moi ?
Si tu n'�tais pas si profond�ment �go�ste, tu le saurais. Tu saurais que pour son bonheur elle aurait d� te fuir.
Les choses que j'aime, je ne les laisse pas fuir comme �a.
J'ai voulu te tuer dans le temps...
J'aurais d� le faire.
Papa !
Il reviendra.
Ch�rie, comment l'appellerons nous ?
- Qui ? - Notre h�ritier.
Et bien... Que penses-tu de Josephin comme pr�nom ?
Ce ne serait pas tr�s poli de le dire � une dame.
- Si nous l'appelions comme le juge ? - C'est �a.
Bonsoir, Messieurs.
- Ou est ton patron ? - Mr Johnson s'habille pour le diner.
- Dis-lui de passer un kimono et de descendre. - Voulez-vous attendre au salon, Messieurs.
C'est bien ce que tu disais, Brazos.
Notre ami Candy a su bien prendre le bout de l'affaire.
A lui la part du lion.
C'est comme du dis !
Je vous avais dit les gars que vous auriez des raisons de r�ler.
Bonsoir, Candy.
Dites-donc, est-ce qu'on avait pas d�cid� de traiter toutes les affaires en ville au bureau ?
�a sentait trop le roussi pour attendre.
Tr�s bien, asseyez-vous et d�ballez
Je ne veux pas que vous trimbaliez de la braise dans vos poches. Vous pourriez flamber.
Il parait que le juge a piqu� encore une crise hier soir. Juste devant le gouverneur.
Les gars trouvent qu'il faut le soulager de ces douleurs.
On pourrait croire que c'est les gars qui m�nent la danse, hein Brazos ?
Ecoutez, il faut faire quelque chose � propos du juge. Il parait qu'ils vont tous se r�unir � la vieille mission demain apr�s-midi.
On parle m�me de faire une enqu�te.
Et le juge sera l�. Il a fait tout un la�us chez Wells, l'�picier. Il a m�me dit qu'il donnerait des noms, des faits et des chiffres.
Nos gars n'aiment pas qu'on vienne mettre le nez dans leurs affaires, Candy.
Je lui ferai quitter la ville d�s demain. Il prendra le train de 13h.
On l'a souvent exp�di� mais toujours avec un billet aller-retour.
Pas ce coup-ci, Je suis s�r que Candy va l'envoyer si loin qu'il se perdra.
C'est pas en partant qu'il se perdra mais seulement si il revient.
Je me suis donn� un mal de chien pour les raisonner,mais ils ne veulent rien entendre.
Ca a d� �tre un beau spectacle. Dommage que je l'ai manqu� !
Brazos, je me demande si les gars nous ont bien compris au fond.
Ils ne vont pas se mettre � croire qu'ils sont tant soit peu responsables du d�part du juge, j'esp�re.
C'est moi qui l'exp�die, pas les gars.
Et ils n'avaient pas besoin de me le rappeler.
Tu crois qu'ils ont saisi, Brazos ?
Oh, s�rement, ils saisissent vite.
Tu vois, je crois que les gars pensaient que tu pouvais �tre un peu sentimental au sujet de ta famille.
Moi je ne m'en suis jamais fait.
Quel mensonge diras-tu � Elizabeth ?
Je lui dirait que tu as encore eu la bougeotte. Mais quand tu seras install� � Chicago, �cris-lui.
Et si tu as besoin d'argent, dit le moi.
- O� seras-tu ? - Ici, � Yellow Creek.
Pendu � quel arbre ?
Ecoute juge, pourquoi veux-tu toujours sauver ce qui n'ont pas besoin d'�tre sauv�s ?
Adieu, j'enverrai Elizabeth et le gosse te faire visite.
Et Mr le juge, vous arr�tez le train !
Je sais mais il faut que je rentre, Fred. Il y'a un chien enrag� qui a besoin de caresses.
Moi j'ai une bonne corde toute pr�te !
- Y'a qu'� leur tordre le cou. - Ca n'arrangerait rien.
Nous avons le juge Cotton avec nous et il a le dossier complet de tous leurs tripotages.
Je ne sais pas pourquoi il a fait �a, mais il a tenu la liste des faits, des chiffres et des dates..
Nous n'obtiendrons jamais justice dans cette ville !
- Nous irons jusqu'au gouverneur. - Je n'ai aucune confiance en lui.
Alors nous irons encore plus haut. Et nous continuerons jusqu'� ce que quelqu'un nous �coute.
Tout le monde dans cette ville a le droit de dire son mot librement.
Heureux de vous l'entendre dire !
Car je suis pr�t � dire le mien.
On aimerait mieux entendre le juge.
Votre invit� d'honneur s'excuse mes amis et m'a demand� de le remplacer.
- J'ai cru comprendre qu'il 'avait des m�contents parmi vous. - Oui et comment.
Quand le juge aura fini de parler, le grand jury aura du pain sur la planche.
Vous m'avez mal compris Mr Wells. Le juge a fini de parler mais pas moi.
Je n'aime pas me faire mousser, mes amis,
mais il est grand temps que je vous remette les choses en t�te.
Avez-vous oubli� que c'est moi qui ai construit ce semblant d'�glise dans ce patelin ?
Et la premi�re �cole, et la pompe � incendie ...
Si Saint-Jean bouche d'or commence, il ne nous restera plus qu'� opiner du bonnet.
Je peux prouver que pour chaque dollar per�u pour les imp�ts, il y'a 40 cents qui ont servi au bien public.
Et nous prouverons que vous empochez la diff�rence.
Mr Wells, je n'aime gu�re votre fa�on de parler.
Je demande que vous donniez vos preuves ou que vous fermiez votre bec.
Peut-�tre puis-je donner ces preuves, Candy.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Que se passe-t-il ?
Brazos vient de tuer le juge.
Papa...
Phil, appelle le Dr Otis. Vite. Les gars donnez-moi un coup de main, on va la ramener chez elle.
-O� est l'eau chaude ? -Comment vat-elle ?
Je ne sais pas. Mr, le docteur Otis vous le dira lui-m�me.
Il en mets un temps � sortir de la chambre.
Calmes toi beau Candy, les femmes c'est comme les chatons, si elles tombent elle se retrouvent vite sur leurs pattes.
- Tu crois que c'est un bon docteur ? - Oui, c'est le meilleur de la ville.
Il est le seul dans cette ville alors il est le pire aussi.
Voulez-vous aider infirmi�re s'il vous pla�t.
oui... Et bien ?
Je suis navr� Mr. Cette chute a �t� fatale � l'enfant.
Elle a perdu son b�b�..
Mr Johnson, je dois vous le dire. J'ai peur pour votre femme aussi.
Quoi ?
- Je vais l'op�rer mais... - Op�rer ?
Qu'est-ce que vous racontez l� ?
C'est un peu risqu�, vous devez bien le comprendre. J'essaierai mais je ne peux rien garantir.
Il y'a peu d'espoir.
Ne me d�tes pas que ma femme pourrait mourir.
J'aime pas cette fa�on de parler.
Gardez votre calme, je fais de mon mieux mais je suis humain.
Moi pas. Et si vous ne la sauvez pas, je vous le prouverai.
Je vous le jure Otis sur votre vie.
J'agis selon ma conscience Johnson.
On verra bien.
Il m'a d�j� entendu.
Le docteur a fini mais on ne saura rien avant 2 ou 3 heures.
Elle est encore endormie.
Candy, c'est de ma faute si papa est mort.
Mon pauvre papa...
Il avait tant envie de m'aider.
Il vaudrait mieux que tu ne parles pas.
Il ne comprenait pas que je ne puisse pas te quitter
quoi que tu fasses.
J'aurais du te quitter mais je ne peux pas.
Mais je devrais m'emp�cher de penser � �a.
Je dois m'emp�cher de penser...
Bient�t...
Bient�t, �a me sera bien �gal.
Je serai comme toi.
Je saurai mentir, tricher, voler aussi.
La drogue la fait d�lirer, elle ne sait pas ce qu'elle dit.
- Comment va-t-elle ? - On ne sait pas encore.
Il faut que je parle � Candy. �a chauffe en ville.
- Pas maintenant, sapeur. - Mais c'est s�rieux mon chou. Il y'a des fusils partout.
Candy, toute la ville est en mouvement. Mme Werner et l'�picier en t�te, ils veulent te virer de Yellow Creek toi et ta bande m�me si il faut faire sauter le patelin.
Brazos a ramass� les armes qu'il a pu et il s'est planqu� dans la Mairie.
Et si tu ne prends pas les choses en main, ils se laisseront tous mener par Brazos.
Candy, tu entends ce qu'il dit.
Le juge qui se ram�ne pour se faire descendre. C'est �a qui a tout d�clench�.
Il aurait mieux fait de rester dans le train. Je vais vous dire pourquoi il est revenu.
Il pensait que je faisais le malheur d'Elizabeth, que j'�tais un vaurien, qu'elle devait me quitter.
Il croyait �a.
Il le croyait si bien qu'il s'est fait tu� pour �a. �a s'appelle croire.
Candy �a fait des heures que tu marches de long en large. Essaie donc de te reposer.
Et bien Mr Johnson, votre femme dort tranquillement. Elle est hors de danger.
Merci, docteur. Fixez votre prix, demandez-moi ce que vous voulez.
Et bien pour le moment je ne d�sire rien d'autre qu'une bonne tasse de caf�.
Casque d'or,
tu donneras �a � Elizabeth un de ces jours.
C'est l'inventaire complet. Voil� la clef du coffre-fort. Je lui laisse assez d'argent pour vivre 50 ans � Yellow Creek
et 100 ans � Boston.
Tu choisis un dr�le de moment pour t'en aller.
J'aurais d� le faire depuis tr�s longtemps.
- Alors tu es d'accord avec le juge tout compte fait. - Non, j'ai d'autres raisons.
Son type d'homme c'est un bon nigaud d'�picier qui ne r�ve que d'aligner des conserves et rien d'autre.
Je le sais maintenant. Votre femme vous demande Mr Johnson.
Dites-lui que je suis...
Ca va j'y vais.
Est-ce que le docteur t'as dit, Candy ?
Oui doucette, il a dit que tu r�cup�rerais vite.
J'ai perdu ton b�b�.
Mais toi tu es toujours l�. Et ce qui compte.
D'abord je croyais que tu ne voulais pas de ce b�b�, Candy.
Ensuite tu �tais tellement fier...
Nous en aurons un autre.
Tu auras tout ce que tu voudras.
Une jolie petite vie en robe blanche du dimanche sans une seule tache.
J'aime celle que j'ai.
Non Ch�rie.
Tu en seulement pris l'habitude.
Je ne saurai vivre sans elle.
Tu devrais dormir maintenant.
Je veux rester �veil�e, penser � mon mari.
Mais tu sais qu'il faut que tu te reposes.
Alors je vais dormir et r�ver de lui.
Si tu m'embrassais ?
Tu veux m'en donner un plus grand ?
Il faut qu'il me dure longtemps.
Chaque instant loin de toi, c'est longtemps.
On vient d'apporter �a et il y'a un nouveau message de Sapeur.
Le populo dresse des barricades autour de la Mairie. Ils sont d�cid�s � la faire sauter en petits morceaux.
C'est de mon pote la Gouverneur.
Il me demande si il doit envoyer la milice pour remettre les citoyens � leur place.
Et alors ?
Il y a d�j� eu assez de morts comme �a et puis j'ai toujours mon bagout.
Et pour �tre s�r de pouvoir m'en servir, j'emporte �a avec moi.
Adieu Casque d'or et ne choisit pas un fauch�.
Adieu gros cafard.
�a va.
Attention les gars on va commencer la musique.
Vous les femmes, restez en arri�re.
- Elles ne devraient pas �tre l� d'ailleurs. - Tu n'as qu'� essayer toi de les tenir � la maison.
Louis tout est pr�t, on va commencer les cartons.
Attendez, brusquez rien, je vais leur donner une chance de sortir et de se rendre.
Eh ! Ecoutez l�-dedans !
La Mairie appartient � la ville.
Si vous n'en sortez pas, on vous en d�logera � coup de canons.
Gardez-vous en bien. On a la loi avec nous.
Allez les gars, postez-vous aux fen�tres.
- Mais c'est Candy Johnson. - Qu'est-ce qu'il vient faire l� ? - Qu'est-ce que vous voulez ?
Ou croyez-vous aller ?
Vous pensez pas que ma place est ici ?
S�r que non. Allez retrouver vos copains. On vous donne encore 5 minutes pour ficher le camp d'ici.
Avec les mains en l'air et les poches vides.
Mais Brazos paiera le meurtre du juge.
Vous vous attaquez � un repr�sentant officiel du gouvernement.
Nous voterons votre renvoi et en vitesse.
Le Gouverneur n'aime pas ce proc�d�. Il m'a t�l�graphi� pour me proposer la milice pour vous apprendre les bonnes mani�res.
C'est pas la peine de parler Candy, on a du coton dans les oreilles.
On est dans notre droit c'est pour �a qu'on vous aura et rien ne nous arr�tera.
Je les retrouve bien l� les moutons de Panurge.
Arri�re gogos,
Quand vous bousculerez des gogos, dites pardon.
Haut les mains.
Candy, ces salauds soutiennent Brazos. Tous.
C'est vrai.
Les copains trouvent que tu es en retard. Trop en retard pour prendre part au jeu.
Toujours � jouer les patrons, hein ?
Je suis le patron, on a permut�.
C'est moi qui m'assieds dans ton fauteuil et toi tu re�ois une dose de plomb.
Mais d'abord il faut que tu rampes un peu.
Allume-moi.
Tu sais bien que je n'ai jamais d'allumettes.
C'est pas ce qui manque. Allume-moi.
Allume la donc � la mode d'ici avec le pouce. Si tes doigts ne tremblent pas trop pour �a.
C'est ta derni�re chance, beau Candy.
Cette fois, il vaudrait mieux essayer sur ton fond de culotte comme les gogos.
Vas-y gogo sur ton front de culotte.
L�che �a Candy.
Tes histoires avec Brazos c'�tait vos affaires mais ce qu'il se passe dehors c'est les n�tres. On ne vas pas c�der � la ville, c'est la ville qui nous c�dera.
Nous avons la loi pour nous, Candy.
C'est de la racaille l�-dehors.
Tu les entends ? Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Attendez une minute, ce que vous avez vus c'est une histoire de famille. Apr�s ce qui est arriv� au juge vous comprendrez.
Mais avec vous les gars, c'est tout diff�rent.
Qui vous a choisi ? Qui vous a trouv� les bons postes ?
Avec qui croyez-vous que je marche ? Avant je n'aurai pas �t� d'accord avec vous
Je serai all� faire le boniment � ces ballots l�-dehors, o� bien je me serai sauv�.
Je n'ai assez de vendre des boniments de de me sauver.
Du plomb oui, voil� la seule r�ponse aux questions qu'ils nous posent.
On va montrer nos r�volvers et donner nos instructions et si ils n'�coutent pas, en avant la musique.
Quand des gars comme nous entreprennent quelque chose, ils ont autant de chair de poule sur leur dos que d'argent dans leur poche. Allons-y, prenez place aux fen�tres. D�gourdissez vos doigts sur la g�chette !
Nous serons c�l�bres quand nous aurons nettoy� la ville de ses habitants.
Ce n'est pas encore tout. Je vous promets de la danse quand la milice arrivera.
La milice ?
- Vous d�tes que la milice arrive ? - Oui, la milice d'Etat,
Elle va s'amener avec ses canons et l� nous aurons le beau bouton de cuivre pour cible.
10 coups par soldats et 16 par officiers.
- Qu'est-ce que vient faire la milice ici ? - Mais le Gouverneur est un ami.
Oui, bien s�r, ami jusqu'au bout, mais avec vous ce sera notre premier coup de feu.
Il m'a envoy� un t�l�gramme disant qu'il d�p�chait la troupe pour nous ramener dans le droit chemin.
Et la racaille dehors, pourquoi le Gouverneur n'envoit-il pas sa troupe contre elle ?
Parce que c'est un d�gonfl�.
Il sait que si on commence � tirer, �a ne sera plus de la racaille dehors
mais une bande de gogos raides morts en odeur de saintet�.
Allez les gars. A qui l'honneur de tirer la premi�re perdrix du nid ?
Tenez, a vous Adams, allons, on a toute la galette de Yellow Creek.
On a tous les postes officiels, on tient la loi ficel�e comme un saucisson.
Aussi maintenant que j'ai tout �a, je creuse dedans et j'en veux encore plus !
Allons, y'a pas de milieu ; ou on se bat ou on se cavale.
Moi je ne me cavale plus, on m'a vir� de tellement de patelins, alors je m'en suis trouv� un � moi. Et c'est ici ma ville.
Ta ville ? Je ne vais pas combattre la milice pour remplir tes poches ?
C'est vrai Candy, la troupe va nous massacrer.
�a peut arriver, c'est m�me probable. Mais quelle bataille nous livrerons avant de perdre !
On ne va pas se d�biner par la porte de derri�re parce qu'elle n'est pas gard�e ?
Nous d�fendrons la place au prix de notre vie. Jusqu'� la derni�re cartouche et jusqu'au dernier d'entre nous.
Moi la porte de derri�re ne me fait pas honte.
- Et vous les gars ? - Moi non plus !
Jusqu'� la mort. comme vous, mais je ne me rends pas.
Eh attendez, minute, revenez ici Kendall, Adams !
Reviens l�. Qu'est-ce que vous avez � faire de plus que moi ? L'entrep�t, votre dernier souffle ? Revenez tas de d�gonfl�s.
- Allume-moi. Tu me rappelles Brazos de plus en plus. - Il faudrait que je sois mort pour lui ressembler.
T'es mort pour Yellow Creek. Tu viens de sauver le patelin pour tous ces gogos.
Tu es fou, ma brave petite arm�e m'a abandonn�.
Ils se sont d�bin�s comme des lapins.
C'est bien toi qui les a effarouch�s. Candy, c'est le meilleur boniment que je t'ai entendu faire
Qu'est-ce que �a veut-tu dire boniment ? J'essayais d'attirer leur attention.
�a va, entrez, c'est vacant.
Vacant ? O� est cette bande de coupe-gorges ?
Ils s'am�nent. Ca me rappelle le bon temps.
O� sont-ils ? O� est le reste de la bande ? Les autres, ils ont pris une porte d�rob�e.
- C'est vrai, ils sont partis.
- O� est Brazos ? - Il a un trou dans la peau. Vous pouvez le pendre � un clou.
Arri�re gogos, pardon.
Pourvu que ce train aille � Cheyenne.
Qu'est-ce qu'on fait de nos chemises ?
T'en fais pas. Elles s'usaient un peu aux manches de toute fa�on.
�a me fait triste de le voir partir.
- Quoi ? - Oh, c'est rien, vous pourriez pas comprendre.
- Pourquoi ? - Pour �a, il faut �tre une femme.
A quoi que vous jouez l� les gars ? Poker ?
- Assieds-toi, tu le sentiras passer. - Et bien merci, tout le plaisir est pour moi.
Oh, excusez-moi.
Sapeur !
Ma belle je ne serais pas plus heureux de vous voir si vous �tiez le plus riche des gogos des environs !
Oh Sapeur, je ne vous l'ai pas encore dit mais je vous trouve si bel homme !
Candy et l�-haut, chambre 206. Premier couloir � gauche en haut de l'escalier.
Vous �tes malin et vos cartes-postales sont bien choisies.
- Et o� allez-vous Mlle ? - Chambre 206. Premier couloir � gauche.
Mme !
Entrez !
�a porte malheur de dire adieu deux fois � la m�me personne.
Alors ne dis rien, tu l'as d�j� dit et ce n'�tait pas vrai.
Vous �tes un menteur Mr Johnson.
J'en ai assez de ces boniments. Je n'y comprends rien. Tu dis que tu es revenue parce que j'ai chang�.
- Oui, Candy... - Je n'ai pas chang�. Tu es revenue parce que tu es folle de moi.
- Oui, Candy. - Tu m'aimes tel que je suis, tel que je serai toujours.
- Et tu serais malheureuse si j'�tais diff�rent. - Oui, beau Candy.
Mais pour si bien te comprendre, quelle sera ma r�compense ?
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