All language subtitles for Two Tigers (2007)

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Original subtitles

- Mon Dieu. - Qu'est-il arriv� ?

J'esp�re que l'appartement vous convient.

Selon votre passeport, vous �tes � pr�sent Gilda Robbins, de Boston.

Vous aurez 30 ans en ao�t prochain.

Nous vous avons meubl�e comme une manager ambitieuse.

Sur la photo, c'est votre fianc�.

Il y a aussi votre dipl�me de fac, de la musique, des films, etc.

Vous trouverez des cartes de visite de votre employeur ici,

Soft Robotics Ltd.

Votre bureau et vos num�ros de t�l�phone sont op�rationnels.

Le num�ro de votre bureau sera redirig� vers nous, � Chicago.

Le vase du corridor contient un cadeau, pour vous.

C'est tout. Vous me contacterez comme pr�vu.

Bon s�jour, Mlle Robbins.

Vous �tes tr�s �l�gante, aujourd'hui.

Et vous �tes un voyeur.

Mesure de s�curit�. C'est notre premi�re op�ration en Asie.

Je sais prendre soin de moi. Mon premier contrat ?

- Les n�gociations sont en cours. - Tenez-moi au courant.

Vous partez d�j� ?

Si j'aimais �tre regard�e, j'aurais essay� un reality show.

- La victime ? - Arthur Claney, homme d'affaires.

Suspect� de blanchiment, mais on ne l'a jamais attrap�.

� qui appartient cet appartement ?

Tout l'immeuble est en r�novation.

Le labo analyse les empreintes, mais c'est le foutoir,

avec tous les ouvriers.

Si le tueur est celle que je crois, �a ne sert � rien.

Elle n'en laisse jamais.

Elle doit porter des gants, alors.

Non. Elle n'a tout simplement pas d'empreintes.

C'est une grande pro.

Et que fais-tu ici, Mac ?

Il y a quelques ann�es, elle a tu� un homme d'affaires important.

Son partenaire m'a engag� pour enqu�ter.

Une affaire d�licate. Des millions ont disparu.

La presse l'a surnomm�e la tigresse, mais je dirais le cam�l�on.

Elle excelle dans le camouflage.

- On a un profil pour elle ? - On en a des tas.

Mais aucun n'est vraiment pr�cis.

�a fait deux ans que je la traque.

�a fait long.

Bien plus que pour aucune autre femme que j'ai recherch�e.

Ne te rhabille pas. Viens donc ici.

- J'ai rendez-vous. - Pas ce soir.

On se fera un plateau t�l�, comme un couple normal.

On n'est pas un couple normal, Michel.

Ch�rie, je t'en prie. Je ne veux pas te partager.

Ne t'en fais pas pour l'argent, je suis l� pour toi.

Tu ne saisis pas ? Tu serais comme les autres.

Tu sais, j'aimerais aussi t'avoir juste pour moi.

J'aimerais aussi aller sur Mars ou �tre m�re Teresa.

Mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut, si ?

Il s'appelle Aliriza Ashkan.

Libanais. 45 ans.

En trois ans ici, il a d�j� b�ti un petit empire.

Il ne sort jamais seul, toujours avec des gorilles malaisiens.

Il d�pense beaucoup pour sa s�curit�.

- Vous parlez anglais, je suppose. - Oui.

D�sol�, j'ai �t� distrait.

C'est rien, je suis press�e.

Au moins, prenez mes coordonn�es.

C'est rien, �a. Je transmettrai votre plaque � l'agence de location.

J'ai honte. Comment je peux me racheter ?

- L'assurance s'en chargera. - Ils arnaquent les �trangers.

On devrait appeler la police.

Non, j'ai pas le temps. Donnez-moi votre t�l�phone.

Donnez-moi le v�tre.

D'accord. C'est le num�ro de mon bureau.

�a vous g�ne que j'y envoie des fleurs ?

Oui. �a passerait mal, je crois.

Vous avez mon num�ro.

Si on s'en tient aux femmes am�ricaines avec un casier,

on obtient environ 15 personnes de l'�ge de notre suspecte.

Aucune d'elles n'a d'empreintes.

Comment �a se fait ?

Des accidents ou des blessures aux mains.

15, c'est pas mal. Et si elle n'est ni am�ricaine ni fich�e � la police ?

- On est bais�s. - D'accord.

Il faut bien d�marrer quelque part.

Tout va bien ?

- Je te remercie. - J'ai pas fait grand-chose.

Je suis Lin.

Gilda. Gilda Robbins.

Salut. Tu veux voir o� je m'entra�ne ?

Dis-moi, tu es quel dan ?

- Je n'en ai aucun. Tu en veux ? - Merci.

J'ai appris pour me d�fendre, pas pour la comp�tition.

Tu as l'air si professionnelle.

Je suis tr�s pugnace. Trop pugnace, m�me,

comme les hommes disent avant de me quitter.

Tu bouges bien, aussi.

Pas vraiment. Tu as devin� quel boulot je fais, hein ?

Des tas de femmes gardent un homme pour l'argent ou le pouvoir.

�a ne me d�range pas du tout.

Pour l'autre jour, sur la terrasse...

Tu as cru que j'aimais regarder ?

Un peu, oui.

�a ne m'a pas g�n�e. C'�tait fun. La rivalit� f�minine, peut-�tre ?

D�sol�e, j'ai �t� curieuse. �a n'arrivera plus.

- Ils t'ont mat�e. - C'est toi qu'ils ont mat�e.

- Tu as un petit copain ? - Non. Mais c'est ma faute.

Ces jours-ci, quand on m'approche, je mords.

- On y va ? - Oui.

Soft Robotics, je peux vous aider ?

Je m'appelle George Woo, je cherche Gilda Robbins.

Elle n'est pas l�, je peux prendre un message ?

Non, je rappellerai.

Elle sera absente jusqu'� demain.

Laissez votre num�ro, je lui demanderai de vous rappeler.

Dites-lui que c'est le gars de l'accident.

Mon num�ro est le...

Je n'arrive pas � les diff�rencier.

- Oui ? - Qui est George Woo ?

Aucune id�e.

Vous lui avez donn� votre carte du bureau.

�a doit �tre le type de l'accident.

Ces cartes sont une fa�ade, � n'utiliser qu'en cas de n�cessit�.

Il m'a emboutie puis il a sugg�r� de faire un rapport � la police.

- Je voulais �viter �a. - Il a laiss� son num�ro.

Il est t�tu. Appelez-le et d�couvrez ce qu'il veut.

Passez-moi le num�ro.

En gros, je suis le produit d'un mariage rat�.

Mon p�re �tait am�ricain, ici pour les affaires.

Il est tomb� amoureux d'une belle Asiatique, ma m�re.

Mais ils �taient trop diff�rents.

Quand j'ai eu 10 ans, il est retourn� aux �tats-Unis.

Que faites-vous dans la vie ?

C'est le paradoxe. En fait, je travaille pour mon p�re.

Il est vieux et il vit � Atlantic City.

Disons que je suis plus son homme en Asie que son fils.

Vous vous sentez am�ricain ou asiatique ?

Vous pr�f�reriez que je joue quoi ?

L'Am�ricain ?

Ou l'Asiatique ?

Peu importe la r�ponse, j'ob�irai.

Une femme ne dit pas ses sentiments, � l'homme de les d�couvrir.

Vous me forcez � utiliser mon arme secr�te.

Vous allez me menacer avec elle ?

�a d�pend � quel point la v�rit� vous effraie.

Ma m�re m'a appris � lire dans les mains.

Un seul regard et je saurai tout � propos de vous.

Si c'est votre arme secr�te de conqu�te,

vous risquez d'�tre d��u, ce coup-ci.

Un accident ?

J'ai pas envie d'en parler, d'accord ?

Pas de probl�me.

- Je t'aime. - Je t'aime tellement.

Le petit d�j.

- Bonjour. - Merci.

Tu dois bosser, aujourd'hui ?

C'est une question interdite, tu le sais.

Si tu m'aimes, il ne doit y avoir aucune question interdite.

Et tu ne peux pas continuer comme �a.

- Tu vas quitter ta femme pour moi ? - Oui.

Mais j'ai besoin de temps. Tu dois �tre patiente.

Bien s�r. Tant qu'elle est � Londres, tu me baises quand tu veux.

Ne dis pas �a, je t'en prie. Je t'aime.

Je m'occuperai de toi.

Casse-toi d'ici.

Bon, je vais y aller.

D'accord.

Je t'appelle, ce soir ?

Je suis occup�e. Je te rappelle.

Il y a un probl�me ?

Eh bien, si on disait demain soir ?

J'ai pas mal de trucs en t�te. Il vaut mieux que je te rappelle.

D'accord.

� plus.

Et merde.

Comment tu as pu le ramener chez toi ?

Je vous ai vus faire l'amour, j'ai su que c'�tait pas un client.

Qu'il se passait un truc sp�cial entre vous.

Pas encore assez sp�cial pour qu'il quitte sa femme.

C'est quoi, son excuse ?

Elle est actionnaire majoritaire dans sa bo�te.

La quitter impliquerait des gros soucis financiers.

Mais s'il n'est pas capable de �a, autant en finir.

Assez parl� de Michel. Et le type avec lequel je t'ai vue ?

Il est mignon.

Oui. Et gentil.

Il est attentionn�. Timide, presque.

- Mais je veux pas aller plus loin. - Tu as peur de tomber amoureuse ?

Je sais pas.

Je suis ici pour bosser, pas pour me distraire.

- Bonjour. Les toilettes ? - 3e �tage � votre droite.

- Merci. - Je vous en prie.

Eh bien, eh bien.

Lisa Riley. Hongroise d'origine, mais install�e � Boston.

Plus de nouvelles depuis 10 ans. Les autres ne conviennent pas.

Le seul souci, c'est qu'elle s'est �vanouie.

- On l'a d�clar�e disparue ? - Non, aucune trace,

pas de compte bancaire, pas d'adresse mail, pas de parents, rien.

Ses mains ?

Elle a tent� de sauver son amie d'une voiture en flammes.

Pas tr�s "tueuse au sang-froid", �a.

C'est elle. � Washington, Paris, Madrid, Las Vegas,

partout, les gens ont confirm� que c'�tait elle.

Elle se cache m�me pas. Elle se fout de nous ?

�a ou elle veut qu'on l'arr�te.

Elle n'a pas toujours �t� de glace.

Elle a un comportement auto-destructeur.

Oui ?

Quoi ? Tu es s�r ?

Oui, je le dis � Mac. Je te revaudrai �a.

- Un autre meurtre. - Quoi ?

Un mafieux libanais, pas d'empreintes, un boulot pro.

- C'est elle. - Je crois.

O� ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je me sens pas trop bien.

J'ai un rendez-vous, j'ai pas envie qu'il me trouve.

Je peux rester avec toi un moment ?

D�sol�e. Tu dois attendre quelqu'un, je voulais pas te d�ranger.

Ne t'en fais pas, je n'attends personne.

- Tu veux un verre ? - Volontiers.

Viens.

Et Michel ?

J'en peux plus, c'est tout.

Je le repousse sans arr�t, je sais qu'il souffre.

�a me fait souffrir encore plus.

L'amour, c'est comme la grippe.

C'est inutile d'essayer de se soigner.

Il faut se tenir au chaud en attendant que �a passe.

�a t'est d�j� arriv� ?

La grippe ? Des tas de fois.

Je rigole.

Oui, il y a tr�s, tr�s longtemps.

Je suis bien avec toi. J'ai confiance. Tu es une battante.

Tu me ressembles tellement.

- Sans vouloir te vexer. - Je le suis pas.

Il y a des m�tiers bien pires que le tien, tu peux me croire.

Arr�te, Michel. Va-t'en.

Ouvre, il faut que je te parle.

C'est pire comme �a. C'est fini.

Mon ch�ri.

Gilda. J'avais h�te que tu rentres.

Quoi de neuf ?

Michel a envoy� une demande de s�paration officielle.

- � son avocat, � Londres. - C'est super.

Michel a choisi son r�ve, tu comprends ? Il m'a choisie.

- Et sa femme ? - Je sais pas.

Elle suspectait un truc, je crois. Mais je m'en fiche.

Il a aussi d�missionn�. Il va m'emmener loin d'ici.

Je suis ravie pour toi.

Viens manger avec nous, demain soir, je te le pr�senterai.

D'accord.

Les r�ves se r�alisent, Gilda. Une autre vie est possible.

Il s'appelle Michel Ducroix.

Vous trouverez son dossier ci-joint.

Il est ici depuis un an et il a une ma�tresse.

D�barrassez-vous des deux. Requ�te sp�cifique du client.

Je dois vous parler. De suite.

Vous m'entendez ?

Que faites-vous au bureau en pleine nuit ?

C'est quoi, cette histoire ?

Vous parlez de votre nouveau contrat ?

On �tait d'accord, j'accepte n'importe quel contrat,

affaires, drogue, argent, politique, mais pas un crime passionnel.

Qui a parl� de crime passionnel ?

Qui veut tuer l'�poux et la ma�tresse, sinon son �pouse ?

J'ai identifi� le client, c'est contre la r�gle. Je refuse.

- �coutez, Lisa... - Ne prononcez jamais ce nom.

Ne me parlez pas sur ce ton.

Il y a une r�gle supr�me :

j'ai accept� le contrat, vous le remplissez. Bonne nuit.

Cher Colin, j'ai besoin d'aide.

Trouve ce que tu peux au sujet de la femme de Michel Ducroix.

Je t'envoie sa photo. Vite, mon vieil ami.

Bien � toi, Lisa

Lisa Riley.

Je peux presque tout vous dire � son sujet.

Sauf qu'on ignore quel nom elle utilise ici.

Pourquoi vous adresser � nous plut�t qu'� la police ?

Mon client veut la trouver avant la police, pour la faire parler.

Et je veux aussi certaines infos. On la rendra juste apr�s �a.

Et elle est encore ici ?

Je crois qu'elle n'a pas fini son boulot, elle est encore l�.

Vous pouvez trouver des listes de vols des derniers mois ?

Celui qui vous a envoy� vous l'a dit, nous avons des ressources.

Parfait, parce que ce qu'il faut faire avant tout,

c'est v�rifier toutes les Occidentales entre 25 et 30 ans

arriv�es ici seules. Elle �tait seule, je la connais.

M. McWilliam, notre aide va vous co�ter beaucoup d'argent.

C'est le cadet de mes soucis.

Lin parle sans arr�t de toi. Il y a de quoi �tre jaloux.

- Elle m'a parl� de toi. - Rien de grave, j'esp�re.

Non, au contraire.

On a eu nos moments difficiles, mais on va entamer une nouvelle vie.

- Excuse-moi. - Non, tu plaisantes.

C'est une personne merveilleuse.

Oui. Et la vie n'a pas toujours �t� tendre avec elle.

J'esp�re rattraper �a.

Quel courage, chambouler ta vie pour elle.

Elle m'en a donn� la force. Pour �a aussi, je la remercie.

Arr�tez de parler de choses s�rieuses, le repas est servi.

Splendide.

Allez.

Ce n'est pas votre liqueur de rose chinoise,

c'est une Chartreuse, vieillie pendant plus de 10 ans

par des moines dans les Alpes fran�aises.

Et c'est formidable.

D�licieux. Comment ta femme a r�agi ?

Tr�s bien, en fait. Elle a d'abord tent� de me faire changer d'avis,

mais quand elle a vu que j'�tais convaincu, elle a accept�.

Tu es s�r ? Aucune femme n'est heureuse de voir son mari partir.

Surtout pour quelqu'un comme moi.

Tu en dis quoi ?

Je trouve �a un peu �trange.

C'�tait fini entre nous avant �a et on le savait tous les deux.

Oui, mais m�me si l'amour a disparu, il reste l'humiliation.

Ou l'envie de vengeance, non ?

Elle a accept� la s�paration.

On tente m�me d'acc�l�rer les choses.

Je vois son avocat � Londres mercredi prochain.

- Tu y vas ? - Non.

Inutile, c'est juste trois jours.

Mais apr�s, je r�gle tout ici et on repartira ensemble.

Ma ch�re amie, voil� les infos que tu m'as demand�es.

Il y a cinq ans, Ducroix a travaill� pour New Standard,

une multinationale de composants �lectroniques.

Selon la rumeur, il est responsable de la disparition

de 30 millions de dollars de la caisse noire de la compagnie.

Le crime parfait, puisque personne ne pouvait d�clarer cet argent.

Le rapport avec sa femme ? Attends de voir.

Pour commencer, Ducroix n'a pas de femme.

Il se mariera samedi prochain � Londres � Rose Taylor Reed,

une aristocrate anglaise.

Ce mariage noble lui servira d'assurance-vie.

Plus personne n'osera le poursuivre, par peur des retomb�es m�diatiques.

Un beau salopard, j'ai envie de dire.

Gilda, qu'est-ce qui se passe ?

C'est � propos de Michel.

� toi de voir si tu veux y croire ou pas.

Mais tu as le droit de voir �a.

Michel ? Comment �a ?

Eh, du calme, d'accord ?

Je cherche M. Wang Hua.

Alors, des nouvelles ?

On a quelques noms. Mes hommes sont dessus.

On mettra bient�t la main sur elle.

Je t'avais dit que je t'appellerais.

J'ai eu pas mal de tuiles r�cemment, George.

Quoi ?

D'accord, donne-moi juste dix minutes.

Tu te sens plus d�tendue, maintenant ?

Ma m�re disait que quand on a trop de soucis,

il faut tout d�brancher un moment.

�a devait �tre une femme de t�te, non ?

J'ai pass� une adorable journ�e, George. Merci.

Tu es un peu bizarre, aujourd'hui.

Ah bon ?

Un jour, tu m'emm�nes au lit avant de dispara�tre

et le lendemain, tu es si douce et si tendre.

Et je n'ai rien ici pour m'aider � te comprendre.

- Qu'est-ce qu'on f�te ? - On va jouer.

Parce que je pars et tu veux que je me souvienne de toi ?

Oui, b�b�, je veux te rappeler qui je suis vraiment.

Encore f�ch�e ? On �tait d'accord pour que j'y aille seul.

Et si j'ai chang� d'avis ?

C'est trop tard pour le vol, ton passeport et tout �a.

Je me disais aussi. Allez, n'en parlons plus.

Ch�rie, j'y vais, je divorce et je reviens en courant.

Fais-moi confiance.

Envie d'�tre vilaine, hein ?

Ce n'�tait pas n�cessaire, Michel.

Si tu voulais me baiser avant Londres, il suffisait de demander.

Tu n'avais pas besoin de me mentir.

Tout va bien.

Je t'ai offert ma gorge, comme un b�b� tigre en confiance.

- Et tu m'as �gorg�e. - De quoi est-ce que tu parles ?

Je sais tout. Dis-moi juste o� je dois envoyer ton cadeau de noces.

Tu as cru que j'�pouserais une pute comme toi ?

Mais une chose est vraie, je suis fou de toi.

Je r�it�re mon offre : un ch�que mensuel

et tu restes � ma disposition ici, d'accord ?

Tu ne partiras jamais d'ici.

Quoi ?

Adieu, mon ch�ri.

C'est elle. �a doit �tre elle.

Aux USA, elle n'existe m�me pas. On tient la tigresse.

Deux longues ann�es de traque. Vous pouvez trouver sa r�sidence ?

Oui, mais il faudra un peu de temps.

Au boulot.

Tu comptais me le dire quand ?

Dire que tu rentres en douce aux USA ce soir.

Tu as l'habitude de �a ? Baiser un mec et te barrer ?

Ne complique pas les choses.

Un aller simple. T'�tais pas l� pour diriger une bo�te ?

Ils m'ont transf�r�e.

J'avais une derni�re chose � r�gler, puis...

Tu te barres sans dire au revoir aux employ�s ?

Parce que ta bo�te n'en a aucun. C'est bien pr�vu.

Je t'ai appel�e, une femme m'a r�pondu en chinois des �tats-Unis.

Imagine, �tre pay�e pour rester � c�t� d'un t�l�phone au cas o�.

Ce qui veut dire que tu es quelqu'un d'important.

George.

- T'es qui, au juste ? - Assise.

Gilda ?

Gilda.

Tu devais tuer qui, aujourd'hui ?

C'�tait quoi, ton dernier contrat ?

Il t'en fallait encore, apr�s le coup du Libanais ?

Tu sais tout depuis le d�but, hein ?

Eh bien, on t'a suspect�e depuis le d�but.

Alors je t'ai surveill�e.

Fallait pas me baiser pour m'arr�ter, enfoir�.

T'arr�ter ?

- T'es pas un flic. - Bouge pas, salope.

Tu pensais te pointer chez nous et nous baiser � ton aise ?

Attention, Lin.

Ma m�re disait : "N'�coute pas les inconnus sur la route."

Tu dois dispara�tre d'ici, avec ou sans Michel.

- Il est mort. - Quoi ?

- Je l'ai tu�. - Merde alors.

Je dois me d�barrasser du corps, les flics vont me rechercher.

C'est pas la police ton souci, Lin.

Des gens bien plus dangereux te traqueront bient�t.

�coute-moi. Prends le vol de 18 h pour Nairobi.

De l�, va � Malindi, j'ai un ami l�-bas, Colin,

il t'aidera � changer d'identit�. Dis que Lisa t'envoie. Allez.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Ils vont arriver, Lin.

Vas-y et fais ce que j'ai dit. De suite.

Je m'en cogne. On a �t� intercept�s, vous ne comprenez pas ?

J'abandonne la mission.

Apr�s Ducroix, il faut �liminer son amante aussi, c'est le contrat.

Vous savez quoi ? Je t'emmerde, toi et ton contrat.

- Vous le connaissez ? - Non, je l'ai jamais vu avant �a.

On est arriv�s trop tard. Elle �tait l� il y a deux minutes, bordel.

On doit y aller.

- D�sol�. - C'est rien.

Oui ? Tim, je veux plus rien savoir, je veux me murger dans l'avion.

Avant �a, il faut que je te dise un truc.

Le macchab�e du flat de la tigresse �tait un mafieux local.

S�rement pour s'occuper d'une intruse.

�a explique tout. Mais j'en ai plus rien � foutre.

J'ai presque pu la sentir, je suis arriv� trop tard.

J'en ai ma claque de ce dossier.

Attends, j'ai une bonne nouvelle. Tu te souviens de Gilda Robbins ?

- Elle a lou� une auto, il y a peu. - Et ?

Il y a un GPS � bord. Je l'ai suivie quand elle est sortie de l'appart.

�a fait six heures que la bagnole est gar�e.

T'es un g�nie. Elle est o� ?

Vous vous �tes servi de moi.

Vraiment ? On a la voiture, on allait vous appeler.

- Vraiment ? - Je ne saisis pas.

Je crois que vous saisissez tr�s bien.

Vous l'avez localis�e gr�ce � moi et un homme � vous devait la buter.

Au revoir, M. McWilliam.

Je parie que tu as donn� l'ordre de la tuer en face de moi.

Tu m'as bien bais�, Wang Hua, mais elle t'a bien bais� aussi.

Rentrez chez vous si vous voulez �viter les ennuis.

Qui est-ce que tu crois menacer, trouduc ?

Va te faire mettre.

Mlle Riley ?

Mlle Riley ?

Les filles, me voil�.

- C'est quoi, �a ? - Une cr�ation � moi.

Je les ai baptis�s "les deux tigresses".

- Merci. - Merci. Il y a quoi, dedans ?

�a, c'est mon secret.

C'est un chic type.

Il m'a appris tout ce que je sais.

� propos, une chose m'�chappe encore.

Si la multinationale a commandit� le meurtre de Michel,

pourquoi vouloir m'�liminer aussi ?

Toi morte, la fianc�e aurait �t� la principale suspecte.

Tu �tais un �cran de fum�e, pour eux.

Si je n'avais pas �t� ton amie, tu m'aurais tu�e.

� dire vrai, j'ai failli le faire quand m�me.

Tu n'aurais jamais pu.

Vraiment ?

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