All language subtitles for The.Ballad.Of.Narayama.1983.720p.BluRay.x264-CiNEFiLE.FRE

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Original subtitles

LA BALLADE DE NARAYAMA

produit par Jiro TOMODA Goro KUSAKABE

d'après les nouvelles de Shichiro FUKAZAWA

image : Masaa TOCHIZAWA éclairage : Yasuo IWAKI

musique : Shinichiro IKEBE son : Senichi BENITANI

montage : Hajime OKAYASU décors : Hisao INAGAKI

Ken OGATA

Sumiko SAKAMOTO

Tonpei HIDARI Takejo AKI

Nijiko KIYOKAWA Mitsuko BAISHO

Norinei MIKI Ryutaro TATSUMI

écrit et réalisé par shohei IMAMURA

Qu'est-ce qui s'est passé dans "la nouvelle maison" ?

Pas grand-chose.

Comment va le vieux ?

Comme ci comme ça, paraît-il.

Tomé, apporte-moi des bûches.

Grand-mère, quel âge as-tu ?

Soixante-neuf ans.

Tu as de belles dents, bien solides.

Tu pourrais manger des pommes de pins et des pois durs

Je n'ai jamais mangé ces choses-là.

Grand-mère tu as trente-trois dents.

Idiot, je n'en ai que vingt-huit.

Tu ne sais compter que jusque-là. Tu en as plus que ça !

Késakichi, tais-toi et travaille.

Le vieux de "la maison du milieu",

sa chance est grande,

grande est sa chance

Le jour qu'il va à la montagne,

il neige à gros flocons

Il dort encore le puant ?

Risuké ?

Notre cheval a faim.

Es-tu allé à "la nouvelle maison", hier soir ?

On dit que tous les cadets du village

y passent pour baiser leur chienne.

Moi, je n'ai jamais fait ça.

Ces gens la traitent comme leur propre fille.

Le défunt chef de la lignée

a rossé à mort un gars qui a couché avec elle.

Moi, je n'y vais pas, je te dis.

Tu es un cadet, certes, mais tu es mon frère.

Si tu fais une telle bêtise, j'aurai honte.

Tu pues de la gueule ! Va-t'en et ne respire pas.

Dis donc, tonton Jinsaku !

Pourquoi cuire du riz blanc chez toi ?

Notre maman est mourante.

La vieille Okané ?

Maman, c'est du riz blanc qu'on a cuit.

Tonton...

Tu as jeté le nouveau-né dans notre rizière ?

Ça m'embête que tu aies fait ça.

Le nouveau-né ?

Ta femme avait le gros ventre, ça se voyait.

C'est pas vrai ce que tu dis.

Le bébé de ma bru, je l'ai enterré dans notre cimetière.

Quand ça ?

Il y a une dizaine de jours. Je l'y ai porté et enterré.

Celui que tu as vu doit venir de "la maison du milieu".

Là aussi, il y avait une femme enceinte.

Ça doit être ça.

C'est à votre tour de préparer le cercueil.

Maman va bientôt mourir. Je compte sur toi.

Dis, Tsuné !

C'est toi qui as laissé un nouveau-né dans notre rizière ?

Mais oui.

Dans la rizière du puant, il se décomposera plus vite.

Il faut me remercier.

J'ai pas besoin d'un tel engrais.

C'est peut-être ton frangin, ce gosse.

Il n'est pas de moi, en tout cas.

Dommage que ce n'était pas une fille.

Imbécile !

Tu as été laissé au bord d'un torrent.

Tu n'es qu'un cadet inutile.

Toi de même.

Tous les cadets ont le même sort.

Ce que tu pues !

Si j'ai encore un autre garçon, j'irai le jeter...

dans la rizière puante.

J'ai pas besoin de ton engrais, je te dis.

Tiens, vous êtes le marchand de sel.

Orin, ce que le temps passe. Ça fait un an déjà.

Vous avez eu une petite-fille entre-temps.

Mais vous savez, sa mère, la femme de mon fils...

Oui, j'en ai entendu parler. Quel malheur...

L'an dernier, juste après son accouchement,

en cueillant des marrons, elle est tombée de la falaise.

Montez. Prenez de l'eau chaude.

Où est ton fils Tatsuhei ?

Il doit être à la rizière.

En venant ici,

il me semble l'avoir aperçu dans la montagne de l'ouest.

Qui ? Tatsuhei ?

Nous étions loin l'un de l'autre. Je me trompe peut-être.

Orin, je suis venu aujourd'hui pour parler d'une chose.

C'est du sel !

Mais on n'est pas encore décidé pour la petite.

Ce n'est pas pour cela que je suis ici.

C'est Yonékichi du village d'en face qui vous offre ce sel.

Du village d'en face.

Je suis chargé de vous dire...

Au sujet d'une seconde épouse pour Tatsuhei...

Ton épouse viendra du village d'en face.

Elle s'appelle Tamayan

Elle est veuve depuis trois jours.

Elle viendra après son deuil.

Elle a trente-sept ans, huit ans plus jeune que toi.

Ça ne m'intéresse plus.

Le puant ne t'approche pas

Tu dois lui obéir quand il te demande de t'éloigner.

Késakichi est l'héritier. Il sera chef de famille un jour.

Ginyan de "la maison qu'y pleut"...

Tatsuhei...

Es-tu allé à la montagne de l'ouest ce matin ?

Non.

Le marchand de sel t'a aperçu.

Tu ressembles de plus en plus à ton père.

Tu crois qu'il a vu notre père ?

Il a disparu il y a trente ans. Il ne doit pas être vivant.

Le marchand a dû faire erreur.

Ne pleure pas.

Maman !

Tu ne sais vraiment pas pourquoi papa a disparu ?

Cette année-là, tu avais quinze ans, Risuké en avait cinq.

Une très mauvaise récolte.

J'ai dû vendre au marchand de sel une fille que je venais d'avoir.

La mère de ton père atteignait 69 ans, comme moi maintenant.

C'est à Narayama qu'il faut aller à cet âge-là

Avec tout ce qu'on subissait...

...ton père était fort déprimé.

Il n'a pas eu le courage de porter sa mère à la montagne.

Il faut avoir le respect de la loi.

On n'agit pas avec ses sentiments.

Pour lui, c'était au-dessus de ses forces, il s'est enfui.

Pour nous ça a été une honte.

Et toi, tu feras comme lui ?

Moi, je ne serai pas comme mon père.

Alors, c'est bien.

Ma bonne maman compte

dans un coin du cagibi

les trente-trois poils

qui ornent le bas de son ventre

Matsu...

- Combien de poils as-tu ? - Je n'en sais rien.

Alors je vais les compter.

Non, je ne veux pas.

Non, pas ici.

Oh, mes fougères !

Je m'en fous...

Plus tard,...

...j'en cueillerai pour toi deux fois plus.

Et aussi bien d'autres plantes.

Tout ce que tu voudras.

Je t'en donnerai beaucoup.

Tu verras.

Tu me fais mal.

Orin de "la maison de la souche"

dans un coin du cagibi

Elle a réuni trente-trois dents du diable

Tu viendras chez moi.

Tu pourras compter combien de dents a ma mère.

Je ne faisais pas attention.

Je n'ai fait que répéter ce que ton fils chantait.

- Késakichi chante ça ? - Oui, bien sûr.

Qui est là ? Venez à mon secours !

Mon fils est un démon.

Il ne me donne pas à manger.

Il veut me laisser mourir de faim.

Qui est là ?

Papa...

C'est Tatsuhei de "la maison de la souche".

Ah, c'est toi.

Je l'ai surpris en train de tuer un coq.

Ce n'est pas la première fois.

Cet hiver, je vais le porter à la montagne.

Il aura l'âge.

Ta mère aussi, c'est bientôt son tour.

Orin de "la maison de la souche"

dans un coin du cagibi

elle a réuni trente-trois dents du diable

Les dents de ta grand-mère sont-elles du diable ?

Toi qui as été si gâté par elle.

Comment peux tu chanter ainsi ?

Salaud !

Tu n'auras pas à bouffer !

Tu as bien de la chance, Orin.

Pourquoi tu dis ça ?

Je voudrais vivre encore un peu.

C'est une honte pour moi d'avoir une aussi bonne santé.

Je ne fais que manger.

J'aimerais aller à la montagne.

Je ne veux pas mourir dans mon lit...

...et me faire enterrer je ne sais où.

Ça ne changera rien.

En tous cas, notre âme ira à la montagne.

- On se rencontrera là-haut. - On se reverra ?

C'est sûr. Ton mari t'y attend également.

Quant au mien, je n'en sais rien.

Où a-t-il pu partir ton mari,...

...en laissant son fusil dans les montagnes de l'ouest ?

Il a dû mourir depuis le temps.

Ce qu'il était joueur et courait après les filles.

Mais tout compte fait, c'était un brave type.

Ça, tu as raison.

Il était toujours amoureux de toi.

Je n'en sais rien.

Tu as dû passer des moments difficiles.

Surtout, j'ai eu honte devant les villageois.

Okané est mourante.

Pour quand, crois-tu ?

Demain ou après demain, d'après son état.

Dans deux mois, tu auras la femme du village d'en face.

Tu seras soulagée.

Ecoutez-moi !

On n'a pas besoin d'une autre femme.

Moi, je vais me marier.

Ma femme pourra bien s'occuper de la petite.

Que dis-tu ?

S'il y a deux bouches de plus, on ne s'en sortira pas.

Petit idiot ! Toi, ne bouffe pas !

Lui, il va épouser Matsu de "la maison où il pleut".

Boucle-la, crétin !

Est-il trop grand ?

Ça ira, un chat gonfle après sa mort.

C'est un très beau cercueil.

Comment va Okané ?

Elle vient de mourir.

Alors, dépêchons-nous.

Maman... tu es toujours vivante ?

Je suis rétablie depuis que j'ai mangé du riz blanc.

C'est du riz blanc !

Allez-vous-en.

Imbécile !

Il n'y rien à faire avec eux.

Cet automne, il n'y a pas de bonne récolte.

Il y a beaucoup de chiendent déjà.

C'est pour la fête que vous êtes venue ?

C'est la maison de Tatsuhei ici ?

Es-tu Tamayan, du village d'en face ?

Chez nous aussi c'est la fête, mais on m'a conseillé de partir tôt...

...pour bien manger ici.

Je suis partie cette nuit.

Tu as bien fait. Tu dois avoir faim.

Viens, entre vite.

Pourquoi es-tu restée sur la souche ?

Tu aurais dû entrer dans la maison.

J'étais gênée d'être venue toute seule.

Mon frère devait m'accompagner. Il était ivre-mort à la fête.

Le marchand de sel m'a dit du bien de toi.

Si j'avais su, je serais allée te chercher.

Je t'aurais alors ramenée sur mon dos.

J'ai déjà prévenu le marchand de sel.

Je partirai bientôt à la montagne.

Tu auras encore bien le temps d'y songer.

Mais non...

En m'y rendant tôt, le dieu de là-haut me félicitera.

Ces truites, c'est moi qui les ai attrapées.

Sais-tu pêcher les truites ?

Dans le village, personne ne peut en attraper autant que moi.

Moi, je sais où en trouver.

Je t'y emmènerai un jour.

Mange tout ça. J'en ai encore beaucoup.

Je vais chercher Tatsuhei.

Ne sois pas gênée. Continue de manger.

Rien que deux dents.

Risuké, tu ne le diras à personne.

Qu'as tu trouvé ? Donne-moi ça.

Je te dis que c'est rien.

Le puant !

Ce que tu pues !

Toi aussi, tu es un cadet.

Ne te moque pas de moi. Je suis ton oncle.

Salaud !

Tu as tout le temps, mange bien.

Je vais chercher Tatsuhei.

Je suis à l'âge d'aller à la montagne.

Je n'ai plus de bonnes dents.

Dressez le poteau !

Tatsu de la souche a bien de la chance

Il se marie dix mois et dix jours

après la mort de son épouse

Késakichi !

Où est Tatsuhei ?

Ne lâchez pas.

Jinsaku !

Quelle horreur !

Elle ne te lâchera pas si elle te mord.

Orin de la souche

dans un coin du cagibi

elle a réuni trente-trois dents du diable

Takeyan, ma chère

une femme est venue te remplacer.

auprès de mon fils Tatsuhei

Elle s'appelle Tamayan

Elle est trop grande et pas jolie

mais c'est...

...une bonne épouse

Takeyan, ma chère

la fête est finie maintenant

Tu vas te reposer

dans la montagne

Il ne faut pas nous en vouloir

Que c'est bon.

C'est mieux qu'avant.

- Le maître a bougé - Le maître ?

Il t'envoie ses salutations.

Shiro, sois gentille.

Ne bouge pas !

Oeï !

Ecoute-moi bien.

Dis, la vipère est grillée.

Notre maison est maudite.

Une malédiction nous encourt.

A la place de la niche,

il y avait une grange autrefois.

C'est là que notre chef défunt a abattu avec un tronc d'arbre...

...un cadet du village y pénétrant en cachette,...

...pour coucher avec sa fille.

Si je suis tombé malade,...

...si je ne peux pas aller à Narayama,...

...c'est à cause de la malédiction

jetée par le jeune cadet tué par mon père.

Après ma mort,...

...tu coucheras avec tous les cadets du village.

Tour à tour, chacun une nuit.

- Chacun une nuit ? - C'est bien ça.

Ensuite, adresse-toi au dieu de la maison, et prie-le.

Demande à ces types aussi de prier...

...le dieu de notre maison.

Sans ça, la malédiction...

...pèsera toujours sur notre maison.

Je t'en prie...

Tu rachèteras le crime.

Je compte sur toi.

J'ai bien compris.

Sois sans crainte.

Père, sois courageux !

Je réparerai ce crime.

C'est pas vrai !

Si, c'est vrai !

De qui as-tu appris tout ça ?

C'est le testament du vieux de "la nouvelle maison".

A qui a-t-il dit ça ?

A sa fille, Oeï, bien sûr.

Comment tu le sais, alors ?

C'est que...

...en passant par là, je l'ai entendu.

Le puant, tu es allé t'envoyer leur chienne hier soir.

C'est faux, j'ai jamais fait ça !

Il a perdu la tête.

Il pue tant que Shiro n'a pas voulu de lui, et ça l'a rendu fou.

Il est fou, complètement fou.

Salauds !

Tout le monde se moque de moi.

Dieu de la montagne...

...débarrassez moi de cette odeur.

Et puis, que le père d'Oeï meure vite.

Encore tes cachotteries.

Je suis au courant de ce que tu as fait hier soir.

Que je vous ai regardé par le trou ?

Tu nous a espionnés ?

C'est à propos des dents de maman ?

Comment ça ?

Elle a interdit que j'en parle.

Moi, je te parle de Shiro !

Tu sais quoi sur les dents de maman ?

Elle ne les a pas cassées en tombant ?

Je te donnerai une de ces leçons.

Tu ne fais que des bêtises.

Maman !

J'aimais bien tes dents, solides comme des pierres.

Ton frère ressemble beaucoup à son père.

Il frappe sitôt qu'il est en colère.

Est-ce que papa te donnait des coups ?

Un homme timide lève tout de suite la main.

- Ça ne pue pas ? - Non, pas du tout.

Mon frère non plus n'a jamais dit que je puais.

C'est comme une balançoire.

Tiens, la pluie...

Elle est sortie !

On dirait que mon ventre a bien grossi.

- C'est pour quand ? - L'année prochaine.

Le bébé,...

...moi-même,...

...mon père,...

...ma grand-mère.

Pour elle,...

...ce bébé sera un souriceau.

Pourquoi un souriceau ?

On commence trop jeune, comme les souris.

Orin ne sera pas contente d'avoir un arrière-petit-enfant si tôt.

Tant pis !

Dès demain, tu vivras chez nous. - Vraiment ?

Dès ce soir, chacun un bol, il faut le dire.

Tu as raison.

Tu sais très bien faire l'amour,...

...mais tu ne connais rien à l'allumage d'un feu.

Tu es très gentille...

Ce n'est rien. Il en reste trop là bas.

Tu ne recommenceras pas !

Pourquoi l'as-tu épargnée ?

Tu as sans doute raison.

C'est ennuyeux d'avoir un souriceau.

Disons qu'il viendra pour me remplacer ici.

Je suis prête à l'accepter.

Je vais dormir.

On demandera pardon au dieu de Narayama !

On demandera pardon ai dieu de Narayama.

- Où est Tatsu ? Et Késa ? - Ils sont partis.

- Où ça ? - A "la maison où il pleut".

C'est chez toi. Reste ici et garde la petite.

J'allais m'endormir.

Soudain, j'ai entendu du bruit dehors.

J'ai attrapé ce type qui allait voler...

...le sac de pois que j'avais récolté recemment.

Selon la coutume, il doit faire amende honorable...

...au dieu de Narayama.

Allons, fouillons sa maison.

Ça y est, j'ai trouvé !

Tu es sûr qu'il n'y a plus rien ?

Oui, c'est tout.

Vous vous rendez compte ?

Leur champ n'en donnerait même pas la moitié.

Ça m'étonnait que j'en récolte si peu.

Ces patates ont été arrachées très tôt.

Son père a fait la même chose.

Pardonnez-moi. Notre famille est si nombreuse.

Qui a fait tous ces gosses comme une bête ?

J'ai eu tort, j'en ai honte.

Késakichi ! Aie pitié de nous.

Notre fille t'épouse, n'est-ce pas ?

Ça n'a aucun rapport !

Tout le monde mène une vie difficile.

C'est une famille de voleurs.

Ce n'est pas la première fois qu'ils font ça.

On ne voit pas Oeï.

Cette fois-ci, il faut les punir autrement.

Le père d'Oeï est mort tout à l'heure.

Allez, il n'y a qu'à partager ce qu'ils nous ont volé.

Plus on en mange, plus il y en a m'a-t-on dit.

Si c'était vrai, pourquoi cultiver des pois dans les champs ?

Que veux-tu dire ?

On n'aurait qu'à laisser cuire, il y en aurait toujours.

Tu as raison.

Elle n'est pas venue pour épouser Késakichi.

Elle a dû être chassée de chez elle.

Elle doit être enceinte de cinq mois.

Elle mange pour deux.

Est-ce qu'on arrivera à se nourrir durant cet hiver ?

On ne peut pas laisser ces gens-là comme ils sont.

Il faut agir vite pour pouvoir dormir tranquille.

Sinon, ils recommenceront.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

On va se réunir chez Teru,...

...pour en discuter.

Je vais d'abord avertir les autres.

Merci de te donner cette peine.

Ce soir, il faut...

...prendre une décision.

Si on doit exterminer cette famille,...

...on ne pourra pas laisser Matsu à part.

Tu devrais t'y préparer.

Mais elle est chez nous comme bru.

- Le bébé sera de notre sang. - Est-ce une raison qui compte ?

Non, pas du tout.

Comme on dit,...

...tu commences à ressembler à ton père.

Qui a osé dire que je ressemblais à mon père ?

Discute bien de tout ça avec Orin.

On va faire un jeu tout à l'heure.

Idiot !

Voilà, on en fait trois lots.

D'accord ?

Il y en aura un qui sera perdant.

Pas de réclamation !

Ça y est !

Je les emporte.

J'en ai davantage.

Je suis désolé.

Ce serait bien que ce soit une fille, notre enfant.

Une fille, on n'est pas obligé de la tuer, on peut la vendre.

Matsu !

Chez toi ils n'auront rien à manger ce soir.

Apporte-les-leur.

Tu n'as qu'à rester là-bas pour t'occuper des tiens.

Ça y est, c'est bien cuit.

Tatsuhei !

Risuké !

Tu resteras ici.

- Pourquoi ? - Pour rien.

C'est bon ?

Non ! Lâchez-moi !

Attendez ! Matsu !

Attendez ! Ecoutez-moi !

Arrêtez !

Salauds !

Matsu est enceinte. Elle porte mon enfant.

Allons-nous-en !

Grand-mère...

qu'est-il arrivé à "la maison où il pleut" ?

Où est Matsu ?

Tais-toi.

Ne parle plus jamais de cette maison.

Va te coucher.

Viens ici et chauffe-toi.

Grand-mère...

...tu nous a trompés.

Késakichi !

Tu as renvoyé Matsu chez elle.

Pourquoi ?

Pourquoi as-tu fait ça ?

C'est toi qui l'as tuée !

La salope !

La diablesse !

Maman...

...pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?

Cet hiver,...

...j'irai à la montagne.

Ma mère y est allée.

Me belle-mère également.

Moi aussi, je dois y aller.

C'est très dur de vivre ici.

Je reverrai Matsu à la montagne.

Quand je la verrai...

Ne t'en fais pas. On a une bouche de moins.

Le bébé n'est plus là. On s'en tirera cet hiver.

On aura vite un autre souriceau.

Même par grand froid,

on ne met pas de vêtement doublé d'ouate...

on ne peut pas vous en couvrir.

C'est ailleurs qu'on doit prier, imbécile.

Tu prieras le dieu de la maison.

Grouille-toi.

Mets-toi tout nu.

Monte sur moi, vite !

Mais non, c'est pas là.

Ça y est. Allez, secoue tes hanches.

Comme c'est bon !

Je jouis !

Avant-hier, c'était Katsuzo, et puis hier, c'était Gen.

Elle fait sa tournée d'ouest en est.

Ce sera mon tour ce soir !

Ce sera formidable !

La voila !

Cette putain d'Oeï !

Le pauvre puant !

Elle n'a pas voulu de toi, bien fait !

Toi, ton épouse a été tuée. Tu n'auras plus de femme.

Celle qui veut être ma femme,...

...voilà, elle est déjà là.

Tu ris, toi aussi.

Tu te moques de moi !

Sale bête !

Je suis à bout de patience.

Espèce de crétin !

On m'a dit qu'Oeï avait sauté ton tour.

Je m'en fiche de tout ça.

Tu ne dois pas perdre la tête.

Je m'en occuperai.

Je te donnerai une chance.

Oeï viendra-t-elle me chercher ?

Non, pas cette garce là.

Ce sera juste pour une nuit. Pas plus que ça.

Quand ça ?

Très bientôt.

Maintenant, calme-toi.

Faut pas saccager le champ, ni battre notre cheval.

Une seule nuit, compris ?

Accepte ce que je t'ai demandé hier soir.

Supporte-le une nuit.

Qu'est-ce qu'on deviendra s'il tue le cheval ?

Cet hiver, ça va déjà être assez dur.

J'ai peur qu'il saccage la rizière.

Je t'en prie, couche avec lui, juste une fois.

On n'a même pas de patates pour lui payer une fille.

Qui a perdu ces patates au jeu ?

Je sais que ça ne te plaît pas, mais accepte...

Ça va ! Il suffit de me le dire une fois !

Risuké ne travaille plus,...

...depuis que tu l'as exclu de la tournée.

Son odeur te dégoûte.

Mais je te prie de le supporter une nuit.

Je suis désolée, mais je ne pourrai pas.

J'en mourrais.

Tu dois suivre le testament de ton père.

A-t-il dit de laisser mon fils de côté ?

Je suis allée sur sa tombe ce matin.

Je lui ai demandé son accord.

Soudain, j'ai vu apparaître un grand papillon,...

...malgré ce temps d'automne.

Ton père est devenu papillon ?

Il volait, ça et là, l'air très heureux.

Je suis rentrée, rassurée.

Je n'ai pas d'odorat, ou très peu.

Donc, son odeur ne me gênera pas.

Pourras-tu accepter alors ?

Je n'ai aucune raison de te dire non.

Je ne l'ai pas utilisé depuis le temps.

Pourrai-je encore faire ça ?

Ne t'inquiète pas. Il n'a pas d'expérience.

Il ne verra pas la différence.

Je pars demain à Narayama.

J'invite ce soir ceux qui y sont déjà allés.

C'est encore trop tôt.

Avertis-les vite.

Maman !

Va vite les prévenir tous,...

...avant qu'ils ne partent au travail.

Je viens d'apercevoir ton mari.

Où ça ?

Dans le pré de la montagne de l'ouest, je l'ai vu passer.

Je vais appeler tout le monde.

C'est toi, Rihei ?

Est-ce que c'est son esprit ?

Même si son esprit revient après tant d'années,...

...je ne le pardonnerai pas.

Tu n'as qu'à rôder ça et là.

Moi, je vais à la montagne.

Je ne t'y accueillerai pas.

A quinze ans, je suis allé à la chasse avec papa.

Je l'ai tué ici au retour.

Je lui avais dit après réflexion,...

...qu'il valait mieux porter sa mère à la montagne.

Il s'était mis en colère, disant que je ne comprenais rien.

On s'est disputés, on s'est battus.

Je l'ai abattu avec son fusil,...

...et je l'ai enterré par ici.

J'aimais bien ton père,...

...mais tout le village se moquait de lui.

Ce n'est pas toi, mais le dieu de la montagne qui l'a tué.

N'en parle plus jamais à personne.

Baisse le feu à présent.

Quand tu auras fini ça, apporte le pot de saké.

N'oublie pas de bien essuyer le fond.

C'est un peu tôt, mais prends ton bain maintenant.

Tomé, tu peux arrêter.

Viens avec moi.

Que tu es habile !

Dans la journée, tu peux voir des truites nager.

Si tu t'approches de l'eau, elles se cachent sous un rocher.

Tu retiens bien le lieu, et la nuit, tu y glisses la main.

Cette fois, c'est ton tour.

Tatsuhei t'a demandé de prêter ton corps une nuit à son frère.

Il ne faut pas faire ça.

Tu dois lui dire non carrément.

Vas-y. Passe la main dessous.

J'en ai attrapé une !

Tu vois, c'est très bien.

Je n'ai plus rien à t'apprendre. Tu sais tout.

Ne parle à,personne de cet endroit.

Tu viendras toujours seule.

Le pèlerinage à la montagne est pénible.

Nous apprécions votre courage.

Excellent saké.

Orin, cette préparation...

...est vraiment digne de toi.

Il faut respecter les règles du pèlerinage.

L'une d'elles est : en chemin, il est interdit d'échanger un mot.

Une autre est : il faut quitter la maison...

...sans être aperçu de personne.

Le chemin à prendre :

contourner le mont et passer sous les houx.

Après la pente de la troisième montagne, il y a un étang.

Contourner trois fois l'étang et grimper une pente.

Continuer à avancer et longer la vallée.

Deux lieues et demi après,...

...passer par sept tournants.

Ce sentier est nommé les sept vallées.

Après l'avoir franchi,...

...vous arrivez à Narayama.

Là, il n'y a plus vraiment de chemin.

Grimpez, grimpez, et le dieu vous attendra.

Sur le chemin du retour,...

...il ne faut jamais se retourner.

Si ça te déplaît d'aller jusqu'au bout,...

...tu pourras t'arrêter avant le sommet.

C'est une chose qu'on ne peut dire qu'en cachette.

Je te l'ai dite quand même.

Il peut encore servir.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il a coupé la corde avec ses dents.

Quelle honte !

Tu es indigne de paraître devant le dieu.

Veux-tu briser tes liens avec le dieu et avec ton fils ?

Allons, rentre chez toi.

Qu'il est stupide !

Qu'est-ce que c'est ?

Les dents d'un lapin, ça porte bonheur.

Est-elle rentrée ?

Maman, tu es fatiguée ?

Non, je n'en veux pas. Et toi ?

Tous nos ancêtres...

...sont passés ici, depuis toujours,...

...pour aller à la montagne.

Des centaines et des milliers de personnes,...

...peut-être plus.

Dans vingt-cinq ans,...

...j'irai à la montagne porté sur le dos de mon fils.

Vingt-cinq ans après,...

...ce sera son tour.

Il n'y a rien à faire.

Est-ce vrai que là-haut,...

le dieu de la montagne nous attend ?

S'il existe vraiment,...

...qu'il fasse neiger, comme dit la chanson !

J'ai tué mon père,...

...et je tue ma mère.

Lâche- moi !

Père !

Va à la montagne !

Il neige !

C'est la neige.

Maman !

Il commence à neiger.

Tu dois avoir froid.

Tu as de la chance, car il neige...

...le jour de ton pèlerinage.

C'est vrai qu'il neige.

Il faisait si froid.

Il commençait à neiger.

Quelle chance.

Tu dois avoir faim.

Qu'est-ce que tu as ?

Elle a de la chance notre grand-mère.

C'est comme ce que dit la chanson.

Ça sent vraiment bon.

A partir de ce soir,...

...elle mange ici.

Si froid qu'il fasse,

le vêtement doublé d'ouate,

on ne peut pas vous en couvrir.

Si dur que ce soit à Narayama,

quand il neige beaucoup,

vous êtes plus heureux

Sous-titres : Georges

©Toei Company Ltd 1983 I.D.E.

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