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LES COCHONNES DE MAMAN - MCMLXXIV
Viens donc nager, George !
Et si tu la fermais ?
T'aimes bien taquiner !
Quoi ? T'as peur de pas pouvoir résister ?
Ou t'as peur que Maman t'attrape !
J'ai pas peur de Maman, t'entends ?
Ouais George, t'as pas peur de Maman
et tu veux pas me voir me déshabiller !
Pauvre George, vivre avec quatre femmes,
ça doit ĂȘtre dur !
Tu l'auras voulu, Becky.
- Tu fais quoi, George ? - Rien.
- T'es pas censé faire ça. - Ouais.
Je sais.
Maman t'a demandé de pas jouer avec nous.
Ouais, hé bien... Maman est pas là ce soir.
Et je te vois pas te dégager.
George, t'es si vulgaire.
Pas étonnant que Maman te fasse dormir dans ta propre chambre.
ArrĂȘte de mater, George.
- Quoi ? Je te rends nerveuse ? - Ouais.
C'est toi qui me rend... nerveux et contrarié.
C'est pas ma faute.
Tu me taquines et me tourmentes depuis plus d'un an.
Depuis le premier jour oĂč j'ai Ă©pousĂ© ta mĂšre.
Moi ? Je te taquine, George ?
T'es maligne !
Tu rends fou les mecs Et tu croises les jambes.
Faut que t'apprennes qu'on ne joue pas avec un homme.
Tu vas faire quoi ? Me violer ?
Ton vrai souci est que t'as besoin d'un homme, un vrai !
Moi, j'en connais pas. Et toi ?
Allez, arrĂȘte !
Pas question.
ArrĂȘte ça !
ArrĂȘte, garce, tu me rends fou ! Allez, ne lutte pas !
George !
Maman, je te... Je m'attendais pas Ă ...
Je t'avais dit de foutre la paix Ă mes filles !
Non, Maman, je te jure que...
T'es dégoûtant !
Il t'a fait mal, chérie ?
Non, t'es arrivée à temps, il allait me violer !
- Maman, j'allais juste... - Je te plaque, George.
Je vais te faire arrĂȘter pour avoir molestĂ© une enfant.
Maman, ne fais pas ça, je ferai tout ce que tu veux.
T'avais promis de ne jamais toucher mes filles.
Viens dans ma chambre, j'ai besoin de toi.
Y a qu'une chose Ă faire cette fois.
Une confession totale par écrit.
Ok, ok, Maman, tout ce que tu veux.
Et aprĂšs avoir commis ces horribles crimes
sur une jeune fille de 19 ans et devoir subir la mise Ă nu
humiliante de mes actes, j'ai réalisé...
que je ne peux plus continuer ainsi.
Ăcris, George.
Je réalise que je ne peux plus continuer ainsi
et je choisis ce chemin
à cause de mes péchés.
Signe.
Alors, George ? Tu ne te sens pas mieux ?
Becky, donne un verre Ă George.
Ok, Maman.
- Il faut y aller. - Pourquoi se presser ?
Maman t'a dit de rentrer pour minuit.
- Je serai rentrée avant. - à minuit. Pas avant.
Maman ne m'a rien dit, mais c'est toi.
- Je suis ta sĆur. - Ma demi-sĆur.
Ok mais Maman a dit que tu devais m'obéir.
J'aimerais bien savoir ce qui se passe.
Ce qui veut dire ?
Que tu essaies de te débarrasser de moi ?
Pourquoi pas ? Je croyais que t'aimais les films.
En effet mais ce sera terminé pour 21H00.
Alors, recommence. Allez, je te conduis.
George ?
Non, Becky.
Non.
Non.
J'y crois pas. Je peux pas y croire.
- C'était un sale tour. - J'ai été idiote.
J'ai gùché un an de ma vie sur ce type.
On n'en a tiré que 500$.
Je le prenais pour le proprio et il était juste locataire.
Que va t-on faire, maman ?
T'as entendu l'avocat ?
Y a Ă peine assez de fric pour payer les dettes.
Il nous reste que la caisse.
C'est super mais que va t-on faire ?
Déménager vers le Nord.
Avec de la chance, je trouverai un nouveau mari.
Quelqu'un qui EST propriétaire.
On pourrait m'en trouver un également ?
Moi, je me fous qu'il soit propriétaire.
Je pensais comme ça à 21 ans, Addie.
Je voulais juste un homme.
J'ai appris qu'un homme repart aussi vite qu'il est venu.
Sauf s'il est proprio.
Et quand c'est le cas, assurez-vous de récupérer sa propriété.
Un homme n'est qu'un homme, la propriété est la sécurité.
Compris ?
- Oui, maman. - Bien sûr, Maman.
Bien !
Ăa ne sert Ă rien.
Elle doit vraiment ĂȘtre gĂ©niale.
Combien de fois dois-je te le dire, Charity, y a personne d'autre !
- Pourquoi tu veux divorcer ? - Parce que je m'emmerde.
Ce sont les seuls sentiments que j'ai.
Ăa sert Ă rien de discuter.
Non, ça sert à rien, Roy.
Je me fous du nombre de filles que tu t'es tapé. Je te laisserai jamais partir.
T'auras qu'un seul sentiment de ma part, alors.
La haine.
C'est mieux que rien !
Putain de flic !
Vous allez oĂč, mesdames ? Un concours de beautĂ© ?
En fait, Mr l'agent,
on ne connaĂźt pas vraiment vos lois par ici.
Je passe pour cette fois.
- Merci. - Si vous restez dans le coin...
- vous restez dans le coin ? - Maman, restons ici.
On a roulé toute la journée, on pourrait rester à ...
Willen ! Pas vraiment une ville mais
y a une station thermale vers la route lĂ -bas.
- On y loue des chambres. - Merci, Mr l'agent.
Collins. Roy Collins. C'est moi le shérif, par ici.
Vous devriez m'écouter, Mr Stritch.
Je te le redis, je veux pas de clodos dans ma propriété.
On devrait discuter.
Des clients. Dégage de là avant que j'appelle le shérif.
Bienvenue, Mesdames.
- Des chambres de libre ? - Oui, Madame.
Y en a plein. Vous voulez vous enregistrer ?
Ok.
Ă votre droite, Mesdames.
- Vous restez longtemps ? - Juste la nuit.
Dommage. Hors saison, de jolies filles agrémenteraient les lieux.
Depuis la mort de ma femme Jenny, je me sens bien seul.
DrĂŽle de coĂŻncidence ! Je suis aussi veuve depuis peu.
Désolé de l'entendre, Madame.
OĂč vous dirigez-vous, vous et vos filles ?
Je ne sais pas, vers le Nord, peut-ĂȘtre.
Votre mari vous a laissé ce qu'il fallait apparemment.
Ouais, George était trÚs riche.
Ăcoutez, si vous n'allez nulle part en particulier,
restez quelques jours. Conduire est fatiguant.
Je suis fatiguée mais...
je ne sais... rester dans un tel endroit...
c'est probablement cher et je manque de liquide.
Le domaine n'a pas encore été clos, vous voyez.
Ne vous préoccupez pas pour l'argent,
je ne suis pas pauvre moi-mĂȘme.
Vraiment ?
Je suis propriétaire de tout ce terrain, vous voyez.
Un... propriétaire !
Vous appréciez la valeur d'un bien, Mme...
Love !
Appelez-moi Maman, comme tout le monde !
Maman Love ! C'est mignon !
Harold ? J'ai ce lourd cùble que t'as demandé.
- Merci, tu peux le déposer ? - Pas de souci.
Salut.
- Paul Carruthers. - Cindy Love.
Vous résidez au motel ?
Non, je bosse Ă la quincaillerie un peu plus loin.
Vous restez... dans le coin ?
Je suppose.
Quand je demande Ă Maman si on va rester, elle dit:
"Restons un jour de plus et on verra ce qui se passera".
Qu'est-ce qui se passera ?
Je ne sais pas.
Si je... si vous restez dans les environs,
je vous reverrai peut-ĂȘtre.
Cindy Love !
Vous faites quoi, Willy ?
Mr Stritch me permet de mâentraĂźner pendant mes jours de repos.
C'était un camp d'entraßnement pour boxeurs avant.
- Vous boxez ? - Non.
J'ai rien d'autre Ă faire.
- Vous aimez les filles ? - Ouais.
Elles... elles m'aiment pas !
Je vous aime bien, moi, Willy.
Ah bon ?
Vous ĂȘtes si fort et costaud.
Je pensais mĂȘme pas que vous m'auriez remarquĂ©.
Vous remarquer ?
Je ne fais que vous voir depuis une semaine.
Sans dec' ?
Ouais. Vous me porterez peut-ĂȘtre un peu d'attention maintenant ?
Non.
Allons dans la chambre.
Non, Harold.
On n'est mĂȘme pas mariĂ©s.
- Qu'avez-vous dit ? - J'ai dit...
qu'on est mĂȘme pas mariĂ©s.
Pas besoin de se presser.
Vous devez vous plaire ici, les filles ?
C'est un endroit comme un autre.
Vous allez rester ?
Tout dépend de Maman.
- Vous faites toujours ce que dit Maman ? - Toujours !
Une grande fille comme vous ?
On est toutes encore petites pour Maman !
Regardez bien.
Comme vous le faites ?
Ouais.
Addie ?
Trouve ta sĆur, rĂ©union de famille.
Ok ?
- Ă bientĂŽt. - J'espĂšre.
Je t'ai dit que je voulais pas vous voir fureter dans le coin.
Votre conscience vous rend coupable ?
Pas moi, le jury a arrangé ça avec le légiste.
Ils ne savent que ce que vous leur avez dit.
Juste ce qui s'est passé.
Bien sûr, Harold. Les accidents, ça arrive.
Et l'offre de Harold est
que nous restions toutes ici en temps qu'invitées.
- Sans payer ? - Il parle de mariage.
Bravo, Maman frappe Ă nouveau.
Faites gaffe les filles car
ce sera bientÎt la propriété de Maman.
Mr Stritch, écoutez-moi.
Ok, qu'as-tu en tĂȘte ?
Vous et moi, on a un secret.
Quel genre de secret ?
Au sujet de votre défunte épouse. Jenny ? Je l'ai vu se noyer.
Vraiment ?
Ouais.
Je vous ai vu ce jour-lĂ sur le lac dans une barque.
Elle était fatiguée et a essayé de monter dedans.
Et je vous ai vu la pousser avec la rame.
Mais... j'ai tout vu, Harold !
J'ai rien dit Ă personne car je me suis dit
que vous et moi, on pourrait faire affaire.
OĂč Ă©tais-tu ?
Je dormais dans les mauvaises herbes... vous voyez.
La nuit précédente. Et j'ai entendu ce grand plouf
et je me suis réveillé malgré ma gueule de bois.
Ok, ok, Ronny. Tu veux quoi ?
Merde, je suis qu'un clodo.
J'accepte tout ce que vous me donnerez.
Va à la maison. Marché conclu !
Ok, je prends une photo.
Ok, ne bougez plus.
Ok, allez, embrassez-vous.
Maman, allons direct à la meilleur partie de la cérémonie.
Il va falloir que tu me fasses de la place.
Prends un tiroir, chérie.
Ouais.
Ăa va vous plaire ici, les filles.
Des tas de choses Ă faire, randonner dans les collines,
- nager. - Quel genre de nage ?
Y a un lac Ă 3 kms.
Ma défunte épouse, que Dieu la bénisse,
et moi allions toujours nager avant le dĂźner.
Faire quelques brasses, c'est trĂšs revigorant !
Nous verrons.
Cindy, débarrasse la table et ne casse rien !
Oui, Maman.
Je ferai amener de la porcelaine de Chine rare
dĂšs que le domaine sera clos.
De la porcelaine de Chine !
J'adore ça !
Ce sera quand, chérie ?
J'appelle l'avocat dans l'Est. Ăa prendra une semaine.
Que vas-tu faire de tout cet argent, Maman ?
J'en prendrai la moitié
et j'ouvrirai un fonds en fidéicommis pour vous.
Il faut donner aux enfants.
Je sais pas ce que je ferai avec l'autre moitié.
Je vais décider avec mon domaine
de refaire un nouveau testament et laisser tout ce bazar...
Ă ma nouvelle femme.
Harold, quelle générosité !
Et je crois que je vais faire la mĂȘme chose.
Je vais faire de toi mon héritier.
Les filles, votre Maman est vraiment une bonne
et magnifique personne.
Les gens disent ça de notre mÚre depuis un sacré bail.
Mon avocat va s'occuper des deux testaments.
Parfait, ne perdons pas de temps.
On ne sait pas ce qui peut nous arriver demain.
Exactement ce que je pensais.
Ouais.
J'ai parlé de toi à ma famille.
Ils veulent te rencontrer. Cindy, non. Ils sont super.
Ok.
Je dois y aller.
J'ai pas appelé la police.
- En effet mais Danny, oui. - Il voulait quoi des flics ?
Un flic. Moi !
Je te veux pas dans le coin, la propriété est privée.
Me poussez pas trop.
Votre femme est morte officiellement mais j'ai l'affaire en tĂȘte.
- Ce qui veut dire ? - Elle vous a laissé un motel.
Elle a laissé ses bijoux à l'église en bas de la route.
Et alors ?
Bizarre qu'on n'ait jamais retrouvé ses bijoux.
Vous ĂȘtes quoi ? Un Sherlock Holmes ?
Allez pécher dans un autre étang, shérif !
Je vais le faire. Harold !
Là , je vais présenter mes respects à Addie.
Des objections ?
CIGARES DE LUXE
Tu l'aimes ?
Plus du tout !
Pourquoi tu ne la quittes pas ?
Je crois que... Charity ne veut pas divorcer.
D'accord.
Et toi, tu m'épouserais si tu pouvais ?
Ouais.
Je le ferais.
Mais ça ne nous servira à rien.
Elle ne me lĂąchera jamais.
T'es sûr ?
J'ai tout essayé, chérie. Tout.
Tout ?
Elle n'a que moi.
Moi, je n'ai QUE toi !
Je sais pas quoi faire.
T'inquiĂšte pas.
On trouvera une solution.
Y a toujours un moyen de se sortir d'un mariage !
Tu veux bien me le chercher, je dois tenir ça.
Bien sûr.
Maman !
Tu aurais pu ĂȘtre tuĂ©e, dĂ©solĂ©, mon Dieu !
Désolé, je ne sais pas....
Je veux que tu laves mes bas tout de suite.
Maman m'a dit d'abord de nettoyer les chambres.
- Fais ce que je te dis. - Non.
Bon Dieu !
Cindy !
Je t'aurai !
Harold, la voiture ne démarre pas !
Tu peux pousser ?
- Qu'y a t-il ? - Je sais pas.
Le bouchon de vapeur sans doute. Donne-moi un coup de main.
T'es au point mort ?
Cette saloperie de boĂźte de vitesses m'intrigue Ă chaque fois.
Ok.
Démarre en premiÚre !
- Oh, Harold. - Nom de Dieu !
- Je suis désolée. - T'es dangereuse !
- Je voulais pas... - Tu devrais ĂȘtre plus prudente.
- Désolée. - T'as failli me tuer.
Je suis désolée, j'ai...
Le prend pas comme ça. Ăa va aller.
Nom de Dieu !
- Devinez ce que j'ai. - Quoi ?
- Un nouveau maillot de bain. - Ouais ?
Vous devriez le voir. Vous allez baver en le voyant.
Ouais.
Vous voulez venir dans ma chambre ? Je vous le montrerai.
Vous ĂȘtes belle, Becky.
Pervers, pervers. On ne touche pas !
Je peux toucher le tissu ?
Ouais, ok, va pour le tissu.
Willy, arrĂȘtez. Willy !
Pas maintenant !
La prochaine fois. Ok ? Je promets.
La prochaine fois... vous promettez ?
Oui Willy, je promets !
- Je m'en paierai une tranche ? - Vous vous en paierez une !
- Vous promettez ? - Promis, la prochaine fois.
Mme Carruthers, Roy et moi, on est amoureux.
C'est une plaisanterie !
Sauf que je ne plaisante pas.
Vous pensez ĂȘtre la premiĂšre salope plouc qui dĂ©sire Roy ?
Non, vous fûtes la premiÚre.
Partez avant que Roy rentre.
Roy veut m'épouser.
Vous pensez ĂȘtre la 1Ăšre qu'il demande en mariage ?
Non mais je serai la derniĂšre.
Vous perdez votre temps, je ne divorcerai jamais.
Jamais. Vous voyez, pour vous, la situation est désespérée
car c'est un homme marié.
Alors, déguerpissez !
Mme Collins...
j'aimerais vous en parler.
Désolé, Charity.
Désolé.
Addie.
Je sais que Paul Carruthers n'a pas tué Jenny.
C'était son couteau.
C'est toi qui l'a tué.
Personne n'a Ă le savoir.
Parce que j'ai trouvé le couteau de Paul, il sera condamné, c'est ça ?
Et s'il a un alibi ?
Et s'il a perdu son couteau prĂšs du motel ?
Roy, je t'ai sauvé du mariage. à toi de m'en sortir.
Je ne peux pas cacher des preuves éternellement.
Je dois agir, ils vont envoyer un enquĂȘteur.
Ce qui veut dire ?
Qu'on est dans la merde !
- Tu fais quoi ? - J'ai des gros soucis.
Dis-moi.
Le shérif me recherche. Il croit que j'ai tué sa femme.
Pourquoi te suspecter, toi ?
Mon couteau était l'arme du crime.
- Mon Dieu, comment ? - Je sais pas, je l'ai perdu.
Le tueur l'a trouvé. C'est moi, le pigeon.
Que vas-tu faire ?
Je sais pas, je peux rester ce soir ?
Dans ma chambre...
je ne crois pas, Maman vient toujours trĂšs tĂŽt.
Passe la nuit dans la remise.
Demain matin, je t'apporterai de la bouffe.
Ok. D'ici demain, j'aurai repris mes esprits.
Tout ira bien, Paul.
Je le sais.
J'aimerais aussi.
Tu sais Ă quoi je pensais en venant ici ?
Quoi ?
Quoi que je fasse.
Me rendre ou fuir,
j'aurai été content de pouvoir te revoir.
Oh, Paul.
Cindy.
- Ăa va ? - TrĂšs bien.
Regarde ce que j'ai trouvé. Ils étaient coincés en dessous.
- Ils sont vrais ? - On le dirait bien.
Regarde, regarde. Il est inscrit, Jenny !
La premiĂšre femme de Harold !
Y a pas mal de soupçons sur lui concernant sa mort.
Il pense que Maman est riche. Ils ont échangé des testaments.
Il a eu cet endroit de par le testament de sa femme.
Tu crois qu'il l'a tué ?
Si oui, je serais pas le seul Ă le penser par ici.
Je dois le dire à Maman. Je vais lui montrer ça.
Ăcoute, fais gaffe !
- Si Harold te voit avec... - Te bile pas !
Je reviens dĂšs que possible.
Maman ?
Maman !
Tu fais quoi, merde ?
Je dois te parler, regarde ça.
- OĂč tu les as eu ? - PlanquĂ©s dans la remise d'Harold.
Il a trucidé sa femme.
Harold ne tuerait pas plus...
que... moi !
Il l'a noyé pour ce motel et ces bijoux !
Et t'es la prochaine !
Moi ?
Il te croit riche. Le testament de ton domaine.
J'ai eu de drÎles d'accidents récemment, tu vois !
Pas si drÎles que ça en y réfléchissant.
- On en parle aux flics ? - Absolument pas.
C'est peut-ĂȘtre ma parfaite chance !
- Une chance pour quoi ? - Une chose que je veux faire
depuis que j'ai épousé ce connard !
Et la petite Cindy va aider Maman Ă le faire !
Tu peux en acheter des propriétés avec ça, hein Maman ?
Tu m'étonnes, chérie. C'est notre grande chance.
On aura la terre et les bijoux.
Et on se débarrassera de ce pervers de salopard !
- Gentiment et légalement ! - Exact !
Faites ce que vous avez Ă faire, les filles. Becky, Ă toi !
J'emmĂšne Willy et je le garde jusqu'Ă midi.
Je vais trouver Roy et que tout soit...
- En de bonnes mains. - Exact.
Et pendant que vous Ćuvrez, les filles,
Cindy fera péter les plombs à Harold
en lui montrant cette joncaille.
Tu crois qu'il va la battre ?
Il fera un truc affreux et je protégerai ma fille.
Je devrai le tuer ! Vous ne croyez pas ?
Salut.
Willy, c'est ton jour de chance.
Que veux-tu dire ?
Tu vas baiser. Allez, viens.
Je dois bosser. Je vais perdre mon job.
Willy, t'en auras un autre !
Mais t'auras plus une autre chance comme celle-lĂ .
C'est sûr.
Allons au gymnase.
Je vais te montrer quelques positions.
T'attends quoi ? Y a personne ici.
On est lĂ depuis 1/2 H, Becky.
- Que veux-tu ? - On est lĂ pour quoi ?
Je veux que tu tiennes ta promesse.
Quelle promesse ?
T'as dit que je m'en paierai une tranche !
Cette promesse !
Ouais.
Je suis pas sûre que t'en es capable !
Bien sûr que si, j'y arriverai.
Je sais pas si je dois prendre le risque.
Vas-y, prends le risque !
Tu piges pas, je sais mĂȘme pas si on t'a dĂ©jĂ embrassĂ©.
J'ai jamais connu une fille qui voulait.
VoilĂ ce qu'on va faire...
Tu vas m'embrasser et comme ça, je saurai si tu es assez... passionné !
EspĂšce d'abruti, t'as failli me tuer.
C'était pas bien ?
J'en ai marre de jouer, t'es qu'un clown stupide !
- Tu ne m'aimes pas ? - T'aimer ?
T'es juste qu'un pathétique imbécile !
Tu m'avais promis que je pourrais.
T'en veux, Willy ?
LĂ , tu dois ĂȘtre bon Ă le faire toi-mĂȘme.
Tu me taquinais.
T'as jamais voulu me faire l'amour.
Toi ? Je préférerais un singe, au moins, je prendrai mon pied.
TA GUEULE !
Tu vaux que dalle !
Ăa t'apprendra peut-ĂȘtre Ă faire chier les mecs !
Allez, lĂšve-toi !
Allez, Becky.
Debout !
Mon Dieu ! Becky !
Maman, m'oblige pas !
Tu fais exactement ce que je t'ai dit.
Il fera un truc horrible.
Je le laisserai pas te faire de mal.
- Comment tu l'arrĂȘteras ? - Je l'arrĂȘterai !
Ăa m'a l'air d'ĂȘtre un sale coup !
Ce monde est dur pour les femmes, Cindy.
Parfois pour survivre, il faut jouer salement.
Parce qu'on est sûres que l'homme nous fera pas de cadeau.
On le cherche peut-ĂȘtre un peu.
Harold ?
- Quoi ? - Harold !
Je les ai trouvé dans la remise.
Les bijoux de ta femme.
Tu l'as tué et maintenant, tu vas tuer Maman.
- Donne-moi ça. - Non, je les donne aux flics.
- Donne. - Non.
- DONNE-LES MOI ! - Non, Maman, au secours.
LĂąche-la, meurtrier.
Laisse-la.
- Tu fais quoi, merde ? - LĂąche-la.
Laisse-la partir.
- T'es cinglée ! - Et t'as essayé de me tuer.
Pose ça sinon je la tue, pose ce flingue !
Reste lĂ !
ArrĂȘtez-le, il va tuer Cindy.
Un appel d'urgence.
Shérif Collins.
Paul, oĂč es-tu ?
Quoi ?
Une minute ! Ils sont allĂ©s oĂč ?
Il partait en direction de la montagne.
Je vais le poursuivre.
Je me fous de ce que vous dites, il a Cindy.
Harold et Cindy ?
Paul a tout vu. Il va Ă sa poursuite.
- Que vas-tu faire ? - Je vais l'aider.
Roy... c'est notre chance.
- Que veux-tu dire ? - Ce garçon Paul,
- c'est un fugitif. - Ouais.
Tu peux l'attraper, tu peux le tuer, Roy !
On sera saufs et ensemble.
Pas de procĂšs, pas d'alibi.
Tue-le, Roy.
à toi de décider.
On sera toujours ensemble.
Si tu fais ton devoir de tuer ce fugitif.
Tu vois, Roy. Tu dois le tuer !
Ok.
Ok, Addie, je le tuerai.
T'as des couilles de m'avoir appelé.
- Cindy a des ennuis. - T'en as encore plus.
- On verra quand on l'aura trouvĂ©. - Ăa, c'est plus important.
Harold pourrait la tuer.
Que faites-vous ?
Je vais te laisser fuir.
- Vous quoi ? - Je te donne une chance de fuir.
Vous allez me tirer dessus.
- Avance. - J'ai pas tué votre femme.
- Tu le veux dans la gueule ? Cours ! - Non !
Vous savez que je l'ai pas tué.
Je vous en prie. Pas ça !
Vous savez que je l'ai pas tué.
Peut...
peut-ĂȘtre qu'Harold l'a tuĂ© parce qu'elle savait des choses.
Non, c'était pas Harold.
Il a tué sa femme et il a Cindy.
Ok, j'appelle du renfort.
Je vais le poursuivre.
Maman est aprĂšs lui, elle a un flingue.
Elle en aura besoin.
OĂč est-elle ? Qu'est-ce que t'as fait de Cindy ?
T'as qu'à lui demander, je l'ai laissé pour morte.
Elle est morte.
Cindy, reste-lĂ !
- Tu l'as pas tué, hein ? - Non.
Tu es faible, Roy Collins.
Je l'ai su dÚs le début.
Et tu sais jouer avec cette faiblesse, non ?
T'es trĂšs talentueuse, Addie.
C'est de famille !
Je t'embarque pour meurtre.
J'ai fait ça pour toi.
T'as jamais rien fait pour personne que pour toi-mĂȘme.
Traduction: Uncle Jack 2020 ! Timecode: Tretyak !
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