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Regardez-vous.
Assis lĂ .
Vous vous prenez pour de bonnes personnes.
Mais vous ne l'ĂȘtes pas.
Croyez-moi.
Les bonnes personnes, ça n'existe pas.
J'ai déjà été comme vous.
Je croyais qu'en travaillant fort
et en suivant les rĂšgles,
j'atteindrais un jour le succĂšs et le bonheur.
Mais c'est faux.
Les rĂšgles ne sont que des inventions dont les riches
se servent pour garder le reste du monde pauvre.
Et j'ai été pauvre.
Mais ça ne m'a pas réussi.
Parce qu'il y a deux sortes de gens en ce monde.
Il y a ceux qui prennent...
et ceux qui se font prendre.
Les prédateurs...
et les proies.
Les lions...
et les moutons.
Je m'appelle Marla Grayson.
Et je ne suis pas un mouton.
Je suis une foutue lionne.
C'est ma mĂšre.
Je devrais pouvoir la voir quand je veux.
Elle n'a besoin ni d'hébergement en centre,
ni surtout pas d'une tutrice nommée par la cour.
Elle a un fils aimant qui est lĂ pour prendre soin d'elle,
je ne comprends pas pourquoi la Cour la confie
à cette étrangÚre.
Madame Grayson a forcé ma mÚre à partir en maison de soins
quand il était clair qu'elle ne voulait pas y aller.
Et maintenant, elle a vendu sa maison aux enchĂšres.
Sa voiture, ses effets personnels.
Et elle... elle s'est rémunérée avec le profit de ces ventes.
Et voilà qu'elle m'a carrément interdit de lui rendre visite.
C'est un véritable cauchemar!
Elle a kidnappé ma mÚre!
Calmez-vous, Monsieur.
Marla Grayson est une tutrice professionnelle respectée...
nommĂ©e par cette Cour, par moi-mĂȘme,
pour veiller aux meilleurs intĂ©rĂȘts
de votre mÚre, qui a été déclarée inapte.
Comment le fait que son propre fils ne puisse plus la voir
sert ses intĂ©rĂȘts?
Ma mĂšre n'a aucune importance pour madame Grayson.
Excusez-moi, votre Honneur.
Puis-je parler?
Je vous écoute, Madame Grayson.
Monsieur Feldstrom, tous, nous compatissons.
Mais cette Cour ne m'a pas nommée sans raison.
Votre mĂšre est inapte Ă s'occuper d'elle-mĂȘme.
Non, c'est faux, elle...
Son médecin a posé un diagnostic de démence,
Monsieur Feldstrom, et a recommandé
une prise en charge immédiate pour sa protection.
Vous avez eu de nombreuses occasions de la placer
en centre de soins, ou de la prendre avec vous.
Vous n'avez rien fait.
Elle ne voulait pas quitter sa maison.
D'accord? Elle m'a supplié...
Prendre soin d'elle, ce n'est pas répondre à ses désirs,
c'est répondre à ses besoins.
Et c'est pour ça que je suis mieux placée
qu'un membre de la famille, je n'ai rien Ă gagner ni Ă perdre.
Je ne fais que ce qui est le mieux pour votre mĂšre.
Alors, oui, je m'occupe de ses finances
puisqu'il faut bien le faire.
Elles étaient d'ailleurs en piteux état.
Et je dois payer les frais du centre de soin,
j'ai donc effectivement supervisé la liquidation
d'une partie de ses actifs dans ce but.
Et, oui, je me paie aussi.
Parce qu'aider les autres, c'est mon travail, messieurs,
ma profession.
C'est ce que je fais Ă longueur de jour, chaque jour.
Je les aide.
J'aide les gens qui ont besoin d'ĂȘtre protĂ©gĂ©s.
Protégés d'une forme d'apathie.
Protégés de leur propre orgueil.
Et trÚs souvent protégés de leur propre enfant.
Votre Honneur, vous et moi l'avons vu trop souvent.
Des enfants qui sont prĂȘts Ă laisser leurs parents
décliner dans la misÚre et vivre dans la souffrance
au lieu d'entamer ce qu'ils considÚrent leur héritage
afin de payer les soins nécessaires.
Monsieur Feldstrom, je...
je compatis trĂšs sincĂšrement.
Mais vos visites perturbent beaucoup votre mĂšre.
Et la derniĂšre fois que vous ĂȘtes allĂ© au centre,
vous avez attaqué un des employés
et vandalisé l'espace d'accueil.
N'est-ce pas la vérité?
Non, je...
Votre Honneur, je crois que la raison
pour laquelle l'interdiction de visites doit ĂȘtre maintenue
est évidente.
Cette Cour a toujours fait au mieux pour protéger
et aider madame Feldstrom.
Et les actions de son fils ne font que miner
chacun de nos efforts dans cette lutte.
Je suis d'accord.
Ordonnance maintenue.
Quoi? Non.
D'accord.
OK.
Tu as gagné?
Mais oui.
J'en étais sûre.
Salope!
Toi!
Salope!
Je crois qu'il s'adresse Ă toi.
Je pense que je préférerais «madame».
Je ne sais pas comment tu peux vivre
avec ça sur ta conscience
Tu as démoli nos vies!
Je fais seulement mon travail.
Ah oui?
Ton foutu travail!
Pauvre conne!
Je te souhaite de te faire violer,
je te souhaite de mourir violemment assassinée.
Va te faire foutre!
Oh non, salopard de merde!
Tu vas voir...
Est-ce que c'est pire parce que je suis une femme?
Parce que tu t'es fait détruire par une personne
qui a un vagin?
Mais j'ai pas automatiquement plus peur de toi
parce que tu as un pénis.
C'est mĂȘme le contraire.
Tu es peut-ĂȘtre un homme, oui, mais si jamais tu t'avises
de me menacer, de me toucher, ou de me cracher au visage,
je ne vais pas me gĂȘner pour t'attraper,
et pour t'arracher la queue et les couilles.
On se comprend?
Je transmets ton bonjour Ă ta mĂšre.
Merci.
Curtis.
Hé, bien joué.
Fran, tu as réussi.
Bonjour, patronne.
Félicitations.
Merci, Addie.
Alors, voyons voir, il est quelle heure?
Deux heures dix-sept.
Avec la route, ça fait un peu plus de cinq heures.
Arrondis à six, facturées au compte Feldstrom, plein tarif.
OK. Sam Rice a demandé que vous le rappeliez.
TransfĂšre-le dans mon bureau.
HĂ©, Fran.
Appelle le courtier et vois oĂč en est la propriĂ©tĂ© Bather.
Le compte arrive à zéro, il ne va plus couvrir
la facture du centre aprĂšs ce mois-ci.
J'y vais.
Sam est sur la ligne.
Sam.
Comment ça va?
Salut, Marla.
Je vais trĂšs bien, et toi?
Je travaille dur et je joue dur, tu me connais.
Tu parles!
Tu m'as appelée?
Oui, j'ai des nouvelles pour toi.
Des bonnes ou des mauvaises?
Disons un peu des deux.
Ton protégé, Alan Levitt,
dans notre maison de Berkshire Oaks.
Il est mort.
-Quoi? -Alan est mort.
Ce matin. Je suis désolé.
Non. Alan Levitt? Vraiment?
-Comment? -AVC. Fulgurant.
Mais il était jeune.
Juste 69 ans et quart.
Oh Seigneur.
Alan.
Merde, je l'ai eu seulement six mois.
Je croyais qu'il durerait au moins cinq ans.
Fait chier, je dois vendre, maintenant.
Et tout donner à ses héritiers.
Tu parles d'un gaspillage.
Il s'est peut-ĂȘtre assez attachĂ© pour t'inclure dans son testament.
C'est ça, oui.
Tu avais une bonne nouvelle?
Eh bien, le départ tragique d'Alan nous laisse une chambre vide.
Sa chambre!
Suite de luxe.
Oui, exact.
Garde-lĂ -moi.
Marla, il y a d'autres gens dans le business.
J'ai une énorme liste d'attente.
Non, oublie-lĂ , ta liste.
Combien?
Deux mille par semaine tant qu'elle est vide.
Deux mille?
Ăa coĂ»tait cinq cents la derniĂšre fois.
Si tu n'en veux pas, je la donne Ă un autre.
Ah, va chier. Entendu, alors. Deux mille.
Merci, Sam.
Au plaisir, Marla.
Quoi?
Tu sais.
Garde les yeux sur la route.
Je reviens.
Salut, Pétra.
Docteure Karen voulait me voir.
Je la préviens.
Alan Levitt?
Merde.
Désolée, mais je le croyais solide.
Je sais, j'ai besoin d'un nouveau client.
Tu as quelqu'un pour nous?
Il y en a quelques-uns dont je serais bien contente
de me débarrasser.
Les vrais insupportables trous de cul.
Mais en fait, il y a une personne
dont j'avais vraiment envie de te parler.
J'ai évalué sa condition
et je crois que peut-ĂȘtre,
elle pourrait ĂȘtre...
Non.
Je n'ose pas trop le dire.
Une cerise?
Oui. Peut-ĂȘtre bien.
C'est ce que je crois.
Ne me fais pas languir. Donne-moi les détails.
Allez Marla.
Si je te donne une cerise, ce ne sera pas gratuit.
Il faudra me payer en retour.
Tu es actionnaire des résidences Golden Light, pas vrai?
Oui, j'ai des actions.
Je veux que tu m'en transfĂšres.
Je t'en prie.
Sans moi, il y aurait peu de choses au menu,
et pourtant, c'est drĂŽle, on ne m'invite jamais Ă table.
Je veux ma part, moi aussi.
D'accord.
Mais ça doit ĂȘtre une vraie cerise. Authentique.
Jennifer Peterson.
Elle est en assez bonne santé, mais ces derniers temps,
elle a eu quelques problÚmes de mémoire
et des instants de confusion.
Alarmant?
Non, mais je peux toujours forcer la note
pour influencer une audience d'urgence.
Elle n'a pas d'enfants.
Pas de mari.
Elle n'a pas la moindre famille.
Aucune famille du tout?
Et elle a d'excellentes assurances.
Elle a travaillé dans la finance à Chicago
avant de prendre sa retraite dans la région.
Est-ce que tu me copies le dossier?
TrĂšs bien.
Tout, sauf les résultats de ses tests.
Ce ne serait pas éthique.
Bien sûr.
Jennifer Peterson.
Née le 15 avril 1949.
Elle vit au 41 Williams dans Shallcross.
C'est un trĂšs joli quartier.
TrĂšs riche.
Elle a acheté sa maison il y a sept ans.
Libre d'hypothĂšques.
Son dossier de crédit a une cÎte parfaite.
Aucune tĂąche.
Elle n'a pas de dettes.
Pas de dossier criminel.
Elle n'a jamais été mariée.
Elle a travaillĂ© pour la mĂȘme compagnie pendant 40 ans.
Levez bien haut!
Elle a diminué ses dépenses à la retraite,
liquidé ses avoirs, et maintenant,
elle couvre son pécule.
Comme une vraie poule aux Ćufs d'or.
Regarde ça.
Si je me fie Ă ses rapports d'impĂŽts,
elle a trois comptes d'épargne différents
qui font tous des intĂ©rĂȘts monstrueux.
Elle aime aller au cinéma le jour, elle lit beaucoup,
elle jardine.
Une petite vieille ordinaire.
Qui est assise sur une montagne d'argent.
Elle est riche, indépendante, cultivée.
Je te dis, cette vieille-là , c'est ma plus grande héroïne.
Karen?
Marla.
Tu peux lancer le dossier Jennifer Peterson.
Tu auras les actions que tu veux.
Madame Peterson a souvent l'esprit confus.
Sa mémoire et ses facultés cognitives sont diminuées.
Sa mobilité est aussi réduite.
Il ne fait aucun doute qu'elle n'est plus en mesure
de s'occuper d'elle-mĂȘme, et en restant chez elle,
je crains que sa sécurité ne soit compromise.
Elle n'a aucune famille?
Elle n'a personne pour s'occuper d'elle.
Ă part nous.
C'est terrible.
Pauvre femme.
Madame Grayson,
pouvez-vous la prendre sous votre protection?
Je sais que vous en avez déjà lourd sur les épaules.
Oui, votre Honneur,
si... s'il faut que je prenne soin d'elle,
je prendrai soin d'elle.
Merci, Marla.
Madame Peterson? Je m'appelle Marla Grayson.
Je travaille avec la docteur Karen Amos, votre médecin.
Puis-je vous parler une minute?
Bonjour, Madame Peterson.
Je suis désolée de vous déranger si tÎt.
Vous ĂȘtes mĂ©decin?
Non, Madame. Puis-je vous montrer ceci?
Oh, j'ai besoin de mes lunettes de lecture.
Donnez-moi une minute.
Je ne suis pas sûre de comprendre ce que c'est.
Un ordre de la Cour, Madame.
Un ordre de la Cour?
Mais qu'est-ce que ç'a à voir avec moi?
Mais il s'agit bien de vous? Jennifer Peterson?
C'est votre numéro d'assurance social?
Votre date de naissance, votre adresse?
Oh, mon Dieu! Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal?
Oh, non! C'est pour vous aider, rassurez-vous.
Suite à une évaluation médicale, la Cour a statué
que vous aviez besoin d'assistance
afin de prendre soin de vous-mĂȘme
et m'a dĂ©signĂ©e pour ĂȘtre votre tutrice lĂ©gale.
-Quoi? C'est... -Lorsque quelqu'un ne peut plus
prendre soin de lui-mĂȘme, l'Ătat intervient pour aider.
On ne peut pas rester bras croisés
devant des personnes en difficulté.
Oui, mais je n'ai pas de difficultés.
Je vais bien.
Je vais plus que bien.
Je n'ai pas besoin d'aide.
J'ai bien peur que ce ne soit pas Ă vous
ni mĂȘme Ă moi d'en dĂ©cider.
La Cour a statué que vous aviez besoin d'aide,
et en tant que tutrice légale, c'est mon devoir de m'assurer
que vous receviez les soins appropriés
aussitĂŽt que possible.
Ăcoutez-moi bien. Je ne suis jamais allĂ©e en cour.
C'est la premiÚre fois que j'entends parler de tout ça.
Dans les cas urgents, la Cour peut se réunir
sans la présence de la personne à protéger.
Wow, c'est de la folie.
Madame, vous devez venir avec moi.
Je ne m'en irai nulle part.
C'est un ordre de la Cour.
Si vous ne vous y pliez pas, j'ai bien peur
que ça ne vous cause des problÚmes.
Oh, mon Dieu!
Si vous pensez que c'est une erreur,
rapportez-le et demandez une audience.
Mais pour l'instant, je vous suggĂšre de venir
avec moi temporairement au centre de soins
que j'ai trouvé pour vous.
Et s'il y a eu erreur, nous... nous la réglerons de là -bas.
Voici Frances. Elle va vous aider avec votre valise.
Oui, bonjour Mme Peterson. Ravie de vous rencontrer.
Oh, ce n'est pas vrai, ça. Qu'est-ce qui m'arrive?
Oh, tout va bien. Tout ira trĂšs bien.
-Ne me touchez pas! -Désolée.
-Je vais vous aider. -Non, ne me touchez pas!
Vous avez une magnifique maison, Madame Peterson.
Laissez-moi vous aider avec ça.
Je me charge de l'entretien de votre maison
jusqu'à ce que ce soit réglé.
Venez.
Nous voulons seulement ĂȘtre sĂ»res que ce soit sĂ©curitaire.
Merci, Curtis.
Attachez-vous.
Marla, comment ça se passe? Tu as dû la sortir par les chevilles?
Non, elle a fait sa valise.
Ils résistent rarement.
DĂšs qu'ils voient les papiers officiels
et quelques policiers, ils y vont.
Oui, moi je me battrais.
Tu dis ça, mais en gĂ©nĂ©ral, l'ĂȘtre humain est sans volontĂ©,
obéissant et craintif.
C'est vrai.
Tu as déjà entendu parler de l'expérience Milgram?
Pas maintenant, Sam.
On est déjà en transit.
-TrĂšs bien. -Oh, Sam?
Il va falloir que tu sortes le grand jeu pour celle-lĂ .
C'est noté.
Bienvenue chez vous.
Entrez.
J'avais oublié qu'elles étaient si grandes.
Oui, hein.
Venez donc vous asseoir.
VoilĂ . Pour que vous vous sentiez comme chez vous.
Votre dossier médical est transféré ici,
ils ont vos prescriptions.
Ne vous en faites pas, nous nous occupons de tous.
Bien.
Si vous voulez me parler Ă toute heure,
de jour ou de nuit, vous n'avez qu'Ă demander.
Vous avez un téléphone?
Déverrouillez-le, je vous laisse mon numéro.
Si vous voulez appeler quelqu'un,
vous n'avez qu'Ă demander. D'accord?
ChĂšre Madame Peterson, c'est pour moi un honneur
d'ĂȘtre votre tutrice.
Et n'oubliez jamais, je suis de votre cÎté.
Je veux votre bien.
Sam?
Que cette dame soit traitée comme une reine, d'accord?
Tout ce qu'elle voudra.
Absolument.
Prenez soin de vous, Madame Peterson.
On se reparle bientĂŽt.
Voici le salon.
Je vous en prie, faite comme chez vous.
Vous ajouterez ce globe, ce trĂšs joli globe.
Combien par ici?
Ăa fait quatre de plus.
Ă'a de la valeur?
Merci.
Est-ce que vous pouvez m'ouvrir?
Je veux juste aller prendre l'air.
-Sortez de l'autre cÎté. -Je veux juste aller prendre l'air.
Vous voulez ouvrir
pour que j'aille prendre un peu l'air?
Faut sortir par l'autre cÎté.
Sortez par lĂ , derriĂšre.
Retournez Ă la salle commune, d'accord?
Vous pouvez prendre ça?
Ăa aussi.
OK.
-Merci monsieur. -Ă'a Ă©tĂ© un plaisir.
Quarante-cinq. Qui dit mieux?
Ici.
Vendu.
Oh, toi! J'adore ton cul.
Bonjour.
Je me demande si vous pouvez m'aider.
J'aurais besoin de mon téléphone.
Vous savez oĂč il est?
Madame Peterson, les téléphones sont mis à l'écart
pour la sécurité de nos hÎtes.
Mon téléphone n'est pas dangereux.
Notre politique est de consulter le tuteur légal
-pour ce genre de demandes. -Non, non, non.
Je ne veux pas voir ma tutrice.
Qui est votre tuteur?
Serait-il possible de parler au directeur?
Monsieur Rice n'est pas disponible aujourd'hui.
Monsieur Rice est ici, mais n'est pas disponible.
-Monsieur Rice! -Madame, Madame.
-Calmez-vous, Madame Peterson. -Ne me touchez pas.
Pourquoi vous me touchez comme ça, hein?
Essayez de vous calmer, d'accord?
-J'étais calme. -Tout ira bien.
-Ăloignez-vous de moi. -Du calme, Madame Peterson.
-Non, ne la laissez pas faire ça. -Madame Peterson, ça va.
-Ne la laissez pas me faire ça. -Calmez-vous, Madame...
Ravi de vous voir.
J'ai été nommée récemment.
TrĂšs bien.
Serait-ce une clé qui ouvre l'un de vos coffres de dépÎt?
VĂ©rifiez qu'aucune moulure n'a besoin d'ĂȘtre remplacĂ©e.
D'accord?
Merci.
Oui, Curtis, qu'est-ce qu'il y a?
Un taxi pour madame Peterson.
Oh, désolée elle n'habite plus ici.
Quoi?
Elle a déménagé.
Madame Peterson a déménagé.
C'est mon erreur.
Merci.
Excusez-moi.
Qui vous a appelé?
Monsieur!
Merde.
Monsieur. Il est seul.
OĂč est-ce qu'elle est?
Euh, elle n'était pas à la maison.
Tu es arrivé à l'heure?
Oui, oui Monsieur.
Non.
Elle n'a jamais raté un seul de nos rendez-vous
depuis sept ans.
La maison a changé.
Euh... comment dire...
Elle a été vidée.
Et il y a un écriteau «à vendre» planté devant.
J'ai vu des gens à l'intérieur qui peignait les murs.
J'ai parlé à ... une femme qui décorait.
Elle a dit, euh... qu'elle n'habitait plus lĂ .
J'ai du mal Ă saisir.
Qui pouvait bien se trouver lĂ ?
Et oĂč est-elle maintenant?
Oh, je n'en sais rien.
Je... je suis venu ici direct.
Et tu n'as pas songĂ© mĂȘme en sachant
toute l'importance que ç'a à mes yeux,
à te renseigner un minimum sur cette étrange situation?
Euh, Monsieur, je pourrais...
Monsieur, je... je suis désolé.
Je vous en prie.
Je... j'ai pensé que...
Avant que vous...
Cette fois, tu as merdé, Alexi.
J'aime ma mĂšre.
ĂnormĂ©ment.
Et ces temps-ci, les rares journées que je passe
avec elle sont une bénédiction pour moi.
Oui, Monsieur. Je comprends, oui.
Alors, tu vas la trouver et tu vas me la ramener.
Maintenant.
J'y vais. Oui, Monsieur, oui.
Alors, j'ouvre la pochette et qu'est-ce que je trouve?
Des diamants.
Des tonnes.
Quoi, en vrac, comme ça?
Ăa, c'est son assurance sur le coffret de banque.
Elle a inclus l'or, les bijoux, les obligations,
mais aucun diamant.
Une montre de six cents dollars est couverte et pas des diamants
qui doivent bien valoir des millions.
Tu crois qu'ils ont été volés?
Probablement.
Ăa n'a pourtant pas l'air son genre.
Ne te laisse pas avoir par les vieux.
MĂȘme les trous de cul et les sadiques vieillissent.
Mais ce n'est pas ça, l'important.
L'important, c'est que ces diamants n'existent pas, officiellement.
Donc...
ils ne vont manquer Ă personne.
Tu veux les voler.
Non.
Je veux changer leur lieu d'entreposage
pour éviter qu'ils se perdent.
Et on verra bien.
Oui?
Désolé, Monsieur. Je reviens plus tard si vous...
Tu as retrouvé ma mÚre?
Euh...
en quelque sorte.
Elle est dans un centre de soins?
On dirait bien, Monsieur.
Mais aucun moyen d'y avoir accĂšs.
Monsieur, le dernier groupe de mules est arrivé ce matin.
On en a perdu dans le transit?
Trois.
On va récupérer le produit sur les autres
Ă la maison Medfield.
Est-ce que c'est mon smoothie?
J'avoue que je n'y comprends rien.
Non.
Elle a décidé d'aller en centre de soins soudainement?
Non.
Elle y est par ordre de la Cour.
Elle a Ă©tĂ© mise sous tutelle de l'Ătat.
Le... médecin de votre mÚre l'a décrétée inapte
Ă prendre soin d'elle-mĂȘme.
Mais c'est des foutaises.
Oui, Monsieur.
Oui.
Alors, comment ça s'est produit?
Ăa, je...
Marla Grayson.
Je crois que c'est elle qui est derriÚre tout ça.
C'est la tutrice de votre mĂšre.
Elle a désormais le contrÎle entier de sa vie
et de ses possessions.
Merde!
Appelle Dean.
Sors ma mĂšre de lĂ ,
et qu'elle n'y remette jamais les pieds.
Fais-le sans créer de vagues, fais-le en toute légalité
et fais-le vite.
Je ne veux pas y ĂȘtre mĂȘlĂ©.
Oui, Monsieur.
Non, non, non, non.
Laisse-moi cette photo.
Marla Grayson? Ravi de vous rencontrer.
Dean Ericson.
Il dit qu'il a rendez-vous, mais je ne le vois nulle part.
Je ne vous demande que cinq minutes de votre temps.
C'est trĂšs important.
Je vous en accorde deux.
C'est un bureau magnifique.
Il a du style.
Ce sont tous vos protégés?
Que puis-je faire pour vous, Monsieur Ericson?
Je ne peux pas concevoir l'immense responsabilité
que ce doit ĂȘtre.
Et j'imagine que la paperasse doit ĂȘtre monstrueuse.
Asseyez-vous.
Qu'est-ce qui vous amĂšne?
Je suis avocat.
Je n'ai pas besoin d'un avocat.
Je représente Jennifer Peterson.
C'est vrai?
Oui.
Je crois qu'il y a eu erreur.
Voyez-vous, ma cliente est tout Ă fait capable
de vivre sans aide.
Elle n'a aucun besoin d'une tutrice légale telle que vous.
Je le dis sans porter de jugement sur vos soins.
Je suis absolument certain qu'ils sont exemplaires.
Le problĂšme c'est que madame Peterson n'a ni besoin ni envie
d'ĂȘtre aidĂ©e.
Elle allait parfaitement bien toute seule.
Elle vous a appelé?
Pardon?
Jennifer. Elle vous a appelé du centre?
Exact.
Il y a longtemps que vous l'avez vue?
-Pas tellement. -Environ?
Quelques semaines.
Combien? Deux, trois, quatre?
Trois? Peut-ĂȘtre bien quatre?
Non, trois.
Et elle allait bien. Plus que bien.
Elle était plus en forme et éveillée
que je ne peux l'ĂȘtre moi-mĂȘme.
J'ai peur que ça n'explique tout.
Il y a 15 jours, la santé de Jennifer
s'est sérieusement dégradée.
Ses pertes de mémoire indiquent qu'elle souffre de démence.
En fait, son médecin s'inquiétait
au point de demander Ă la Cour une intervention d'urgence.
C'est un tissu de mensonges madame Grayson.
Vous le savez.
Je le sais.
Et le médecin qui a rédigé l'avis le sait, lui aussi.
-Elle. -Pardon?
Elle. Le médecin, c'est une femme.
Bien entendu.
Ăcoutez,
je sais ce que vous faites.
-Je sais quelle est votre arnaque. -Ah oui?
Oui, et je dois dire que c'est excellent.
Vous avez vu l'occasion et vous l'avez saisie.
Toutes ces vaches Ă lait sur votre mur
ne font que nourrir vos comptes grĂące Ă vos tarifs exorbitants.
Et c'est tant mieux pour vous.
Je ne suis pas venu ruiner votre business.
En ce qui me concerne, vous pouvez continuer
Ă siphonner ces pauvres gens
aussi longtemps qu'il vous plaira.
Quoi, si votre entreprise n'est pas le parfait exemple
du rĂȘve amĂ©ricain, eh bien, je ne sais pas ce qui l'est.
Mais pas Jennifer Peterson.
On ne peut pas y toucher.
C'est trÚs compréhensible que vous l'ayez visée.
J'ai juste répondu à l'appel d'un médecin.
OK, gardons cette histoire-lĂ .
Mais le médecin a fait erreur.
Vous voyez? Il...
Désolé.
Elle... a merdé.
Jennifer doit ĂȘtre libĂ©rĂ©e de votre tutelle
aussitĂŽt que possible.
Dites à cette... à cette docteur d'écrire
une autre lettre disant que Jennifer
est pleinement rĂ©tablie et n'a plus besoin d'ĂȘtre soumise
Ă une tutelle.
Pourquoi je ferais une connerie du genre?
Pourquoi?
Deux raisons me viennent en tĂȘte.
D'abord, c'est la chose décente à faire.
Mais je crois que pour vous, ça ne veut rien dire.
Et ensuite, parce que Jennifer a des amis, disons, puissants.
Et ils peuvent vous rendre la vie inconfortable.
ExtrĂȘmement dĂ©plaisante et inconfortable.
-C'est une menace? -Non, non.
Je ne fais que vous donner de l'information Ă analyser.
Et inconfortable Ă quel point?
Oh, je dirais agressivement et excessivement inconfortable
jusqu'au jour oĂč...
Eh bien...
Disons juste qu'il n'y aurait plus de confort ni d'inconfort
pour vous Ă partir de lĂ .
Parce que je serais morte?
Oh, je n'ai rien dit de tel.
Mais nous mourons tous, non?
Pour certains, cela arrive de maniĂšre
plus horriblement douloureuse et prématurée.
-Qui vous envoie? -Jennifer Peterson.
Menteur.
-Je vous demande pardon? -Menteur.
Jennifer ne vous a pas appelé depuis le centre.
Je ne suis pas stupide au point de laisser mes protégés
prÚs d'un téléphone.
Et je sais d'aprĂšs ses papiers que son avocat
est un gars du coin, qui fait du droit familial.
Ce n'est pas vous. Vous, vous ĂȘtes un requin.
J'avoue que ça m'intrigue.
Et je veux savoir qui vous a envoyé.
Vous allez la libérer.
Non, Dean.
Je ne le ferai pas.
Je ne voulais pas en arriver lĂ .
Il y a 150 000 dollars en liquide.
Oui, c'est vraiment joli.
Ils sont Ă vous dĂšs qu'elle est libre.
Vous savez ce que je crois?
Je crois que si votre mise de départ
est Ă 150 000, alors Jennifer Peterson
doit valoir plus, beaucoup plus que ça aux yeux de la personne
qui vous envoie.
J'irai jusqu'Ă 250.
Disons plutĂŽt... 5 millions?
Alors 300.
Millions?
300 000.
C'est ma derniĂšre offre.
Dean, j'ai un devoir légal.
Jennifer Peterson a besoin de ma protection.
Et vous voulez que je l'abandonne?
Vous dites non?
Je vous dis non.
Je vous dis non... merci.
Dans les prochains jours,
vous repasserez cette conversation
dans votre tĂȘte, encore et encore,
et vous souhaiterez l'avoir conclue autrement.
Pour l'instant, regardez ce que vous avez.
Une entreprise en santé.
Des employés.
Des os sans fractures.
Un visage plaisant.
Et une vie.
Quand ce sera fini, vous n'aurez plus ces choses-lĂ .
Aucune.
DerniĂšre chance.
Au revoir, Dean.
Curtis va rembourser votre stationnement.
J'ai épluché tous les documents sur elle,
jusqu'Ă son certificat de naissance.
Je ne vois personne dans sa vie de qui on devrait avoir peur.
Alors, qui est cet avocat?
Peut-ĂȘtre qu'il sait pour les diamants?
C'est ce que je pense aussi.
Il a un intĂ©rĂȘt dans l'affaire et il a peur qu'on les trouve.
Peut-ĂȘtre que tu devrais accepter.
Et abandonner une aussi belle occasion?
Tu veux rire.
Mais si jamais il disait la vérité?
Sur quoi?
Ses menaces.
Tu sais combien de fois dans ma vie
des hommes m'ont menacée.
Des milliers.
Et combien ont exécuté leurs menaces?
Deux.
Il m'a menacée parce qu'il ne lui restait
aucun autre levier.
Quand une femme refuse de faire ce que tu veux...
traite-la de pute et menace de la tuer.
Je n'ai pas peur de lui.
Qu'est-ce que tu vas faire?
Je vais discuter avec la personne
qui a toutes les réponses.
Comment va-t-elle?
Elle est trÚs agitée depuis son arrivée ici.
Ils le sont toujours, non?
Oui, mais dans son cas, c'est extrĂȘme.
Le médecin a dû augmenter tous ses calmants.
Deux fois.
Elle est dans le salon, mais je vous avertis,
avec des doses aussi massives de sédatifs,
elle est un peu amorphe.
Jennifer.
Comment ça va?
Est-ce que je vous connais?
Je suis votre tutrice, Marla.
Oh, Seigneur, enfin.
Vous allez pouvoir m'aider.
Je veux mon téléphone.
Pour appeler qui?
Quoi?
Qui voulez-vous appeler?
Pourquoi?
Connaissez-vous une personne qui s'appelle Dean Ericson?
Qui? Quoi?
Dean.
Dean Ericson, vous le connaissez?
Dean... non, ne connaĂźt pas.
Non?
Il dit qu'il travaille pour vous.
Il dit qu'il est avocat.
Un avocat?
Il a l'air de coûter plutÎt cher?
Euh... oui.
J'imagine.
Quelle date on est?
Le 15.
Le huit est passé, alors.
Tout Ă fait.
Vous allez avoir des ennuis.
Ah oui, pourquoi?
Oui. Il va venir.
Qui? Dean?
Il va venir.
Qui?
Vous allez voir.
Jennifer, qui ĂȘtes-vous?
Tellement de pilules. Trop.
Je n'arrive plus à réfléchir.
Dites-moi qui vous ĂȘtes.
Dites-moi.
Vous savez que j'ai accÚs à votre coffret de dépÎt
Ă la banque?
Je sais ce qu'il y a dedans.
Il y a une enveloppe à l'intérieur d'un livre.
Dites-moi qui vous ĂȘtes.
Alors, vous ĂȘtes une voleuse.
Non, je suis votre tutrice.
Vous ĂȘtes ma tutrice voleuse.
Dites-moi qui vous ĂȘtes.
Jennifer.
Jennifer.
Dites-moi
Je suis la pire erreur de votre vie.
Dites-moi.
Dites-moi.
Téléphone.
Dites-moi.
Vous ne me donnez pas mon téléphone
et c'est vous qui m'avez enfermé ici.
Je n'ai rien Ă vous dire.
-Ăcoutez-moi. -Rien du tout.
Je contrÎle votre médication.
Votre nourriture.
Votre bien-ĂȘtre.
Je contrĂŽle tout. Moi.
-Pas vous, moi. -Oui.
Et je peux vous rendre la vie vraiment difficile.
Vous comprenez?
-Oui. -Oui.
Alors, gĂąte-toi, sale petite connasse.
GĂąte-toi.
Excusez-moi...
Marla Grayson.
Ma personne préférée.
Sam, je veux que la routine de Jennifer Peterson soit ajustée.
Je t'écoute.
Réduis ses analgésiques pour l'arthrite au minimum.
Pousse son niveau d'exercice physique Ă quatre.
Marla...
Donne-lui des stimulants le soir
et des sédatifs le jour.
Mets-la sur le régime de base.
Aucun solide.
Juste des soupes et des purées.
Plus de jeux. Plus de télé.
Juste trente minutes par jour hors de sa chambre.
Tu es sûre?
Tu ne m'as jamais vue ĂȘtre aussi sĂ»re.
OK.
Merci, Sam.
Oui.
Votre Honneur, Jennifer Peterson
est actuellement retenue contre son gré
en centre de soins.
Elle y a été enfermée par cette femme
qui s'est évertuée à soutenir que Jennifer
est en mauvaise santé alors qu'elle va parfaitement bien.
Qui ĂȘtes-vous, Monsieur?
Je ne vous ai jamais vu dans cette cour.
Dean Ericson, votre Honneur.
Et voici mes associés.
Nous reprĂ©sentons les intĂ©rĂȘts de Jennifer Peterson
et je suis venu rectifier une erreur judiciaire.
Ătes-vous en train de dire que je suis responsable
d'une erreur judiciaire?
Pas délibérément, votre Honneur.
On vous a leurré.
Ma cliente n'a pas été...
invitée à l'audience d'origine.
Ni elle, ni personne pour la représenter.
Ce qui est parfaitement normal pour une audience d'urgence.
Mais il n'y a jamais eu d'urgence dans ce cas-ci.
C'était une fiction créée par madame Grayson
afin de maintenir Jennifer hors de vue
et de piéger la Cour.
J'ai ici une déclaration faite sous serment
d'une ex-employée du cabinet du docteur Amos
qui témoigne du fait que madame Grayson et docteur Amos
manĆuvraient rĂ©guliĂšrement de concert
pour profiter du systĂšme.
Je la cite :
"Karen se débarrassait des patients difficiles
en les confiant Ă Marla, qu'ils aient besoin de tutelle
ou non.
Elle exagérait leurs symptÎmes pour orienter la décision de la Cour."
Votre Honneur,
c'est un vrai scandale.
Votre Honneur, vous permettez?
Fiona Jacobs est l'employée?
Oui.
C'est mon témoin, c'est elle, oui.
Vous savez que Fiona déteste Karen.
Ce n'est pas un témoin impartial.
Fiona mĂšne une vendetta contre Karen
parce que Karen l'a renvoyée pour incompétence au travail.
Ou peut-ĂȘtre qu'elle l'a renvoyĂ©e aprĂšs qu'elle ait
découvert la nature de votre opération.
Je suis d'accord avec madame Grayson.
Elle était incompétente.
Votre Honneur, pourquoi Jennifer
est-elle encore absente aujourd'hui?
Jennifer est souffrante.
J'ai bien peur qu'elle n'ait pu se déplacer.
J'ai d'ailleurs soumis une lettre de son médecin actuel
attestant son état de santé.
D'ailleurs, on m'a refusé tout accÚs à elle,
votre Honneur.
On dirait que madame Grayson a tout mis en Ćuvre
pour que je ne puisse pas la voir.
Lui avez-vous refusé accÚs, Marla?
Vous ne pouvez refuser Ă un avocat de voir son client.
Ăcoutez, cet homme-lĂ affirme qu'il la reprĂ©sente,
mais il n'a pas présenté de preuve écrite.
Aucun contrat.
Aucun acompte.
Il est juste apparu dans mon bureau avec ses menaces
et ses accusations.
Votre Honneur, vous et moi avons vu trop souvent
des avocats sans scrupules tùcher d'exploiter des aßnés
aux économies durement gagnées.
Cela explique que monsieur Ericson veuille voir
madame Peterson soustraite Ă ma protection.
C'est la situation inverse qui est en train de se produire.
Monsieur, pouvez-vous présenter la moindre preuve
que vous ĂȘtes bien l'avocat de madame Peterson?
Si je pouvais juste la voir, votre Honneur, je...
je vous garantis qu'elle signerait un contrat.
Donc, vous n'ĂȘtes pas son avocat
de façon officielle?
J'agis pour le compte de tierces parties.
Des gens qui s'inquiĂštent beaucoup pour Jennifer
Ă cause de l'horrible traitement qu'elle subit.
Et qui sont ces tierces parties?
Je ne peux pas révéler cette information.
En fait, les amis de madame Peterson
souhaitent garder l'anonymat.
Monsieur, on ne fait que tourner en rond.
Soit vous prouvez Ă la Cour que madame Peterson
est officiellement votre cliente,
soit vous présentez ces gens, ces tierces parties inquiÚtes
lors d'une audience pour qu'elles s'expriment.
Pour l'instant, monsieur Ericson,
votre demande de la dissolution de la tutelle est rejetée.
Monsieur! Mo... Monsieur!
Ăcoutez.
OK! C'est un tribunal de la famille. OK?
Et le juge est un trou de cul.
Un imbécile. Il ne connaßt pas la loi.
En plus, il conduit une Subaru.
La ferme!
Compris?
Stop!
Fais chier.
Il fait beau, pas vrai?
Oui, c'est vrai.
Bonjour.
Euh, bonjour.
VoilĂ , je m'appelle Walter Smith, et, euh,
voici mes frĂšres.
Tony et Chad.
J'ai parlé avec le directeur, monsieur Rice, ce matin,
Ă propos d'une visite des lieux.
OK.
Je l'appelle, je lui dis que vous ĂȘtes lĂ .
Merci.
-Monsieur Smith? -Monsieur Smith.
D'accord.
Marla.
Elle est morte.
Qui?
Jennifer Peterson est morte.
Quoi?
Quand?
En 1949.
Ă l'Ăąge de trois mois et neuf jours, de la polio.
La femme qu'on a, Marla, n'est pas Jennifer Peterson.
Elle a juste volé l'identité d'un enfant mort.
Alors ici,
vous voyez, nous avons la cour.
VoilĂ votre salle commune.
Et lĂ -bas...
Il y a davantage de suite dans cette aile.
Nous en verrons une plus tard.
Et regarde ça.
J'ai trouvé l'avis de décÚs de la petite
dans un vieux journal.
Et bien entendu, nos employés possÚdent
toutes les qualifications médicales requises.
Alors, des questions?
En fait, oui.
Mon pÚre a une vieille amie qui est résidente ici
et on serait heureux d'aller la saluer si c'est possible.
TrĂšs heureux.
Bien sûr, quel est son nom?
Jennifer Peterson.
Il y a un problĂšme?
Non... Jennifer a besoin... besoin de se reposer.
Oh, mais on va faire vite.
On a promis Ă notre pĂšre.
Vous savez ce que c'est.
Bien sûr. Non, en fait, c'est que, hum, sa tutrice
a stipulé qu'elle ne devait recevoir la visite
que de personnes approuvées.
Ătrange.
à vous écouter, elle semble plus
ĂȘtre prisonniĂšre que rĂ©sidente.
Non, non, hum...
Non.
Ăcoutez.
Pourquoi ne pas joindre la tutrice de Jennifer
au téléphone, et voir ce qu'on peut faire?
TrĂšs bien, oui.
Qu'est-ce que vous lui avez fait?
-Fais chier. -HĂ©, quelqu'un!
Trouvez-la, et que ça saute!
-Ă l'aide! -Gerry!
Oh, merde!
Verrouillez tout. Verrouillez tout!
Oh, Monsieur Rice!
Ăa va aller.
Alors qui est-elle, Fran?
Je n'en sais rien.
Mais ce vol d'identité a été superbement ficelé.
Il y avait tout ce qu'il faut : passeport, permis de conduire,
relevés d'emploi, quarante ans de documents fiscaux trafiqués.
En plus, ils ont éliminé toute trace
de la vraie Jennifer Peterson,
incluant son certificat de décÚs.
Marla Grayson.
Oui.
Merde.
J'arrive tout de suite.
Madame?
Madame?
Allez, Chad.
Merci.
Madame?
Couchez-vous sur le sol!
Madame?
Vous ĂȘtes lĂ ?
Poussez-vous!
Allez, poussez-vous je vous dis!
Eh bien, ce n'est pas trop tĂŽt!
-Ouvrez la porte. -Ne faites pas ça.
Ouvrez-la!
Ăcoutez-moi.
Je suis prĂȘt Ă tous vous tuer pour sortir d'ici.
Ătes-vous prĂȘts Ă mourir pour m'en empĂȘcher?
C'est ce que je pensais.
Merci.
Allez, par ici, madame.
Salut.
LĂąchez-moi!
LĂ -bas.
Madame Peterson!
LĂąchez-moi, merde.
Ne bouge pas.
-On est lĂ . -Non!
-On est lĂ . -Non, lĂąchez-moi!
C'est ça, les vacances sont terminées.
Démarre.
Doucement.
Ăa va, il est dĂ©sarmĂ©.
Les mains en l'air.
Fais le tour par-derriĂšre.
Quel est votre nom?
Pourquoi est-ce que vous vouliez kidnapper cette vieille dame?
Vous voulez faire un appel?
Voulez-vous un beigne?
Il ne le sait pas encore,
mais on l'a trouvé dans le systÚme.
Il a déjà fait de la prison.
C'est qui?
Alexi Ignatyev.
Le frĂšre de Nicholas Ignatyev,
qui était brigadier dans la mafia russe de Cleveland.
Ătait?
Il est mort il y a sept ans dans un incendie
avec son supérieur, Roman Lunyov.
C'était intentionnel, des assassinats.
Ils volaient leurs patrons.
Ces crapules-là étaient des trafiquants de drogue
impliqués dans plusieurs meurtres.
On croyait Alexi mort dans le feu,
mais le voici qui enlĂšve des vieilles dames.
D'ailleurs, qui est-elle, au juste?
Une femme d'affaires Ă la retraite.
Personne d'important.
Riche?
Oui et non.
Il voulait peut-ĂȘtre juste la braquer.
Vous avez bien fait de l'attraper.
C'est un vrai méchant.
Rends-moi service.
Tiens-moi au courant si tu apprends autre chose.
Oui, bien sûr, Frankie.
Lou.
Ne m'appelle pas Frankie.
Tu as toujours aimé ça, Frankie.
Oui, mais plus maintenant.
Frankie?
Oui, disons que ça, c'était dans une autre vie.
J'adore ça.
-Frankie. -Non.
Oui, c'est moi.
J'ai besoin d'un truc.
Oh, bonsoir.
DĂ©solĂ©e, je m'apprĂȘtais Ă fermer.
Vous aviez rendez-vous?
Notre envoyée se trouve présentement
sur les lieux du drame.
La tragédie a frappé ce quartier de banlieue paisible
lorsqu'une médecin de famille trÚs appréciée a été
retrouvée morte sur son lieu de travail.
La docteur Karen Amos était trÚs aimée et respectée
dans sa communautĂ©, oĂč elle jouissait d'une rĂ©putation
de gentillesse et d'humanité.
Karen Amos a été retrouvée par une collÚgue
dans la clinique oĂč elle pratiquait,
mortellement atteinte d'une balle Ă la tĂȘte.
Le témoin n'était pas disposé à commenter l'affaire
et la police ne peut confirmer s'il s'agit d'un suicide ou non,
mais affirme toutefois ne pas ĂȘtre Ă la recherche de suspect
en lien avec le drame.
-Fran? -Marla.
Tu as su pour Karen?
Oui, oh mon Dieu. Chérie.
Vite. Fais ta valise. On s'en va.
S'ils l'ont tuée, on est les prochaines sur la liste.
On ne sait pas s'ils l'ont tuée.
Karen avait peut-ĂȘtre d'autres ennemis.
Oh, tu crois vraiment ça?
OK, écoute.
Marla, je n'ai pas envie
d'une balle dans la tĂȘte et je n'ai pas envie
que tu te prennes une balle dans la tĂȘte non plus.
Ăa n'arrivera pas.
Marla, on a voulu Jennifer Peterson
parce que c'était une cerise.
Sans aucun fil Ă la patte.
Mais finalement, c'est... une vraie toile d'araignée
et on est prises au piĂšge.
Oui, peut-ĂȘtre bien, mais peut-ĂȘtre bien que non.
Ils sont entrés armés dans une maison de retraite.
-C'est la mafia russe. -Ex-mafia russe.
Marla, merde!
Fais ta valise!
Bordel...
Curtis, c'est Marla.
Oui, on a vu.
Je sais.
Je sais.
Oui, tu devrais fermer le bureau.
Reste chez toi un moment, OK?
Est-ce que tu pourrais m'envoyer la liste
de toutes les propriétés vides qu'on a sur le marché
en ce moment?
OK.
Merci.
Au revoir.
Tout ira bien.
Jennifer. Comment ça va?
Bien.
J'ai su pour le docteur Amos.
Est-ce qu'Alexi est votre fils?
Quoi? Non.
Cet idiot?
Mais vous avez des liens avec la mafia russe?
Il te tuera ensuite.
à moins que tu te décides
Ă me faire sortir d'ici tout de suite.
LĂ , il se pourrait qu'il te laisse vivre.
Jennifer, écoutez-moi attentivement.
Je refuse de perdre.
Je ne perdrai pas.
Je ne vous laisserai pas aller.
Vous ĂȘtes Ă moi.
Et je vais vous dépouiller de toutes vos possessions,
de tout votre confort et de tout votre amour-propre.
Non pas parce que j'en ai envie, ni parce que ça me fait plaisir,
ni parce que je ne l'ai planifié,
mais parce que vos amis n'ont pas suivi les rĂšgles.
Vous voulez me battre?
Alors, affrontez-moi bien en face.
Affrontez-moi dans un tribunal.
Jouez mieux que moi.
Ne venez pas enlever des gens avec une arme.
Ne venez pas assassiner mon amie.
C'est ça votre vie maintenant, Jennifer.
Vous n'ĂȘtes plus qu'une vieille dame ordinaire
dans une maison de soins qui souffre de démence,
qui souffre d'incontinence, qui souffre d'arthrite.
Et qui n'a personne.
Sauf moi.
Jennifer, ou peu importe qui vous ĂȘtes rĂ©ellement,
vous allez mourir ici.
Toute seule et souffrant terriblement.
HĂ©! lĂąchez-la!
LĂąchez-la.
ArrĂȘtez ça.
Venez, venez.
Et voilĂ . LĂąchez-la doucement.
Non.
C'est sa faute.
C'est sa faute!
Seigneur!
Marla, est-ce que ça va?
Elle vous a blessée?
C'est superficiel.
J'ai eu de la chance.
Mais la prochaine fois, peut-ĂȘtre pas.
Comme vous pouvez voir, sa santé mentale
s'est trÚs sérieusement détériorée,
tel que décrit par son médecin dans ce rapport.
Madame Peterson est maintenant délirante,
paranoĂŻaque et violente.
Elle est un danger pour elle et les autres.
Et j'avoue ĂȘtre tout Ă fait d'accord
avec son médecin, qui a fortement recommandé
son transfert en centre de soins psychiatriques,
oĂč elle... pourra ĂȘtre prise en charge
de maniÚre plus adaptée.
Je suis d'accord.
Ne t'en fais pas.
Il appartient à un de tes protégés?
Je veux seulement une évaluation approximative, Vee.
C'est une trĂšs jolie pierre.
Pas la camelote que les gens apportent d'habitude.
Valeur marchande, ça dit quoi?
175, peut-ĂȘtre 200 000.
Il est trĂšs beau.
Tu me le garderais dans ton coffre?
Temporairement.
Est-ce qu'il est volé?
Oh, non.
Non, je ne veux juste pas faire mes courses
avec ça dans mon sac.
Tu vois?
Merci.
Fran te salue.
Oh, elle demande comment va ton frĂšre, Mikey.
-Mikey? -Oui.
Toujours dans le métier?
Quoi, tu veux un acheteur pour ça?
Oui, éventuellement.
Michael a de bonnes connexions, oui.
Excellent.
Alors, elle a mordu à l'hameçon pour Mikey?
Oh, oui!
Il pourrait ĂȘtre la solution.
D'accord.
HĂ©, est-ce que tu as pris nos passeports?
Les passeports.
Merde.
Je ne les ai pas pris, non. Tu ne les avais pas?
Merde. Non.
Je suis prĂšs de la maison.
Si tu veux, je repasse les prendre.
Je crois qu'on devrait les avoir, au cas oĂč.
-Mais sois prudente. -OK.
On se rejoint oĂč on s'Ă©tait dit?
Oui, OK.
-OK. -Bye.
Qu'est-ce qui s'est passé?
Oh mon Dieu! Est-ce que ça va?
Je n'en sais rien. Quelqu'un a voulu...
Oh mon Dieu.
Bonsoir, Marla Grayson.
Je ne vous aime pas.
On se connaĂźt Ă peine.
Vous savez, vous me rappelez une personne
que j'ai connue étant jeune.
Elle était tout aussi fougueuse que vous.
Amusante, confiante.
Peu coopérative.
J'ai coupé ses doigts avec un couteau à pain.
Aujourd'hui, il y a un fast-food Ă l'endroit oĂč je l'ai enterrĂ©e.
Ne me sous-estimez pas.
Qui ĂȘtes-vous?
Un homme dangereux.
C'est ce qui est écrit sur votre carte d'affaires?
Vous devriez avoir peur.
Pourquoi?
Vous préparez un autre discours assommant?
Ăa, ça fait vraiment mal.
Vous m'avez volé quelque chose.
Quelque chose de plus qu'une vieille dame.
Vous savez de quoi je parle.
En ce moment, j'ai des hommes qui cherchent
ce dont il est question.
Ils saccagent votre bureau, votre maison.
Et si jamais ils ne trouvent pas ce qu'ils cherchent,
c'est moi qui vais vous démolir
jusqu'Ă ce que vous me disiez oĂč c'est.
Vous reconnaissez cette femme, Marla?
C'est votre mĂšre, pas vraie?
Une fois que je vous aurai détruite,
c'est elle que je détruirai.
Allez-y, je me fous complĂštement d'elle,
c'est une psychopathe.
Vous savez, je...
Je n'aime pas ĂȘtre en colĂšre.
Je prĂ©fĂšre de loin ĂȘtre calme.
Mais vous, vous avez mis en danger la vie que j'ai passé
des années à bùtir soigneusement.
Vous savez qui je suis?
Non, mais je crois que je peux deviner.
Vous ĂȘtes soit Nicholas Ignatyev,
ou Roman Lunyov.
Et d'aprĂšs moi, vous ĂȘtes Roman.
Vous avez plus l'air d'un patron que d'un soldat.
Donc, vous avez mis en scĂšne votre propre mort
et pour éviter que vos copains de Cleveland vous retrouvent
grĂące Ă votre mĂšre,
vous en avez fait Jennifer Peterson.
Et maintenant, je vais vous tuer.
OK.
Vous ne craignez pas la mort?
Vous vous rappelez, en 1807, comme la vie était effroyable?
Moi non plus.
Je n'étais pas encore en vie.
C'est ce que je ressentirai une fois morte.
Rien du tout.
Alors, pourquoi ça me ferait peur?
De toute maniĂšre, vous n'avez pas besoin de me tuer.
Quand vous avez envoyé cet avocat pour m'acheter,
votre instinct était le bon.
Je suis plus que d'accord pour me vendre.
Il a juste misé trop bas, c'est tout.
Vous avez un montant précis?
Oui.
Je veux dix millions de dollars.
Oh, mais ça ne m'étonne pas de vous!
Vous ĂȘtes...
Vous ĂȘtes brave, madame Grayson.
Stupide, mais... mais brave.
On ne réussit pas dans ce pays sans un peu de bravoure,
de stupidité, de cruauté, de ténacité.
Si on veut suivre les rĂšgles
avoir peur de tout, on ne va nulle part.
C'est un truc de perdants.
Et vous le savez.
Je veux ĂȘtre riche, monsieur Lunyov.
Je... oui, je veux avoir une fortune.
Une fortune indécente.
Et mon pari, c'est que...
dix millions de dollars, ce n'est pas si énorme que ça
pour vous.
Mais pour moi, c'est un début.
C'est assez pour que je me serve de mon argent comme d'une arme.
D'une matraque.
Comme font les gens vraiment riches.
C'est ça que je veux.
Vous n'avez aucun atout.
J'ai votre mĂšre et vos diamants.
Et s'il devait m'arriver quelque chose,
vous ne reverrez jamais les diamants, et ce sera...
si compliqué d'extraire votre pauvre maman
de sa situation qu'il faudra des années
avant qu'elle ne recouvre sa liberté.
Si elle vit jusque-là , bien sûr.
Allez, payez-moi, Lunyov.
C'est la solution facile.
Supprimez-lĂ .
Et que ça ait l'air naturel.
Est-ce qu'il y a un téléphone public?
50 dollars si vous me laissez utiliser votre cellulaire.
Ici Fran.
Laissez un message.
Un taxi, s'il vous plaĂźt.
Fran!
Ma chérie!
Non!
Merci mon Dieu!
Fran?
Fran.
J'ai... j'ai cru...
J'ai cru... je...
J'ai cru que tu étais morte.
Non.
On est vivantes.
-Fran. -Peur...
Oh, ma chérie, je suis désolée.
Tellement désolée.
Ăa va aller.
OK?
OK.
Comment tu te sens?
Ăa va mieux.
C'est quoi ça, Marla?
C'est l'immatriculation de la voiture
de notre ami russe.
Fran, tu n'as qu'un mot Ă dire et on s'en va d'ici.
On repart à zéro, ailleurs.
Juste nous deux.
On ferait quoi?
On a tout perdu.
Pas tout Ă fait.
On peut les prendre et s'enfuir.
Ou tu peux faire un appel pour retracer
cette immatriculation et l'adresse qui y est associée.
Si on part, on va constamment devoir surveiller nos arriĂšres.
On va toujours ĂȘtre en train d'avoir peur
qu'il nous retrouve.
Ce ne serait pas mieux d'en finir tout de suite?
Est-ce que tu as un plan?
J'en ai un.
Il va marcher?
Je n'en sais rien.
Donne-moi le téléphone.
OK, on y est.
C'est l'adresse associée à la plaque F8T444.
C'est celle-lĂ ?
-Oui. -Non, il ne vit pas lĂ .
C'est peut-ĂȘtre une plaque volĂ©e?
Non.
C'est bel et bien celle d'un Yukon noir.
Fais le tour par-derriĂšre.
Je veux voir ça de plus prÚs.
Ce n'est pas lui, c'est son chauffeur.
Démarre, il s'en va.
LĂ !
Suis-le.
Il va vers le stationnement.
Monsieur, votre voiture est en bas.
Fais attention.
Excusez-moi.
Bonjour.
Euh, j'ai un rendez-vous avec... monsieur Naylor
chez Galen et Hersch.
C'est au troisiÚme étage, je crois.
Euh, j'ai... un peu d'avance, en fait.
En attendant, est-ce que vous pourriez m'indiquer
la salle de bains?
Oui, bien sûr.
Au fond du couloir, Ă votre gauche.
Merci.
Bonjour.
Vous pourriez m'aider?
Je ne dois pas ĂȘtre sur le bon Ă©tage
et je ne trouve plus la sortie.
Est-ce qu'on est au B1?
C'est le niveau deux. Retournez par lĂ , la sortie est au fond.
Mais il y a des ascenseurs juste lĂ ?
C'est un ascenseur...
OĂč est Jackson?
On se retrouve.
Monsieur?
-Est-ce que tu l'as? -Oui.
Assis dans une flaque de son urine.
Tu veux qu'on aille s'en débarrasser?
Prends les devants.
Combien il pĂšse, Ă ton avis?
Quarante-cinq kilos?
Je dirais cinquante.
Dors bien, fils de pute.
Vous revoilĂ .
Comment ça va?
Vous devriez vous taire.
Vous avez un tube dans la gorge.
Voyez ça?
Identité inconnue.
Vous ĂȘtes presque mort d'une overdose.
Vous avez eu de la chance d'ĂȘtre trouvĂ© Ă temps.
Vous voulez que je vous apprenne un fait intéressant?
Lorsqu'une personne invalide est trouvée sans identité,
l'Ătat nomme automatiquement un tuteur lĂ©gal
pour veiller Ă ses soins et Ă son bien-ĂȘtre.
Vous savez oĂč ça s'en va, non?
Je suis votre tutrice légale.
Je vous ai eu, Monsieur l'inconnu.
Et j'ai le droit de faire ce que je veux avec vous.
Maintenant, on va trouver une infirmiĂšre qui va
vous enlever tout ça, et vous ferez transférer
les dix millions de dollars dont je vous parlais
dans mon compte.
Ding-dong.
Comment va la gorge?
Encore douloureuse.
Je sais que vous n'aimez pas perdre.
Mais en tant que votre tutrice, je vous conseille
de ravaler votre orgueil et de me payer.
Vous pourrez ravoir votre mĂšre,
vos diamants,
votre liberté.
Et vous ne me reverrez plus jamais.
MĂȘme si je vous paie, vous n'avez pas peur
que je vous tue quand mĂȘme?
Je n'ai pas peur, non.
Je pourrais facilement faire en sorte que ça arrive.
Je sais.
Mais je peux vous tuer avec tout autant de facilité
si ça continue.
OK.
OK?
Mettons un terme à tout ça.
Je peux vous donner dix millions de dollars.
Je peux arranger ça.
Toutefois.
Toutefois?
Je voudrais proposer une autre solution.
Au lieu que ce soit moi qui vous donne
ces dix millions de dollars,
nous devenons partenaires.
Ensemble, nous nous lançons en affaires.
Vous vous foutez de moi?
Non, je suis trÚs sérieux.
C'est vrai, je vous déteste.
Mais...
Quelle fortune on ferait
Vous ĂȘtes unique, Marla.
Votre dĂ©termination est... honnĂȘtement, c'est terrorisant.
Mais, cette arnaque avec les tutelles,
c'est toute une aubaine.
Mais pour l'instant ce n'est que de la petite monnaie.
Ce que je propose, c'est de créer... un monstre.
Une corporation à l'échelle du pays avec vous
comme présidente directrice générale
et copropriétaire.
Utilisez mon argent.
Utilisez vos... vos atouts.
Détruisez la compétition.
Prenez le contrÎle du marché en entier.
Vous voulez fonder une compagnie avec moi?
Pas juste une compagnie.
Une corporation de 80 différentes compagnies,
toutes enregistrés offshore, qui se facturent entre elles
et enterrent les profits.
Une branche immobiliÚre, une branche légale,
une branche médicale, une branche pharmaceutique.
Notre chaĂźne de maisons de soins.
Exact.
Avec des milliers de tuteurs qui travaillent pour nous.
Avec des centaines de milliers de protégés
qui sont sous nos soins.
Comme ça, vous gagnez,
mais je gagne aussi.
On se fera faire l'un l'autre des milliards de dollars.
Et ce sera légal...
pour ainsi dire.
Et pour les diamants?
On s'en fout des diamants.
Séparons-les, cinquante-cinquante.
On pourra se faire confiance?
Si on parvient Ă s'enrichir l'un l'autre,
la confiance suivra.
Alors, c'est oui?
Chaque fortune jamais accumulée
a commencé par un saut dans le vide.
Mais avant de faire ce saut,
d'abord
prenez le temps de vous regarder bien en face.
Sachez qui vous ĂȘtes.
Posez-vous la question :
est-ce que je fais partie des initiés?
Ou des exclus?
Suis-je un mouton?
Ou un lion?
Suis-je un prédateur?
Ou une proie?
Ai-je du talent avec l'argent?
Ou avec les gens?
Que suis-je prĂȘt Ă sacrifier pour accomplir mes rĂȘves?
Marla Grayson, présidente et fondatrice...
Quelles limites ne suis-je pas prĂȘt Ă franchir?
N'essayez pas d'ĂȘtre quelqu'un d'autre.
Sachez qui vous ĂȘtes et utilisez ça Ă votre avantage.
Alors, qui ĂȘtes-vous?
Moi?
Seulement quelqu'un qui veut aider.
Alors, ĂȘtes-vous un lion ou un mouton?
Je suis une lionne.
Et je suis prĂȘte Ă faire tout ce qu'il faudra
pour protéger les gens confiés à mes soins.
Oui.
Viens ici, toi.
Vous avez profité d'un formidable succÚs
en trĂšs peu de temps.
Marla, quel est votre secret?
Il n'y a pas de secret, Peter.
Tout ce qu'il faut, c'est travailler
et avoir le courage et la détermination
de ne jamais baisser les bras.
Maintenant, vous ĂȘtes une femme trĂšs riche.
Combien valez-vous aujourd'hui?
Combien avez-vous en banque?
Tu as été superbe.
J'ai mal aux joues aprĂšs m'ĂȘtre forcĂ©e Ă sourire
pendant aussi longtemps.
Je n'ai pas compté ces jours-ci.
Mais vous ĂȘtes bien installĂ© dans la tranche supĂ©rieure
du un pour cent.
Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait?
On fait tout ce qu'on a envie de faire.
HĂ©, salope!
Et vous n'avez que 39 ans.
Ce doit ĂȘtre gratifiant.
Toi, salope.
Oh, ça suffit, je n'ai pas le temps...
Marla!
Sécurité!
Ma mĂšre est morte.
Ă l'aide, on a besoin d'aide!
Je ne l'ai pas revue.
Elle est morte toute seule, espĂšce de salope.
Marla...
LĂąchez votre arme!
Salope de merde!
Aidez-nous, s'il vous plaĂźt!
Marla.
Ma chérie, ça va aller.
Non, non, non, non, non.
Regarde-moi, Marla, regarde-moi.
Regarde-moi.
Tout ira bien, je te jure.
Tout ira bien, OK?
Tu... Marla?
Aidez-moi!
Aidez-moi!
Marla.
Non, Marla.
N... non.
Avec tout cet immense succĂšs...
Au secours!
Avez-vous encore de l'ambition?
Avez-vous encore d'autres rĂȘves?
Bien sûr, Peter.
Je ne fais que commencer.
Marla Grayson, présidente directrice générale
et fondatrice de Grayson Guardianships,
merci beaucoup.
Merci.
Ăa m'a fait plaisir.
Le sous-titrage a été réalisé par Studio Sonogram.
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