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Pour la dernière fois, dites-nous où il se cache.
Votre mari est recherché.
Nous avons ordre de l'interpeller.
Une dernière fois.
OĂą est-il ?
Colonel, laissez-moi seule avec elle.
Regardez, elle est terrifiée. Elle va parler, mais pas comme ça.
Je vous laisse cinq minutes.
Écoutez-moi, madame.
Nous ne sommes pas lĂ pour tuer votre mari,
mais pour l'arrĂŞter.
J'ai peur pour mon fils.
Il ne lui arrivera rien, je vous le promets.
Une fois votre mari en garde Ă vue,
il sera libéré.
Votre fils n'est pas coupable des actions de son père.
Pensez uniquement Ă votre fils.
Il est tout ce qui importe à présent.
Votre homme est ici dans un immeuble, au deuxième étage.
En route, messieurs.
Restez vigilants.
Équipe en progression dans l'escalier.
Alpha en position.
Bien reçu.
La target !
- Couche-toi ! - Fais-le !
Couche-toi, je te dis ! À terre !
Fais-le !
Me regarde pas, couche-toi !
Papa.
Le gamin, contre le mur. Pousse le gamin.
Mets le petit à l'abri, sur le côté.
Papa, je fais quoi ? J'ai peur.
Il y a un problème.
Tu me réponds quand je te parle.
Il y a des armes ici ?
Oh ! Il y a des armes ici ?
Demandez-lui.
Vous avez des armes ?
Montre-lui.
Ă€ couvert !
Ventre Ă terre.
Revenez.
Ă€ 11 h.
Prends ceux de 14 h, devant.
Prends ceux de droite.
Target éliminée, situation clear.
Fais-le. Rends-moi fier. Dieu te récompensera.
Dieu te récompensera. Fais-le, mon fils.
Ferme-la !
Fais-le !
Avance !
Fais-le !
Fais-le, mon fils !
Maman va péter un plomb !
- Ma chérie… - Ça va ?
Je suis trop contente.
Tu repars quand, lĂ ?
Je repars pas.
C'est une mutation, pas une permission.
C'est génial.
Non, pas vraiment.
Écoute, je sors première du centre de formation.
Je parle cinq langues.
Et tout ça pour arpenter le bitume sur l'opération Sentinelle.
C'est pas exactement ce que j'avais prévu, tu vois.
Je comprends, oui.
Tu es avec nous, c'est ça qui compte, non ?
L'autre con au sixième, il est toujours là ?
Oui.
- Il fait chier maman ? - Ça va, un peu moins.
- On mange ? J'ai la dalle. - Chut.
Chut.
Mon Dieu !
J'arrive pas Ă croire que tu sois lĂ .
Maman, tu l'étouffes.
Allez !
Je préparais ce plat à votre père,
ça lui rappelait son pays d'enfance.
Non !
Sérieux ?
Allez, mangez. Vous n'avez que la peau sur les os.
J'ai pas faim. Tiens.
T'en veux pas ?
Plus tard.
- Ah… - Maman !
- Je te sers ? - Plus tard.
Il y en aura plus pour moi.
Gauche, gauche, droite !
- Vas-y ! Gauche, droite !
Enchaîne. Respire.
On vous a prescrit un puissant opiacé pour vos migraines.
Mais aussi des anxiolytiques et des bĂŞtabloquants.
C'est un cocktail détonant auquel on devient accro rapidement.
On va passer un marché tous les deux.
Je renouvellerai votre prescription
seulement après que vous ayez vu un psychiatre.
Je fais ça pour votre bien.
On est d'accord ?
- D'accord. - Je vous donne le numéro d'un confrère.
Merci.
- Bonjour, adjudant. - Bonjour.
Je suis lieutenant Jaubert, Éric.
Vous patrouillerez sous mes ordres.
Je vous en prie, passez devant.
Ça ira, merci.
Lieutenant.
- Bonjour. - Bonjour.
Donc on fait le Vieux-Port,
ensuite direction le canal, puis on descend…
Excusez-moi, je suis un peu perdu.
Pouvez-vous me dire oĂą se trouve l'hĂ´tel Negresco ?
LĂ -bas.
Oh, d'accord. Merci.
Faudra t'habituer. On sert qu'à ça ici.
Comme je disais, on fait le port, puis après, la place Garibaldi…
- C'est qui ce mec ? - Je sais pas.
C'est juste un mec !
Au secours ! ArrĂŞtez-vous !
Tu m'as encore fait le coup !
Venez vite, s'il vous plaît !
Demande de renfort police, agression en cours.
- Je vais t'en mettre une. - Son mec la tabasse, il a pété un plomb.
Vite !
Il est complètement ivre, il va la tuer.
Monsieur, calmez-vous ! On a prévenu la police, ils arrivent.
Je vais te défoncer !
Attends !
Adjudant !
Adjudant !
On n'a pas le droit !
Ça va, ma chérie ?
Ça va aller maintenant.
Tu es avec nous.
On va s'occuper de toi.
- Hein ? - HĂ© !
Et samedi on sort.
Tu me plantes pas.
Ouais.
Hé ! Comment ça va, le plus beau ?
Super.
Je vous fais un petit café ? Ouais ?
Adjudant ?
Ça va ?
T'as des Oxi ? De la codéine ?
T'es flic ?
- La cod', c'est 50. - OK.
Bouge pas.
Bon.
C'est quoi ça ?
C'est nouveau ?
Ouais. T'aimes bien ?
J'adore.
Cool.
Ça va, fais pas cette tête.
- C'est bon, on y va. - Non,
regarde-moi.
- Non. - Si.
Souris.
ArrĂŞte.
Je suis pas une matryoshka.
Mes filles !
Oui. Des beautés.
On fait une photo.
- Allez. - Il manquait plus que ça.
Gna gna gna.
Salut les filles !
Hé ! Ça va ?
Salut !
- Ça va ? - Je te présente ma sœur.
- La soldat ? - Ouais.
- Bonjour. - Salut.
- C'est qui ? - Je sais plus.
Allez !
- Mais je danse ! - Non !
Tania !
HĂ© !
- Tania ! - HĂ© !
Ça va ?
- Ça va, ma belle ? - Oui.
- Je te présente ma sœur. - Salut.
- Aurélien. - Klara.
C'est qui, lĂ -bas ?
- Des Russes. - Tu me présentes ?
Tania.
Allez.
Bon, OK.
Je reviens, OK ?
- Quoi ? Où tu vas ? - Elle est avec moi, t'inquiète.
Tania !
Bonjour.
Salut.
Faut que j'y aille.
On s'appelle ?
Bien sûr.
Montre l'intérieur.
- Tu vois pas qu'elle est vide ? - C'est un contrĂ´le.
- C'est quoi, la boîte ? - Une boîte.
Histoire d'Or. T'as un rencard ? Ouvre-la.
Ouvre la boîte.
Fais voir la sacoche.
- C'est quoi, ça ? - Des papiers, tu vois pas ?
- T'es curieux. - C'est mon taf.
La sacoche, c'est bon. Écarte les bras.
- Rien de dangereux sur toi ? - Non.
- Vous faites quoi, ici ? - Rien…
Lâche ça !
T'es pas flic, hein ?
Casse-toi.
Allez.
Il s'est barré ?
Désolée.
Roule.
- Tiens. - Merci.
AllĂ´ ?
Excusez-moi, je cherche ma sœur.
Votre sœur est dans un coma de stade trois
dû à un œdème cérébral qu'on ne peut pas opérer,
mais qu'on tente de résorber.
Je suis désolé.
Bonjour.
Capitaine Muller.
Vous êtes la sœur de Tania ?
Vous avez un instant ?
Votre sœur a été retrouvée ce matin.
C'est un promeneur qui l'a découverte, elle était sur une plage.
D'après les premières expertises, il semblerait qu'elle ait été violée.
Vous savez ce qu'elle a fait hier soir ?
J'étais avec elle au Millenium.
La boîte de nuit ?
Avec des amis ?
Non, toutes les deux.
Elle est partie avant moi avec des gens que je connaissais pas.
Bonne journée.
Ça va ?
J'ai appris pour ta sœur.
Je suis désolé.
J'en ai pour cinq minutes.
T'augmentes la capacité d'à peu près 50 personnes…
Et à ce moment-là …
Vous ĂŞtes le patron ?
Oui, je peux vous renseigner ?
J'aimerais voir les images de vos caméras.
Je comprends pas, dans quel cadre ?
Vigipirate.
Vous cherchez quoi, exactement ?
Comment voir cette caméra ?
Lui, vous le connaissez ?
Il était juste là .
Bien sûr, c'est un habitué.
Vous êtes qui ? À quoi vous jouez ?
La police a réquisitionné ces images.
Partez oĂą je les rappelle.
Adjudant ?
- Tout va bien ? - Oui. Allons-y.
Vous retenez votre respiration, faut pas.
Essayez de tirer en expirant.
Un café ?
C'est avec lui que ma sœur a terminé la soirée.
C'est lui qu'il faut retrouver.
Comment avez-vous eu ces images ?
Je vous rappelle que c'est une enquĂŞte de police.
Désolée, c'était plus fort que moi.
Il s'appelle Yvan Kadnikov.
En plus des images à la boîte de nuit,
on a aussi retrouvé le téléphone de votre sœur
- avec des photos de la soirée. - Vous l'avez interrogé ?
Pas encore. J'en ai fait la demande.
Comment ça ?
Yvan est le fils de Leonid Kadnikov,
un informaticien brillant qui a fait fortune.
C'est un homme influent et respecté,
que certains disent protégé.
Depuis ce qui est arrivé, Yvan se terre dans la villa de son père.
Le problème, c'est qu'ils ont un passeport diplomatique
et que cette villa a le statut de consulat.
On n'y rentre pas comme ça.
Merde. Faut que j'y aille.
Je vais ĂŞtre franche avec vous,
les affaires de viols sont compliquées.
J'espère que votre sœur sortira bientôt du coma pour qu'on comprenne.
On s'arrache.
Je vous tiens au courant.
Tu fous quoi ?
T'as pété les plombs ou quoi ?
Allez, viens.
Ton arme.
Ouais.
Je m'attends à ce qu'un soldat de votre expérience soit un exemple.
Vous devriez arrêter de vous défoncer, adjudant.
C'est le vestiaire des filles.
- Qu'est-ce que je te sers ? - Vodka tonic.
Ça marche.
Ma sœur est dans le coma.
Tu es parti avec elle. Que s'est-il passé ?
Putain…
Parle ou je te bute.
Arrêtez, s'il vous plaît. J'ai rien fait.
Dis-moi ce que t'as fais !
C'était pas moi !
Parle.
Yvan ?
Lâche-le.
Oh !
C'est quoi, ce bordel ?
Je te connais, toi.
Foutez-moi cette conne dehors, allez !
Qui es-tu ?
Que fais-tu chez moi ?
Votre fils a violé ma sœur.
C'est toi.
Yvan m'a parlé de tes exploits au club.
Bravo !
Je devrais t'embaucher pour ma sécurité.
Yvan vient de partir.
Il n'est plus ici.
Mais, de toute façon, il n'a pas grand-chose à voir
avec cette histoire.
Ă€ mon plus grand regret,
mon fils Yvan…
n'a jamais aimé les filles.
Ta sœur était ici.
Elle est venue avec lui et ses amis.
Elle a bu ma vodka,
dansé dans mon salon.
Elle s'est même baignée presque nue dans ma piscine.
Sous mes yeux.
Alors…
Disons que…
je ne suis pas comme mon fils.
Son petit tatouage en forme de diamant…
Je lui ai bouffé.
Désolé, ma chère.
Je dois répondre.
Je te laisse avec ces délicieux gentlemen. Allô ?
Merde !
AllĂ´ ?
Le jeune russe…
Il n'y est pour rien.
Je sais.
Maintenant, je veux oublier.
J'avais bu, je suis allée chez lui.
Des gens diront que je l'ai cherché.
C'est ma parole contre la sienne.
Non, ne dis pas ça.
Si tu portes plainte, il y aura une enquête puis un procès.
Kadnikov sera jugé et condamné.
Leonid Kadnikov.
Je sais tout.
Mais je veux pas d'un procès, que ma vie soit déballée.
Je peux pas faire ça à maman, tu comprends ?
Il ne peut pas s'en tirer comme ça.
Ce qu'il t'a fait Ă toi, il l'a fait Ă d'autres.
Il le fera encore.
Tu comprends, ça ?
Hein ?
Laisse-moi, s'il te plaît, je suis fatiguée.
…dans notre émission.
Nous retournons Ă Nice avec notre correspondant.
M. Kadnikov !
Vous rentrez en Russie ?
Les affaires m'appellent, mais je ne pouvais pas partir
sans revoir cette magnifique église entièrement rénovée
grâce à la générosité des donateurs russes.
D'après une source policière,
votre fils, Yvan, serait impliqué dans une affaire de viol ici à Nice.
Mon fils, Yvan, n'a rien Ă voir avec toute cette histoire.
Manifestement, quelqu'un essaye de se faire de l'argent avec ça.
Il serait à Paris dans l'ambassade de Géorgie de votre ami M. Baranov.
Vous retournez en Russie pour que votre fils échappe
aux poursuites qu'il risque ici ?
M. Kadnikov ! Une dernière question !
M. Kadnikov !
Qu'est-ce qui se passe ?
Elle embolise.
Tania !
Sortez, on s'en occupe, ça va aller.
Oxygène, cinq litres en continu en masque.
Préparez-moi une pompe à héparine.
Je m'en occupe, sortez.
Garce !
Police !
Bon, on s'arrache.
- Voici. - Merci.
Salut.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? - Je voulais qu'on se parle.
OK.
- Ça va ? - Ouais.
- Putain, qu'est-ce que tu fous ? - Le sac.
Vite.
Mets-moi deux Glocks.
Avec des munitions.
Et deux FAMAS.
Ah ça…
- Putain… - Avec des chargeurs pleins.
Putain.
Ferme le sac.
T'es complètement dingue.
Pose-le par terre.
Ă€ genoux.
Attache-toi !
Allez, vite. Vas-y.
Bouge pas.
Ă€ l'aide !
Ă€ l'aide !
Écoute, je te rappellerai.
D'accord ?
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
Ça va, maman ?
Ça irait mieux si tu étais là .
Tu es oĂą ?
Je suis partie.
Reviens.
Reviens, s'il te plaît.
Trop tard, maman.
La police est avec toi ?
Klara ?
Vous allez faire une immense connerie.
Faites ce que votre mère vous dit, revenez.
La femme qui a voulu tuer votre sœur,
elle est en vie.
Elle travaillait pour Kadnikov.
Il sera jugé, je vous le promets.
Non.
Il va payer pour ce qu'il a fait.
Maintenant.
Rien au troisième. Je descends au second.
Bien reçu. J'arrive.
La police a fermé toutes les entrées.
Apporte-moi de quoi manger.
Tu ne penses qu'Ă manger.
Je t'apporte quelque chose.
Écoute-moi. Tu m'entends ?
Oui, je t'entends.
- Tu as vu ma nouvelle voiture ? - Tu vas faire quoi avec ça ?
C'est pour promener les femmes.
Je préfère marcher.
Dima, Sasha. Que se passe-t-il ?
Dima, Sasha ? Vous ĂŞtes lĂ ?
Merde, oĂą ĂŞtes-vous ?
Vous m'entendez ?
Qu'est-ce que tu veux ?
De l'argent ?
Salope !
Un médecin ! Faites monter un médecin, vite !
- Je voudrais des fruits. - Tout de suite.
Oui. Bien sûr.
J'ai besoin de son soutien. Tu comprends ?
C'est important.
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