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Original subtitles

...

...

-Lisa, t'es sûre que c'est par là ? -Mais oui, t'inquiète. Viens.

-T'as vu la baraque ?

-Ouais. Le type qui vit là ne veut voir personne. J'ai dû insister

pour qu'il nous laisse entrer. -Tu le connais de où ?

-T'inquiète, je t'expliquerai.

Il a absolument voulu qu'on boive un verre avec lui, ce soir.

J'ai pas pu dire non.

-C'est trop beau.

-Attends, t'as encore rien vu !

...

*Bip. *-Salut, ma Camille.

*J'espère que t'es partie souffler un peu.

*Je t'embrasse fort. Repose-toi bien.

*Ciao !

-A la 1re écho, demain, les gars ! Merci d'être là.

Je commence à flipper.

-T'en fais pas. -Avoir un enfant, c'est la galère.

-A la tienne ! Espérons qu'il ne soit pas zinzin.

-Tu parles du gosse ? -Les nuits,

c'est fini, les cernes jusque-là... -Arrête, pitié !

J'ai trop besoin de mon sommeil. -Tenez.

-C'est de ma part. -Que fête-t-on ?

-Je vais être papa. -Félicitations !

-C'est mon premier.

-Où est la maman ?

-Elle dort chez sa mère. Du coup, j'en profite pour fêter ça.

-Eh bien trinquons.

-Paul. Enchanté. -A votre futur enfant.

Enchantée. Camille.

-T'en fais pas.

-Tu vois, c'était pas si terrible. -Ca va, il est sympa.

Et un peu bizarre, quand même. -Il est juste malade.

C'est dur.

-Il a dit que la Lune était noire.

Elle n'est pas noire du tout, je te vois.

Je vois tes yeux, ta bouche.

...

-Paul !

Paul !

-Allez, réponds... Réponds...

-Pas trop mal à la tête ?

-Et merde... -Que se passe-t-il ?

-Ma femme a disparu. -Comment ça ?

-Elle n'a pas dormi chez sa mère. -Vous vous êtes disputés ?

-Non. On avait la 1re échographie du bébé, ce matin, à 10h.

Elle est jamais venue.

Elle en parle depuis 3 semaines. Elle aurait jamais manqué ça.

Il lui est arrivé un truc. -Que faisait-elle, hier ?

-Elle avait des rendez-vous.

Elle travaille dans une agence immobilière.

Je sais pas quoi faire. -Vous avez déclaré sa disparition ?

-Oui, ce matin. Mais j'ai bien vu qu'ils n'en ont rien à foutre.

-Merci. -Bonjour.

Un renseignement ? -Je veux parler à votre supérieur.

-Capitaine Lebel. Que puis-je faire pour vous ?

-Lieutenant Delaunay. -Paris. Vous êtes mutée ?

-Non, en vacances.

Paul Mercier vous a parlé de la disparition de sa femme, ce matin.

-Oui. Mme Mercier est majeure. Elle peut aller où elle veut.

Je vous apprends rien. -D'après ce que M. Mercier m'a dit,

je pense que c'est sérieux. -Rien, pour le moment,

ne me permet de lancer quoi que ce soit. On va attendre et on avisera.

-Donc vous allez rien faire.

-Je viens de vous répondre. -Cette disparition est inquiétante.

-Vous devriez profiter de vos vacances.

-Dis-moi, Camille,

ça t'arrive de te reposer ?

-J'ai un mauvais pressentiment.

-J'ai envie de te dire qu'elle se tape un autre mec.

-Ouais, mais vous le dites pas.

-En effet. Mais t'as pas grand-chose

*pour démarrer. -Alors qu'est-ce qu'on fait ?

-"On" ? Attends, c'est pas l'enquête du siècle !

*T'es où, j'entends la mer ? -A Saint-Valéry.

*C'est beau. Ca vous ferait du bien, l'air de la mer.

Niémans ?

Niémans...

...

-Allez, viens, on se casse. -Où ça ?

-Viens. Je rentre.

-T'es bête, je peux pas bouger ! -Ah, je suis bête ?

Bah démerde-toi, petit con !

-Jacques, reviens !

-Ta gueule !

-Reviens, Jacques ! Reviens !

Jacques, reviens !

-Ca va ?

Qui t'a fait ça ?

C'est pas très gentil. -C'est mon grand frère.

Mais des fois, il est gentil. Il voit un docteur.

C'est quoi ?

-Des crabes. Je les ramasse dans les trous d'eau.

Tu t'appelles comment ? -Niémans.

-T'as pas de prénom ? -Si, Pierre.

-Moi, c'est Nanou. Tu reviens, demain ?

-Non. Je rentre chez moi. -Moi, j'habite tout le temps ici.

-Je reviendrai l'année prochaine. On revient tout le temps.

...

-Que faites-vous là ?

-C'est le resto préféré des touristes, ici.

-Vous connaissez le coin ?

-Oui, j'y venais, gamin.

Tu m'expliques ?

-La femme qui a disparu bosse dans une agence immobilière.

Elle a été à ses rendez-vous. Depuis,

on n'a plus de nouvelles. -Donc t'as rien.

-C'est ce qu'a dit

le capitaine Lebel. Mais il y a ce truc que m'a dit son mari.

-Qu'elle est pas allée à son échographie.

-Les deux attendaient ça avec impatience.

Je doute qu'elle l'ait volontairement ratée.

-Le mari est suspect ? -Non.

Vous l'auriez vu, hier, on aurait dit un petit garçon.

-Ca veut rien dire.

-Théo...

Théo.

Joyeux anniversaire !

-Merci.

Viens.

Allez, viens !

-T'es folle !

-Il est à toi.

-Comment t'as fait ? -Secret.

-C'est magnifique !

Après, t'essaies, OK ? Je te montrerai.

-Je t'attends un peu plus loin.

-C'était quand, la dernière fois que vous êtes venu ici ?

-J'avais 17 ans.

-Je sais pas comment on fait.

-Moi non plus.

Je t'aime, Nanou.

-Moi aussi, Pierre.

Un homme crie de joie.

-Il a l'air de s'éclater.

...

-Faudrait me payer cher pour faire ce genre de conneries.

Cris de joie.

...

...

-Théo !

Théo ! -Oh, putain !

-Théo !

-Viens.

Commissaire Niémans, OCCS.

-Capitaine Lebel. -Mon adjointe,

le lieutenant Delaunay. -Que faites-vous là ?

-On est là en tant que témoins. -Que s'est-il passé ?

-Le garçon a perdu le contrôle du char à voile.

-C'est pas possible. Je comprends pas.

Il a même pas cherché à tourner.

C'était une surprise.

C'était pour son anniversaire. Notre tente est là-bas.

-On y va ?

-C'est quoi, ces trucs ? -Quoi, ça ?

-Ils étaient pas là, ce matin.

-Quelqu'un savait que vous étiez là ?

-Juste 2 amis.

Et le type qui vit dans la maison plus haut.

-Touchez à rien, on fait venir le labo.

-Vous êtes là comme témoin. -Plus maintenant.

Occupez-vous de la petite.

-Bien sûr, commissaire. -Merci.

-Vous venez avec moi ?

-C'est quoi, ce bordel ?

...

On sonne à une porte.

-Bonjour.

-Bonjour.

Commissaire Niémans.

-Entrez.

Une carte aussi,

mademoiselle ?

-Lieutenant.

-Qu'y a-t-il ? -On veut vous parler. Monsieur ?

-Werner. Thomas Werner. Je vous en prie.

...

C'est affreux, ils avaient l'air vraiment amoureux.

J'ai fait une exception en les recevant.

Je vis retiré depuis que je suis malade.

-De quoi souffrez-vous ?

-Maladie de Charcot, très invasive.

Mortelle.

Mais je suis bien, ici,

avec mes livres et mes amis.

-C'est quoi, ça ? Rangez-moi ça !

-Vous n'aimez pas les reptiles ? -Je leur fais pas confiance.

-Ophiuchus est pourtant très sociable.

-Il ne vient jamais personne, ici, c'est ça ?

-A part Anne-Marie : elle s'occupe des repas et entretient la maison.

Silencieuse et efficace.

-Anne-Marie comment ?

-Vautrain.

-Elle est venue, aujourd'hui ?

-Oui, tôt, ce matin. Je dormais encore.

Désolé, j'ai pas grand-chose de plus à vous dire.

Et je m'épuise très vite.

Je vous raccompagne.

-Vous en pensez quoi ?

-Pour l'instant, pas grand-chose.

-Attendez.

...

-Camille.

Camille.

-Oh, putain...

-Recule doucement.

-Juste là.

-Y en a partout ! -Et là.

-On s'arrache.

C'est un malade, ce mec !

-Ca tient pas debout.

Ces jeunes vivent à plus de 100km. Pourquoi venir tuer ce garçon ici ?

Sauf si c'est la jeune fille.

-Lâchez-la, elle n'a rien fait. -Je sais, c'est un accident.

-Ca en serait un, sans ça. Quelqu'un savait qu'ils étaient là,

que c'était l'anniversaire du garçon. Ce quelqu'un a déposé ça.

-On en est où

de la disparition de Mme Mercier ? -Je vous l'ai dit, nulle part.

Quel est le rapport avec cette affaire ?

-Un mort, une disparition, en 48h, dans un village,

ça vous paraît pas beaucoup ?

-Je vais envoyer les figurines au labo.

On a trouvé des empreintes sur le chemin

que n'importe qui a pu faire n'importe quand.

Vous reprenez l'enquête ?

-Non, c'est une collaboration.

-Oui, bien sûr.

-Ca fait 48h,

et personne se bouge !

-On a pris votre déposition. -Paul.

Je m'en occupe. -Camille, que faites-vous là ?

-Je suis de la police. Commissaire Niémans.

-Bonjour. -Bonjour.

-Pouvez-vous m'aider ?

-On est là pour ça.

-Je veux qu'on retrouve ma femme. -On fait le maximum.

-Il faut nous laisser travailler.

L'orage gronde.

-Allez, Ophiuchus, c'est l'heure du dîner.

...

-Ca va, vous êtes bien installés ?

J'ai fait analyser le char à voile. L'axe directionnel a été trafiqué.

Pas d'empreintes sur les figurines, pas celles de Lisa.

Les traces de pas, c'est des baskets, du 37, pas celles de Lisa.

Je serai à mon bureau. Vibreur.

-OK, merci.

-C'est l'agenda de Marie Mercier.

Son dernier rendez-vous, c'était avec Werner.

-Il faut creuser sur lui. Il a beau être en fauteuil, il est pas clair.

-On peut commencer par la dame qui bosse pour lui.

Elle était là dimanche matin. Anne-Marie Vautrain, née Soyet.

Elle habite à Camiers.

Regardez.

-Je m'en occupe.

...

Portière de voiture qu'on claque.

...

Mme Vautrain ?

Nanou... J'étais pas sûr.

-Comment tu m'as retrouvée ?

Il faut que je devine ?

T'as pas changé.

-Toi non plus, t'as pas changé.

Viens.

-D'accord : M. le flic !

Que veux-tu que je te dise ?

La fille de l'agence immobilière m'en a parlé, il y a 6 mois.

-Marie Mercier ? -Oui. Je fais le ménage à l'agence.

Elle m'a dit que Werner cherchait quelqu'un pour l'aider.

-Il est comment, au quotidien ?

-Comme quelqu'un qui va bientôt mourir.

Il vit en reclus, parle pas beaucoup,

ou de tout et de rien pour me faire plaisir.

Et je suis dispo pour la pharmacie, les courses, l'administratif.

-Il prend beaucoup de médocs ?

-Des antidouleur, surtout. Tu te rends compte, il n'a que 30 ans !

C'est vraiment une saloperie de maladie.

-Vous avez du nouveau ?

-On a besoin de temps pour travailler.

-Vous allez où ?

-Venez avec moi, mais ne posez aucune question.

-Regarde celle-là.

-T'étais mignonne.

-Avec ma petite robe.

-T'avais quel âge ? -Je sais pas, 4-5 ans.

Ton frère, ça va mieux ?

-Mm...

-Toi

et ton sourire légendaire.

-Je m'en souviens.

On s'est pas arrangés, surtout moi.

-Ca va.

Prends-la.

-Là, c'est le jour de ton mariage.

-Mm... Enfin, bon, divorce.

Et toi ?

-Moi, c'est compliqué.

Ca l'a toujours été.

-Ouais...

-Je vais y aller. Je repasserai. -D'accord.

-J'y vais toute seule.

Bonjour.

Vous connaissez cette femme ?

-Elle est venue vendredi.

Mme Mercier est sympathique, et la maladie avance plus vite que prévu.

Je voulais préparer l'avenir.

Quand je serai plus là,

une grande maison sans personne, c'est triste, non ?

-Pourquoi elle ?

-Je la trouve sympathique. C'est elle qui m'a vendu la maison.

Comme vous pouvez vous en douter, je sors peu, je connais personne.

-Elle vous a dit où elle allait, après ?

-Non. Elle n'est pas restée longtemps.

On a pris un thé. Peut-être une demi-heure.

-T'es passée chez Werner, dimanche ?

-C'est encore un interrogatoire ? -Non.

Un môme s'est fracassé sur les rochers. Je voudrais comprendre.

-J'y suis allée vers 7h.

-Ca fait longtemps qu'il habite cette maison ?

-Je sais pas exactement, mais pas longtemps.

-Qui était l'ancien proprio ?

-Adèle. Les gosses l'appelaient la Sorcière. C'était à elle,

les serpents.

Quand elle a vendu sa baraque, la condition était qu'ils restent là.

Elle foutait les jetons aux gamins. Clara était terrifiée.

-Clara ?

-Ma fille.

Tu verrais ta tête.

T'inquiète pas, elle ressemble bien à son père.

-Elle disait quoi, ta fille ?

-Pas qu'elle. Tous les gamins disaient avoir entendu

des espèces de plaintes dans la maison. Ils aimaient se faire peur.

-Et l'ancienne proprio, tu sais où je peux la trouver ?

-Je crois qu'elle est restée dans la région.

T'as oublié ta photo.

Un chien aboie. -Jack !

Jack !

Jack aboie.

Jack, reviens !

...

Jack !

Jack !

...

-Merci pour tout, Nanou. On se revoit vite ?

J'étais content de te voir. -Moi aussi.

A bientôt.

...

-Ca fait beaucoup de coïncidences.

-Ca fait surtout 2 meurtres pour un seul tueur.

-D'abord le jeune homme, et maintenant, cette femme.

C'est un cauchemar.

Pourquoi ici,

chez moi ?

-Je vous retourne la question.

-Cette femme était Marie Mercier. Comme vous êtes le dernier

à l'avoir vue vivante, on doit perquisitionner.

-Je vous en prie, faites donc, lieutenant.

-Capitaine, c'est Niémans. Venez avec 2 de vos hommes :

je lance une perquis' chez Werner. *-Autre chose ?

-Oui. Trouvez-moi l'adresse de l'ex-proprio

et l'acte de vente. *-Je vous envoie l'adresse

*par texto. -Merci.

-2 morts ? C'est épouvantable !

2 morts chez moi ! -Non, pas chez vous, chez Werner.

-Je peine toujours à me rappeler que ce n'est plus ma maison.

-C'est le seul lien

entre les 2 meurtres. On voulait vous interroger sur cet endroit.

-Cette maison n'a rien de particulier.

Je l'ai vendue à M. Werner

parce qu'il me ressemblait : un solitaire,

quelqu'un qui veut juste ne voir personne.

-Personne ne venait jamais vous voir ?

-Si, Eugène. Il venait de temps en temps. Un pêcheur

qui m'amenait des crustacés. Il restait parfois un peu.

-Vous recevez beaucoup de messages.

-Télétravail. -Quel genre ?

-Du genre répondre à des gens qui pensent que l'astrologie

se limite à l'horoscope.

Comment vont mes serpents ?

-Pas trop mal.

Werner en garde un sur ses genoux. -Il l'appelle Ophiuchus.

-Ophiuchus...

C'est moi qui l'ai appelé comme ça.

Excusez-moi, il faut que j'avance.

Je vous raccompagne.

-Marie Mercier.

Morte il y a 3 jours.

On a trouvé une trace de piqûre

dans sa nuque : c'était de la morphine. Elle est morte

étouffée par du sable.

Aucune trace d'ADN, aucune trace de violence, ni de viol.

-Et la figurine ? -Comme pour les autres,

aucune empreinte. Désolé.

-Merci.

Vous allez où ?

...

Pourquoi il fait ça ? Ces figurines, ça veut dire quoi ?

-J'en sais rien, mais c'est le seul lien qu'on a entre les victimes.

-C'est quoi, ça ? -Je les ai piqués chez Adèle.

Ca vous rappelle personne ? -Mm...

Y a l'ancienne adresse de Werner, là-dessus.

C'est à 30 bornes. Il a dû se faire soigner là-bas.

Il a forcément un dossier médical. -Vous croyez qu'il simule ?

-J'en sais rien, mais on n'a que ça.

-Vous pouvez me rassurer sur un truc ?

On travaille toujours ensemble ? -T'es devenue con ? Bien sûr !

-J'ignore si Werner peut marcher, mais il chausse pas du 37.

Anne-Marie Vautrain, qui bosse pour lui, vous l'avez vue, et ?

-C'est pas elle. -C'est-à-dire ?

-C'est pas elle.

Quoi ? Il y a un souci ? -Non.

Eugène Vanier ?

-Oui. C'est pour quoi ?

-Lieutenant Delaunay. Je peux vous poser 2-3 questions ?

-Sur ce qui s'est passé là-haut ?

-Parlez-moi d'Adèle Malarte.

-On a passé du bon temps.

Mais ça, ça remonte à peut-être 15 ans.

-Combien de temps votre relation a duré ?

-Un an ou deux, pas plus.

Moi, les hystéros...

-Comment ça ?

-Vous l'avez vue, non ? Elle est frappadingue.

-C'est ce qui explique

votre rupture ? -J'y suis passé un soir,

sans prévenir, un genre de surprise.

Ca l'a rendue folle de rage.

Elle hurlait, comme la tempête qui se levait

et faisait des voix aiguës dans toute la maison.

Elle a même voulu me frapper.

-Depuis ce jour-là, vous n'êtes jamais retourné dans la maison ?

-Pas tant qu'elle était là.

De temps en temps,

j'apporte du poisson et des crustacés à Anne-Marie

pour M. Werner.

-Bonne journée. -Au revoir.

-Gagnons du temps sur le secret médical : j'enquête sur 2 meurtres,

un gamin qui s'est crashé en char à voile

et une femme enterrée vivante. -Pourquoi venir me parler de lui ?

-Pour m'assurer qu'il est aussi malade qu'il le dit.

-Oui. La maladie de Charcot

attaque les neurones, provoquant une paralysie.

Elle est incurable. M. Werner en est atteint.

-Vous le suivez plus, là ?

-Il a souhaité arrêter d'être traité.

Je l'ai vu passer de la rage à l'abattement. Il a renoncé.

-Il lui reste combien ?

-6 mois maximum.

-Merci, docteur.

-Vous suivez quel type de traitement ?

-Des soins palliatifs.

Ca ne soigne pas, mais ça atténue la douleur.

-Que vous a-t-on prescrit ?

-J'ai une ordonnance renouvelable.

De la morphine, principalement. Pourquoi ?

-Marie Mercier a été droguée avec de la morphine.

Où la stockez-vous ?

-Il en manque.

Beaucoup, même.

Anne-Marie est pourtant allée récemment à la pharmacie.

-Mme Vautrain.

-Je sais que vous faites votre travail,

mais ça ne peut pas être elle, pas Anne-Marie, c'est impossible.

On l'a peut-être volée, ma porte est rarement fermée.

-Fermez, à partir de maintenant, ça vous évitera d'être impliqué.

-Le suspect idéal.

-Je vous le fais pas dire.

-Parlez-moi de vous, Camille.

-Camille ?

-Oui. J'ai lu avec attention votre carte de police.

Lieutenant Camille Delaunay, matricule 0024-99,

née le 14 février 1982.

En d'autres temps, je vous aurais invitée à dîner.

Anne-Marie cuisine à merveille les homards d'Eugène.

-Au revoir, M. Werner.

-Camille.

Le meurtrier va continuer ?

-Fermez votre porte à clé pour commencer.

Vibreur.

-Ouais ?

-Vous en êtes où ? -J'ai vu le toubib.

-Et ? *-On peut rayer Werner,

*il en a plus pour longtemps.

-OK.

...

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