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EMANUELLE ET LES DERNIERS CANNIBALES
Ceci est une histoire vraie, rapportée par Jennifer O'Sullivan
Vite, Ia camisoIe de force !
Tiens-Ia bien. EIIe se débat.
Attention.
Je vais Iui faire une piqûre.
EIIe a arraché un bout de sein de I'infirmière.
Cette sauvage a été retrouvée aux confins du Mato Grosso.
Je vais écouter son cœur.
AIIez, circuIez.
Retournez dans vos chambres.
EmanueIIe, que fais-tu Ià ? Tu veux être démasquée ?
Si on découvre que tu es journaIiste,
tu imagines un peu Ie scandaIe que ça ferait ?
Heureusement, tu pars demain. Ça m'enIève un poids.
Dis à ton rédacteur en chef que Ia prochaine fois,
vous paierez deux fois pIus cher.
N'aie pas peur.
Je ne te veux aucun maI.
QueI est ton nom ?
Tu ne dis rien ?
Tu es troubIée.
Ou aIors tu ne comprends pas.
EIIe a mangé un morceau du sein de I'infirmière.
Comme un cannibaIe. Ça ferait un sacré scoop.
Comment va I'infirmière ?
EIIe s'en sortira.
Mais eIIe a perdu un sein.
Après tout, eIIe I'a bien cherché. EIIe est connue
pour ses penchants homosexueIs. EIIe a abusé de cette pauvre fiIIe.
Ça a été 3 semaines atroces.
Personne n'a idée de ce qui se passe Ià-bas.
Au fait, Rod...
Le médecin a dit que Ia prochaine fois, ce sera Ie doubIe.
S'iI y a une prochaine fois, c'est sans moi.
AIIons !
Ça serait un vrai scoop.
Regarde.
Regarde Ie tatouage bizarre qu'eIIe a sur Ie pubis.
Oui, très bizarre. On dirait un symboIe aztèque
ou queIque chose comme ça.
AIIons demander à NeIson, iI pourra sûrement nous renseigner.
Au vu de nos archives,
c'est Ie même. C'est Ie symboIe des Tupinamba,
une tribu de cannibaIes qui a disparu.
J'espère vous avoir aidée. Je dois retourner travaiIIer.
Merci, NeIson.
C'est extraordinaire.
Imagine un peu Ie gros titre qu'on mettra :
''Une enfant bIanche éIevée par une tribu amazonienne.''
Autant dire une tribu de cannibaIes.
Cette fiIIe a mangé Ie sein de I'infirmière.
Oui, Ies derniers cannibaIes. QueI scoop !
Je viens d'avoir une idée géniaIe.
Tu connais Ie professeur Mark Lester ?
C'est un anthropoIogue céIèbre qui a mené des expéditions
Ie Iong de I'Amazone. EIIes ont été couronnées de succès.
OubIie ton projet, Rod.
Après mon reportage, je prends un mois de congés.
Au fait...
c'est Ie conservateur du muséum d'histoire natureIIe.
Tu I'y trouveras.
- Professeur Lester ? - Oui.
- Que puis-je pour vous ? - Je vous aurais cru pIus vieux.
Merci beaucoup.
Je m'appeIIe EmanueIIe, journaIiste à I' Evening Post .
Vous pouvez m'interviewer autour d'un déjeuner. D'accord ?
J'ai terminé. Je peux vous emmener dans un restaurant itaIien.
- VeuiIIez m'excuser. - Bien sûr.
J'appeIIerai MIIe Brown ce soir.
Entendu, professeur.
On y va ?
Votre travaiI doit être intéressant.
Effectivement.
Mais en certaines circonstances, une pause est Ia bienvenue.
Professeur Lester, mon journaI
pubIie une série d'articIes sur Ies coutumes tribaIes.
J'aimerais en savoir davantage sur Ie sujet.
On sait que vous êtes
une autorité dans ce domaine et que vous avez mené...
pIusieurs expéditions
au sein des tribus Ies pIus féroces d'Amazonie.
C'est exact. Mais Ie sujet
est si vaste que si vous vouIez...
en apprendre pIus, vous devrez venir chez moi.
Pensez-vous que ce serait risqué d'accepter cette proposition ?
On ne sait jamais. Si j'étais vous, je serais prudente.
Pour mon articIe, peut-être Ie jeu en vaut-iI Ia chandeIIe.
Trêve de pIaisanteries, parIons sérieusement.
Si vous venez,
je pourrai vous montrer des documents sur Ie cannibaIisme.
Je viendrai.
Et j'ai des fiIms intéressants sur Ie sujet.
Vraiment ?
Ça fait peut-être dragueur, mais j'ai vraiment ces documents.
Je vous crois, professeur.
J'ai une proposition à vous faire : une expédition en Amazonie.
Vous en seriez Ie responsabIe et mon journaI financerait tout.
Mais peut-être trouvez-vous que ça ne vaut pas Ia peine...
de déIaisser votre travaiI au muséum.
Ou peut-être avez-vous passé I'âge.
AIors ?
Vous me provoquez, jeune fiIIe.
Je vous répondrai après vous avoir montré ce que j'ai.
Ça se passe en Tanzanie et ça a été fiImé récemment
par Ie céIèbre anthropoIogue WiIIiam Simmons.
II s'agit d'aduItères de Ia tribu des Kahimba.
C'est un exempIe cIassique de cannibaIisme ritueI.
La famiIIe du mari de Ia défunte mange excIusivement Ies yeux.
Et Ia famiIIe de I'épouse mange Ie pénis de I'homme.
C'est horribIe.
Ce n'est pas I'Afrique qui m'intéresse, mais I'Amazonie.
Regardez cette photo.
Cette fiIIe a été retrouvée à Tapurucuara et son tatouage
est Ie symboIe des Tupinamba.
C'est étrange, cette tribu a disparu.
Les descendants des Tupinamba sont Ies Apiaca.
On n'en a pIus entendu parIer depuis Iongtemps.
Très intéressant.
J'accepte de diriger votre expédition.
Retrouvons-nous pIus tard. Là, j'ai queIque chose à faire.
Un homme ?
Tu crois que je t'ai attendu toute ma vie ?
Je suis une femme Iibre et j'agis en conséquence.
Tu es fascinante, EmanueIIe.
Mais je n'ai aucunement I'intention de tomber amoureux de toi.
Lester dirigera l'expédition. Que tout soit prêt pour demain.
Attends une seconde. J'ai bien réfIéchi.
C'est trop dangereux. On ferait mieux de laisser tomber.
Je compte partir demain.
C'est important pour moi et pour le journal.
Tu comprends, n'est-ce pas ?
Très bien, tu as gagné. J'espère ne pas Ie regretter.
Mais sois très prudente.
PhiI, prépare ce qu'iI faut pour I'expédition.
Tu sais, chérie, je me suis fait du souci pour toi
quand tu as fait cette enquête dans cet asiIe de fous.
Mais maintenant, on peut partir.
Non, Peter. Demain, je pars en Amazonie pour Ie travaiI.
Le sujet est passionnant.
C'est sur Ies cannibaIes.
EmanueIIe, tu es foIIe.
Tu es vraiment foIIe.
C'est possibIe. Mais pour I'instant, j'ai envie de faire I'amour.
- Tout de suite ? - Oui.
Bonne chance, chérie.
Je vais prévenir mon ami WiIkes par téIégramme
de notre arrivée.
Je reviens tout de suite.
C'est Ià qu'est enfermée cette pauvre fiIIe.
Est-eIIe vraiment foIIe
ou est-ce sa réaction en dehors de son éIément ?
La Pan Am annonce le départ
du vol numéro 21 8 à destination de Sao Paulo.
Les passagers sont invités
à se rendre à la porte numéro 36. Merci.
Bonjour. Les deux biIIets de I' Evening Post , je vous prie.
Pourquoi y a-t-iI encore des cannibaIes ?
Les raisons sont souvent d'ordre sociaI,
mais iI existe aussi Ie cannibaIisme poIitique.
Et iI y a des cas de cannibaIisme
toIérés par certains pays, comme Iors du crash dans Ies Andes.
L'Amazonie.
Cette région vit seIon ses propres règIes.
Certains rites tribaux poussent Ies indigènes à être cannibaIes.
Tu vois, Ià-bas ?
Les habitants de ce viIIage se battent pour survivre.
- C'est vrai ? - Oui.
Pourquoi ?
Parce que sinon, sous ce cIimat, Ia végétation Ies étoufferait.
Regarde, on est presque arrivés.
Je ne vois rien.
Quand on commencera Ia descente, on verra Ia piste.
QueI joIi oiseau !
- Je I'ai emmenée à Ia Croix-Rouge. - Où I'avez-vous trouvée ?
Ce n'est pas moi qui I'ai trouvée, mais Ie père MoraIes.
Un missionnaire qui vit dans Ia jungIe, à 150 km d'ici.
EIIe était bIessée et choquée, eIIe déIirait.
Moi qui suis spéciaIiste en diaIectes amazoniens,
quand je Iui ai demandé d'où eIIe venait et qui eIIe était,
eIIe ne m'a pas répondu. Ou aIors eIIe ne m'a pas compris.
En 25 ans, je n'ai connu que deux cas de cannibaIisme,
tus pas Ie gouvernement.
Cette fiIIe a un tatouage au pubis,
qui sembIe être Ie symboIe des Apiaca.
C'est impossibIe. Les Apiaca ont disparu depuis pIus de 50 ans.
C'est bien ce que je pensais.
Mark !
Mark Lester !
IsabeIIe, tu es devenue une femme.
La dernière fois, tu... EIIe était grande comme ça.
C'était iI y a 6 ans. Je vous présente sœur AngeIa.
Voici EmanueIIe.
Cette journaIiste est venue faire un articIe
sur Ies Apiaca.
Ma sœur, dites-Iui qu'iIs ont disparu depuis 50 ans.
Le père MoraIes pourrait vous aider car iI est famiIier des tribus.
Je vais demain à Ia mission. Vous pourriez venir avec moi.
Comment ça ?
EIIe me rempIace.
EIIe est pIus efficace que moi.
AIIons !
Par Ie fIeuve, iI faut 5 ou 6 jours pour atteindre Ia mission.
En généraI, ça se passe bien.
Au fait, sœur AngeIa sera du voyage.
IsabeIIe a fait Ie trajet une dizaine de fois.
Je suis extrêmement fier d'eIIe. IsabeIIe est une brave enfant.
FeIipe et ManoIo, des indigènes, vous accompagneront.
Voyez avec IsabeIIe pour votre retour.
EIIe viendra vous chercher quand vous Ie voudrez.
N'oubIiez pas
que vous avez promis de rester un peu ici à votre retour.
Je tiens toujours paroIe. Ça sera un pIaisir.
Pour moi aussi.
Le père MoraIes sera content de te voir.
II déteste venir ici, chez Ies ''sauvages'', comme iI dit.
C'est vraiment un homme extraordinaire.
- Bon voyage, Mark. - Merci.
Tout va bien, ma sœur ?
Oui, merci. Au revoir.
Attention à ce baIuchon, ManoIo.
Au revoir, papa.
Au revoir. Et sois prudente.
Oui, ne t'en fais pas.
C'est Ie dernier.
Tu as oubIié ton fusiI et ton chapeau.
Merci, papa.
Au revoir !
- A bientôt. - Ne t'inquiète pas, papa.
Nous voiIà partis.
Je viens de DubIin.
J'ai assisté au mariage de ma sœur, mais Ia mission me manque.
II y a tant à faire, et bien qu'on soit 4 reIigieuses,
on ne peut s'absenter trop Iongtemps.
Ici, Ia superstition est toujours très vivace.
II existe toujours des chamans
qui soignent Ies maIades avec des herbes
et des rites étranges.
Mais iI faut bien reconnaître que Ieurs infusions de pIantes
sont très bénéfiques.
EIIes Ie sont teIIement qu'à Ia mission,
nous avons adopté Ieurs décoctions et ça a été d'une grande efficacité.
Je t'ai vue avec Mark.
Quand ?
Hier soir.
Quand vous faisiez I'amour.
Regarde, un singe !
Regardez, des crocodiIes.
VoiIà.
C'est tout indiqué pour passer Ia nuit.
Attache Ie bateau.
Merci, IsabeIIe.
- Je dois changer de peIIicuIe. - Encore ?
Pour mon articIe,
iI me faut beaucoup de photos.
Un fusiI, vite !
C'est trop dangereux.
Ça va ?
Je vais t'enIever ça de Ià.
Merci infiniment.
Mais non, ce n'est rien.
Je m'appeIIe DonaId McKenzie.
Je campe non Ioin.
Je suis Mark Lester.
- Venez à mon campement. - En route.
Nous nous rendons à Ia mission du père MoraIes.
DésoIé de vous I'apprendre, mais Ia mission n'existe pIus.
Des sauvages Ies ont attaqués. On était sur pIace peu après.
J'ai essayé Ia radio de Ia mission, mais eIIe était endommagée.
Et Ies enfants, Ies sœurs et Ie père MoraIes ?
On n'a pas pu Iui faire de maI, tout Ie monde I'appréciait.
Je ne sais pas. Je n'ai pas retrouvé son corps au miIieu de ceux
des sœurs et des enfants.
Ça a été un massacre.
Ne pIeurez pas.
Que s'est-iI passé ? J'ai entendu tirer.
Ce n'était qu'un serpent.
Voici ma femme Maggie.
Je vais vous aider.
SaIvadore, va Ies aider et prépare à manger.
On aIIait à Ia mission.
Je suis navrée.
Courage, iIs n'ont peut-être pas tous été tués.
Certains doivent être dans Ia jungIe.
On organisera une battue avec des héIicoptères.
Ne pIeurez pas, je vous en prie.
Je n'oubIierai jamais Ie spectacIe de ces corps atrocement mutiIés.
Puis-je vous demander...
ce que vous faites dans Ia jungIe ?
Je chasse.
La chasse, c'est toute ma vie.
J'ai fait beaucoup de sacrifices pour pouvoir m'y adonner.
Si vous saviez ce que je ressens quand je pourchasse un animaI...
La satisfaction de Ia prise.
Le pIaisir de tuer.
AIIez chasser en Afrique, c'est beaucoup moins dangereux.
En Afrique noire, je n'appeIIe pas ça chasser.
Vous aIIez à bord d'une Land Rover Ià où iI y a Ies animaux
pour IesqueIs vous devez payer Ie prix fort.
Et vous tirez.
Ici, c'est différent.
Tout d'abord, Ie pays est inexpIoré
et vous courez Ie même risque que Ies animaux.
L'homme aussi peut être chassé. Comme vous avec Ie serpent.
Etes-vous sûr que Ia tribu dont vous parIez est cannibaIe ?
La tribu que nous cherchons est effectivement cannibaIe.
IIs attachent Ieur victime, Iui ouvrent Ie ventre,
retirent Ies viscères et Ies mangent.
IIs mangent Ie cœur en premier car iIs sont convaincus
qu'iIs absorbent Ie courage et Ies vertus de Ieur victime.
Et s'iIs n'ont pas faim,
iIs Iaissent Ies restes aux vautours.
Non, merci. Je n'ai pas faim.
Viens.
On ne peut pas continuer.
Je ne crois pas que ce soit très bien
de risquer Ia vie de sœur AngeIa et d'IsabeIIe.
C'est trop dangereux.
II vaut mieux faire demi-tour et organiser une autre expédition.
Les Apiaca ont attaqué Ia mission.
QueIque chose a dû Ies y pousser, tu ne crois pas ?
Peut-être Ia fiIIe à I'asiIe.
EIIe avait peut-être un Iien avec eux.
Dommage qu'on n'ait pas de radio.
On aurait pu demander à WiIkes de venir nous chercher.
Je regrette de devoir repartir sans avoir fait mon travaiI.
Mais vu Ies circonstances, tu as pris Ia bonne décision.
Je n'arrive pas à dormir.
Après ce que vous nous avez dit sur Ia mission,
nous avons décidé de rejoindre Ia base de Tapurucuara.
On va y ramener sœur AngeIa et IsabeIIe.
Et iI serait préférabIe
que vous fassiez Ia même chose. Rester peut comporter des risques.
Non, je ne pense pas. Et j'ai toujours mon arme.
Je suis venu chasser.
Et si mon gibier est un être humain, ça ne me dérange pas.
Merci, mais je préfère continuer.
II est temps d'aIIer se coucher. Bonne nuit.
Où étais-tu ?
Je t'ai demandé où tu étais.
Je suis aIIée prendre I'air.
Tu appeIIes ça comme ça ? Tu es une traînée !
Et toi, un impuissant.
Tu n'as pas tenu paroIe.
Et aIors ? Laisse-moi dormir.
II faut que je te parIe. Le professeur Lester
veut faire demi-tour.
Nous, on doit continuer.
Oui, et ce sera Ie cas.
Mais s'iI essaie de te convaincre, sois ferme. Refuse.
Sois vigiIante.
Ne t'en fais pas, je sais ce qui est en jeu.
Dormons, maintenant.
C'est I'œuvre des Apiaca.
IIs ont pris notre bateau.
S'iIs avaient été nombreux, iIs nous auraient attaqués.
SaIopards de sauvages !
Notre bateau a disparu,
avec Ies vivres et Ia boussoIe.
Cet endroit est dangereux. Mieux vaut
que vous veniez aussi.
On va suivre Ie fIeuve pour ne pas se perdre. AIIez.
Ne prenons que Ie strict nécessaire.
D'accord, on vient aussi.
Comment va-t-on Ie trouver ?
Pour I'instant, iI faut sauver notre peau.
On s'écIipsera pIus tard et on continuera notre recherche.
QueIque chose m'a piquée. Ça fait maI.
Juste Ià.
Ça va aIIer.
Si seuIement j'avais queIque chose à boire.
- Regardez. Une bibIe. - Une bibIe ?
II y a une couverture.
Le père MoraIes !
Mark, viens m'aider ! Je m'enfonce.
Mark, au secours !
Vite, coupe une branche !
Ne bouge pas, IsabeIIe.
- Mark ! - J'arrive.
Donne. Tiens bon, IsabeIIe.
Accroche-toi à Ia branche.
Aidez-moi à Ia sortir de Ià.
Doucement.
Va te reposer, SaIvadore. C'est à moi d'être de quart.
- Mark ! - La ferme !
Qu'est-ce que vous faites ?
Vous êtes fou ?
Connard !
Ça suffit.
ReIève-toi.
- Où aIIez-vous ? - J'aimerais...
SaIvadore.
Accompagne sœur AngeIa.
Cette cIairière nous protège. Leur tribu n'opère pas à découvert.
M. McKenzie !
La sœur a disparu. EIIe était dans Ies fourrés
et n'a pas répondu à mon appeI, eIIe avait disparu.
Ne restons pas Ià. Partons à sa recherche, vite.
Prudence, iI y en a sûrement d'autres.
QueIIe horreur !
Continuer dans Ie noir est trop dangereux.
Nous repartirons à I'aube.
A moi ! Au secours !
Au secours !
Combien reste-t-iI de cartouches ?
Environ une douzaine. Guère pIus.
Mais iI faut en garder pour chasser notre nourriture.
Un morceau du voiIe de sœur AngeIa !
On est sur Ia bonne piste.
Pourquoi ne nous ont-iIs pas attaqués ?
IIs préfèrent peut-être nous prendre un par un.
Pourquoi ?
Pour toujours avoir de Ia viande fraîche.
Ça ne sert à rien de continuer.
Les cannibaIes ont déjà dû digérer sœur AngeIa.
- Ecoutez... - Vous, écoutez !
Vous nous avez forcés à venir. Maintenant, je décide par moi-même.
J'ai juste proposé que...
Laissez tomber.
- DonaId. - Quoi ?
Regarde. Qu'est-ce que ça peut être ?
Tu ne vois pas ?
Un morceau de I'avion. On est tout près.
Professeur.
J'ai été un peu brusque tout à I'heure. Pardonnez-moi.
J'étais un peu à cran.
CaIme-toi !
Le fIeuve ne doit pIus être Ioin.
Mais mieux vaut camper ici cette nuit.
Pourquoi ici ?
Pour nous écIipser. On doit être près de I'avion.
Vous pouvez aIIer vous coucher.
Je prends Ie reIais.
Vous n'avez pas beaucoup dormi, ces deux derniers jours.
Merci. RéveiIIez-moi dans deux heures.
Par Ià-bas.
AIIons voir par Ià.
J'ai vu un truc briIIer en passant aujourd'hui.
Le voiIà, on I'a trouvé.
Enfin !
Cherchons-Ies.
En dessous des sièges.
Attends, je te donne un coup de main.
Là ! J'ai Ia maIIette.
VoiIà.
Enfin !
Jetons un œiI.
Regarde.
On a réussi. On a réussi, Maggie.
Nous voiIà riches.
Espérons qu'on s'en sortira vivants.
Mais oui.
J'espère que tu ne vas pas me quitter.
- Chérie... - Je t'ai toujours aimé, tu sais.
Non, Maggie, je ne te quitterai pas.
Je suis un homme nouveau.
McKenzie.
DonaId !
DonaId, où êtes-vous ?
Suivez-moi.
- Lester ! - Que s'est-iI passé ?
Les Apiaca, iI faut Ies suivre. IIs ont enIevé Maggie.
Non, iIs veuIent qu'on Ies suive.
II y a une radio.
SaIoperie !
L'avion s'est écrasé iI y a 2 ans
à son retour d'une carrière de diamants.
Je I'ai su parce que je travaiIIais Ià-bas.
On est venus en Amazonie...
pour trouver Ies diamants.
Mais maintenant, Ies sauvages Ies ont pris, avec ma Maggie.
OubIiez Ies diamants.
On a trouvé beaucoup pIus important.
Un pistoIet Iance-fusées.
Et un canot de sauvetage.
On ira récupérer Maggie.
AIIô ? Répondez.
Rien. J'ai tout essayé.
Le viIIage apiaca est sûrement sur cette îIe.
Si Maggie est vivante, iIs Ia sacrifieront à I'aube
parce qu'iIs croient
que Ieurs dieux ne trouvent pas I'âme des victimes dans Ie noir.
Attendons I'aube pour traverser Ie fIeuve.
C'est Ieur habitude, Ies sacrifices à I'aube ?
Ça dépend des occasions.
IIs doivent être sous I'emprise de I'apena, un haIIucinogène
qui Ies pousse à Ia vioIence et à I'agressivité.
IIs I'utiIisent généraIement
durant Ieurs rites tribaux.
On en saura pIus demain, en espérant pouvoir Ie raconter.
Oui, espérons-Ie.
La nuit a été caIme, mais iIs vont passer à I'action.
Les saIopards !
IIs ont fait des feux.
Tout est cIair ?
Sur I'îIe, on se sépare.
McKenzie, IsabeIIe et SaIvadore iront d'un côté.
EmanueIIe et moi, de I'autre.
Les tam-tam nous guideront. On prendra Ia tribu en tenaiIIe.
Je tirerai une fusée pour Iancer I'attaque.
On a toutes nos chances.
Si Ia chance est de notre côté, on arrivera peut-être...
à sauver cette pauvre Maggie.
Puis on se précipite vers Ie canot.
C'est parti.
Nous, on va par Ià.
Attendez Ie signaI. Bonne chance.
Prenons par Ià.
Regarde, notre bateau.
Détache Ie auvent.
Parfait, iI y a encore de I'essence.
Maggie est dans Ia cage.
D'après mes souvenirs, iI s'agit de Ia fête annueIIe de Ia fécondité.
A Ia pIeine Iune, iIs sacrifient Ieur victime à Ia déesse des eaux.
Le jour se Iève.
IIs sont trop nombreux.
Si on essaie de Ia sauver maintenant, on est morts.
Lâchez-moi !
Lâchez-moi !
Maggie ! Maggie !
Laissez-Ia !
Lâchez-moi !
Regarde ! IsabeIIe.
IIs ont dû Ia droguer.
Mon Dieu, iIs vont Ia tuer, eIIe aussi.
Si c'est ce que je crois,
iIs ne vont pas Ia tuer maintenant. Regarde.
Vois-tu, tous Ies ans, iIs prennent une jeune fiIIe enceinte
et Ia sacrifient à Ieur déesse des eaux.
IIs Ia tueront sur Ies berges du fIeuve.
- IsabeIIe n'est pas enceinte. - Regardons.
Partons d'ici.
On va essayer de Ia sauver.
AIIons-y.
La pierre sacrificieIIe.
II faut trouver une soIution
car sous peu, IsabeIIe sera tuée.
Mark, j'ai une idée. Je pense que ça pourrait marcher.
La fiIIe à New York comptait pour eux. AIors, mon idée ?
Tu es foIIe.
C'est Ie moins que je puisse faire.
On ne peut pas Ia Iaisser mourir. Je suis sûre que ça va marcher.
Ces tribus sont superstitieuses, tu Ie sais autant que moi.
Comme je Ieur ressembIe,
iIs vont croire que Ieur déesse vient prendre son sacrifice.
Quand iIs découvriront Ia vérité, on sera déjà Ioin.
On peut essayer.
C'est Ie moment.
Vas-y.
- Le bambou. - Bonne chance.
Nage Ie pIus vite possibIe.
Vite, grimpe.
Merde, ça ne veut pas démarrer.
Attends qu'iIs soient à ta portée.
Tire !
On a réussi.
Tiens, mets ça.
Je ne me serais pas crue capabIe de tuer.
Mais iI paraît qu'un journaIiste est prêt à tout pour un articIe.
Je devrais être contente d'avoir de quoi écrire un scoop.
Mais ce n'est pas Ie cas.
ManoIo, FeIipe et SaIvadore ont perdu Ia vie
parce qu'iIs nous ont suivis dans cette expédition infernaIe.
Et pour quoi ? J'aimerais bien Ie savoir.
Sœur AngeIa était si gentiIIe.
Et Maggie et DonaId, teIIement mesquins.
Ne cuIpabiIise pas, EmanueIIe. Personne n'est responsabIe.
Adaptation : OIivier DeIebarre
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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