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Musique dramatique
Atmosph�re sombre
Musique de suspense
- On vient de d�poser ce pli pour vous.
Portable
- Je suis d'accord, il n'y a pas d'amiti� en politique.
Regarde le nom et la signature en haut de la fiche.
Christophe Lavou�. Un militant � moi.
Il m'a aid� quand j'ai crev� un pneu. Je transportais
*ton putain de piano. - Ne fais pas �a, Philippe.
- Ca d�pend de toi. Tu me prot�ges, je te prot�ge.
V�ro, tu connais ma�tre Ziegler.
On fait vite, je dois retourner au minist�re.
- Comment �a ?
- Quoi, comment �a ?
- Philippe, tu vas �tre mis en examen.
- Ca m'oblige pas � d�missionner.
Le juge viendra dans mon bureau de ministre,
je maintiendrai ma version.
- Le financement syndical ? - La retranscription
de l'enregistrement montre que je suis inattaquable. Ma�tre ?
- Jo�l a averti Philippe de la perquise.
Il lui a avou� ses initiatives de financement de la gr�ve
avec l'argent de l'OHL.
L�, Philippe est tomb� des nues. - On ne va pas continuer
� mentir? - Si.
Ou alors on va tous en taule.
Dans la loi fran�aise, le mensonge est un droit.
- L'enregistrement
ne r�v�le aucun d�lit. Philippe demande � un homme de mentir.
Soit d'exercer son droit � se d�fendre.
Un conflit social dur, des ouvriers � bout de souffle...
C'est l�gal.
- Juridiquement, il n'y a rien. - Tu demandes
� Jo�l de tout prendre sur lui. Donc, tu savais.
- J'ai voulu pr�server
l'�lection pr�sidentielle. Je lui ai dit de pr�tendre qu'il jouait.
Pas pour financer la gr�ve. Un motif personnel,
mais pas politique. - V�ronique,
le juge voudra vous entendre.
- Tu as �cout� l'enregistrement? - Comment �a, l'enregistrement?
- Tu as la retranscription. Mais l'enregistrement?
- Ma voix, on s'en branle. C'est pas du th��tre.
C'est une pi�ce de proc�dure
� d�construire juridiquement. Ca tient, V�ro.
On en a vu d'autres, tous les deux, non ?
- Ce juge, on a quoi sur lui ? Il est politis� ?
- C'est un magistrat ind�pendant. Respect� et rigoureux.
- Faut faire bloc autour de moi, hein ? Au parti, � Matignon.
Allez. D'abord, Kalhenberg.
- Daniel.
Pardon.
- Ah, Daniel. Content que vous soyez venu.
Vous avez �cout� l'enregistrement? - "Tu joues, tu as honte.
"Un mec qui picole seul"... Gla�ant.
Voil� ce que je vous propose...
- On ne peut pas d�missionner Philippe.
- On ne peut pas ? - Non.
J'ai fait une b�tise avec mon divorce.
J'�tais perdu, j'ai accept� une aide financi�re de Philippe.
- Il vous a donn� l'argent ? - Ouais.
Sur ce point, Mediapart a raison. 200000 euros.
Dont j'ignorais la provenance. - Je pr�f�re.
- Pourquoi ? Vous imaginiez quoi?
- Ben rien, je...
- Pour le d�missionner, j'ai besoin de temps.
- Impossible, il va nous emporter avec lui.
Francis.
Je suis responsable, moi aussi. - Je vais le voir,
mais d'abord, il faut le rassurer. - Il va se croire invuln�rable.
- Si vous l'insultez, il va tout cramer.
Moi en premier. C'est ce que vous voulez ?
- Non, bien s�r. - On garde le cap sur l'Europe.
Quand le parlement europ�en aura dit oui, je serai intouchable.
- Tu peux pas la voir. - C'est ma fille.
- Elle est pas bien. - Je veux lui expliquer
ce qu'il s'est pass� avec Jo�l. - C'est une mauvaise id�e.
Laisse-moi la voir. Salom� !
- Maman a raison, je veux pas te voir.
- Salom� !
Donne-moi deux minutes, au moins !
�coute-moi !
Atmosph�re sombre
- Bonjour, M. le Pr�sident. *- Bonjour. Ca va mieux ?
- Difficile... Une migraine, je suis encore chez moi.
- Ben restez-y. Beaucoup de barons et de journalistes sont au courant
de votre histoire avec Philippe.
*Prot�gez-vous. - Merci.
*- Vous avez parl� avec Philippe ?
- Non, je n'en ai pas la force.
- Je comprends.
Il faut �viter que le parti s'enflamme, hein.
- J'ai d�cal� le Bureau national � vendredi.
Au moins on �vitera le psychodrame entre nous.
- Voil�, tr�s bien.
Bon, Am�lie. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi.
- Merci.
*- Au revoir. - Au revoir, M. le Pr�sident.
- Alors ? La d�mission de Rickwaert ?
- Il m'en a m�me pas parl�. - Quelle folie.
- Je t'ai dit. L'OHL, le divorce, tout est vrai.
Laugier est coinc�.
- Et il m'a vir� parce que je parlais de faute morale.
- C'est � la gauche de d�cr�ter l'apr�s-Laugier.
Sinon on va tous se faire insulter pendant 15 ans.
- Et si Rickwaert prend tout sur lui pour le prot�ger ?
Ils en ont vu d'autres. - D'o� ta strat�gie.
Provoquer Laugier sur le terrain de la morale,
le contraindre � rompre avec Philippe,
et forcer Philippe � tout raconter.
- Tu parles comme si Philippe n'�tait rien pour toi.
- Je sais ce que je fais.
Atmosph�re sombre
- Tu me garantis
qu'il y aura une primaire ? - Je l'organiserai.
Je peux m�me te dire qui va la gagner: Mirmont l'incorruptible.
Portable
- C'est Philippe.
*All� ? - Fanny, �a va ?
*- Euh... �a va...
Je sais pas. Non, �a va pas, en fait.
- Pourquoi Cyril me rappelle pas ?
- Il est parti apr�s la diffusion de l'enregistrement.
- Parti o� ? J'ai besoin de lui.
- �coute, je m'en sors pas avec les journalistes.
- Fais un communiqu� de presse simple :je suis innocent,
*je suis avec ma famille, et ma priorit� c'est l'emploi.
Tu me fais une propa l�-dessus, OK ?
- Je vais essayer. *- Ca va aller.
- T'as vu les doubles pages
dans Lib� ?
*- Non pourquoi?
- "Un couple politique explosif",
avec une photo d'Am�lie et toi.
- Le people, on s'en branle.
*T'inqui�te pas. - Ca ira.
Au travail.
Atmosph�re sombre
- Je me suis renseign� sur ce G�rard Balleroy.
Un petit margoulin, mais pas un mythomane pour autant.
Il a r�ellement demand� � voir le juge.
- Tant mieux, tant mieux.
Mais quand m�me, un million d'euros...
Plus s�rieusement, on peut l'avoir pour combien ?
- 500000... 300000.
- Tu le l�ches pas.
Tu n�gocies et tu le bichonnes.
Et dans le m�me temps, on cible directement Laugier et son divorce.
- Si Rickwaert tombe, Laugier... - Non, non, non.
La priorit�, c'est Laugier.
Son piano, son cousin,
tous ses bobards.
- Laugier, c'est compliqu�. Sa fortune est estim�e �...
- Ca va, je sais faire des recherches sur Google.
Les socialistes s'agitent dans tous les sens.
Et nous on tergiverse ? On se dandine ?
Tu la sens, l'odeur du napalm au petit matin ?
Fais d�coller les h�licos, Boudard. *- Par communiqu� de presse,
*Philippe Rickwaert, le ministre du Travail,
*mis en cause dans l'affaire de l'OHL de Dunkerque,
*a r�agi � la diffusion de la conversation
*qu'il aurait eue avec le jeune syndicaliste Jo�l Domfront.
*Il se dit pr�t � r�pondre aux questions de la justice
*mais n'envisage pas de d�missionner.
- Fait chier.
Atmosph�re de suspense
- Si tu veux d�mentir l'article de Lib�,
j'irai dans ton sens. - Je n'ai pas l'intention
de r�agir.
- Ouais, tr�s bien.
J'ai besoin de te parler.
- Je t'�coute.
- On va pas en rester l� ?
- Arr�te �a. - Je t'aime.
Je veux pas te perdre.
- T'es un malade. Un malade.
- Je t'ai menti. Mais j'ignorais tout pour le divorce.
Pour le meeting de Reims,
Francis paniquait, il m'a... - Tu raconteras �a
aux flics. - Tu veux que j'aille en prison ?
- La col�re des gens
est terrible. Faut contraindre Francis � d�missionner.
Sinon, c'est un boulevard pour le FN.
- Et �a va calmer la col�re ? On coupe la t�te du roi et puis ?
Le chaos ? - Tu tournes � vide,
Philippe.
T'es � bout, l�.
Tu dois tout dire, faut pas que t'aies peur.
- Vous �tes au pouvoir gr�ce � moi.
Atmosph�re sombre
Musique de suspense
- Il est l�, il est l�-bas ! Voix des journalistes
- S'il vous pla�t ! - M. le ministre, un commentaire ?
- Une question !
Sur Jo�l Domfront!
S'il vous pla�t! M. le ministre...
Musique de suspense
- All�, M. Boudard ? On a trouv� quelque chose.
Atmosph�re sombre
On frappe.
- J'y vais, monsieur. Ce sera tout?
- Oui, vous pouvez partir. - Bonne soir�e.
- Bonsoir.
Portable
- Ouais ? *- On a un gros probl�me.
Balleroy nous plante, il a demand� � voir le juge.
*- Je l'appelle. - Non, il pourrait t'enregistrer.
- Va le voir.
*Demande-lui combien il veut.
Faut un truc �crit o� il nous cleane.
- Mais je ne peux pas. L�, on est ailleurs.
- Le pognon, j'ai mon circuit. Tu g�res la n�go.
- O� vas-tu trouver cet argent ?
- J'ai mon circuit.
Musique de suspense
- Yes, Andrew. We won't move an inch from what we talked about.
During the last summit,
President Laugier has been the only leader to be firm on that issue.
- Les travaillistes anglais votent en faveur de notre initiative.
- Ca compensera les refus slov�ne et estonien.
- D'autant qu'une dizaine de dissidents lib�raux
devraient basculer en notre faveur.
- We guarantee you the support of the Irish.
- Les Irlandais sont avec nous.
- Thank you Sir, goodbye.
C'est bon.
- Magnifique. Tr�s beau travail.
Je vous remercie tous. - Merci, M. le Pr�sident.
- C'est la France qui vous remercie. Ce soir, champagne.
Ah, Daniel.
En Europe, tout le monde s'en fout de Rickwaert et des HLM.
Asseyez-vous. - Mais moi, non.
- On peut gagner la bataille europ�enne.
On ren�gocie les trait�s.
On fait l'Histoire. - M. le Pr�sident,
mon ministre du Travail � pouss� un jeune ouvrier au suicide.
- Vous n'allez pas encore me parler de Rickwaert ? C'est tr�s fatigant.
Je lui parlerai.
- Mais quand ? - L�. D�s que je peux.
- Pas apr�s le conseil des ministres ?
- Mais si.
- Tr�s bien. Et d'ici l�, je me mets au vert.
Je vais me reposer dans le Perche.
- Daniel, attendez ! - Je reviens d�s que vous aurez pu.
- Connard.
- Pas possibles, ces journaleux. On leur trouve des preuves
pour d�foncer Laugier, ils arrivent quand m�me � �tre � la bourre.
- Le r�dac' chef m'avait dit avant 9h. Je le rappelle.
- Ah ! Voil� !
"Depuis quand Romain Laugier poss�de-t-il le pianoforte ?
"2 ans ou 2 semaines ? Un r�cent inventaire fait pour Romain Laugier
"� l'occasion d'un d�m�nagement ne mentionne pas l'instrument."
Ca, c'est du journalisme.
- Bon.
Alors on y va ?
- On y va.
Musique de suspense
- Merci.
*- Ouais ? - Tout est OK.
- Merci, Bruno. Tiens-moi au courant pour la suite.
- En l'�tat actuel du dossier, une mise en examen
n'a aucune raison d'�tre, et le ministre assumera jusqu'au bout
les responsabilit�s que le Pr�sident lui a donn�es.
Si vous voulez entendre autre chose, appelez quelqu'un d'autre.
Je vous rappelle. Je vous rappelle, je vous dis.
Je suis l�.
Tu m'as fait peur.
Bonjour.
Brouhaha des conversations
Le brouhaha cesse.
- M. le Pr�sident
de la R�publique.
- Je vous en prie.
Le 1er ministre a une petite fi�vre affaiblissante.
Sans caract�re de gravit�, mais il ne sera pas avec nous aujourd'hui.
Nous allons suivre l'ordre du jour.
Et je passe la parole au ministre des Affaires
�trang�res.
- Merci M. le Pr�sident.
Projet de loi autorisant la ratification
de la convention de Minamata sur le mercure.
La convention de Minamata, adopt�e en janvier 2013, vise � prot�ger
la sant� humaine et l'environnement,
en encadrant et en r�duisant au niveau mondial...
- M. Auzanet ! - M. le pr�sident de l'Assembl�e !
- Demandez-vous la d�mission de Philippe Rickwaert ?
- Comme le permet l'article 68 de la Constitution,
j'ai demand� � M. Boudard l'ouverture
d'une proc�dure de destitution du Pr�sident de la R�publique.
Les accusations port�es � l'encontre de Francis Laugier
sont tr�s graves. Or, la justice ne peut enqu�ter, du fait
de son statut d'irresponsabilit� juridictionnelle.
Le seul cadre offert par la Constitution,
c'est justement cette demande de destitution.
*Car au fond, que sait-on de cette affaire ?
*Rien. Rien sur le prix r�el
*du clavecin, rien sur les comptes bancaires de l'ex-Mme Laugier.
*Rien sur cet inventaire de d�m�nagement qui ne mentionne pas
*le pianoforte. Et le ministre du Travail ne d�missionne pas ?
*Malgr� l'infamie ?
*Il faut emp�cher le pire :
*le rejet, par nos concitoyens, de la d�mocratie.
- Le mercure est une substance reconnue tr�s nocive
pour la sant� humaine et l'environnement.
Ce m�tal lourd est
en effet � la fois persistant, toxique,
et peut �tre diss�min� � longue distance.
- Je vous laisse poursuivre.
Philippe.
- Les deux principales sources d'�mission de mercure proviennent
des �missions atmosph�riques issues essentiellement...
Musique de suspense
- Tu chevauches une ligne morale, non ?
Assume et vote la destitution. - Avec la droite ?
- C'est quoi, la ligne morale ?
C'est assumer la transgression politique au nom de la morale.
Tu vois, �a c'est une rupture.
J'ai v�rifi�. Chambolle et toi vous obtiendrez la majorit�
au bureau de l'Assembl�e.
Et la demande d'Auzanet sera accept�e.
T'as tout dans les mains, Laurent.
- OK, admettons.
Les deux assembl�es votent la destitution.
Laugier est d�missionn� et on a une pr�sidentielle anticip�e.
Et dans la foul�e qui est �lu ? Auzanet.
- Et alors ? - Encore ?
- D�j�, je ne suis pas s�re que �a se passera aussi mal que �a.
Ensuite, quand bien m�me ? Tu seras le chef d'une gauche r�nov�e,
ferme sur ses principes. Et sans concurrence.
Kalhenberg aura sombr� dans le naufrage Laugier.
Il nous restera 5 ans pour pr�parer les pr�sidentielles
sur des bases saines.
Laurent.
Dans cinq ans, t'auras que 52 ans.
- J'appelle Chambolle.
Trouve une grosse salle. Minimum 5000 places, on va pas l�siner.
Je vais lui faire un enterrement de 1re classe, � Laugier.
- Je ne d�missionnerai pas.
- A partir de maintenant tu n'es plus ministre.
Va raconter ce que tu veux, je m'en fous. J'ai pris ma d�cision.
- Tu me crois pas capable de te d�noncer ?
- Et l'Europe ?
T'es pr�t � tout d�truire. Tu veux que tout le monde cr�ve avec toi.
Philippe.
On va continuer � travailler ensemble.
Mais dans l'ombre.
Je te promets. - Je te crois plus.
- Tu crois ce que tu veux. Je suis Pr�sident, je suis intouchable.
Auzanet n'aura jamais de majorit�,
je ne m'expliquerai jamais devant les juges.
C'est toi qui as besoin de moi.
Je ne t'abandonnerai pas.
- J'ai perdu Dunkerque � cause de toi.
Faut que tu r�pares. - Bien. Fais venir V�ro, je verrai
si je peux la prendre au palais. - Non, non.
V�ro doit �tre maire de Dunkerque. - Non �coute, Philippe.
C'est compliqu�.
On n'a pas de majorit� au Conseil constitutionnel.
- C'est tout ce que je te demande, il faut que tu r�ussisses.
Il y a quatre motifs d'annulation.
Tu leur fais la totale. Avec tes yeux, l�.
Ils sont vieux, ils vont rien comprendre.
- Je te promets rien, je vais essayer.
Atmosph�re sombre
- J'ai pas attendu pour porter plainte, moi.
J'attends d'�tre convoqu�. Et au plus vite.
*L'argent, on sait tous o� il allait et d'o� il venait.
*Des poches des patrons v�reux � celles de Rickwaert.
*C'est �a que Jo�l a pas support�.
*C'est pour �a qu'il s'est...
Ce qu'a fait Rickwaert est criminel. Il le paiera tr�s cher.
- Il arrive ! - Le voil� !
- M. le Premier ministre, avez-vous parl� � Philippe Rickwaert ?
- Un commentaire sur sa d�mission ? - Je fais confiance � la justice.
Et j'esp�re que Rickwaert, que je remercie pour son travail
dans cette �quipe gouvernementale, va nous rassurer
quant � son r�le exact dans cette trag�die.
- Tout est OK pour moi, il peut y aller.
- Tr�s bien merci, au revoir.
- Bonjour, madame.
La chambre de Cyril Balzan ? - Vous �tes monsieur ?
- Philippe Rickwaert.
- Ca ne va pas �tre possible. - Comment �a ?
Je ne peux pas vous... Monsieur! Vous attendez ici, s'il vous pla�t !
Envoyez-moi quelqu'un.
Musique de suspense
- Il est o� ?
- Il a pas besoin de te voir. - C'est quoi ces conneries ?
Il a eu peur, c'est normal. Je viens le rassurer.
- Sur quoi ? Tu viens de d�missionner.
- Je vais redevenir d�put�. On a du travail.
- Pas avec Cyril.
Et pas avec moi non plus. - Pourquoi ?
- Comment �a ? Ca te suffit pas, tout �a ?
Cyril est cram�. Tu d�truis tout, Philippe.
- Je veux le voir.
- Non, s'il vous pla�t. - Laissez-moi passer, c'est un ami.
Laissez-moi passer ! - Non !
- L�chez-moi ! Tu me touches pas !
Musique de suspense
- C'�tait Philippe ? - Non.
- L'enregistrement.
Faut demander une analyse vocale.
Avec la technologie, on...
On va �tre vite fix�s.
Ils avaient pas le droit de me d�missionner, ces encul�s.
Il rit nerveusement.
Cette salope de Dorandeu, l�...
Salope.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- J'ai un pote � Solf�.
Apparemment...
Am�lie et Mirmont...
ils veulent faire voter la destitution.
- Attends, Cyril...
- Ils veulent faire voter la destitution.
Musique de suspense
Rire nerveux
Philippe et Laugier lui ont tout appris.
Et maintenant, elle veut les karcheriser.
Comme des merdes.
Attends de voir.
Quand Philippe
va lui reprendre le parti.
L�, on va rigoler.
On va rigoler.
- Bonjour.
- Ma cliente, Mme Bosso, a re�u une convocation.
- Mme Bosso est l�.
Oui, je lui dis.
Il arrive.
- Mme Bosso ?
Vous me suivez ?
Musique de suspense
Madame, vous devez comprendre une chose.
Rickwaert ne peut pas s'en sortir.
On a l'opinion avec nous.
Pour les gens, Rickwaert est le roi des pourris.
Personne ne nous demandera jamais de comptes,
du moment qu'on l'�limine. - Je sais.
- Vous savez quoi ?
- Tout.
- L'OHL ? - Bien s�r.
- V�ronique ! - Ma�tre, vous ne pouvez pas
intervenir. - Je souhaite poursuivre seule.
- Je vous demande de sortir, ma�tre.
Donc ?
- J'ai aid� Philippe � nettoyer l'OHL.
Je pensais que c'�tait pour aider Clamex.
Mais pas un seul euro n'a servi � la gr�ve.
D�s que j'ai compris...
le double jeu de Philippe, j'ai voulu rompre.
- Quand �a ?
Vous allez voir le juge. Si �a lui pla�t,
je veux des garanties de protection car je fais partie des victimes.
Si et seulement si on est d'accord avec �a,
Je signe.
- Ca va lui plaire. - Je veux des garanties �crites.
- On fera tout ce qu'il faut pour vous pr�server.
- Quand il est devenu ministre,
j'ai repris tous les dossiers sensibles de la mairie.
Tout de suite,
j'ai vu un probl�me pour l'appel d'offres sur le centre culturel.
Je lui ai dit que la mairie devait porter plainte.
Ce Balleroy n'offrait aucune des garanties demand�es.
- Ce Balleroy, allez me l'interpeller.
Que vous a dit Rickwaert ?
- Il m'a ordonn� de ne rien faire.
Il a menac� de me virer
et de faire en sorte que je ne fasse plus jamais de politique.
- Et vous lui avez ob�i. - Au contraire. J'ai �t� chercher
le soutien des membres du conseil municipal,
tous �coeur�s par le syst�me Rickwaert.
Je n'imaginais pas que Philippe passerait des accords
avec la droite pour renverser le conseil.
Pas une seconde, je n'ai imagin� �a.
- Tu bouges pas. Garde le dossier. Je reviens quand j'ai fini la n�go.
D'accord ? - Fais attention.
- A plus, my love.
- Ah, l'homme de confiance. Il a pas peur, ton fr�re.
- G�rard, on n'a pas beaucoup de temps.
- Quelle autorit�. Y a de la d�termination,
y a de la virilit�. C'est bien, mon Bruno.
- Ecris.
Voil� ta version des faits, recopie.
Portable
- Oui, L�a ?
- L'audition de V�ro s'est tr�s mal pass�e.
- Comment �a ? *- Elle a tout mis sur toi, tout.
Elle m'a vir�e de la garde � vue, j'ai rien pu faire.
Je suis vraiment d�sol�e.
- Bon.
Je dois te laisser.
Atmosph�re sombre
Qu'est-ce que tu comprends pas ?
Jo�l, je te pose une question.
Tu crois que je suis un voleur ?
Si c'est un probl�me moral,
pas de probl�me, assieds-toi.
Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Mais je t'accuse de rien.
- T'as v�cu chez moi quand t'�tais en gal�re. Tu sais qui je suis.
Tu sais comment je vis.
J'aime l'argent, moi ?
- Excuse-moi.
- Quoi ?
- Pardon ?
*- Oui ma ch�rie ?
- Papa, �a va ? T'es o�, l� ?
*- Dans Paris.
- Rentre � la maison.
- Salom�...
Je suis toxique. Je contamine tout.
Ne t'inqui�te pas pour moi. *- Arr�te �a, s'il te pla�t.
*- Te laisse pas atteindre par ce que tu vas entendre sur moi.
Regarde devant toi. Fais ta vie, Salom�.
*- De quoi tu parles ?
*Ne t'inqui�te pas, je vais m'en sortir.
- Papa, tu prends le premier train.
Tu vois un taxi, l� ?
- Te fatigue pas, y a tout.
- Je v�rifie. - T'enculais moins
les mouches avec moi.
- Y a pas tout. - Quoi ?
Avec �a, ton fils de pute de fr�re est blanchi.
Trois pages de bobards. - Ziegler veut que tu recopies :
"Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende
"le fait d'�tablir une fausse attestation."
Puis tu signes. Et l�, c'est valable.
Musique dramatique
- C'est quoi, cette merde ?
- A une large majorit�,
le bureau de l'Assembl�e rejette la demande de destitution.
*Il n'y avait de la part de M. Laugier
*aucun manquement � ses devoirs. - Putain !
Quelle pute, ce Mirmont !
*- D�s lors, la Haute Cour ne sera ni constitu�e ni r�unie.
- C'est lui qui a plant� le vote. *- Les motivations du bureau
*seront transmises aux parlementaires requ�rants.
*Brouhaha des journalistes
Portable
- Laugier.
- M. le Pr�sident. *- Bonjour, Am�lie.
*Rejoignez-moi � l'�lys�e. - J'arrive.
Musique de suspense
- Francis et moi avons discut�. Nous sommes tomb�s d'accord.
- Je ne briguerai pas
un second mandat, je vais d�signer Laurent comme candidat naturel.
- Si tu acceptes,
tu seras ma Premi�re ministre.
La destitution �tait une folie qui aurait mis
le pays � feu et � sang. Mieux vaut que Francis parte dignement,
plut�t que dans un torrent de boue qui nous ensevelirait tous.
- Si j'ai bien compris... tout continue comme avant?
- Am�lie,
si �a vous d�pla�t il n'y a aucun probl�me. Vous pouvez partir.
- Moi, j'ai besoin de toi.
- Tu esp�res gagner les pr�sidentielles ?
- Le Parlement
europ�en va voter la r�solution. Gr�ce � Francis,
la France va retrouver sa souverainet�.
Je crois que les Fran�ais nous accorderont
leur confiance. - Tu parlais d'erreur historique.
- Il faut rester dans la zone euro.
- Je comprends.
- Alors ?
Atmosph�re de suspense
- Quel est votre nom ?
- Bruno Rickwaert.
- Pr�sentez-moi votre pi�ce d'identit�.
Que faites-vous ici ? - Responsable logistique.
- TN2 � PA Centre.
Restez avec moi.
*- J'�coute. - Je vous demande
la conduite � tenir. *- OK, on �tablit.
- J'ai jamais vu un texto pareil.
"Pardon" ?
Mais t'allais faire quoi ?
Te pendre ?
Partir � l'autre bout du monde ?
- Je sais pas.
Non, mais...
Tu crois que j'ai pas conscience de ce que j'ai fait ? De qui je suis ?
- Arr�te, papa, s'il te pla�t.
- Et toi �a va, ma fille ?
- Oui.
Moi, �a va.
Allez, papa. Parle-moi, maintenant.
Tu me fais flipper, l�.
Atmosph�re sombre
Papa ?
- Comment �a ?
- Je te quitte plus.
- V�ronique ?
- J'ai �t� auditionn�e � la brigade financi�re.
- Je sais.
- Non, tu sais pas. J'ai tout racont�.
Tout.
- Bravo.
- Ah non, pas bravo.
Je l'ai accabl�.
Je l'ai l�ch�.
Il m'avait tout donn�, tout appris.
Alors non, pas de bravo, non.
- Tu l'as fait pour quoi, alors ?
Pour reprendre Dunkerque ?
Si c'�tait pas pour toi, c'�tait pour quoi ?
- Oui, je pensais � Dunkerque, bien s�r.
Quand j'ai su que tu voulais faire voter la destitution,
j'ai pens� que gr�ce � toi les choses allaient changer.
Que le temps des grands fauves � la Laugier et � la Philippe...
�tait peut-�tre vraiment fini. C'est pour �a que je l'ai fait.
- T'as eu raison de penser �a. - Ah bon ?
J'aurais surtout d� savoir que Mirmont �tait comme eux.
- Le pacte des salauds ? Raison de plus pour se battre.
Couper des t�tes, installer une nouvelle g�n�ration.
- Pour prendre la France, il faut 100 combattants pr�ts � mourir.
Si t'es avec moi, il n'en manque plus que 98.
Atmosph�re sombre
- D'accord.
Je suis avec toi.
- Que se passe-t-il ?
Parlez, bon Dieu. - Les Scandinaves.
- Quoi, les Scandinaves ?
- Ils vont changer leur vote.
Ils s'abstiennent. - Et pourquoi ?
- Les d�bats sur votre �ventuelle destitution
les a... - Il n'y a pas de destitution !
- Bien s�r, M. le Pr�sident.
- Alors ? - Ils refusent d'�tre associ�s
� vous au nom de la morale publique.
- Faut les appeler.
- Ils viennent de ratifier leur position par un vote.
- Eh ben on se passera des puritains, que voulez-vous.
- C'est 37 voix en moins.
Nous n'avions que 20 voix de majorit�. C'est fini, monsieur.
Atmosph�re sombre
- Bonjour, Salom�. - Mon p�re n'est pas l�.
- J'ai besoin de le voir. - Il est pas l�, je vous dis.
- Merci.
T'as plus besoin
de te d�filer. - Me d�filer de quoi?
- Si tu parles, je d�pose une nouvelle demande de destitution.
Avec ton t�moignage, les parlementaires la valideront.
D�mission ou destitution, Laugier sera d�gag�.
- Ouais.
Et moi, je vais en cabane. - Sinon quoi ?
Tu mens ?
Contre V�ronique ?
Balleroy ?
Ca va durer 10 ans minimum. 10 ans de mensonges suppl�mentaires ?
A t'accrocher � ton si�ge
de d�put� ? - Stop.
Parle-moi de toi.
- De moi?
- Ouais.
Que vas-tu faire ?
- Pr�parer les pr�sidentielles.
- On va se prendre 20 ans de droite.
Ou c'est le FN qui va tout rafler. Il n'y aura m�me plus d'�lections.
Am�lie, je te repose la question. Que vas-tu faire ?
- Le parti va �tre essentiel dans la reconstruction de la gauche.
- Super.
Je pr�f�re 10 ans de mensonges � la taule.
- D�sol�e, j'ai pas mieux.
- Faut que tu y ailles.
- Pardon ?
- La pr�sidentielle. Tu seras candidate.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Fais pas la m�me erreur que moi.
J'ai pass� une partie de ma vie politique � trouver le bon cheval.
Et une autre � �tre d��u par lui.
A c�t� de Laugier, Mirmont et Kalhenberg sont des nains.
Vois la r�alit� en face.
- Cette �lection rend fou, il faut devenir roi.
Peu importe comment et pour quoi faire.
N'importe quoi.
- Mais c'est bien, �a.
C'est impactent.
- Quoi donc ?
- 1er engagement, une nouvelle R�publique.
Quoi ?
T'as peur ?
Si tu racontes tout, je me pr�sente.
Atmosph�re sombre
- Rickwaert, parloir.
*- Aujourd'hui, le pr�sident du S�nat
*prend ses fonctions de Pr�sident de la R�publique
*par int�rim, suite � la d�mission
*de Francis Laugier, pendant le temps n�cessaire
*� l'organisation de l'�lection pr�sidentielle anticip�e.
*Depuis l'annonce de la d�cision par Francis Laugier,
*d�cid� � "d�fendre son honneur" et � assurer sa d�fense dans un climat
*de s�r�nit�, Am�lie Dorandeu, candidate d�clar�e
� l'�lection pr�sidentielle, a vu sa cote de popularit�
*fortement progresser. L'opinion semble ainsi saluer son courage
*d'avoir su rompre avec celui qui avait pourtant �t� son mentor.
*Elle s'�tait appuy�e sur le t�moignage de Philippe Rickwaert
*pour d�poser elle-m�me une demande de destitution.
Atmosph�re sombre
- Comment �a va ?
- Impec.
.S�r?
- J'ai relu "Les Fr�res Karamazov", �a d�crasse bien.
- Tant mieux.
- Qu'est-ce que tu fous l� ?
- J'ai parl� avec ton juge. - Ah ouais ?
- Il va requalifier les faits.
- Vas-y, d�roule. J'ai pas demand� � voir ta tronche.
- Avec ce d�tournement de fonds publics, t'es libre dans 1 mois.
Il a l'impression de bosser pour rien. C'est un homme de devoir.
Il se dit qu'il faudrait marquer le coup.
"Provocation au suicide". T'en auras pour 3 ans.
Sans garantie de tout faire en quartier VIP.
De pourri, tu passes � tueur.
- Te casse pas, j'ai compris.
Auzanet peut m'aider mais je dois passer � la caisse ?
- Comme dans tout march�.
- Va te faire enculer.
- Tout de suite la sodomie. Tu es excessif.
Personne baisse son froc,
on parle juste de trois papouilles.
Tu pilotes la campagne de Dorandeu. Tu me dis tout en avant-premi�re.
Strat�gie, discours, propositions.
- Et apr�s quoi ? Je te connais. Tu voudras �crire ses discours.
Pour t'assurer qu'elle fasse de la merde.
Tu salis tout, c'est �a ta vie.
- 3 ans en zonzon. Tu vas en crever, mon grand.
Musique de suspense
Portable
- Comment �a va ?
- Au top. Super, ton RTL de ce matin.
- Ah ouais ?
*- Sauf la fin. - Quoi, la fin ?
*- Arr�te avec tes histoires d'�cologie,
de socialisme, tout �a. Ton atout, c'est pas d'�tre de gauche.
Des gens comme �a, il y en a cent mille.
*- Et c'est quoi, mon atout?
- T'es tr�s belle.
*T'as tu� Don Corleone.
C'est �a, ton truc. Les gens t'admirent pour �a.
*On sait que tu ne vas pas abolir le ch�mage ni sauver la plan�te.
Mais tu n'es pas l'otage des banques ou d'un parti.
*Les gens veulent s'identifier, comme au cin�ma.
Se dire "Putain, je veux �tre comme elle".
*Libre.
- Toi aussi tu seras libre, bient�t.
- Pourquoi tu dis �a ? *- J'ai envie de te voir.
*Pas toi ? - Bien s�r, j'ai envie de te voir.
- Cava pas ?
Mais �a va, quand m�me ?
- Bien s�r, �a va aller.
*- T'es s�r, il n'y a rien d'autre ?
- S�r.
*- A demain, alors.
- A demain.
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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