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- Rio ? Tout.
J'ai tout pay� en liquide. - l'avion, l'h�tel?
- Ca change quoi?
- Attends, on t'a d�j� expliqu�.
Si sur les 200000 euros, tu n'en d�penses que 20 ou 30000,
nous n'aurons � justifier que de cette somme.
- On coupe le lien entre l'OHL et le divorce.
- Sauf que j'ai tout d�pens�.
Ca te choque ?
- Non.
- 200000 euros, �a te choque pas - Non, �a me surprend.
Je t'ai toujours connue plus prudente.
- Catho de gauche coinc�e.
Si j'avais su que �a venait d'un organisme HLM,
j'aurais fait un effort.
- Je devais satisfaire ta demande. - Ah, c'est moi le probl�me.
Donc, je n'aurais pas d� y toucher.
Ni nos enfants ni les amis que tu as daign� me laisser.
C'est moi l'emmerdeuse de service.
- Nicole, c'est pas du tout �a.
- Ca va, Sganarelle.
- Pardon ?
- Sganarelle.
Moli�re.
- Je connais.
- Une sorte de larbin magnifique. C'est bien �a ?
Francis aimait t'appeler comme �a.
Le politicien pourri,
la femme v�nale...
Les gens vont adorer.
Musique de suspense
- On s'en fout.
- Putain, tu l'as entendue ? - On s'en fout.
Un divorce houleux, tu lui as fil� du pognon pour en finir.
Apr�s, ses d�penses, c'est plus notre probl�me.
- C'est la provenance du fric. - Exactement.
- Mediapart dit que �a vient de l'OHL, c'est faux.
- J'aimerais bien.
- Quel patrimoine t'aurais pu vendre ?
L�galement, sans d�claration fiscale ?
- Je ne sais pas, j'ai une collection de photos anciennes,
deux originaux de Man Ray. - Depuis plus de 12 ans ?
- Non, non.
- L'exon�ration fiscale, c'est 12 ans.
Quoi d'autre ? Des tableaux ?
- Non... J'ai une belle petite cave,
plusieurs caisses de Haut-Brion. - Ca vaut combien ?
- Difficile � dire. J'ai ma Roman�e Conti, �a doit faire 10000 euros.
- C'est un truc de Saoudien, pas de Pr�sident.
- A l'�poque, �a valait pas �a. - Peu importe.
10000 euros la bouteille de jaja, c'est d�lirant pour les gens.
- J'ai un pianoforte. - Un quoi ?
- Tu vas voir, c'est entre le clavecin et le piano.
Celui-l� est de 1806, un Erard,
qui aurait appartenu au mar�chal Bernadotte.
- C'est bien, le pianofuerte. Personne ne conna�t.
- Pianoforte. - Et la musique,
c'est noble, c'est populaire. Ca peut valoir 200000 euros, �a ?
- Quand mon p�re l'avait fait expertiser, �a valait d�j� cher.
- A qui l'aurais-tu vendu il y a 2 ans
et qui pourrait l'avoir pay� en cash ?
- Je ne vois que mon cousin, Romain.
Il a des h�tels en Afrique, il aime les affaires et l'argent.
Depuis que je suis Pr�sident, il cherche � me faire plaisir.
- C'est bien, c'est la famille. C'est parfait, la famille.
A part ton garde du corps, en qui as-tu confiance ?
- Personne.
Atmosph�re sombre
- OK, on va se d�brouiller.
- Si c'est �a, je ne fusionne pas. Je maintiens ma liste au 2d tour.
- Bon, �a suffit. Bruno, je ne vais pas te le r�p�ter.
L'urbanisme, c'est extr�mement technique.
La r�glementation est redoutable.
- Adjoint au Sport, �a ne m'int�resse pas.
Il n'y en a que pour le hand, ici.
- Tu as la moiti� de la liste.
- A moi seul, j'ai fait 14 %. Je peux choisir, non ?
Et Philippe
a dit que je serais adjoint � ce que je voulais.
- Ca, je m'en fous.
Mais t'�tais l� quand il m'a demand� de g�rer la fusion, non ?
- Ah ouais ?
Alors allez vous faire enculer, je maintiens ma liste.
- El�gant.
- Marrez-vous.
Je vais vous planter au 2e tour, on verra vos gueules.
Ca te fait marrer,
ducon ?
- Tu peux pas te maintenir.
Tes colistiers doivent �tre d'accord avec toi. Mademoiselle
mise � part, aucun
ne le sera.
- C'est quoi, ce pipeau ? - Le Code.
- Le Code �lectoral?
Essaie pas de me baiser.
- Si tu t'es fait baiser, c'est pas par moi.
Adjoint au Sport, donc.
Tu t'assieds ?
On peut commencer � bosser ? A toi, Pierre.
- L'Europe est ton seul espoir. Engage un bras de fer
sur le non aux sanctions avant que Mediapart te shoote comme un lapin.
Une fois la bataille engag�e, toute action contre toi
aura l'air d'un canon � merde. On voudra te salir.
Parce que tu auras os� dire non. - C'est qui, "on"?
- La droite, les Allemands, les 200 familles.
Le mur de l'argent, ce que tu veux.
Surtout, tu ne c�des pas aux pressions. Tu ne paies pas.
- Faut du temps, Philippe. Ca se pr�pare,
�a marche pas comme �a. - On a la corde au cou.
T'as envie de mourir ? Pas moi.
On va finaliser le discours.
Atmosph�re de suspense
- Alors... L'amende qui correspond
� 0,2 % de notre PIB
sera de 4,8 milliards d'euros.
Nous sommes bien s�r en mesure de pouvoir la payer,
mais j'ai pris ma d�cision...
Il n'y a pas un mot qui vous a sembl� un peu... mal plac� ?
Voil�, et ce dernier petit truc, l�.
Je l'ai chang� un peu.
Mais sinon, c'est tr�s bien. Merci.
Voil�.
Combien de temps encore ?
- Maintenant.
Je suis tr�s fi�re d'�tre � vos c�t�s.
- Merci, Am�lie.
- M. le Pr�sident, cinq, quatre,
trois...
- Mes chers compatriotes.
Depuis deux ans, je n'ai eu de cesse de d�fendre
l'engagement de la France au sein de l'Union europ�enne.
On ne peut pas oublier les si�cles de guerres
qui ont d�chir� notre continent.
Je l'ai fait au nom
de l'avenir. L'Europe est le niveau d'�chelle pertinent
pour peser dans une �conomie mondialis�e.
Mais entre le pass�
et l'avenir, il y a le pr�sent.
Et ce pr�sent, c'est dans six jours.
A un conseil europ�en au cours duquel,
le chancelier allemand me l'a confirm�,
la France sera sanctionn�e pour d�ficit excessif.
L'amende, qui correspond � 0,2 % de notre produit int�rieur brut,
sera de 4,8 milliards d'euros.
Cette somme, nous sommes bien s�r en mesure de la payer.
Mais j'ai pris ma d�cision et nous ne la paierons pas.
- Le fils de pute. *- l'avenir commence avec
le pr�sent et ce pr�sent passe par l'instauration d'un nouveau trait�.
Une red�finition profonde et ambitieuse
des missions de l'Union europ�enne.
Mes chers compatriotes. Loin de s'isoler, la France rassemble.
D�s demain, je serai � Bruxelles o� j'�changerai avec le pr�sident
du Parlement europ�en, l'institution la plus d�mocratique
de l'Union, afin de le convaincre de soumettre notre proposition
au vote des d�put�s europ�ens.
*J'entamerai une tourn�e dans toute l'Union,
*afin de travailler � la constitution
*du rassemblement le plus large possible.
*Mes chers compatriotes.
*L'initiative fran�aise est un geste
*de souverainet� fort, mais r�fl�chi et responsable.
- R�fl�chi, j'en suis s�r. Responsable...
Va falloir le prouver, mon gros.
*Les discours historiques Journaliste aux infos
*rassemblent. D�tonation
Crissements
Musique d'action
- Putain.
*... Dans l'histoire du vieux continent de tracer
*la voix nouvelle
*du sursaut, du rebond, de l'espoir.
Ah putain, c'est pas vrai.
Merde.
Atmosph�re sombre
- Putain. "D�passer les trait�s actuels" ?
Bref, les abandonner. Vous enterrez 60 ans de construction europ�enne.
- Les Allemands
nous y ont contraints.
- Je suis socialiste parce que je suis europ�en. Et inversement.
Je veux un vote du parti.
- Au moment o� Francis demande le soutien de la France ?
- C'est moi qui divise ? On va voir.
Laugier est marabout� par Rickwaert mais pas les militants.
- Les lignes ont boug�.
- Qu'est-ce qu'il te prend, merde ?
Tu soutiens cette folie ?
Il t'a fait quoi, Rickwaert ?
- Attends, tu me demandes vraiment ?
Tu veux des d�tails ?
Portable
Ca va ? *- Mirmont est
comme un dingue.
Demain soir, sa r�union de courant va virer au conseil de guerre.
- D'ici l�, on aura le sondage
sur l'allocution du Pr�sident. Le CSA a d�j� une estimation.
- Combien ? *- 67 % favorable � Laugier.
Un raz-de-mar�e.
- Ca va �tre joyeux, chez Mirmont.
- Tu sais, Am�lie. Ton discours,
"L'avenir commence avec le pr�sent", tout �a.
- Ben... �a m'a provoqu�
une �rection massive.
- Putain, t'es vraiment con.
- Et pourtant, c'�tait avec la voix du vieux. Ce soir,
*tu mets ton string l�opard et tu me fais la lecture int�grale.
- Oh l� l�... *- Attends, je te laisse.
J'ai une urgence, je te rappelle.
- Faut pas rouler quand c'est comme �a.
- Ca va le faire. - Super.
- Papiers, carte grise. On va faire une fiche.
- OK.
Atmosph�re de suspense
*- Adamo Coulibaly rentre dans la surface.
Brouhaha
- A gauche, putain ! Y a personne � gauche !
- Ouais, voil� !
- La passe !
Cris d'encouragement
- OUAIS !
Sonnette
Brouhaha des conversations
- Qui a marqu� ?
- Aucune importance.
- Ah, d'accord.
J'ai compris. Je peux rentrer ou c'est que pour les djeuns ?
- L'�ge, c'est pas le probl�me.
Bruno Rickwaert candidat? Contre V�ro ?
T'es fou ou quoi?
- En politique,
faut saisir sa chance. - J'aime pas trop
ta vision de la politique.
- Bon, je peux rentrer ?
- Je pr�f�re pas. On est quand m�me chez mon p�re.
- Ouais, bien s�r. Ton p�re !
Dis-moi, princesse.
Il t'a dit quoi sur moi? Par rapport � ma liste ?
- T'imagines bien.
- Il m'a trait� de tous les noms ?
- On peut dire �a.
- Quel artiste.
C'est quelque chose, ton p�re, j'avoue.
Chapeau, l'artiste.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Oh, la miss. R�veille-toi.
C'est ton p�re qui a voulu que je me pr�sente pour niquer V�ro.
- Bon, si on te demande ? - J'�tais chez moi,
je fumais des joints devant la console.
- Tiens.
Merci. Rentre bien.
Musique de suspens
- Je le vois, Francis. Je te rappelle.
- C'est bon. Merci, Romain.
- Cava?
- "Bien � vous. Philippe Rickwaert".
"Bien � vous. Philippe Rickwaert".
- Bonjour, Mme Bosso. - Bonjour, St�phane.
- Et Auzanet vient � Dunkerque
juste pour soutenir ce candidat � la mairie ?
- "L'initiative de Laugier laisse croire
"que la France peut divorcer
"de l'Europe, d�truire le couple franco-allemand
"et renier les trait�s sign�s. Cette attitude volage
"n'apportera que d�ceptions et rancoeurs."
- Volage ?
- Tu as d�j� entendu dire �a ? - Jamais.
- Il a eu l'info
de Mediapart. C'est s�r. Il commence � ambiancer
sur le lien entre l'OHL et ton divorce.
A 5 jours de l'�lection. Si le papier sort avant...
- Non,j'ai obtenu un d�lai de Mediapart pour leur r�pondre.
- Un homme puissant
qui divorce. C'est la bo�te � fantasmes grande ouverte.
- Attends, j'ai pas tromp� Nicole. - Pire.
Tu t'�clates.
- Quoi? Ca fait deux ans que j'ai pas de vie priv�e.
- Mais l�, Auzanet a trouv� le bon angle. Il est coinc� avec l'Europe,
il te prend en tra�tre sur la morale et le divorce.
Je vais aller � Dunkerque.
- On va demander � Am�lie de venir faire campagne avec toi.
Elle leur fera son num�ro de morale r�publicaine.
La 1re secr�taire du PS, �a p�sera face � Lauzanet.
- Excuse-moi, Cyril.
C'est pas le moment mais... - M�lanie,
j'attends le rapport des accidents du travail de juin, merci.
- Le 24, c'est les noces d'or de mes parents � Albi.
- Je confirme, c'est pas le moment. - Mais Cyril...
C'est jamais le moment.
Rire nerveux
- T'as vu la d�claration de la BCE ?
Philippe a bien boss�, �a tangue de partout.
- Oui, j'ai vu.
J'ai des options sur des billets
qui tombent dans 1h. J'ai besoin de savoir.
- Pour l'instant, c'est non.
L�, j'ai besoin de tout le monde.
Musique de suspense
Portable
- C'est lui. - Ouais c'est bon, on y va.
- Bonjour, Philippe. - Messieurs-dames, bonjour.
- Mme la 1re secr�taire, que pensez-vous des d�clarations
de M. Auzanet sur la corruption ? - Il me traite
de Robespierre en jupons depuis que je d�fends
un durcissement de la loi sur le financement de la vie politique.
C'est culott�, non ?
- Il y aura une conf�rence de presse, merci.
- Merci. - Merci beaucoup.
- Bienvenue
� Dunkerque.
- On fait quoi ? Porte-�-porte ? R�unions d'apparts,
maisons de retraite ? Tu me dis.
Exploite-moi � fond. - Compte sur moi.
- V�ronique.
- Un probl�me ?
- Non mais il n'y a rien, l�. Rien du tout.
- C'est quoi, ce voyage au Br�sil? - Pr�s de 20000 euros.
- Pourquoi �a viendrait de l'OHL ? C'est d�lirant.
- C'est pour nous piquer la mairie.
Auzanet est venu soutenir son candidat.
- C'est pire.
C'est pour faire �chouer l'initiative fran�aise en Europe.
Sinon pourquoi Auzanet se d�placerait ?
Pour lui l'�lection est perdue d'avance. Il savait que le papier
allait sortir.
- Juridiquement, il n'y a rien.
- Et alors ? Tu sais bien que c'est secondaire.
Ils veulent salir Laugier.
Reste pas ici.
Il y a �crit "OHL" sur ton front.
On va g�rer �a � deux.
- Elle a raison.
- On voit l'�tat
des travaillistes anglais ? - En d�but de semaine.
- M. le secr�taire g�n�ral.
- Merci.
- Il faut qu'on v�rifie
les conservateurs polonais, aussi. - Eux, il n'y a aucune chance.
Atmosph�re sombre
- C'est enquiquinant, quand m�me.
- C'est pour �a que je t'en parle.
- Pauvre V�ronique-mes-couilles. - Dorandeu est venue en renfort.
- Elle est bonne, je l'aime bien. - Surtout tr�s efficace au travail.
- Avec le substitut qui me l�che pas, j'esp�re bien.
- La base de mon �lectorat n'a rien � battre des m�dias parisiens.
T'inqui�te pas.
- Je m'inqui�te pas mais... - Quoi ?
- Je sens comme un truc, l�. Un truc qui tape dur, tu vois ?
Bien au fond, pas agr�able. Je suis pas � l'aise.
- J'ai jamais perdu une �lection.
Alors tu peux te d�tendre du cul.
Sonnerie de fin de journ�e
- File-moi des tracts. - Tiens.
- Bonjour messieurs.
- Dimanche on compte sur toi.
- Am�lie Dorandeu, du parti socialiste. Pour V�ronique Bosso.
- Je suis V�ronique Bosso.
Faut se battre, on a besoin de vous.
C'est plus important que jamais.
Salut Blandine. Je compte sur toi. - T'inqui�te.
- Bonjour monsieur. Dimanche avec V�ronique Bosso, tous ensemble.
- Quel bord ?
- Le PS. - Je me torche avec.
- Mesdames et messieurs.
Pourriez-vous m'accorder une minute de votre temps ?
Vous avez tous entendu l'intervention du Pr�sident
sur l'Europe ? - On s'en fout.
- C'est un acte fort.
Un acte de souverainet�.
Ce qui compte, c'est le salaire. - Putain, Dumont.
- L'Europe, c'est un acte fort.
- Tu fous pas le bordel, Gilles.
- T'as choisi ton camp, tu assume - Laisse-la parler.
*Musique POP
...
- Salom� ?
- Francis Laugier
est le seul homme d'Etat
� dire "Ca suffit".
- Oh ! Magnifique ! Quel courage ! - Ca suffit le dumping salarial,
la d�r�glementation.
- Il se couche devant le Medef.
- Au contraire, il refuse les sanctions europ�ennes.
- Et l'argent de l'OHL ? Hein ? Mon cul!
Ca a pay� son divorce, point.
- Son divorce ? Mais il s'agit d'une campagne de diffamation.
Qui a commenc� il y a moins d'une heure.
Ne vous laissez pas manipuler.
Ils font tout pour nous salir.
Ne soyez pas dupes !
- Rickwaert ! Laugier! Menteurs, voleurs !
- RICKWAERT ! LAUGIER !
MENTEURS, VOLEURS !
RICKWAERT ! LAUGIER ! MENTEURS, VOLEURS !
- Allez, les gars. On n'a rien � voir avec eux.
- Mme Bosso, une d�claration ?
- Enfoir�s !
- Menteurs ! - Pourris !
- Voleurs !
- Le harc�lement commence. Portable
Tu peux lui r�pondre ?
- Moi ? - Dis que je veux pas lui parler.
- All� ?
*- Salom� ?
- Bonjour monsieur, c'est Alison.
- Salom� est l� ?
- Euh... Elle veut pas vous parler.
- Ah bon ? Pourquoi?
- Elle a discut� avec votre fr�re.
- Bruno ? Et alors ?
*Passe-la-moi.
- Elle veut pas.
- Passe-moi ma fille.
- Je vous laisse, au revoir.
Musique dramatique
- Oh putain.
- O� tu vas, toi ?
Sors de l�, esp�ce de con.
Qu'est-ce que t'as dit � ma fille ? - La v�rit�.
- Laquelle ?
- Que c'est toi qui es venu me chercher.
- J'irai lui dire que j'ai dit �a pour t'emmerder.
- Abruti, va.
- Je ferai ce que tu veux.
*- Coup de tonnerre dans le cadre d'une municipale partielle.
*Les R�publicains viennent de ravir Dunkerque � la gauche.
*La candidate socialiste partait pourtant
*largement favorite. Mais sa proximit�
*avec l'actuel ministre du Travail,
*loin d'�tre un atout, s'est finalement r�v�l�e d�sastreuse.
*La candidature surprise de son propre fr�re
*a sem� la confusion chez les �lecteurs.
*Auzanet a fait de cette �lection un vote sanction contre Laugier.
*L'article de Mediapart a fait le reste et le vote s'est r�duit
*� pour ou contre Philipe Rickwaert, le baron noir de l'OHL
*qui aurait financ� le divorce du Pr�sident.
- Allez ! - C'est la jungle !
- J'ai eu Laugier, on va d�poser un recours
devant le Conseil constitutionnel.
Il met son meilleur juriste
sur le coup.
On a ce qu'il faut pour gagner.
Un faible �cart de voix... - Te fatigue pas, arr�te.
- Je vais te nommer commissaire � l'Emploi pour la r�gion Nord.
Tu resteras en prise avec le terrain.
Tu seras en campagne permanente. - Non, je vais partir en vacances.
J'ai perdu ma ville, je vais essayer de pas perdre mon mari.
- V�ro, tu connais tous les dossiers.
Atmosph�re sombre
- Dunkerque devient un point de fixation. Si demain
le nouveau maire porte plainte contre l'�quipe Rickwaert,
la constitution d'une partie civile rendra automatique la d�signation
d'un juge d'instruction. - Mais un d�tournement de fonds,
�a peut prendre des ann�es. - Tout d�pend du dossier.
- Quelle est notre marge de manoeuvre ?
- R�cup�rer les PV, influer sur le choix du juge.
- J'ai besoin de temps, Martin. J'ai besoin de temps.
- A M. G�rard Noyer, direction g�n�rale du Travail.
R�organisation du sch�ma directeur
pour l'emploi. M. le directeur,
je vous prie de... - Cyril ?
- T'as parl� avec Pisani de "L'Obs" ?
- Oui, c'est un pote. - Tu l'as insult�.
- Non, c'est lui. Il d�fend sa corpo, il se branle avec Mediapart.
- Fallait m'en parler. J'avais le r�dac' chef.
J'avais l'air d'une conne.
- Tant mieux, on la joue good cop, bad cop.
Les blocages
dont nous avons disc...
Bon, quoi ?
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
T'as chang�.
- H�.
Comment je peux me faire pardonner ?
Je ne sais pas, tu as...
besoin de quelque chose ?
- Attends. Tu as eu une histoire avec Philippe ?
- Pourquoi tu me demandes �a ? - Il y a eu des rumeurs.
- On a failli,
mais non.
- Cool. - Pourquoi ?
Ca change quoi?
- Rien, je me demandais.
Ca aurait �t� g�nant.
- OK, d�sol�e. C'est trop compliqu� pour moi.
- Mais attends... - On va faire
good cop, bad cop, comme tu dis. Ca sera plus simple.
Cloche d'�glise
- Bonjour, jeune fille. Je viens voir M. le maire.
- Vous avez rendez-vous ? - Dites que M. Balleroy est l�.
- J'ai M. Balleroy pour M. le maire.
Allez-y, monsieur.
Eh ben voil�.
- Merci.
Merci � vous.
- Excusez-moi.
- l'OHL. Le juge a re�u le r�sultat d'une demande d'expertise
sur un t�l�phone portable.
- Quel portable ? Celui de Rickwaert ?
Atmosph�re sombre
- Le jeune syndicaliste
qui s'est suicid� avait enregistr� sa conversation avec Philippe
sur son t�l�phone.
C'est l�.
- C'est monstrueux.
Qui a acc�s � �a ?
Quand la presse va-t-elle avoir �a ?
- Parquet, greffiers...
- Quand est-ce que �a va fuiter ?
- Quelques heures, quelques jours.
- Bon. Demain, ce serait l'id�al.
- Pardon ?
- La fuite : demain.
- Que nous fassions nous-m�mes...?
- Absolument.
Ce soir, j'ai le "20H". Faut briefer le journaliste.
Il faut qu'il me cuisine sur Rickwaert sans rel�che, d'accord ?
Tout ce que dit Mediapart est vrai.
Ce sera la parole de Rickwaert contre la mienne.
Plus je parlerai t�t, plus ma parole sera forte.
Alors lui, avec ce truc-l�, personne ne le croira.
C'est monstrueux, �a.
- M. le maire.
- M. Boudard. - Encore bravo.
- Merci.
- Monsieur.
- G�rard Balleroy. - Fran�ois Boudard.
- Bon, ben on se voit tout � l'heure.
- Alors, alors ?
Vous avez de la merde � d�verser sur Rickwaert ?
- Des choses terribles.
Le probl�me est que �a me concerne aussi.
- Le march� du centre culturel, je suis au courant.
- Je l'ai aussi aid� � casser des urnes.
- Je vous �coute.
- J'ai lu cet article sur Rickwaert.
L'OHL, le divorce du Pr�sident, sur le journal Internet.
J'ai peut-�tre pas tout compris mais je me suis dit...
C'est Philippe qui prot�ge Laugier. Donc si Philippe tombe...
- Combien ?
- 1 million d'euros.
- Tout de m�me il y a eu,
cet apr�s-midi des r�actions plut�t n�gatives
des chefs de gouvernement n�erlandais et finlandais.
- J'ai vu �a. Mais c'est normal,
ils sont dans leurs positions et moi je suis
*dans la mienne en essayant de d�fendre les int�r�ts de la France.
*Qu'on ne me conteste pas cette l�gitimit�.
*- Qui la contesterait ?
*- Personne directement, mais j'ai cru lire dans une certaine presse
*qu'on �tait en train d'allumer des contre-feux
*et qu'on allait peut-�tre attaquer ma vie priv�e.
*- Vous parlez du financement de votre divorce ?
*- oui.
*Vous imaginez ce que repr�sente pour un couple une s�paration
*apr�s 28 ans de vie commune ?
*C'est une trag�die.
A un moment, ma femme et moi avons trouv� un arrangement.
Dans un strict respect de la l�galit�,
je lui ai en effet donn� une certaine somme d'argent.
J'ai vendu un pianoforte que j'avais h�rit� de mon p�re.
*Cet accord �tait dans le cadre
*d'une relation de couple. Un cadre priv�.
*Et donc, j'aimerais comprendre ce que l'on peut me reprocher.
*- Vous dites qu'il n'y a eu aucun d�tournement
*de financement politique pour les besoins
*de votre divorce ?
*- Vous plaisantez ?
*- Il y a l'affaire de l'OHL de Dunkerque.
*- Qui est entre les mains de la justice.
*- Et Rickwaert est un de vos conseillers.
*- Oui. Et alors ? *- Et alors son nom figure
dans la proc�dure.
*- J'ai confiance en la justice de mon pays.
*- l'avez-vous vu, lui avez-vous parl� ?
*Lui avez-vous vous pos� directement des questions ?
*Les Fran�ais veulent savoir.
*- Comprenez une chose, Mme Pulvar. Il n'y a pas d'amiti� en politique.
- Oh la vache. *- Il y a une s�paration entre
*la vie publique et la vie priv�e.
- Que voulais-tu qu'il dise ? Pulvar ne le l�chait pas.
- "Pas d'amiti� en politique"? - Il fallait la faire taire.
- Je lui ai �crit �a au lendemain de la perquise pour te planter.
- M�me si c'est de toi, cette formule est banale.
- Mais... je n'y crois pas. T'es na�f, Philippe ?
- Il peut pas
me planter.
Tu comprends, Am�lie ? Pas cette fois.
- Pourquoi ?
Tu sais trop de choses ?
Son divorce ?
Mediapart a dit vrai ?
Tu le d�fends, putain.
- Je mets ma haine de c�t�.
Faut oublier tout �a.
- Faut oublier ?
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Regarde le monde comme il est. C'est compliqu�.
Mitterrand c'est la francisque ou l'abolition de la peine de mort?
- Arr�te.
- De Gaulle. Il lib�re la France,
mais il la reprend sur la base d'un coup d'Etat.
Laugier a financ� son divorce avec la caisse de l'OHL.
Mais il change l'Europe. - Tu m�langes tout.
- Nous on agit, on ne juge pas. On n'a pas besoin d'un saint.
On a besoin d'un chef.
- Comment vous avez fait ?
- Quoi ? - Le piano. J'imagine qu'il est
chez le cousin de Francis, si le type l'a achet� il y a 2 ans.
Pour le transport?
Comment vous avez fait ? C'est toi ?
- Qu'est-ce que tu cherches ? Le piano... Les experts en pianos.
Le cousin de Laugier. On s'en tape. Ce qui compte, c'est l'Europe.
- Tu l'as transport�. - Oui.
T'es contente ? Ca change quoi ? - T'es ministre.
- Arr�te.
- T'as financ� son divorce avec l'argent des HLM.
- J'en avais
aucune id�e.
- Bien s�r. - Cet enfoir� m'a fait croire
que c'�tait pour payer le meeting de Reims.
- Tu m'as trop menti, Philippe. Trop menti.
- Regarde-moi. Je ne savais pas que c'�tait pour payer son divorce.
Je ne savais pas.
Je ne savais pas.
- Va-t'en.
C'est fini, Philippe.
Vous �tes all�s trop loin, Laugier et toi.
Atmosph�re sombre
*- Vous �tes bien chez Francis Laugier.
*Je vous rappelle d�s que possible, merci.
*- C'est moi.
Quand j'ai vu l'�mission, je me suis dit
"Il pouvait pas r�pondre autre chose.
"Pulvar le colle contre le mur, c'est pas possible
*"de faire autrement."
*Puis je sais pas. Depuis, j'ai un petit doute.
*Et si Laugier �tait une merde ? Une grosse merde ?
*j'arrive pas � m'en d�barrasser.
Ca aide pas pour se rassurer.
Puis moi tu sais, au fond je suis un mec fragile.
Et si je suis pas rassur�, ben... Je vais faire des b�tises, Francis.
Des �normes b�tises.
*Bonne nuit.
- Il reste de la place ? - Ca ira.
*- Les derni�res informations, il est 9h.
*Et d'abord ce document, �coutez.
*- C'est toi, le tr�sorier. Tu avais acc�s aux comptes, � tout.
*- Mais s'ils ont un t�moignage ? *- On s'en fout.
*Du moment que les flics n'ont pas de preuves ni aucun point d'appui.
*Tu feras �a tr�s bien.
*Tu vas les d�go�ter d'�tre flics.
*je t'avais recueilli chez moi quand tu gal�rais.
*Tu connais ma famille et comment je vis. Je suis un homme d'argent?
*On est des militants, Jo�l. On met les mains dans la merde
*pour aider les gens. On peut �tre fiers de nous.
*Il faut monter un mur entre moi et l'OHL.
*Faut pas que �a remonte jusqu'� moi.
*- Mais tu es administrateur. *- Et je suis pas la compta.
*Il peut y avoir un coupable isol�.
*- On va faire comment? *- Voil� le sujet.
*Une perquise la veille du 2e tour, �a t'inspire quoi?
*- La droite
*veut nous salir. *- Voil�, c'est un coup politique.
*La perquise, c'est pour nous atteindre Laugier et moi.
*Si la gauche perd, tout le monde tombe. Si tu prends tout sur toi,
*c'est un fait divers. Je sais que tu penses au pass�.
*Quand tu avais la force, la foi, le courage. T'as pas chang�.
*C'est que des flics.
*On est des militants, nous.
*On entend Rickwaert tenter de convaincre le jeune syndicaliste
*de mentir aux enqu�teurs de la brigade financi�re
*sur le point de venir perquisitionner dans les locaux
*de l'OHL de Dunkerque. Jo�l Domfront s'est suicid�...
- Qu'est-ce que vous foutez l� ? - Le Figaro a sorti un document.
- Je sais. Et alors ? - Le mec avait enregistr� Philippe.
- On sait rien.
On sait rien, on lui fait confiance.
C'est clair ?
Atmosph�re sombre
Musique de suspense
*-... Jeune syndicaliste de Clamex. L'enregistrement est accablant
*pour le ministre du Travail
*Philippe Rickwaert, qui reste pour le moment
*injoignable. - Coupe.
Il y aura qui?
- Le vice-pr�sident de la R�gion, le pr�sident du conseil g�n�ral,
le maire...
Cyril a tout mis dans la partie remerciements
de ton discours d'inauguration. C'est l�.
Ah, et le pr�fet, aussi.
Putain il y a plein de journalistes.
- Philippe ! Philippe!
- S'il vous pla�t !
- Une d�claration !
- Avance, t'arr�te pas.
Continue, avance. Roule.
- On va o�, monsieur ?
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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