All language subtitles for Baron Noir s01e06 Shutdown

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Pourquoi pensez-vous que je vais payer

5 milliards d'euros ? - C'est moins

que les 2% de PIB pr�vus par les trait�s en cas de d�ficit.

Le plan �ducation plombe le budget fran�ais.

Les sanctions europ�ennes sont in�vitables.

Hans les �talerait sur 5 ans. - C'est � vous

et la Deutsche Bank d�cider de �a ?

- Hans � l'oreille

du Chancelier. - "Hans" ? Oui, Hans...

Quand la Deutsche Bank a tent� une OPA

sur votre banque,

vous �tiez moins dithyrambique sur ce Hans.

- Il nous confie que l'Allemagne veut un accord.

La discussion n'est pas bloqu�e. - Vos amis,

les Allemands sont formidables.

- L'Espagne voudra au Conseil europ�en

sanctionner la France. L'Allemagne ne veut pas...

- En France, les banquiers ne font pas la diplomatie !

Merci d'�tre venu. Au revoir.

- J'ai d�cal� la r�union pour la r�forme

des statuts. - Bien.

- La ministre de la Culture vous accompagne

au salon de l'emploi num�rique. - Avec plaisir.

- Tu trouves ? - J'y suis presque.

- Philippe ? Pour le budget, ils disent que �a ne passera pas.

- Bercy ? - Bercy, Carbonnieux, tout le monde.

- Bonjour. - BONJOUR.

- C'est trop de pression !

Je sais pas comment faire ? - Cool !

Les technos, ils sont cons, but�s

et de droite. Personne ne leur r�siste jamais.

Il faut �tre but� aussi. Sinon, on a perdu.

OK?

- Ils raboteraient le Fism. - "Le Fism" ?

- Fond Inter Secteurs de Modernisation. 954 millions.

Ils en raboteraient 25000. - A la caisse.

RIRES

- "Fism" n'est pas un acronyme.

Bon, d'accord. Je leur dis quoi

pour le rabot? - D'aller se faire raboter la bite !

- Voil� ! je l'ai. - Ah !

Alors ? *- La future maire de Dunkerque

*poursuivra l'action de M. Rickwaert ?

*- C'est exactement �a.

*j'�tais son adjointe pendant 2 mandats

*alors je connais tr�s bien

*le rapport sinc�re qu'il a nou� avec les Dunkerquois.

*Cette relation de confiance, si particuli�re,

*elle me motive et m'engage.

*je suis fi�re de d�fendre Dunkerque, que j'aime.

*je mettrai mon �nergie � d�fendre ses int�r�ts.

- Et voil� ! Prenez-en de la graine.

Je veux entendre : engagement et motivation.

- Romain ? T�l�phone

Pour le budget,

on en est o� ? - Pas de coupe s�che.

Pour les emplois aid�s, le seuil...

- Le probl�me est la cat�gorie � cibler.

- L'important est... - Vous avez d�brief� ?

- Pardon ? - Entre gens raisonnables !

- Je vous demande pardon. M. le Pr�sident.

- Vous l'avez un peu rassur�, non ?

Vous n'avez pas dit que j'�tais intelligent, pragmatique,

que ne pas payer trahirait la signature de la France ?

- Je n'ai pas dit �a. - Vous l'avez pens� !

Allez-y, mon vieux ! C'est votre boulot, �a aussi.

- L'opinion ne sait pas encore. Mais quand elle saura...

- Quand elle saura qu'une instance non-�lue

sanctionnerait la France. Elle pensera l'Europe folle.

- Que voulez-vous exactement?

Une s�paration avec l'Allemagne annoncerait notre d�clin.

Vous ne pouvez pas d�noncer

les trait�s europ�ens et refuser de payer 5 milliards.

M�me si le principe de l'amende est humiliant.

Les march�s ne doivent pas attaquer la France.

Les taux d'int�r�ts ne doivent pas exploser.

Vous devez pr�server l'avenir europ�en.

- 7h30 dans le bureau du procureur � ignorer ton existence.

- Ne viens pas ici. - T'as bais� sa femme,

au procureur ? - l'audience s'est mal pass�e ?

- Le procureur n'a pas l'air de t'aimer!

- Je n'ai pas embauch� de clandestins sur le chantier.

- Il pense que j'ai obtenu le march� frauduleusement.

- Je t'ai rien donn� !

Ton nom n'est pas mentionn�. - l'avocate le lui dit.

Mais c'est un malin, cet encul� de procureur.

Il se m�fie beaucoup.

- Il peut se m�fier. Il a z�ro preuve.

- Peut-�tre.

Il dit qu'il va me charger.

Sauf si je te balance.

- C'est de l'intox.

Il veut se faire un ministre. Il essaie de t'impressionner.

- Ca marche. Il veut me charger davantage. En plus de l'Urssaf,

je serais responsable d'une fili�re de clandos.

- Pipeau !

- Si la mairie porte plainte, il y a des charges en plus.

- Ma mairie ? Tu rigoles ?

- Toi, je sais bien mais ta V�ronique Bidulette.

C'est diff�rent. Elle voudrait nettoyer !

- G�rard, je serais au courant.

- Ca ne t'inqui�te pas ?

- J'ai l'air inquiet?

- M. le Pr�sident, Mme Dorendeu

souhaite vous parler.

- 3 villes pourraient accueillir notre congr�s.

- Je veux lire la partie sur l'Europe.

- Elle n'est pas �crite. Je commence les consultations.

- On ne consultera pas. - C'est l� qu'on n�gocie.

Entre Kalhenberg et Mirmont, il y a un monde.

- Sauf que Mirmont est 1er ministre.

Je ne veux pas d'un texte de Kalhenberg.

- Alors un texte qui le cr�dite ? - Voil� !

- Si Mirmont refuse de le signer ?

- Je m'en fous tant qu'on a la majorit�.

- Le but �tait le rassemblement et pas l'affrontement.

- Non, c'est une clarification. Je veux ren�gocier les trait�s.

- Dans ce contexte d'examen du budget?

- Ca va !J'ai compris. Je vais l'�crire tout seul.

- Mais non. - "Mais non"?

- Je ferai des suggestions. - Trop tard.

Je l'�cris moi-m�me.

- Ca va, ma grande ?

- Un jour d'avance pour me voir. Je suis flatt�e.

- Tu pourrais t'asseoir en face.

- Je peux attendre une journ�e.

- Bon.

�coute.

Il faudrait que tu appelles Balleroy.

- Pourquoi ? - Pour le rassurer.

Il craint que la mairie l'attaque � propos du centre culturel.

V�ro ?

On n'a pas le choix. La mairie

doit porter plainte. Sinon, on est complices.

Fraudes � l'Urssaf, emplois dissimul�s.

On a un devoir de vigilance pr�vu dans les textes.

On est responsables tous les 2.

L'absence de plainte excite la presse.

- Tu m'en aurais parl� quand ?

- Je n'allais pas t'appeler. - Oui.

C'est mieux de me tuer en face.

- Je ne vais pas te tuer! - Ah bon ?

La mairie qui porte plainte contre Balleroy !

La mairie, c'est moi ! Il se retournera contre moi.

- Tu lui diras que c'est ma d�cision

et que je tiens le conseil municipal.

- Il ne me croira jamais !

- C'est pourtant la v�rit�. - Pardon ?

. Philippe !

Tu as pr�sid� 3 conseils municipaux

en 3 ans.

3 sur 29.

Demain, je deviens maire,

mais c'�tait d�j� le cas ! - Et alors ?

C'est pour �a que ma liste... - C'est ma liste !

Claude Wieder a perdu son fr�re. Tu le sais ?

Sabine est chez son ex-mari.

Ton pote, Pierre, �a va pas. Il vend m�me ses min�raux.

Et, tr�s important, Olivier Tirard,

il a d�couvert que ces fils ont vot� FN.

Faut �tre l� ! - Je connais les potins.

- Balleroy, on s'en fout !

On pensera qu'il dit n'importe quoi pour s'en sortir.

La plainte le d�cr�dibilise et nous prot�ge.

- Je ne sais pas. Tu es devenu na�ve ou cynique ?

Faut pas jouer avec la justice. Tu le sais !

- On ne m'insultera pas pour corruption !

- Les maires se font traiter de pourris !

Tourne la t�te et marche droit!

Il n'y a que �a � faire! - Cette �poque est finie !

Tu savais ce que je pensais de Balleroy.

- Et tu me punis ? Sors de mon bureau !

- S'il te pla�t. - D�gage !

- OK, je d�gage-

Demain, je fais voter la plainte au conseil. D�sol�e.

- Non, c'est pas assez ! Il faut encore couper.

On est loin du compte et Bercy l�che rien.

- On va pas tailler dans les emplois aid�s.

*- Non, mais

on pourrait d�caler les prud'homales en f�vrier.

En faisant �a, on gagne

20 millions sur la r�organisation du budget.

*C'est de la cavalerie...

- C'est �a qu'il faut faire.

- Ca va gueuler jusqu'� Bercy !

*- Les mecs sont � ton service.

Si tu gueules pas plus fort, tu te feras bouffer.

*- T'as raison.

- Quand je suis pas l�, tu d�cides. *- D'accord.

- Je te laisse. Il faut que je parle � des conseillers.

- Il y a un souci? *- V�ro t'a pas appel� ?

*- Si, mais je n'ai pas rappel�e.

- Alors, ne la rappelle pas.

On en parle demain, d'accord ? *- OK.

*- On se rappelle ? L�, ils d�barquent.

- OK. Bonne soir�e, Philippe. *- Bonne soir�e.

M�lanie ? Le dossier des prud'homales.

*- Tout de suite.

Vous savez pourquoi vous �tes l� ?

- Il y a un probl�me avec V�ro ?

- Un probl�me, non. Une r�alit�, oui.

V�ro ne sera pas maire

sur un vote du conseil. - Comment �a ?

- Faut nous expliquer, l� !

- Le meilleur service � lui rendre,

c'est de la faire �lire au suffrage universel.

Sinon, elle sera vue comme mon pantin.

C'est pas bien. Il faut qu'on la respecte.

- Une �lection ? Pas maintenant!

- Si, c'est le moment.

Je suis un ministre populaire. Ce sera facile !

Les �lus de droite vont d�missionner.

Ils veulent une �lection. Mais �a ne suffira pas.

Il faut un tiers du conseil.

Donc, j'ai besoin de vos d�missions.

- Avec V�ro, vous n'�tes pas donc d'accord ?

- Qu'est-ce qui vous inqui�te ?

C'est un vote secret.

- Elle est au courant de rien ?

- V�ro n'est pas au courant.

Elle ne doit pas l'�tre avant le conseil.

- C'est chaud bouillant !

- Je suis le maire depuis 12 ans.

Je sais ce qui est chaud bouillant,

et ce qui ne l'est pas, d'accord ?

Voil�.

- Merci.

- Tiens. - Merci.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je te regarde.

- C'est �a �tre parent.

Tu te dis qu'en regardant ta m�me,

tu comprends ce qu'elle pense.

Finalement, rien du tout.

- C'est simple, en fait.

J'ai pas envie d'aller � Paris. - Pourquoi ?

- Je milite ici.

Je ne me sens pas de tout larguer.

- Tu restes ici pour militer ?

- Tu devrais �tre content.

- A Paris, on milite !

- A Henri IV, j'aurai pas le temps.

Je connais personne au PS � Paris.

- Tu peux militer

quel que soit le lieu.

R�fl�chis � �a.

- Si je milite plus, je reste ?

- Arr�te ! Il y a autre chose.

C'est quoi, le probl�me ?

- J'aimerais d�cider seule de mon avenir.

- Et toi, comment �a va ?

- Oh ! C'est compliqu�, l�.

- Que se passe-t-il ?

- Bon, �coute !

Je suis venu pour te demander un conseil.

- Je t'�coute. - C'est une situation

assez compliqu�e.

Voil�, la France va sans doute

�tre condamn�e � Bruxelles. Il entend un sifflement.

Ce Va ?

Je te suis, Francis.

- La France va �tre condamn�e...

- Attends ! Excuse-moi. �coute !

Si tu veux bien.

- Tu veux que j'�crive ? - Oui.

Je vais mettre �a.

Parce que l� !

- Voil�.

- Ah ! L'Europe.

- La question est de savoir...

- Je sais jamais

quand �a va reprendre.

Certains jours, je voudrais �tre compl�tement sourd.

Hier, j'�tais dans ma chambre, et dans le couloir,

il y avait un aspirateur, une tondeuse.

Ils m'ont chang� de chambre.

Maintenant, j'ai la soufflerie de la chaufferie.

- Merci de venir.

- Pas de souci, maman. Je suis content d'�tre l�.

- T'as pas mis ta nouvelle robe ?

- Je sais pas, c'est trop...

- 1re femme maire de la ville. Faut marquer le coup !

Allez ! T'as le temps.

- T'as raison.

Merci.

- Pour ces raisons, chers coll�gues,

le groupe d'union de la droite,

rassemblant les �lus r�publicains,

d�mocrates et ind�pendants, vous appelle,

au-del� de votre appartenance partisane,

� d�missionner du conseil,

afin que les Dunkerquois �lisent au suffrage universel

leur futur maire. Je vous remercie.

Applaudissements

- Bien, merci.

Nous allons passer au vote, s'il vous pla�t.

Bien.

Le nombre de membres du conseil d�missionnaires est de 16.

- Quoi ?

- Ces 16 d�missions

constituant plus du tiers du conseil municipal,

la loi nous oblige � une nouvelle �lection.

- Attendez ! Continuons

ce conseil, le dossier du centre culturel.

- De quel droit?

- Le conseil est dissous !

- Non ! Le Pr�fet doit valider

le vote, le conseil reste souverain.

- La parole est au peuple.

Brouhaha

Ho ! - La s�ance est lev�e. Merci.

Merci. La s�ance est lev�e.

- Vous avez peur du scrutin. Allez !

La s�ance est lev�e.

- Mais qu'est-ce que t'as fait?

Quelqu'un entre.

- Un journaliste est l�. - Oui, je l'ai appel�.

- T'es s�re ? Et Philippe ?

- Quoi, Philippe ?

Si je suis maire, c'est � ma mani�re : libre.

T�l�phone

- C'est Laugier.

Il veut que je vienne.

- Tu vois vraiment pas ?

- Il va me demander des coupes en plus,

ou de l�cher sur le code du travail.

Ca ne devrait pas �tre long.

- Tu sens l'amour...

- Ca va, Philippe ?

- Ca va. - Assieds-toi.

Tu veux un whisky ?

- Volontiers.

Merci.

- Bruxelles va nous sanctionner pour d�ficit excessif.

L'Espagne votera contre nous. Voil� !

- Pourquoi tu me dis �a ?

- Pour avoir ton avis.

- "Avoir mon avis"? - Oui.

- Tu me siffles apr�s avoir voulu ma mort.

- Je t'ai nomm� ministre. - Pour m'enfermer.

- Tu veux la guerre ?

Passe la porte et tu racontes tout � la presse.

Il y a 2 hommes politiques : ceux qui placent

leur haine au-dessus de leur ambition...

- Et ceux qui font le contraire. C'est de moi.

- Tous les autres pensent avec leur trouille.

- Combien, l'amende ? - C'est important?

- C�t� Italie, y a pas moyen...

- Non ! Laisse tomber.

- Payer des sanctions ! Autant filer ton bureau au FN.

Ca devient de la soumission.

La France redevient une province.

Des Gaulois sans potion magique. On est morts !

La France n'accepte pas de punition. C'est la France !

Elle peut dire non. L'Europe n'est rien sans nous.

L'Allemagne prendrait cette responsabilit� ?

On leur refile le truc.

Les sanctions deviendront leur probl�me, non ?

La France n'accepte pas une punition.

- Mais un sacrifice. - Oui.

Un sacrifice, c'est douloureux mais �a peut �tre noble et beau.

Il y en a partout dans la Bible.

Ce qui compte, c'est une cause belle.

Il faut donc une contrepartie.

- T'arrives au m�me raisonnement.

- T'as pens� � quelque chose ? - Oui.

- L'harmonisation fiscale.

- Tous les imp�ts ? - Tous !

On ne se bat plus entre pays europ�ens,

mais contre la Chine, l'Inde, les Etats-Unis.

On a une masse critique qui nous permet de peser.

- On dit �a depuis 20 ans. - Mais personne ne l'a fait.

On paye les sanctions, mais on change les r�gles.

C'est �a, ma ligne de conduite.

- Faut refuser de payer pour esp�rer la contrepartie.

Tu pratiques la chaise vide.

T'installes la crise, le bras de fer.

Et l�, tu peux n�gocier.

Ce n'est plus pour ou contre l'Europe,

mais pour ou contre toi.

Le G�n�ral en campagne.

L�, t'es dans autre chose.

Dans la crise, tout peut changer, imploser.

Ce qui compte, c'est qu'on pense que tu ne paieras pas.

- Va-t-on me croire ? Je suis pro-europ�en.

- C'est �a, ta force.

Un Europ�en choisit le bras de fer.

Il faut prendre le temps de la mise en sc�ne.

Personne ne doit savoir ce que tu feras.

Tout le monde doit douter.

C'est de la haute mer.

Quelque chose se passe.

- Merci d'avoir r�pondu. - De rien.

- D�sol� de venir si tard.

Je ne sais pas o� il va.

- Quoi? L'Europe ? - Les sanctions.

Il envisage de ne pas les payer. - On peut encore n�gocier ?

- Peut-�tre. Enfin, je sais plus.

Tu connais bien la Commission ?

J'ai besoin qu'on parle. - Assieds-toi.

- Alors, Baden-Baden.

Je suspends le temps.

- Tu fais ton De Gaulle. Tu disparais.

C'est l'angoisse. M�me Kalhenberg te cherche.

"O� est le chef?"

Et tu r�apparais 48h avant le Conseil europ�en.

Tu fais ta d�claration sur le refus de payer.

La crise install�e, on a des chances de gagner.

- Dispara�tre 48h, � l'heure de Twitter

c'est quand m�me sportif.

- Justement. On n'a pas le choix.

C'est pour �a que je suis l�.

Regarde J�sus.

Il dispara�t et r�appara�t.

Ca fait 2000 ans que les gens aiment �a.

T�l�phone

J'ai d� repasser au minist�re.

*Une tuile ! - Que se passe-t-il ?

- Un agent de p�le emploi

retranch� chez lui avec ses gosses et 2 fusils.

*j'essaie de g�rer �a doucement

et discr�tement.

Je suis d�sol�. J'aurais d� t'appeler.

- On s'appelle demain.

- Oui, bonne nuit.

- Tu veux que j'appelle le GIGN ?

- Ils sont ensemble.

- Le Conseil commence le 17. On part 5 jours avant.

On part le 13 au soir. Ca nous laisse 1 semaine.

- Parce que je t'emm�ne avec moi?

- Je serai sur la photo vol�e.

La seule photo de ton Baden-Baden.

Tu nous vois marchant

tous les 2 au loin.

On lira dans la presse : "Le week-end o� tu as bascul�".

- Tu perds pas le nord.

- Mes ambitions sont au-dessus de ma haine,

mais je suis devenu ministre en d�fendant les minorit�s.

J'assume et j'en suis fier.

Mais je ne me cantonnerai pas � �a.

- Tu te souviens du plan de paix isra�lo-palestinien ?

- La paix contre les territoires ? Quel rapport?

- Quelle aide europ�enne agace les Allemands ?

- La PAC ? - Voil�.

On coupe dans nos subventions de la PAC

en �change de l'abandon des sanctions.

- Tu ne sais pas pour la plainte de la mairie ?

T'es vraiment un encul�, toi.

- De quoi tu parles ? *- De ta grosse

pute de V�ronique mes couilles.

*- Quoi, V�ro ?

- "Concernant le centre culturel, ma 1re d�cision de maire,

"si je suis �lue, sera de porter plainte

*"au nom de la mairie."

- La salope ! *- Je m'en fous.

Je vais voir le procureur. *- Tu vois personne !

Je r�gle le probl�me moi-m�me.

- Philippe ! je devrais �tre au taf.

- Ton patron est au courant.

Faut qu'on parle !

J'ai besoin de toi.

- Tu m'inqui�tes.

- Tu veux toujours faire de la politique ?

Tu voulais �tre sur ma liste.

- Dans mon souvenir, j'�tais pas... Comment t'as dit? "Au niveau".

- Je veux que tu pr�sentes ta liste aux �lections municipales.

- C'est � cause de V�ro ?

Elle veut t'attaquer en justice ?

- C'est G�rard qu'elle niquera. - Ouais.

Sauf que G�rard te tient par les couilles.

- V�ro, faut lui tordre le bras. Ton boulot,

c'est de prendre son �lectorat.

Apr�s le 1er tour, vous devrez fusionner.

Elle sera maire, mais � ma botte.

- Et moi ?

- Tu seras adjoint.

- On me conna�t pas, c'est chaud.

- Pendant la campagne, des mecs t'aideront.

T'as tout pour r�ussir ici.

Et surtout notre nom : Rickwaert.

- Je sais pas, Philippe.

J'ai ma vie, tu sais.

J'ai une nouvelle nana, Samantha.

30 piges, on se kiffe � fond.

Elle veut des m�mes.

Faut que je te la pr�sente. Une beaut� !

- Je suis content pour toi.

- �coute. Je le sens pas, ton truc.

Comme je te dis, j'ai ma vie maintenant.

Pourquoi je ferais le con

� balancer des tracts sur les march�s ?

- Parce que tu veux garder ton boulot.

Tu connais G�rard, il n'est pas facile.

- On dira quoi? C'est quoi, l'histoire ?

- Tu m'as toujours aid�,

mais je suis ingrat. Maintenant, tu veux ta part.

- C'est bien.

Quand on ment, faut rester proche de la v�rit�.

Je veux Samantha sur ma liste.

- OK.

- OK.

- C'est pas vrai ! - Ton p�re ne t'a rien dit?

- Il croyait

� une blague.

- La moiti� de la section rejoint ton oncle.

- Putain de ville de merde !

T�l�phone

- En abandonnant

les 220 postes de p�le emploi

et en validant le report des �lections prud'homales,

on respecte la lettre de cadrage. - Parfait.

- L'an prochain, on aura le m�me probl�me.

- Ce sera diff�rent.

- C'est-�-dire ? - Une autre situation.

- Et Matignon ? - Ca ne se passe pas l�-bas.

Merci � tous.

- Merci beaucoup.

- Mon fr�re veut d�battre face � V�ro.

- Il n'a pas peur. - Il commence � s'y croire.

- Dis donc, toi et V�ro...

Je n'aurais pas imagin� �a. - Comment �a ?

- Votre embrouille, c'est hard, quand m�me.

- Elle a p�t� un c�ble !

C'est pas bien de pleurer dans tes jupons.

- Elle a arr�t� de m'en parler. Enfin,

elle a tent� mais elle a compris que �a servait � rien.

- Tu devrais faire attention � toi.

T'as vu ta t�te ?

T'as pas l'air bien !

T'as maigri. Tu manges ?

- Oui, je mange bien s�r.

- Du tofu ?

- Non, pas que �a. Ne t'inqui�te pas.

Faut boucler la r�forme contre les fraudes

au d�tachement de nos salari�s.

- Oui, la RDLFDSF ?

- Quoi ?

- Je plaisante !

C'est pour la bo�te � amendes.

- Dunkerque ?

Le pays de Jean Bart.

Quel homme ! Quelle vie ! La flamme du grand corsaire.

- C'est un peu notre h�ros � nous !

- L'affrontement avec les Barbaresques.

La bataille du cap B�veziers.

La fureur du Dogger Bank. Je lisais �a, enfant.

C'�tait mieux que Game Of Thrones.

Il est mort � quoi... 50 ans � peine ?

- D�sol�e ! J'ai toujours �t� contre Jean Bart.

- Contre lui ?

- Vous savez, Jean Bart, � Dunkerque,

il est partout : mugs, porte-cl�s. Trop de J. Bart tue J. Bart.

Par contre, je peux vous parler de Henry IV

et de la couleur de son cheval blanc.

Petit rire

- On n'a jamais os� me la faire !

Bon ! Le probl�me c'est les effectifs.

On est complet. Votre p�re ne l'entend pas !

- Je sais. Depuis sa nomination, il croit que tout lui ait d�.

Pour vous, le plus important n'est pas �a.

C'est qu'il �tait ouvrier. A 20 ans, il a travaill� en fonderie.

- Je ne le savais pas.

- Donc, � moi seule, j'explose

votre taux d'enfants d'ouvriers. L'an dernier,

vous �tiez � O. Un vrai probl�me !

On en parle beaucoup dans la presse.

Vraiment?

Vous n'auriez pas une petite place ?

- Vous savez, pour vous,

"petite" ne sera pas suffisant.

- Dimanche, je vais � Dunkerque

pour les �lections.

- T'as reparl� � ton fr�re ? - Il ne se retira pas.

- Je peux aider V�ronique ? - Pas besoin. On ma�trise.

- On ne peut pas perdre Dunkerque.

- Aucune chance. Il ne fera pas 10% des inscrits.

Il ne sera pas au 2nd tour. T�l�phone

Oh!

Salom�. Elle est prise en terminale

� Henri-IV.

- Je l'appellerai pour la f�liciter.

Et, sinon, toi, ce soir ? Tu vois Francis ?

- Pardon ?

- Il semblerait que tu sois assidu et appr�ci�.

Tu lui parles des sanctions ?

- Quelles sanctions ?

- J'ai des amis � la Commission. Entre technocrates, on se parle.

Le Conseil du 17 s'annonce mal pour nous.

En fait, personne ne sait rien. A part toi, peut-�tre ?

Il ne va pas payer, c'est �a.

- On travaille, c'est tout.

- S'il voulait payer, il ne t'aurait pas appel�.

Vous la jouez � la Thatcher ? Un affrontement ouvert et viril ?

C'est pas le moment de mener ce combat.

Il y a les �lections allemandes. - J'ai parl� de combat?

- Il faut �viter de payer les sanctions

mais n�gocier jusqu'au bout.

Il sera toujours temps apr�s.

Vous avez pens� � mettre la PAC en balance ?

Certains seraient d'accord. J'ai t�l�phon� off.

On baisse notre subvention de 3 fois l'amende,

en �change, les sanctions sont abandonn�es.

- Je t'ai dit que je menais une bataille ?

- Non. Ta bataille est contre des forcen�s

qui attaquent P�le emploi, non ?

- C'est � 100 voix pr�s. Bruno arrive 2nd.

- Encore heureux ! - C'est pas encore jou�.

Il est � 21% sur le bureau 16.

C'est �norme !

- Et combien sur le 4 ? - 17 %

On frappe � la porte.

- Tu fais 18,56 % sur le 16.

- On sera derri�re les r�publicains.

- Peut-�tre derri�re le FN aussi. - Tu dois appeler Philippe.

Bruno se maintient au 2nd tour.

- Non ! je ne fais rien sans les vrais r�sultats.

- Je pr�f�rerais qu'on se voie.

On ne va pas �voquer �a au t�l�phone.

Oui.

Et ta petite famille, �a va ?

D'accord.

Attends. Je te rappelle ce soir.

OK, excuse-moi.

- De Mediapart. Ils vous laissent 48h pour r�pondre.

- Merci d'�tre venue. Attends dans mon bureau.

Cava?

- Oui.

- Am�lie conna�t vos projets sur l'Europe,

elle a une proposition int�ressante.

- C'est quoi, cette histoire ?

- On peut s'en sortir en proposant un deal aux Allemands.

On annule les sanctions en �change d'une baisse des aides � la PAC.

Bon. Je me d�brouille.

- Non ! Allez la chercher.

- Et le bureau 16 ? *- 18,56.

- Non ? *- Je t'assure.

- Il d�fonce tout, le Bruno. *- Pas lui, mais Rickwaert.

- Attends une seconde. T�l�phone

Je te rappelle.

*- Philippe ?

- Yes, I understand, Chancelor, but that's...

So, that's a "no".

OK, thank you for your call. Bye.

- La France peut refuser les sanctions.

- Quoi ?

- Le refus allemand !

- Ca change tout!

Je suis pour un bras de fer avec l'Allemagne.

L'Allemagne nous y pousse.

Refuser la proposition est une provocation.

- Ca prouve que l'Allemagne veut nous punir.

Ils refusent une baisse de la PAC de 3 fois les sanctions.

- Et le "shutdown" ? - La France

ne risque pas le "shutdown".

- Si les march�s attaquent,

au-del� de 45 jours, on ne paye plus les fonctionnaires.

C'est le shutdown ! La France est trop pauvre

pour se payer un bras de fer. - Martin a raison.

On dira qu'on voulait �viter l'humiliation.

Nous devions accepter les sanctions

pour pr�server l'Europe.

Madame et messieurs, s�ance termin�e.

- V�ro, tu voulais me voir ?

- Ma liste et celle de Bruno doivent fusionner.

- Avec une quadrangulaire, comment la droite perdrait?

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Demande-le � Bruno. - Arr�te, Philippe.

- Ce serait plus simple avec moi.

On se conna�t, on bosse ensemble depuis 15 ans.

T'as pr�f�r� tourner la page.

- J'�tais si �nerv�e apr�s le conseil que...

J'ai fait n'importe quoi. Voil�.

- N'en fais pas trop !

Je sais parfaitement ce que tu penses.

- Ce que je pense ?

Tu es tr�s dou� en politique.

Mais il faut te prot�ger de toi-m�me.

- J'ai pas besoin qu'on me prot�ge.

J'ai besoin d'une chose : savoir si tu es avec moi.

- Evidemment.

- Faut que tu sois maire pour g�rer la ville.

Les gens ont besoin de nous. Je vais �tre loin.

Pr�s de Francis. - Vous vous revoyez ?

Klaxon de voiture

- Voil� Bruno.

On va vite r�gler

cette fusion de listes.

- On panache comment? Proportionnelle des 2 scores ?

- Non.

La majorit� pour moi. Enfin...

La liste de Bruno.

C'est normal, V�ro. La confiance c'est bien,

mais la s�curit�, c'est mieux. T�l�phone

Excuse-moi.

Am�lie, �a va ? *- On a un probl�me.

*je ne comprends pas Laugier. - Raconte-moi.

*- Il veut payer les sanctions sans discuter.

*Il va tout foutre en l'air. On se rappelle.

- J'ai parl� � Am�lie. Tu vas payer les sanctions ?

- J'ai Mediapart au cul.

T'es aussi concern� avec le dossier de l'OHL.

- Ils n'iront pas jusqu'au financement politique.

- C'est plus compliqu�.

D'apr�s ce que je comprends,

un type essaie de lier l'OHL et mon divorce.

- Ton divorce ?

- Oui.

Comment le d�tournement de fonds dans tes HLM

aurait r�gl� mon contentieux avec Nicole.

Tu r�alises ?

Comment on m�ne une offensive internationale

en g�rant cette situation ?

- Ton divorce ?

Le fric donn� pour ta campagne, c'�tait pour Nicole ?

- J'ai h�sit� � t'en parler � ce moment-l�.

- Elle bloquait tout. Ca allait durer des ann�es.

Elle ne voulait plus de la prestation compensatoire.

Quand j'ai compris qu'avec 200000e en plus, cash,

je pliais l'affaire, j'ai pas h�sit�.

- A me taper 200000 ? T'es interdit bancaire ?

T'hypoth�quais ta baraque et t'avais le fric.

- L'audience �tait le lendemain.

Tu sais comment c'est en cas de d�saccord.

C'�tait reparti pour 6 mois.

Kalhenberg aurait gagn� les primaires. J'�tais paum�.

J'allais tout perdre. - Ferme ta gueule !

Sous-titrage LIZARD C.S.E.

Repair and Synchronization by Easy Subtitles Synchronizer 1.0.0.0

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.