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- Pourquoi pensez-vous que je vais payer
5 milliards d'euros ? - C'est moins
que les 2% de PIB pr�vus par les trait�s en cas de d�ficit.
Le plan �ducation plombe le budget fran�ais.
Les sanctions europ�ennes sont in�vitables.
Hans les �talerait sur 5 ans. - C'est � vous
et la Deutsche Bank d�cider de �a ?
- Hans � l'oreille
du Chancelier. - "Hans" ? Oui, Hans...
Quand la Deutsche Bank a tent� une OPA
sur votre banque,
vous �tiez moins dithyrambique sur ce Hans.
- Il nous confie que l'Allemagne veut un accord.
La discussion n'est pas bloqu�e. - Vos amis,
les Allemands sont formidables.
- L'Espagne voudra au Conseil europ�en
sanctionner la France. L'Allemagne ne veut pas...
- En France, les banquiers ne font pas la diplomatie !
Merci d'�tre venu. Au revoir.
- J'ai d�cal� la r�union pour la r�forme
des statuts. - Bien.
- La ministre de la Culture vous accompagne
au salon de l'emploi num�rique. - Avec plaisir.
- Tu trouves ? - J'y suis presque.
- Philippe ? Pour le budget, ils disent que �a ne passera pas.
- Bercy ? - Bercy, Carbonnieux, tout le monde.
- Bonjour. - BONJOUR.
- C'est trop de pression !
Je sais pas comment faire ? - Cool !
Les technos, ils sont cons, but�s
et de droite. Personne ne leur r�siste jamais.
Il faut �tre but� aussi. Sinon, on a perdu.
OK?
- Ils raboteraient le Fism. - "Le Fism" ?
- Fond Inter Secteurs de Modernisation. 954 millions.
Ils en raboteraient 25000. - A la caisse.
RIRES
- "Fism" n'est pas un acronyme.
Bon, d'accord. Je leur dis quoi
pour le rabot? - D'aller se faire raboter la bite !
- Voil� ! je l'ai. - Ah !
Alors ? *- La future maire de Dunkerque
*poursuivra l'action de M. Rickwaert ?
*- C'est exactement �a.
*j'�tais son adjointe pendant 2 mandats
*alors je connais tr�s bien
*le rapport sinc�re qu'il a nou� avec les Dunkerquois.
*Cette relation de confiance, si particuli�re,
*elle me motive et m'engage.
*je suis fi�re de d�fendre Dunkerque, que j'aime.
*je mettrai mon �nergie � d�fendre ses int�r�ts.
- Et voil� ! Prenez-en de la graine.
Je veux entendre : engagement et motivation.
- Romain ? T�l�phone
Pour le budget,
on en est o� ? - Pas de coupe s�che.
Pour les emplois aid�s, le seuil...
- Le probl�me est la cat�gorie � cibler.
- L'important est... - Vous avez d�brief� ?
- Pardon ? - Entre gens raisonnables !
- Je vous demande pardon. M. le Pr�sident.
- Vous l'avez un peu rassur�, non ?
Vous n'avez pas dit que j'�tais intelligent, pragmatique,
que ne pas payer trahirait la signature de la France ?
- Je n'ai pas dit �a. - Vous l'avez pens� !
Allez-y, mon vieux ! C'est votre boulot, �a aussi.
- L'opinion ne sait pas encore. Mais quand elle saura...
- Quand elle saura qu'une instance non-�lue
sanctionnerait la France. Elle pensera l'Europe folle.
- Que voulez-vous exactement?
Une s�paration avec l'Allemagne annoncerait notre d�clin.
Vous ne pouvez pas d�noncer
les trait�s europ�ens et refuser de payer 5 milliards.
M�me si le principe de l'amende est humiliant.
Les march�s ne doivent pas attaquer la France.
Les taux d'int�r�ts ne doivent pas exploser.
Vous devez pr�server l'avenir europ�en.
- 7h30 dans le bureau du procureur � ignorer ton existence.
- Ne viens pas ici. - T'as bais� sa femme,
au procureur ? - l'audience s'est mal pass�e ?
- Le procureur n'a pas l'air de t'aimer!
- Je n'ai pas embauch� de clandestins sur le chantier.
- Il pense que j'ai obtenu le march� frauduleusement.
- Je t'ai rien donn� !
Ton nom n'est pas mentionn�. - l'avocate le lui dit.
Mais c'est un malin, cet encul� de procureur.
Il se m�fie beaucoup.
- Il peut se m�fier. Il a z�ro preuve.
- Peut-�tre.
Il dit qu'il va me charger.
Sauf si je te balance.
- C'est de l'intox.
Il veut se faire un ministre. Il essaie de t'impressionner.
- Ca marche. Il veut me charger davantage. En plus de l'Urssaf,
je serais responsable d'une fili�re de clandos.
- Pipeau !
- Si la mairie porte plainte, il y a des charges en plus.
- Ma mairie ? Tu rigoles ?
- Toi, je sais bien mais ta V�ronique Bidulette.
C'est diff�rent. Elle voudrait nettoyer !
- G�rard, je serais au courant.
- Ca ne t'inqui�te pas ?
- J'ai l'air inquiet?
- M. le Pr�sident, Mme Dorendeu
souhaite vous parler.
- 3 villes pourraient accueillir notre congr�s.
- Je veux lire la partie sur l'Europe.
- Elle n'est pas �crite. Je commence les consultations.
- On ne consultera pas. - C'est l� qu'on n�gocie.
Entre Kalhenberg et Mirmont, il y a un monde.
- Sauf que Mirmont est 1er ministre.
Je ne veux pas d'un texte de Kalhenberg.
- Alors un texte qui le cr�dite ? - Voil� !
- Si Mirmont refuse de le signer ?
- Je m'en fous tant qu'on a la majorit�.
- Le but �tait le rassemblement et pas l'affrontement.
- Non, c'est une clarification. Je veux ren�gocier les trait�s.
- Dans ce contexte d'examen du budget?
- Ca va !J'ai compris. Je vais l'�crire tout seul.
- Mais non. - "Mais non"?
- Je ferai des suggestions. - Trop tard.
Je l'�cris moi-m�me.
- Ca va, ma grande ?
- Un jour d'avance pour me voir. Je suis flatt�e.
- Tu pourrais t'asseoir en face.
- Je peux attendre une journ�e.
- Bon.
�coute.
Il faudrait que tu appelles Balleroy.
- Pourquoi ? - Pour le rassurer.
Il craint que la mairie l'attaque � propos du centre culturel.
V�ro ?
On n'a pas le choix. La mairie
doit porter plainte. Sinon, on est complices.
Fraudes � l'Urssaf, emplois dissimul�s.
On a un devoir de vigilance pr�vu dans les textes.
On est responsables tous les 2.
L'absence de plainte excite la presse.
- Tu m'en aurais parl� quand ?
- Je n'allais pas t'appeler. - Oui.
C'est mieux de me tuer en face.
- Je ne vais pas te tuer! - Ah bon ?
La mairie qui porte plainte contre Balleroy !
La mairie, c'est moi ! Il se retournera contre moi.
- Tu lui diras que c'est ma d�cision
et que je tiens le conseil municipal.
- Il ne me croira jamais !
- C'est pourtant la v�rit�. - Pardon ?
. Philippe !
Tu as pr�sid� 3 conseils municipaux
en 3 ans.
3 sur 29.
Demain, je deviens maire,
mais c'�tait d�j� le cas ! - Et alors ?
C'est pour �a que ma liste... - C'est ma liste !
Claude Wieder a perdu son fr�re. Tu le sais ?
Sabine est chez son ex-mari.
Ton pote, Pierre, �a va pas. Il vend m�me ses min�raux.
Et, tr�s important, Olivier Tirard,
il a d�couvert que ces fils ont vot� FN.
Faut �tre l� ! - Je connais les potins.
- Balleroy, on s'en fout !
On pensera qu'il dit n'importe quoi pour s'en sortir.
La plainte le d�cr�dibilise et nous prot�ge.
- Je ne sais pas. Tu es devenu na�ve ou cynique ?
Faut pas jouer avec la justice. Tu le sais !
- On ne m'insultera pas pour corruption !
- Les maires se font traiter de pourris !
Tourne la t�te et marche droit!
Il n'y a que �a � faire! - Cette �poque est finie !
Tu savais ce que je pensais de Balleroy.
- Et tu me punis ? Sors de mon bureau !
- S'il te pla�t. - D�gage !
- OK, je d�gage-
Demain, je fais voter la plainte au conseil. D�sol�e.
- Non, c'est pas assez ! Il faut encore couper.
On est loin du compte et Bercy l�che rien.
- On va pas tailler dans les emplois aid�s.
*- Non, mais
on pourrait d�caler les prud'homales en f�vrier.
En faisant �a, on gagne
20 millions sur la r�organisation du budget.
*C'est de la cavalerie...
- C'est �a qu'il faut faire.
- Ca va gueuler jusqu'� Bercy !
*- Les mecs sont � ton service.
Si tu gueules pas plus fort, tu te feras bouffer.
*- T'as raison.
- Quand je suis pas l�, tu d�cides. *- D'accord.
- Je te laisse. Il faut que je parle � des conseillers.
- Il y a un souci? *- V�ro t'a pas appel� ?
*- Si, mais je n'ai pas rappel�e.
- Alors, ne la rappelle pas.
On en parle demain, d'accord ? *- OK.
*- On se rappelle ? L�, ils d�barquent.
- OK. Bonne soir�e, Philippe. *- Bonne soir�e.
M�lanie ? Le dossier des prud'homales.
*- Tout de suite.
Vous savez pourquoi vous �tes l� ?
- Il y a un probl�me avec V�ro ?
- Un probl�me, non. Une r�alit�, oui.
V�ro ne sera pas maire
sur un vote du conseil. - Comment �a ?
- Faut nous expliquer, l� !
- Le meilleur service � lui rendre,
c'est de la faire �lire au suffrage universel.
Sinon, elle sera vue comme mon pantin.
C'est pas bien. Il faut qu'on la respecte.
- Une �lection ? Pas maintenant!
- Si, c'est le moment.
Je suis un ministre populaire. Ce sera facile !
Les �lus de droite vont d�missionner.
Ils veulent une �lection. Mais �a ne suffira pas.
Il faut un tiers du conseil.
Donc, j'ai besoin de vos d�missions.
- Avec V�ro, vous n'�tes pas donc d'accord ?
- Qu'est-ce qui vous inqui�te ?
C'est un vote secret.
- Elle est au courant de rien ?
- V�ro n'est pas au courant.
Elle ne doit pas l'�tre avant le conseil.
- C'est chaud bouillant !
- Je suis le maire depuis 12 ans.
Je sais ce qui est chaud bouillant,
et ce qui ne l'est pas, d'accord ?
Voil�.
- Merci.
- Tiens. - Merci.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je te regarde.
- C'est �a �tre parent.
Tu te dis qu'en regardant ta m�me,
tu comprends ce qu'elle pense.
Finalement, rien du tout.
- C'est simple, en fait.
J'ai pas envie d'aller � Paris. - Pourquoi ?
- Je milite ici.
Je ne me sens pas de tout larguer.
- Tu restes ici pour militer ?
- Tu devrais �tre content.
- A Paris, on milite !
- A Henri IV, j'aurai pas le temps.
Je connais personne au PS � Paris.
- Tu peux militer
quel que soit le lieu.
R�fl�chis � �a.
- Si je milite plus, je reste ?
- Arr�te ! Il y a autre chose.
C'est quoi, le probl�me ?
- J'aimerais d�cider seule de mon avenir.
- Et toi, comment �a va ?
- Oh ! C'est compliqu�, l�.
- Que se passe-t-il ?
- Bon, �coute !
Je suis venu pour te demander un conseil.
- Je t'�coute. - C'est une situation
assez compliqu�e.
Voil�, la France va sans doute
�tre condamn�e � Bruxelles. Il entend un sifflement.
Ce Va ?
Je te suis, Francis.
- La France va �tre condamn�e...
- Attends ! Excuse-moi. �coute !
Si tu veux bien.
- Tu veux que j'�crive ? - Oui.
Je vais mettre �a.
Parce que l� !
- Voil�.
- Ah ! L'Europe.
- La question est de savoir...
- Je sais jamais
quand �a va reprendre.
Certains jours, je voudrais �tre compl�tement sourd.
Hier, j'�tais dans ma chambre, et dans le couloir,
il y avait un aspirateur, une tondeuse.
Ils m'ont chang� de chambre.
Maintenant, j'ai la soufflerie de la chaufferie.
- Merci de venir.
- Pas de souci, maman. Je suis content d'�tre l�.
- T'as pas mis ta nouvelle robe ?
- Je sais pas, c'est trop...
- 1re femme maire de la ville. Faut marquer le coup !
Allez ! T'as le temps.
- T'as raison.
Merci.
- Pour ces raisons, chers coll�gues,
le groupe d'union de la droite,
rassemblant les �lus r�publicains,
d�mocrates et ind�pendants, vous appelle,
au-del� de votre appartenance partisane,
� d�missionner du conseil,
afin que les Dunkerquois �lisent au suffrage universel
leur futur maire. Je vous remercie.
Applaudissements
- Bien, merci.
Nous allons passer au vote, s'il vous pla�t.
Bien.
Le nombre de membres du conseil d�missionnaires est de 16.
- Quoi ?
- Ces 16 d�missions
constituant plus du tiers du conseil municipal,
la loi nous oblige � une nouvelle �lection.
- Attendez ! Continuons
ce conseil, le dossier du centre culturel.
- De quel droit?
- Le conseil est dissous !
- Non ! Le Pr�fet doit valider
le vote, le conseil reste souverain.
- La parole est au peuple.
Brouhaha
Ho ! - La s�ance est lev�e. Merci.
Merci. La s�ance est lev�e.
- Vous avez peur du scrutin. Allez !
La s�ance est lev�e.
- Mais qu'est-ce que t'as fait?
Quelqu'un entre.
- Un journaliste est l�. - Oui, je l'ai appel�.
- T'es s�re ? Et Philippe ?
- Quoi, Philippe ?
Si je suis maire, c'est � ma mani�re : libre.
T�l�phone
- C'est Laugier.
Il veut que je vienne.
- Tu vois vraiment pas ?
- Il va me demander des coupes en plus,
ou de l�cher sur le code du travail.
Ca ne devrait pas �tre long.
- Tu sens l'amour...
- Ca va, Philippe ?
- Ca va. - Assieds-toi.
Tu veux un whisky ?
- Volontiers.
Merci.
- Bruxelles va nous sanctionner pour d�ficit excessif.
L'Espagne votera contre nous. Voil� !
- Pourquoi tu me dis �a ?
- Pour avoir ton avis.
- "Avoir mon avis"? - Oui.
- Tu me siffles apr�s avoir voulu ma mort.
- Je t'ai nomm� ministre. - Pour m'enfermer.
- Tu veux la guerre ?
Passe la porte et tu racontes tout � la presse.
Il y a 2 hommes politiques : ceux qui placent
leur haine au-dessus de leur ambition...
- Et ceux qui font le contraire. C'est de moi.
- Tous les autres pensent avec leur trouille.
- Combien, l'amende ? - C'est important?
- C�t� Italie, y a pas moyen...
- Non ! Laisse tomber.
- Payer des sanctions ! Autant filer ton bureau au FN.
Ca devient de la soumission.
La France redevient une province.
Des Gaulois sans potion magique. On est morts !
La France n'accepte pas de punition. C'est la France !
Elle peut dire non. L'Europe n'est rien sans nous.
L'Allemagne prendrait cette responsabilit� ?
On leur refile le truc.
Les sanctions deviendront leur probl�me, non ?
La France n'accepte pas une punition.
- Mais un sacrifice. - Oui.
Un sacrifice, c'est douloureux mais �a peut �tre noble et beau.
Il y en a partout dans la Bible.
Ce qui compte, c'est une cause belle.
Il faut donc une contrepartie.
- T'arrives au m�me raisonnement.
- T'as pens� � quelque chose ? - Oui.
- L'harmonisation fiscale.
- Tous les imp�ts ? - Tous !
On ne se bat plus entre pays europ�ens,
mais contre la Chine, l'Inde, les Etats-Unis.
On a une masse critique qui nous permet de peser.
- On dit �a depuis 20 ans. - Mais personne ne l'a fait.
On paye les sanctions, mais on change les r�gles.
C'est �a, ma ligne de conduite.
- Faut refuser de payer pour esp�rer la contrepartie.
Tu pratiques la chaise vide.
T'installes la crise, le bras de fer.
Et l�, tu peux n�gocier.
Ce n'est plus pour ou contre l'Europe,
mais pour ou contre toi.
Le G�n�ral en campagne.
L�, t'es dans autre chose.
Dans la crise, tout peut changer, imploser.
Ce qui compte, c'est qu'on pense que tu ne paieras pas.
- Va-t-on me croire ? Je suis pro-europ�en.
- C'est �a, ta force.
Un Europ�en choisit le bras de fer.
Il faut prendre le temps de la mise en sc�ne.
Personne ne doit savoir ce que tu feras.
Tout le monde doit douter.
C'est de la haute mer.
Quelque chose se passe.
- Merci d'avoir r�pondu. - De rien.
- D�sol� de venir si tard.
Je ne sais pas o� il va.
- Quoi? L'Europe ? - Les sanctions.
Il envisage de ne pas les payer. - On peut encore n�gocier ?
- Peut-�tre. Enfin, je sais plus.
Tu connais bien la Commission ?
J'ai besoin qu'on parle. - Assieds-toi.
- Alors, Baden-Baden.
Je suspends le temps.
- Tu fais ton De Gaulle. Tu disparais.
C'est l'angoisse. M�me Kalhenberg te cherche.
"O� est le chef?"
Et tu r�apparais 48h avant le Conseil europ�en.
Tu fais ta d�claration sur le refus de payer.
La crise install�e, on a des chances de gagner.
- Dispara�tre 48h, � l'heure de Twitter
c'est quand m�me sportif.
- Justement. On n'a pas le choix.
C'est pour �a que je suis l�.
Regarde J�sus.
Il dispara�t et r�appara�t.
Ca fait 2000 ans que les gens aiment �a.
T�l�phone
J'ai d� repasser au minist�re.
*Une tuile ! - Que se passe-t-il ?
- Un agent de p�le emploi
retranch� chez lui avec ses gosses et 2 fusils.
*j'essaie de g�rer �a doucement
et discr�tement.
Je suis d�sol�. J'aurais d� t'appeler.
- On s'appelle demain.
- Oui, bonne nuit.
- Tu veux que j'appelle le GIGN ?
- Ils sont ensemble.
- Le Conseil commence le 17. On part 5 jours avant.
On part le 13 au soir. Ca nous laisse 1 semaine.
- Parce que je t'emm�ne avec moi?
- Je serai sur la photo vol�e.
La seule photo de ton Baden-Baden.
Tu nous vois marchant
tous les 2 au loin.
On lira dans la presse : "Le week-end o� tu as bascul�".
- Tu perds pas le nord.
- Mes ambitions sont au-dessus de ma haine,
mais je suis devenu ministre en d�fendant les minorit�s.
J'assume et j'en suis fier.
Mais je ne me cantonnerai pas � �a.
- Tu te souviens du plan de paix isra�lo-palestinien ?
- La paix contre les territoires ? Quel rapport?
- Quelle aide europ�enne agace les Allemands ?
- La PAC ? - Voil�.
On coupe dans nos subventions de la PAC
en �change de l'abandon des sanctions.
- Tu ne sais pas pour la plainte de la mairie ?
T'es vraiment un encul�, toi.
- De quoi tu parles ? *- De ta grosse
pute de V�ronique mes couilles.
*- Quoi, V�ro ?
- "Concernant le centre culturel, ma 1re d�cision de maire,
"si je suis �lue, sera de porter plainte
*"au nom de la mairie."
- La salope ! *- Je m'en fous.
Je vais voir le procureur. *- Tu vois personne !
Je r�gle le probl�me moi-m�me.
- Philippe ! je devrais �tre au taf.
- Ton patron est au courant.
Faut qu'on parle !
J'ai besoin de toi.
- Tu m'inqui�tes.
- Tu veux toujours faire de la politique ?
Tu voulais �tre sur ma liste.
- Dans mon souvenir, j'�tais pas... Comment t'as dit? "Au niveau".
- Je veux que tu pr�sentes ta liste aux �lections municipales.
- C'est � cause de V�ro ?
Elle veut t'attaquer en justice ?
- C'est G�rard qu'elle niquera. - Ouais.
Sauf que G�rard te tient par les couilles.
- V�ro, faut lui tordre le bras. Ton boulot,
c'est de prendre son �lectorat.
Apr�s le 1er tour, vous devrez fusionner.
Elle sera maire, mais � ma botte.
- Et moi ?
- Tu seras adjoint.
- On me conna�t pas, c'est chaud.
- Pendant la campagne, des mecs t'aideront.
T'as tout pour r�ussir ici.
Et surtout notre nom : Rickwaert.
- Je sais pas, Philippe.
J'ai ma vie, tu sais.
J'ai une nouvelle nana, Samantha.
30 piges, on se kiffe � fond.
Elle veut des m�mes.
Faut que je te la pr�sente. Une beaut� !
- Je suis content pour toi.
- �coute. Je le sens pas, ton truc.
Comme je te dis, j'ai ma vie maintenant.
Pourquoi je ferais le con
� balancer des tracts sur les march�s ?
- Parce que tu veux garder ton boulot.
Tu connais G�rard, il n'est pas facile.
- On dira quoi? C'est quoi, l'histoire ?
- Tu m'as toujours aid�,
mais je suis ingrat. Maintenant, tu veux ta part.
- C'est bien.
Quand on ment, faut rester proche de la v�rit�.
Je veux Samantha sur ma liste.
- OK.
- OK.
- C'est pas vrai ! - Ton p�re ne t'a rien dit?
- Il croyait
� une blague.
- La moiti� de la section rejoint ton oncle.
- Putain de ville de merde !
T�l�phone
- En abandonnant
les 220 postes de p�le emploi
et en validant le report des �lections prud'homales,
on respecte la lettre de cadrage. - Parfait.
- L'an prochain, on aura le m�me probl�me.
- Ce sera diff�rent.
- C'est-�-dire ? - Une autre situation.
- Et Matignon ? - Ca ne se passe pas l�-bas.
Merci � tous.
- Merci beaucoup.
- Mon fr�re veut d�battre face � V�ro.
- Il n'a pas peur. - Il commence � s'y croire.
- Dis donc, toi et V�ro...
Je n'aurais pas imagin� �a. - Comment �a ?
- Votre embrouille, c'est hard, quand m�me.
- Elle a p�t� un c�ble !
C'est pas bien de pleurer dans tes jupons.
- Elle a arr�t� de m'en parler. Enfin,
elle a tent� mais elle a compris que �a servait � rien.
- Tu devrais faire attention � toi.
T'as vu ta t�te ?
T'as pas l'air bien !
T'as maigri. Tu manges ?
- Oui, je mange bien s�r.
- Du tofu ?
- Non, pas que �a. Ne t'inqui�te pas.
Faut boucler la r�forme contre les fraudes
au d�tachement de nos salari�s.
- Oui, la RDLFDSF ?
- Quoi ?
- Je plaisante !
C'est pour la bo�te � amendes.
- Dunkerque ?
Le pays de Jean Bart.
Quel homme ! Quelle vie ! La flamme du grand corsaire.
- C'est un peu notre h�ros � nous !
- L'affrontement avec les Barbaresques.
La bataille du cap B�veziers.
La fureur du Dogger Bank. Je lisais �a, enfant.
C'�tait mieux que Game Of Thrones.
Il est mort � quoi... 50 ans � peine ?
- D�sol�e ! J'ai toujours �t� contre Jean Bart.
- Contre lui ?
- Vous savez, Jean Bart, � Dunkerque,
il est partout : mugs, porte-cl�s. Trop de J. Bart tue J. Bart.
Par contre, je peux vous parler de Henry IV
et de la couleur de son cheval blanc.
Petit rire
- On n'a jamais os� me la faire !
Bon ! Le probl�me c'est les effectifs.
On est complet. Votre p�re ne l'entend pas !
- Je sais. Depuis sa nomination, il croit que tout lui ait d�.
Pour vous, le plus important n'est pas �a.
C'est qu'il �tait ouvrier. A 20 ans, il a travaill� en fonderie.
- Je ne le savais pas.
- Donc, � moi seule, j'explose
votre taux d'enfants d'ouvriers. L'an dernier,
vous �tiez � O. Un vrai probl�me !
On en parle beaucoup dans la presse.
Vraiment?
Vous n'auriez pas une petite place ?
- Vous savez, pour vous,
"petite" ne sera pas suffisant.
- Dimanche, je vais � Dunkerque
pour les �lections.
- T'as reparl� � ton fr�re ? - Il ne se retira pas.
- Je peux aider V�ronique ? - Pas besoin. On ma�trise.
- On ne peut pas perdre Dunkerque.
- Aucune chance. Il ne fera pas 10% des inscrits.
Il ne sera pas au 2nd tour. T�l�phone
Oh!
Salom�. Elle est prise en terminale
� Henri-IV.
- Je l'appellerai pour la f�liciter.
Et, sinon, toi, ce soir ? Tu vois Francis ?
- Pardon ?
- Il semblerait que tu sois assidu et appr�ci�.
Tu lui parles des sanctions ?
- Quelles sanctions ?
- J'ai des amis � la Commission. Entre technocrates, on se parle.
Le Conseil du 17 s'annonce mal pour nous.
En fait, personne ne sait rien. A part toi, peut-�tre ?
Il ne va pas payer, c'est �a.
- On travaille, c'est tout.
- S'il voulait payer, il ne t'aurait pas appel�.
Vous la jouez � la Thatcher ? Un affrontement ouvert et viril ?
C'est pas le moment de mener ce combat.
Il y a les �lections allemandes. - J'ai parl� de combat?
- Il faut �viter de payer les sanctions
mais n�gocier jusqu'au bout.
Il sera toujours temps apr�s.
Vous avez pens� � mettre la PAC en balance ?
Certains seraient d'accord. J'ai t�l�phon� off.
On baisse notre subvention de 3 fois l'amende,
en �change, les sanctions sont abandonn�es.
- Je t'ai dit que je menais une bataille ?
- Non. Ta bataille est contre des forcen�s
qui attaquent P�le emploi, non ?
- C'est � 100 voix pr�s. Bruno arrive 2nd.
- Encore heureux ! - C'est pas encore jou�.
Il est � 21% sur le bureau 16.
C'est �norme !
- Et combien sur le 4 ? - 17 %
On frappe � la porte.
- Tu fais 18,56 % sur le 16.
- On sera derri�re les r�publicains.
- Peut-�tre derri�re le FN aussi. - Tu dois appeler Philippe.
Bruno se maintient au 2nd tour.
- Non ! je ne fais rien sans les vrais r�sultats.
- Je pr�f�rerais qu'on se voie.
On ne va pas �voquer �a au t�l�phone.
Oui.
Et ta petite famille, �a va ?
D'accord.
Attends. Je te rappelle ce soir.
OK, excuse-moi.
- De Mediapart. Ils vous laissent 48h pour r�pondre.
- Merci d'�tre venue. Attends dans mon bureau.
Cava?
- Oui.
- Am�lie conna�t vos projets sur l'Europe,
elle a une proposition int�ressante.
- C'est quoi, cette histoire ?
- On peut s'en sortir en proposant un deal aux Allemands.
On annule les sanctions en �change d'une baisse des aides � la PAC.
Bon. Je me d�brouille.
- Non ! Allez la chercher.
- Et le bureau 16 ? *- 18,56.
- Non ? *- Je t'assure.
- Il d�fonce tout, le Bruno. *- Pas lui, mais Rickwaert.
- Attends une seconde. T�l�phone
Je te rappelle.
*- Philippe ?
- Yes, I understand, Chancelor, but that's...
So, that's a "no".
OK, thank you for your call. Bye.
- La France peut refuser les sanctions.
- Quoi ?
- Le refus allemand !
- Ca change tout!
Je suis pour un bras de fer avec l'Allemagne.
L'Allemagne nous y pousse.
Refuser la proposition est une provocation.
- Ca prouve que l'Allemagne veut nous punir.
Ils refusent une baisse de la PAC de 3 fois les sanctions.
- Et le "shutdown" ? - La France
ne risque pas le "shutdown".
- Si les march�s attaquent,
au-del� de 45 jours, on ne paye plus les fonctionnaires.
C'est le shutdown ! La France est trop pauvre
pour se payer un bras de fer. - Martin a raison.
On dira qu'on voulait �viter l'humiliation.
Nous devions accepter les sanctions
pour pr�server l'Europe.
Madame et messieurs, s�ance termin�e.
- V�ro, tu voulais me voir ?
- Ma liste et celle de Bruno doivent fusionner.
- Avec une quadrangulaire, comment la droite perdrait?
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Demande-le � Bruno. - Arr�te, Philippe.
- Ce serait plus simple avec moi.
On se conna�t, on bosse ensemble depuis 15 ans.
T'as pr�f�r� tourner la page.
- J'�tais si �nerv�e apr�s le conseil que...
J'ai fait n'importe quoi. Voil�.
- N'en fais pas trop !
Je sais parfaitement ce que tu penses.
- Ce que je pense ?
Tu es tr�s dou� en politique.
Mais il faut te prot�ger de toi-m�me.
- J'ai pas besoin qu'on me prot�ge.
J'ai besoin d'une chose : savoir si tu es avec moi.
- Evidemment.
- Faut que tu sois maire pour g�rer la ville.
Les gens ont besoin de nous. Je vais �tre loin.
Pr�s de Francis. - Vous vous revoyez ?
Klaxon de voiture
- Voil� Bruno.
On va vite r�gler
cette fusion de listes.
- On panache comment? Proportionnelle des 2 scores ?
- Non.
La majorit� pour moi. Enfin...
La liste de Bruno.
C'est normal, V�ro. La confiance c'est bien,
mais la s�curit�, c'est mieux. T�l�phone
Excuse-moi.
Am�lie, �a va ? *- On a un probl�me.
*je ne comprends pas Laugier. - Raconte-moi.
*- Il veut payer les sanctions sans discuter.
*Il va tout foutre en l'air. On se rappelle.
- J'ai parl� � Am�lie. Tu vas payer les sanctions ?
- J'ai Mediapart au cul.
T'es aussi concern� avec le dossier de l'OHL.
- Ils n'iront pas jusqu'au financement politique.
- C'est plus compliqu�.
D'apr�s ce que je comprends,
un type essaie de lier l'OHL et mon divorce.
- Ton divorce ?
- Oui.
Comment le d�tournement de fonds dans tes HLM
aurait r�gl� mon contentieux avec Nicole.
Tu r�alises ?
Comment on m�ne une offensive internationale
en g�rant cette situation ?
- Ton divorce ?
Le fric donn� pour ta campagne, c'�tait pour Nicole ?
- J'ai h�sit� � t'en parler � ce moment-l�.
- Elle bloquait tout. Ca allait durer des ann�es.
Elle ne voulait plus de la prestation compensatoire.
Quand j'ai compris qu'avec 200000e en plus, cash,
je pliais l'affaire, j'ai pas h�sit�.
- A me taper 200000 ? T'es interdit bancaire ?
T'hypoth�quais ta baraque et t'avais le fric.
- L'audience �tait le lendemain.
Tu sais comment c'est en cas de d�saccord.
C'�tait reparti pour 6 mois.
Kalhenberg aurait gagn� les primaires. J'�tais paum�.
J'allais tout perdre. - Ferme ta gueule !
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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