All language subtitles for Baron Noir s01e05 Grenelle

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Original subtitles

- Notre invit�, "le baron noir",

le d�put� qui murmure � l'oreille des lyc�ens.

M. Rickwaert, bonjour.

- Bonjour. - On vous accuse de manipuler

la jeunesse ?

- On ne manipule pas Mehdi Fateni ! On insinue

que j'ai des pouvoirs.

- Vous avez du pouvoir.

Vous avez su mobiliser les jeunes.

- J'ai surtout un devoir: pousser les jeunes � s'engager,

� donner leur avis, � devenir citoyen,

� s'impliquer dans leur avenir.

Chaque chef socialiste devrait faire pareil.

- Vous demandez aux dirigeants du PS

de mobiliser les jeunes dans la rue

pour manifester contre leur 1er ministre,

qui est de votre parti.

- Je leur demande de rester socialistes,

en toutes circonstances.

Sinon, � quoi sert un parti?

A dire oui � tout apr�s les �lections ?

- Annoncez-vous la naissance d'un courant Rickwaert au PS ?

- Votre but est-il de diriger le PS ?

- Allez-vous d�fier Mme Dorendeu

au prochain congr�s ?

Serez-vous candidat au poste de 1er secr�taire de votre parti ?

- Un parti de changement social

ne se coupe pas de la jeunesse.

Plut�t que d'attendre

d'�tre encore d��ue par la gauche,

je dis � la jeunesse : soyez la gauche,

venez au parti socialiste,

irriguez ce parti de vos espoirs,

irriguez-le de votre enthousiasme,

de votre combativit�, et changez-le !

Sans la jeunesse, la gauche est un astre mort.

- Le 1er ministre nous rejoindra. On va commencer.

- Jean Orsoni m'a t�l�phon�. - Ah bon ?

- Il y a eu plein d'adh�sions en province.

Que des jeunes issus des Amis des bleus, une association

dont les statuts viennent d'�tre d�pos�s

� Dunkerque par V�ronique Bosso.

- Nous devons aussi faire le maximum de cartes.

- On est dessus mais... - Mais quoi ?

- J'ai une autre solution. - Dites-moi �a ?

- Une bonne manoeuvre bureaucratique.

- A quoi pensez-vous ? - Lors mon investiture,

Philippe s'est jou� des statuts.

Je pourrais lui rendre la pareille.

- Et vous ne vouliez pas diriger le parti !

- Ses jeunes ne pourront voter

au congr�s qu'apr�s 6 mois d'adh�sion.

On avance la date du congr�s � juin.

Ca leur fera juste 5 mois.

- C'est pas mal! Oui.

Petit rire

Vous savez, je suis conscient

de ce que repr�sente sentimentalement cette bataille.

Ce que cela repr�sente encore ?

Non ?

- Je vous remercie pour votre pr�venance.

Mais tout est rentr� dans l'ordre.

- Viviane Aurillac, �a vous dit quelque chose ?

- La s�natrice tr�s � droite ?

- Elle-m�me.

- Une tr�s belle femme, par ailleurs.

- Oui, tr�s ! je l'ai bien connue.

Vous savez, on dit

la vie politique. La politique, �a se contr�le,

la vie, c'est plus difficile ! Non ?

Mangez ! Bon app�tit.

- Tout le monde est l� ? Les amis !

On ne va pas tarder, l'ordre du jour est charg�.

Avant le d�bat g�n�ral sur la situation politique,

j'ai le plaisir de vous pr�senter 6 nouveaux adh�rents.

Applaudissements

De plus, ils sont encore mobilis�s avec les bleus.

- Salom� ? Je te raccompagne. - Ouais.

Et mon p�re ?

T'as des nouvelles ? Ca va ?

- Je ne sais pas. Demande-le-lui.

- Il me r�pondra avec les chiffres de la manif.

- C'est important aussi.

- Avec Am�lie, ils en sont o� ?

- Je crois que c'est fini. - Moi aussi.

- C'est quoi ce "ballon d'essai"?

- Matignon veut notre avis sur la proposition.

- 200e de plus ? Il paye, Mirmont. - Par mois !

200e pour tous les stages du bac pro au BEP.

- C'est pas mal !

- C'est la carotte, l'histoire des stages,

pour abandonner les quotas,

et arr�ter la gr�ve dans les lyc�es.

Pourquoi Matignon fait appel � toi

pour cette histoire de 200e ?

- Je suis au MJS et au bureau de la coordination.

- Vous �tiez des observateurs ?

- Oui, sauf que "un homme, une voix,

d�mocratie". - Ferme-la ! On ne rigole pas.

- Ca suffit votre guerre

de d�g�n�r�s. - Ca va !

- Non ! �coute.

200e par stage, c'est un gain de pouvoir d'achat

pour les jeunes. - Ca ne change pas

l'acc�s des bacs pro en IUT ? - Ca am�liore

les conditions d'�tudes.

Tu connais Marx : "un pas en avant

vaut mieux que 1000 programmes". C'est ton pas en avant !

Tu comprends

ce que je dis ou pas ? - J'arrive.

- OK, Mehdi. Merci. A plus.

Mirmont veut acheter les jeunes avec des stages.

- Medhi n'a rien pu faire ?

- Entre le bourge du MJS et l'illumin�, c'est injouable !

- Les bacs pro veulent les quotas, non ?

- Avec 200e, ils oublient les quotas et la lutte.

C'est des pauvres, Cyril.

Je ne comprends pas un truc.

200e par stage, c'est beaucoup !

Avec la pression de Bruxelles sur le d�ficit !

D'o� sort ce pognon ?

- Les stages sont pay�s par les entreprises.

Mirmont ne peut rien faire sans les patrons !

- C�t� patronat, Marquez m'a donn� son accord.

Leurs syndicats de PME acceptent de payer les stages

� parit� avec l'Etat.

J'ai m�me eu un beau stylo en cadeau !

- Les patrons voudront r�cup�rer tout �a ?

- C'est donnant-donnant !

Une exon�ration totale de cotisations pour les bas salaires,

pour l'emploi des ch�meurs longue dur�e.

- Combien �a co�tera ?

- La mesure co�tera entre 2 et 2,5 milliards.

- 2 ou 2,5 milliards ?

- 2,5 milliards en ann�e pleine !

- C'est donn�, pour renouer avec les jeunes

et exclure Rickwaert.

- D'accord !

- Marquez l'annoncera demain � la radio.

- Qu'est-ce qui se passe ? Tu m'expliques ?

- Hum!

On attend Boudard.

- Le conseiller d'Auzanet ?

- Exact !

Auzanet t'attend. Boudard va t'y emmener.

- Pourquoi ? - Comment Mirmont paye ces stages ?

Il a pass� un accord

avec les chefs d'entreprises.

- Auzanet est bien plac�, il est le patron de la droite.

Il les convaincra de refuser.

- Je ne comprends rien.

- Marquez, le mec de la CGPME, il est de droite, non ?

Normal ! Un patron de patrons.

Donc, Auzanet le tient !

Normal ! C'est le chef de la droite. Tu me suis ?

- La CGPME,

est le syndicat des patrons de PME.

C'est 1,5 million d'entreprises.

C'est eux qui embauchent les stagiaires.

- Mirmont pense tenir Marquez dans sa poche.

Gr�ce � Auzanet, on explosera leur deal.

- Si Marquez refuse

de payer les stages, Mirmont n'ach�tera pas les lyc�ens.

Donc, retour � la case quotas !

C'est simple.

On ne gagnera qu'avec les quotas.

- Auzanet se fout des quotas. Il veut emmerder le gouvernement.

- Oui et recruter une b�te de leader �tudiant: toi.

- Vous �tes s�rieux ?

- Tu l'as impressionn� !

- Tu sais que je suis de gauche.

- T'as le droit de mentir.

Tu y vas et tu fais ce que je te dis.

Tu restes aimable, souriant, "smile".

Tu dis oui � tout!

On s'occupe du reste. Voil� Boudard !

Viens ! - Philippe, je ne peux pas !

- Fais-moi confiance. - Putain !

- T'inqui�te pas.

- Vous me foutez dans la merde.

- T'inqui�te pas.

- Bonjour.

- Cava?

- On y va?

- Regarde-moi �a !

C'est pas magnifique ?

- C'est Marquez ? - Les poignards

s'aiguisent dans l'ombre.

Le parfum des conspirations.

- Ah, ah ! Mehdi.

Bonjour! Ca me fait plaisir de te voir. Viens.

Monsieur Marquez.

- Bonjour. - Enchant�.

- Merci, Marquez. - Au plaisir.

- D�sol� de t'accueillir ici, je d�colle bient�t.

Andrew Cogan, le maire de Londres, un copain. Tu connais Londres ?

- Je n'y suis jamais all�.

- Tu aimes le foot anglais ?

- Je soutiens Arsenal. - Tu verras le match ?

- Je vais essayer.

- Viens au stade avec nous.

- Au stade ? - A l'Emirates Stadium.

Andrew m'y emm�ne. Il supporte plut�t Chelsea

mais il t'accueillera dans la tribune pr�sidentielle.

Je suis s�rieux. - Impossible !

- Je comprends.

Le mouvement, les AG, la presse. On reste en alerte !

Je parlerai de toi � Andrew pour avoir des billets � un match.

Mehdi ! Philippe t'a touch� un mot de ma proposition.

T�te de liste en Ile-de-France aux europ�ennes. C'est bien ?

- Oui, c'est bien ! - Je te la confirme.

La droite ne voit pas le pays changer,

elle s'accroche aux vieilles valeurs.

J'ai besoin de toi, Mehdi. Des comme toi, il n'y en a qu'un !

Et il est en face de moi. - Merci. Ca me touche.

- Je devine une r�ticence ?

- Je suis de gauche.

- Ca veut dire quoi "de gauche"?

- Vous savez : la redistribution, le service public...

- Moi aussi, je suis "de gauche".

Qu'est-ce qui est normal dans cette p�riode actuelle ?

Ce sont des apparences !

Je veux aller au fond, aborder les vraies valeurs.

Pour �a : penser librement, sans cadre.

C'est pour �a que j'ai r�agi publiquement,

tu l'auras remarqu�,

� votre proposition de quotas.

Je vais te dire une chose.

Il n'y a pas de justice sans efficacit�.

C'est ma profonde conviction.

Je t'ai vu � l'oeuvre, Mehdi.

C'est la tienne aussi. Je me trompe ?

- Hein ? - Non.

Je ne me trompe pas !

Un pronostic ? - 3-1 pour nous.

Rires

- T'es un vrai supporter! - C'est possible.

On parie ! on parle ?

- A bient�t, Mehdi.

C'�tait un plaisir. - Au revoir. Bon vol!

T�l�phone

Il coupe le t�l�phone.

- Mon chauffeur te raccompagne o� tu veux.

Sinon, un d�tail d'importance,

les listes sont d�j� � la pr�fecture.

On va jouer des coudes.

On se retrouve demain matin,

pour r�gler la paperasse et �tre tranquilles.

- D'accord.

- Elle avait un gros boule !

- C'est la technique du chasseur.

- La technique du vieux p�cheur!

Tu nous as trouv� un thon !

- Oooh !

- T'es qui, toi ?

- On m'a invit�e.

- Mais comment �a ?

C'est quoi, ce bordel ! Qui t'a invit�e ?

Papa!

- Oh, putain !

- Attention ! - C'est bon ! Ca va.

- Alors ? - Les 20e, faut les l�cher !

- C'est 3 paquets de clope !

- Vous pouvez payer plus tard.

- Admettons ! On adh�re au PS.

C'est quoi les avantages : des stages

� la mairie ? Rires

- Ca marche pas ainsi !

Tu votes pour des candidats aux �lections.

- Il y a 2 r�unions.

La prochaine, c'est mardi � 20h. Vous y serez ?

- A une condition.

- Vas-y!

- Tu montres tes seins.

- Ca va pas, non !

- Une fois !

A gauche, on partage.

- Entre camarades.

- Vous vous calmez, les puceaux !

- T'es d��ue ?

- C'est �a ! - Montre les tiens aussi.

- Ils sont cons. On se casse.

- Encore des coinc�es !

- Qu'est-ce que tu foutais ?

Ho!

Mehdi, �a va ? - Je peux pas !

- Comment �a ?

Je veux pas ! J'ai cogit� cette nuit.

- Fallait m'appeler !

O� est le probl�me ? - La signature avec la droite.

- Qu'a dit Philippe ?

- "Au rencard, tu obtiens les quotas et tu dis

"� Auzanet que tu changes d'avis." Ca marche pas !

- C'est pour une semaine.

D�s que Marquez fait son annonce, ce sera oubli�.

- Ma signature ne s'effacera pas !

- Qui sera au courant?

Tu crois qu'Auzanet se vantera d'�tre bais� ?

- Je sais pas ! Ce type me fait flipper.

- Je suis l�, Philippe aussi.

C'est un mec fid�le, Philippe.

Faut apprendre � faire confiance !

- Attends ! �coute !

- Tu ne me fais plus confiance ?

- Juste �coute !

On veut des jeunes au PS, et je signe � droite ?

Ca marche pas comme truc. D�sol� !

- Mehdi ! - Quoi ?

- Tu r�alises les risques que Philippe a pris ?

Il aurait pu tout perdre !

L'engagement de toute une vie !

Alors que toi, �a fait un mois que tu existes !

Grimpe!

- Tiens !

Je suis d�sol�.

- Mehdi m'a plant� ! Il est injoignable.

- Rickwaert ? - Il m'a laiss� 3 messages.

Je pr�f�rais te voir avant de le rappeler.

- T'as bien fait!

- On fait quoi ? On rappelle Marquez ?

- Non.

On va laisser Rickwaert planter Mirmont.

T�l�phone

*- JeMarc Auzanet. Laissez un message.

- JeMarc. Rappelle-moi.

Ca va s'arranger. Mehdi a flipp�. Rien de grave.

Il faut qu'on se parle.

Je t'�coute.

- LCI, ils veulent faire ton portrait. Qu'est-ce que je dis ?

La porte s'ouvre.

- J'ai merd�.

Je suis d�sol�. - Tu peux.

- Allez ! Faut pas louper Marquez sur RTL.

C'est maintenant.

*- Vous pr�sidez la Conf�d�ration g�n�rale

*des PME. Comment vous situez-vous

*face � la gr�ve des stagiaires et des apprentis ?

*- Cette gr�ve a d'abord touch�

*nos entreprises.

*Ce n'est pas l'Education nationale qui a pay� !

*Les entreprises paieraient encore

*les stages ? Ce serait la mort des stages !

- Bien !

*- Votre secteur est-il affect� ?

*- La concurrence touche tous les secteurs.

*L'artisan ou le chef de PME,

*dans l'angoisse des commandes et des factures,

*vous croyez qu'il supportera ce surco�t ?

- Rickwaert nous a aid�s, mais il ne s'en tirera pas comme �a.

Mais �a me tend, l� !

- Le nerf sciatique ? - Non ! Rickwaert.

J'aime pas les planches pourries.

- On pourrait r�agir!

Sinon, on somatise. Forc�ment.

Petit rire

- Eh bien ! Nous allons utiliser ces photos.

Tr�s bien !

C'est parfait, �a !

- Bon!

Gr�ce � Marquez, Mirmont est � poil.

La prochaine manif sera pour la victoire.

Tout Paris doit �tre en bleu !

Tu pr�viens Mehdi. Ce sera son grand jour!

- Je crois qu'il sera content.

Tu sais, il n'�tait pas bien.

- C'est le pass� ! On n'en parle plus.

Et on va de l'avant.

- Ca marche !

- Reprenons ton agenda m�diatique.

- Je suis tout � toi.

- "La revalorisation des stages reste notre objectif

"malgr� l'esprit de pr�dation

"de certains syndicats." - Comment?

"L'esprit de pr�dation de certains syndicats ?"

- Oui.

C'est moins violent que le revirement de la CGPME.

- Si ! C'est tr�s violent.

- Alors : "la non coop�ration de toutes les parties" ?

C'est mieux ? - Laurent !

Les ballons d'essai, �a sert � �a.

Ca sert � �tre libre et � changer de position.

Il est crucial de sortir de cette crise.

Vous irez au journal de 20h

pour d�mentir cette histoire de stages et parler de quotas.

- Les quotas sont une insulte faite � la R�publique.

Je le pense toujours. Je croyais que vous aussi ?

- Mais, il y a d'autres options ?

Je ne sais pas.

Parlez d'une exp�rimentation !

- Fils d'instituteur et petit-fils de paysan,

c'est la France et la m�ritocratie

qui m'ont permis d'�tre l�. Pas des quotas.

- Moi, je veux en finir.

- Je t'�coute, Bruno.

- J'ai bien r�fl�chi. - Super.

- On devrait discuter avec le port pour la panne 11.

Il y aurait un ralentissement. - Bonne id�e.

J'ai d�j� commenc� la n�go et �a se pr�sente bien.

Autre chose ?

- Philippe t'a pas dit?

- Non ! Pourquoi?

- Il m'avait dit qu'il t'en parlerait.

- Mais de quoi?

- Je passe chef de projet.

- Pourquoi Philippe m'en parlerait?

- G�rard ! Joue pas ce jeu-l�.

Tu comprends rien ?

Il y en a que pour vous 2 !

Je me suis mouill� dans vos histoires.

- Sur le hall F,

on a combien de stockage ?

- Combien ? En palettes ?

- En m�tres cubes, Bruno.

Un chef de projet conna�t sa boutique

mieux que la chatte de sa femme.

- 35000 m�tres cube ?

- Pas mal. C'est le double !

Je pense que t'es bon � ton poste,

� ton niveau. Continue. Profite de ce que tu sais faire.

- Tu y connaissais rien

avant qu'on te refile le centre culturel.

- On y revient.

Ton fr�re m'aide, alors je dois t'aider ?

C'est pas du tout rassurant.

Tu dis que t'es capable, mais j'aurais

une dette car t'es un Rickwaert ? T'as des couilles ?

Ou t'es juste le fr�re de Philippe ?

J'arrive plus � savoir.

- Pourquoi ne m'a-t-on pas pr�venu ?

- La chancellerie nous a avertis ce matin.

Nous avons les �l�ments, M. le Pr�sident.

- Non ! C'est trop tard. On n'improvisera pas. Reprenons !

- Reprenons l'article 3.15 paragraphe 2.

On sonne � la porte.

- Salut. - Ca va ?

- Ca va et toi ? - Ouais. Bien.

J'ai ramen� un g�teau. - Waouh !

Papa ? Salom� est l�.

- Ah ! Ma ni�ce pr�f�r�e.

Philippine Rickwaert, la princesse au grand c�ur.

- Ca va, Bruno. Arr�te !

- Quoi ? T'es une vraie militante !

- Je sais pas.

- Je suis fier de toi.

Pas comme ces petits cons qui ne pensent � rien.

Il faut des jeunes comme elle.

- T'as fini ? Tu la l�ches maintenant.

- Quoi ? Je suis fier d'elle. Je peux lui dire.

- Oui, oui, tu peux.

- Ca te pla�t pas ?

- Si, merci.

- Tu t'en fous de ce que je te raconte ?

- Pourquoi tu me parles ainsi?

- Avec la politique, on ne peut pas rigoler!

Avec votre succ�s, nous, on tire la tronche.

Ton p�re. pareil!

C'�tait un mec marrant avant.

- D�sol�e, je vais y aller.

- Assieds-toi ! - Non.

- Pose ton cul! - Oh ! Papa.

Salom� ?

Salom� ! S�rieux, attends !

La porte claque.

- Merci. On se rappelle.

Mirmont a quitt� le voyage officiel.

- Il n'a pas vu le chancelier ? - Non, il est revenu � Paris.

Ca sent la d�mission. - Non ! N'importe quoi.

T�l�phone

Le Pr�sident m'appelle. Bonjour, M. le Pr�sident.

- Bonjour, Daniel.

*- Je peux vous aider ? - J'ai une proposition

*� vous faire. - Oui.

*- Passez me voir ce soir.

- Tr�s bien ! A tout � l'heure.

- Alors ?

Rires

- Alors, les jeunes.

Vous d�tenez le scalp d'un 1er ministre ?

- C'est pas s�r. - Il a annul� son 20h.

- C'est pas vrai !

- Il rentre chez lui au bout de 6 mois.

- Ils vont les faire, les quotas !

- Ah ! T�l�phone

Ca sent la panique !

Am�lie ?

On frappe � la porte.

- Oui. Entrez!

Marc ! Je t'attendais.

Ca va ? - Quel g�chis, monsieur!

- Alors ? Tu veux aller o� ?

- Je vais retrouver la magistrature.

- Mais encore ? - J'attends.

- La cour d'appel de Versailles, tu n'en parlais pas ?

- C'est une perspective.

- Consid�re que c'est fait. Vice-pr�sident !

- Merci, M. le 1er ministre.

- Mais, j'ai une demande. - Bien s�r.

- Je te rassure. Rien de choquant.

- Merci.

- Une histoire de sabotage de bureau de votes

aux l�gislatives � Dunkerque.

2 mois apr�s, avec un pr�te-nom,

il gagnait un appel d'offre

en BPT.

Hasard ? Co�ncidence ?

Il faudrait qu'un magistrat nous apporte une r�ponse, non ?

- Tr�s bien.

Merci, M. le 1er ministre.

- Entre !

Tu bois quelque chose ?

Un caf� ? Un verre de vin ?

- Champagne, peut-�tre ?

- Ca te pla�t, la chute d'un 1er ministre de gauche ?

- Tr�s !

"De gauche", �a se discute !

- Ca me fait penser

� ton histoire de 1932.

Ca s'oublie pas, ce genre de choses.

- Ca n'a aucun rapport.

- Laugier et toi, vous vous entretuez.

En divisant la gauche, seule l'extr�me droite gagnera.

- Laugier parie sur la violence de la manif parce que...

- Il parie sur la violence,

mais tu dresses la rue contre notre gouvernement !

Vous �tes les m�mes. Sans limites !

Faut qu'on vous arr�te !

- Qui �a?Toi ?

- Je suis pas comme vous !

Mon vie ne s'organise pas en fonction des �lections.

- T'as aucune ambition ?

- Si. Mais quand je monte � la tribune,

j'ai de l'ecz�ma, le dos cass�.

Je veux faire bien mon travail.

En tant que 1re secr�taire,

il s'agit d'unifier la gauche.

- Ca va �tre compliqu� !

- Pourquoi ?

Tu veux prendre le parti?

Tu n'y arriveras pas !

- On verra au congr�s.

- Tes bleus qui adh�rent en masse ?

Le congr�s aura lieu dans 5 mois.

Tes jeunes ne voteront pas. Il faut 6 mois d'anciennet�.

J'ai �t� � bonne �cole ! Je respecte les statuts.

- J'attaquerai cette d�cision en justice.

- Tu peux !

Tu auras un jugement d'ici quoi? 4, 5 ans.

- Tu m'as fait venir ici pour me dire �a ?

- Kalhenberg sera nomm� 1er ministre.

J'ai convaincu Francis de le faire.

La r�conciliation des rivaux des primaires !

Une nouvelle dynamique

unitaire !

Kalhenberg te veut comme ministre du Travail.

Il se bat avec Francis. Il r�ussira avec mon soutien.

- Ministre pour Laugier ?

- Ministre de Kalhenberg !

- Pour Laugier!

- On va faire les quotas. T'as gagn� !

T'as gagn� ! T'entends ? Va au bout de ta r�ussite.

Tu devrais d�j� �tre ministre.

- Cava!

- Tu sais que j'ai raison. Daniel dira la m�me chose.

Si t'es pas ministre pour lui,

tu le seras pour qui?

Et sinon, quoi?

Tu joueras l'�ternel rebelle,

le donneur de le�ons, le looser brillant.

- Tant que je reste libre.

- Ton m�tier est d'aider les autres pas d'�tre libre.

- Moi? Ministre du Travail.

- Ca suffit ! C'est un beau poste qui te correspond.

Tu r�alises le chemin parcouru ?

Pourquoi, t'as peur de r�ussir ?

Sois moins orgueilleux, et plus fier de toi !

Ca fera du bien

� tout le monde, y compris moi.

- T'as chang�, Am�lie.

- J'ai pas eu le choix.

- C'est OK !

- Le Pr�sident revient ce soir.

Il verra Kalhenberg, je te donnerai des nouvelles.

Les choses se pr�sentent bien.

- Si �a peut te faire plaisir.

Ils parlent allemand.

- Le Chancelier veut parler de l'accueil des r�fugi�s.

- Nous avons re�u le m�mo de la chancellerie.

Nous sommes d'accord avec les chiffres.

Elle traduit en allemand.

- On peut commencer ?

- Avec plaisir.

- M. le Pr�sident, je dois vous parler.

- Excusez.

- La photo appara�t sur le blog d'un r�publicain, ce matin.

Et reprise sur Twitter vers 17h.

Rue 89 a publi� un article

il y a une demi-heure.

- Merci.

- L'enfoir� ! C'est un mec de cit�.

Il a tout compris au syst�me.

Putain !

- Ca va, Philippe !

- Tu crois que je complote avec le patronat?

- Contre Laugier, t'es pr�t � tout.

- Attends !

Les patrons n'ont pas besoin de moi pour �tre des encul�s.

Que tu me croies ou non,

Laugier n'aura aucun doute.

Prot�ge-toi, Am�lie.

T�l�phone

Il coupe son t�l�phone.

- 4�me �tage, appartement 47.

Il sonne � la porte.

- Bonsoir, madame.

Est-ce que je pourrais parler � Mehdi ?

- De la part de qui? - Le d�put�

Philippe Rickwaert. - Moma ? Chkoun ?

- Bonsoir.

Pourquoi tu regardes ces saloperies ?

Faut pas, Mehdi.

Internet, �a plombe !

Je sais ce que tu ressens.

Tu t'es engag�.

T'as pris des risques pour les autres.

Tu deviens l'ambitieux qui se donne au 1er venu.

Faut rien regretter.

On a gagn�.

Et c'est violent !

Un prolo

avec un petit Rebeu.

Ils nous le font payer.

- Je sais. - Pourquoi t'es comme �a ?

C'est �a qu'ils veulent.

Que tu te caches, honteux.

- Ils se d�merdent bien.

- T'as la rage ?

T'as de la haine ?

Tant mieux ! Sers-toi de ta haine.

En politique, la haine,

c'est mieux que les dipl�mes.

Maintenant,

on en est l�. Faut essayer de r�parer !

- Comment? Tu peux me dire ?

- Faut que je sois ministre.

- Toi? Ministre de Laugier.

- Faire ministre, je m'en fous.

Le pouvoir est � l'�lys�e et pas ailleurs.

- Alors, pourquoi ministre ?

- Je veux faire ministre de combat.

Je commence cool.

Puis je me m�le de tout. Je fais chier sur tout.

Je d�fends ma propre ligne.

Je harc�le Laugier, mais au gouvernement.

Quand il y a 2 gauches au pouvoir,

il y a des primaires. - Et la photo ?

Tu fais comment avec la photo ?

- Tu me disculpes !

- Comment �a ? Je comprends pas.

- Tu fais une annonce:

oui, tu es candidat des r�publicains.

Pourquoi t'as vu Auzanet ?

Il soutenait les quotas d�s le d�but.

Mirmont, il a fait quoi � part t'insulter ?

- On sait que je suis de gauche : on bosse ensemble.

- Oui, mais je t'ai d��u.

Je t'ai demand� d'entrer au PS.

Quand t'as refus�, j'ai pas support�.

T'es jeune, libre. Les partis, tu t'en branles !

Auzanet ne t'a pas demand� de prendre ta carte.

Tu me disculpes, je suis ministre.

T'es d�put� europ�en. La bataille continue.

- Je pourrai me barrer ?

- Evidemment que tu pourras te barrer.

Quand je serai candidat � la primaire du PS,

l�, tu me rejoins.

T'en dis quoi?

- Ben, OK !

- "OK", c'est l�ger ! - Quoi ?

Je pourrais faire d�put� europ�en de combat.

Comme �a, on va les faire chier.

- Eh ben, voil� !

On y va?

- Quoi ? - Faut �crire ton annonce !

- Maintenant? - Oui. Tu veux faire �a quand ?

- Le Pr�sident l'a lue ?

- Borde m'a dit que oui. Je ne pense pas que �a l'ait �mu.

Il faut qu'il comprenne. Matignon

avec Rickwaert agitant la rue, �a change tout.

Je serais droitis� � mort.

- C'�tait pas le deal. - Exactement.

C'�tait Matignon avec tout le PS dedans.

Si tu ne r�gles pas �a, je refuse le job.

- Laisse-moi arranger �a avec Laugier.

Hein ? Faut que tu te pr�serves !

Bonjour.

- Madame Am�lie Dorendeu.

- Faites entrer ! - Merci.

- O� est Daniel?

- Il faut consolider l'unit� du PS.

- Kalhenberg � Matignon. Ca ne suffit pas ?

- Pas sans Rickwaert. Ca part d'un quiproquo.

- Comment? "Un quiproquo"?

- Rickwaert n'a pas vendu Mehdi � Auzanet.

- Il vous l'a dit ?

- Non, je n'ai pas parl� � Philippe.

Mais j'ai rencontr� Mehdi.

Il est venu me voir pour adh�rer au parti,

s'engager moyennant r�tribution.

- "R�tribution" ?

- Une place sur la liste socialiste d'Ile-de-France aux europ�ennes.

Je n'ai pas aim� sa fa�on d'imposer ses conditions.

J'ai temporis� sans fermer la porte.

Il n'a pas aim� et il est all� voir ailleurs.

Je crois Mehdi sinc�re

quand il exprime sa d�ception de la gauche.

Il n'agissait pas pour Rickwaert.

Il est tenace. Il est trop impatient pour Philippe.

- Vous aussi, vous savez ce que vous voulez.

- Que voulez-vous dire ?

- Si cette jolie histoire renforce l'union de la gauche,

on va faire l'effort d'y croire.

- �coutez... - Ca va !

Ca suffit pour aujourd'hui. Vous pouvez rassurer vos camarades.

- M. le Pr�sident.

- Daniel, venez! Content de vous voir.

- Bonjour. - Bonjour, monsieur.

- Le bureau du ministre. - Votre nom ?

- Cyril Balsan. - Oui, alors,

c'est la 1re porte sur la gauche.

- Merci. - De rien.

- Cyril?

- Cava ? - Oui et toi ?

- C'est par l� ? - Je crois bien.

Monsieur le ministre. - Ah !

Ca y est, vous avez chop� vos burlingues ?

Vous �tes engag�s, les amis.

Conseill�re presse et com. Directeur de cab.

- Bonjour. - Bonjour.

- Fanny, tu prends celui-l�. - Et ton adjoint?

- On s'en fout de mon adjoint. C'est plus sympa.

- "Plus sympa" ?

C'est-�-dire ?

Tu veux dire quoi par "c'est plus sympa" ?

- Que ce sera plus pratique, pour les dossiers en commun.

Ben quoi ?

- Rien. T'es mignon.

- Je suis mignon.

- Je vais dans mon bureau ?

- Ouais ! C'est cool.

"Ouais, c'est cool."

T'es s�rieux, l� ?

- Bonjour, V�ronique.

- Bonjour, commissaire.

Ca se passe comment?

- L'inspection du travail est l�.

Aucun contrat de travail n'est en r�gle.

- C'est un contr�le surprise ?

- Non. Balleroy, c'est un vieux dossier.

Mais le Parquet nous a demand� d'intervenir vite.

F�licitations !

- Pardon ? - F�licitations !

Philippe ministre, vous devenez maire.

- Oui, merci.

Elles regardent la t�l�.

T�l�phone

- All� ?

Comment �a se passe ?

- Faut que tu viennes. *- Comment �a ?

- Que tu viennes vivre ici.

*L'appartement de fonction est superbe.

*Le lyc�e est excellent.

C'est le moyen de se voir.

Tu n'es pas contente ?

- Si, je suis contente. *- Tu viens quand ?

- Je ne suis pas seule. Je te rappelle.

- T'es avec qui ? - Des copains.

OK.

Je t'embrasse.

- Oui, ciao.

- Cava?

- Mon p�re veut que j'aille vivre � Paris.

- Et toi ?

- Je...

J'en sais rien.

- Ils ont raison, les 2 relous.

- Hein ?

- De vouloir voir tes seins.

Tu me les montres ? - T'es conne.

- Je passe au FN sinon !

- T'es qu'une pute nazie.

Rires

Musique : "Kill Time Girl" d'Alan Aryanpur

- Quoi ?

- Je veux vivre � Paris ou pas ?

- Tu veux quoi, toi ?

Sous-titrage LIZARD C.S.E.

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