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*- JeMarc Auzanet, notre invit�,
*r�agira � l'annonce du plan �ducation,
*pr�sent� hier par Francis Laugier, comme son grand chantier.
*Le r�tablissement du certificat d'�tudes,
*le baccalaur�at en contr�le continu,
*l'extension du cycle lyc�en avec 1 ann�e � l'�tranger,
*une refonte du soutien scolaire.
*Est-ce un big bang ? Qu'en pensez-vous, M. Auzanet ?
*- �coutez-moi bien ! Je suis tr�s grave.
*Nous allons � la faillite. C'est certain !
*Francis Laugier va mettre
*la France en faillite.
*Peut-on parler d'esprit de responsabilit�
*lorsque l'on augmente de 40 milliards
*le budget de l'Education nationale ?
*R�alisez-vous ce qui se passe ? 40 milliards !
T�l�phone
- Oui, Am�lie.
*- Vous pouvez noter un communiqu� ?
- D'accord.
*- M. Auzanet s'est livr� � de fantasques calculs concernant
le plan �ducation du gouvernement
sans d�monstration logique ni argumentation chiffr�e.
*Le Pr�sident sortant se permet
de doubler le co�t du plan �ducation.
*C'est bon ? Faites partir �a.
- C'est bon !
*- C'est pas possible. On ne peut pas.
- Je vous rappelle, Maryse.
*- Nous risquons...
*- Faut aller chez elle.
*0h oui, je vais chez elle.
*Alors, je vais chez elle.
*Faut aller chez elle.
*Alors, je vais chez elle.
*Faut aller chez elle.
*0h oui, je vais chez elle.
- J'ai pens� � toi toute la nuit.
- Je ne me souviens pas
de t'avoir envoyer un message. - Un message ?
- Un t�l�gramme.
Comme Anouk Aim� � Trintignant
pour lui dire qu'elle l'aime. Et il rapplique le matin, non ?
J'ai toujours �t� �nerv�e par ce film.
- Tu es plus Godard, toi ?
- Je suis en retard.
- Tu es en retard ?
Moi aussi, je suis en retard. Viens voir.
- D�sol�, j'ai une AG � 10h au bahut.
- Il ne va pas tarder!
- Il est quelle heure ? - Il arrive.
T�l�phone
- Il r�pond pas. - Laugier se fout
de l'enseignement professionnel. Et ton scoop ?
- Je vais vous le donner.
Lundi, secr�tariat des sciences humaines � la fac.
Je dis bonjour � Mme Maurier. "Comment allez-vous ?"
On tchatche, d�tendus.
Je lui demande le taux de r�ussite en 1er cycle des bacs pro.
Elle me regarde
comme si elle �tait prise sur le fait.
Elle dit ne pas savoir. J'insiste !
"Vous avez le taux de r�ussite en sciences humaines."
Elle dit oui. "Et vous savez combien d'�l�ves
"proviennent des bacs pro ?"
Elle r�pond encore oui.
"On sait donc le taux de r�ussite des bacs pro."
- Bien s�r ! - Elle te l'a donn� ?
C'est combien ?
- Z�ro.
- Z�ro ? Comment �a ?
- En sciences humaines,
les bacs pro ont 0% de r�ussite.
- On dirait une vanne. C'est fou !
- Les bacs pro demandent
des BTS ou IUT. On leur pr�f�re des bacheliers g�n�raux.
Ils atterrissent donc en sciences humaines.
- R�sultat: z�ro !
- Les profs et les parents
applaudissent. La droite hurle.
Il faut d�tailler un plan �ducation coh�rent.
- Les 5 mesures phares doivent �tre toutes cit�es.
Sa coh�rence fait la force de ce plan.
- Les m�dias insistent sur le certificat d'�tudes,
l'ann�e � l'�tranger au lyc�e et le permis de conduire en 1re.
- A propos de m�dias, la fameuse "d�ferlante" ?
Vous me faites un peu languir, Martin, non ?
- Le "hashtag" plan �duc est 1re tendance sur la semaine.
47% des auteurs de ce "hashtag" sont des lyc�ens.
Seul "Le Hobbit" a fait mieux.
- "Le Hobbit" ? - C'est un film.
- Ils sont o� ?
- Mehdi a une AG, Cyril l'accompagne.
Je suis juste venue pour te voir.
- Il y a un probl�me � la mairie ?
- Combien de fois as-tu plant� Cyril ?
- Cyril, il s'agite d�s que 3 gars manifestent !
- Ca peut pas marcher!
Laugier est � 53% dont 78% � gauche.
Je fais quoi ?
Le mec ne se trompe pas. J'ai pas l'espace.
- "Les espaces se provoquent." Rickwaert, oeuvres compl�tes.
On veut que tu rencontres Mehdi.
- C'est la loi
la plus ambitieuse depuis 1945.
- Il n'y a plus que �a ! - Oui.
Plan �ducation, matin, midi et soir.
- T'as rat� un rencard avec un mec
qui a mis 3 lyc�es en gr�ve. C'est coh�rent?
Un mouvement lyc�en mettrait � mal ce plan !
La politique se sert de la force de son rival.
Un mouvement lyc�en emmerderait Laugier. D'accord ?
Avec Am�lie, comment �a va ?
- Avec Laugier, elle assure en 1re secr�taire, non ?
- C'est pas le propos. - C'est quoi alors ?
- Vous en �tes o�, tous les 2 ?
- On se voit! Comme toi, je m'�tonne de cette situation.
- T'�tais avec elle, tout � l'heure ?
Dans 10 mois, c'est le congr�s !
Tu resteras longtemps au-dessus de la m�l�e ?
On dirait Kalhenberg. Bouge ou tu seras balay� !
Si tu prot�ges Am�lie... - Je dis pas �a !
- Quand bien m�me. - C'est pas le cas !
- Je peux le comprendre.
Pose-toi la question !
Tu veux �tre homme au foyer ou homme politique ?
- Mme le ministre ne d�battre pas face � Auzanet.
- L'examen des amendements n'est pas termin�.
- Je ne sais pas. Peut-�tre Am�lie ?
- Voil� !
Auzanet d�battre avec la 1re secr�taire
se rappelant qu'il est un petit chef de parti.
A tout de suite.
Discussion inaudible
- C'est d�j� compliqu� !
- 0%, c'est compliqu� ? On va � l'abattoir.
- Les bacs pro
devraient �tudier en sup�rieur professionnel,
mais les g�n�rales ont les places. C'est compliqu�.
- C'est simple, on veut des quotas
de bacs pro dans les IUT
et les BTS. - C'est du pour!
Les jeunes ne se mobilisent que pour du contre.
- En ce moment,
on ne parle que d'�ducation.
- C'est vrai !
- On pourrait en profiter, non ?
- T'as vu sa t�te ?
- Quoi ? - Son accent, son adresse ?
- Oooooh !
Il est malade ? - Hier,
2 plaintes pour violence. Tu sais ?
- Oui, mais c'est pas des mecs du bahut !
- Pas de violence dans les lyc�es pro ?
Vous n'�tes ni des routiers, ni des Bretons.
Si vous cassez une vitre,
vous �tes finis. Tu comprends �a ?
Des mecs comme toi,
des Noirs, des Arabes qui demandent des quotas,
c'est des quotas ethniques !
C'est comme �a ! - Attends !
Donc, faut fermer notre gueule !
- Mais, non !
- Attends Mehdi ! - L�che-moi !
- Barre-toi !
- Tu fais chier!
- Il est malade ! - Mehdi !
Calme-toi ! - Je me barre, je te jure!
Tu as vu comment il parle ! - Calme-toi !
Tu es intelligent? Il te teste !
- Il vient encore !
- Calme-toi 2 minutes.
- Mehdi ?
Tu te calmes ! - Comment tu me parles !
- Laugier joue son quinquennat avec le plan �ducation.
Faut faire attention, �tre tranquille.
Hein ?
Tu crois que c'est gagn� ?
Tu es en 1re ligne!
En 2 mn, tu vrilles. Les journalistes te cuisineront.
- C'est bon.
- "Smile", calme, s�r�nit� !
Si tu t'�nerves,
tu deviens une racaille
pour tout le monde.
- D�tente !
- OK, c'est bon. - Tu sais ce que sera le d�bat?
Quota ethnique,
discrimination positive, communautarisme, islam et jihad.
- Attends ! Ca fait quoi le jihad l�-dedans.
- Tu as un casier judiciaire ?
- Tu es s�rieux, l� !
- Ben, tu vois
quand tu veux.
Dis-moi, tu ne t'es pas entra�n� en Syrie ?
- Non, ils ne m'ont pas laiss� passer la fronti�re.
- Voil�. - Je n'ai pas assez de barbe !
Pas assez typ� ! Toi, tu as la barbe.
- J'ai la barbe ! - Tu peux aller en Syrie.
- Toi, c'est du duvet. Ca ne pousse pas, �a !
- Du duvet ! - Allez !
- On va avoir un probl�me.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je veux continuer avec toi.
Je vais m'engager
dans un mouvement social qui nous opposera.
- Sur quoi ? - l'enseignement professionnel.
Mehdi Fateni, il a mis 3 lyc�es en gr�ve.
Il a bien cibl� l'angle mort
du plan �ducation.
Ca t'inqui�te ? - Evidemment.
- Faut pas. C'est que de la politique !
Le probl�me, c'est Francis !
Je suis de gauche et vous de droite.
- Je n'ai pas envie d'un congr�s du PS le soir chez moi.
- Pas question ! Ca n'a rien � voir.
Francis, il est Pr�sident, il a toutes les cl�s.
Aucune chance ! Je ne me battrai pas contre lui.
Politiquement, t'es bien !
Pas de souci. Mais amoureusement...
- Amoureusement quoi ?
- Je ne sais pas.
As-tu un projet amoureux avec Francis ?
Francis, c'est une autre g�n�ration. Un divorce, longue proc�dure !
Question nanas, il est essor� du trognon.
Regarde ! Moi, c'est autre chose.
C'est du concret !
Ca ne te fait pas rire ? Qu'est-ce qui se passe ?
- �coute, Philippe.
Je suis heureuse. Le Pr�sident avait raison.
Je me sens bien � Solf�rino, au c�ur du r�acteur. J'aime �a.
Je ne mettrai pas �a en danger.
- C'est pareil pour moi.
M�me avec toi, je continue la politique.
S�parons les choses !
D'un c�t�, la politique. De l'autre, nous.
Deux couloirs distincts ! Tu en penses quoi?
*- 0%, c'est une h�catombe.
*On croit pouvoir �tudier apr�s le bac,
*nos parents en sont fiers.
*Travailler plus pour int�grer le syst�me, c'est OK.
*Mais en vrai, on est d�j� exclus !
*On demande donc des quotas
*pour les bacs pro dans les IUT et BTS.
*- Le Front national parle
*de pr�f�rence immigr�s.
*- Dites-le ! Des quotas ethniques.
*En France, c'est heureusement interdit.
*- Condamnez-vous les actes
*de violences commis en banlieue ?
*- Naturellement, oui.
*La violence est l'ennemie du mouvement.
*- Vous appelez au calme
*les lyc�ens ? *- Non.
*Les lyc�ens ne sont pas concern�s.
*Les lyc�ens n'ont pas besoin d'�tre calm�s, rassurez-vous.
*On parle de d�linquants. *- Mais, quand m�me.
*- Vous m'invitez pour parler de la gr�ve ou des violences ?
Regarde
ce qui est �crit. - Argenteuil,
c'�tait pas des lyc�ens ! - On s'en fout de �a !
On savait que ce serait dur.
54 lyc�es en gr�ve, 27 qui se mobilisent.
C'est �a qui compte !
*- Parlons d'enseignement professionnel.
*A la fac de Cergy,
*ily a 0% de r�ussite en licence pour les �tudiants avec bac pro.
- Antenne dans 15 mn pour Mme Dorendeu.
- Le certificat d'�tudes
conditionnant l'entr�e en 6e, le baccalaur�at
en contr�le continu, 4 ans de lyc�e.
Comment jugez-vous ce plan �ducation, M. Auzanet ?
- Je vais dire la v�rit�.
*Ce projet est m�galomane et populiste.
*M. Laugier pourrait faire du jeunisme,
*sans condamner la France � la faillite budg�taire.
- Voil� qui est clair!
Accueillons Mme Dorendeu, 1re secr�taire du PS,
pour le d�bat de l'�mission.
Bonjour. - Bonjour.
- Mme Dorendeu. - M. Auzanet.
- Vous venez d'entendre M. Auzanet manifester
son d�saccord pour ce projet de loi.
C'est la mesure phare de M. Laugier.
POUVEZ-VOUS revenir
*sur les d�tails de ce plan �ducation ?
- Tout d'abord, M. Auzanet ! Le temps des invectives
de la campagne est termin�.
Le plan �ducation
m�rite un d�bat s�rieux et argument�.
- A part la Gr�ce et l'Italie,
personne ne sort les d�penses d'�ducation des d�ficits.
M�me le Portugal h�site.
- La r�ussite de ce plan fera le consensus.
- Les Allemands ?
- Mais les Allemands aussi.
Vous allez regarder Am�lie,
�a vous redonnera le moral.
*- Mme Dorendeu, vous avez tout dit.
*- En convenir vous honore. *- Attendez la suite.
*"La gauche fait ce pourquoi elle existe",
*avez-vous dit? *- Oui
*- Votre souci est le parti.
Vous faites de l'id�ologie.
Vous faites du client�lisme �lectoral.
- Francis Laugier
*est le Pr�sident de tous. *- Pas celui de la R�publique !
- Vous remettez en cause le vote des Fran�ais ?
- Il est Pr�sident de la R�publique, mais se comporte
*comme un militant socialiste.
*La conseill�re de l'�lys�e, � la t�te du parti socialiste,
*c'est un aveu gla�ant !
- L'aveu ? Est-ce criminel
d'�tre fid�le � ses convictions, � ses promesses ?
Les Fran�ais ont �lu un socialiste
qui s'occupe du plus grand nombre.
Une politique pour les d�sh�rit�s
*et les enfants de la R�publique.
*Une R�publique qui instaure ses id�aux,
ces id�aux oubli�s pendant votre long mandat.
Vous avez r�duit les moyens et les ambitions
de l'Education. Vous avez abandonn�
les plus fragiles de nos enfants.
- C'est faux !
*Ne dites pas �a !
*je veux revenir sur ces 40 milliards.
*- Il s'agit de 20 milliards.
*- Ce sont vos calculs ! *- Non.
*- A tr�s vite. *- Merci.
- Bien ! Hein ?
- Tr�s bien.
T�l�phone
- Vous avez m�me arrach� un sourire � Laurent.
Vraiment, bravo ! Merci, surtout.
*je vous embrasse.
- Merci, M. le Pr�sident.
T�l�phone
- Bonjour, M. le Pr�sident. Voici Mehdi Fateni.
On a 85 lyc�es pro en gr�ve contre le plan �duc.
- Rickwaert les mobilisera dans la rue !
- Il y a pire!
- Vous savez ce qu'on dit de Philippe ?
Que la politique l'a sauv� de sa pauvre enfance malheureuse,
de son histoire, de lui-m�me.
Psychologie de merde ! Perte de temps !
La r�alit� est beaucoup plus simple.
Nous avons des alli�s et des ennemis.
Le reste, ce n'est que litt�rature.
- Nous avons d�cid� de s�parer nos vies priv�es et politiques.
- Vous y croyez ?
- Je sais que ce sera difficile.
- Ca m'inqui�te beaucoup.
Je ne vous comprends plus.
- Je suis capable...
- Cet homme vit de la haine qu'il a pour moi.
Il n'a aucune limite.
La preuve !
- Je connais mon camp.
Avec vous ! - Un mouvement
de jeunesse est toujours une menace
surtout instrumentalis� par Rickwaert.
- Je connais mon camp !
- Je vous pr�viens. Votre compagnon n'appr�ciera pas !
Merci, Am�lie.
- "Les Pierres sauvages."
Int�ressant ?
- Tu voulais que je fasse quoi?
- Elles sont comment les photos de Francis ?
Quel genre ? Ca va ? On est mignons ?
- Tu veux qu'on s'engueule ?
Je crois que c'est ce qu'il souhaite.
On devrait faire ce qu'on a envie de faire.
- A 100 bahuts en gr�ve, on r�unit la coordination,
pour la dimension d�mocratique.
Sa t�che : trouver la date de la manif.
Assez loin pour pouvoir mobiliser du monde.
Le reste, c'est du folklore !
Ils veulent voter la fin du capitalisme ? OK.
L'interdiction du ch�mage, Je m'en fous !
L'essentiel, c'est que la 1re manif soit le 12 novembre.
Surtout, pas avant. Sinon, on est cuits.
- Si la 1re manif est r�ussie,
les jeunes absents voudront se rattraper.
Ils iront � la seconde manif qui sera plus grosse.
Il faut tuer tout �a dans l'oeuf.
Il faut pr�server notre plan �ducation.
La coordination se r�unit
� Villetaneuse dimanche.
Am�lie, j'ai besoin de vous.
Selon mes informations,
elle sera constitu�e d'une centaine de d�l�gu�s
venus de toute la France.
L'enjeu qui nous importe,
c'est le choix de la date de la manifestation :
la plus rapproch�e possible.
Et vos relations avec les jeunes socialistes ?
- Excellentes ! - Ils iront � Villetaneuse
pour nous aider � choisir la date.
Le plus t�t possible !
28 octobre ! Ce serait parfait.
- La coordination est r�serv�e aux lyc�ens pro.
Notre MJS en est d�pourvu.
- Je vous explique.
- Bonjour. - Bonjour. Loubna Nour.
- Ibrahim Hakim avec un h.
- OK, de Poitiers. C'est bon. - Merci.
- S�bastien Deneck.
- Salut.
- De Paris Montaigne.
- C'est pas un lyc�e g�n�ral?
- Si. Pourquoi?
- Les lyc�ens du g�n�ral ne votent pas.
Tu observeras, c'est un mouvement de lyc�es pro.
- Ca marche !
- Vas-y!
- Bonjour.
No�mie Vallier,
de Henry IV � Paris.
- D'accord.
*- Philippe, C'est plein de lyc�ens du g�n�ral.
- Je les vois d'ici.
On se croirait � Neuilly. C'est sign� MJS.
- Ils veulent la manif le 28 octobre.
- Comment elle a pu me faire �a ?
Je l'avais dit !
*Cette date emp�che la mobilisation.
- Ils ne votent pas.
- Ils vont le demander.
- Quoi? Un vote sur le vote ?
*- Pour savoir qui peut voter.
- Des mecs veulent rentrer !
- Tu ne fais rentrer personne !
- C'est le MJS, je te rappelle.
*- Vous foutez quoi, l� ?
- Que se passe-t-il ?
Ils crient.
- On se calme, tout le monde !
- Doucement !
- On se calme ! - Doucement !
- On se calme, tout le monde !
- Stop!
- Ca suffit, maintenant !
- Nous aussi, on a une voix!
T�l�phone
- Le MJS est en place. J'aurai bient�t un comptage.
On aurait 2 blocs de forces �quivalentes.
- On ne se rattrapera pas ! Il n'y a pas de 49-3 possible.
- Seuls les lyc�ens pro peuvent voter.
- Un homme,
une voix, d�mocratie ! Un homme, une voix,
- DEMOCRATIE ! UN HOMME, U - Eh mec !
- D�MOCRATIE ! UN HOMME, UNE VOIX, DEMOCRATIE !
- Dis-moi le nombre des non-align�s par fraction.
*- 10 de Lutte ouvri�re, autant d'anars et 30 du NPA.
- La bascule est le NPA.
Il faut les convaincre pour novembre.
Am�ne-moi leur chef.
Hu�es et applaudissements
- Vous fa�tes quoi ?
- UN HOMME, UNE VOIX,
D�MOCRATIE !
UN HOMME, UNE VOIX,
D�MOCRATIE !
UN HOMME, UNE VOIX,
D�MOCRATIE. UN HOMME...
- On m'�coute un peu !
- UNE VOIX, D�MOCRATIE !
UN HOMME, UNE VOIX, D�MOCRATIE !
- Viens !
Philippe ? Je te pr�sente Th�o.
- Un probl�me avec le 12 no - Aucun.
On veut aussi manifester le 28 octobre.
- Le 28 octobre, c'est la date du gouvernement !
Ca va tuer le mouvement! - Si on appelle au 28,
on cumule avec le rassemblement contre les expulsions.
- Je te parle cash !
Le MJS sabote le mouvement pour sauver ce plan.
Et moi... - T'es au PS !
Le PS est une machine bureaucratique d�g�n�r�e sans boussole...
- Stop. Ton charabia pseudo-r�volutionnaire, je connais.
Une question !Veux-tu un �chec de ce gouvernement?
- C'est pas si simple. - Si !
Lire des pages de Trotski, �a sert � rien !
Je te pose une seule question.
Veux-tu infliger une d�faite � ce gouvernement?
- Je dois voir avec ma direction politique.
- Que peut-on offrir au NPA ?
- A part la collectivisation
des moyens de production...
Ils ont lanc� une souscription pour leur revue.
Ils ont des dettes de loyer.
- Combien ? - 20000.
On fonce alors.
- J'appelle Riton.
Le secr�taire g�n�ral.
On a fait nos classes chez les trotskystes.
Excellente �cole !
Riton, bon prof ! All�, Riton ? C'est Borde.
C'est ton jour de chance.
Exactement.
- UNE VOIX, D�MOCRATIE !
UN HOMME, UNE VOIX, D�MOCRATIE !
- Les mecs. H� !
Silence !
Silence ! S'il vous pla�t.
70, 71, 72.
Merci.
Ceux qui sont pour le 28 octobre ?
Brouhaha
- Philippe ? C'est fini.
- Putain !
T�l�phone
- Non ! Ca ne va pas �a.
On valeur donner Denfert-Montparnasse.
- Et les vitrines ? Le pr�fet me relatait des incidents.
- Chacun son travail !
Les gosses, il faut arr�ter de les surprot�ger.
Tout se d�roule dans la violence. - Limitons
la s�curit� � 3 compagnies de CRS.
- Pour 10000 manifestants ! 3 compagnies de CRS ?
C'est trop !
- Le PSG a un match le 28.
Beauvau alerterait le pr�fet le jour m�me,
apr�s avoir rep�r� sur le net un fight pr�vu.
- "Un fight" ? - Les ultras des clubs
se donnent un rendez-vous muscl� pour en d�coudre.
Ca nous r�cup�rera une compagnie de CRS.
- Voil�. Tr�s bien.
- M. le Pr�sident, nous emba - Merci.
T�l�phone
- La Pr�fecture impose le parcours Denfert-Montparnasse.
*- Montparnasse ?
- La raison serait une f�te place d'Italie.
*j'en parle � Mehdi ?
- Non, il doit garder le moral.
- T'as vu Lib�ration ?
- Oui, j'ai vu.
- On y va ? - Ouais.
- Salut, les jeunes ! - BONJOUR, CA VA ?
- Ca va, V�ro ? - Ca se passe bien ?
- On trouve le rythme. - Vous avez fait �a ?
- On est l� depuis ce matin. - Bravo !
Et les mecs ? - Ils font la retape pour la manif.
- Vous pourriez la faire et ne pas vous cantonner dans un r�le.
- Tu peux m'aider ? Il ne veut pas que j'aille � Paris.
- Il y aura une manif aussi ici.
- Y aura personne ! - Tu dois �tre l� !
- C'est ici, la r�volution ?
Comment va ma Rosa Luxembourg ? - Ca va.
Rosa, son p�re n'�tait pas r�ac !
- C'est plus sympa d'�tre juive et malade en Pologne ?
- T'es chiant !
- Ici aussi, il y aura une manif.
- T'es incoh�rent! Tu me dis de sortir de mon monde.
- T'es trop jeune pour y aller seule !
- On est plein � partir.
- Vous partez faire les cons en bande.
La politique, c'est pas comme aller en bo�te !
- D'accord.
- V�ronique, on peut se parler ?
- J'aurai besoin de toi, samedi. - D'accord.
- Faut annuler!
- Comment �a ?
- C'est le pire sc�nario : une manif de racaille !
- Tu t'inqui�tes pour ta fille ?
- Non, elle fera ce que je dis.
C'est moi, le probl�me !
Je suis en 1re ligne. Et si �a tourne mal?
Et c'est mal parti !
Je suis niqu�! - Une manif se s�curise.
Les syndicats disent quoi ?
- Ils bougent pas !
Ils ont des consignes. - On trouvera
des copains pour muscler le S.0.
- Seules les grosses manifs en imposent.
Je vais � Paris demander � Mehdi d'annuler.
- Quoi ?
- C'�tait pas le moment ! T�l�phone
Je suis embarqu� comme un con. Oui, Am�lie.
*- Bonjour, Philippe.
*On peut se voir demain ?
- Le vieux t'envoie ?
*- Non, il n'est pas au courant.
- Salut.
- Alors ?
Quoi ? Tu culpabilises pour Villetaneuse ?
Normal ! Tu peux.
- Ne parlons pas de nos sentiments, parlons de politique.
2 couloirs distincts !
Tu te souviens ? - Parfait.
- Tu agis comme un opposant.
Mais ce plan est une vrai r�forme de gauche.
T'as particip� � sa conception !
- Pas cette conception-l� ! - Certes,
l'enseignement professionnel est mal valoris�.
R�parons cette erreur !
- Comment?
- Par la voie parlementaire. T'es d�put� :
avec un amendement. Tu joues le jeu de la majorit�.
- "Le jeu de la majorit�"?
Vous vouliez m'en virer!
- Il n'y aura pas de quotas,
mais un dispositif ambitieux.
On est nombreux
� y �tre favorables.
- Francis aussi ? - Oui, et d'autres encore.
- "Un dispositif ambitieux" ? Je t'�coute.
- Des classes passerelles.
Des pr�pas en 2 ans pour les bacs pro visant un IUT.
- Merci. Vous �tes magnanimes. Mais non !
- Mais pourquoi?
- Un type a son bac-pro et veut aller en BTS.
Comment il paye les 2 ann�es de pr�pa ?
Il n'y a pas les parents qui raquent derri�re.
. Philippe !
Cette r�forme doit �tre soutenue par toute la gauche.
Les Allemands paniquent d�j� en raison du co�t
du plan.
- Pourquoi le professionnel est sacrifi� ?
- "Sacrifi�" ?
Avec le nouveau certificat d'�tudes,
les jeunes de milieux populaires
r�ussiront au coll�ge.
- Voil� !
- Voil� quoi ?
- Vous m�prisez les classes populaires.
- Vous ? C'est qui vous ?
Les bourgeois ?
C'est reparti, tu remets une pi�ce.
La France d'en haut et d'en bas. Ca suffit !
- Les classes sociales, �a existe !
Ces gosses,
je les aime. Je sais ce qu'ils valent.
J'�tais pareil � leur �ge. Il y a des cons
mais surtout des mecs
qui flippent pour leur famille.
On ne voit que leur couleur de peau !
Moi, je les vois...
. Philippe ?
- Les classes passerelles.
- Tu me prends pour un con ?
Laugier me fracasse comme un d�rat�
et t'envoie apr�s. Tu lui diras
que ses passerelles, il se les fout o� je pense.
- M. le d�put� ! La cravate est obligatoire.
- J'ai une question orale maintenant.
*Applaudissements
- On attend qui? - Rickwaert.
Applaudissements et hu�es
- S'il vous pla�t,
Mmes et M. les d�put�s !
Je vous en prie !
S'il vous pla�t!
S'il vous pla�t!
Mmes et M. les d�put�s,
un peu de silence, s'il vous pla�t!
Je vous en prie, un peu de silence !
Hymne "L'Internationale"
Je vous en prie, s'il vous pla�t!
La s�ance continue.
La parole est � M. Rickwaert, d�put� du Nord.
Une question sur la fili�re p�trochimique
et ses cons�quences sur l'emploi.
- Merci. Mes chers coll�gues,
Mmes et M. les ministres,
si notre r�glement nous contraint � porter la cravate,
il n'interdit en rien
le choix des questions pos�es
au gouvernement !
Plut�t que sur l'industrie
et la fili�re p�trochimique,
permettez-moi d'adresser
ma question � Mme la ministre
de l'Education nationale...
Brouhaha
- S'il vous pla�t.
- Au sujet de l'enseignement professionnel
dans la loi �ducation. Oui !
Tout le monde
a parl� du mouvement lyc�en.
Mais est-ce qu'une seule personne
s'est exprim� sur les raisons de ce mouvement?
C'est l'essentiel !
L'essentiel,
ce n'est pas les violences,
mais ce qu'ont � nous dire
ces �l�ves du professionnel !
Applaudissements
Ils sont plus du quart de la jeunesse fran�aise.
Ces jeunes.
C'est comme s'ils n'existaient pas,
Mme la ministre.
Je pose la question � vous tous.
O� est pass� l'honneur de la France ?
Quand on s'attarde plus sur les violences
*que sur l'avenir d'un quart des �l�ves !
*0� est pass� notre honneur ? Quand la s�curit�
prime sur la formation des futurs ouvriers de haut niveau !
O� est pass� notre honneur ?
Quand on parle de quotas ethniques au sujet de quotas
de bacs pro l
O� est pass�
*l'honneur de la France ?
*Quand on regarde avant tout la couleur de la peau !
Je plaide donc en bleu.
C'est la couleur de la jeunesse populaire !
Je plaide en bleu pour le droit
� l'�ducation de la jeunesse ouvri�re.
*je plaide en bleu
*pour le maintien de la France au rang de puissance industrielle.
*Voil� pourquoi !
*Voil� pourquoi !
*Voil� pourquoi je plaide en bleu ! Oui !
- M. le d�put�,
merci de conclure. Quelle est votre question ?
- J'y viens. Mme la ministre
de l'Education nationale,
mettrez-vous en place des quotas de bacs pro
dans les IUT et les BTS ?
RIRES
- Attendez ! - La parole
est � M. le 1er ministre.
- Ah!
Applaudissements
- M. le Pr�sident, Mmes et M. les d�put�s,
M. le d�put� du Nord,
merci pour votre plaidoyer
en faveur de la valorisation de la fili�re
professionnelle.
Nombreux, ici, partageons vos objectifs dessin�s avec passion.
Vous �voquez des quotas.
L�, s'arr�te notre convergence !
Des quotas ?
Des quotas ? Non !
Pas de quotas !
*- Il y en a pour les femmes !
*- Il n'y aura pas de quotas,
*cela est contraire � la R�publique.
*Seul crit�re s�lection :
*le m�rite !
Le m�rite, voil� ce qui compte
pour les r�publicains. J'affirme qu'�tablir des quotas
serait une faute politique
*et une faute morale.
*- Pardon, M. le 1er ministre,
*pouvez-vous r�p�ter ?
*- Votre proposition contrevient aux principes r�publicains.
*- Et la faute morale ?
*C'est un insulte aux jeunes.
*Poursuivre ses �tudes en bac pro
*est une faute morale ? *- Je ne dis pas �a.
*- Assumez-le ! M. le 1er ministre.
*- J'assume ! Il s'agirait d'une faute morale.
*- 0% de r�ussite en licence, M. le 1er ministre.
*O% de r�ussite. Nous verrons,
samedi, ce que la jeunesse
vous r�pondra !
Applaudissements
- Ca va �tre �norme !
- Pardon ? - La manif !
Les jeunes ne se battent plus pour quelque chose,
mais contre quelqu'un.
Avec cet imb�cile de Mirmont,
ils ont trouv� la cible id�ale.
Mais quel cr�tin !
Bon... Il faudra renforcer le service d'ordre de la manif.
Vu les circonstances, on doit faire le maximum.
- M. Rickwaert ?
Questions inaudibles des journalistes
- MIRMONT, SI TU SAVAIS
TA FAUTE MORALE, TA FAUTE MORALE.
MIRMONT,
SI TU SAVAIS, TA FAUTE MORALE, OU ON S'LA MET !
AUCU AUCU
AUCUNE HESITATION !
NON, NON, NON,
A TA REFORME BIDON !
MIRMONT, SERRE LES FESSES, ON ARRIVE A TOUTE VITESSE !
MIRMONT, SERRE LES FESSES, ON ARRIVE A TOUTE VITESSE !
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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