All language subtitles for Baron Noir s01e03 Solferino

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Original subtitles

- On va o�?

RIRES

- Allez, monte !

- On peut se serrer.

- Tu veux serrer ma cousine, toi ?

- Calme-toi ! - Elle te pla�t pas ?

- Si, mais... - Ta gueule ! Monte.

- Allez ! - Vas-y !

- Personne t'oblige, Arthur.

Musique : "My Desire" de Bob Mitchell et Jez Pike.

Ils crient.

Ils crient.

RIRES

Ils crient.

- Oh ! Oh, l�-dedans !

Ils crient.

- Allez, allez !

Allez ! Ouais !

*- M. Mirmont, 1er ministre, et le 1er secr�taire du PS,

*M. Chistera, ont la majorit�...

- Il y a un peu trop de rouge!

- 323 d�put�s PS. C'est plus qu'en 1981 !

- T'�tais n�e ? - En maternelle,

j'ai fait la campagne pour Mitterrand.

- M. le Directeur du Tr�sor,

la France a choisi un autre gouvernement.

Si cela vous a �chapp�,

moi, je vous le confirme.

Alors, notre ministre des Finances va soutenir

la proposition italienne

au Conseil europ�en. Je vous rappelle.

Alain, �a va ?

- Ca va, �a va. Je reviens.

- Depuis l'accident,

c'est toujours son acouph�ne.

C'est terrible ! Le bruit ne s'arr�te jamais.

On va l'aider, parce que...

Attends, Alain ! On arrive.

- Oh!

- Arthur!

- Arthur!

Merde !

- On est l� !

On est l� !

Les cl�s ?

- Les cl�s !

- Arthur ! On est l�!

Arthur ! Allez, bouge ! Magne-toi !

- Elles n'y sont pas !

- Les cl�s, je les trouve pas !

Je les trouve pas !

Elle pleure.

- Force !

- ALLEZ !

- Sors ! Putain. Allez Arthur, tape !

- Allez !

- Un gros chantier,

le centre culturel, 6 mois de travaux.

Tu pourrais t'occuper de la s�curit� :

gardiennage, ma�tre-chien. T'en penses quoi ?

- Tu sais � quand remonte ma derni�re garde � vue,

M. le d�put�-maire ?

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Je veux que tu me suces � fond.

- G�rard !

- C'est la moindre des choses !

Faut que tu me suces bien, l�, Philippe.

- Il y a le d�samiantage,

mais l'appel d'offre a une clause d'exp�rience.

Une bo�te doit servir

de garantie. - Ca me co�te quoi?

- Tout co�te, G�rard !

T�l�phone

- Ca peut pas toujours co�ter aux m�mes !

- On va trouver une solution. - "On va "

Quand, Philippe ? C'est �a qui m'int�resse.

- Une semaine, max.

- Ca va ? - Ca va bien se passer!

- Comment tu te sens ? - Hein, mon grand ?

- Vous avez moins froid ?

- Dans le coffre ? Il pouvait crever.

- Il avait pied en sortant. - Tu te fous de moi?

- Non, c'est... - J'te parle pas !

- C'est ma faute, elle savait pas. - Tu savais ou pas ?

- Non, je dormais. - Elle dormait.

- Vous avez les m�mes versions !

- Non. - Elle savait pas.

Elle a suivi ces d�biles.

Tu mettras 10 ans � me rembourser!

- Ils l'ont enferm� comme un cl�bard.

On s'en branle de ta caisse. T�l�phone

- T'es nul ! - Cyril, j'ai vu ton message.

Pas maintenant !

- Chistera d�missionne de Solf�rino, depuis l'h�pital.

- Merde ! Je croyais qu'il allait mieux.

- Et devine quoi?

Laugier cherche d�j� son rempla�ant.

Philippe ?

- Tu dois prendre la t�te du parti.

- Non. C'est trop t�t.

J'ai aucune chance.

Laugier a tout pouvoir.

Il nommerait un babouin 1er secr�taire,

les gens applaudiraient.

Je te laisse.

- Tu me laisses les codes wifi ?

- Pas besoin, ni la t�l�.

- Priv�e de t�l� ?

- T'as du boulot !

- Quel boulot?

- Nettoyer mon fichier de 6000 sympathisants.

- Je suis en vacances !

- Le mec dans le coffre, tu savais ou pas ?

- Je te dis ce que tu veux, m�me si c'est pas vrai !

- Pas vrai ? - Que je savais pour Arthur.

- Je d�teste le mensonge. - Papa, je ne te mens pas.

- Appelle Cyril ! Il te dira pour les fichiers.

- Il y a 4 secr�taires potentiels

du parti. En liste A, Chambolle et Barth�l�my.

En liste B, Plisson et Hirvane.

- Et Bardon ? - La ministre de l'Int�rieur ?

- Elle est d�j� ministre. Vous d�pouillez le gouvernement !

Je pr�f�re Barth�l�my. - Mais, il a 68 ans !

- Alors, Hirvane !

- On ne va pas refaire un tour de man�ge !

- M. Kalhenberg, comment �a va ?

- Bien, Bernard, merci.

Bravo pour ton score ! 54%, c'est canon.

Ca fait 15 ans que je suis dans ce bureau.

- J'en parlerai. - Non, je m'en charge.

Il est o� cet aigrefin ? - D�j� install� !

- Non ! - Si.

Il rit.

- Au si�cle dernier, je t'aurais d�fi� en duel.

J'ai pass� 3 mandats ici. - Je m'en fous, de ce bureau.

Tu rappelles jamais ! Ton assistante fait blocage.

Comment je fais pour te voir ?

J'ai une super histoire qui va t'int�resser.

Ca raconte comment, ensemble, on va baiser Laugier.

- Kalhenberg. - Quoi, Kalhenberg ?

- Kalhenberg va vouloir y aller.

- 1er secr�taire ! Tu m'expliques comment je gagne ?

- Qui parle de vote ? Tu seras le seul candidat.

- Pourquoi Laugier laisserait son rival prendre le parti?

- T'es plus son rival ! - Pardon ?

- Maintenant, tu es pro-Laugier!

Si tu t'y prends bien, on y croira, Francis aussi.

Tu as un seul but, maintenant:

la r�ussite du gouvernement.

Apr�s l'accident de Chistera, tu offres tes services

le temps d'une transition.

- "Une transition" ?

Apr�s la transition, tu deviens 1er secr�taire ?

Je prends donc le parti pour te le donner.

- Pour prendre la France,

pas dans 15, ni 10 ans, seulement dans 5 ans.

- Voil� ce que je vais faire : rien.

Je suis pas pro-Laugier.

Je suis Daniel Kalhenberg.

Point ! Je ne refuse pas Bercy pour �tre 1er secr�taire.

Ma strat�gie est claire, je suis le recours.

- Tu veux �tre Pr�sident? Un seul chemin : les primaires.

- Les primaires !

Kalhenberg s'en fout de Solf�rino. Il veut �tre ici !

- Avec un Pr�sident sortant, il n'y a pas de primaires.

- Le parti peut en d�cider autrement.

- Rickwaert peut tenter le coup.

- Y'a pas que les voix,

il y a les id�es aussi.

10 ans qu'il pense au parti.

Il fallait l'abattre avant, le rayer de l'Assembl�e.

Am�lie, maintenant, c'est une question de vitesse.

Le 1er qui pose sa candidature a gagn�.

- Les gens refuseront. Le 2nd passera pour un diviseur.

- Elisons le 1er secr�taire en conseil national.

- C'est dans 4 jours.

- Je veux voir les 5 pr�tendants maintenant.

- Je dois r�fl�chir.

- Voil� pourquoi je t'ai pr�f�r� il y a 15 ans.

Sur le fond, on est proches, toi et moi.

Mais tu ne travailles pas assez ! Tu penses trop � toi.

La m�l�e, le recours, c'est des trucs de fain�ant.

Au-dessus de la m�l�e, c'est propre mais sans air.

On cr�ve seul quand on est au-dessus de la m�l�e.

- RTL demain � 7h45 : �a va, je bosse assez ?

- Appelle-la!

- Tiens ! C'est bon.

T�l�phone

- Oui, Cyril. *- C'est Philippe.

Ca va mieux ?

- Ca va pas du tout!

Je suis dans un �tat, tu peux pas savoir.

Je suis au fond de mon lit.

*Faut prolonger mon arr�t.

- Stop, V�ro. Comment je fais seul � la mairie ?

*je peux pas tout faire.

- Mais si, tu peux tout faire seul.

*Le soir des �lections,

t'as tout fait seul, non ?

- Facile d'avoir des regrets apr�s avoir gagn�.

Si Laugier �tait pass�, tu aurais aim� avoir

*une corde de rappel. - Merde.

Elle pleure.

- C'est quoi le mat�riel?

Tu as les factures ? - Non.

J'ai pas de factures de tout �a,

pas de factures, pas d'identit�,

pas de papiers prouvant d'o� �a vient.

Je sais pas.

Cyril ! C'est elle !

Sur l'affiche pr�s du maire, elle m'a vendu le mat�riel.

- Calme-toi !

- Je ne vais pas me calmer.

On ne va pas m'accuser � tort.

Elle me vend le mat�riel,

et on m'accuse ! - V�ronique Bosso ?

- Je te dis, c'est elle sur l'affiche.

T�l�phone

- All� ? *- Je vous passe M. le Pr�sident.

*- J'aimerais que vous veniez � l'�lys�e maintenant.

- M. le Pr�sident, j'arrive tout de suite.

T�l�phone

- Fais un tweet!

- Hein ?

*- D�clare-toi maintenant.

*Propose une direction coll�giale de transition.

- Avec un tweet ? A 2h30 du matin ?

Je suis pas un clochard, je fais RTL dans 5h.

- Francis sait que le temps presse.

- Chambolle a fait un tweet ?

Il faut �tre un peu s�rieux.

- Je sais ce qu'il pense.

Il sait ce qu'on va faire, il me conna�t.

�. Philippe !

Pense moins � Laugier et un peu plus � moi.

A tout � l'heure et va dormir.

Wouh !

- Putain !

- Que se passe-t-il ?

- Whisky ? - Non, merci.

- Solf�rino. C'est vous qui devez y aller.

- Quoi ?

C'est pas possible.

Ce n'est pas ce que je sais faire.

Je n'ai pas envie, je n'aime pas �a.

- On aime ce pour quoi on est dou�. Et vous l'�tes !

- Je veux continuer � travailler avec vous mais ici, � mon poste.

- Quand j'ai rejoint le parti, la moyenne d'�ge �tait de 20 ans,

de moins qu'aujourd'hui.

C'�tait un lieu incroyable, plein d'envies, d'�nergie.

C'�tait ma g�n�ration. Ils ont vieilli, ils sont us�s.

Ils ont �t� gris�s par le succ�s. Ils g�rent plus qu'ils ne militent.

Rickwaert devait prendre le parti

pour le rendre aux jeunes et couper les t�tes.

- Pourquoi me dire �a ? - Vous allez le faire.

- Je comprends encore moins. Tout m'oppose � Rickwaert.

- Am�lie, le Pr�sident a besoin de vous.

- Sans �tre �lue, on ne dirige pas un parti.

- L'�lection du tiers s�natorial a lieu dans 8 mois.

Le Val-de-Marne vous accueillera.

- Vous connaissez ma famille, mes origines.

- On ne vous dit pas d'�tre pauvre mais de les d�fendre.

- On dirait que vous d�cidez de tout?

- De beaucoup. Je suis Pr�sident de la R�publique.

Je voudrais vous dire

de rentrer, de r�fl�chir calmement mais c'est impossible.

Kalhenberg fait RTL � 7h45.

Vous ferez la matinale de France Inter, ils sont pr�venus.

*- Dans ce parti socialiste que je vais conduire

*si on me l'accorde, la parole sera aux militants,

*jamais elle ne leur sera retir�e.

*Aucun d�bat ne sera opaque.

T�l�phone *je d�fendrai des id�es claires,

*un projet coh�rent, la transparence

*de nos pratiques. Nous allons r�nover notre parti.

*Un parti en accord avec le gouvernement est indispensable.

- C'est pas vrai, la salope !

*- Le r�le d'un parti, c'est d'�tre force de proposition,

*d'aiguillonner et d'alerter les...

T�l�phone

- All� ?

Bonjour, commissaire.

D'accord.

OK.

- Bonjour. Elle est l�.

- Mme Bosso ? - Bonjour.

- La nuit du 2 mai, vous aidez Rickwaert � trouver de l'argent

pour camoufler le trou dans la tr�sorerie de l'OHL.

Pour cela, vous vendez du mat�riel � Eddy Deloir.

Il l'a reconnu, en vous identifiant sur des photos.

Vous avez retir� 900e avec la carte de votre mari.

- D�sol�e, je ne comprends rien.

Vous �tes qui, exactement?

- Je travaille au cabinet du ministre de l'Int�rieur.

- Vous �tes venus de Paris pour moi ?

- Rickwaert �tait pr�venu de la perquisition.

Nous pensons avoir identifi� son informateur:

Sylvain Buisine.

Sa m�re travaillait ici.

Le lien avec Rickwaert s'est fait ainsi.

- J'essaie de comprendre.

Ce Buisine a fait quoi avec Philippe ?

- Vous connaissez la brigade financi�re ?

Ils s'occupent de patrons voyous,

de faillites frauduleuses, d'arnaques bancaires,

de promoteurs v�reux.

A chaque fois, � la fin, les m�mes victimes :

petits salaires,

petites �conomies. - Je vous aiderai.

- Buisine est l'informateur ?

- L'informateur de quoi?

T�l�phone

- Oui, Philippe.

- Tu as les statuts du parti ?

*- L�, c'est compliqu�. - Oui ou pas ?

- Je crois que j'ai un PDF.

- Dorendeu apr�s Strasbourg, nomm�e � la commission

*elle a bascul� sur Bruxelles.

- Sans doute, oui.

- Non, c'est s�r. Elle me l'a dit.

Elle a quitt� la commission apr�s les europ�ennes.

Attends ! Tu les as ou pas ? Regarde � "1er secr�taire". Merci.

- OK, je l'ai.

"Le 1er secr�taire assure la marche r�guli�re

"des instances..." - Et l'anciennet� ?

- "Nul ne peut diriger le parti

"� moins de 3 ans cons�cutifs d'anciennet�."

- "cons�cutifs", c'est l'essentiel.

- Elle les a pas ?

- Apr�s Bruxelles,

on la retrouve � Paris, en octobre, si on en croit une photo.

A v�rifier quand m�me.

*Si elle n'a pas les 3 ans, il faut v�rifier,

*sans que personne ne le sache.

Allez ! Bon courage.

Que te reproche

cet �l�gant monsieur venu de Paris ?

D'avoir tir� du cash

avec la carte de ton mari pendant la nuit.

- Pas n'importe quelle nuit! - Ben si !

- Il pense que j'�tais avec toi. - Avec moi ?

J'�tais chez moi

dans mon lit.

Ils ne savent rien, ils sp�culent. Ca leur monte � la t�te.

- Et le t�moignage d'Eddy ?

- Le PV sera oubli� dans 2 jours.

Laugier doit me prot�ger. Donc, toi aussi !

Allons, V�ro.

Un conseiller joue le keuf ici,

Laugier l'a contraint au service minimum.

Te pose plus de questions ! Retravaille !

- Laugier ne contr�le pas tout.

Il y a toujours un flic qui se prend pour un h�ros.

- Le mec du minist�re, tu t'appelles quand ?

- Ce soir. - Faut confirmer Buisine.

- Si Buisine te d�nonce ?

- Avec son adoption sur le point d'aboutir ?

- D'accord.

- Sinon, comment tu vas ?

Richard doit �tre content de t'avoir � la maison.

- Je peux �tre chiante. - Reviens bosser !

J'ai merd�, c'est vrai.

Balleroy, j'ai merd� grave. Tu avais raison.

Tu me punis ?

Ma punition, c'est Balleroy. Je le sens passer.

- C'est m�rit�.

- Je prends des coups. Ca te pla�t?

- �norm�ment!

J'adore �a.

- Tu sais qu'on se pr�pare pour le CN.

Ca va �tre une belle bataille.

On a trouv� un angle vraiment bien.

- Raconte ! C'est quoi votre id�e ?

- Dorendeu, 1re secr�taire.

Avec moi, jamais !

- Je peux faire quoi ?

Faut regarder dans le fichier central de Solf�.

Faut trouver quelqu'un qui a les codes.

- Je m'en occupe.

Match de football � la t�l�vision.

- Entre la plage et la bo�te, il y a bien 20 minutes de voiture.

L'id�e �tait de mettre Arthur dans le coffre, pour la blague.

Bruce a fait le con sur la plage en oubliant sa blague !

Arthur, secou� comme un sac, il n'a rien dit?

- Il y avait de la musique. - Il ne criait pas ?

- Non, il dormait heureusement.

- Ouais... Je connais Arthur. c'est le petit Leboeuf.

Un gentil gar�on, un peu moche, un peu lent!

C'�tait d�j� sympa de l'emmener, m�me dans le coffre.

Tu sais comment �a s'appelle : de la barbarie.

- Les grands mots, la politique. - Bien s�r.

La barbarie, c'est de la politique.

C'est une vision du monde. La violence nue du darwinisme.

C'est concret, tu l'as �tudi� Darwin.

- Oui. - En primaire,

je te l'expliquais pour comprendre une cour d'�cole.

Ca n'a servi � rien ! Donc, je recommence !

Humilier les faibles: Ca c'est concret !

Broyer les petits : c'est concret aussi !

- Papa... - On est tout-puissant.

Ca procure du plaisir! - Arr�te !

Elle pleure.

- Buisine, tu quittes le service !

- Mais pourquoi? Je me sens tr�s bien ici.

- Tu pars � Marseille ! - Attends !

- Fais tes affaires et d�gage !

La porte claque.

- Sur la question du vivre ensemble,

et la question de l'�ducation,

il y a, l� aussi, la volont� de marquer,

de r�former en profondeur. - Bonjour. Ca va ?

Je vous le dis. Une volont� - Ca va ? Bonjour.

De changer le pays.

Applaudissements

- Cava?

- Les r�formes soci�tales ne sont pas

dissociables du changement social.

- L'acc�s au fichier ?

- Patou ne me rappelle pas et Benjamin me baratine.

- Ils doivent avoir des consignes.

- T'as pens� � Schafflar ?

Il doit savoir, non ?

Il est tr�sorier du Bas-Rhin.

- Oublie-le ! Il tuerait pour Laugier.

- Oh putain !

- C'est Elodie, non ?

- Son assistante !

- Tu la connais ? - Un peu. Laisse tomber!

- Elle a ses codes, � lui ?

- C'est une ex, c'est compliqu� !

- C'est m�me id�al!

Tu la niques pour obtenir les codes.

- Vous �tes malades !

- On sait que tu la niqueras. - Non.

- Tu fais ta petite affaire et on d�zingue Dorendeu.

- Tu me gardes la note et on te rembourse.

- Faites chier!

- Fanny, tu es � l'int�rieur ? On est devant.

- J'ai sign� pour vous. - Merci.

- J'ai eu du mal � t'inscrire pour parler en dernier.

Ils veulent tout verrouiller.

- Trouve des intervenants. - Plus personne ne s'inscrit !

- Faut des t�nors � qui on ne refuse pas la parole.

Sinon, la techno�de va plier �a en 1h. Allez !

- Salut, Philippe. - Salut, Romain.

- Salut, Fran�ois.

- Ca va, Pierre. Salut.

- G�raldine, on se voit apr�s.

- Bonjour ! Ca va les jeunes, la MJS, l'avenir!

Une nouvelle ? Bienvenue. Bon courage.

Tu t'es inscrit? - C'est fait.

- Oui, oui. - Ca va, et vous ?

Salut, �a va ? - Salut, Philippe.

- JePierre ?

Vous allez bien ?

- Bonjour. - Tu rends hommage � Chistera ?

- Il y aurait un paquet de monde inscrit.

- Mais on veut t'entendre. Ca plairait � Chistera.

- Alors, Strasbourg, �a te pla�t?

- Strasbourg, oui. Mais j'ai fait les cantonales � Drulingen.

Fallait traduire les tracts en chleuh. L'horreur!

Dire "gegen der kapitalismus", des trucs comme �a !

- J'aurais pas voulu ta place.

- Tu m'�ton, Gaston !

Je suis rentr�e au CN pour services rendus.

Faudrait pas qu'on tra�ne !

- Oui. - Ou alors

on en boit un autre pour se donner du courage.

- Allez ! Mademoiselle.

Deux Nikka, s'il vous pla�t.

- Ca va ? T'as l'air un peu stress�.

- Un peu.

- Pourquoi ? Tu peux parler, tu crains rien.

M�me si t'as pas toujours �t� tr�s sympa.

- J'ai �t� nul, je sais.

J'�tais pas pr�t.

- On s'en fout, c'est loin. Allez ! Je t'�coute.

- Bon, OK !

Tu connais Marc Pisani ? - Du Nouvel Obs ?

- C'est un pote de Normale Sup. Je l'ai eu au t�l�phone.

C'est une histoire de dingue !

Merci.

Tu n'en parles pas. J'ai rien dit � Philippe.

S�re ? - Oui.

- La candidature de Dorendeu ne serait pas valable.

- Comment �a ?

- Elle n'a pas les 3 ans cons�cutifs.

- Merde ! - Personne n'a rien vu.

- Il en est s�r, ton journaliste ? - Non.

Il m'a appel� pour t�ter le terrain.

Je suis tomb� de ma chaise. Je n'ai aucun moyen de savoir.

Il faut acc�der au fichier Rosam.

- Je peux, moi.

Pas ici mais je peux appeler

quelqu'un � Colmar.

Elle regarde avec mes codes, elle l'a d�j� fait.

- Tu ferais �a ?

Ben, OK !

Super!

- L'unit�, c'�tait son totem,

son talisman, sa marque.

Oui, l'unit� !

Alain Chistera savait, comme nous et Jaur�s,

que sans elle, les socialistes sont condamn�s aux d�faites,

� l'impuissance.

- Bravo !

Applaudissements

- Il est bon ! - Tr�s bien.

- Bravo !

- Alain, mon ami.

Mon grand ami.

Tu dois aussi gagner ce combat-l�.

Reviens-nous vite ! On a besoin de toi.

- Rickwaert et ses mecs allongent la liste.

Il passe en dernier. - Rickwaert en dernier ?

Il la fera � la Chavez pour vider la salle.

Je veux qu'on vote.

- Non, il reste des inscrits. La vie du parti, c'est comme �a.

- Mais tout change ! - Pas tout, non.

- Tu m'imagines investie � 4h du mat par 3 personnes.

La presse, tu la vois demain ?

Une photo de moi d�vast�e par la fatigue !

Je veux qu'on vote. - Ca ne se fait pas !

- "Ca ne se fait pas !"

Il veut m'humilier. Ca se fait �a ?

- Ce parti a des statuts !

On ne raye pas des inscrits de la liste ainsi.

- On passe au vote !

- Z, Z, 45, E, D, J.

Pas B, mais D, J.

Oui, j'attends. Ca vient!

Non ! T'es s�re ?

Elle n'a pas les 3 ans !

Envoie-moi la fiche.

T'en parles � personne.

- Camarades, on vote !

Venez ! C'est maintenant.

Allez !

*- Vous �tes sur le r�pondeur de Cyril Balsan.

- C'est maintenant ! Venez !

- Il lui manque 3 mois.

- Mes chers camarades, je vous demande de vous installer.

Nous allons voter.

Je vous rappelle les modalit�s du vote :

avec son badge, � main lev�e.

Veuillez prendre place, s'il vous pla�t.

- S�ance suspendue !

- Absolument pas ! On suspend la s�ance apr�s le vote.

- Avant ! C'est de droit.

Sifflements dans la salle

- C'est pas possible, �a !

- Tu te prends pour qui?

- On se parle !

Hu�es dans la salle

- Tu me fais chier pour 3 mois de cotises sur 3 ans.

- Tu as tort de m�priser nos statuts.

Si tu y retournes et que tu es �lue,

demain, je d�pose un recours au tribunal

et y a plus d'�lection.

Le Pr�sident aurait d� �tre plus pr�voyant.

- Tu jouis, l� ?

- M�me pas ! - Tu te rends compte !

La presse, l'opposition. T'es dingue !

- Non ! J'aurais pu avertir la Terre.

Tu renonces et fin du probl�me.

Propose � Kalhenberg une direction coll�giale.

- Va te faire foutre !

D�poser un recours pour �a. Tu seras ha� de tous.

Mais tu le feras pas ! - On ne peut pas savoir. �coute !

Demande-toi plut�t ce que tu veux faire.

A quelle vie tu r�ves ?

�tre patronne de parti ? G�rer des apparatchiks, des buros,

des truands, des margoulins de congr�s ?

Tout �a pour plaire au chef? Brillante comme tu es !

- Putain !

�coutez, j'ai r�fl�chi. Mieux vaut laisser

*le poste � Chambolle.

- Vous avez r�fl�chi ? C'est quoi "r�fl�chir" pour vous ?

*C'est baisser les bras ? Vous d�filer ?

- Mais c'est contre-productif.

- Vous pensez �tre la seule concern�e ?

On me voit � travers vous.

*On va dire que je recule devant les magouilles de Rickwaert.

Un Pr�sident qui recule est la pire des choses.

- Je suis d�sol�e.

- Ca va, �a suffit, Am�lie !

Ca suffit les j�r�miades, c'est insupportable !

*Vous faites votre discours. Je m'occupe de Rickwaert. Merci.

- C'est compris, M. le Pr�sident.

- Le Pr�sident ne vous recevra pas.

- Qu'est-ce que je fous l� ?

- Discr�ditez Am�lie et on plante Clamex.

- Vous supprimeriez 2300 emplois ? - Oui.

On fait diminuer les aides de l'UE

et le plan de sauvetage tombe � l'eau.

- Vous connaissez les mecs de Clamex ?

Impossible de les recaser ! - Il y en a partout, des pauvres.

On red�ploie les fonds sur des sites en difficult�.

Pour le Pr�sident, la s�quence est belle.

La responsabilit� du fiasco va � l'Europe. Carton plein !

Sauf pour le d�put� de cette circonscription,

qui n'a pas su d�fendre le dossier Clamex.

Et on remet le couvercle pour l'investiture d'Am�lie.

Demain, votre pr�sence est obligatoire.

Le parti a besoin

d'une belle photo de famille.

Voil�.

- Il y a un probl�me ?

- T'avais raison. Je savais pour Arthur.

Papa, j'ai tellement honte. Pardon !

- On n'en parle plus, ma fille.

Tu veux manger ?

Un croissant? - Oui.

Musique : "Bella Ciao".

- Quelle ambiance !

- Ca fait 30 mn que Dorendeu doit monter sur sc�ne.

- Daniel? - Philippe.

- Ma fille, Salom�.

- Beau pr�nom ! Vous le portez bien.

- Merci. - Il y a un probl�me ?

- Il para�t qu'elle a peur,

peur de se faire huer. Rien � foutre !

Ils m'ont demand� d'�tre l� pour la photo de famille.

C'est pas mon probl�me ! Laugier l'a voulue, il se d�merde.

- Si ! Elle s'est enferm�e dans sa loge.

- Philippe, que veux-tu ? Philippe !

Philippe !

Ouvre, putain ! - C'est bon, Armand.

- Ca va ? Tu te sens mieux ?

- Moyen.

J'ai besoin que Kalhenberg soit avec moi.

- Je l'ai vu. C'est bon. T'inqui�te pas.

Il faut qu'on parle avant.

- De quoi tu veux parler ? De ton recours de merde ?

- J'ai dit �a pour l'ambiance. Je suis pas fou.

Tu vois ce que �a fait? - Quoi ?

- Quand Francis tape, �a fait mal!

Tu sais ce qu'on va faire ?

On va fumer une clope.

V�ro, �coute-moi ! Vous allez faire la salle,

je veux que ce soit le feu, d'accord ?

*- De quoi tu parles, l� ?

- Laugier l'a d�fonc�e. Les barons la d�testent.

Elle pourra pas r�ussir sans moi.

- Kalhenberg me suit?

- Tu y vas toute seule.

- Ca va pas. je Peux pas-

- Mais si ! A toi d'�crire ton histoire.

- J'ai rien � �crire !

C'est toi qui devrais �tre l� � couper des t�tes.

C'est le d�but le plus dur.

Tu te poses au pupitre, les lumi�res t'aveuglent.

Tu vois rien, m�me pas ton texte.

Mais tu t'en fous.

T'as pas besoin de voir ton texte.

T'as besoin de voir un visage, dans la salle, au 10e rang.

Tu le fixes. Tu le l�ches pas !

Tu parles qu'� lui. Tu oublies les cam�ras.

Tu regardes pas tes feuilles.

Tu fais �a, pendant que �a braille encore.

1 minute, le temps de t'habituer aux projecteurs.

L�, tu baisses la t�te et tu verras ton texte. Apr�s,

tu les embarques.

Tu t'excuses de rien, tu les m�prises tous.

Tu vas les scotcher. T'es la boss !

Avec ta t�te de m�chante !

Ta t�te � rien n�gocier du tout, je l'aime bien.

Je l'aime bien ta t�te. Pourtant, je t'aime pas.

Tu flippes ? T'inqui�te pas. Tu vas �tre �norme.

- Je sais pourquoi tu m'aides. - Ah bon ?

- Tu veux voir Solf�rino sombrer. Tu esp�res un cauchemar

pour Laugier et moi et un r�ve pour toi.

- Prouve-moi que j'ai tort.

Le public scande "Am�lie !".

Applaudissements

- Mes chers camarades !

Quelle aventure !

Quelle histoire, quel honneur!

Quelle confiance vous me faites.

Sous-titrage LIZARD C.S.E.

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