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Bienvenue dans La Semaine de la Semaine,
o� chaque semaine, une pi�ce est jou�e en direct
devant un public de Cornley et diffus�e � la nation.
Je suis Chris Bean, le r�alisateur.
La semaine derni�re, vous nous avez rejoints pour notre suite
non autoris�e de War Horse, intitul�e More Horse.
J'aimerais remercier tous ceux qui se sont plaints.
Les critiques propos�es �taient d'un son artistiquement violent.
Inutile de dire que je ne ferai plus jamais mon accent jama�cain.
Ce soir, c'est une histoire d'amour.
Les acteurs sont pr�ts. La sc�ne est pr�te.
Voici pour vous, Harper's Locket !
Bravo, Celeste !
On peut mesurer une fille en voyant comme elle tient un maillet.
On peut mesurer un homme au nombre de fois o� il insiste
pour mesurer les femmes.
Celeste, sois gentille avec ton fianc�. � vous, Edwin.
Je ne sais pas comment vous avez fait.
Il y a une temp�te. Je le sens dans les airs.
Celeste, le soleil brille et les moineaux sont en vol.
Comme c'est tranquille.
Les moineaux sont magnifiques.
J'aimerais qu'ils restent assez longtemps pour que je les peigne.
Allez. Allez.
Emily, et ton tableau ?
C'est presque fini, p�re.
J'ai h�te de voir �a.
O� est votre majordome avec la citronnade ? Je lui ai demand� il y a 10 minutes.
Si c'�tait mon homme, je...
- Si c'�tait mon homme, je l'aurais balanc�. - Vraiment, Edwin.
Je ne ferais jamais de mal � un membre de mon �quipe.
Je suis lasse de ce jeu.
Elle a peur que je gagne. C'est une l�che, hein, Edwin ?
Pardon.
C'est une l�che.
Mais cela devra changer quand nous serons mari�s.
- Papa, s'il te pla�t, on peut sortir ? - Pas avant d'avoir eu notre citronnade.
Voil� Smythe.
Merci, Smythe.
D�licieux.
Mme Hargreaves l'a faite ?
Toi ? Merveilleux. Serre-moi la main.
Non, en fait. Ouvre la cave � vin.
C'est ouvert. Vas-y. Quel homme bon.
- J'ai fait la citronnade ! - Merci.
- Allons-nous entrer ? - Mais on n'a pas vu le tableau d'Emily.
Oui, Emily. Montre-nous ton dernier chef-d'�uvre.
- Emily, c'est merveilleux. - C'est tr�s ressemblant.
Et tu as inclus une grenouille.
Oui. C'est tout ce que je sais peindre.
Quel talent. Rentrons.
Celeste ?
Cele... Allez !
- Celeste, tu ne viens pas ? - Je suis d�sol�e, p�re.
Celeste, tu as l'air distraite, cet apr�s-midi.
Ah oui ?
Que penses-tu d'Edwin ?
- C'est un gentleman. - Il est parfait.
Il a l'air de bien t'aimer. Vous serez tr�s heureux.
Lui, avec ma dot.
S'il te pla�t, Celeste. Je ne vivrai pas longtemps.
Je suis faible.
Cette vilaine maladie me serre les poumons chaque jour.
S'il te pla�t, papa, repose-toi.
Si tu repousses le baron, qui s'occupera de toi apr�s ma mort ?
- Moi-m�me. - Ne sois pas ridicule.
- Je veux me marier par amour. - Sois raisonnable, Celeste.
L'amour suivra naturellement.
S'il te pla�t, p�re.
Je t'en prie, p�re !
Il est temps de prendre une de tes pilules.
Merci.
Mon cher, noble papa. On se voit � l'int�rieur.
De simples plaisirs et des palais
Mais on peut errer
Qu'elle soit si humble
Rien ne vaut son chez-soi
� la maison, la maison
Doux, mon doux foyer
Rien ne vaut son chez-soi
Rien ne vaut son chez-soi
Emily, j'aimerais que tu joues plus souvent.
Merci, p�re.
M�re disait toujours que l'entra�nement rend parfait.
Doux chez moi
Rien ne vaut son chez-soi
Rien ne vaut son chez-soi
Emily, j'aimerais que tu joues plus souvent.
M�re disait toujours...
Doux, mon doux foyer
Rien ne vaut son chez-soi
Il n'y a pas de place comme...
Foyer
Magnifique !
Emily, j'aimerais que tu joues plus souvent.
M�re disait toujours...
- Arr�te de r�p�ter ! - Oui, j'aimerais arr�ter !
- Arr�tez de vous entra�ner ! - Tu dois arr�ter de t'entra�ner !
Emily.
J'aimerais que tu joues plus souvent.
Oui. M�re disait toujours que l'entra�nement rend parfait.
Pas dans ce cas-l�.
- O� est Celeste ? - Elle reste un peu dans le jardin.
Oui, il est presque 16 h.
Elle attend qu'Harper revienne.
- Harper ? - Notre gar�on d'�curie.
Celeste est obs�d�e par les chevaux.
Les chevaux...
Harper !
Bonjour, Harper.
Bonjour, Harper.
Bonjour, Mlle Fennick.
Bonjour, Treacle. Comment vas-tu ?
Hennissement.
Pourquoi ne pas d�ner avec nous, Harper ?
Les p�querettes ne se m�lent pas aux roses.
Harper, j'admire ta fa�on de voir le monde...
Si simple.
Si pure.
Si douce.
Je n'ai rien de sp�cial.
J'ai apport� de l'avoine pour ton ami. Mange, Treacle.
Elle avait faim.
Hennissement !
- Harper ? - Mlle Fennick ?
Rentre chez toi, Mlle Fennick. Tu ne veux pas rester sous la pluie.
Au revoir, Harper.
Viens, ma belle.
Clop-clip, clop-clip.
- Clip-clop. - On est tous les deux des chevaux ?
- Celeste. - Edwin.
Je pensais chaque mot.
- Arr�te. - Je dois t'avoir, Emily.
- Edwin, c'est fini. Tu �pouses ma s�ur. - Un mariage de convenance.
Mon p�re veut une dot, le tien un titre. Rien de plus.
Non, Edwin.
Edwin.
Tu dois �couter ce que je dis. Mais je ne veux pas te faire de mal.
Pardon.
Mais p�re est malade et s'il apprenait pour toi et moi, je...
Il ne supportait pas le choc.
Alors, ne romps pas avec moi. Si tu le fais, je dirai tout � ton p�re.
- Je ne comprends pas. - Embrasse-moi.
Non, Edwin !
Emily ! Emily, reviens !
Emily ! Emily !
Emily !
Gar�on d'�curie.
- Gar�on d'�curie ! - Monsieur.
- Vous n'avez rien vu, n'est-ce pas ? - Rien du tout.
Quel charmant animal.
C'est un beau m�daillon.
- Il appartenait � ma m�re. - Bien s�r.
J'ignorais que vous pouviez vous le permettre.
Je peux vous aider.
Prenez �a.
Non !
Prenez �a.
Non !
Prenez �a.
Non !
Prenez �a. Ne le prenez pas.
Non, je ne peux pas.
Non, non.
J'insiste.
Non. J'insiste.
- Je le prends ? - Non !
Tu es un cheval ! Tu n'as rien � acheter.
Des pommes.
- Un cheval n'ach�te pas de pommes ! - S'il pouvait.
La Ferme ! Prends �a !
Voil� un type bien.
Viens, ma belle.
Hennissement !
Clop, Clop, Clop...
Smythe ?
Monsieur ?
- Allez chercher M. Fennick. - Monsieur.
Je ne veux pas qu'un gar�on d'�curie me co�te ma dot.
Edwin ?
- M. Fennick, puis-je vous parler en priv� ? - Bien s�r. Sors, Smythe.
Oui, monsieur.
C'est malheureux.
J'ai laiss� mon portefeuille sur la table,
et � mon retour, de l'argent manquait.
- Seigneur ! - Et je d�teste le dire.
Mais j'ai vu Harper partir � mon arriv�e.
Harper ? Un voleur ?
Dieu merci, Smythe ne vous a pas entendu le dire.
- C'est comme un p�re pour ce gar�on. - Comme je l'ai dit, c'est malheureux.
Je vais le chercher. Smythe, viens ici, veux-tu ?
- Monsieur ? - Smythe !
- Va chercher Harper aux �curies. - Bien s�r.
Je dois lui parler. D�sol� pour tout �a, Edw...
Je suis vraiment d�sol�, Edwin.
Non, pas du tout. Ce n'est pas votre faute.
C'est tr�s gentil � vous.
- M. Fennick, vous vouliez me voir ? - Te voil�, Harper !
- Smythe, attends � l'int�rieur. - Comme vous voudrez.
Je pr�f�re que tu n'entendes pas �a. Maintenant, vide tes...
- Vide tes poches, Harper. - Pardon, monsieur ?
- Ne fais pas l'idiot. - �a veut dire quoi ?
- Tu as pris l'argent du baron. - Pas du tout !
Comment expliques-tu ce chewing-gum ?
Comment expliques-tu ce chewing-gum ?
�a n'a pas encore �t� invent� !
Mais comment expliquer cette poign�e de petits sachets de lait ?
Tu ne dois pas les prendre � la cantine !
Mais comment expliquer ceci...
Le script de Dr Frog ?
"Entrez Dr Frog. Regardez ces rapports m�dicaux. Incroyables."
C'est toi qui as �crit �a ? Incroyable !
- Merci. - O� est l'argent ?
Oui.
Pas ton argent contemporain ! L'argent dans la pi�ce !
Comment expliques-tu ce billet ?
- M. Graves a insist� pour que je le prenne. - Je n'ai rien fait de tel, sale voleur !
Que se passe-t-il ?
�a me peine de faire �a, Harper, mais tu es relev� de ton poste.
- Harper, c'est affreux. - Oui.
Tiens.
Prends mon m�daillon en gage de mon amour.
Quand tout le monde dormira, retrouve-moi ici,
et comme les hirondelles allant vers des climats plus chauds,
nous volerons et commencerons une nouvelle vie.
Oh, Harper !
Pars.
Hue !
� ce soir, mon amour.
Hennissement !
Hennissement !
- C'est l'heure de prendre ta pilule. - Je suppose.
- Tu te sens mieux, p�re ? - Beaucoup mieux.
Ling-a-ling-a-ling...
Le d�ner est servi.
Merci, Mme Hargreaves.
Merci, Smythe.
J'avais raison.
Une temp�te approche.
Viens, papa, tu dois prendre ta place � la t�te de la table.
J'adore cette place.
Quel plaisir de d�ner avec sa famille et bient�t belle-famille.
Pourquoi as-tu l'air si triste ?
Je pensais � ce pauvre Harper. La pluie tombe vraiment maintenant.
Oui. Je n'aimerais pas �tre dehors.
Il le m�rite.
Les meilleurs l�gumes du chef.
�a a l'air bon, non ?
Et la sauce.
�a a l'air d�licieux.
Je vais chercher le vin.
Pardon !
Pour cette occasion, j'ai plus de larmes que je ne l'avais pr�vu !
Pour l'instant, on doit porter un toast
� Celeste, une Fennick et bient�t une nouvelle Graves.
- De l'eau, M. Fennick ? - Non, merci ! J'en ai plein !
Merci, Bernard, de m'accueillir dans votre famille.
Merci pour l'accueil que vous me montrez.
Et, bien s�r, Celeste, mon amour...
J'ai h�te de partager le reste de ma vie avec toi.
Maintenant, levez vos verres � ma fille, Celeste.
Mais ce ne serait pas bien de porter un toast � ma fille sans porter un toast � mon fils.
Buvons aussi au baron Edwin Graves. Si ce n'est pas une chose, c'en est une autre !
Au baron Edwin Graves, le nouveau membre de la famille !
De la famille.
- C'est r�par� ! - Merci !
Sant�.
Pardon !
- Quel beau sentiment, p�re. - Ma ch�rie, quel m�daillon �tonnant.
O� l'avez-vous eu ?
Je ne sais pas. Je l'ai depuis des ann�es.
- Vraiment ? - C'�tait � M�re...
- Le m�daillon de ta m�re �tait en argent. - Tu te trompes, p�re.
- Comment est la nourriture ? - Un peu sec.
- Papa, attends. Nous devons dire le b�n�dicit�. - Bien s�r.
Cher Seigneur. B�nissez cette nourriture et nous � votre service.
Prot�gez-nous du mal et gardez-nous dans votre royaume. All�luia !
All�luia !
Merveilleux. On va s'y mettre.
Emily, tu me passes le plat ?
Celeste, ne t'avachis pas.
Go�te la sauce � la canneberge.
Oui, P�re.
- Je suis tr�s heureuse d'�tre ici avec vous tous ! - Et tout est d�licieux !
O� est Smythe ?
- Smythe ! - Smythe !
- Smythe ! - Smythe !
Foyer
Rien ne vaut son chez-soi
La pluie s'est arr�t�e.
Emily, ma ch�re, quand allons-nous te voir te marier ?
Je n'ai pas l'intention de me marier de sit�t.
Si jeune pour renoncer aux hommes.
En effet, p�re.
Mon exp�rience m'a appris � les trouver...
assez bestiaux.
P�re.
Tu veux bien couper la croupe ?
Permettez-moi de l'assaisonner.
- Et je v�rifierai qu'il est cuit. - Non ! Arr�te !
On va...
On va dire que c'est bien m�me si on ne mangera pas �a.
Je suis d'accord avec toi, Emily.
Il y a des hommes qui sont � peine des hommes et tout sauf gentils.
Je ne supporterai pas �a une autre minute !
Assis � l'int�rieur, tout doux et chaleureux, et pendant tout ce temps, tu nous mens !
- Je ne comprends pas ! - Ne fais pas l'idiote.
Tu portes le m�daillon d'Harper.
Votre fille veut s'enfuir avec un gar�on d'�curie ordinaire.
- Est-ce vrai, Celeste ? - Oui, p�re. Je l'aime.
- Et je l'aime. - C'est trop pour mes poumons fragiles !
- N'avez-vous aucune honte ? - Tu peux parler ! Il est temps d'avouer.
- Emily, non ! - Edwin et moi avons une liaison.
Mon c�ur !
Peux-tu me pardonner, Celeste ?
Mon amour, c'est l'heure.
Nous devons quitter cette maison cruelle.
Vous n'irez nulle part sans votre cheval.
Action !
On aurait pu faire moins.
Treacle !
Non !
Edwin, comment avez-vous pu ?
Maintenant que le cheval est mort, il est temps de mettre fin � ses souffrances.
Celeste, non !
Edwin !
- Celeste ? - Celeste, ne meurs pas.
Celeste savait qu'une temp�te terrible arrivait.
On �tait si heureux il y a quelques heures.
� jouer au croquet sans se soucier du monde.
Une grenouille �tait l�.
- Celeste, tu es vivante ! - Comment ?
Le m�daillon d'Harper !
Dieu merci.
- Et Treacle ? - Treacle.
Treacle. Elle est en vie.
Elle va bien !
Treacle, non !
Non ! Treacle !
Hennissement.
P�re, je suis d�sol�e de t'avoir caus� tant de douleur.
Ma ch�rie, je voulais juste que tu sois heureuse.
Si Harper te rend heureuse, alors tu as ma b�n�diction.
Pauvre ou prince, il fera partie de notre famille.
Merci, monsieur.
Non, non.
O� est Smythe ? Smythe, tu dois entendre �a !
Monsieur, je...
En effet.
Emily, �a va ?
Bien s�r.
Edwin �tait un homme affreux qui a profit� de ma na�vet�.
Pardon.
Je suis d�sol�e de vous avoir inflig� cet affreux homme.
Eh bien, je dirais, bon d�barras.
Regardez, les nuages s'�clairent. La temp�te est pass�e.
Harper ?
Tu veux te joindre � nous ?
Merci, monsieur.
J'ai l'impression qu'un poids m'a �t� retir� des poumons.
Emily, tu pourrais peut-�tre encore jouer cette chanson pour nous.
Bien s�r, p�re.
Doux, mon doux foyer
Rien ne vaut son chez-soi
Rien ne vaut son chez-soi
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