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Bienvenue � la Pi�ce de la Semaine.
Chaque semaine, une pi�ce est jou�e
devant le public, ici � Cornley, et diffus�e dans tout le pays.
Je suis Chris Bean, le metteur en sc�ne.
Ce soir, vous allez assister � quelque chose d'effrayant.
L'ann�e derni�re, � Halloween, les adaptations donnaient la chair de poule,
mais malheureusement, � cause de fautes de frappe dans nos publicit�s,
nous avons pr�sent� une production d�cevante
de Massage � la Tron�onneuse...
dans laquelle un homme masqu� se d�cha�ne pour masser les gens du quartier.
Tout aussi d�cevante, notre production de Freddy : Les Chemises de la Nuit.
Ce soir sera diff�rent.
Un point, cependant, les r�p�tions se sont bien pass�es,
mais on a peut-�tre pr�vu un poil court pour le cr�neau horaire.
Mais ne vous inqui�tez pas, nous rattraperons les minutes manquantes
par un ajout subtil d'adjectifs.
Les acteurs sont pr�ts.
La sc�ne aussi.
Je vous pr�sente : Le G�te.
Quelle �trange, effrayante grande et spacieuse maison bleue !
Alice ! Viens t'abriter, s'il te pla�t !
Cet endroit est incroyable.
Il n'est pas tr�s chaleureux.
Alors...
Et si tout cela vous appartenait ?
Maison familiale de cat�gorie deux, construite en 1726.
Chaque recoin a �t� parfaitement r�nov� en 1931.
Accessoires d'�poque, agencements et installations...
Presque tout est d'�poque, alors faites attention s'il vous pla�t.
Pas mal du tout.
- Combien de chambres ? - Trois.
Une belle salle d'eau, spacieuse, �l�gante, confortable, agr�able, pour vous,
une chambre accueillante, jolie, lumineuse et s�curisante pour Alice,
et une autre chambre, petite, douillette, compacte, �troite et charmante.
Parfaite pour le petit qui arrive.
C'est tr�s int�ressant.
Croyez-moi, vous ne voulez pas laisser passer cette opportunit�.
Je suis convaincu.
David, il est juste bon vendeur.
Voulez-vous voir la cuisine ?
�tes-vous s�r que la maison est s�curis�e ? Ces vieilles poutres sont bancales.
Bien s�r qu'elle est s�curis�e.
Elle a �t� construite � une �poque o� on b�tissait pour que �a dure.
Voyez la cuisine enti�rement �quip�e.
Elle est charmante.
Les carreaux sont beaux.
- Voulez-vous un th� ? - Oui, merci.
Merci beaucoup.
Retournons au salon.
Nous y sommes.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Bon sang, oui.
Ne pr�tez pas attention � cela. C'est � M. Fortenoy.
�a ne sera plus l� quand vous emm�nagerez.
- Maintenant ? - Non, attendez le signal.
Maman, regarde ce que j'ai !
Alice ! Que t'ai-je dit sur le fait de sortir sans adulte ?
Je jouais avec l'autre petite fille.
- Quelle autre petite fille ? - Dehors.
- Il n'y a personne. - Si, et elle m'a donn� �a.
Comme c'est �trange, bizarre, curieux et �nigmatique.
O� as-tu trouv� �a ?
Elle l'a trouv�e dans le grand jardin, spacieux, fleuri et verdoyant,
qui entoure cette inhabituelle, bizarre, grande, spacieuse maison bleue.
Non, maman. Il y avait une fille.
Alice, quel �ge as-tu ?
Sept ans.
C'est ta corde � sauter ?
Montre � Tony ce que tu sais faire.
Sais-tu faire des figures ?
Voudrais-tu voir ta chambre ?
- Je peux ? - N'oublie pas ta poup�e.
C'est bizarre, elle est partie.
- Elle ne doit pas �tre bien loin. - Viens, Alice, faisons la course.
C'est le d�luge.
Qu'en penses-tu ?
Je ne sais pas David.
Quelque chose m'effraie dans cette maison,
et elle est anormalement bon march�.
C'est parce qu'elle est excentr�e.
Les plombs ont saut�.
Les plombs ont saut�.
C'est juste un fusible.
Cette maison est bon march� car elle est vieille, et que rien ne marche.
Bonsoir.
D�sol�, je ne voulais pas vous faire peur.
Pas du tout.
Je suis Albert Fortenoy.
- Le vendeur ? - Malheureusement, oui.
Malheureusement ?
J'aimerais ne pas vendre.
Ma ch�re �pouse, Vera, est d�c�d�e il y a 30 ans.
�a fait 30 ans aujourd'hui.
Je ne peux plus entretenir la maison.
J'en suis d�sol�e.
C'est une belle maison.
Merci. J'y ai v�cu toute ma vie.
Je m'y sens bien.
Elle est � la famille depuis sa construction.
De g�n�ration en...
De g�n�ration en...
De g�n�ration.
De g�n�ration.
De g�n�ration.
De g�n�ration en g�n�ration.
Imaginez ce que raconterez ces murs s'ils pouvaient parler.
D'ailleurs, je crois qu'ils le font parfois,
je les entends murmurer.
Par� pour le signal sonore sept.
Merci de nous recevoir.
Je pense qu'on a tout vu. On va partir.
Alice !
Ne vous pressez pas pour moi.
Il est tard. Et un orage arrive !
Signal sonore sept !
Voil�.
On devrait vraiment y aller. On a de la route.
Je vais chercher la voiture.
Parlons d'une offre, avant que vous partiez.
C'est �trange.
- Quoi ? - La voiture ne d�marre pas.
C'est embarrassant.
On va appeler quelqu'un.
Nous ne trouverons jamais de m�canicien tout de suite, mon cher.
- Partez ! - Non ! Pas maintenant !
Elle a dit "tout de suite, mon cerf".
Attendez le signal !
Que fait-on ?
Vous allez devoir passer la nuit ici.
Nous ne voulons pas nous imposer.
Aucun probl�me.
Avec ce temps, vous �tes oblig�s de rester au g�te.
Il a raison. Vous ne pouvez pas rentrer � pied.
- C'est tr�s aimable de votre part. - C'est un plaisir.
- Il y a de la place. - Merci.
La petite peut rester dans le chaleureux, beau, agr�able et lumineux bureau.
Servez-vous dans la cuisine, et il y a des vieux pyjamas
dans le placard.
Faites comme chez vous.
Mais faites attention, le G�te Fortenoy a quelques bizarreries
que vous allez d�couvrir bien assez t�t.
Mais n'en avons-nous pas tous ?
Dormez bien.
- Elle dort ? - Comme une lumi�re qui s'�teint.
Pas la peine ?
Quelle absurdit�, cette petite fille dans le miroir !
Elle a de l'imagination.
Ce sera bien quand elle aura un petit fr�re pour jouer avec.
Bref, elle dort profond�ment.
- J'ai mis les draps. - Merci d'avoir pris les r�nes.
- Partez ! - Non ! Que faites-vous ?
Elle a dit "les rennes".
Elle a dit "merci d'avoir pris les r�nes."
- Partez ! - Non ! Taisez-vous !
Je ferai un signal visuel.
Je n'aime pas du tout ce M. Fortenoy. Il me file les jetons.
Il est juste un peu excentrique.
Imagine �tre seul dans cette maison, tout ce temps.
Il est temps de dormir.
On dirait qu'on va coucher avec Tony.
C'est l'heure de dormir.
Il dort profond�ment.
Donne-lui une couverture.
Bon, d'accord.
David, regarde.
Un article de 1937.
Il y en a une douzaine.
Quatre juin 1948, la fille de Vica a disparu. On pense qu'elle est morte.
Sa poup�e ressemble � celle qu'Alice a trouv�e.
Chaque page est rang�e � sa place,
d�taillant toutes les disparitions jusqu'� nos jours.
Pourquoi garderait-il tout �a ?
Il doit y avoir une bonne raison.
Je savais que cet homme �tait �trange. Que fait-il l�-haut ?
Je pense qu'il aimerait dormir, et c'est aussi mon cas.
J'ai un mauvais pressentiment depuis que nous sommes l�.
- Reviens ! - David, je le vois.
- Que faites-vous ? - Sortez.
On est en train de filmer.
David ! Il fait quelque chose d'�trange.
On dirait un rituel.
Nous n'avons pas � juger ses croyances religieuses.
Il n'y a pas de quoi s'inqui�ter.
Oui... Tu dois avoir raison.
C'est vraiment le d�luge dehors.
R�jouis-toi d'�tre � l'int�rieur.
Chris, donne-moi la couverture.
Ce n'est que moi...
Ce n'est que moi. Que faites-vous debout ?
J'ai entendu un bruit bizarre.
C'est s�rement une chauve-souris.
Elles volent dans la pi�ce, la nuit.
Avec cette lumi�re, vous me rappelez un peu Vera.
Nous voulions un enfant.
Quand arrive-t-il ?
D'un moment � l'autre.
Je donnerais tout pour revoir ma Vera.
Pour qu'elle soit en s�curit�, au g�te.
Je la reverrais peut-�tre. Voil�...
le g�te !
Je la reverrais peut-�tre
un jour.
Qu'�tait-ce ?
�a venait du chaleureux, charmant, accueillant et lumineux bureau.
David, r�veille-toi !
Elle n'est pas l�.
- Partez ! - Non, que faites-vous ?
Vous vous �tes touch� le nez.
J'�tais en train de jouer.
C'�tait tr�s convaincant.
- Il faut fouiller la maison. - O� est-elle ?
- Qu'avez-vous fait de notre fille ? - Rien.
Ne tirons pas de conclusions h�tives
Maman, pourquoi tout le monde crie ?
Oh Alice, Dieu merci ! Viens voir maman ma ch�rie !
Tu es avec maman. Tout va bien.
- O� �tais-tu ? - Je parlais � la petite fille.
Alice, arr�te de raconter n'importe quoi. Il n'y a pas de fille.
Si. C'est la fille du vicaire, elle m'a dit que Tony avait besoin d'aide.
Je suis d�sol�, il est mort.
Alice, va dans ta chambre.
Tu y seras en s�curit�.
Cet homme n'allait pas bien.
Il prenait des m�dicaments depuis notre arriv�e.
Donnons-lui un peu de dignit�.
Retournons au lit.
On appellera la police... Retournons au lit
- et on appellera la police demain. - De quoi parlez-vous ?
On ne peut pas attendre demain. Arr�te.
On ne peut pas attendre demain. Il faut appeler maintenant.
La police.
J'aimerais signaler un mort.
Est-ce qu'ils viendront, avec un tel orage ?
Nous pensons � une overdose.
L'adresse est le G�te Fortnoy, � quelques kilom�tres...
�a a coup�.
- Vous avez coup� la ligne. - Oui.
On ne peut plus rien pour Tony.
Comment pouvez-vous �tre aussi insensible ? Un homme est mort.
- Mon Dieu, il a disparu. - Vera l'a pris.
C'est pour �a que vous avez coup�...
Que vous avez coup�...
C'est pour �a que vous avez coup�...
C'est pour �a que vous avez coup� la ligne.
Vous avez sabot� notre voiture.
Tony ne pouvait pas partir vivant d'ici.
Personne ne peut d'ailleurs.
- La vie de ma Vera en d�pend. - De quoi parlez-vous ?
Rien ne peut m'emp�cher de revoir mon �pouse,
et quand suffisamment de sang aura coul�, Vera reviendra.
Pan !
Il n'y en a plus pour longtemps, mon amour !
Nous serons bient�t r�unis !
Emma, attache-le � la chaise ! Je le tiens !
Vous ne me tenez pas !
- Si ! - Non.
Vous devez me laisser faire.
Si vous voulez me tenir, vous devez me tenir. Allez.
Arr�tez. Asseyez-vous.
Vous �tes faible, Chris.
D�sol�, j'en ai trop fait.
Il m'a eu.
Partez !
Non ! Vous, vous partez !
Taisez-vous.
Je vais bien.
Maman !
La fille du vicaire dit que la femme �nerv�e arrive.
Nous devons partir.
Toute la maison le crie.
Dennis, venez !
Venez !
- Non ! Partez ! - D'accord, d�sol�.
- Non ! Venez ! - Venez !
- Non ! Dites : "Partez" ! - Dites partez !
- Ne dites pas : "Dites partez", juste : "Partez". - Ah oui, pardon.
- Non ! Revenez ! - Revenez !
- Non ! Partez ! - Bien.
- Dennis, revenez ! - Dennis, revenez !
- Laissez tomber ! - Laissez tomber !
- Partez, imb�cile ! - Partez, imb�cile !
- Partez ! - Partez !
- Voil�. - Oui ! On a assur�.
Alice, s'il te pla�t. Il n'y a pas de dame �nerv�e.
Mais si, voyons.
Elle est juste l� !
Elle est partie.
Elle a disparu.
Vous allez mourir !
La pluie s'est transform�e en gr�le !
Papa !
Attendez-vous � d'autres "cavadres".
On doit s'en aller d'ici !
C'est ferm�.
C'est ferm�.
On ne peut pas sortir du g�te.
- Maman, j'ai peur. - Vite, par l�.
On peut se cacher dans la cuisine !
Vite. Ferme la porte.
Passe-moi ce couteau.
Entrez dans le placard.
Ne faites pas un bruit.
O� �tes-vous ?
�tes-vous sous la table ?
�tes-vous dans le garde-manger ?
Alors, vous devez �tre ici...
Vous n'aurez jamais ma famille, Fortenoy !
Ne le tue pas.
Il ne doit pas y avoir d'autre mort.
Tu as raison.
Je sens que je me transforme. Vera fusionne avec moi !
Ma Vera !
Albert, c'est toi mon amour ?
Oui, ma douce ! Encore une vie et tu pourras rena�tre.
Voici ton nouveau corps.
Vous en faites trop, Chris.
Ne me fais pas de mal, maman !
- Ta maman est partie. - Ta maman est morte... a disparu.
- Mon amour est mort, - Mon amour est mort,
- et je vais avoir ma vengeance. - et je vais pouvoir me venger.
Ma vengeance. Allez.
� l'aide !
Ne paniquez pas. Je suis l�.
Je suis... Je suis l�.
Oui, je vais la tuer.
� l'aide ! J'ai vraiment besoin d'aide !
Oui. Attendez une minute.
Je n'ai plus d'autre choix.
Je vais la tuer.
Je la tue.
Dans trois... deux...
un et demi... et...
Je l'ai poignard�e. C'est fini.
Vous �tes en s�curit�.
Prenez ma main.
Sortons de cet endroit sordide.
Tout ira bien maintenant.
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