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Gus Delario... l'homme invisible, ce gus.
C'est un de ces types
qu'on a l'impression de tr�s bien conna�tre
alors qu'au fond, on ne les conna�t pas vraiment, tu vois ?
Et, manifestement...
tu connais son parcours professionnel, avec tous ses films � succ�s.
Tous les acteurs d'Hollywood
voulaient un r�le, dans un film produit par Gus Delario.
J'ai fait des sales trucs dans ma vie.
Ouais. Et parfois...
le pire, c'est que parfois...
je ne le regrette pas du tout.
Je me dis, bah ouais, j'�tais odieuse.
J'avais envie d'�tre odieuse, et je l'ai �t�.
Point final.
�coutez, j'ai besoin de juger sur l'apparence,
� cause de mon travail,
alors, je ne pense pas que ce soit mal
de porter des jugements.
Je crois que c'est comme �a qu'on avance dans la vie.
Il faut savoir �valuer les choses...
et les gens vous �valuent, constamment.
C'est la vie, c'est dommage, mais c'est comme �a.
Je crois que m�me si j'avais �t� pay� une somme d'argent...
inimaginable...
m�me si j'avais conclu un contrat mirifique,
elle aurait pens� que j'�tais rest� trop passif.
Et, je crois que,
cette id�e qu'elle avait de moi, � ce propos...
�tait fig�e avant m�me que je ne vende le sc�nario.
Je pense que son opinion n'avait rien � voir avec mon sc�nario.
C'est effrayant, c'est monstrueux.
C'est abominable de ne pas �prouver de sentiments.
Alors, j'en ai parl� � Carl, on en a discut�...
et on est finalement arriv�s
au personnage le plus monstrueux
de toute l'Histoire,
Hitler lui-m�me.
Oui, ils essaient toujours de m'arranger des rencontres, Lee et Carl.
Ils ne m'ont jamais pr�sent� � quelqu'un
mais ils m'expliquent toujours comment avoir un rendez-vous.
Ils essaient de me caser en ce moment,
avec un de leurs amis, un producteur, qui s'appelle Gus.
On verra... je ne pense pas que...
je puisse int�resser un producteur, je sais pas.
- Catherine ? - Nicholas.
Oui.
- Comment �a va ? - Bien, et vous ?
Tr�s bien, merci. Merci d'avoir accept� cet entretien.
- Je vous en prie. - Est-ce qu'on peut commencer ?
Donc, je joue l'associ� de ce type.
Vous �tes au m�me niveau ?
Non, je suis son larbin.
Si c'est ce que vous vouliez entendre.
C'est ce que vous vouliez �crire ?
C'est ce que vous voulez que j'�crive ?
Non ! Non, vous pouvez marquer "acolyte".
C'est parfait.
Ce qu'il y a, c'est que j'ai fait beaucoup de t�l�vision,
lui, il est reconnu comme une grande star.
Je ne pense pas pour autant �tre moins talentueux.
Donc, non, je n'ai pas de probl�mes avec �a.
Si je fais le saut vers le grand �cran,
je m'attends � devoir travailler.
Est-ce que c'est logique ?
La plupart des acteurs noirs
ne pensent-ils pas devoir travailler pour �a ?
On dirait que ce n'est pas le cas des blancs.
- Nom de Dieu ! - �a se passe pas comme �a ?
Apr�s deux petits films,
les cachets de 20 millions, les couvertures de magazines...
OK, c'est l�-dessus que vous voulez �crire ?
On peut faire �a.
Croyez-moi, j'ai beaucoup d'id�es sur le sujet.
Nom de Dieu !
Carl, j'en suis arriv�e � un point...
o� ce mariage doit s'arr�ter.
Je te l'�cris parce que je ne pourrai pas supporter
une autre confrontation, � ce sujet.
Je suis � court d'id�es, et j'ai envie de changement.
Quand je reviendrai ce soir, on pourra discuter..
des d�tails de la s�paration.
S'il te pla�t, ne m'appelle pas. Je suis d�sol�e.
"5 cambriolages en 2 semaines dans une librairie pornographique".
Ils disent que c'est une femme.
Doux J�sus !
T'as fait des mauvais r�ves, cette nuit ?
Non.
Moi, si.
J'ai fait un r�ve �trange.
J'ai r�v� de mon boulot,
tous les jours, je devais y aller,
faire le commentaire d'un documentaire sur la vie d'un gars,
et je rentrais pour d�ner,
et j'allais me coucher, et puis je recommen�ais le lendemain.
C'est comme si je ne produisais aucun effet sur personne.
Bon, y a quoi de pr�vu pour aujourd'hui ?
Encore plus d'effusions de sang.
Mon Dieu, comment tu fais ?
N'oublie pas de pr�parer les brownies,
pour Gus ce soir, d'accord ?
D'accord.
Salut !
Aucune des personnes que je connais
n'a eu de relation durable
avec une personne venue d'Internet.
Mais, leurs histoires � court terme ont �t� plut�t excitantes.
Je ne sais pas ce que je ferai quand je la rencontrerai.
Elle croit que j'ai 22 ans, et c'est faux.
Je ne suis pas peintre, m�me si j'aimerais bien peindre.
Alors, il peut se passer n'importe quoi.
L'imagination peut nous emporter n'importe o�.
Je trouve �a vraiment, vraiment excitant.
C'est un endroit o� je peux mentir.
J'aime bien rencontrer des hommes par ordinateur...
sur Internet, dans les forums de discussions.
Je suis souvent d��ue par les gens,
mais pas tellement par ces gens-l�.
Je suis vraiment li�e avec quelqu'un,
il est artiste-peintre.
et... �a, alors...
dans 5 ans, �a me plairait de vivre avec lui.
Je lui ai dit que j'�tais masseuse-kin�sith�rapeute...
et je n'ai pas menti.
J'ai un peu menti sur mon �ge,
juste un peu, parce qu'il est si jeune.
Alors, j'ai baiss� de quelques ann�es, � cause de �a.
Elle a dit : "Non, mon ch�ri, tu t'ennuies ?".
"Mais, pourquoi tu nous fais �a ?"
C'est ce genre de choses...
qui a fait que j'ai tout compris d'un coup.
Voil�.
Oh, d�sol�e.
Vous les transcrivez vous-m�me ?
Non, quelqu'un, au bureau.
Comme un stagiaire ?
Un homme ou une femme ?
� votre avis ?
Un homme.
Ouais, alors, qu'est-ce que c'est ?
Et ne me dites pas que vous n'allez pas me le dire.
Un homme.
Vous voulez savoir s'il est h�t�ro ?
Oh, non, je sais qu'il est h�t�ro.
Oh, merde.
Oui �a va, j'arrive, j'arrive.
Une seconde, une seconde...
Pousse-toi Django, allez, allez... pousse-toi
Salut Franck !
Je vais te dire... je vais te dire � quoi �a ressemble.
Bon, d'accord, je travaille pour un magazine,
et ce magazine est g�nial, vraiment tr�s, tr�s bon.
Il se maintient � un niveau tr�s �lev�.
Les gars sont capables de bien bosser.
Mais, je pense que celui qui les dirige
n'est tout simplement pas tr�s fut�.
Bien s�r, tout �a doit rester entre nous...
mais je crois qu'il n'est pas tr�s intelligent
et que ses impulsions sont toujours erron�es.
Je crois, � vrai dire, que c'est un emmerdeur.
Oui, c'est vrai, �a m'arrive de m'�nerver quand je conduis.
�a m'arrive de m'�nerver.
Je ne me mets pas � insulter les gens...
mais des fois, �a me fait chier de conduire.
Parce ce que, les gens, des fois, vous savez...
ils roulent dans des bagnoles tellement ridicules.
Des bagnoles qui ne leur conviennent pas du tout.
J'aime pas vraiment mon boulot.
J'ai souvent pens� � faire autre chose.
Mais, j'aime l'argent.
Non... m�me �a, je ne l'aime pas tant que �a.
Je pourrais trouver un meilleur boulot.
Lee est ambitieuse, intelligente, belle en plus,
et elle a toujours eu ces qualit�s...
elle a toujours bien r�ussi.
Peut-�tre qu'elle ma�trise parfaitement sa vie.
Salut.
Caf�, Herr Director ?
Comment tu vas ?
On a r�p�t� seulement 10 jours, c'est � chier,
et, je sais � quel point �a �t� dur pour toi.
- Alors, si je peux... - Non... �coute...
Je sais o� tu veux en venir, mon vieux.
Avant tout, je voudrais m'excuser,
je suis conscient d'avoir d�lir�,
mais �a, c'est ma m�thode, j'ai besoin de �a pour avancer.
J'ai des remords pour ce que j'ai dit,
� ton ami... Il est juif,
et j'ai �t� trop loin avec cette histoire de four.
Mais tu peux me croire,
je travaillais mon expression de la col�re,
j'avais vraiment atteint un nouveau palier.
Tout � fait.
Mais... j'�tais tellement ennuy�.
Tu sais, Carl et moi, on a �crit �a pour toi.
Tu es notre Hitler, n'oublie jamais �a... d'accord ?
C'est tr�s important pour moi.
C'est votre vision du texte, � toi et Carl,
mais, c'est marrant, je parlais de �a � Tom... Sizemore.
Et, il m'a dit que la seule fa�on d'apprendre � jouer... c'est de jouer.
Mais je sais que tu es inquiet,
parce que je ne connais pas le texte
mais crois-moi, le grand jour...
c'est � dire... ce soir.
- Je suis s�r que ce sera fantastique. - Tu seras parfait.
Je voulais m'assurer que �a allait.
T'inqui�te, �a va.
OK, � plus tard.
Tu peux m'apporter un caf� noir ?
- Bien, entendu. - Merci.
Ben, non, il n'�tait pas mari�...
ce gars avec qui je sortais...
ce Tom, que je voyais l'an dernier, � cette �poque.
Il a dit, quand on a rompu,
qu'il allait se remettre avec son ex...
je ne sais pas si c'est vrai ou pas.
On m'a dit que c'�tait pas vrai, mais...
c'est ce qu'il a dit � l'�poque.
- Salut ! - Comment tu vas ?
- �a va tr�s bien, et toi ? - Super, super.
C'est marrant.
Ouais, le hasard fait bien les choses.
Bien, heu... passe une bonne journ�e. � plus tard.
Je l'aime bien, Carl.
Vous avez d�j� suivi une th�rapie ?
Qui ?
Non, je ne comprends pas ce truc-l�.
Je ne comprends pas, c'est comme si,
on se revendait son �me � soi-m�me.
� quoi �a sert ?
Je n'avais jamais vu �a sous cet angle.
Vous avez un app�tit qui sort vraiment de l'ordinaire.
J'ai faim.
Ne me dites pas...
- Vous ne mangez pas ? - Bien s�r que si.
C'est juste que je n'aime pas les repas en avion.
Pourquoi ? On est en premi�re classe.
Tout est pr�par� ici, sur place.
O� est le probl�me ?
J'attendrai qu'on serve les cookies.
Votre p�re �tait-il d�prav� � ce point ?
Avec du lait.
A-t-il tu� des gens ?
Il a tu� en eux toute passion...
Il a menac� leur identit� ?
On pourrait dire �a.
Et avec vous ?
Il...
Non, non, j'ai rien dit, d�sol�.
- Non. - Parfait !
Non, rien de ce genre, il m'adorait, en r�alit�.
"Adorait" ?
Personne ne m'a jamais ador�.
Tu peux �tre pay� par une soci�t�, pour coucher avec un mec.
Je veux dire, en jouant dans un film pour adultes.
Mais, si un gars te paye $500...
pour coucher avec lui, c'est ill�gal.
Tu vois, t'es dans le cin�ma porno.
Pourquoi t'es dans le porno ? Deux raisons possibles.
Soit, tu as besoin de fric, ou alors, t'es une exhibitionniste.
Pourquoi tu penses que c'est de l'exhibitionnisme ?
Le porno...
�coute, c'est une tr�s bonne question.
Je pense que �a va bien plus loin que de se donner en repr�sentation.
Tu ne peux pas faire semblant de faire l'amour � quelqu'un...
quand tu es effectivement en train de lui faire l'amour.
Je pense qu'il est plus facile...
de se dire que ces gens-l� prennent leur pied.
Ou peut-�tre qu'ils veulent que toi, tu prennes ton pied !
Pourquoi t'as tant besoin d'y r�fl�chir ?
C'est fait pour t'exciter, rien de profond l�-dedans.
Je peux faire semblant.
D�sol�, je pensais que �a ne te d�rangeait pas d'en parler.
Carl, je ne peux plus avoir de telles conversations.
Tu ne peux plus ?
J'ai rencontr� quelqu'un.
Ce n'est plus tr�s appropri�, maintenant.
- Ouais, je comprends. - D�sol�e.
Ne sois pas d�sol�e, tu as fait preuve d'un grand respect...
en te montrant franche avec moi, au lieu de prendre des airs bizarres,
de ne pas oser m'en parler, merci.
C'est juste que, j'aime bien savoir � quoi m'en tenir,
sinon, je serai un enfoir�.
Tout va bien ?
Ouais.
J'�tais juste en train de r�fl�chir au reste de ma journ�e.
Jerry m'a convoqu� dans son bureau.
- Vraiment ? - Oui !
Il n'a jamais pu me blairer, d�s le premier jour.
Je ne peux strictement rien y faire...
Tu va t'en tirer, j'en suis s�re.
Vous �tes au courant des r�cents licenciements ?
Et bien, oui.
Nous op�rons quelques changements, nous r�organisons nos priorit�s...
nous mettons de l'ordre l� o� il faut, ce genre de choses.
Vous �tes fumeur, Brian ?
Je participe � l'occasion.
- Vous �tes fumeur ? - Non, mais je fume.
Vous vous �tes d�j� fait prendre conduisant sous influence ?
Sous l'influence de quoi ?
"Conduite sous influence"... vous connaissez l'expression ?
Oui.
- N'est-ce-pas ? - Oui.
Non, je veux dire...
Vous votez d�mocrate ou r�publicain ?
Ni l'un, ni l'autre, les deux... je vote pour le meilleur candidat.
- Et quels sont vos crit�res ? - Heu...
- Vous le savez � la seconde ? - Oui.
Je vois.
Oh, je t'en prie, mon petit chat...
tu sais bien qu'on en a d�j� parl�,
rien n'a chang�,
depuis la derni�re fois, que nous avons eu cette discussion.
Je suis trop engag� dans mon travail
pour poursuivre une liaison s�rieuse, en ce moment.
Tu sais, je rapporte du boulot � la maison, je suis distrait,
je ne fais que nager dans mon petit moi, tu comprends ?
Et toi, tu m�rites mieux que �a, crois-moi.
Je ne pourrais que te faire souffrir.
Rappelle-toi comment je t'ai laiss� jouer avec mes bijoux de famille.
G�nial, ouais ! On s'�treignait, s'embrassait, tout �tait bien.
Maintenant, c'est bon ma ch�rie, allez, d�gage, casse-toi, casse-toi.
Je t'appellerai.
Si son t�l�phone ne sonne pas, ce sera sans doute moi.
C'est cet enfoir� de Goebbels, il croit que c'est un jouet.
"Parti chez le coiffeur".
Quel trou du cul.
Je sais pas pourquoi, j'ai commenc� �a.
Simplement qu'avec ces types,
je veux pas qu'ils sachent qui je suis.
Je donne tout le temps le nom "Ann"... tout le temps.
Parce que "Ann", �a fait moins...
c'est moins envahissant.
C'est moins... plus anonyme, voil�.
Plus invisible, si pour eux, je suis Ann...
ils ne savent pas vraiment qui est dans le chambre avec eux.
Et en fait, comme �a, �a me rassure.
Nicholas, je commencerai le plus simplement du monde
Je vous aime.
Je vous ai toujours aim�,
et je vous aimerai toujours.
D�s l'instant o� je vous ai rencontr�,
j'ai �prouv� pour vous, un amour irr�sistible.
Quand nous sommes s�par�s, je ne pense qu'� vous,
et je suis impatiente
de me retrouver, dans la m�me pi�ce que vous.
En attendant.
J'ai �t� longtemps absent.
�a va ?
- H�, Mike ! - Ouais ?
- Je peux te poser une question ? - Ouais.
- C'est vachement indiscret. - Vas-y.
Ce sont tes vrais cheveux ?
Absolument.
Je pense � m'en faire implanter.
Ne fais jamais �a.
- Pourquoi ? - T'aurais une t�te de poup�e.
Je m'en fous, je veux plus de cheveux.
C�t� capillaire, je sais pas pourquoi, mais je suis angoiss�, tu vois ?
�a m'angoisse vraiment.
Je vois des sans-abri, avec une tignasse �norme,
Et je me dit... "putain de merde" !
Je vois Kirk Douglas et... "putain de merde" !
Et �a contrarie Lee ?
Elle dit que non.
Enfin, c'est pas tout � fait �a.
Elle ne dit rien du tout, et je prends �a pour un "non".
On reste assis dans la m�me pi�ce, on vit dans la m�me maison,
mais en fait,
- "ET" - Quoi ?
Essaye de changer "MAIS" par "ET" et regarde ce qui se passe.
On vit dans la m�me maison, et...
Maintenant, c'est bon !
Oui, la r�ponse est oui.
- Combien de fois ? - Heu...
Une fois par semaine, une fois par mois, par an ?
- Ces questions sont assez indiscr�tes. - J'y reviendrai.
Mon Dieu !
Vous croyez en lui ?
Et bien, pas en un type barbu...
Il faut r�pondre par "oui" ou "non", David.
Alors, oui.
�coutez, je suis d�sol�, je croyais...
Je vais �tre franche avec vous, OK ?
D'accord.
En trois ans, vous n'avez impressionn� personne dans cette agence.
On va vous notifier votre licenciement, par courrier.
- Je le guetterai. - Tr�s bien.
Vous avez une petite amie ?
- Quoi ? - Vous vivez avec quelqu'un ?
Est-ce que vous... qu'est-ce que vous faites ? C'est quoi ce truc ?
Mettez cette chaise contre la porte.
- Madame Bright ? - Oui ?
C'est une plaisanterie ? Parce que...
C'est un test d'aptitude un peu sp�cial.
Je vous aime bien, David. Je vais vous le faire comprendre tout de suite.
- C'est bon. - C'est bon ?
Ouais.
Sur une seule jambe, en �quilibre.
Vous...vous �tes un sacr� num�ro, vous le savez �a ?
- Comme �a ? - Ouais !
- Bien. - Parfait.
Maintenant, citez-moi les noms de tous les pays d'Afrique.
Vous avez une minute.
- Avec ce type rencontr� sur Internet... - Tu te lances l�-dedans maintenant ?
Il veut que je le rejoigne � Tucson,
pour le week-end. Il est tout jeune.
� Tucson ?
- Go�te-moi �a. - C'est sucr� ?
- Non, sans sucre. Pourquoi Tucson ? - Il vit dans la r�gion.
Il vit dans le d�sert ?
Mais on logera dans un Holiday Inn.
Il m'intrigue ce gar�on.
- � Tucson ? - C'est d�licieux, ces trucs-l�.
Je sais, c'est aromatis� au jus de fruits.
Je pourrais manger tout le plateau.
J'ai achet� des nouveaux sous-v�tements.
- Tu as vu une photo ? - Non.
Moi, le c�t� Holiday Inn, je trouve �a assez triste.
- Pourquoi c'est triste ? - Parce que Tucson !
Et alors ? Il en conna�t un tr�s bien.
Tu t'es bien pr�par�e pour l'�v�nement.
On l'a planifi� tous les deux.
- Comme un mariage. - Ouais... en quelque sorte.
Ok, je pense que c'�tait bon.
Mais vous devriez vraiment pas me regarder dans les yeux.
Attends, attends !
Ce jeu permet de mettre en valeur...
Arr�te de leur donner des indications, je suis l� pour �a !
Une seconde, laisse-moi r�gler �a, d'accord ?
Vous voyez, quand on joue cette premi�re sc�ne, o� je fais de la musculation.
Vous deux, il faut porter un suspensoir.
Qu'est ce qu'il raconte... arr�te, arr�te.
H�, devine qui n'est pas le centre du monde ?
C'est toi. D'accord ?
Tu veux peut-�tre descendre me regarder.
Donne-moi ta veste...
Je peux te parler une seconde ?
- Je donne tout ce que j'ai, bordel ! - D'accord, je sais.
Je donne tout ce que j'ai et je suis foutrement contrari�.
Parce que la semaine derni�re,
tu m'as dit de jouer comme Danny Kaye...
et ce matin tu arrives pour me dire :
"H�, si tu jouais comme Alan Alda".
Je joue comme qui, alors ?
Je crois que tu as la t�te ailleurs,
tu a tap� sur ton portable de merde comme un vrai cam� � envoyer des mails,
� cette gonzesse de Tucson.
Je vais te dire : c'est de l'art.
Moi, j'ai largu� ma copine, le jour o� on a commenc� � r�p�ter.
- Tu n'es pas l�, mec. - Mais si !
Tu n'es pas l�, d'accord ?
Je commence � me demander, si Carl et toi savez de quoi vous parlez.
Laisse-moi te dire :
Peter Ustinov a dit : "Jouer est difficile,
"mais il est plus difficile d'�crire une mauvaise pi�ce
"que de donner un mauvais spectacle".
Tu sais quoi ? Tu sais quoi ?
�a vous amuse de me regarder me tortiller d'embarras ?
De quoi parlez-vous ?
- Catherine... - De quoi parlez-vous ?
- La lettre. - Quelle lettre ?
Euh... la lettre.
- Vous permettez ? - Mais oui.
Vous �tes en plein d�lire.
�a sort de l'ordinaire.
Vraiment ?
C'est une blague, non ?
Je veux dire, c'est cool. Vous pouvez me le dire.
Je ne pense pas que c'est une blague, non.
C'est pas vous qui l'avez �crite ?
C'est votre fantasme, de penser que je l'ai �crite ?
Oh non, ne jouez pas � �a.
Je ne sais pas quoi vous dire.
D'accord, voici le march�.
Vous n'�crivez rien sur tout ceci.
- Je ne peux pas ? - Non, ce ne serait pas juste.
- Il y a des fous dans cet avion. - J'ai compris des choses sur vous.
Moi aussi j'ai compris des choses sur vous, OK ?
Regardez-moi !
- Regardez-moi ! - Oh, non !
Dites-moi, vous avez �crit cette lettre ?
Tout va bien.
Vous voyez...
Je refuse de jouer � ce petit jeu avec vous.
Moi, je ne pense m�me pas � vous, regardez...
Vous oubliez un morceau.
Bon, Tracy... c'est bien votre pr�nom ?
Oui.
Et vous connaissez votre nom d'actrice porno ?
Vous savez ce que c'est ?
- Non. - D'accord.
Votre nom d'actrice porno, votre 2nd pr�nom
et le nom de la premi�re rue, o� vous avez grandi.
D'accord.
Donc, mon nom d'acteur porno, c'est... Andrew Highland.
Tr�s mauvais, c'est pas vraiment sexy.
Donc, pour vous Tracy...
J'ai pas de second pr�nom.
Bien, vous pouvez aussi...
vous pouvez aussi utiliser le nom de votre premier animal de compagnie.
On avait pas le droit d'avoir d'animaux.
C�te d'Ivoire, S�n�gal, Sierra Leone...
Bien.
Ghana, Mali.
Vous avez subi derni�rement un test de d�pistage du sida ?
Non... si, Maroc, Mozambique, Angola.
Bien, bravo.
- Cameroun. - Restez dans le secteur.
- Congo. - Mon Dieu, vous �tes remarquable.
Gabon, Angola.
- Continuez vers l'est. - Kenya, Somalie.
- Mon Dieu ! - �thiopie.
Termin�. Vous �tes tr�s impressionnante.
Je ne crois pas que vous ayez le droit de faire �a.
Bien s�r, que j'ai le droit.
Descendez de l�.
Rejoins-moi simplement dans le hall de l'h�tel.
Tu ne le regretteras pas, je suis s�re que tu vas adorer.
Je ne peux pas aller comme �a � une r�ception.
Mets la robe verte, elle te va tr�s bien.
Elle est trop serr�e, elle ne me va plus,
- en plus elle a des taches. - T'as toujours une excuse.
C'est pas une excuse Lee, c'est une raison, il y a une diff�rence.
On d�jeune toujours ensemble ?
Parce que, j'ai un cadeau d'anniversaire pour toi.
Mais, c'est demain.
Je sais le jour de ton anniversaire, d'accord ?
Je ne suis pas l� demain.
H�, Linda...
All� ?
Je t'entends mal l�, rappelle-moi.
All� ? Si tu ne m'entends plus, rappelle-moi.
Rappelle-moi.
Merde.
Ouais, je pense encore beaucoup � lui.
C'est dur, c'est moi qui ai trouv� son corps dans la cave.
Et ensuite, j'ai trouv� Lee
qui �tait dehors ou ailleurs dans la maison.
Je me rappelle avoir hurl�... et qu'elle est r�apparu.
Et, comme il n'y avait personne d'autre � la maison...
elle a couru jusque chez les voisins...
et moi, je suis rest�e avec lui.
Et puis, les voisins sont arriv�s et...
et soudain, maman �tait l� et...
ils avaient retrouv� ma m�re et... voil�.
C'est assez surprenant, en fait,
de voir quelqu'un qu'on conna�t,
comme son p�re, dans cet �tat-l�...
Alors oui, c'�tait surprenant...
mais, en fait, je crois que r�trospectivement, il...
il a d� avoir une vie malheureuse...
la plupart du temps.
Mon ami Gus dit que les braves gens, les gens normaux,
sont toujours fascin�s par les histoires de gangsters,
parce que eux, ces gars-l�,
peuvent dire : "Nous n'allons pas suivre une quelconque loi tacite...
"qui veut qu'on ne vous pille pas quand vous ne regardez pas.
"Nous n'avons pas conclu d'accord disant qu'on ne profitera pas de vous".
Et ces personnes sont en minorit�, heureusement,
sinon, ce serait le chaos.
Mais on adore les regarder, parce que...
c'est se balader du c�t� obscur,
sans qu'il n'y ait aucun risque r�el de corruption,
�a reste purement fictif...
On sera toujours attir�s par �a.
Des fois, on ne peut pas en d�tourner les yeux,
pourtant, on devrait.
- Salut Carl, comment �a va ? - Comment allez-vous ?
- Vous tenez la forme ? - Oui, merci.
C'est �tonnant que vous m'ayez appel� aujourd'hui,
car, j'ai... j'avais besoin de vous voir.
J'ai une id�e d'article, qui pourrait faire la couverture.
Vous avez de la salive autour de la bouche.
Quelle heure est-il ?
Oh, je sens que j'ai envie de vomir.
Vous �tes dispos�e � parler de ceci ?
Oh, Nicholas.
�coutez, je pense que vous �tes un tr�s grand acteur,
et que je vais sans doute �crire un tr�s bon article sur vous.
Mais vous �tes vraiment casse-pieds avec cette histoire de lettre.
Non, vous �tes casse-pieds.
Tr�s bien.
Vous voyez, je pense que �a vaut la peine d'en parler sinc�rement.
Bien, Carl, je discuterai de ce que vous voulez.
Parce que, � chaque fois que vous venez me voir,
chaque fois que j'ai demand� � vous voir,
ou que vous �tes venu me voir avec une id�e,
sur une couverture, un article de fond,
ou quoi que ce soit,
�a a toujours �t� pertinent, �a a �t�...
c'est important pour moi d'entendre vos id�es, vous comprenez ?
Merci, merci.
J'ai une question.
C'est pour �a que je vous ai fait venir.
Ouais, d�sol�.
J'ai une question
et je ne vous cache pas qu'il m'importe d'avoir votre r�ponse.
La question est...
quand vous allez au r�frig�rateur, chez vous...
que vous ouvrez la porte, et que vous voyez une bouteille de bi�re...
est-ce que vous prenez cette bi�re...
pour la verser dans un verre avant de la boire...
ou vous la buvez directement � la bouteille ?
Je... je la bois dans un verre.
Vous voyez ?
C'est �a le probl�me.
Vous voyez, je veux que ce magazine se boive � la bouteille.
Pour parler franchement ? Putain de merde, Alex...
D'accord, je vais te parler franchement.
J'ai besoin de ce r�le.
D'accord, d'accord.
Je suppose qu'on a fait des progr�s...
depuis les gamins noirs cirant les pompes des blancs.
"Va chercher, p'tit boy".
"Quoi ? Appelez-moi M. Tibbs..."
comme disait Sidney Poitier.
Certains diront que les temps ont chang�.
Parce que maintenant, les noirs sont aussi dans le coup.
Des h�ros de films. C'est comme �a en Am�rique... Wesley.
Sauvez le monde, soyez gentil.
Oui, �a baigne dans l'huile, Will.
Va de la loi du ghetto, au chemin de la dignit�.
Montre-leur le pognon, Cuba.
Qu'ils aient des acteurs comme Chris Tucker,
ou que l'esclave soit un gars du talent de Denzel,
mais attendez, m�me lui ne re�oit pas vraiment de l'amour,
pas plus que Sydney avant lui, pas plus que les autres, apr�s lui.
Embrasser et danser, avec fougue et passion,
c'est pas dans le sc�nario de la production.
Peut-on voir monsieur Washington
embrasser bri�vement une Pretty Woman
dans une "affaire p�lican" qui roule ?
M�me lui, peut-il �tre un h�ros romantique d'aujourd'hui ?
Regardez, du p'tit boy � Sydney � Denzel et � moi.
Mes fr�res ne re�oivent ni ne d�livrent jamais d'amour.
Je ne veux pas me plaindre, mais mon docteur dit que je souffre...
du syndrome du manque d'amour.
Peut-�tre que c'est une conspiration, mais les gens ont-ils toujours peur...
de la sexualit� de l'homme noir � ce point-l� ?
Une crainte qui pourrait dispara�tre rien qu'en nous voyant aimer.
Pas avec notre race, mais avec notre c�ur,
et un fr�re a-t-il droit � un peu d'amour ?
Maintenant �a, Catherine...
c'est une question pour les pages des sc�narios,
�crits par des gens qui ne me ressemblent pas,
mais qui veulent me voir courir et sauter et tirer...
mais s'en foutent de me voir embrasser une femme, avec ma couleur de peau,
et qui m'abattraient, si j'en embrassais une de leur couleur.
Qui �tes-vous ?
Qui �tes-vous ? Qui sommes-nous ?
Nous sommes des humains, nous aussi.
Et, nous aimons aimer.
Un fr�re n'a-t-il pas droit � un peu d'amour ?
Voil� ce que c'est d'avoir la peau...
couleur chocolat, quand on est acteur � Hollywood, aujourd'hui.
Je ne veux pas que tu croies que j'ai oubli�.
Rembourse-moi quand tu auras tout.
- J'ai la moiti� maintenant, donc... - Garde-la.
C'est moi que �a g�ne.
- Bonjour. - Suivez-moi, par ici.
- Merci. - Merci.
Vous prendrez quoi ?
De l'�vian, de la San Pellegrino ?
- Merci. - Je vous en prie.
Tu pars toujours en week-end, avec ce type rencontr� sur Internet ?
Ouais, j'ai pas annul�...
je veux faire des rencontres, j'y vais.
T'auras besoin d'argent pour �a ?
Tu veux que je voie des hommes, ben voil�.
Tu peux en rencontrer ici aussi.
Je ne peux pas venir ce soir, vraiment pas.
Sur Internet, t'appelles �a une rencontre ?
C'est une forme de contact ?
Tu voles sur quelle compagnie ?
Southwest Airlines.
- Southwest ? - Ouais.
C'est une bonne compagnie.
Southwest, un homme plus jeune,
nouveaux sous-v�tements, Tucson.
O� tu veux en venir ?
T'es d�j� all�e� l'Holiday Inn ?
Non, et toi ?
C'est ce qui me contrarie.
- Lee, c'est lui qui paye le s�jour. - C'est encore pire.
- Il fait quoi dans la vie ? - Artiste.
- Un acteur ? - Un peintre.
� Tucson ?
Oui, il dit que le d�sert l'inspire.
- Me fais pas rire. - Qu'est-ce que t'as, aujourd'hui ?
S�rieusement, qu'est-ce que t'as l�, maintenant ?
C'est vendredi, la fin de la semaine. Un bon jour le vendredi, Lee.
T'as un comportement insens�.
Je crois que je vais prendre des courgettes.
Mais il y a des limites � ne pas d�passer, mon vieux !
Ce que je fais en dehors du th��tre �a me regarde, compris ?
Je me fous de ce qu'on pense.
Et c'est mon affaire de monter une pi�ce,
et l�, j'ai trois heures pour trouver une nouvelle Eva Braun.
Oh, tu sais quoi ? On l'emmerde.
Et, voil� pourquoi. N�1 :
Toute personne offens�e parce que je bois du sang,
est quelqu'un qui n'en boit jamais.
N�2 : Toute personne qui boit autant de sang que moi,
sait que �a ne produit aucun effet.
N�3 :
Il n'y a aucun lien scientifique �tabli
entre boire un verre de sang par jour
et �tre un acteur hors du commun.
Et N�4 : il est impossible de prouver le N�3.
Est-ce que le mot Massa�...
t'�voque quelque chose ?
Oui, Herzog a fait un documentaire sur eux.
Les gardiens du feu, les guerriers de l'Afrique.
Ils buvaient du sang.
Le nutritionniste Lalanne en buvait.
Sa femme refusait de l'embrasser.
Bon alors, tes conneries...
Je me fous de ce que tu fais dehors,
j'en ai rien � cirer, tu peux bouffer le cul d'un loup crev�,
�a m'est compl�tement �gal.
Mais garde-le pour toi, d'accord ?
Garde-le pour toi.
C'est � hurler de rire qu'elle se soit barr�e.
Je sais ce que c'est la com�die.
Je ne comprends pas.
Je ne comprends pas ce qui ne va pas.
C'est marrant, les anniversaires.
Tr�s bien, voil�, j'imite maman, quand j'ai eu 4 ans,
quand elle m'a pr�sent� � tout le monde.
"Et voici Lee, qui a d�truit mon corps, n'est-ce pas, ma ch�rie ?"
- Tiens. - Merci.
Je ne serai pas l�, alors joyeux anniversaire.
Oh, il est plus petit que celui que tu m'as offert l'an dernier,
pour mon 40�me anniversaire.
Lee, t'en fais tout un monde de ces 40 ans.
Tu n'as pas id�e de ce que c'est.
J'aurai 40 ans un jour, moi aussi.
Je t'ai offert quoi l'an dernier ? Je sais plus.
Tu sais, cette... cette chose, ce...
- Oh, t'as d�test� ? - Non.
Enfin, sinc�rement, j'aurais pr�f�r�...
une simple carte, un truc comme �a.
Ok, d'accord...
C'�tait un cadeau bizarre pour ta s�ur qui est mari�e, pour ses 40 ans.
Tu sais ce que Gus m'a offert l'an dernier ?
L'�dition originale de "La Sant� de l'Art", de Bernard Shaw.
T'en as retir� quelque chose ?
- De quoi ? - Du cadeau que je t'ai offert ?
Tu te fiches de moi ?
Non, est-ce que c'est oui ou non ?
Mais, pour mes 40 ans ?
Moi, j'en ai un, alors...
Je m'en suis servi une seule fois.
Tr�s bien, d'accord. Et il s'est pass� quoi ?
Je suis rest�e coinc�e dans le fauteuil.
Tu l'as fait sur un fauteuil ?
Ben, oui, c'�tait marqu� sur la bo�te.
Il y a toutes sortes de mani�res. Mais jamais...
jamais dans un fauteuil.
Bon...
Savoir offrir, tu sais, c'est un art...
tu devrais avoir la personne � l'esprit.
D'accord, je suis navr�e, je pensais que �a te plairait.
Bah, oui... il faut donner aux gens...
ce dont eux-m�mes ont envie...
quelque chose de personnel.
Comment tu veux que ce soit plus personnel ?
Mais, toi et ce gars... comment il s'appelait d�j� ?
- Tom. - Tom !
Oui. Vous �tes rest�s assis aux 2 bouts de la table...
en vous regardant avec des yeux ronds.
Vous n'avez adress� la parole � personne.
Oh, mon Dieu... Lee, excuse-moi...
j'ai �t� amoureuse pendant une br�ve p�riode de ma vie.
Juste une seule fois...
juste la semaine de ton anniversaire.
- C'�tait il y a un an. - Tu comprends pas.
Putain !
Tu sais quoi ? Un cadeau est un cadeau,
ne reviens pas dessus.
Du moins pas devant moi, � voix haute et une ann�e apr�s.
Putain.
Tr�s bien, maintenant, je sais.
- Que pour toi, �a avait un sens. - Quoi ?
Toute cette histoire, il y a avait une pens�e r�elle dans ton geste.
Tu vois, c'est pour ta petite monnaie.
Alors, il me fait l'injection...
et je deviens invisible.
Je peux faire tout ce que je veux,
parce que je suis invisible.
Qu'est-ce que je fais ? Je vais voir un de mes coll�gues, Carl,
et je lui fais signer des aveux...
en lui mettant un couteau sous la gorge.
C'est bizarre, Carl est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'affection.
Il est brillant,
compl�tement incompris par son patron.
Et, � vrai dire, je ne suis pas surprise qu'il ait �t� dans mon r�ve,
pas du tout, parce que je pense souvent � lui.
Je crois, que je suis en r�alit�...
Faites venir Nicholas, on est pr�ts.
- C'est marrant, un de ces gar�ons... - Vous savez quoi ?
Je vous dirai tout � l'heure, ce que je pense de tout �a, je dois y aller.
Entendu, je vous attends ici... je vous �coute.
Salut, Pitty.
Salut vieux, comment �a va ?
Bon, exactement la m�me chose. Vous partez de l�-bas...
J'ai fini par comprendre...
il faut un travelling, pas un plan fixe.
Alors, la cam�ra en mouvement,
on devra r�gler la mise au point.
- On fera sans doute plusieurs prises. - D'accord.
Mais, foncez au milieu des figurants,
n'essayez pas de fignoler.
Pr�viens-les qu'on passera.
Je leur dirai, je leur dirai.
Rendez-vous 139, premi�re...
Et action figurants... action !
D�gagez ! D�gagez !
Bougez !
Oh, on arrive trop tard.
On dirait.
Retour � la case d�part.
C'est ce qu'il pense.
Et pas toi ?
Ma grosse bite pense bien autrement.
Am�ne-toi.
Il parlait de boire une bi�re,
et la minute d'apr�s, j'�tais au ch�mage.
Comment �a peut arriver �a ?
Il a dit que je prenais les...
bizarreries de ma personnalit�, pour des crit�res objectifs.
Putain de merde !
Tu peux pas imaginer tout ce que je viens de perdre.
C'est beaucoup plus que ce boulot. Je pourrais m�me tout perdre.
Comme une onde de choc, c'est comme une onde de choc,
genre : "Au fait, vous �tes vir�".
"Au fait, ma ch�rie... � propos... "
"c'est vrai que tu ne me trouves pas g�nial".
"Tu sais quoi ? Au boulot, c'est pareil. "
H� ! Je ne suis s�rement pas g�nial, c'est �a !
Bah, voil� je l'ai !
Je peux �crire : "Je ne suis pas g�nial".
Je peux l'�crire cent fois sur un tableau noir.
Je peux toujours enseigner, j'ai �t� prof.
J'aime enseigner.
Rendez-vous 139, 49�me, c'est parti !
Allez, on y va ! H� ! Les figurants ! Action !
D�gagez !
- Laissez-nous passer ! - D�gagez !
- D�gagez ! - Laissez passer !
On arrive trop tard.
On dirait.
Retour � la case d�part.
C'est ce qu'il pense.
Et pas toi ?
Je sais d'autres trucs.
Am�ne-toi.
- Coupez ! - Ok, elle est bonne.
Elle �tait bonne.
Tr�s bonne.
D�jeuner ?
Ouais, faites reculer le mat�riel.
David, David... t'as encore besoin de moi ?
Non, non... va d�jeuner, reviens tout � l'heure.
- Tr�s bien jou�. - Merci, Brad.
Refuseriez-vous un r�le si vous pensiez
qu'il ne plairait pas � la communaut� noire ?
Il y a un type dans mon quartier...
presque en face de chez moi...
qui s'habille comme...
il s'habille comme un vampire, 24h/24.
Je ne sais pas s'il a un boulot, ce qu'il fait...
mais je sais qu'il s'habille comme un vampire.
Comme Dracula, jour et nuit.
On y va ?
�coutez, je vois ce type au supermarch�,
qui ach�te de la laitue, habill� en Dracula,
alors, je me dis...
que c'est un acteur, non ? �a ne peut �tre que �a.
Faites des recherches.
En fait, la r�ponse � votre question est :
si j'avais besoin d'argent, je ne refuserais en aucun cas.
Absolument... et j'en suis fier ?
Non, mais je l'accepte...
parce qu'un fr�re doit manger.
- Ok... il a dit "coupez" ? - J'en sais rien.
Qu'est ce qui se passe ?
- Est-ce quelqu'un pourrait... - Ils ont dit "coupez" ?
On peut nous tenir au courant ?
Bonnie, Bonnie...
Fran, �coute... h� !
Quand on la refera,
- il faudrait une plus forte attraction. - C'est � dire ? C'�tait pas mal, non ?
On n'entend rien � l'int�rieur, vraiment rien.
Je ne sens pas de courant sexuel entre nous.
Non, mais rappelle-toi...
tu dois rester vague, comme �a
pour la 2�me lettre, dans l'a�roport.
D'accord... oh ! D'accord.
D'accord ?
De la fa�on dont �a prend forme...
Danny a t�l�phon� ?
- Oui, oui. - G�nial.
D'accord, si tu restes d�jeuner, on pourrait en discuter.
Non, j'ai une course � faire... La prochaine fois, peut-�tre...
D'accord.
- On trouvera une solution. - OK.
Je pense que c'�tait bien !
Non, non, c'est le seul film.
Pour Fran, c'est son seul film.
S'il vous pla�t, vous pouvez tenir la porte ?
- Bien s�r. - Merci.
De rien.
Excusez-moi.
Le film ? Ah, oui le film...
c'est Artie et moi qui l'avons �crit.
On a commenc� � �crire ensemble, vraiment �crire, il y a un an.
Puis, comme j'avais des id�es sur le papier
et comme Artie est un assez bon dramaturge...
on s'est dit que peut-�tre, d'une part...
ma propre connaissance d'Hollywood et d'autre part...
son aptitude � �crire...
formerait une bonne association.
Et c'est comme �a qu'est n�e l'id�e du projet...
qui est maintenant "Rendez-vous", le film.
Il ressemble � un film d'espionnage, dans sa mani�re de raconter...
les rencontres romantiques.
Il y a ce gar�on, jou� par Calvin...
excusez-moi... c'est...
et cette femme.
De toute mani�re, le sc�nario est bien ficel�.
Je pense que la distribution est g�niale.
Ouais, d�sol�... d�sol�, c'est bizarre.
Je suis vraiment tr�s heureux de toute l'entreprise...
bien que j'�mette quelques r�serves sur certains acteurs.
� propos de Calvin en fait, je ne sais pas...
c'est vrai que d'autres
sont plus enthousiastes � son sujet que moi, mais...
ce qui ne veut pas dire que je le d�sapprouve dans le film... non, non.
C'est une tr�s bonne chose, et je suis s�r qu'il est excellent.
Mais, je ne sais pas pourquoi ils sont tous impressionn�s par Calvin.
On s'imagine un r�le d'une certaine fa�on...
et quelquefois c'est... j'ai pas tout le temps raison, d'ailleurs.
Bon, vous savez, ma femme le trouve g�nial.
Je meurs de faim.
- Voil� le rem�de. - Je vais m'�vanouir.
Ok... thon, sans c�leri.
Sans c�leri et sans...
- Oignons. - C'est �a.
Heu... �coutez...
Vous savez, la question dont on parlait ?
J'arrive pas � garder...
enfin, je veux dire...
- Allez-y, allez-y. - Ok, ok.
�a me met mal � l'aise d'aborder cette aspect de votre vie.
Je refuse de leur parler.
Bien, moi non plus, je ne veux pas.
Je ne veux m�me pas parler avec le gars avec qui je sors.
Je vois, c'est bien. Je ne sors plus avec personne.
Avoir un rendez-vous, ce n'est pas sortir.
Vous savez, quand une personne vous invite � d�ner...
vous lui devez un coup de fil, c'est mon avis.
Le d�ner... c'est l� o� j'ai merd�.
�a aurait pu �tre un d�jeuner, l�, c'est pas la m�me chose.
Je les trouve tous sympas, moi.
Ils ne font pas l'effet de ces cadres sup�rieurs, vulgaires
qui veulent � tout prix sortir avec des actrices
et se balader avec une bouteille d'eau, comme c'est la mode.
C'est vraiment d�gueulasse.
Je ne peux pas manger �a, c'est pas une salade.
C'est comme ma prof de maths sur du pain.
- Je suis vraiment sur le point de... - Je sais, je sais.
de m'�vanouir pour de vrai.
On sait tous comment vous �tes en cas d'hypoglyc�mie.
Tout va bien, je reviens.
D'accord.
Merci.
- Je vous en prie. - J'ai besoin aussi d'un rince-doigts.
- �a marche. - Mes doigts sont pleins de thon.
- Je ne veux pas qu'ils sentent le thon. - Non, faut pas.
- Vous �tes un ange, merci. - De rien.
Et aussi des post-it !
Tu vois, je savais qu'un truc n'allait pas.
Mais, je ne savais pas que c'�tait �a.
J'ai fait ce r�ve ce matin.
Lee.
Il faut que je te parle de quelque chose.
- Lee... - Non.
Alors, pourquoi t'as voulu continuer ?
Quoi ? Une minute... c'est toi qui est venue, et qui m'a parl�.
Et tout �a a commenc�, � cause de toi.
Tu veux dire que tu n'�tais pas attir� par moi ?
Gus m'avait dit de me m�fier de toi.
Gus m'avait dit de me m�fier de toi !
J'aurai 41 ans demain, Calvin !
L'�ge, o� je peux avoir une attaque, au milieu de la nuit.
Si tu crois que je ne vais pas aller voir Gus...
bon, j'ai une r�union, va baiser quelqu'un d'autre.
- Salut. - Salut.
- T'es encore l� ? - Ouais, j'�tais en haut...
je faisais les magasins pour mon ami Gus.
- Oh ! - Ouais.
- Tu vas bien ? - Ouais, tout baigne.
C'est juste que j'ai eu quelques cas assez tristes aujourd'hui, donc je...
- Je suis d�sol�e. - Je suis un peu �motive.
Tu lui as achet� quoi ?
- � qui ? - T'as achet� quoi � Gus ?
Il n'y en avait plus.
Tu cherchais quoi ?
- T'es s�re que... ? - C'�tait une chose...
qu'il a... qu'il a... heu...
c'�tait... qu'il n'avait... tu sais, il a 40 ans aujourd'hui.
Et je voulais quelque chose de... je sais pas.
- �a va, s�re ? - Ouais.
C'est juste que je suis en retard, l�.
- Ouais ? - Ouais.
Je t'appellerai, plus tard.
D'accord.
Oui, je comprends. Vous aviez besoin de le contacter.
Mais, je ne vois pas qui conna�t cette personne, au bureau.
Il me faudrait un nom.
Non, Harvey n'est pas au bureau en ce moment.
Il voit � la t�l�... un meurtre.
Et, au moment o� il regarde le meurtre, il devient tout blanc...
et bondit hors de son appartement.
nNous le suivons.
Et les meurtres commencent, � ce moment crucial,
pour des raisons que personne ne comprend, parce que...
Dites � Travis que je ne le ferai pas...
Excellent, bien, d�sol�... continuez.
Mon fr�re Bob devrait y jeter un oeil.
Ouais... excellent, excellent.
G�nial.
Les encul�s !
T'as vu leur t�tes quand ils nous parlaient ?
On aurait dit des labradors contemplant un Picasso.
Tout � fait !
H� ! Ed, on est venu avec des tasses en porcelaine,
- et ils veulent des choppes � bi�re. - Ouais, t'as raison.
J'ai un r�le taill� sur mesure l�-dedans, en plus.
T'as raison.
Merde !
- T'en fais pas. - Bon, je dois y aller.
� plus tard.
H� ! Ed ? Garde confiance.
On a �t� bons, on a �t� bons.
- Monsieur Liveright ? - Oui... Bill.
- Entrez. - Merci.
- Ann ? - Oui, Ann.
Ma masseuse est l�. Je te rappelle, dans une heure.
- On s'installe par l� ? - D'accord, parfait.
Vous pensez quoi de la lumi�re ?
Trop faible, trop forte ?
Du moment que �a vous va, �a me va aussi.
Peut-�tre un peu plus tamis�e.
- Comme �a ? - Parfait.
- Un coup de main ? - Non.
C'est pas la premi�re fois ?
"Bill Liveright"... "Bill, l'homme correct".
Un nom porteur d'un message vraiment efficace, pas vrai ?
Je ne sais pas. �a m'a toujours �chapp�.
L'argent, c'est tout simplement l'�nergie f�minine.
Moi, �a me parait assez masculin, je ne vous suis pas, l�.
Le mot "Monnaie" vient du latin "Mater", qui veut dire "M�re".
Si vous pigez �a... votre fortune est assur�e.
� vous entendre, �a para�t assez simple.
- C'est �a. - Faudrait conna�tre l'�tymologie.
Vous �tes sur la bonne voie, Ann.
Ne faites pas comme ces gens qui ne savent plus o� ils en sont.
Si vous avez un but, vous devez juste aller de l'avant.
C'est comme un coureur passant entre des rangs de gens qui dorment.
Parfait.
Vous pouvez vous retourner.
Je crois que j'ai bav� un petit peu.
Avancez un peu votre t�te, pour qu'elle ne soit pas dans le trou.
Voil�.
Vous �tes de L.A. ?
Non, de Miami, et vous ?
New York.
Vous me trouvez s�duisante ?
Quoi ?
Oui.
S�duisante, � quel niveau ?
� un niveau simplement humain.
- Ann ? - Bill.
Ann, c'est mon anniversaire.
- Vraiment ? - Ouais.
Joyeux anniversaire.
Quelle est votre doctrine concernant le soulagement int�gral ?
Bill, je sais o� vous voulez en venir, mais...
c'est une chose que je ne fais pas, alors... voil�.
OK... M�me pas pour un petit suppl�ment ?
C'est pas le genre de massages que je fais.
D'accord.
Je soulage la tension, les toxines...
et des fois, les �motions, mais...
Ouais, c'est justement...
- Non, je ne le fais pas... - �a prendra 30 secondes.
Vous jouissez en 30 secondes ?
- Vous avez une trotteuse ? - Je peux pas.
Vous pouvez arr�ter apr�s 30 secondes. $500.
Vous avez d�j� gagn� $500 en 30 secondes ?
- Vous �tes cruel. - Non, je suis pratique.
Vous avez besoin du pognon et j'ai besoin du soulagement.
C'est dingue.
$500, Ann.
Vous ne pouvez pas faire de bruit.
- On fait du bruit. - Non, vous pouvez souffler plus fort,
mais ni grognements, ni soupirs.
Ni grognements, ni soupirs, souffler plus fort.
- Ouais. - Ah !
Non, trop fort, et si vous le faites, c'est exag�r�...
Je me tairai, d'accord Ann, je me tairai.
Vous �tes pr�te ?
Merde.
Vous �tes pr�te ?
Vous pouvez me passer le sac en plastique, juste l� ?
Pourquoi faire ?
Comme �a.
Oh.
Oh, mon Dieu.
$500.
- Tenez. - Merci.
Merde.
- Euh, Ann ? - Quoi ?
D�sol�, je croyais avoir du liquide sur moi et...
- Pas grave. - J'ai vu un distributeur.
Vous savez quoi ? Il y a une limite...
Il y a une limite.
Au distributeur, on ne peut retirer que $300.
Vous pouvez m'enlever ce sac, SVP ?
- Vous rigolez, l� ? - Non, je rigole pas.
- Je me sens coupable. - Normal...
normal que vous vous sentiez coupable et honteux.
C'est...
- Attendez. - Laissez tomber.
- Attendez une seconde. - Laissez tomber, je vous dit.
Vous �tes path�tique.
"Mater" signifie "M�re", c'est des conneries.
Le monde entier aime les gagnants.
Et pourquoi aime-t-on les gagnants ?
On croit qu'ils savent quelque chose.
Ils doivent savoir quelque chose, pour pouvoir gagner.
Donc, on les admire.
Mais, les gagnants n'apprennent en g�n�ral rien, de leurs victoires.
Les perdants apprennent quelque chose.
Le fait de perdre t'apprend quelque chose, sur toi-m�me.
Donc, le perdant est le gagnant.
Enfin non, pas dans la r�alit�.
M�taphoriquement parlant, oui.
Pardon, excusez-moi.
- Bonsoir, Denny. - Oh, Ann ! Je peux te voir, STP ?
Le client de la 205 a laiss� �a pour toi.
Oh...
C'est gentil !
Ann, merci pour l'heureux soulagement. Bill.
Jolie carte.
Django ?
Django ?
Mon p'tit ch�ri ?
Dja...
Je sais ce qu'ils disent.
Je sais ce qu'ils racontent, dans mon dos,
mes coll�gues...
et ma famille.
�a m'est �gal... putains de films de merde.
Allez, on avance ou quoi, bordel ?
Putains de films de merde !
Putain d'acteurs surpay�s, putain de minables p�dophiles.
Pauvres nazes d'empaff�s du cin�ma.
On y va ! Que quelqu'un... putain de merde !
Vous croyez qu'une autre voiture pourrait passer ?
Peut-�tre que l'un d'entre-nous pourrait traverser, bordel ?
Putain de flic de film !
Eh, putain de flic de film !
Je peux la traverser, cette putain de rue de merde ?
Francesca Davis, va te faire foutre.
Oui, il doit �tre... un peu quoi ? D�shydrat� ? D'accord.
Oui, ouais, je comprends.
All�, oui, bonjour.
�a, je l'ai fait.
Et... et je lui ai donn� un peu d'eau.
Et, j'esp�rais simplement que le Dr Green pourrait passer,
et... jeter un rapide coup d'�il.
Ah, il est sorti ?
Je vois...
Oui ?
Et bien, si vous pouviez... vous savez, je...
je veux m'assurer qu'il ne va pas mourir.
Ou un truc dans le genre.
Alors, oui, si vous pouviez, ce serait super.
Bien s�r, oui.
C'est fantastique.
Oui, � tout � l'heure.
Oui, quoi ? L'adresse ?
Oh, mon adresse, oui...
vous en aurez besoin, n'est-ce pas ?
All� ?
�coute, je peux pas vraiment te parler l�.
Je rentre dans une boutique. Je peux te rappeler ?
D'accord.
Ah, oui ?
Oh, �a c'est... c'est g�nial,
je suis tr�s contente.
T'as rencontr� Gus ?
O� �a ? Oui, bon, voil� quelqu'un...
qui peux changer ta vie, tu le sais ?
Bon, je vais prendre la robe.
Ok.
C'est vrai.
Ouais, j'�tais grosse...
voire ob�se et trapue...
et je n'avais pas connu les troubles de la pubert�.
Alors, oui, j'avais l'air, enfin, j'avais pas l'air...
que j'aurais aim� avoir au temps, o� j'�tais au coll�ge.
Oui, c'est vrai, je r�vais d'�tre consid�r�e autrement.
J'en r�ve toujours...
de me reconsid�rer.
Alors, en voici cinq.
Oh, g�nial, merci beaucoup.
- Ok. - Parfait. Merci.
Ah, vous voil�. Je croyais que vous viendriez plus tard.
Salut, comment �a va, vieux ? Content de te voir.
La salle est ouverte, si vous voulez entrer.
- Oh, salut Dee. - Contente de te voir.
Content de te voir, merci d'�tre venue.
�a baigne.
Ce type n'a pas pay�.
Vous avez pay�, monsieur ?
Vous voulez voir mon billet ?
Non, non, je vous ai vu arriver par l'autre c�t�...
parce que la plupart des gens... excusez-moi.
Juste l�-dedans. Juste l�, sur le canap�.
Oh, le pauvre chou.
Qu'y avait-il dans les brownies, � part le chocolat ?
Euh...
- Du hash ? - Oui.
Oh, allez, mon vieux.
Non, ma femme en avait rapport� de Londres.
On a pr�par� les brownies pour les 40 ans de mon ami.
Et vous les avez laiss�s pour qu'il les mange ?
Non, non, j'avais... laiss� le plateau sur le bar, l�.
Je ne pensais pas qu'il sauterait aussi haut.
Il a des petites pattes comme un...
tout �a, il a mang� tout �a.
C'est tellement meilleur que l'herbe, non ?
- Pardon ? - Ah, non, non, non.
Vous pouvez pas comprendre.
J'en ai plus fum� depuis des ann�es, mais vous voyez ce que je veux dire ?
Nom de Dieu.
Quand j'avais 20 ans, mon guitariste et moi...
on aimait composer des textes
et nos chansons finissaient toujours
par des foutus jeux de mots pas possibles.
Heather, Heather, je suis d�sol�. Vous croyez qu'il va s'en tirer ?
Oh, il va s'en remettre. Il va s'en remettre.
Alors, euh...
vous le jetez, le reste ?
T'as aim�. D'habitude, quand t'aimes pas, tu le dis.
L�, c'est que t'as aim�, maintenant, �coute.
Tu ne veux plus de r�unions...
parce que j'y tiens.
Je suis s�rieux, compris ?
�coute, tu veux bien ?
Il est meilleur � pr�sent. On l'a am�lior�.
Ed et moi, on a pas mal �toff� certaines sc�nes.
D'accord sur le principe,
mais pas question que je joue dans le film.
Je ne le ferai pas.
M�me s'ils le demandent, on ne va pas le faire.
Je pense qu'� long terme,
c'est probablement une bonne chose...
que je puisse commencer une carri�re de sc�nariste, au lieu d'�tre acteur.
Comme Pinter. Tu sais, Pinter, il a �t� acteur.
Il a d�but� comme acteur,
m�me qu'il joue encore, � l'occasion.
Dans ce putain de boulot, on fonctionne par cycles, t'es au courant ?
Non, laisse �a. N'y touche pas.
Je m'en charge.
D'accord. Merci.
Si tu arr�tes de dire que cette lettre a du sens,
je te laisse d�molir tout le monde, OK ?
Ouais.
Tu la connais ?
- Qui ? - La femme de Carl.
Non.
C'est plut�t bizarre, parce qu'en fait, j'ai entendu des choses.
Ouais. Ouais. Quelques petites rumeurs.
Salut, comment �a va ?
Je te pr�sente...
Frannie, je suis Lucy Morgan, L.A. Magazine.
- Je suis d�sol�e, je... - L'article sur la pi�ce...
Oh, mon Dieu, oui.
Vous avez chang� de coiffure, peut-�tre ?
Comment vous connaissez Calvin ?
- Euh... on... - C'�tait � un d�ner.
Ouais.
Excusez-moi.
Salut.
Salut.
�a se passe � l'�tage, ou ici, dans le hall ?
Mon Dieu.
- Ah, c'est pas ce qu'il fallait ? - Non.
- Je suis trop fringu�e. - T'as l'air...
- Je savais vraiment pas quoi... - C'est sur la terrasse.
O� est Carl ?
Il n'est pas encore l�. Je...
- On n'a qu'� monter... - D'accord.
Tu vas bien ?
Oui.
Je pense que c'est trop...
Non, tu es superbe.
Je dois dire que je t'admire, pour ta confiance en ce projet.
Mais dans la r�alit�, c'est compl�tement diff�rent.
C'est l'�conomie de march�.
Et c'est pas un bon r�le pour toi.
Donc, laisse tomber.
Quand est-ce que cet article sort ?
Dans quelques mois.
D'accord, appelez-moi,
si ce gar�on ne vous donne pas assez d'informations.
Merci.
Ravie de vous conna�tre.
Ravi de vous avoir vue.
"Meltzin".
Un nom qui lui va bien. Oh, Nicholas.
Non, elle est vachement bien. Tu l'as trouv�e o�, cette robe ?
- Chez Seaver. - C'est o� ?
Sur la 3�me rue, tu connais pas ?
- Ils ont des beaux trucs ? - Ouais...
- Elle �tait sold�e. J'ai craqu�. - Non, �a se voit pas...
Moi, je suis abonn�e au magazine Fitness.
J'ai besoin d'un verre.
Non, je dis qu'il y a de bons compl�ments alimentaires.
Je l'ai lu dans des magazines.
Bonjour, j'irai pas jusqu'� me baigner
dans de l'eau min�rale. C'est tout.
Je pense vous dites vrai.
- Franny Davis ? - Oui.
Sam Osborne.
- Je suis d�sol�e. - La Duchesse de Malfi.
- Birchers. - Oui.
J'�tais le type de l'�clairage.
Oh, mon Dieu ! Oh, ok oui !
- Sam Osborne. - Osborne.
- �a va ? - Content de vous revoir.
Oh, moi aussi, quelle co�ncidence.
- Oui. - C'est...
vous vous rappelez quand vous avez dit :
"Je me sens comme une serveuse en vacances" ?
Oh...
C'�tait la plus jolie chose que j'ai jamais entendue et...
je sais pas pourquoi �a m'est revenu.
Je ne me...
- J'allais y aller... - Ok, allez-y.
Nom de Dieu, vous vous souvenez de �a ?
Oui.
Oui, tout � fait.
J'ai une m�moire un peu bizarre.
Enfin bon, je ne veux pas vous ennuyer.
Vous avez des gens � voir.
Je suis tr�s heureux de vous voir...
Merci... merci.
J'ai toujours su que vous aviez quelque chose.
C'est...
C'est tout simplement �tonnant ce que vous avez r�ussi � accomplir.
- � partir de... - � partir de rien.
Enfin je voulais pas dire...
Non, je sais... merci... merci.
Bon, bien, je vais vous laisser.
- � votre sant�, ravi de vous avoir vu. - Merci.
Je ne peux pas trinquer... sans verre, mais... j'y vais.
Putain, Sam Osborne... Birchers... le type de l'�clairage !
Birchers ?
Donnez-moi... et si... vous veniez avec moi ?
Nicholas, oh, mon Dieu.
Allez, on va remonter sur le canap�.
- Ne me dites pas que... - Si, tout � fait.
Allons-y doucement.
Catherine, je suis d�sol�.
�a va bien ?
- Voici un peu d'eau. - Merci.
- J'ai un peu la t�te qui tourne. - Voici un peu d'eau.
- Oui. - Buvez...
Vous �tes certain que �a va ?
Mon Dieu !
- J'ai une chose � vous demander. - Quoi ?
Il faut que vous retourniez � New York avec moi.
- Nicholas, je ne peux pas. - C'est la lettre...
C'est � cause de cette lettre, que je n'arrive pas � m'enlever de l'esprit.
Jamais personne ne m'avait �crit une lettre d'amour.
- Jamais. - Mais, j'ai...
Non, �coutez. Vous allez revenir � New York.
Vous �tes l�... vous n'avez plus
qu'� �crire votre article et ensuite... on recommence � z�ro.
Nicholas, ce genre de chose n'arrive...
Rien qu'un instant d'inspiration.
C'est la seule chose, que tout le monde souhaite vraiment.
Avoir une id�e originale.
Tomber amoureux.
Il faut du courage...
pour prendre ce genre de risques.
En particulier, quand on aime ma�triser la situation.
Ce qui est mon cas.
Je sais de quoi on va parler...
quand on va parler de moi.
On va parler de la moustache.
Les gens sont tellement malveillants.
Ils diront : "Pourquoi la moustache ?"
"Il ne sait pas que Chaplin la portait avant lui ?"
Si ! Je le savais, compris ?
C'est soit le nom de votre premier animal de compagnie...
et le nom de la premi�re rue o� vous viviez �tant jeune...
ou soit votre second pr�nom...
et la premi�re rue, o� vous avez v�cu.
On choisit quoi ? L'animal ?
- L'animal. - L'animal.
Bon, l'animal de compagnie.
Je suis Daisy Beauford.
Daisy Beauford ?
Jo Jo Vue sur les montagnes.
Moi, je serais Paul Victor M�andres.
- Quoi ? - Paul Victor M�andres.
M�andres.
�a sonne vachement aristocratique.
Baron de la grosse queue.
Quoi ? J'habitais vraiment...
dans la rue de la grosse queue.
Le petit gar�on de la rue de la grosse queue.
Alors, c'est ton second pr�nom...
- D'accord. - En premier.
Et ensuite... et ensuite...
le nom de la rue, o� tu as grandi.
D'accord.
Lolita...
Ch�vrefeuille.
Les amis, faut se rendre � l'�vidence, Gus n'est pas l�.
Alors, j'ai une id�e.
Pour passer le temps, je propose que...
toute personne qui le souhaite, se l�ve et raconte une histoire sur Gus.
Bon, ben, laissez-moi commencer.
Je crois que le moment que j'ai le plus aim�...
c'est quand il m'a appel� � 1h20 du matin...
pour savoir ce que je pensais vraiment de lui.
Et qu'est-ce que tu as dit ?
Qu'est-ce que j'ai dit ?
J'ai dit : "�coute Gus",
"quelque soit mon opinion sur toi, elle sera la m�me � 10h du matin".
Et j'ai raccroch�.
�a lui apprendra.
Merci, merci.
�coutez, jetez-vous.
Si quelqu'un veut se lever, s'il vous pla�t, ne vous retenez pas.
Allez-y.
D'accord, j'en ai une, Calvin.
C'est exact, c'est exact.
Donc, Gus et moi, vous le savez peut-�tre...
mais on aime chasser ensemble.
Alors un jour, on guettait des cerfs dans une hutte...
et il est descendu se soulager dans les buissons... d'accord ?
Et... attendez, �a va devenir bien plus marrant.
Alors heu...
Je te remercie, mon vieux.
Tu ne sais pas ce que �a signifie pour moi.
J'ai appr�ci�, tu sais ?
Surtout venant de toi.
Et qui �crit, et qui met en sc�ne, et qui joue du saxo.
Au d�but, j'avais l'impression d'�tre domin� par le personnage.
Maintenant, c'est moi qui le domine.
Parfait.
Je ne potasse plus mon r�le, je le tiens.
- Tu peux prendre cette �p�e ? - C'est comme si c'�tait fait.
C'est bizarre, je viens de voir � la TV, un entretien avec Al.
- Al Pacino ? - Ouais.
Il parlait de la diff�rence entre jouer au th��tre et au cin�ma.
Il disait que sur une sc�ne,
il �tait sur une corde raide � 30m de haut
et qui si on tombait, on �tait foutu.
Alors qu'au cin�ma, la corde �tait...
- sur le sol. - Ouais.
Ok, tu connais.
Ouais, travailler avec toi et Carl...
- l'�criture et tout le reste... - Sympa, mon vieux.
Au fait, il est o� Carl ?
Il avait une soir�e.
- Avec ce producteur ? - Il voulait venir.
- Gus Delario. - D'accord.
Genre le truc friqu�. Carl a un smoking ?
Un vrai, pas un tee-shirt, avec un dessin dessus.
Carl te dit merde, et tout �a.
Merci, merci.
- Je t'ai dit ce que je faisais demain ? - Putain, oui.
�a devrait bien marcher. Ann, c'est �a ?
Ouais, tr�s joli pr�nom.
J'esp�re, je cherche depuis longtemps.
Ouais, je sais. C'est pas facile.
Tu veux une bi�re ? Bavarder ?
Non, je donne un cours, merci quand m�me.
On ne devrait pas dire le b�n�dicit� ?
Je crois que tu as raison.
�coutez, on attend depuis 45 minutes, et Gus n'est toujours pas l�.
Alors mangeons, bon app�tit tout le monde.
Merci.
Tu sais que tu aimes. Tu adores �a, tu le sais.
- Mais, qu'est-ce que tu fabriques ? - Merde.
C-C-C-Calvin
Je vais chercher mon ballon.
Mesdames et messieurs, je vous pr�sente Lee Bright, la femme de Carl.
Bonsoir !
Qui a �crit ce magnifique sc�nario.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Bonsoir, merci.
Lee, Lucy Morgan, du L.A. Magazine, j'ai travaill� avec Carl.
Oh, oui, c'est vrai. Bonsoir. Comment allez-vous ? Ravie de vous rencontrer.
Bonsoir, je suis Lee.
Oui. Bonsoir, bonsoir.
Tu peux �num�rer tous les pays d'Afrique, Calvin ?
Qu'est-ce que tu veux de moi ?
- J'suis pas saoule. - Allez, on y va.
- Je suis juste un peu... allons-y. - On y va.
- Allons-y. - Il a besoin de dessaouler.
- D'accord. - D�sol�e. Assieds-toi, assieds-toi.
- Il a salement besoin de desso�ler. - �a suffit, arr�te.
Tu te tais. T'arr�tes.
Tu bois plus rien, compris ? D�sol�e, je suis d�sol�e.
Termin�, tu bois plus rien. Carl va arriver, d'accord ?
- O� tu vas ? - Je reviens.
Ne bois pas et ne parle � personne.
� personne !
Ah, Soledad, rendez-moi un service.
- Vous �tes tr�s belle. - Oh, merci.
- Vous travaillez ? - Non, non.
En fait, j'ai oubli� quelque chose ici.
Vous pouvez me laisser entrer une seconde ?
Bien s�r.
Super. Merci beaucoup.
Merci. Gus ?
Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
Oh, merde.
Oh, merde.
Je porte un ensemble en toile de lin...
et le mascara d�gouline sur ma figure...
Et en plus, ma voiture, c'est la derni�re sur le parking.
Il est tard.
Alors, t'es all�e o� ?
Pourquoi ?
Il est quoi ?
Ok, �coute.
On doit appeler quelqu'un, ok ?
On appelle, et je dis avoir oubli� quelque chose.
Je suis mont�e frapper, il n'a pas r�pondu, OK ?
Quoi ? Quoi ? Lee, je ne sais pas quoi !
- Attends. - Merde !
On attend quoi ? Oh, merde !
Il y a quelques heures, il �tait vivant. Tu piges ? Il �tait vraiment vivant !
C'est pas vrai.
- Putain, putain ! Ne le touche pas ! - Il est froid !
- Putain de merde ! - Oh, mon Dieu !
�videmment, qu'il est froid !
Je ne sais pas si on peut �valuer.
Je ne sais pas si on peut quantifier...
l'effet qu'a produit la d�couverte de ce corps sur une fillette de 10 ans.
Je crois que Lee est comme...
vous avez d�j� vu un chien heurt� par une voiture,
mais qui poursuit son chemin ?
Et... il y a cet impact...
et vous savez qu'une chose �pouvantable...
est arriv�e � ce chien...
mais il poursuit son chemin...
et il ne semble m�me pas se rendre compte des cons�quences...
il continue sa route.
Mais vous, vous savez que quelque chose d'�pouvantable...
s'est produit � l'int�rieur de ce chien.
Pourquoi tu crois qu'il a fait �a ?
Oh, Dieu, j'en sais rien.
Il y a un truc bizarre, pour jouir de fa�on plus intense, je sais pas.
Non, pas Gus.
C'est ce qui est arriv� � Lee.
C'est comme si... Elle �tait comme...
un chien heurt� par une voiture, et elle a continu�.
Elle marche toujours, mais...
Sans doute qu'il �tait vraiment malade.
� l'int�rieur d'elle-m�me, il y a des choses...
qui sont endommag�es.
Mon Dieu.
Alors... ma femme et moi, on avait des difficult�s...
et je disais, qu'� mon avis, on se laissait trop aller � la routine
et qu'il nous fallait sans doute du nouveau
pour �gayer la situation. Elle a dit : "Dans quel genre ?"
J'ai r�pondu, genre on devrait se filmer pendant qu'on le fait.
Elle a �t� compl�tement scandalis�e.
Elle trouvait que c'�tait d�go�tant, m�me pire.
Et on en est rest�s l�, pendant 4 mois.
Et l�, un soir, sans crier gare...
Elle dit : "Faisons-le".
Alors, on installe tout le mat�riel. Je suis pr�t, et elle est pr�te...
et avant �a, elle �tait all�e s'acheter...
un petit jouet, � utiliser, pour la vid�o.
Vraiment ?
Enfin, c'�tait pas un petit jouet... il �tait �norme.
Putain, enfin, je veux dire...
personne n'a un machin comme �a, d'accord ?
Il m'a suffit d'un seul coup d'�il
pour comprendre que je ne pouvais pas...
J'veux dire, il... je pouvais pas, je pouvais pas.
Je pouvais pas.
Donc, on l'a pas fait.
Et, tu sais...
on s'en remet pas, d'un truc pareil.
Je ne sais pas si elle a perdu tout respect pour moi,
ou si j'ai perdu tout respect pour moi, mais il y a quelque chose de perdu.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
J'en ai aucune id�e.
Si, je sais. Question boulot, je vais retourner � l'enseignement.
J'ai toujours aim� enseigner.
- C'est vrai ? - Oui.
J'ai jamais rien appris dans la vie, mais j'adore enseigner.
C'est l'h�ritage de l'�ducation sup�rieure.
Et ta femme ?
Je...
J'esp�re qu'on va surmonter tout �a.
� part le fait de l'aimer passionn�ment, j'ai aussi de l'affection pour elle.
Beaucoup.
Mais...
je crois qu'elle...
pense que tout le monde, tout ce qui arrive, est contre elle.
� mon avis, c'est �a...
qui l'emp�che d'�tre heureuse.
C'est ta femme ?
- Salut ! - Bonsoir.
Je suis la collaboratrice du Dr Green.
Je te pr�sente Heather. Heather, voici Lee.
- Django, il a �t� malade. - Django a mang� les brownies.
- Oui. - Il va bien.
- Il va bien, maintenant. - On l'a mis au lit.
�a va bien ?
Ils ont trouv� Gus dans sa chambre d'h�tel.
Il est... il est mort.
Il est...
Je vous laisse.
Tr�s bien, merci, merci beaucoup d'�tre pass�e.
De rien.
Il... il est mort.
Oh, tr�sor, �a va aller.
Bon.
Si tu me quittais, j'en mourrais.
J'en mourrais... s'il te pla�t, ne me quitte pas.
D'accord.
Je voudrais que cette journ�e soit termin�e.
Ouais, laisse-toi aller.
D'accord.
- Joyeux anniversaire. - Merci.
Salut.
Tu as fait quelques r�ves int�ressants, la nuit derni�re ?
Non, retour � la normale.
J'avais la coupe afro.
Je ne sais vraiment pas ce qu'il faut faire...
lorsque l'on aime quelqu'un.
Je sais qu'on pense � eux, tout le temps.
On a envie d'�tre avec eux, et de faire des choses ensemble.
Je crois que c'est impossible, c'est illusoire de penser...
que l'on peut �tre agr�able tout le temps...
et ne jamais �tre d��us par eux, ou les d�cevoir.
C'est dur. C'est comme si le r�ve tournait court.
Tu dois garder l'espoir qu'il...
qu'il y a plus que �a.
Tu sais, tu es toujours...
c'est quand tu t'y attends le moins...
que quelque chose �clate, litt�ralement.
Il �tait juste... apparu, du genre...
Alors...
Et le mieux, c'est que c'�tait quelqu'un
que je connaissais depuis longtemps.
Et, il m'a clairement port� attention...
avant que je sois blonde.
Alors, tout �a est agr�able,
mais je crois que �a fait partie du destin,
et c'est comme...
je sais pas. Aujourd'hui, il y a des ions n�gatifs dans l'air...
procurant la bonne fortune et... voil�.
Oui.
Sam Osborne.
Ce qui me pla�t chez Lucy...
c'est qu'elle sait �couter les gens...
mais aussi, enfin, elle m'apprend des tas de choses.
Elle vient d'une famille tr�s unie. Ses parents vivent toujours ensemble.
Elle a 3 ou 4 fr�res et s�urs...
c'est une vraie famille unie, quoi.
Tout le contraire de ce que j'ai connu dans mon enfance.
Je ne sais pas, sinc�rement. Je ne sais pas ce qui m'attire chez elle.
C'est vrai, je me contente de suivre mon instinct
et d'aller l�, o� je me sens bien,
et en ce moment, avec Lucy,
je me sens tr�s bien.
Catherine.
Nicholas.
Vous �tes l�.
Je suis l�.
Je n'�tais pas s�r.
Moi non plus...
jusqu'� maintenant.
- Vous avez compris quelque chose ? - � l'annonce du vol ? Non.
- Vous allez o� ? - � Tucson.
Je vais aussi � Tucson.
- Ah, ouais ? - Ouais.
- Vous connaissez ? - Non.
Il para�t que c'est tr�s beau.
C'est ce qu'on dit, je n'y suis jamais all� non plus.
- � tout � l'heure, dans l'avion. - OK.
- Vous �tes russe ? - Non.
Non, vous �tes suppos�e r�pondre : "O� je fais russe ?"
- Elle est pas mal. - Merci.
Re-bonjour, excusez-moi, est-ce que cette place est prise ?
Non, non.
D�sol�... j'esp�re que le vol n'est pas complet.
- Oui, j'esp�re aussi. - D�sol�.
J'�tais pr�te pour le d�part,
j'�tais � l'a�roport, et j'ai rencontr�,
ce gar�on, au comptoir du self-service...
et ensuite, il s'est assis � c�t� de moi, dans l'avion.
Entre nous, �a a tout de suite fait "tilt".
Il s'appelle Arty, et on a...
il m'a fait rire. Il est tr�s dr�le et tr�s gentil...
et puis, tr�s ouvert.
On n'a pas arr�t� de parler, pendant toute la dur�e du vol.
Elle a ri d'une mani�re
qui m'a donn� l'impression qu'elle m'avait vraiment vu.
J'ai renonc� � rencontrer... � rencontrer Ann.
Et on a fini par passer tout le week-end ensemble.
Elle est g�niale.
�a a �t� �tonnant. On a pass� des moments incroyables.
On se serait cru...
dans un film.
C'est un peu comme...
lorsque l'on sait qui est le tueur.
Je sais que le public ne le conna�t pas encore,
mais, moi, je sais.
Et c'est l� que vous me voyez assembler les pi�ces.
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