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Elle vous pla�t?
Elle a �t� taill�e au cure-dent?
Vous vouliez quelque chose autour des cent dollars.
On dirait des �chantillons.
Pouvez-vous monter � 250?
Je voudrais payer 100 dollars un bijou qui en vaut 500.
�a, c'est d�j� mieux.
685 dollars.
- Et combien pour un policier? - Pourquoi vous ferais-je un prix?
Pour faire office de pot-de-vin. C'est courant, para�t-il.
J'ai plus d'amis influents que vous et les scouts.
Allons, Fred, vous connaissez Mary. Vous devriez me faire -50 %.
Je la connais depuis ses 8 ans, mais c'est toujours 685 dollars.
- Comment faites-vous pour dormir? - Je ferme les yeux.
Et si je paie en liquide?
Combien avez-vous?
- Environ 300. - Vendu.
Faites-moi un paquet.
Rentrez!
L�chez votre arme!
Ne bougez pas. L�chez-la.
Je suis le Lt Henderson du 21e district.
- Mon insigne est dans ma poche. - Montrez-le-moi.
Jetez-le par ici.
C'est bon.
Je suis Johnny Damico, inspecteur du 6e district.
Qui est-ce?
Tony Rogers. Il a abattu un de mes hommes il y a deux heures.
- Que se passe-t-il? - Vous avez un t�l�phone?
- Oui. - J'appelle des renforts, Damico.
Circulez! Il y a rien � voir!
Que s'est-il pass�?
Allez, reculez!
- Que se passe-t-il? - Vous aussi.
- C'est vous qui l'avez tu�? - Non, c'est le Lt Henderson.
Je suis Johnny Damico, 6e district.
Bill Gerrity. Il est...?
Oui, il est mort. Vous n'avez pas tra�n�.
- Qu'y a-t-il? - Oh, juste un meurtre.
- Bizarre, on nous a rien dit. - Que faites-vous l� alors?
On patrouillait.
Appelez le central, je reviens.
H�, il se passe quoi?
- O� est l'homme qui a t�l�phon�? - Qui?
Grand, imper, cheveux noirs.
Ah, lui. Il est directement sorti par-derri�re.
Lt Banks.
- Lt Banks. - Lieutenant, c'est Damico.
Il y a eu un meurtre 63e rue.
�a vient d'�tre signal�. Que fais-tu l�-bas?
J'ai tout vu. Un homme en a tu� un autre et je l'ai mis en joue.
Comme le veut la tradition.
Il a sorti son insigne, a dit s'appeler Henderson
et que la victime �tait Tony Rogers. J'ai fouill� le corps.
C'est en fait Edward Jenson, 1911 Inland Avenue.
- Quel nom, tu dis? - Edward Jenson.
O� est cet Henderson?
Il a pr�tendu appeler des renforts, mais il a fil�.
Tu plaisantes?
Je sais, �a sent l'entourloupe,
mais son insigne et son revolver �taient authentiques.
Reviens imm�diatement.
- C'est grave? - Ex�cution!
Tr�s bien.
Et tu lui as rendu son arme! Il fallait lui payer le m�tro aussi.
Mais son insigne �tait authentique.
Pour s�r!
L'homme qui a tu� le Lt Meary le lui a vol� trois heures plus t�t.
- Je l'ignorais, j'�tais en repos. - Sais-tu qui �tait Jenson?
- Non. - Tu devrais.
Jenson �tait le t�moin principal dans l'affaire du trafic des docks.
Le lieutenant Meary �tait un infiltr�.
Et l'homme � l'insigne?
Sa description correspond � celle qu'a donn�e Meary avant de mourir.
J'aurais d� partir p�cher.
J'ai pr�venu le pr�fet de police et le procureur.
- Ils veulent te voir demain matin. - Ils sont remont�s?
Tu peux oublier ta retraite.
Bon... Il me reste toujours l'arm�e.
Je ferai mon possible.
Merci.
- O� vas-tu? - Retrouver Mary.
N'y compte pas.
Un dessinateur t'attend pour faire le portrait de ton gars.
- Ce sera rapide. - Tu passeras la nuit ici.
- Pourquoi? - C'est un ordre.
On ira voir le pr�fet de police ensemble.
Tr�s bien.
Poids, environ 75 kg.
Taille, environ 1,80 m.
Voil� qui va nous aider!
Pardon, M. le Pr�fet, il faisait noir, il pleuvait,
et j'ai cru avoir affaire � un coll�gue.
On devrait vous coller � la circulation.
Un homme commet un meurtre sous vos yeux,
vous le saluez et le laissez filer, le canon de son arme encore fumant.
- Vous serez suspendu 60 jours. - � vos ordres.
Officiellement seulement.
Au lieu de vous mettre au vert, on vous envoie au turbin.
On doit � tout prix coffrer cet homme.
Et vous seul savez � quoi il ressemble.
Il n'a pas de casier?
Ni casier, ni photo, ni empreintes. On a que le nom Blackie Clegg.
Ce nom a �t� cit� sur les docks ces derniers temps.
- Asseyez-vous, Damico. - Bien, monsieur.
- Que savez-vous des docks? - Bien peu de chose.
�a ne m'�tonne pas.
Vous devrez quand m�me trouver ce Blackie Clegg.
On devrait le mettre au parfum, mais Radford poursuit l'enqu�te.
Il y a trois mois, le syndicat nous a demand� de les aider
� se d�barrasser des trafiquants qui op�rent sur les docks.
Meary, le policier abattu,
et Radford menaient l'enqu�te.
- Comment fonctionne ce trafic? - De bien des fa�ons.
Ils rackettent tous les dockers,
volent des marchandises,
ce qui leur rapporte
50 millions par an, j'en passe et des meilleures.
Certains camionneurs, marins et dockers commen�aient � parler.
Suffisamment pour aller jusqu'au proc�s.
Puis, un nouveau gars est venu reprendre les choses en mains.
L'enqu�te est devenue plus difficile, mais on avan�ait.
- Jenson �tait un t�moin en or. - Et Meary �tait un excellent flic.
- Jusqu'o� �tait-il remont�? - Je ne sais pas.
On travaillait s�par�ment. Il a d� effrayer quelqu'un de haut plac�.
Ce Blackie Clegg est le nouveau chef?
- D'apr�s Meary, oui. - Vous n'avez rien sur lui?
On conna�t quelqu'un qui pourrait l'identifier.
- Qui �a? - Vous.
- Que dois-je faire? - On s'occupe de tout.
Vous serez Tim Flynn, un petit escroc de la Nouvelle-Orl�ans.
La police locale montera un dossier au cas o� quelqu'un v�rifierait.
- Pour quels d�lits? - Vols et homicide involontaire.
Vous partez pour la Nouvelle-Orl�ans ce soir.
Vous vous d�brouillerez pour revenir par bateau.
- Vous avez une semaine. - Fais-toi remarquer.
Ces trafiquants se m�fient de l'eau qui dort.
Demande de l'aide et rends compte r�guli�rement pour qu'un autre
puisse prendre la rel�ve si tu es tu�.
- Voil� qui est rassurant. - C'est pas une promenade de sant�.
Et n'oubliez pas, Damico,
Clegg aussi vous a vu hier soir.
J'y avais pens�. D'ailleurs, un autre que moi l'a bien vu.
- Qui? - Le restaurateur.
Il ne nous aidera pas.
On l'a retrouv� mort dans une ruelle � 4 h ce matin.
Ce Clegg a la g�chette facile.
Souvenez-vous-en quand vous fouinerez en pleine nuit.
Entendu.
Qui est sur cette photo?
�a, c'est Heathecliffe Damico, un de mes oncles.
Il dirige une fabrique de corsets.
Je ne suis pas suspendu.
Alors pourquoi cet article?
Question de vocabulaire.
Tes amis sauront que c'est pas toi.
Mes amis ne me causeront aucun souci.
- Il est tard, je dois rentrer. - Une minute.
Elle est magnifique.
Tu as cass� ta tirelire!
Il m'a suffi de vendre quelques actions.
- Je l'adore! - Tant mieux.
On se voit plus tard?
Non, on ne se verra s�rement pas pendant deux semaines.
- Pourquoi? - Je dois faire profil bas,
comme les golfeurs et les communistes.
- C'est li� � cet article? - Oui.
Tu ne peux rien me dire?
Je ne pr�f�re pas. Ne t'en fais pas.
Rassure-toi.
Alors tu ne m'aimes pas.
On dirait presque la bague de fian�ailles que tu m'as promise.
C'est plus qu'un cadeau.
Tu m'appartiens � hauteur de 650 dollars.
Vraiment?
Fred m'a dit te l'avoir vendue pour 300 dollars.
Pour qu'un mariage fonctionne, le mari doit pouvoir mentir.
Ne partons pas d'un mauvais pied.
Oui?
John Damico, du 6e district?
- Lui-m�me. - Ici Ted Karpel pour le Herald.
Puisque vous �tes libre, puis-je venir vous parler?
� quel sujet?
Je veux �crire un article. Vous �tes chez vous?
Tout � fait.
Tr�s bien, j'arrive.
- Evening Herald. - La d�p�che locale, je vous prie.
- D�p�che locale. - Puis-je parler � Ted Karpel?
- Qui �a? - Ted Karpel, un journaliste.
Il ne travaille pas chez nous.
- Vous �tes s�r? - �videmment! Qui est-ce?
Merci.
- Lt Banks. - Lt Banks � l'appareil.
Lieutenant, j'ai re�u un appel bidon.
Deux ca�ds vont arriver chez moi, s�rement des gars de Blackie Clegg.
Arr�tez-les et tentez de les faire parler.
Attends, Johnny.
Pr�parez-moi une voiture.
- Je t'�coute. - Je pars pour l'a�roport.
- Je vous appelle dans 8 jours. - Tr�s bien.
Je sais pas qui t'a fait embarquer, mais si tu reviens...
Plut�t choper le typhus!
T'as �t� une plaie! On aurait d� t'enfermer.
Je t'aurais moins vu!
Je vais parler de toi. Je me souviendrai de ton visage.
- Et moi, j'oublierai le tien. - Fiche le camp!
Les gars!
Arr�tez tout et d�roulez le tapis rouge!
Un gros dur de La Nouvelle-Orl�ans d�barque en ville!
- H�, c'est qui, eux? - Des dockers, cr�tin.
Sans blague? J'ai cru que c'�tait une chorale.
- Vous voulez une chambre? - Non, je suis venu voir la d�co.
3 dollars par jour.
�a inclut quoi?
Des draps.
- Vous avez un registre? - Faites pas le malin.
Montez ma valise dans ma chambre.
On n'est pas au Waldorf.
Vous vous en �tes aper�u au bout de combien de temps?
- Surveillez-moi �a. - Autre chose, Majest�?
Je m'appelle Tim Flynn.
Quand le maire sera l�, envoyez-le dans ma suite.
Barjot!
- Qu'est-ce que je vous sers? - Vin blanc et bi�re.
- Pardon? - Un vin blanc et une bi�re.
- M�lang�s? - Non, un verre de chaque.
Allez comprendre!
On m'a d�j� command� un verre de gin et un bonbon,
mais �a, c'est nouveau.
J'en connais qui buvaient �a, � La Nouvelle-Orl�ans.
J'y ai v�cu quelque temps. Je vous offre un verre?
Merci. Une bi�re, Smoothie.
- Je m'appelle Clancy. - Tim Flynn.
Enchant�.
Une bien belle ville, La Nouvelle-Orl�ans.
J'y ai connu une fille qui jouait du piano avec ses dents.
- Avec ses dents? - Oui.
Elle avait de longues dents marron.
�a me fait penser aux chiens que j'ai crois�s.
T'es parti depuis quand?
- J'ai d�barqu� il y a 20 minutes. - Oui, j'�tais l�.
�a d�mangeait certains gars de te rabattre ton caquet.
Ils sont trop susceptibles.
- Tu vas loger ici? - Oui. C'est comment?
C'est ici que viennent les cafards mal log�s.
C'est pas si terrible!
Plut�t dormir dans les �gouts.
- Tu comptes rester un peu? - Peut-�tre bien. Pourquoi?
Garde-moi mon verre, je monte dans ma chambre.
- Si on peut appeler �a une chambre. - Prends un verre pour patienter.
Vin blanc et bi�re!
T'en fais pas pour si peu.
J'ai connu un type qui m�langeait vodka et lait de ch�vre.
Apporte-moi une autre bi�re, tu veux.
Lieutenant Banks.
Banks � l'appareil.
Ici Damico. Je suis descendu � l'h�tel Royal sur Walton street.
Du nouveau sur mes invit�s surprise?
On les a suivis apr�s les avoir rel�ch�s, ils ont quitt� la ville.
Demain, je demanderai mon permis de travail.
Assurez-vous que je l'aie.
Enregistrez mes appels, je pourrais ne pas avoir le temps de r�p�ter.
Et pourquoi La Nouvelle-Orl�ans? Je hais le vin blanc et la bi�re!
Alors j'ai dit � cette femme :
"Si tu cherches un millionnaire, t'as sonn� � la mauvaise porte.
"Alors oublie le champagne et finis ta bi�re."
Elle l'a pris comment?
Pas tr�s bien.
Le lendemain, elle partait au Canada avec mes bijoux,
ma voiture et un faux vison que j'avais achet� � Atlantic City.
J'ai des chances de bosser sur les docks, tu crois?
- T'es syndiqu�? - Oui, � La Nouvelle-Orl�ans.
T'auras peut-�tre un permis temporaire, et encore.
Tu pourrais m'aider? Je te revaudrais �a.
Pourquoi? Tu fuis?
On r�gle bien des choses avec un billet.
- Pas ici. - Pourquoi �a?
Ces dockers sont r�serv�s. Ils aiment pas trop les �trangers.
- Tout ce que je veux, c'est bosser. - �a se pourrait.
Tu peux rien pour moi?
- Disons plut�t que je ferai rien. - Pourquoi tant de myst�re?
Revenons-en aux femmes. J'en connais une de D�troit...
Je dois bosser.
C'est dr�le que tu tiennes tant � d�crocher un travail si harassant.
J'aime les t�ches ardues.
Je croyais que t'�tais Irlandais.
C'est bon, j'admets avoir de petits probl�mes, rien de grave,
mais je dois faire profil bas quelque temps.
Ils v�rifieront tes dires, tu sais.
Qui �a? C'est qui, "ils"?
J'ai connu une fille d'Alabama.
Une danseuse classique dans une kermesse.
Une autre bi�re et je te dis tout. Deux, et je te donne son adresse.
Equipe 12, retrouvez Miriam,
quai 145 � 8 h 45.
Max, o� dois-je demander un permis de travail?
- Au dernier guichet. - Merci.
Equipe 14, retrouvez Portus,
quai 147 � 10 h 30.
Oui?
Je voudrais un permis temporaire.
- T'es marrant, toi. - Je veux bosser.
On n'a rien pour toi, ici.
- �coute, mon gars... - T'es sourd?
Il n'y a pas de poste � pourvoir depuis au moins trois mois.
Il est temps que �a change, je suis r�glo, moi.
T'as entendu le monsieur.
Ne cherche pas les embrouilles. D�gage.
J'ai dit d�gage!
Ouvrier num�ro 50,
rejoignez l'�quipe 12
et pr�sentez-vous � Miriam, quai 145 � 8 h 45.
- H�, toi, de La Nouvelle-Orl�ans! - Oui?
Equipe 22, pr�sentez-vous au guichet.
- T'as oubli� ta carte. - Merci pour rien.
Tu dois avoir le bras long pour avoir d�croch� ce permis.
Un petit pot-de-vin m�ne loin. Et maintenant?
Willie Alessandro se sera cass� une jambe.
- Comment �a? - Tu vas comprendre.
Inutile de tra�ner l�, vous. Vous n'aurez plus de travail.
Pourquoi �a?
Ce sont des rebelles. Ils veulent pas payer leur dime.
�coutez-moi tous, bande de cabochards!
Il me faut 40 gars solides pour ce travail de deux jours.
D�charger aujourd'hui et charger demain.
Il y aura des heures suppl�mentaires.
Ce travail ne demande que du muscle,
donc les ch�tifs, circulez!
- Quel discours accueillant! - Je veux une �quipe unie.
En parlant d'�tre unis,
Willie Alessandro s'est cass� une jambe ce matin.
C'est sa 4e jambe cette semaine.
Willie est un type bien.
Il a une femme et quatre enfants.
Mais � cause de sa jambe, il peut pas travailler.
Quand vous viendrez chercher vos contrats,
je vous demande � tous
de verser un petit quelque chose pour aider
ce pauvre Willie. Je veux rien entendre!
Joe ici pr�sent d�pannera ceux qui n'ont pas d'argent.
Il entend quoi par l�?
Il te pr�te 4 dollars ce matin pour Willie
et tu lui rends 5 dollars ce soir sur ta paie.
C'est du m�gotage!
�a co�te pas grand-chose aux gars
et �a leur rapporte 200.000 par an.
- � qui va l'argent? - Qu'est-ce que �a peut te faire?
- Tu veux ce travail? - Bien s�r. Allons-y.
N'oublie pas ce pauvre Willie ou tu te feras rabrouer.
Voil� 5 dollars pour Willie, il a pas la vie facile.
- T'as une carte? - Oui.
- Tim Flynn... T'es nouveau? - Tout � fait.
- Tu viens d'o�? - Je suis rentier et viens m'amuser.
- Qui t'a donn� �a? - L'homme qui m'a dit de me taire.
- Comment �a? - C'est ce qu'il a dit.
- Qui �a? - L'homme qui m'a dit de me taire.
Tu parles de Joe Castro?
Peut-�tre m�me de son patron.
Prends ma place.
Suis-moi, Flynn.
- Tu sais de quoi tu parles? - Je suis l� pour bosser.
Le patron de Castro, hein? C'est pas facile de travailler ici.
- Tu sais conduire �a? - Oui, j'ai appris � l'arm�e.
C'est mieux que de trimballer des caisses. H�, Culio!
T'as pas int�r�t � mentir.
Flynn va conduire le chariot �l�vateur, rejoins les autres.
Comment �a? C'est mon boulot, �a!
- Plus maintenant. - C'est quoi, ce bazar?
La ferme! Si tu veux bosser, bien, sinon, d�gage.
- On va devoir causer, nous deux. - Je vais y r�fl�chir.
Flynn, commence � travailler. Toi, file de l�!
On n'est pas pay� pour discuter.
H�, Flynn!
- J'aime bien ton ancien boulot. - J'ignore comment tu l'as eu,
mais je veux plus te voir ici.
Alors ferme les yeux, parce que je serai l�.
- Je vais te convaincre. - T'es pas assez malin pour �a.
T'as de la chance de pas �tre bless�.
Si t'en veux plus, l�ve-toi!
Dis � Castro que j'aime pas qu'on me pique mon travail.
Je vais parler � certaines personnes.
Raccompagner cette demoiselle chez elle,
elle n'a pas eu une journ�e facile.
Alors comme �a, tu finis ta journ�e par une bagarre?
Je d�marre un peu au quart de tour.
C'est quoi ton truc, Flynn? Qui est-ce qui te prot�ge?
Personne. Les gens m'aiment bien.
Tu poses plein de questions, mais t'as l'air d'en savoir long.
Pas du tout, j'ai seulement d�croch� un boulot et corrig� un r�leur.
Possible...
Si t'as peur d'�tre vu avec moi, va-t'en.
J'ai pas peur, je suis curieux.
On d�croche pas un tel poste sans raison.
Le mec m'a parl� d'un certain Castro. Jamais entendu parler!
- T'es s�r? - Certain.
J'ai parl� du patron de Castro et bingo! j'ai un poste tranquille.
Essaie, la prochaine fois.
Je bosse dur, mais je suis r�glo.
Je suis pauvre, mais bien vivant.
Encore des sous-entendus.
Tu verras bien.
Reprends donc un verre tant que tu le peux encore.
Bonsoir, Flynn. Je viens t'inviter � une petite f�te.
RSVP.
Je rentre me changer.
C'est une f�te informelle.
Monte.
- J'aurai une cavali�re? - Non, on sera entre hommes.
- Je connais d'autres invit�s? - Tu les conna�tras bient�t.
- Ils vont me plaire? - �videmment. Ce sont de bons gars.
Vous me bandez pas les yeux?
Tu lis trop de bandes dessin�es.
Droit devant.
Ouvre.
Pile � l'heure.
C'est lui?
Oui, c'est bien lui.
Fouillez-le.
Bas les pattes!
�a suffit! On fait pas de chichis, ici.
C'est pas une tenue pour une f�te, �a.
Regardez, patron, un pistolet � eau.
Tiens donc! �a fait du bruit.
L�che-le.
Asseyez-vous donc.
- Qui �tes-vous? - Assis!
- �coute-moi bien... - Reste assis et r�ponds.
�a fait deux jours qu'on entend que toi.
- Qui t'a dit d'utiliser mon nom? - Vous �tes le patron de Castro!
C'est moi, Castro, et j'ai pas de patron.
Pas m�me une femme?
Fais pas le malin.
- Dites � ce gorille de me l�cher! - Sinon quoi?
J'ai ouvert ma bouche sur les docks, et alors? Je voulais du travail.
J'ai entendu votre nom et je l'ai r�p�t�. Je m'en excuse.
- Une bi�re! - On n'en a plus.
Alors va en chercher!
- Je veux mon flingue en partant. - Bien s�r, en partant.
J'aime pas que des petits nouveaux tra�nent sur mes docks.
Tu vas me r�pondre, d'une fa�on ou d'une autre.
Inutile de jouer au dur.
T'es parti une demi-heure!
J'ai d� aller jusque sur la 18e rue pour trouver de la bi�re fra�che.
Comment va ce bon vieux Flynn?
Ouvre-la.
Flynn est un bon gars. Il a fui La Nouvelle-Orl�ans.
Vous le croyez?
Oui. Il a commis une petite erreur, mais il recommencera pas.
N'est-ce pas?
Pas si je peux r�gler mes comptes avec lui.
- Gunner ne faisait qu'ob�ir. - Un jour, il aura affaire � moi.
Je l'aime bien, il a du cran. Prends une bi�re.
Je pr�f�re aller me coucher.
C'est bon, Flynn, tu peux y aller. Sans rancune!
- Rends-lui son flingue. - Pas de souci.
�a te sert � tuer les mouches?
- On se reverra, Gunner. - Fais-moi rire.
Oublie ce qui s'est pass� ce soir.
D'accord.
- Alors? - Tout est r�gl�.
Nettoie-moi tout �a et rebouche ce trou.
Allez, du nerf!
- Tu dois �tre �puis�, le soir. - La machine trime � ma place.
C'est sympa de parler aux ouvriers.
Evite de suer sur ma b�cane.
� plus.
- Vous �tes Tim Flynn? - Oui.
- Vous logez au Royal? - Oui.
- Suivez-nous. - Qu'est-ce qui se passe?
Vous vous �tes battu avec un certain Culio.
On s'est un peu chican�s. Il a pr�venu les flics?
- Vous l'avez revu? - Non.
Pas �tonnant,
il a �t� tu� par balle hier � 23 h 30
� l'aide d'un calibre 32. On a trouv� �a
dans votre chambre. Il manque une balle.
Ne faites pas d'histoires, c'est pas le moment de protester.
Allons-y.
Ecrivez tout. Bon, Flynn, dites-nous tout.
Tout quoi?
Allons, me faites pas perdre mon temps.
Je pars quand vous voulez.
On peut faire �a de la mani�re douce ou forte. Moi, je m'en fiche.
- Pourquoi avez-vous tu� Culio? - Je l'ai pas tu�.
Est-il venu pour un 2e round? C'�tait de la l�gitime d�fense?
Je l'ai pas revu apr�s notre escarmouche.
Debout.
Penchez-vous en avant et appuyez-vous sur vos index.
On ne bouge plus.
Vous aurez eu des jours meilleurs.
Vous allez vite c�der.
Autant �viter la douleur et vous mettre � table.
J'ai rien � dire.
L'aviez-vous d�j� rencontr� � La Nouvelle-Orl�ans?
Je m'appelle Timothy Flynn et je veux un avocat.
On a pour ordre d'�tre intransigeants
avec les voyous des docks.
- Je veux vous parler seul � seul. - Vous n'aimez pas mes amis?
J'ai des infos int�ressantes.
J'en suis s�r et vous allez tout me dire.
- Seul � seul. - Jamais de la vie.
Voil� ce qu'on r�colte � se frotter aux mauvaises personnes.
- Qui, Castro? - Peu importe de qui je parle.
Avez-vous compar� mon arme � la balle qui a tu� Culio?
On le fera apr�s vos aveux.
�a collera pas.
Je suis � peu pr�s s�r que si.
Je suis pas assez b�te pour laisser mon arme � n'importe qui.
Comment �a?
L'arme et la balle ne correspondront pas.
Envoie l'arme � la balistique.
J'aimerais pas �tre vous si vous mentez.
Je mens pas. Et dites � vos amis que leur coup mont� �tait fumiste!
Taisez-vous donc. Penchez-vous!
On ne fait que commencer.
- Voil� le rapport de la mi-journ�e. - Il dit quoi?
C'est calme. Le 15e district a arr�t� un docker pour homicide.
On le conna�t?
Non, il est de La Nouvelle-Orl�ans.
T'en as pas assez apr�s une heure?
Attendez la balistique.
Je m'en fiche, je veux entendre ce que t'as � dire.
Tu commences � flancher. Redresse-toi.
Laissez-le tranquille. Vos m�thodes ne donnent rien.
- Laissez-moi plus de temps. - Je l'emm�ne au central.
- Attendez un peu... - Votre nom restera au rapport.
J'ai le rapport balistique. L'arme ne correspond pas.
Vous voulez garder votre nom au rapport? Arrangez-le
avant que je l'embarque pour d�faut de permis de port d'arme.
Vous avez appr�ci�, j'esp�re.
�a aurait �t� suspect d'intervenir plus vite.
Il faut prendre l'inspecteur Bennion en filature, il est li� � la mafia.
- Tu crois? - Assez pour le faire suivre.
Tu t'en es bien sorti.
Un enfant aurait flair� leur pi�ge.
L'astuce �tait de tirer une balle avec cette arme.
Qu'as-tu fait de l'autre?
Je vous l'ai envoy�e.
- Qui a tu� Culio? - Un d�nomm� Gunner.
Pourquoi a-t-il tu� Culio?
Culio a dit avoir plein d'amis
donc ils ont voulu s'en d�barrasser et moi avec.
Johnny, si tu as besoin d'un co�quipier...
Surtout pas, je veux coincer Gunner.
- Je crois que mon enqu�te avance. - Ah oui?
Il faudrait enqu�ter sur un certain Clancy.
Entendu.
Joe Castro, vous connaissez?
Tr�s peu. Il doit �tre 5e dans la hi�rarchie.
- Il doit �tre plus haut que �a. - Et Blackie Clegg?
J'ai encore pas entendu son nom sur les docks.
Si Bennion est un ripou, donnez-moi 10 minutes avec lui.
S'il l'est, tu l'auras 10 jours.
Un flic ripou et c'est toute la police qui pi�tine.
Quand veux-tu �tre rel�ch�?
Tout de suite. J'ai h�te d'�tre fix� � propos de Bennion.
On se r�veille, Russell!
Flynn, tiens donc! Je lisais justement un article sur toi.
Je te voyais d�j� sur la chaise �lectrique.
Je vais boire un verre.
�a te laisse le temps de replacer ce que t'as vol�.
Tu n'as � rien � voler.
Rends-le-moi quand m�me.
- C'est la maison qui offre. - Merci.
Bennion et ses gars t'ont fait ta f�te?
Je le coincerai seul, un jour.
Ces gars-l� sont toujours en bande.
Tu dois entendre bien des choses au bar.
- Je n'�coute pas vraiment. - Foutaises! Qu'as-tu entendu?
- On dit que tu t'es fait pi�ger. - Je suis mauvais � ce jeu-l�.
Fais passer le mot : j'en veux un peu aux gars derri�re tout �a.
- Tu sais qui c'est? - Oui, mais j'ignore o� les trouver.
- �a t'arrive de vendre des infos? - Jamais.
Je te donnerai 5 dollars pour savoir o� trouver un type en particulier.
Demande � quelqu'un d'autre.
- 10 dollars. - Joue pas � �a, Flynn.
20 dollars ou je vais demander ailleurs.
- Tu veux savoir quoi? - O� trouver un certain Gunner?
Ce petit voyou? Tout le monde sait �a!
Il tra�ne tous les soirs au bar appel� Le Chat Noir sur la 18e rue.
20 dollars, s'il te pla�t.
- Tu me la ferais pas � l'envers? - C'est pas mon genre.
- Sinon, je te ferai ta f�te. - Je t'ai dit la v�rit�.
Inutile de passer me prendre.
C'est moi qui donne une f�te, ce soir.
J'ai su qu'on t'avait rel�ch�. Tu sens le poulet � plein nez.
Allons en face.
J'ob�is toujours � l'homme qui donne une f�te.
Castro aurait d� me laisser te faire la peau.
Il est plus malin que toi.
Retourne-toi.
- Va falloir m'assommer ou me tuer. - Ni l'un ni l'autre.
J'ai des questions sur l'un de tes amis.
OK.
- Blackie Clegg. - Tu veux savoir quoi?
- Lt Banks. - C'est moi, Damico.
C'est bon.
L'assassin de Culio est ligot� dans un immeuble d�saffect� sur la 18e.
Un instant.
Envoyez-moi une voiture. Je t'�coute, Johnny.
N'�bruitez pas cette arrestation et ne le laissez pas s'�chapper,
sinon je suis un homme mort.
- Ne t'en fais pas. - Du nouveau sur Clancy?
Rien du tout. C'est peut-�tre un faux nom.
Faites-le suivre. Je vais dormir comme un loir.
Flynn!
Approche.
Il para�t que t'as voulu int�grer le milieu carc�ral?
Ils m'ont refoul�.
- Qui t'a rel�ch�? - Ma m�re.
Elle doit avoir le bras long vu tous tes avantages.
Tu me tireras pas les vers du nez si facilement.
J'essaie de comprendre le truc pour avoir la carte sortie de prison.
Il y a aucun truc, je suis innocent.
- C'est bon, t'�nerve pas. - T'es trop curieux.
Allez! J'allais t'inviter � une f�te, ce soir.
- Non, merci! - T'aimes pas les f�tes?
- Les derni�res ont �t� agit�es. - �a pourrait �tre pareil.
J'ai d�got� deux nanas magnifiques.
- Et tu m'en laisserais une? - Deux, c'est ing�rable.
Pourquoi moi? T'as d'autres amis.
Si t'aimes pas ma proposition, tant pis pour toi.
Qui sont ces filles?
Peu importe, tu connais pas. Ce sont des nanas.
- Qu'est-ce qu'il te faut de plus? - D'accord. Quelle heure?
On se retrouve � 21 h 30.
Me l�che pas, je pourrai pas satisfaire les deux.
Clancy veut que tu le fasses boire et parler pour tout savoir de lui.
Qui est-il?
Clancy n'en a pas dit plus, mais il est peut-�tre dangereux.
Que dois-je d�couvrir?
Tout. Ce qu'il fait sur les docks, qui sont ses amis...
Et c'est � sa soeur qu'il demande �a.
Pourquoi pas � toi?
C'est pire de demander �a � sa femme.
Tu sais � quel point il est jaloux.
- Tu portes ton alliance. - Merci de me l'avoir rappel�.
Le voil�.
Bonsoir, mesdames. Pardon pour l'attente.
Tim Flynn. Tim, voici Peggy et Doris. Doris est pour toi.
Et si je pr�f�re Peggy?
Minute, papillon.
Allons, sois sympa, j'ai un faible pour les blondes.
Moi aussi.
Oui, mais c'est ma soir�e.
- Doris est tr�s bien! - Amusez-vous bien.
Allons, c'est du pareil au m�me!
Tu appr�cies Doris et je le trouve mignon.
- Il a qu'� prendre Doris. - Personne veut de moi.
Clancy, assieds-toi.
On va bien s'amuser, mon chou.
J'en doute pas.
Parlez-moi de vous.
Je viens d'une famille banale,
ma m�re �tait renti�re et mon p�re pilote.
Ils se sont mari�s?
On a soif � force d'attendre.
Commandons � boire.
- Vous d�sirez? - Qui paie?
Moi.
Un bourbon bas de gamme et de l'eau.
Quatre.
Qu'avez-vous pr�vu pour ce soir?
On pourrait aller chez toi apr�s quelques verres.
- Tu veux faire des �conomies? - On apportera une bouteille.
- Qu'en dites-vous, Tim? - Je vous suis.
Tu entends ces mots doux, Clancy? On va bien s'entendre.
C'est aussi ce que je me suis dit.
Alors, tu n'as rien � me dire?
Oh, comment �a va?
Soyons fous, prenons un taxi!
Marcher ne fait de mal � personne.
- � moi, si. - On ne mange pas?
Manger? Pourquoi?
Ce qu'on fait quand on ne boit pas.
Appelons un taxi.
- Elle vous conna�t, on dirait. - Elle voudrait bien!
�a doit �tre calme � l'h�pital.
Vous ne parlez jamais de vous.
Pourquoi faire quand j'ai une belle femme � regarder?
Vous �tes de la mafia?
Parlons plut�t politique.
Clancy en est, lui. �a lui rapporte gros.
Vous devriez vous y mettre.
Dites � Clancy de m'introduire, alors.
Vous me faites marcher. Vous �tes s�rement mieux loti que lui.
- De quelle couleur sont vos yeux? - Regardez.
Bleu roi.
O� sont Clancy et Doris?
� la cuisine. Oubliez-les.
Vous n'�tes pas un simple docker, je me trompe?
- Non. - Qui �tes-vous alors?
Un homme assoiff�.
Vous �tes bel homme.
Je vous pr�sente?
Clancy, mon ami! Tes soir�es
sont bien agr�ables!
Je r�pondrai toujours pr�sent.
Retourne � tes cocktails et rapportes-en-nous d'autres.
Tenez.
Ne me laissez pas boire plus que vous.
Je vous suis.
Il n'est pas tr�s endurant.
On a ce qu'on voulait.
J'en avais assez de le voir te tripoter.
- T'es jaloux? - On peut le dire.
Il est compl�tement assomm�.
�a ira mieux demain matin.
- Je dois encore r�ver. - �a, c'est ce que tu voudrais.
Il est charg�?
Tu veux savoir?
Non, le doute me convient.
- O� est Gunner? - Qui?
Fais pas le mariole.
- Si vous parlez de ce gorille... - O� est-il?
- J'en sais rien, �a vous regarde. - Tu l'as pas vu?
Non.
Alors pourquoi ai-je trouv� �a dans ton tiroir?
Vous m'avez bien eu.
Je suis pas venu pour bavasser. O� est-il?
- J'aime pas qu'on me brutalise! - Tu l'as tu�?
Et �a aurait pu �tre vous apr�s votre coup mont� � deux sous.
T'es un dur, toi, hein?
Non, pas avec cette gueule de bois.
Allez, debout!
Non, merci.
Tr�s bien, t�te de noeud, prends �a!
- �a va s'entendre. - Tout le monde s'en fiche ici.
C'est pas faux.
Qu'as-tu fait de son corps?
Je l'ai jet� dans les �gouts.
C'est bien ce que je pensais. Allez, on y va!
Je voudrais bien prendre sa place. Qu'en dites-vous?
J'en dis qu'on y va!
Je pourrais vous �tre utile, Castro.
Par ici, ma voiture est gar�e derri�re.
- O� va-t-on? - T'occupe!
Je serais un bon homme de main, je peux tuer n'importe qui.
Avance.
Vous faites une erreur, je vous serais plus utile vivant.
- Il a d� se cogner. - S�rement.
C'est en haut, � droite.
Aide-moi � le tirer dans ta chambre.
Tu dois �tre un Marine pour tomber � pic comme �a.
J'�coutais � ta porte.
J'ai bien fait de pas frapper.
Ton dernier cocktail d'hier devait �tre radioactif.
C'est une recette � moi. Je l'ai appel� "Vieux Bikini".
D�sol� pour hier soir, Damico.
Allons, arr�tons ce petit jeu de dupes.
Tu es un flic du 6e infiltr� dans l'affaire Blackie Clegg.
Ne tente rien de stupide, j'ai la g�chette rapide.
- On va voir �a. - Pourquoi?
- Je suis de ton c�t�. - Ah oui? Qui es-tu?
Comme on dit dans les s�ries t�l�,
je suis agent du FBI.
O� est ta barbe?
J'ai relev� tes empreintes hier et les ai envoy�es au FBI.
Imagine ma surprise en apprenant que tu �tais flic!
On nous dit rien.
On perd notre temps � enqu�ter l'un sur l'autre.
H�, Clancy, j'ai pas encore pu faire analyser tes empreintes.
- Je te fais suivre depuis 2 jours. - Je sais, d'o� ma curiosit�.
Tu m'as drogu� pour m'interroger?
Non, �a c'�tait juste pour t'apprendre � draguer ma femme.
Ta quoi?
Ma soeur Doris devait �tre ta cavali�re,
mais il a fallu que tu choisisses ma femme!
J'aurais pu t'arracher le bras.
- Vivement qu'on remette �a. - Peggy a dit la m�me chose.
- Sur quoi enqu�tes-tu? - Une fausse arnaque � l'assurance.
La compagnie Alta a d�tourn� un demi-million.
- T'en as entendu parler? - Non.
Un gang de quatre hommes la dirigeait.
On les a tous coinc�s, sauf un, un certain Humbert.
Vous avez une piste?
Si ce n'est pas ce gars-l�, je rends ma plaque.
Comment l'as-tu retrouv�?
Gr�ce � tous les moyens scientifiques connus des enqu�teurs,
et � un indic' qui l'a balanc�.
- Et tu l'arr�tes que maintenant? - Il �tait introuvable.
Je viens d'apprendre qu'il se faisait appeler Castro.
Quand je t'ai entendu dire son nom, j'ai su que tu me conduirais � lui.
Que sais-tu sur Blackie Clegg?
Presque rien. J'ai entendu son nom quelques fois.
C'est tout.
- Tu vas rester dans le coin? - Pas moi.
On a le gars qu'on voulait.
Je l'embarque, puis je prendrai un mois pour sauver mon mariage.
Mes hommes viendront le chercher.
T'aurais pu me tuer et �viter cette corv�e aux amis de Castro.
� quoi tu penses?
� taire l'affaire aussi longtemps que tu pourras.
- Je peux pas l'emmener seul. - Prends sa voiture, � l'arri�re.
Vous auriez d� accepter mon offre.
�a va aller?
Oui, sinon je serais bon qu'� faire des cocktails.
Fais-le parler, �a pourrait m'aider.
- Je dirai rien. - C'est ce qu'on verra.
J'enverrai les infos � ton sup�rieur.
- Evite de boire trop d'alcool. - Mes amiti�s � ta femme.
H�, Flynn. Smoothie veut te voir.
- Pourquoi? - J'en sais rien.
- C'est peut-�tre sa tourn�e. - Que fais-tu l�, alors?
Je finis mon service � 20 h.
F�licitations.
- Il y a quelqu'un qui veut te voir. - Il me trouvera ici.
C'est un gros bonnet, je dois t'emmener le voir.
Et si je refuse?
Allons! Je me ferai 20 dollars si je t'am�ne le voir.
- Tu pourrais me proposer la moiti�. - Toi, tu te ferais 10.000 dollars.
Un whisky sec.
- Qui est cet homme? - Il se pr�sentera lui-m�me.
- Je te retrouve o�? - Ici.
Je suis gar� en face, � la station-service.
Je vais me coucher.
Si je suis pas l� � 19 h, envoie Russel me r�veiller.
- On t'a pas suivi? - Je t'en prie!
Qu'est-ce qu'il y a?
- Je dois rencontrer un grand ponte. - Qui �a?
Peut-�tre le big boss.
O� a lieu le rendez-vous?
Le barman de l'h�tel m'y emm�ne.
- Que sais-tu de lui? - Il dit qu'il fait pour 20 dollars.
- Je le crois. - Sa voiture est accessible?
Elle est gar�e en face de l'h�tel.
- Combien de temps avons-nous? - Deux heures.
- On mettra sa voiture sur �coute. - Pourquoi?
Il pourrait r�v�ler quelque chose. S'il t'arrivait malheur,
on saurait d�j� tout. On vous suivra.
S'ils vous rep�rent, on revient � la case d�part.
On utilisera un liquide fluorescent.
- Restez � distance. - Vous aurez dix minutes d'avance.
- Je sens qu'on y est presque. - Sois prudent.
J'aurai de vraies balles, cette fois.
H�, Smoothie. Ton pneu arri�re droit est � plat.
Il y avait rien ce matin.
C'est s�rement une petite fuite. Je m'en occupe?
J'en ai besoin dans 40 minutes. Mets la roue de secours.
Entendu.
Smoothie, deux bi�res, s'il te pla�t!
- On a que 40 minutes. - �a ira.
Change le pneu au cas o� il v�rifierait.
Paul, relie le bidon de marquage � l'allumage du moteur.
Talbert, pla�ons l'�metteur sous le plancher
et le micro sous la bo�te � gants.
OK, d�branche-le. Passe-moi la lampe � UV.
Allons-y.
On attend.
C'est bon?
Oui. Allume le moteur pour v�rifier.
C'est parti.
C'est tout bon.
- D�p�chez-vous. - Oui, oui.
Par� � communiquer avec les unit�s mobiles.
Unit� 2.
Unit� 2.
Ici unit� 2.
Circulez et soyez pr�ts � intervenir � mon signal.
Pareil pour vous,
- unit� 3. - Bien re�u, lieutenant.
Branche l'antenne.
C'est fait.
�a devrait marcher.
Le lieutenant
- devrait nous entendre. - Ils ont r�ussi.
Ils arrivent.
C'est r�gl�. Je mettrai �a sur ta note.
Entendu.
�coutez.
On attend 10 minutes.
Un barman conna�t toujours tout le monde.
On entend bien des choses dans ce m�tier.
Revenons sur cette histoire des 10.000 dollars.
Cet homme a un travail � te confier, il aime tes m�thodes.
Comment me conna�t-il?
Il a consult� ton casier.
Lequel de mes exploits a-t-il aim�?
La fa�on dont tu as r�gl� son compte � Gunner.
Qui dit que c'�tait moi?
C'est pas le cas?
Smoothie,
tu serais pas flic des fois?
S�rement pas!
Je n'ai tu� personne.
Si tu le dis. Tout ce que je sais,
c'est qu'on le voit plus.
Bien, allons-y. Allumez la lampe � UV.
C'est bon.
- Dis-m'en plus sur cet homme. - Il veut te voir.
- C'est un grand ponte? - Le plus grand.
- Qu'attend-il de moi? - Que tu tues un flic.
Rien que �a?
C'est pour �a que c'est bien pay�.
Il pense � un flic en particulier?
Oui, on a une cible.
"On"?
Comme tu l'as dit, un barman conna�t tous les gens importants.
Fais un tour.
Reprends la route, vite!
C'est bien notre veine! Gare-toi l�.
Unit� 2 et 3,
- au rapport. - Unit� 2, on est � l'angle
de la 63e et Downing.
Unit� 3, � l'angle de Sycamore et Langley.
Restez o� vous �tes.
On va trianguler leur position � partir de ces zones.
D�s qu'ils arrivent � destination, donnez-moi leur distance de port�e.
Il y a autre chose?
Tu sauras tout quand on sera arriv�s.
Vous les recevez?
- Cinq sur cinq. - Nous aussi.
Rep�re nos positions.
- On y est. - Une ruelle sombre, �videmment.
C'est l'arri�re du b�timent. On monte chez lui.
Dis-moi, Smoothie...
- Ce Blackie Clegg... - O� as-tu entendu ce nom?
Sur les docks. Les gars bavassent pas mal.
Ils sont sympas, mais trop bavards.
Allez, viens.
Unit�s 2 et 3, ils sont arriv�s � destination.
Quelles sont vos donn�es?
Unit� 2, ils �mettent � 43 degr�s.
Unit� 3...
- Vous vous connaissez, je crois. - En effet.
�a va, Flynn?
Je suis pas l� pour jouer des index.
�a fait mal, hein?
Heureux que tu sois venu, Flynn.
C'est lui, Blackie Clegg?
Tu plaisantes? Bennion est un sous-fifre.
Assieds-toi.
- O� est Clegg, alors? - Il va arriver.
- Je devrais d'abord te briefer. - � quel sujet?
Au sujet de ce boulot. Enfin, si �a t'int�resse.
�a d�pend. Tuer un flic est une mission d�licate.
- Ils sont mortels comme les autres. - Mais �a agace plus de monde.
10.000 dollars, c'est pas de l'argent de poche.
�a ach�te pas mal de sourires.
Ce sera pas difficile.
Voil� l'homme qu'on veut abattre.
- Il a pas l'air d'un dur. - Alors c'est d'accord?
- Je veux parler au commanditaire. - Il nous entend.
- Je veux l'entendre aussi. - Je parle en son nom.
Je traiterai avec le grand patron et personne d'autre.
Tr�s bien. Je vais le chercher.
Merci.
Ils sont dans les environs de la 68e et Charleston.
� toutes les unit�s, ici Banks. Ils sont vers la 68e et Charleston.
Bouclez toute la zone.
Cherchez sa voiture, c'est une Ford 46 coup�e
immatricul�e 7X8576.
Entre, Flynn, que je te pr�sente Blackie Clegg.
J'aurais d� m'en douter.
Pourquoi cela?
Des gens plus malins n'ont rien compris.
C'est un peu cul-cul, mais �a marche.
T'as d'autres tours?
Quelques-uns.
- J'ai pas encore dit oui. - Inutile.
T'as plus le choix maintenant.
Je vois...
Tu voulais parler � Blackie Clegg.
Te voil� servi.
Mais �a fait de toi son homme de main sans discuter.
- �a me va. - Voil� 5.000 dollars.
T'auras le reste quand le flic sera mort.
- Dis-m'en plus sur lui. - Il se planque.
On devrait savoir o� ce soir.
Comment?
Je vais te montrer.
- Elle est jolie, hein? - Oui, mais t�tue.
- Qu'a-t-elle dit? - Qu'elle ne l'a pas vu en 15 jours.
- Qui est-ce? - La fianc�e du flic.
Comment l'avez-vous trouv�e?
Pourquoi?
- Il me semble l'avoir d�j� vue. - O� �a?
Je dois d'abord m'assurer que c'est bien elle.
Elle a l'air de te conna�tre.
On �tait � la m�me f�te hier soir.
Une f�te?
- Je vois souvent un Clancy, au bar. - Oui.
Il m'a invit� � une f�te et elle �tait l�.
Clancy? C'est pas sa photo dans le journal.
Et si cette photo �tait bidon? Clancy pourrait �tre Damico.
Qu'est-ce que t'en dis, ma jolie?
J'ignore de quoi vous parlez.
Que les choses soient claires,
nous allons retrouver votre fianc�.
S'il se fait appeler Clancy, dites-le-nous et on vous ram�ne
� l'h�pital.
Je ne connais pas de Clancy. Il ment.
Tu parles � Blackie Clegg, alors pas de cachotterie.
- Elle a d� oublier. - Je peux lui rafra�chir la m�moire.
Allons boire un verre.
- Tiens-nous au courant. - Laissez-moi lui parler.
Il peut �tre bien plus convaincant que toi.
Il s'y conna�t bien en la mati�re.
Tu seras peut-�tre un peu d�coiff�e, ma jolie.
Flynn, t'es fou?
Fais pas le mariole, Smoothie, on m'a suivi!
T'es flic?
On peut rien te cacher.
C'est toi, Damico!
Ta boule de cristal te l'a dit?
- C'�tait d�bile de casser la lampe. - Peu importe.
Trop tard, j'ai la fille
et je vais sortir par la porte.
Si tu tires, tu la tues.
T'es cern� par les flics!
Souviens-toi qui tu toucheras si tu tires.
Police!
- Combien sont-ils? - Au moins deux de moins.
- Allons-y. - Mary est l�.
Qui?
Attendez ici.
L'inspecteur Bennion est venu me voir au travail.
Il m'a dit que Johnny Damico avait �t� bless� et qu'il me r�clamait.
Il m'a montr� son insigne, alors je l'ai cru.
Ne t'en fais pas. Emmenons-la � l'h�pital.
McCullough, emmenez cette femme � l'h�pital Harbour.
� vos ordres.
Assurez-vous qu'elle va bien avant de la quitter.
Lieutenant, on a arr�t� votre homme.
- Amenez-le-moi. - � vos ordres.
Je te rejoins d�s que possible.
Il a un excellent scotch.
On le go�tera apr�s lui avoir parl�.
- Le voil�. - Ce n'est pas lui!
- Il �tait dans la voiture! - O� est-il, Bennion?
J'en sais rien. J'ai entendu des tirs et j'ai fil�.
- Johnny! - J'ai droit � 10 minutes avec lui!
�coute-moi bien, ton avidit� va causer du tort � toute la police.
Je vais m'occuper de tes doigts.
Il y a une porte d�rob�e � c�t� du coffre.
Ici le 12e district. Aucun signe de Blackie Clegg.
Il ne quittera jamais la ville. Toutes les issues sont boucl�es.
- Il se cache. - On le trouvera.
C'est pas un amateur. Sa fuite l'a d�montr�e.
- Tu l'as touch�, t'es s�r? - Il y avait du sang par terre.
Alors on l'aura. Il devra se faire soigner.
Peut-�tre, mais il a pu se teindre en roux, en blond ou autre.
Le rapport du FBI sur les empreintes dans son bureau.
Inconnu au bataillon.
Va dormir, mais ne rentre pas chez toi.
- Et Mary? - Des hommes la prot�gent.
Je vais la voir.
- Prends une voiture. - Merci.
- Tout va bien, Joe? - Calme plat.
Je dois guetter l'approche d'un chauve assez b�te pour venir.
Si tu le connaissais un peu, tu serais sur tes gardes.
Infirmi�re, o� se trouve Mary Kiernan?
- Chambre 306. - Merci.
Entrez.
Infirmi�re!
Le patient de la 309 ne doit pas �tre d�rang�.
Bien, docteur.
Le patient de la 309 ne doit pas �tre d�rang�.
Tout va bien, il vient d'arriver.
- Et l'ambulance? - Gar�e � l'arri�re.
- Je prends de gros risques. - Et je te paie un gros paquet.
J'ignorais que ton travail �tait si dangereux.
Oh, l�, c'est plut�t calme. Parfois, c'est plus excitant.
- Et si t'�tais pas arriv�? - Mais je suis venu.
Inutile de te dire de la fermer, Damico.
Un bruit et elle y passe en premier.
Debout.
Retourne-toi.
Ouvre ta veste.
Prenez son revolver et posez-le sur le lit.
Pas un bruit!
Ne sonnez pas l'alarme et ne renversez rien.
Fais ce qu'il te dit, Mary.
Gentille fille.
Ferme le store.
Reviens vers le lit.
- Je croyais t'avoir touch�. - Une �gratignure.
L'h�pital est cern� de policiers.
Ils s'attendent � me voir entrer, pas sortir.
Pas d'imprudence, Damico!
- Faites-les entrer. - Entrez.
Je n'en ai que pour une minute.
V�rifions vos constantes.
Je vais vous chercher plus de calmants.
Messieurs, laissez-la se reposer.
On attend qu'elle revienne, puis on revient � nos moutons.
C'est-�-dire?
J'aime pas �tre dup�.
Vous pouvez m'identifier.
- Comment comptes-tu sortir? - Comme je suis entr�, en ambulance.
- T'es plein de ressources. - C'est comme �a qu'on survit.
J'�tais cach� dans le coffre quand t'as dit
que tu viendrais la voir ici.
On n'attendra pas cette infirmi�re, finalement.
Donnez-moi votre oreiller.
Va � c�t� d'elle.
Quand l'infirmi�re est entr�e, j'ai su.
C'est une de nos meilleures recrues.
Elle a pris mon pouls avec son pouce.
- Les infirmi�res ne font pas �a. - Elle s'en est bien tir�e.
- Je serai promu, vous croyez? - Non.
- �a co�te cher de se marier... - Non!
Heureusement, j'ai de l'argent.
- D'o� sort-il? - De sous le matelas.
Cet argent vient de Clegg, il faut le sceller.
Timmy!
Je suis curieux de voir comment tu vas t'en sortir.
Adaptation : Carole Moireau
Sous-titrage : VDM
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