All language subtitles for Shrunken Heads (1994)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

R�DUCTEUR DE T�TES

Voici vos biscuits sal�s, et...

ah oui, vous vouliez du th� aussi.

Cela nous fait 7 dollars 75.

Oh mon dieu, je n'ai pas assez d'argent sur moi. C'est emb�tant.

Laissez, vous me paierez la prochaine fois.

- Vous �tes s�r ? - Voici votre sac.

- Merci monsieur Larson. - Heureux de vous rendre service.

Tommy, y' a pleins de trucs d�ments chez monsieur Sumatra aujourd'hui.

Tommy, quand tu auras fini de balayer, tu t'en iras.

- T'en veux un ? - Ouais, merci.

- C'�tait qui ? - J'en sais rien.

Si tu veux passer par ici � v�lo, il faut que tu paies.

Que je paie ? Mais pourquoi ?

Pour ta s�curit�.

Arr�tez, laissez-le tranquille.

Ecoute Sally, tu restes en dehors de �a, ok ?

L�che-le Booger !

Et qui tu es, pauvre gars ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Si c'est la bagarre que vous cherchez, je suis votre homme.

C'est quoi ton probl�me � toi ?

Viens Vinnie, on s'en va.

Punks ! On devrait vous enfermer.

Cette fois, t'as eu de la chance ! Ta gueule, pauvre tar� !

Petit con ! Cr�tin ! Minus !

Bande de petits cons !

Ca va ? Tu peux te lever ?

Est-ce que �a va ?

Oui, je crois que...

T'es nouveau dans le quartier ?

Oui, je viens d'emm�nager dans une rue juste � cot�.

Moi, c'est Tommy Larson, et mon copain s'appelle Bill Turner.

- Tu fais �a bien ! - Je m'appelle Fr�d�ric Miriam Thompson.

- T'en veux ? - Oui.

T'as rien de plus court que Fr�d�ric Miriam Thompson ?

Si, t'as qu'� m'appeler Freddie.

Ca me soulage !

50 cents, jeune homme. Excellent choix !

G�nial, le num�ro sp�cial de Flash est sorti

avec une aventure d'Argus.

Moi, je prends le journal annuel de Crypto.

T'as qu'� prendre la Lanterne verte, et apr�s, on se les �change.

C'est quoi la Lanterne verte ?

C'est pas vrai ! On dit c'est QUI la Lanterne verte.

Et pas c'est quoi !

Tu vas adorer, fais-nous confiance.

Ah, monsieur Sumatra, voici Freddie.

Il a emm�nag� pas loin d'ici.

- Salut Freddie. - Bonjour monsieur.

Monsieur Sumatra.

Au fait Billy, j'ai quelque chose pour toi.

Je viens de les recevoir. J'ai pens� que �a pourrait t'int�resser.

Dr�le de couleur. C'est un nouveau go�t ?

Mano akoun.

C'est un f�culent qui ressemble � une racine,

et c'est tr�s appr�ci� dans mon pays.

Merci monsieur Sumatra.

Billy est accro aux sucreries, il en bouffe toute la journ�e.

Tenez, pour la BD.

- Merci. - A un de ces jours.

Il est assez �trange, n'est-ce pas ?

Monsieur Sumatra ? On le connait depuis toujours.

Il vient d'Ha�ti. L�-bas, il �tait sorcier.

- Mais non, il �tait policier. - Policier, c'est vrai ?

C'est ce que mon p�re a dit.

La Lanterne verte est le plus hyper-m�ga cool de tous les h�ros.

Crypto est vachement plus cool.

N'importe quoi, t'es dingue de comparer Crypto � la Lanterne verte.

C'est rien qu'un chien, t'es con !

Regardez qui arrive.

- Salut les m�mes ! - Rends-le moi !

Allez, rends-le moi !

Donne �a.

J'arrive pas � croire que vous lisiez encore ce genre de merdes.

Il serait temps que vous sortiez de maternelle.

Rends-le moi, fais pas chier, Vinnie.

Tu trouves �a marrant ?

Alors, maintenant, tu d�fends les petits morveux.

Je t'ai dit de me le rendre, Vinnie.

Et si j'ob�is pas, tu fais quoi ? T'appelles ta maman ?

Esp�ce de...

Vas-y, je t'�coute. Qu'est-ce que tu allais dire ?

Eh Vinnie, monsieur Sumatra nous regarde.

Et alors ? J'en ai vraiment rien � cirer.

Eh vous autres ! Foutez le camp d'ici !

Je vais vous les faire bouffer, monsieur Sumatra.

Ne me provoque pas.

On ferait mieux de pas insister.

On sait jamais avec ce mec.

On se reverra.

Tirez-vous !

T'aurais pas d� faire �a.

T'aurais pas d� faire �a... Ferme-la !

Y'a s�rement un moyen de se d�barrasser de ces emmerdeurs.

Faut qu'on leur fasse voir qui on est. Qu'on a pas peur.

Je suis pas s�r que ce soit une id�e g�niale.

Vous avez �t� policier, monsieur Sumatra.

Oui, j'ai �t� membre des forces de l'ordre, � Ha�ti.

Quand vous �tiez policier, vous auriez fait comment avec les vip�res ?

D'abord, j'aurais rassembl� des informations.

Ensuite, j'aurais transmis ces informations

� un escadron sp�cial d'inspecteurs chez les tontons Macoute.

- Pour les faire surveiller ? - Oui, c'est �a.

Quand ils poursuivent des malfaiteurs

Des malfaiteurs ?

Oui, des voyous, des criminels, Freddie.

Laisse-moi te dire une chose.

Avec ces gens-l�, il faut faire preuve de t�nacit�.

Attendre qu'enfin ils s'exposent.

Quand tu as d�couvert leur point faible, c'est l�

que tu peux leur donner le coup de gr�ce.

Ils doivent faire peur les policiers, � Ha�ti.

Oui, Freddie. Les policiers � Ha�ti sont loin d'�tre commodes.

Bonjour Tommy.

Bonjour Sally.

Je suis venue te dire que je suis d�sol�e pour ce qu'il s'est pass� hier.

Vinnie a des r�actions bizarres parfois.

C'est s�r qu'il n'a pas bon caract�re.

Vinnie a aussi des qualit�s.

Il les cache bien.

Chez lui, c'est pas la joie.

Si je comprends bien, il terrorise tout le quartier parce qu'il l'a mauvaise.

Et c'est ton petit copain, ce type !

- Quoi ? Qu'est-ce que �a veut dire ? - Je te le demande.

Bonjour Sally. Ca ne va pas ?

J'ai comme l'impression que j'arrive au milieu d'une querelle d'amoureux.

Non, papa, c'est pas ce que tu crois.

Sally !

Sally, ne me dis pas que tu es encore f�ch�e.

Laisse-moi tranquille.

Allez, un petit sourire. Je t'en prie, Sal.

Je trouve �a d�gueulasse, ce que tu as fait, hier.

Tommy Larson est une poule mouill�e.

Tommy Larson n'est pas une poule mouill�e.

Ah, tu es amoureuse de lui, maintenant ?

Je r�ponds pas aux questions idiotes.

Fais gaffe, Vinnie !

Voyou ! Regarde devant toi.

Sally. Sally !

Dis-le moi si ces gar�ons t'ennuient.

Non, �a ira. Je peux me d�brouiller.

- Qu'est-ce que tu fous avec cette bagnole ? - Je comprends plus rien !

- Ca ne fait rien. - Ralentis !

Arr�te, merde !

Fait chier ! Merde !

- Tu conduis comme un malade. - Ferme-la, Booger.

- Il a raison, Vinnie. - Ta gueule !

T'es vraiment tar� !

Tu sais qu'ils vont plus nous l�cher.

Et alors, �a changera quoi ?

On les a sur le dos depuis la maternelle.

J'en ai assez de m'aplatir devant Vinnie Bennet, les petits.

Je suis ici que depuis trois jours, et j'en ai marre aussi.

Bill, si on n'essaie pas de leur tenir t�te,

ils vont continuer de nous g�cher l'existence.

Il est l'heure, je dois rentrer.

- Moi aussi, j'y vais. - D'accord.

- Au revoir, Tom, � demain. - A demain, les gars.

Alors, mec, on se croit le plus costaud ?

Le plus fort, c'est moi.

Tommy.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Pas grand chose.

Je sais qu'il est tard mais, j'aimerais te parler.

D'accord, tu veux que je descende ?

Non, c'est moi qui vais monter.

Tu es encore dehors, � cette heure, un jour de semaine ?

Mon p�re et ma m�re s'engueulaient, alors je suis sortie.

Je suis d�sol�.

T'inqui�te pas, j'ai l'habitude.

J'ai repens� � ce que tu m'as dit l'autre jour.

J'�tais folle de croire que Vinnie pouvait changer.

Et maintenant, c'est fini avec lui.

Tant mieux.

Et puis, il y a aussi que j'aime bien quelqu'un d'autre.

Ah, g�nial.

Et je le connais ce veinard ?

Oui.

Il est tr�s gentil.

Et il travaille dur dans l'�picerie de son p�re.

Tu trembles ?

Oui, il fait frisquet.

Tu vois la bagnole, l� ? C'est celle de madame Wilson.

Viens.

Tonton Macoute 2 � Tommy.

Tonton Macoute 2 appelle Tommy.

Tonton Macoute 2 � Tommy. R�pondez.

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est rien, c'est Bill Turner.

Merde, Tommy. R�ponds, quoi.

Ca a l'air plut�t urgent.

Oui, j'�coute.

Les vip�res sont en train de d�sosser la voiture de madame Wilson

sur Carter avenue, derri�re ton immeuble.

Super ! Cette fois, on les tient.

O� tu vas, avec �a ?

J'ai l'intention de coincer les vip�res.

Mais tu es dingue ! Si tu fais �a, Vinnie va te tuer.

Tu ne dois plus avoir peur de Vinnie.

Moi, je n'ai plus peur.

Tommy.

Vous pouvez pas acc�l�rer, non ?

On fait ce qu'on peut.

Mais qu'est-ce qu'il vous reste � faire ? Merde, magnez-vous !

Ca va, les gars, on bouge plus.

- C'est quoi ? - On a rien fait, on marchait tranquillement.

Pourquoi on vous a tout le temps sur le dos ?

Booger Martin, Podowski, toujours les m�mes.

- La voiture l�-bas, vous la voyez ? - Ouais, et alors ?

Il lui manquerait pas quelques pi�ces ?

Vous nous voyez piller le bien d'autrui ?

Fais pas le malin, Podowski.

La voiture, c'est bien eux. J'ai des preuves.

- Ah oui ? - Appuyez sur le bouton rouge.

Ca, c'est pas croyable.

Vous avez �t� film�s en pleine action.

On vous voit en train de commettre le vol. Allez, c'est bon, venez l�.

Allez, toi aussi. Allez, les mains sur le capot.

Je te jure que tu vas nous le payer, Larson.

Ferme-la, Booger.

A votre place, j'essaierais moins de jouer aux durs, maintenant.

Va te faire foutre, Tommy. Dans deux heures, on est dehors.

- Fermez-la ! - On t'aura, Tommy !

Faut pas se faire d'illusions, on est mort.

Peut-�tre bien. Mais je vais mourir heureux.

Sally !

T'aurais pas d� te montrer.

Eh bien, c'est mon quartier aussi.

Salut Big Moe. Il faut que je te parle.

Ben, parle.

J'ai un probl�me.

Tous mes hommes sont au placard.

Il faut que je trouve trois briques pour les faire lib�rer.

Quoi, tu crois que je suis la banque ?

Oh Moe, voyons, tu es trop m�chant.

Ferme-la.

Toute ta bande s'est faite coincer ?

Qu'est-ce qui a pu vous arriver ?

Dans le quartier, il y a des gamins qui deviennent vraiment encombrants.

Il y en a un qui nous a film�s avec sa cam�ra vid�o.

Il nous a pris pendant qu'on d�montait une bagnole,

et il l'a fait voir aux poulets.

Vinnie, j'ai fait de mon mieux pour t'�duquer.

Et maintenant, j'aimerais bien savoir une chose.

Tu serais pas en train de te ramollir, Vinnie ?

Non, Big Moe.

Je suis aussi dur qu'avant.

Bien.

Am�ne-moi ces petits malins ici, demain soir.

Tu vas voir ce qu'on fait � ce genre de minus.

Pr�pare-moi trois briques.

- C'est la libert�. - Tu ferais mieux de la fermer.

Tu te r�jouiras plus tard. Parce que l�, on a un boulot � faire.

Eh, Vinnie, comment tu as fait pour la caution ?

C'est Big Moe qui a casqu�, ducon.

C'est fou ce qu'il est intentionn� !

Toi, c'est fou ce que tu es dr�le. Tu as du talent de comique.

Allez, on se tire.

L�, tu as gagn�, voil� les vip�res.

Oh merde !

O� vous voulez nous emmener ?

On va te pr�senter � un de nos amis.

Allez, roule.

Eh, Big Moe.

Voil� les petits branleurs qui ont coinc� mes gars.

C'est toi le cin�aste ?

Comment vous appelez-vous ?

Je vous ai pos� une question.

Je m'appelle Tommy Larson.

Et lui, c'est Bill.

Et les autres, c'est quoi leur probl�me ? Ils sont muets ?

Toi, ton nom ?

Il s'appelle Freddie.

Quant � toi, tu aurais besoin d'un conseil.

Du genre "Ferme ta grande gueule". Qu'est-ce que tu en dis ?

Je dis que tu es une crapule. Et ta place est derri�re les barreaux.

Je vois que j'ai affaire � un vrai dur.

Si tu veux, tu peux venir travailler pour moi.

Faire le m�me boulot que Vinnie ?

Se bagarrer, et piquer des sacs ?

On gagne sa vie.

Ca m'int�resse pas.

C'est dommage. Que vais-je bien pouvoir faire de vous trois ?

Pour l'instant, j'ai du pain sur la planche.

- C'est le dernier arrivage ? - Ouais.

Et les paris de la journ�e, je te mets �a o� ?

Derri�re, on fera les comptes plus tard.

Dis donc, Big Moe, y'a ton pote, l'Irlandais, qui demande � te voir.

Qu'il attende.

Les vip�res, vous emmenez les morveux dans la remise.

Vous les ligotez comme il se doit, et vous d�gagez.

J'ai des choses plus importantes � voir.

Ce serait le moment d'avoir une id�e.

J'ai presque r�ussi � me d�tacher.

Freddie, aide-moi.

J'ai envie de rentrer chez moi.

Bouge-toi un peu, ou on va se faire buter.

Ouais, je sais que mes petits cadeaux sont appr�ci�s. Tenez.

C'est tr�s g�n�reux.

Tommy, qu'est-ce que c'est que tout �a ?

Des bulletins de paris.

Si ces documents disparaissaient, Big Moe aurait de sacr�s probl�mes.

Tout ce que je veux, c'est m'en aller d'ici.

Je me fiche compl�tement de ces bouts de papier.

Non, �coute. Si les sacs disparaissent,

y'aura plus aucun moyen de contr�le. Big Moe n'aura plus de preuves.

Les gens diront ce qu'ils veulent. Et il devra les rembourser.

Je suis d'accord pour avoir les vip�res sur le dos...

mais Big Moe est beaucoup plus dangereux.

Je donne raison � Bill.

Maintenant, amenez-moi les petits morveux.

Ils viennent par ici.

On peut sortir par l�.

- Empilez ces chaises. - Ca ne marchera jamais.

Tais-toi et active ! Vite !

Qu'est-ce que c'est que ce boucan ?

- Quel boucan ? - T'entends pas ?

C'est bloqu�. Ouvrez !

Bande de petits salopards, ouvrez !

Tu es fou, oublie ces sacs. Viens vite.

Tommy, grouille ! Allez !

- Attrapez. - T'es compl�tement dingue.

Ouvrez cette porte, je vais vous en faire voir, moi !

O� ils sont ? Ils essaient de s'enfuir.

Descendez ! Descendez de l� !

- Je le tiens. - Attends, j'arrive.

Descends !

Ne le l�che pas !

Ouvrez ! Revenez, bande de petits cons !

Moe, les morveux se sont fait la malle.

Ils ont emport� avec eux tous les paris.

- Tous les paris ? - Oui, tous.

Tous les bulletins de paris ? Je vais les tuer !

Courez ! Rattrapez-les !

Ouais, �a va.

Les morveux que tu m'as ramen�s...

ils se sont enfuis.

T'inqui�te, Moe, ils vont pas aller bien loin. Ils sont du quartier.

En partant, ils ont pris...

deux sacs pleins de bulletins de paris.

Deux sacs, tu entends, Vinnie ?

Merde !

Et vu que ces sales gamins sont dans ton secteur,

je pense que c'est toi qui dois r�pondre d'eux.

Y'a qu'une seule fa�on de r�gler cette plaisanterie de mauvais go�t.

Et c'est � toi de le faire.

Tout ce que tu veux, Big Moe.

C'est avec �a que je dois leur r�gler leur compte ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'es pas d'accord ?

Ok, je m'en occupe.

Merde, j'en ai marre d'attendre.

Booger, si tu as un probl�me, tu peux me le dire.

Parce que �a int�ressera Big Moe, et tu auras droit � un traitement de faveur.

Du calme, du calme. Ca va.

Eh, je pense que c'est eux.

L�.

Allez, courage. C'est plus tr�s loin.

Si ma tante s'aper�oit que je tra�ne dans la rue � cette heure-ci...

T'inqui�te pas, Freddie. Quand tout sera fini, tu seras devenu un h�ros.

Sortez, c'est le moment. Allez !

Allez chercher les sacs.

Allez chercher ces sacs !

Tommy !

Je te f�licite, Vinnie. Tu m'as prouv� qui tu �tais.

Qu'est-ce qui se passe ? T'es un peu tendu, on dirait.

On vient de descendre trois gamins, et c'�taient juste des gamins.

Il se serait pass� quoi si on s'�tait fait prendre ?

Descendre ?

Vous les avez pas tu�s ? Tu avais dit que tu voulais seulement

- leur faire peur. - Mais non, on leur a donn� une fess�e.

Et on leur a fait un peu la morale, c'est tout.

Que crois-tu ? Qu'on pourrait tirer sur des enfants sans d�fense ?

- Mais il a dit que... - Je sais ce qu'il a dit.

Oublie ce qu'il a dit, d'accord ?

Tu vas rentrer � la maison, hein ? Je dois parler affaires.

Ram�ne-la.

Ok, �a va. J'ai r�agi de fa�on exag�r�e.

- Rentre � la maison. - Oui, ch�ri.

Je te pr�viens, si jamais on d�couvre que c'est toi qui a fait le coup,

tu ne prononces pas mon nom. Ressaisis-toi.

J'arrive pas � croire que j'ai pu faire �a.

Allez, tu as tr�s bien agi.

Maintenant que je sais ce que tu as dans le ventre,

tu seras mon homme de confiance pour ton secteur.

Quoi ? T'es pas content ?

- Ouais, c'est g�nial. - Bien s�r que tu es content.

Parce que tu es malin.

Alors, ton boulot consiste � t'assurer que les commer�ants du quartier

payent bien leur pourcentage.

C'est dans tes cordes.

Oui, je peux faire �a.

Ah Vinnie, tiens. Prends.

Tu travailles pour moi, maintenant. Sape-toi correctement.

Je te demanderais d'�tre moins bavard en pr�sence de Mitzi. Ok ?

C'est une fille sensible, Vinnie.

Toi entendu Big Moe.

Que s'est-il pass�, Sally ?

Ils sont morts tous les trois.

Qui �a ?

Tommy, Bill, et le nouveau. On les a tu�s. Ils sont morts.

Je vous pr�sente mes condol�ances, monsieur Larson.

C'est une chose horrible que la perte de ces trois gar�ons.

J'ai moi-m�me une dague plant�e dans le c�ur.

Sally.

Alors, les gar�ons.

Vous savez que vous vous �tes engag�s sur un mauvais chemin.

Et moi, je n'ai plus qu'une solution.

Je veux qu'on parle, ok ?

- J'ai rien � te dire, Vinnie. - Deux minutes, pas plus.

Voil�, en fait, je tenais � te dire

que je suis d�sol� de ce qui est arriv� � Tommy Larson.

Oui, je te crois... Tu d�testais Tommy Larson.

Je le portais pas dans mon c�ur, mais de l� � vouloir sa mort...

Tu n'es pas venu � l'enterrement.

Je me serais senti de trop.

Et aussi, j'ai r�fl�chi, et j'ai pens�

qu'au fond, moi aussi j'aurais pu me faire buter.

Et j'�tais pas emball� par l'id�e.

Alors, � partir d'aujourd'hui, je me tiens � carreau.

- Je vais croire �a ! - Tu peux te moquer de moi.

Je vais m'inscrire � des cours du soir, devenir un homme d'affaires,

et je volerai du fric en toute l�galit�.

Je plaisante. Ok ?

Tu veux pas me faire un sourire ?

Tu es si jolie quand tu souris. Allez.

Bonjour, jeunes gens.

Je trouve ce mec bizarre.

Je t'interdis de dire du mal de monsieur Sumatra.

J'en avais pas l'intention.

Alors, excuse-toi.

Je m'excuse.

Ca va ? Tu es contente ?

Monsieur et madame Berkowitz, comment allez-vous ?

Monsieur Sumatra, �a pue dans tout l'immeuble.

Et cela provient de votre appartement.

Vous voyez, ce chat n'est pas en bonne sant�.

Et il est la source de toute cette puanteur.

Un peu de patience, ce ne sera plus tr�s long.

Je viens de chez le v�t�rinaire, et il m'a dit que demain,

mon chat irait beaucoup mieux.

Allez, bonne soir�e.

J'ai ici un bon gros matou. Ingr�dient primordial.

A toi de jouer, gros minet.

Mes enfants, l'heure de votre r�veil a sonn�.

Au nom du plus grand esprit,

et du plus puissant esprit qui soit.

Au nom de la plus grande descendance de Jud�e, Hail� S�lassi�.

Au nom du tr�s grand ma�tre Duvalier, et des tontons Macoutes.

Je vous ordonne

de vous r�veiller.

R�veillez-vous, maintenant !

Mais que vois-je l� ?

R�veill� du premier coup, c'est tr�s rare.

Je ne sens plus mon corps.

Tu n'en as plus besoin maintenant, tu es un esprit.

Regarde, Bill et Freddie sont � tes cot�s.

Ecoute-moi, et r�veille-toi, William.

Je t'ordonne de te r�veiller.

Il n'a peut-�tre pas envie de revenir parmi nous.

Sottises ! Sottises, Tommy !

Ceci le fera revenir.

Mange, Bill, mange.

Il r�agit, il se r�veille, Tommy.

Oui, vas-y, mange, comme �a.

- C'est bien. - C'est d�gueulasse.

Mange.

R�veille-toi, Freddie, je te l'ordonne.

Qu'est-ce que c'�tait ?

Tu es dot� d'une force �lectromagn�tique, petit.

Tu l'as stimul�e.

Ils sont arm�s, attention !

Calme-toi, Freddie. Tout est termin�.

J'ai une dr�le de sensation.

Comme si... On est mort ? Ou c'est un mauvais r�ve ?

Vous �tes ressuscit�s.

J'ai fait bouillir vos t�tes.

Avec mille pr�cautions, je les ai faites s�cher. Ensuite...

On avait pas envie d'�tre r�tr�cis au lavage.

Vous auriez pu y penser � �a.

William, je vois que tu es bien r�veill�.

J'ai un de ces maux de cr�ne.

C'est malin !

Je veux retourner chez ma tante.

Ca me pla�t pas d'�tre r�duit. Je pr�f�rerais �tre mort.

William, tu ne dois pas parler de cette fa�on.

Si tout ce qui nous reste comme avenir, c'est de servir de bibelot sur un meuble,

alors, je pense comme lui.

Vous avez tous les trois le pouvoir de vous �lever dans les airs.

Quelle bonne nouvelle. Vous aviez justement besoin de balles de golf.

Je m'aper�ois qu'il y a une chose pr�cieuse que tu n'as pas perdue.

Ton sens de l'humour, William.

- Super ! - Maintenant, �coutez-moi bien.

Vous avez des pouvoirs, des pouvoirs magiques,

que vous allez d�couvrir, et apprendre � utiliser.

Je serai l� pour vous aider

� faire vos premiers pas

dans cette passionnante existence qui s'offre � vous.

Non ! Non !

Utilise ton esprit. Concentre-toi, et tu y arriveras.

Oui.

Oui, Tommy, vas-y.

Ne me touchez pas ! Arr�tez, ou je vous mords !

Non ! Non !

Volez, les enfants, volez !

C'est bien. Venez � moi, les enfants. Venez � moi.

Ne vous inqui�tez pas. Chez moi, vous �tes en s�curit�.

La vengeance sera votre raison d'exister.

Plus cette soif de vengeance grandira en vous,

plus votre �volution sera �vidente. Vous perdrez toute humanit�.

Et vous d�velopperez vos pouvoirs. Vous saurez voler.

Mais aussi... tuer.

UN AN PLUS TARD

Le temps passe � une vitesse ! Tu sais que c'est d�j� la fin du mois ?

Ca te d�range pas ? Il fait soif avec cette chaleur.

Tenez, et tirez-vous.

Votre pr�sence me donne envie de vomir.

Ouais ?

Salut. Y'a deux briques l�-dedans. On finira demain.

Vous �tes pass�s chez monsieur Sumatra ?

Sumatra ? Non, on doit encore y aller.

Qu'est-ce que vous avez avec ce mec ?

Cet esp�ce de vieux tordu de sorcier

est le seul dans le quartier � ne pas payer le pourcentage.

Je d�teste approcher ce type.

Ecoute-moi, Booger. Tu fais ton boulot, ou je te trouve un rempla�ant.

- Ok, t'�nerve pas. - D�gage.

Allez.

R�veillez-vous, les enfants.

- Etes-vous pr�ts ? - Oui, ma�tre.

Alors, envolez-vous.

Volez dans la nuit, et faites votre devoir.

�uvrez pour que vos r�ves deviennent r�alit�.

Allez, mes enfants. Mes tr�s chers enfants.

Allez, reste tranquille. Ca va te plaire.

Non ! Non !

Tu vas me le payer, �a.

Qu'est-ce que tu as ? Mais, r�ponds !

Gr�ce � toi, malfaiteur, nous n'allons pas perdre notre temps.

La transformation s'est acc�l�r�e.

Le ma�tre a dit que cela arriverait apr�s notre premi�re vengeance.

Et � force de nourrir notre haine,

nous allons effacer tout ce qu'il y a encore d'humain en nous.

Vous allez attendre ici mon retour.

Pour Sally, de Vinnie.

Le ma�tre avait raison.

Il ne nous reste plus rien dans ce monde, � part la vengeance.

Dites-moi, vous �tes pass�s � l'action ?

Oui, des malfaiteurs ont crois� notre chemin.

Dor�navant, ils ne feront plus le mal autour d'eux.

Excellent. Excellent.

Merveilleux petits.

Merveilleux petits.

Je me sens pas bien.

J'ai peut-�tre du mal � dig�rer.

Les criminels de notre ville semblent �tre tous atteints d'un mal �trange.

Voici les sympt�mes : une d�marche lente et saccad�e,

un d�rangement intestinal sans pr�c�dent,

et une envie irr�pressible de ramasser les papiers par terre,

et de nettoyer les graffitis.

Les victimes de ce nouveau virus souffrent d'une chute de tension.

Leur respiration est tr�s r�duite.

Pour les m�decins, cet �tat est proche du coma.

La population doit rester calme.

- Je vous rappelle que... - All� ?

Je viens juste de terminer mes cours.

Tu dois avoir un tas de le�ons � �tudier.

Oui, mais je pensais qu'on pourrait aller au cin�, toi et moi.

Oui, pourquoi pas.

Ok, je passe te prendre vers 7 heures.

- D'accord, � tout � l'heure. - Super, salut.

Tu continues de mentir � cette fille ?

J'utilise tous les moyens que je poss�de.

Eh bien, tu devrais avoir honte, Vinnie.

Oser dire que tu es encore � l'�cole !

Tu vas voir quoi, au cin� ?

Ce n'est pas ce que je vais voir au cin� qui doit te pr�occuper.

Ce qui devrait plut�t t'inqui�ter, c'est ce que je vais te faire

si tu vas pas r�gler les comptes avec cet enfoir� de Sumatra.

Ecoute, Vinnie. Ce mec, je le sens pas. Il est dingue.

Toi, tu as peur, ou je r�ve ?

T'as les jetons devant ce d�bris qui raconte des conneries toute la journ�e.

- Tu vas te secouer ! - Bien parl�, Vinnie.

Ca n'a pas d'importance pour toi.

Pourquoi s'en faire ? Je vais te le dire.

C'est primordial pour moi. Pourquoi ?

Parce que je veux qu'on me respecte.

Tu es d�j� tr�s respect�, Vinnie.

Si je dois te le dire encore une fois, une seule,

je t'enferme dans un placard � balais avec le vieux fou,

et j'attends de voir qui en sort.

Je vais r�gler �a.

D'accord. Tout de suite.

D�gage.

C'est �a. C'est le m�tier qui rentre.

Que les esprits bienveillants vous prot�gent, madame Wilson.

Monsieur Sumatra, voyons.

Que voulez-vous de moi, vauriens ?

T'�nerve pas, Sumatra, on est venu te parler.

Dites, monsieur Sumatra, c'est plut�t calme dans le quartier, non ?

Y'a pas eu de vols, ni de cambriolages.

Les commer�ants n'ont pas d'ennuis.

Vous voulez dire les commer�ants qui payent pour votre protection.

Ouais, on fait du bon boulot.

Et aujourd'hui, vous venez me demander ma contribution.

Ecoute Sumatra, je vois pas pourquoi tu payerais pas comme les autres.

Parce que je suis capable

de vous couper la langue avec une paire de tenailles.

Et la bouffer.

Ensuite, je vous ouvrirais le cr�ne pour en extraire

vos minables petites cervelles.

C'est vrai que c'est une bonne raison.

Oh merde, tu as vu �a !

Non, j'ai rien vu.

Compte plus sur moi, cette fois, j'en ai marre, je me tire.

O� tu vas, Booger ?

Vinnie n'a qu'� aller se faire foutre. Qu'ils aillent tous se faire foutre !

Sumatra est un mec bizarre. Vinnie n'a qu'� y aller lui-m�me.

- Moi, je laisse tomber. - Eh, attends-moi.

Deux de vos ennemis �taient ici il y a � peine une minute.

O� sont-ils all�s, ma�tre ?

Les deux malfaiteurs sont all�s de ce cot�.

Booger, je peux cr�cher chez toi, cette nuit ?

- Je sais pas trop. - Allez, sois un pote.

Je peux plus rentrer chez moi.

Ta m�re t'ouvre plus la porte ?

Elle dit que je lui fais peur.

Ca va, je t'h�berge, ducon.

C'est sympa, Booger, merci.

H� Booger, t'as pas envie de voir un film ?

Non, pas ce soir. Je vais sous la douche.

Ne pleurniche pas quand j'�teins tout.

Il faut que je dorme.

Comme �a, je penserai plus � cette sale face de rat.

Je t'ai dit que je ne voulais pas, Vinnie.

Je t'ai dit que je ne voulais pas, Vinnie.

Tu te trouves dr�le ?

Sally, tu connais mes sentiments pour toi, non ?

Ca n'a rien � voir. Je ne suis pas pr�te.

Qu'est-ce que �a veut dire �a, t'es pas pr�te ?

Tu vas avoir 16 ans.

Si tu es si press�, il vaut mieux que tu te trouves une autre fianc�e.

D'accord.

Tu rentres � pied.

Avec joie.

Fais attention, sainte Nitouche, tu pourrais te faire agresser.

Booger, tu es encore sous la douche ?

Merde.

Ca fait trois heures que tu es l�-dedans.

Tu t'es endormi ?

Elle est gel�e, cette eau.

Booger, �a va ?

Booger !

Merde.

Merde !

Mais que... ?

Non !

Eh, Sumatra !

Fais chier.

Sumatra, montre-toi, j'ai � te parler.

Que veux-tu de moi, �me souill�e ?

C'est moi que tu appelles "�me souill�e" ?

Fais gaffe ou je t'�clate la t�te.

Tu vas m'�couter. Je cherche Booger et Podovski.

Je sais que tu les as vus. Ils devaient passer ce soir.

Tes complices expient leurs p�ch�s en enfer.

Ils sont damn�s pour l'�ternit�.

Et bient�t, ton tour viendra aussi.

Et comment savez-vous si j'ai commis des p�ch�s, hein ?

Tes amis sont � l'arri�re de cet immeuble.

Ok.

A plus tard, rastaman.

C'est quoi votre probl�me � tous les deux ?

A quoi vous jouez l� ?

Vinnie, tu tombes bien.

Tu veux bien nous aider � tout nettoyer ?

Monsieur Sumatra voudrait te voir.

Salut Tommy.

Oui, �a fait longtemps que je ne suis pas venue.

Mais je ne t'oublie pas, tu sais.

J'aurais d� avoir le courage de te montrer mes sentiments.

J'avais peur que tu te moques de moi.

Aujourd'hui, je suis venue pour te parler.

Je t'aime, Tommy.

Je t'aimais d�j� quand on �tait des enfants.

J'aimerais tant que tu sois pr�s de moi.

Je suis l�, Sally.

N'aie pas peur.

Non !

C'est moi. C'est moi, Tommy.

Quelle horreur, non !

C'est monsieur Sumatra qui m'a fait revenir.

Et c'est Vinnie qui m'a fait assassiner.

Non, je n'y crois pas. C'est impossible.

Tu vas tout voir, Sally.

Je vais faire passer ma m�moire dans ton esprit.

Et tu conna�tras la v�rit�.

Tu es mon t�moin, Sally.

T�moigne de ce jour maudit o�, en pleine jeunesse, cruellement,

on m'enleva la vie.

Monsieur Sumatra, avant l'incin�ration, se pencha sur mon cercueil.

Il s�para ma t�te de mon corps.

Il pr�para mon cr�ne � recevoir, pour la deuxi�me fois, mon esprit

qui ne trouvait pas le repos.

Je sus, une fois revenu parmi les vivants,

que je poss�dais des pouvoirs surnaturels.

Et que je devrai m'en servir pour nous venger, moi et mes compagnons,

de tout le mal que nous ont fait ces trois individus malfaisants.

Maintenant, tu sais ce qui s'est pass�, cette fameuse nuit.

Notre idylle a �t� abr�g�e.

Oh mon dieu, Tommy.

Laisse-moi venir pr�s de toi, Sally.

Une derni�re fois �tre dans tes bras.

Je ne vois pas comment.

Je vais te montrer, Sally.

Tommy, qu'est-ce que tu fais ? Non.

C'est trop bizarre.

Tommy, attends. Je t'en prie, reviens.

Qui frappe � ma porte ?

Monsieur Sumatra, c'est moi, Sally, ouvrez-moi.

Je veux voir Tommy. O� est-il ?

Tu es en proie � des fantasmes, ma pauvre fille.

Vous permettez ?

Sally, c'est la premi�re fois que tu me rends visite.

Je te sers un verre ?

Ne jouez pas au plus malin avec moi, monsieur Sumatra.

J'ai vu Tommy de mes propres yeux.

Et son esprit a dialogu� avec le mien.

Assieds-toi, Sally. Je t'en prie.

- C'est Vinnie qui l'a tu�. - C'est vrai, oui.

Je sors avec Vinnie depuis un an.

Vous savez ce qu'il a fait, et vous ne me pr�venez m�me pas ?

Lors de leurs premi�res amours, les jeunes filles

s'amusent � jouer avec le feu.

Elles sont attir�es par les voyous.

Moi, tu ne m'aurais pas �cout�.

Mais, bient�t, mes gar�ons se vengeront.

Une minute, combien sont-ils ?

Tu as d�j� vu Tommy.

Les voici, tous les trois ensemble.

C'est horrible. Comment pouvez-vous �tre aussi cruel ?

- Cruel ? - Oui, c'est du sadisme.

Non, Sally. Ils n'ont plus rien � voir avec nous.

Ils ne sont plus humains.

Ils sont devenus des �tres qui n'ont plus de sentiments.

Ils ne versent plus de larmes, ils n'�prouvent plus de joie,

et ils n'ont plus peur.

Ils ne sont plus anim�s que par une seule chose.

- Leur vengeance. - Je refuse de vous croire.

Tommy �tait tellement gentil.

Je ne l'ai jamais vu refuser de rendre un service.

Pourquoi on l'a tu� ?

C'�tait un gar�on bien.

- On le sait, toi et moi. - Son �me n'est pas morte.

Je suis s�re qu'elle est rest�e intacte.

Peut-�tre bien que tu as raison.

L'amour peut faire des miracles, apr�s tout.

Pardonne-moi, Sally. Je sais que je suis repoussant.

Non, j'�tais sous le choc, tout � l'heure.

Mais tu es toujours Tommy.

Et si je te trouvais repoussant, je ne serais pas capable de faire �a.

Jamais je n'avais vu

une de mes t�tes montrer des sentiments.

C'est un ph�nom�ne rare.

Je savais que l'esprit de Tommy resterait intact.

Alors, je vais vous laisser seuls.

Vous avez besoin d'intimit�.

Monsieur Sumatra voudrait te voir.

L�chez-moi. Non !

Monsieur Sumatra veut te parler.

Non !

Monsieur Sumatra, rappelez-les. Je ferai tout ce que vous voudrez.

Mais rappelez-les, je vous en prie.

Merde !

Monsieur Sumatra veut te faire bouillir la t�te, Vinnie.

Am�ne-toi, on va bien rigoler.

C'est �a l'uniforme que portaient les tontons Macoutes ?

Oui, ma ch�re.

Et quand j'�tais chez moi, j'�tais tr�s fier de porter cet uniforme.

Ce soir, vous avez une raison ?

Oui, ce soir, j'ai d�cid� de r�gler mes comptes.

Tu appr�hendes la suite ?

Oui, mais j'ai confiance en vous.

Vous faites mijoter quoi, au juste ?

C'est une recette sp�ciale pour Vinnie,

et son copain, le minable Big Moe.

Est-ce que je peux vous aider ?

Oui, mais es-tu pr�te ? Car il s'agit cette fois,

du ch�timent capital. A la ha�tienne.

Un ch�timent capital ?

Je ne sais pas.

Qu'aurai-je � faire ?

Avant de continuer, je dois te poser une question.

Je ne veux que la v�rit�, car cette r�ponse est tr�s importante.

Et je dois la conna�tre maintenant. Est-ce que ton hymen est intact ?

Vous voulez savoir si je suis vierge ? Je le suis.

Seule une femme qui n'a jamais eu de rapport intime avec un homme peut

accomplir cet acte magique.

Dites, vous n'allez pas m'offrir en sacrifice ?

Bien s�r que non, ma ch�re enfant.

Va dans ma chambre, et enfile la robe qui est dans mon placard, � gauche.

Et moi, j'attends patiemment ici.

Je voudrais que mes anciens camarades du bureau politique

soient encore vivants, et qu'ils te voient en ce moment.

Ils seraient absolument charm�s.

Vous �tes gentil, monsieur Sumatra.

C'est magnifique ! C'est trop !

- C'est pas grand chose. - Mets-le � mon cou. Oui.

Booger et Pod sont morts. Et ils ont �t� tu�s.

- On les a but�s. - Mitzi, ferme-la.

Et maintenant qu'ils sont foutus, ils veulent aussi ma peau.

- Allez, viens par l�. - On leur a fait la peau.

- Qui est mort ? - Booger et Pod.

Et maintenant, les t�tes me poursuivent.

Que veux-tu dire par "t�tes" ?

Des t�tes, oui des t�tes. Des t�tes qui volent partout.

Elles sont petites. Elles ont des dents, des queues qui pendent derri�re,

des yeux exorbit�s, et elles appartiennent � monsieur Sumatra.

Elles sont brunes, petites, et elles volent comme des oiseaux.

Elles m'ont pourchass� partout. Et �a, c'est pas le pire.

Ils �taient plut�t moches, Booger et Pod, pas vrai ?

Maintenant, il faut les voir. Leur peau tombe en lambeaux.

On dirait qu'ils pourrissent de l'int�rieur.

Ils me pourchassent partout.

Et le plus d�gueulasse : ils ont des asticots qui leur sortent de la bouche.

Ils contr�lent le courant.

Ils contr�lent le courant, et ils me cherchent.

Ecoute Vinnie, tu as eu pas mal de stress ces derniers temps.

Si tu veux, je connais une jolie fille. Elle a une chouette villa en Floride.

- Peut-�tre que tu... - Tu me crois pas !

- T'as rien compris. - D'accord, l�che-moi.

- Ils vont tous nous tuer. - Sortez-le d'ici.

Qu'il d�gage, et qu'il ne remette plus jamais les pieds ici, c'est compris !

Ils vont tous nous avoir. L�chez-moi, je veux pas sortir.

Lieutenant-colonel Aristide Pierre Laffite Sumatra.

Officier tonton Macoute � la retraite.

Qu'est-ce que c'est que �a ?

Vous allez �tre conduits chez moi pour votre zombification.

Tirez sur le vieux !

Allez-vous en !

Sally ! Sally !

Ecoute-moi, je t'en supplie. Viens � mon secours.

Dis � Sumatra que ses putains de zombies me l�chent.

D�sol� Vinnie, tu as une dette envers Tommy.

Fais pas chier, Sally, merde !

A vous de jouer.

En piste pour notre meilleur tour, la scie circulaire.

Non !

Arr�tez.

N'oubliez pas que c'est chez moi que la vengeance doit �tre ex�cut�e.

Rappelle tes machins. Et qu'ils l�chent mes hommes.

Rien ni personne n'emp�chera

que vienne le jour de ton jugement, femelle !

Mitzi.

Mitzi, d�p�che-toi de sortir de l�.

J'aimerais bien qu'on me dise ce qui se passe.

C'est pas grave. Tout va bien maintenant, mon b�b�.

On va faire un petit voyage. L�che mon bras.

- Allez chercher la voiture. - D'accord, d'accord.

Allez, d�p�che.

Sally.

Doucement.

- Que vont-ils faire ? - Tu as une r�ponse, Vinnie ?

Ce sont les t�tes des gamins.

Tu sais les gamins que j'ai but�s l'ann�e derni�re ? Ce sont leurs t�tes.

C'est monsieur Sumatra qui en a fait des morts-vivants.

Alors, vous avez menti. Vous les avez tu�s.

Non, Mitzi, Vinnie est tr�s fatigu�, et il raconte n'importe quoi.

Pas vrai Vinnie ?

Ton petit ch�ri a donn� l'ordre, et Vinnie a tir�.

- Oh mon dieu ! - Taisez-vous toutes les deux.

- Je ne veux plus vous entendre. - Tu as tu� de pauvres enfants.

Oh non, fais chier !

Inutile de fuir, je suis votre destin.

- Ralentis ! - Ils sont juste derri�re nous.

Ce soir, j'en ai fini avec vous.

Plus question d'attendre.

Ralentis. Tu vas tous nous tuer.

Vinnie, attention.

- Ca va aller, ne t'�nerve pas. - D�gage de l� !

Bient�t la fin du monde.

Etes-vous pr�ts pour l'apocalypse ?

Les �l�ments se d�cha�neront. Personne ne pourra en r�chapper.

Nous allons conna�tre le feu purificateur de l'apocalypse.

- Non ! - Ta gueule !

Tu es dingue !

Joignons tous nos �nergies.

Seigneur, tous ces pauvres gens.

J'esp�re pour eux qu'ils savent nager.

Tu es malade, tu as failli nous tuer.

Je pr�f�re �tre raide mort.

Plut�t que de devenir un putain de zombie de Sumatra.

Tu n'y �chapperas pas, m�me en te suicidant.

- Je veux descendre. Arr�te-toi. - Ferme-la.

- Arr�tez la voiture. - Ferme-la.

- Arr�tez. - La ferme !

Il va te plonger dans un jus bouillant.

Et te faire bouillir pour te r�tr�cir. Je te jure que tu vas d�guster.

La ferme.

Tu seras incapable de bouger, de crier, ou de pleurer, Vinnie.

- La ferme ! - Tu ferais mieux de laisser tomber.

Quoique tu fasses, monsieur Sumatra te rattrapera.

Ferme ta sale petite gueule de vendue !

Le tra�tre, c'est toi. Tu voulais devenir un homme d'affaires.

- Vous �tes dingues. - J'ai essay� de te demander.

- C'est la meilleure. - C'est la v�rit�.

- C'est vrai, je te dis. - C'est pas croyable.

Mes enfants, l'ennemi est en vue.

Allez-y.

- Non, c'est pas vrai ! - Quoi ?

Rien de tel qu'une bonne poursuite.

A nous deux. Je commence � en avoir marre de vous.

Laisse tomber, princesse, t'es foutu.

Tu veux qu'on s'occupe de toi, aussi ?

Ouais, vas-y, fais-leur la peau !

Ils vont voir qu'on s'en tire pas comme �a avec Moe !

Et de deux !

Tu nous d�barrasses du dernier, et banza� !

On est les meilleurs !

- Vas-y Tommy ! - Qu'est-ce qu'il fout ?

Sally, regarde bien ce que je vais faire. Regarde-moi.

Crache �a ! Crache cette saloperie !

Crache ce truc ! Crache-le !

On fait un march�.

Je ne fais aucun mal � la jeune vierge effarouch�e.

Et vous ne me transformez pas en un de ces zombies.

Aurais-tu peur de devenir comme eux ?

Je ne t'ai pas r�serv� le m�me sort.

Les zombies vagabonderont encore quelques temps.

Et ils vont pourrir lentement.

Jusqu'� ce qu'ils ne soient plus qu'un tas de boue verd�tre.

J'ai pr�par� � ton intention, un traitement plus permanent.

Ah oui ? Nous irons donc tous ensemble en enfer.

Mitzi, l�che-moi !

Tu ne feras plus de mal � ces pauvres gosses.

Tu dois payer pour tes fautes.

Accepte ton destin.

C'est ce qu'on va voir !

Oh mon dieu, vous perdez beaucoup de sang.

Oui. Nous allons rentrer maintenant.

Chez moi, j'ai toutes sortes de potions

qui m'aideront � gu�rir.

Que comptez-vous faire de moi ?

Tu n'as qu'� aller o� tu voudras, joli fruit pulpeux.

Je dois seulement te mettre en garde pour une chose.

Ne dis � personne ce que tu as vu.

Oh non, �a risque pas.

Personne ne me croira de toutes mani�res, alors...

A un de ces jours. Salut.

J'y vais. Au revoir. Merci.

Vous allez pouvoir les remettre comme ils �taient avant ?

Bien s�r, Sally.

Puisqu'ils sont morts.

Ca vous d�range si je vous pose une question ?

Vas-y, je t'�coute.

Pourquoi avez-vous tir� sur le type de la porte ?

A Ha�ti, il existe un vieux proverbe.

Quand un tonton Macoute frappe � la porte,

ne va pas lui ouvrir.

C'est l� que commence le travail s�rieux.

Adieu Vinnie. Dommage que �a se termine ainsi.

Au fait, o� est pass� Tommy ?

Il repose avec ses amis.

Qu'allez-vous faire d'eux ?

Ils ont termin� cette mission.

Et ils peuvent se reposer jusqu'� la prochaine.

Quant � toi, Sally,

en tant que grande pr�tresse vaudou, tu seras leur gardienne.

Tu veilleras sur eux.

Tu peux commencer l'incantation.

Tout en haut de la page 79.

Au nom du tr�s grand Duvalier,

et du bienveillant Hail� S�lassi�,

au nom des tontons Macoutes, une vierge vous demande de l'�couter,

et implore votre b�n�diction.

- Et c'est tranquille par ici ? - Oui.

La maison de mon ami est par l�.

On va prendre un raccourci.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.