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Il n'y a pas de femmes en Californie, JoaquĂn ?
Non, c'est impossible ! Il doit y avoir des femmes.
Dans ce pays, les gens parlent anglais, mon mari.
Oui, j'oublie.
Regarde !
Une femme.
Regarde !
Ils ont des queues de cheval. Des Chinois.
La terre de Californie est le pays des merveilles.
Personne ne joue.
Je n'aime pas cet endroit.
J'ai peur.
Eh, vous ! Les mexicains !
Dégagez !
Partons.
Dites, capitaine, en tant que commissaire territorial...
Marshal adjoint.
Très bien. Qu'allez-vous faire concernant ces gens ?
On a fait une guerre pour se débarrasser de ces mex.
Ce n'était pas le but.
Peu importe !
Ils débarquent ici comme des fourmis attirées par le miel.
D'oĂą venez-vous, M. Brinks ?
De Boston. Pourquoi ?
Le miel aussi vous a fait venir et de bien plus loin encore.
Mais je suis Américain.
Ce territoire est américain. Eux sont des étrangers.
Peut-ĂŞtre puisqu'on leur a pris leur territoire.
Mais beaucoup sont nés en Californie.
Et ça, M. Brinks, fait de vous un étranger ici.
N'est-ce pas ?
Combien je vous dois pour les cartouches ?
- C'est très cher. - Oui, mais il nous faut des outils.
Tout comme les haricots et le maĂŻs pour faire les tortillas.
On a si peu d'argent.
Peu importe combien on dépense !
Ne va-t-on pas bientĂ´t profiter de l'or de la Californie ?
C'est pour les bébés ?
- Pour les enfants ? - Oui.
C'est pour les bébés ?
Les Américains ont le sens pratique, hein ?
Pas tant que ça. Ça sert à filtrer et laver le gravier.
Mon mari connaît bien tout ça M.
C'est moi qui n'y connais rien.
Les femmes ne connaissent rien Ă la mine.
Bien sûr.
Attendez. Pourriez-vous lui expliquer à quoi ça sert ?
Pourquoi, si vous le savez ?
Je n'en sais pas plus qu’elle.
- Vous ĂŞtes nouveaux en Californie ? - Oui, on vient de Sonora.
Au Mexique, mon mari était Cow boy.
Un dompteur de chevaux sauvages. Il est très doué.
Je m'appelle JoaquĂn, JoaquĂn Murrieta.
Cette beauté est mon épouse Rosita.
Je m’appelle Harry Love.
Si vous cherchez de l'or, cet ustensile ce sera très pratique.
- Ustensile ? - Oui.
Il est utilisé dans l'orpaillage.
C'est un terme générique qui désigne les dépôts formés par l'érosion.
Il est concentré dans le courant et le bord des rivières.
Quand vous trouverez une poche de gravier aurifère...
- Gravier aurifère ? - Oui, gravier aurifère.
Ah oui.
Tu vas me le payer, maudit voleur!
C'est toi, le voleur !
Rends-moi ma mule ! Rends-la-moi !
Tu vas la lui rendre !
Ça suffit, ça suffit !
Qu'est-ce que vous faites Ă cet homme ? Qu'a-t-il fait ? ?
Ce bandit m'a volé ma mule. Voilà ce qu'il a fait.
Ce n'est pas vrai, je le jure, elle est Ă moi, il me l'a vendue.
C'est la vérité ! C'est eux.
- JoaquĂn leur a donnĂ© un mĂ©daillon. - As-tu achetĂ© cette mule, JoaquĂn ?
Avec le médaillon de ma famille. Il y a deux heures.
Vous me croyez moi ou le métèque ?
Je n'aime pas ce mot, M. et je ne crois pas qu'il mente.
Je prends la mule et personne ne m'en empĂŞchera !
Quittez San Andrés avant la nuit ou vous pourrirez en prison.
On se reverra tĂ´t ou tard, mexicain.
Priez pour que ce ne soit pas le cas.
Ne nous jugez pas trop mal, Mme Murrieta.
L'or attire toutes sortes de gens et nous avons un peu de mal Ă nous organiser.
Que Dieu récompense votre bonté.
Nous vous devons beaucoup, M. Love.
Je ne l'oublierai pas.
Content d'avoir trouvé au moins un ami, en Californie.
Vous en trouverez d'autres. Et de l'or j'espère.
L'amitié vaut plus.
Au revoir, mon ami.
- Au revoir, les Murrieta. - Au revoir.
Rosita, viens voir !
15 pieds. C'est fait !
Notre morceau de Californie.
Ce n'est pas beaucoup.
Oui, je sais.
Mais peut-ĂŞtre une fortune sous nos pieds,
De l'or pour acheter les terres des Murrieta.
Et un ranch Ă Sonora,
un troupeau de magnifiques chevaux.
De l'or pour couronner ma belle Rosita.
Je t'aime tant. Tu es très belle.
Et si nous ne trouvons pas d'or ?
Je resterai l'homme le plus riche au monde, car j'ai Rosita.
Très bien.
Attends,
observe bien.
Voyons maintenant si ce truc yankee. est aussi utile que le dit le Capt. Love.
♪ Rosita, ♪ ♪ oui, c'est toi, Rosita ♪
♪ Tu ressembles à une fleur ♪ ♪ qui éclot au petit matin. # ♪
♪ Tes yeux sont deux petites gouttes ♪
♪ nées au lever du soleil. ♪
♪ Tes lèvres ressemblent ♪ ♪ à un scintillement ♪
♪ d'un soleil qui se réveille. ♪
♪ Tes yeux sont aussi beaux ♪
♪ qu'un fleuve qui chante. ♪
♪ Rosita, je t'aime tant ♪
♪ que je n'arrive pas ♪ ♪ à trouver les mots ♪
♪ pour te dire les choses ♪
♪ Qui se disent avec l'âme. ♪
♪ Rosita, ma belle Rosita ♪
♪ ne m'oublie jamais. ♪
♪ En toi se reflète le monde ♪
♪ depuis le jour ♪ ♪ où je t'ai vue la première fois. ♪
♪ Ma petite Rosita. ♪
♪ Rosita mon amour. ♪
Je t'aime si fort, mon mari. Si fort...
Ton mari est un idiot, Rosita.
Tu es la plus belle fleur de Sonora.
Pourquoi t'avoir amenée ici pour travailler comme une esclave, dormir par terre ?
En te faisant croire qu’on trouvera bientôt de l'or ?
Je ne suis plus aussi sûr d'en trouver un jour.
JoaquĂn, ne te dĂ©courage pas.
Non !
Cela fait plusieurs jours et je n'ai trouvé une pépite dans ce berceau.
Peut-être pourrait-on le remplir de quelque chose de plus précieux ?
Il n'est pas trop tĂ´t pour te le dire.
Dieu nous a bénis. Je sens le miracle.
Rosita.
Ma Rosita ! Rosita.
Pas ici.
Pas dans ces montagnes de Californie oĂą personne ne veut de nous mexicains.
A Sonora, dans un ranch, comme je te l'ai promis.
Même si je dois détruire ces montagnes et fouiller le sable de mes mains.
Je te le promets, je trouverai de l'or.
Rosita !
Rosita, viens vite !
Viens.
Regarde, Rosita.
C'est de l'or !
Nous sommes riches !
Et ce n'est pas tout. Viens !
Rosita !
C'est ici. L'or est ici, notre or !
Tout ce que je dois faire, c'est creuser et le laver et c'est le nĂ´tre.
Dieu nous a souri.
Un sourire, un grand sourire !
Un sourire aussi grand que le ciel.
C’est par amour pour, Rosita,
pour l'ĂŞtre humain maladroit que je suis.
Tu as raison, nous devons Lui rendre grâce.
Seigneur, pardonne-moi.
Je prierai, toute ma vie,
mais aujourd'hui, je ne peux pas me contenir.
Dis-moi que tu m'aimes, que tu continueras Ă danser et chanter avec moi
et que tu ressens un immense bonheur en toi.
Mon cœur est tout à toi et je partage ton bonheur.
On vous a entendus crier.
Vous êtes excités. Auriez-vous trouvé de l'or ?
Oui, oui, tout plein.
On a creusé des semaines, en vain.
Tout à coup, l'or jaillit en grande quantité.
- Il y en beaucoup ? - Oui.
Vous avez de la chance.
- Vous avez enregistré cette veine ? - Comment ?
Oui, oui. Enfin non, dès demain matin.
On apportera du vin de chez Murphy.
Vous campez près d'ici ? Restez donc chanter avec nous.
Rosita fera Ă manger et on fĂŞtera ensemble !
Vous n'irez pas chez Murphy, mex.
Vous n'aurez rien à déclarer.
Mais mon droit et l'or ?
Ce gisement nous appartient.
Ce terrain est Ă moi. Je creuse depuis des semaines.
Vous êtes du mauvais côté de la frontière, mex !
Vous voir de ce coté de la frontière me rend méchant.
Qu'en dis-tu, Kelly ?
je suis d'accord avec toi. On va leur donner une leçon.
Vous la touchez, je vous tue !
Lâchez-la !
Lâchez-la !
Reviens Ă la vie, mon amour.
Que vais-je faire sans toi ?
Zéro, zéro.
Vous gagnez encore.
Des poulets vivants et regardez la jolie fille qui les accompagne !
La-voilĂ !
OĂą vas-tu avec ces poulets, fillette ?
Que se passe-t-il ? Vous n'avez jamais vu de poulets ?
Ça fait longtemps, madame.
Et encore plus une belle femme comme vous, madame.
C'est parce que vous les avez quittées.
Dites-moi, que mangez-vous dans ce campement ?
De la dinde, des sardines et des bricoles de ce genre.
Vous comptez peut-être nous inviter à dîner ?
Silence !
Je pense ouvrir un genre de restaurant si vous ĂŞtes d'accord, messieurs.
Hé, regardez, ils ont attrapé Jack Trois-doigts !
- Qu'on le pende ! - Assassin !
Assassin !
Je vois que vous me connaissez les amis.
Vous savez que je suis Jack Trois-doigts.
Bien sûr qu'on te connaît, maudit assassin.
- Voleur ! Assassin !
Qui traite Jack Trois-doigts d'assassin ?
Je n'ai tranché la gorge qu'aux animaux
qui ravagent nos montagnes.
Allons le chercher.
Ces hommes sont mes prisonniers. Ils seront jugés à Sacramento.
Écartez-vous avant qu'il y ait un blessé.
Bougez ! Laissez-nous passer.
Chez Kate. Jambon et œufs : 5 dollars.
Désolée les gars, c'est fini aujourd'hui. Mes poules et moi sommes épuisées.
Il ne reste qu'un œuf.
Frit ou brouillé, je suis prêt à payer 10 dollars.
- 10 dollars pour un œuf ? - J'en offre 20.
30.
100.
Vendu Ă ce monsieur pour...
Ce n'est pas pour moi, mademoiselle, mais pour un ami.
Il arrive. Je l’invite à petit-déjeuner.
Comment voulez-vous votre œuf, Capt ?
- Mon quoi ? - Votre œuf.
Murrieta ?
Murrieta, de San Andrés. C'est bien vous !
J'ai tant changé en un an ?
Quelle élégance ! Vous avez trouvé des diamants ?
Votre petit-déjeuner mon ami. C'est le dernier.
J'ai parfois envie d'aller creuser dans les collines.
Mais comme tout le monde le fait, quelqu'un doit porter ça.
Et je n'aime pas ce que l'or fait aux gens.
Je ne vous vise pas, JoaquĂn.
Comment va votre jolie épouse ? Elle est ici ?
Rosita n'est pas lĂ .
Elle est Ă la concession ?
Je n'ai plus ni concession ni épouse. Rosita est morte.
Je suis navré.
La Californie est une belle région.
Mon peuple a vécu ici 200 ans et donné beaucoup d'amour à cette terre.
Puis les gringos sont arrivés.
De force, vous nous avez pris nos terres.
Vous avez détruit les ranchs et les récoltes
et vous avez pollué le fleuve. La Californie a été violée.
Vous avez pillé l'or au sein des montagnes
qui se meurent un peu plus chaque jour.
Ça s'est passé au bord du fleuve, Capitaine Love.
C'était il y a un an, il y avait trois hommes.
Depuis ce jour, je les recherche.
Maintenant, j'attends patiemment.
Un jour, ils réapparaîtront.
Et ensuite ?
Je les tuerai.
Un homme ne peut pas vivre avec le meurtre dans son cĹ“ur, JoaquĂn.
C'est la seule chose qui me maintient en vie.
Faites confiance Ă la loi, JoaquĂn. Ne cherchez pas Ă vous faire justice.
Ceux qui le font ne s'attirent que le malheur.
Vous ĂŞtes mon seul ami dans ce pays, capitaine Love.
Je déteste l'idée qu'un jour vous haïssiez le nom Murrieta.
Je ne crois pas.
Cela vous coûtera 5 dollars. Je ne cuis pas un œuf à 100 dollars.
Le votre est offert par la maison.
Ne restait-il pas qu'un seul œuf ?
Vous avez dĂ» plaire Ă une de mes poules.
Je serais fier qu'une poule en pince pour moi.
Faites bien attention.
Ne perdez pas des yeux la reine de cœur.
Car la reine noire porte malheur.
Elle vous ruinera,
tout en détournant votre attention avec ses charmes.
La reine de cœur est juste et fidèle.
Celui qui la trouve
sera récompensé.
Ce monsieur pense pouvoir suivre la reine de cœur.
Allez, jouez.
Observez-la bien, l'ami.
La reine est une femme. Il ne faut pas se fier aux femmes.
Elle vous charme.
Elle fuit.
Elle disparaît.
Elle se cache.
Mais le señor a le courage d'un lion et les yeux d'un aigle.
Et il va la trouver, non ?
Celle-ci.
Votre choix s'est révélé malheureux.
La sorcière vous a aveuglé.
Pas si vite, mex.
Murrieta serait un tricheur ?
Je connais les gens de votre espèce.
Retournez cette carte, gringo !
Et tuez-moi si ce n'est pas la reine de cœur.
Mais si c'est elle, c'est moi qui vous tue.
Au diable ce jeu !
Vous doutez de moi, mon ami ?
Simple curiosité.
Vous doutez de tous les miens.
Personne n’a dit ça, JoaquĂn.
Veuillez m'excuser.
Venez, je vous offre un verre.
Trois whiskys, s'il vous plaît.
Capitaine Love,
les trois hommes dont je parlais,
supposons qu'ils arrivent et que je fasse comme vous dites,
que je les remette Ă la loi.
Qu'arriverait-il alors ?
Ils seraient jugés pour meurtre.
- Par un juge et un jury locaux ? - Oui.
- Et ainsi, justice me serait rendue ? - Pourquoi pas ?
Je suis l'unique témoin. Trois paroles contre une.
Ils seraient condamnés, hein, capitaine ?
Dites-moi la vérité.
Eh bien...
- Avec plus de preuves... - La seule preuve, ce sont mes yeux.
Ils seraient condamnés et justice serait rendue.
J'ai peur que non.
Alors, je n'ai pas le choix.
Venez, allons boire ce verre.
Vous vous souvenez de Rosita ?
Dites vos prières en enfer !
Les hommes que vous avez tués étaient américains ?
Oui.
Des Américains...
Ils vous ont provoqué ? Ils ont sorti leurs armes ?
Ce n'était pas un duel.
C'était une exécution.
Vous les avez assassinés ?
C'est ce qu'ils diront.
Au saloon, devant beaucoup de monde ?
Vive Murrieta !
Quel honneur d'être pendu à vos cotés !
- Pourquoi en discuter ? - Ne parle pas comme une vieille, vermine.
Mieux vaut être tué par une corde que par un gringo.
Un homme courageux ne craint pas de mourir dignement.
Surtout quand ça n'a pas lieu. Ils ne nous pendront pas, l'ami.
A cette heure, mes hommes sont au courant de ma capture.
BientĂ´t, ils viendront nous arracher des mains de ces gringos idiots.
- N'est-ce pas, Claudio ? - S'ils ne sont pas trop ivres.
Vous parlez de votre clan ? Combien ĂŞtes-vous ?
10, 20 ou mĂŞme 30 !
Peu importe le nombre.
Un troupeau de braves taureaux. Les meilleurs de Californie.
Des paysans misérables !
Il faut s'organiser.
30 hommes à cheval et armés jusqu'aux dents.
La plupart ont du foin dans la tĂŞte.
Un bon coup sur la tête te fera taire, imbécile.
Aie confiance, Murrieta.
Dans une heure, on montrera nos talons Ă ces gringos.
Je suis partant.
La foule est très agitée.
Oui. Vous prenez des risques en apportant ce café.
L’état me paie pour ça.
OĂą est Love ? Il ne voit pas ce qui se passe ?
Il essaie de calmer les gens. J'ignore pourquoi il se donne du mal.
- Cette tasse est pour vous. - Merci.
Je vais vous dire une chose.
S'ils entrent ici, je ne pourrai pas faire grand-chose.
Vous n'y pouvez rien.
Merci, Mademoiselle.
Gardez vos mercis. Je suis payée pour ça.
Merci, Mademoiselle.
Vous avez réussi à me berner.
Je suis moi-même très déçu Mademoiselle.
- Vous approuver le lynchage ? - En général, non.
Dans votre cas, je reste neutre.
Celui qui tue trois hommes de sang froid
ne mérite pas la sympathie.
Buvez votre café tant que vous le pouvez.
- Si vous saviez pourquoi... - Je le sais.
Prenez votre café.
Il vaut mieux que je retourne au restaurant.
Tout le monde voudra boire quelque chose après l'exécution.
Je pense aussi.
- Merci pour le café. - Je reviendrai pour les tasses.
Je ne comprendrai jamais la cruauté des femmes.
Elle prendra plaisir Ă vous voir pendu, Murrieta.
C'est difficile Ă comprendre pour un homme.
Ne faites rien que vous regretteriez.
Je vous en tiendrai tous responsables. ArrĂŞtez !
Buvez, mon ami. La fĂŞte est en votre honneur.
Ce vin n'est pas mieux
que ces épouvantails que vous appelez bandits.
Votre langue est aussi affilée que les griffes d'un faucon.
Les gars !
Trinquons à la santé de Murrieta qui a liquidé trois gringos !
Oui, les amis. Et les trois de sang-froid !
Sans peur, sans pitié, comme s'ils étaient des chiens.
Et comme il est malin, il s'est procuré un pistolet
et on s'est tous échappés sous leur nez !
Il a sauvé ta peau, immonde imbécile !
Moi, j'aurais sauvé la mienne.
- C'est vous qui ĂŞtes immonde. - Quoi ?
Vous voyez Ă quel point Murrieta est courageux ?
Qui oserait offenser Jack Trois-doigts ?
Je vous considère comme mon frère, Murrieta.
Rejoignez-nous,
nous, le clan le plus redouté et le plus admiré de Californie.
Je vous invite !
- Désolé. - Vous refusez ?
Tout Ă fait, je refuse.
Je n'ai pas fui Salinas pour traîner avec des voleurs et des assassins.
Et oĂą irez-vous ?
Vous vous sentez Ă l'abri, dans ce canyon ?
Aucun souci. Il n'existe qu'une entrée.
Qui sert aussi de sortie.
Pensez-vous que Salinas dormira cette nuit,
sachant qu'on est dans ces montagnes ?
Que les chevaux ne laissent pas de traces ?
Que Love est aussi bĂŞte que vous ?
Selon vous, le gringo viendra ici ?
Avant la tombée de la nuit.
Restez et demain je viendrai enterrer ceux
qui n'ont pas été arrêtés et pendus.
Ou venez avec Murrieta. Vous apprendrez Ă ĂŞtre des bandits et des hommes !
Je pars avec Murrieta.
Moi aussi !
HĂ© ! Attendez !
Où allez-vous comme ça ?
Qui allez-vous suivre, imbéciles ?
Un joueur de cartes qui triche ?
Bande d'idiots, restez ici ! Attendez !
C’est moi qui donne les ordres !
C’est moi, Jack Trois-doigts ! Ne partez pas !
Bande de traîtres.
Je vous ordonne de rester !
Revenez !
Lui, on ne le tue pas.
C'est mon prisonnier, entendu ?
Aujourd'hui, vous vous êtes comportés en hommes,
en vrais soldats.
Vous avez combattu ceux qui vous ont volé votre pays,
chassé de vos fermes, et privé de vos concessions et de vos droits.
Que nos frères pourchassés par les gringos le sachent.
Qu'ils nous rejoignent,
avec des armes et des montures ! Celles des gringos.
Avec, nous prendrons d'autres armes et montures.
Ils viendront des villes et des campagnes,
nous grandirons et bientôt formerons une armée.
Et avec mille hommes chevauchant mille chevaux,
nous chasserons les gringos de Californie.
C’est un rêve ?
Exactement. C'est un rĂŞve.
Surtout si vous suivez un gros lard toujours saoul comme lui.
Ce ne sera pas un rĂŞve si vous suivez Murrieta.
Suivez Murrieta et vous libérerez le Mexique !
Vive le Mexique ! Vive Murrieta !
Vive Murrieta !
Qui donne les ordres, maintenant ?
Je ne vous ferai jamais de mal, Murrieta.
Comment pourrais-je offenser celui qui m'a sauvé la vie ?
Vous pourriez tuer la mère qui vous a donné la vie.
Apportez-moi un bon cheval.
Je regrette le gouffre qui nous sépare.
Impossible de revenir en arrière, Murrieta. Vous avez goûté au sang.
Pour commencer, Ă mon propre sang.
Savez-vous ce que vous ĂŞtes devenu ?
Oui, et c'est les gringos qui m'y ont obligé.
Libérez-le !
Obéissez à mes ordres !
Je paye mes dettes, Capitaine. Vous ĂŞtes libre.
Mais notre amitié prendra fin dans 20 minutes.
L'avance que je vous laisse.
C'est une erreur.
Une très grosse erreur.
TĂ´t ou tard, je vous tuerai.
Adieu, capitaine.
- Ce sacré Murrieta... - Va-t-on les poursuivre ?
Pas la peine. S'il y a une trace, c'est un piège.
S'il n'y en a pas, oĂą les chercher ?
Combien de temps ça va encore durer ?
Jusqu’à ce qu'il croise la mire de mon pistolet.
C'est ici que nous devons nous séparer, mes amis.
Dispersez-vous en petits groupes
et rejoignez-vous au Rio Cantoba.
J’y serai dans trois jours.
Pourquoi vouloir faire cavalier seul, JoaquĂn ?
Ça me regarde, Garcia. Je ne tolérerai aucune question.
Un homme a trois raisons d'agir de la sorte.
Étant donné qu'on a déjà de l'or et du vin,
ce doit ĂŞtre pour une femme.
Oui.
C’est pour une femme.
Je dois m'en aller.
Allume une fournaise, JoaquĂn. Et ne te fais pas avoir !
Tu connais bien les femmes, Garcia ?
Si j'en connais un rayon ?
Selon toi, qui m’a fait ça aux doigts ?
Je t'aime si fort mon mari. Si fort...
Bon boulot Ă Talavera, Reyes.
Quoi bon ? Il m'a fallu 3 chevaux pour transporter cet or.
Gonzalez !
Demain, tu partiras pour le Mexique avec les chevaux volés.
Des chevaux et de l'or,
pour l'armée qui, un jour, reconquerra la Californie.
Valenzuela !
HĂ©, amigo !
Enfin tu es lĂ !
Ça va ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Un coup de malchance.
Heureusement, les chevaux de Stockton sont magnifiques.
- Ils sont nombreux ? - 32.
Tout n'a pas été sans encombre.
On a dĂ» tuer quelques gringos.
Tu en as gardés vivants pour raconter ?
Suffisamment.
Le nord tremble aux récits
des dernières agressions de Murrieta.
Bien. Très bien.
Plus on frappera, plus la peur et la confusion se propageront.
On me verra partout.
Ă€ la fois Ă Los Angeles et San Francisco.
On pensera que le diable transporte Murrieta.
Salut Ă vous, les amis !
Personne ne vient accueillir Trois-doigts ?
Vous bavez devant nos petites merveilles !
Depuis quand n'avez-vous pas vu ces oiseaux ?
Vous les prenez peut-être pour des vautours prêts à déchirer vos chairs putrides ?
Mais non, n'ayez pas peur, ce ne sont que des poules !
Des poulets et des poules pondeuses d’œufs.
Ces poules, où les as-tu volées ?
Je les ai prises Ă Salinas.
A la fille de Salinas ?
Qui d'autre a d’aussi belles poules en Californie ?
Tu as fait du mal Ă cette fille ?
Elle n'a rien remarqué, j'ai agi de nuit.
Je t'ai dit d'attaquer Murphy, pas Salinas.
On a entendu parler d'une charrette chargée d’or quittant Salinas.
Pour la banque de San Francisco.
On l'a aussi pillée.
Tu as mis en danger tout le clan, espèce d'idiot !
Quand comprendras-tu qu'on ne me désobéit pas ?
Je peux résister à une tentation.
A deux, c’est impossible.
Je vais t'apprendre l'obéissance.
Tu vas rapporter ces poules.
Non !
Tu me défies ?
Trois-doigts rampe devant le grand Murrieta depuis trop longtemps.
J'aime manger ces oiseaux.
Je vais en rĂ´tir un et faire une fĂŞte.
Et demain, je mangerai autant d’œufs que je veux.
Et si Murrieta dit non Ă Jack,
je lui dirai d'aller au diable !
On va voir si tu es aussi courageux une corde autour du cou.
Attachez ce traître et mettez-lui une corde !
C’est ton ami. Pends-le.
Mieux vaut que ce soit un ami qui le fasse, non ?
Tu ne m'en voudras pas, dis ?
Un instant !
C'est triste de ne pas pouvoir faire confiance Ă un ami.
- Oui, c'est triste. - Tais-toi, je ne te parle pas !
Il arrive de parler sans réfléchir.
Des excuses mettraient fin Ă l'histoire.
Même un écart de discipline peut être pardonné
si assurance est donnée que ça ne se reproduira pas.
Si ce chien désobéissant
avait la décence et le sens commun
de présenter un mot d'excuse à ceux qu'il a offensés, alors...
Mais puisque ce gros plein de soupe,
cette bête insolente et stupide n’a aucune morale...
pendez-le !
Tu ne dois pas mourir sans avoir prié.
Qu’on en finisse, imbécile. Trois-doigts ne dira rien.
Mais, tu ne dois pas mourir...
Tu le laisses mourir sans qu'il ait prié ?
Tu es sur le point de mourir, Garcia.
ArrĂŞte tes bĂŞtises et prie !
Non !
Tu vas être jugé et tu refuses de prier ?
Tu ne crois pas en Dieu, sale bĂŞte ?
Si, bien sûr que je crois en Dieu.
Mais lĂ , ce n'est pas le moment d'attirer son attention sur moi.
Tu crois pouvoir Le tromper ?
Tu penses qu’il ignore tes actions passées ?
Tu risques ton âme immortelle pour deux œufs ?
Prie, maintenant.
- Je te dis de prier ! - Non !
A-t-on jamais vu ça ? Cet obèse refuse de prier.
Comment pendre celui qui refuse de prier?
Tu ne mérites pas de mourir dans ces conditions.
Mais tu ne mangeras pas d'œufs et tu vas rendre ces poules !
Impossible de les rendre. Elles font trop de bruit.
- Fais-les taire alors ! - Comment ?
Combien en reste-t-il ?
Je dirais 40, peut-ĂŞtre 50.
Fais attention où tu vas, espèce de métèque !
Quand vous aurez fini, mettez les mules là où on a laissé les chevaux.
- Et toi, où vas-tu ? - J'ai une affaire à régler.
De quoi tu parles ? Pas en plein jour !
Il ne s'agit pas d'une femme.
- On t'attend ? - Non.
Prenez mon cheval. Je partirai en dernier.
Je ne veux pas avoir Ă me soucier de vous.
OĂą vas-tu aller, Kate ?
Je n'ai encore rien décidé, surtout car j'ignore ce que j'y ferai.
Quand mon père inconscient est parti chercher de l'or,
tout ce qu'il nous a laissé, ce sont ces poules.
On m'a dit que j'ai de la famille Ă l'est...
Pourquoi avoir fermé et dit qu’il n'y avait plus d’œufs ?
Où avais-tu caché les poules ?
Je ne les ai pas cachées, un sale voleur me les a prises.
Elles ne sont pas allées loin.
Elles n'étaient plus là . Je ne comprends rien !
On y pensera plus tard. Ces hommes ont faim.
Bien les gars. A table !
On devrait organiser des battues pour trouver cette vermine.
Beaucoup ont déjà essayé, monsieur.
Mais les survivants n'ont jamais trouvé de traces.
Il a été vu au même moment dans plusieurs endroits différents.
A mon avis, ce Murrieta n'est rien d'autre qu'un lâche !
Ce n'est pas le genre de type qui manque par ici.
On dit que tous les Mexicains en Californie le soutiennent.
C'est vrai, le mex ? Tu lui sers d'espion ?
Je ne comprends pas.
Et ça, tu comprends mieux ?
- Oui, monsieur. - C'est bien.
Tu diras à ton idole de métèque que tu as rencontré Buck Winters.
Dis-lui que je le prends pour un lâche,
que je suis Ă Salinas
et que j'ai 500 dollars en or.
Je le défie, s'il a du cran, de descendre de sa montagne
et de venir m'affronter.
Je vais lui exploser sa cervelle pourrie ! Tu comprends ça ?
Je vous en prie monsieur,
mettez l'or sur le comptoir
pour offrir Ă boire et consoler ceux qui pourraient vous pleurer.
Mieux, je relève le défi en échange du médaillon donné pour votre mule.
Vous prenez peu de risques parce que Murrieta, c'est moi.
Nous voilà face à face, señor.
Si j'ai un peu de cervelle,
il y a peu de danger qu'elle se fasse exploser
Vous avez perdu le pari.
Prenez les chevaux !
Il y a du café, Kate ?
Il en reste dans la cafetière mais j'ai éteint le feu.
Il risque d'être tiède.
Peu importe. Je vais en prendre un peu.
Vous l'avez attrapé ?
Non. Seulement son cheval.
Sa monture était couverte de sang. Il doit être salement blessé.
Mais pas de trace de lui.
Il a du changer de cheval quelque part.
Ça fait un meurtre de plus pour M. Murrieta.
Ce n'était pas vraiment un meurtre.
Si j'ai compris, l'autre a dégainé et allait lui tirer dans le dos.
Il l'aurait tué de toute façon.
Est-ce vraiment un homme avec un mauvais fond, capitaine ?
Je le crois, oui.
Mais vous l'avez connu avant.
Le premier qu'il a tué. Si on avait fait ça à votre épouse, qu'auriez-vous fait ?
Les lois sont là pour ça.
Pour les Mexicains, Capitaine ?
Quel est son crime ?
De se battre pour sa vie et son peuple ?
Il exploite son peuple. Et il est intolérant.
Il y a eu une guerre, les deux camps ont du ressentiment.
Ce n'est pas une raison de commettre des crimes sous prétexte de patriotisme...
Murrieta est un assassin impitoyable.
Il fait autant de mal Ă son peuple qu'Ă ses victimes.
Et je l'attraperai.
Je crois savoir oĂą le trouver.
Il faut chercher un homme là où se trouve son cœur.
Merci pour le café. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Rosita...
Rosita !
Ne bouge pas d'ici. Je reviens vite.
Tout de suite.
HĂ©, Katy !
Prépare-moi un œuf.
MĂŞme un tout petit. Je ne demande pas plus.
Reviens demain matin et je t'en ferai plein.
Allez, fais-le pour moi.
Sois un bon gars et rentre te coucher. Bonne nuit.
Bonne nuit, bonne nuit...
Pete, je suis fatiguée.
Je comprends, Katy, tu ne dois pas le faire attendre.
On est des ĂŞtres humains.
Je ne dirai rien Ă personne. Donne-moi un petit baiser.
D'accord.
Que faites-vous ? On peut vous voir.
Vous voulez attirer l'attention du campement ?
Je dois m'en aller.
Vous ne pouvez pas.
On devra vous trouver un autre endroit.
Vous m'avez caché et avez pris soin de moi. Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Peu importe. Mais vous ne pouvez pas partir.
Vous m'avez sauvé la vie à deux reprises. Pourquoi ?
Vous étiez blessé et...
Alors qu'on allait me pendre, vous m’avez donné une arme.
Ceux que vous avez tués méritaient leur sort.
J'ignorais qui vous étiez et ce que vous deviendriez.
Alors pourquoi m'avoir protégé ?
Je ne sais pas.
Plus un geste.
Jetez votre arme.
Je vous félicite, capitaine.
Je n'aurais jamais soupçonné être suivi.
Vous ne l'étiez pas.
J'ai attendu des jours votre venue.
Vous saviez que je viendrais.
Tous savent que Murrieta vient souvent sur la tombe de Rosita.
Je viens toujours seul. Personne ne connaît cet endroit.
Si, vos trois premières victimes. L'un d'entre eux notait tout.
Alors, il va y avoir deux tombes ici.
Si vous vous taisez et que je ne réfléchis pas trop,
vous pourrez vivre jusqu'à votre procès.
Partons d'ici.
Ça fait longtemps que je ne lui ai pas parlé.
Si le capitaine permet.
Faites.
Je vais ĂŞtre pendu.
Seulement une fois, malheureusement.
J'aurais aussi pu vous tuer une fois.
Vous auriez dĂ».
Vous me devez 20 minutes.
Ces 20 minutes coûteront 20 autres morts à la Californie ?
Navré Murrieta, impossible. Prenez votre cheval.
Attendez, attendez !
Si j'étais un gringo
et que j'aie tué des Mexicains, vous m'accorderiez ces 20 minutes.
Non !
C'est la loi que vous feriez.
La loi est la loi.
Cette blessure m'aura peut-être aidé à comprendre ça.
Et si je promettais de ne plus jamais tuer ?
N'essayez pas de négocier.
Et si je vous jure de ne jamais revenir en Californie ?
Sur la tombe de Rosita.
Je vous le jure,
sur mon amour pour cette femme et devant cette terre sacrée.
Laissez-moi partir. Murrieta ne reviendra pas.
C'est une dette de justice.
Vous me devez ça.
Bien. 20 minutes.
Ne craignez rien.
Je respecterai ma promesse.
Vieille femme, il va survivre ?
Qui sait ?
Certains survivent Ă pire.
Et d'autres meurent pour moins que ça.
L'infection a envahi son corps.
On ne connaîtra pas la volonté de Dieu avant quelques jours.
Maudit imbécile !
Tu crois que JoaquĂn Murrieta peut mourir d'une balle de gringo ?
La fièvre le tue.
Tu parles, la fièvre ! Il meurt de haine.
Ce poignard aussi est brûlant de fièvre.
Et seul le sang de gringo peut la calmer.
Pourquoi continue-t-on à se cacher comme des grand-mères,
quand l'acier de nos poignards rouille
et que nos montures s'encroûtent ?
Sommes-nous si faibles
qu'une balle nous fait détaler comme des lièvres apeurés.
Tu n'es pas notre chef, Garcia.
Quand Murrieta reparlera, il commandera.
Tu n'écoutes qu'avec tes oreilles ? Tu crois ce que les lèvres disent ?
Maintenant, écoutez-moi tous !
Cette blessure ne représente telle rien ?
Est-ce que son sang ne réclame pas vengeance ?
Nos espions disent que le gringo est au courant de sa blessure
et que ça les met tous en joie.
Pour certains, JoaquĂn a fui au Mexique.
Pour d'autres il est mort.
Ça peut arriver.
JoaquĂn ne mourra pas !
S'ils pensent que Murrieta n’est plus là pour nous guider,
plus personne ne pourra nous arrĂŞter.
Les chargements d'or ne sont pas gardés,
pensant que rien ne peut arriver.
C’est le moment idéal pour passer à l'offensive !
S'ils croient que Murrieta est mort,
ils vont voir le fantĂ´me de Murrieta
et leur peur sera plus grande !
JoaquĂn ne peut monter Ă cheval.
Mais toi tu le peux.
Toi aussi, Reyes, ou toi, Valenzuela.
Et moi, je peux chevaucher un cheval !
Nous allons tous porter le foulard rouge. Soyons tous Murrieta !
Quand JoaquĂn sera guĂ©ri, il verra qu'on a bien retenu ses leçons.
Il verra l'or et les chevaux !
Ces idiots de gringos compteront alors leurs tombes !
- Demain, je rassemble mes hommes. - Non !
Ce soir ! J'irai au nord et Gonzalez au sud.
Reyes et Valenzuela se chargeront des campements.
STOCKTON PRESS
Le bandit Murrieta pille un chargement d'or
et détruit un campement de mineurs.
SALINAS JOURNAL
Murrieta met le feu Ă Murphys. Quinze morts
SACRAMENTO DAILY
La Californie est terrorisée par Murrieta"
Merci Katie. Que puis-je te rapporter de San Francisco ?
J'ai besoin de bas.
- Je te rapporterai de jolis bas de soie. - Merci.
Il est assez chaud, capitaine ?
- San Francisco est loin. - Non, ça va, Katy.
Ce groupe ne va pas transporter de l'or jusqu'Ă San Francisco.
Ah bon ?
Toutes les fines gâchettes du comté sont réunies.
Je sais reconnaître une chasse à l'homme.
Vous le recherchez, n'est-ce pas ?
- Qui ça ? - Murrieta.
D'accord, vous transportez de l'or
jusqu'Ă San Francisco.
Je voulais vous dire que j’étais folle de croire
qu'il avait raison de faire ce qu’il a fait.
Faites attention Ă vous, capitaine.
Il est temps de partir.
Comme vous dites, le chemin va ĂŞtre long,
Plus d'or et de chevaux en un mois que pendant tout l'hiver.
Quand il se rĂ©veillera, JoaquĂn sera encore plus riche qu'avant.
Qu'en est-il du campement chinois ?
Ah, le campement des petits Chinois !
Il n’y a pas de plus joli cri
que celui d'un Chinois qui a un couteau sur la gorge.
Que s’est-il passé ?
Tu l'as laissé mourir ?
C’est plutôt la fièvre qui meurt. Regardez !
Vous ne voyez pas ? Le feu le quitte.
C'est fini ! C'est fini !
Il vit ! Il vit !
JoaquĂn a vaincu la fièvre ! JoaquĂn est en vie !
Ce JoaquĂn est fort comme un lion !
Un autre, on l'aurait déjà enterré il y a six semaines !
Cet homme va reconquérir la Californie !
Non, les amis.
Personne ne va reconquérir la Californie.
Ça aussi, c'était une fièvre.
Mais maintenant elle m'a quittée avec l'autre.
Six semaines déjà . Ça a été si long que ça ?
Six semaines sans pillage et sans violence.
Peut-ĂŞtre qu'ils y croiront.
Que JoaquĂn est mort ? Ou qu'il a pris la fuite ?
Non. Écoute un peu ce qu'on a fait...
Tais-toi, imbécile ! Je vais lui raconter.
Tu nous prends pour des gamins idiots
qui laissent pourrir les raisins
car le père est trop malade et ne peut les cueillir ?
Écoute ce qu'on a fait...
Tais-toi. C'est moi qui lui raconte.
Raconter quoi ?
Les gringos n’ont jamais su
que Murrieta était au lit, fiévreux.
Qui a brûlé le campement de Murphys, les amis ?
Qui a pillé l'or des charrettes ?
- Et les chevaux de Los Angeles ? - Et ceux de Mariposa ?
Il n'y avait plus un Murrieta, mais quatre !
MĂŞme un gros Murrieta comme moi.
Dites-moi que c'est faux.
On va te montrer, tu ne douteras plus.
- Les grottes regorgent d'or. La vallée, de chevaux
Vous avez attaqué, pillé et tué.
Toutes ces choses ont été faites en mon nom,
sans mon autorisation ?
Sans que je le sache ?
Comment avez-vous osé ?
Bande de porcs.
Vous n'ĂŞtes que des bĂŞtes ignares.
Tu n'es pas content ?
Je serais heureux de vous tuer tous.
J'ai juré devant la tombe sacrée de Rosita et devant Dieu
qu'il n'y aurait plus de meurtres.
Tu l'as juré ?
La liberté m'a été accordée contre ce serment.
J’ai été capturé
et je serais pendu Ă cette heure
sans l'homme qui a cru que j'avais de l'honneur.
Et maintenant...
Maintenant, quel honneur me reste-t-il ?
Devant lui ?
Devant Dieu ?
Dégagez !
Dégagez tous.
Prenez vos femmes,
votre or et vos chevaux, et allez-vous-en.
Demain, j'irai Ă Salinas et je me rendrai au capitaine Love.
Celui qui n'aura pas quitté le campement demain, je le tuerai !
Dégagez !
Dégagez.
J'ai dit que je tuerais ceux qui resteraient.
Alors fais-le.
Pourquoi restez-vous ? Vous savez que je vais Ă Salinas.
On a commencé à tes cotés. On terminera à tes cotés.
Si tu vas Ă Salinas, nous t'accompagnons.
Je vais me rendre, Ă Salinas.
Vous voulez mourir avec moi ?
Le chemin est long. On aura le temps de réfléchir.
Vous n'ĂŞtes que des idiots.
Mettez-vous Ă couvert.
Non, capitaine, arrĂŞtez !
Capitaine Love, non ! Ne tirez pas !
Ma promesse...
je n'y ai pas failli.
Vous devez me croire.
Écoutez...
Je l'ai juré sur la tombe de Rosita.
Et je...
Je vous le jure...
Cette promesse...
Je l'ai...
Tout est terminé, capitaine. C’était le dernier.
Murrieta mort ! Personne ne va le croire.
Mettez son cadavre sur un cheval.
Bien.
ST Ahmed, Danielle et JY
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