All language subtitles for Les filles du code secret

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Original subtitles

Bonjour.

Vous et votre robe rouge ridicule, partez de l�.

Veuillez m'excuser.

Poursuivez votre route.

Je vous connais ? �tes-vous quelqu'un d'important ?

Je ne pense pas.

Pourquoi voulez-vous me conna�tre ?

Pourquoi cette robe ?

- On remet un doctorat honorifique. - � qui ?

Le Premier ministre.

Et vous �tes ?

�pelez votre nom � l'envers.

A, C, C, E, B, E, R,

D, R, A, W, O, H.

Rebecca Howard, bien.

Veuillez m'excuser.

Excusez-moi.

S'il vous pla�t. Veuillez m'excuser.

Je vous remercie.

Qu'avez-vous fait ?

Combien de mots pouvez-vous faire avec "hordes" ?

- �tes-vous s�rieux ? - H, 0, R, D, E, S.

Hordes ?

Hors, oser, or.

Dors sans "e", dores avec un "e".

Sore, doser, der.

Dose, r�de.

H�ros.

�ros.

Dehors, odes.

Dos, dotes.

Et rose ?

Je l'ai oubli�.

Ce n'est pas grave.

Si vous cherchez un emploi, appelez-moi.

Comment vous appelez-vous ?

N, A, I, T, S, A, B, E, S.

Naitsabes ?

LES FILLES DU CODE SECRET

Oui.

48.

61.

4, je crois.

Combien de mots pouvez-vous faire avec "hordes" ?

Hordes ?

Dose.

R�de.

Oser.

Dors.

Or.

Ai-je dit "dehors" ?

Moi, je vous le dis.

Allez � la fen�tre.

Regardez dehors.

D�crivez-moi cette pi�ce. Dites-moi vos impressions.

Voyons voir...

1m 82 environ.

Cheveux grisonnants.

7 fois 14 ?

238.

- Alors ? - En quoi consiste le poste ?

� quoi ressemble-t-il ?

- Alors, comment �tait-il ? - Horrible.

En quoi consiste le poste ? � quoi ressemble-t-il ?

Comment est-il ?

Je ne sais pas.

4 sur 33.

Ce n'est pas si mal.

Abbey 9733.

Y a-t-il quelqu'un du nom de Sebastian ?

Sebastian quelque chose.

Monsieur Sebastian.

Il m'a propos� un poste � Oxford, le printemps dernier.

C'est une femme � qui vous avez propos� un poste.

Au printemps.

- Au printemps ? - � Oxford.

Num�ro de permis 660, FYH.

Je vous couvrirai de bijoux et de fourrures.

Je vous conduirai � Monte dans ma Mercedes.

- Pardon ? - Vous apprendrez ce qu'est le d�sir.

Cela me semble un peu vieux jeu.

Je travaille dans un milieu vieux jeu.

Que faites-vous ?

Que faisons-nous ?

La secr�taire personnelle de M. Sebastian � l'appareil.

Nous sommes un service de la fonction publique

plus ou moins sain et respectable,

malgr� les apparences.

D�sireriez-vous un entretien ?

La fonction publique ?

Grand Dieu.

Non, je vous remercie.

Nous l'avons perdue.

- �tait-elle dou�e ? - Je l'ignore.

Vous faites beaucoup de choses de ce genre en ce moment.

Quelles choses ?

Des choses particuli�rement irresponsables,

comme trouver des recrues dans la rue.

Vous devriez prendre des vacances.

Ai-je manqu� de courtoisie envers elle ?

Je deviens grincheux quand je suis �reint�.

Vous avez besoin de repos.

C'est bien vrai.

Abbey 9733.

Quel service de la fonction publique ?

Rebecca Howard, 21 ans,

�tudes de math�matiques � Oxford, partie avant d'�tre dipl�m�e.

Pourquoi ?

Je me suis lass�e.

C'est ici que je travaillerai ?

Aimez-vous la musique ?

En quoi consiste le poste ?

Faites-vous des mots crois�s ?

Je suis Capricorne.

Je fais des mots crois�s et j'aime la musique.

Je n'aime pas les serpents et la cr�me anglaise.

Quel est ce travail ?

Qui est M. Sebastian ?

M. Sebastian est le chef du service.

Le verrai-je souvent ?

Oui et non.

Il est plus capricieux qu'agressif,

si cela peut vous rassurer.

Je pr�f�re les hommes agressifs que capricieux,

si cela peut vous rassurer.

Oui.

Je vois que vous �tes agressive, capricieuse et vive d'esprit.

Vous semblez dou�e. Vous ferez s�rement l'affaire.

Pourquoi ?

Que sommes-nous cens�es faire ?

�a fait une heure que j'attends.

Et pas une fichue chaise.

Qu'est-ce donc que ce poste ?

Je ne pensais pas qu'il me choisirait.

Vraiment pas.

Bonjour, je suis Mlle Elliott.

Je suis la secr�taire personnelle de M. Sebastian.

Je serai l� pour vous aider

si vous rencontrez un quelconque probl�me.

Et pas une fichue chaise.

Qu'est-ce donc que ce poste ?

Je ne pensais pas qu'il me choisirait.

Vraiment pas.

Bonjour, je suis Mme Elliott.

Je suis la secr�taire personnelle de M. Sebastian.

Votre premi�re le�on de s�curit�.

Au restaurant, dans un caf�, en discoth�que,

dans les bras de votre compagnon,

on la boucle.

Quelle sournoiserie.

Quelle sournoiserie.

L'appareil est tr�s sensible.

O� �tais-tu, ces trois derniers mois ?

En formation.

De quoi ?

Je vais devenir fonctionnaire.

Quel genre de fonctionnaire ?

Dans les devises �trang�res.

- �a m'a l'air ennuyeux. - S�rement.

Je d�bute demain.

Pose ton pied ici. Je veux voir l'arri�re-plan.

L�, c'est parfait.

Bonjour.

Je les ai.

Tr�s bien, mes petites.

- C'est parti. - Cela va �tre �pineux.

Cela va �tre �pineux.

Tr�s, tr�s �pineux.

Cela concerne le prisonnier qui s'est enfuit de Wormwood Scrubs.

Cela doit dire o� il se cache

et comment ils comptent le faire sortir du pays.

Il semblerait qu'ils le veuillent � tout prix.

Tout comme nous.

M�me s'il faut que l'on travaille jour et nuit.

Nous allons nous amuser.

�a m'a l'air d'�tre un m�lange de substitution et de transposition.

Regardez ces T avec attention.

Alignez-les verticalement.

Faites un test de bigramme.

Attention aux groupes factices.

J'ai un doute sur celui-ci.

Mettez vos esprits brillants en surr�gime.

C'est d'une importance capitale.

Et pour conclure,

j'aimerais faire appel � votre patriotisme.

Une fois que nous avons termin�...

On rentre � la maison.

Et quand aurons-nous termin� ?

Jamais.

Exactement. Alors, au travail.

Mlles Howard, Beckwith, Frost, Duncan, Thorpe, bienvenue.

Quelle m�moire.

Quelle pr�tention.

Bonjour, Elsa.

Que se passe-t-il ?

Hier soir, deux policiers sont venus chez moi

et m'ont pos� des questions insultantes.

Des questions ?

� quel propos ?

� quel propos ?

Je suis membre d'un groupe d'action pour la paix au Vietnam.

Oui.

�videmment.

Pourquoi cela �nerve-t-il les gens quand on veut r�tablir l'�galit� ?

C'est la suffisance qui l'accompagne qui d�range.

Cessez !

Qu'�tes-vous, au juste ? Une machine ?

Si vous le d�sirez, je peux donner ma d�mission.

Seigneur.

Dieu tout-puissant.

Allez-vous-en.

Allez-vous-en.

Ne vous inqui�tez pas.

Je vais vous y aider.

Cherchez votre ami qui s'est �vad� de Wormwood Scrubs.

Je pense que le groupe 5 est factice.

Le 5 et le 10 sont factices.

Sebastian.

Appelez le g�n�ral Phillips.

Sebastian ?

G�n�ral.

Vous souhaitez me parler d'Elsa Shahn ?

Je m'inqui�te du niveau de s�curit� de votre service,

je vais �tre franc avec vous.

Vous m'en voyez d�sol�,

mais veuillez laisser mes employ�s en paix.

Rencontrons-nous.

� votre bureau, vendredi � 16 h 30.

Sebastian, �tes-vous toujours l� ?

Serez-vous libre ?

Je serai l� � �couter de la musique.

- Sebastian. - Oui ?

Je suis avec le ministre de l'Int�rieur. Avez-vous fini ?

Pas encore.

Nous voulons cet homme de retour derri�re les barreaux.

Je n'en doute pas.

Quand pensez-vous avoir termin� ?

La semaine prochaine, je pense.

Bonne plaisanterie.

Je l'esp�re.

Unit� sp�ciale,

concentrez-vous sur les colonnes 4 et 7.

4 et 7.

J'ai un mot ! J'ai un mot !

J'ai trouv� ! Je l'ai d�cod�.

Bonne nuit.

On ne regarde pas ce qu'il dit ?

On ne lit pas, on d�code.

Mon r�le en tant que directeur de la s�curit�

est d'�liminer la confiance, partout o� elle constitue un danger.

Je vous �coute.

Vos employ�es en savent trop, et certaines beaucoup trop.

Il y a trop-plein de confiance dans votre service.

Dans mon service, j'ai besoin d'un grand nombre de femmes

dot�es de capacit�s intellectuelles bien particuli�res.

�a ne court pas les rues.

Quand j'en trouve une, je me dois de la garder.

Elles sont intelligentes,

elles savent que je leur fais un peu trop confiance.

Alors, elles restent.

Le service de renseignement devrait s'en r�jouir.

Venons-en au fait.

Elsa Shahn doit �tre renvoy�e. C'est un danger potentiel.

Elsa Shahn travaille ici depuis 1942.

Unit� sp�ciale, inversez la colonne 5.

Inversez la colonne 5, ce pourrait �tre un d�but.

Elle �tait communiste, mais elle a quitt� le Parti

au d�but du Pacte Hitler-Staline.

Sinon, elle manifeste,

en bonne Juive qu'elle est.

Elle signe des p�titions

et se bat pour des causes nobles.

Vous trouvez cela dangereux

Je ne suis pas un expert en causes nobles.

Je m'occupe d'organisations infiltr�es par les communistes.

Elle en a rejoint � l'�poque.

�vitons de nous faire perdre notre temps.

Je suis responsable de la conduite de mon service.

J'ai vu passer trois chefs de la s�curit�.

Je n'ai jamais re�u l'ordre de licencier mon personnel.

Elsa Shahn est ma meilleure d�crypteuse.

Elle travaille ici depuis plus de 20 ans.

Elle est loyale.

Je ne cherche pas � vous donner d'ordre.

J'esp�rais que vous coop�reriez.

� mon avis, la loyaut� d'Elsa Shahn est pour le moins partag�e.

De nos jours, toutes loyaut�s saines sont partag�es.

- La v�tre ? - Tr�s certainement.

Nous devons avoir une conversation intelligente.

Une femme disait : "Ayons une conversation intelligente",

comme si c'�tait une sorte de caramel.

Je ne m'y faisais pas, elle devait partir.

Et lui, �tre licenci� ?

Oui, � mon avis.

Il dirigeait ce service bien avant que j'en sois le chef.

Aujourd'hui, il est irrempla�able.

C'est un fait av�r�, et non une simple opinion.

John, il ne partira pas avant un bon moment.

Il devient hors de contr�le.

Il joue avec une petite balle en caoutchouc.

En un rien de temps, il portera des �perons

et donnera des livres de d�cryptage � des fillettes.

John, nous savons bien comment cela fonctionne.

Ce pays est une puissance de troisi�me classe,

mais nous pouvons toujours marchander

et vendre aux Am�ricains,

tant que nous aurons des hommes comme Sebastian.

Mais gardez un �il sur lui.

Et surveillez Shahn.

Il faut la tenir � l'�cart des affaires sensibles.

Pour l'instant, nous en restons l�.

Je peux te prendre une cigarette ?

Sers-toi.

Je n'arrive pas � arr�ter.

Parfois, j'arr�te d'acheter des cigarettes.

Mais apr�s, je dois en mendier.

Avoir honte me fait du bien.

Tu fais partie de l'unit� sp�ciale ?

Oui.

Comment est Sebastian ?

C'est une pauvre �me perdue, comme nous tous.

Perdue ?

Il a un talent fou.

Le probl�me, c'est que �a le rend fou.

Il travaille ici depuis trop longtemps.

Il ne peut pas s'arr�ter.

- Ils ne peuvent pas le garder ici. - Ils ne l'obligent pas.

Fais attention � ne pas devenir comme nous.

Je me demande si le bastion est mari�.

Comment viens-tu de l'appeler ?

Le bastion.

Il est tellement imprenable.

Tu envisages de le prendre d'assaut ?

Oui.

Entrez.

Asseyez-vous, Mlle Howard.

Un probl�me ?

M. Sebastian,

nos ennemis doivent avoir des gens qui travaillent pour elles.

Des d�crypteurs, des cryptographes.

Oui.

Je venais vous dire que j'avais invent� un code.

Il est impossible � d�coder,

m�me par vous.

Je pense que c'est une r�ussite.

J'ai pens� qu'il pourrait nous �tre utile.

� nos espions, par exemple.

Mlle Howard.

Combien font 12 et 12 aujourd'hui ?

24.

Vous aviez dit 25 la semaine derni�re.

Nous ne br�lons pas tous les papiers class�s confidentiels.

Voil� pourquoi nous n'arrivions pas � d�coder le code albanais.

Seigneur, j'ai travaill� dessus neuf heures.

� l'avenir, je vous sugg�re d'utiliser l'arithm�tique,

plut�t que vos cr�ations personnelles.

- Je suis extr�mement confuse. - Dans ce cas...

Ce mot fini par I, O et N.

T, I, O, N.

En fait, B, A, S, T, I, O, N.

Bastion.

Quelque chose ne va pas.

Cela ne peut pas �tre S, E. Il ne faut pas prendre de raccourcis.

Puis-je reprendre la feuille ?

�a ressemblerait � L, E.

Le bastion ?

Comme le sentez-vous ?

Pas bien.

Et ce groupe ?

Cela pourrait �tre E, U, X.

Affreux ?

Cela ne fonctionne pas.

Pompeux.

Oui, �a m'a tout l'air.

P, R, �, T, E, N, T, I, E, U, X.

Qu'avons-nous ensuite ?

Le bastion est...

Qu'est-il ?

Un mot qui se termine par O, T.

Il y a un I ici,

et un autre ici.

"Le bastion est un idiot pr�tentieux."

D�chiffr�.

Ing�nieux, facile d'utilisation,

mais pas tr�s s�r.

O� allez-vous, Mlle Howard ?

J'ai compris.

Qu'avez-vous pens� de celui-l� ?

Nous allons demander � nos invit�s.

Carol, commen�ons par vous.

Pensez-vous que cette chanson va avoir du succ�s ?

Je sais qu'� notre �poque, les gens aiment �couter

des chansons que nous consid�rions n'�tre que du bruit.

Avant, il y avait une m�lodie.

Non pas qu'il n'y ait rien d'int�ressant.

J'ai aim� la musique dans son ensemble.

Ils ont un je-ne-sais-quoi.

Ils ont un je-ne-sais-quoi, mais elle ne sait pas quoi.

Voici un nouveau morceau. Que pensez-vous de celui-ci ?

Quelle �cervel�e.

Qui ch�ries-tu et aimes-tu par-dessus tout ?

Naitsabes.

- Qui �a ? - Naitsabes.

Tu sais, en ce moment, je crains pour ta sant� mentale.

Je ne m'inqui�te pas.

Nous sommes tous les deux fous amoureux.

Moi, de Naitsabes.

Et toi, de toi.

Je vous salue, Pers�phone, d�esse du printemps.

Hilarant.

C'est l'apr�s-midi.

Vous mentez.

Angoisse, d�sespoir, remords.

O� est votre sel ?

Dans la cuisine.

J'�tais compl�tement ivre hier soir.

Je ne me souviens de rien.

J'esp�re ne pas avoir �t� trop horrible.

J'esp�re avoir �t� gentille.

�a va mieux.

Restez avec moi un peu plus longtemps.

- Parlez-moi. - De quoi ?

De vous.

De ce que vous faites.

Ce genre de choses.

Je ne sais rien de vous,

sauf le samedi.

J'ai � faire aujourd'hui.

C'est ce que je venais

Vous dire.

Tr�s bien, alors partez.

Non.

Une petite minute.

Accordez-moi une heure et demie.

Mlle Howard.

M. Sebastian, quelle charmante surprise.

Un samedi, en plus.

Vous allez � la campagne ?

Non, j'allais voir un film d'horreur.

Je vous voyais faire de la barque avec un gentil jeune homme,

fr�lant l'eau de votre main.

Je ne connais personne qui fait de la barque.

Vous devriez.

Les femmes qui vont au cin�ma l'apr�s-midi ont un visage emp�t�.

Et des hommes sinistres � lunettes s'assoient � c�t� d'elles.

Si j'�tais vous, j'irais chercher une barque

avant que ce ne soit trop tard.

Vous n'�tes pas rebutant. Vous ne me d�couragez pas.

Ce n'est que le d�but.

Il y a six mois, vous m'avez dit au t�l�phone :

"Je vous couvrirai de bijoux et de fourrures.

"Vous apprendrez ce qu'est le d�sir."

Eh bien ?

- Alors ? - Vous devez quitter le service.

- Bien. - Ce n'est pas bien.

Bien.

Vous pourriez arr�ter si vous le vouliez.

Arr�ter quoi ?

Vous pourriez �crire vos notes plus tard.

Et si vous en oubliez certaines, ce ne serait pas la fin du monde.

- Qui vous a dit d'�tre sur mon dos ? - Personne.

Je vous trouve seulement fascinant.

- J'aimerais vous conna�tre. - Vraiment?

Que voulez-vous ?

Une tasse de th� ne serait pas de refus.

Il ne sert � rien d'avoir peur des hommes,

car la moiti� d'entre eux ont peur de vous.

Et l'autre moiti� sont formidables.

Les autres m�riteraient une bonne racl�e.

- Du sucre ? - Non, merci.

- Je n'ai pas peur des hommes. - Vous m'en voyez ravi.

Je redoute ce que vous pourriez faire sous la panique.

Avez-vous peur des femmes ?

Non.

- Puis-je vous donner un conseil ? - Non.

Que faites-vous ce soir ?

Je vais dans un charmant club de jeu

jouer une partie de baccarat.

Je ne crois pas, non.

Vous aimez ?

Un simple oui ou non suffira.

De mon temps, nous tenions

l'autre partenaire.

Tenez-moi.

C'est l� que vous vivez ?

Oui. Attendez-moi ici, je reviens.

- Je viens avec vous. - Non.

D�cidez-vous.

D�sol�e, mon mignon.

Mon mari cache une femme � Islington,

et il voudra peut-�tre repartir.

Eh bien !

C'est mon jour de chance.

- Bon courage. - Merci.

Merci.

Vous �tes g�t�e, vous savez ?

Mais d'une mani�re charmante.

Vous n'allez pas aimer mon appartement.

Je suis s�re que si.

Bon sang.

Exactement.

C'est l� que nous devons choisir nos mots

tr�s soigneusement.

Je pourrais si facilement vous aimer.

Plus que tout.

Absolument tout.

Vous vous perdriez.

Avez-vous choisi soigneusement ces jolis mots ?

Pas vraiment.

Ils ont tendance � manquer de charme.

Rien de ce que vous faites ne manque de charme.

Vous �tes bourr� de charme.

Un vrai charmeur !

Je d�teste votre papier peint.

On ne m'avait pas embrass� depuis des ann�es.

Quel dommage.

Je devrais m'occuper de vous.

J'en ai bien peur.

Allez-vous me licencier ?

Je devrais.

Je devrais me faire discr�te.

Je pense, oui.

Vous n'allez pas faire �a maintenant ?

Arr�tez !

Reposez �a.

Vous �tes vraiment en piteux �tat.

- All� ? - Bonjour, Carol.

C'est vous.

Que me vaut cet honneur ? Ce n'est pas samedi.

Carol, je ne viendrai pas samedi.

Vous comprenez ce que je dis ?

Et que dites-vous ?

Vous n'avez rien dit du tout.

Nous ne nous reverrons plus. J'appelle pour vous dire au revoir.

Carol, vous �tes toujours l� ?

Tr�s int�ressant. Merci d'avoir appel�.

Je ne sais pas quoi r�pondre � �a.

Le mieux serait que vous raccrochiez.

J'ai appris que votre style de vie avait chang�.

- Vraiment ? - Vraiment.

Vous escortez l'une de vos d�crypteuses.

Puis-je savoir comment vous l'avez d�couvert ?

Personne n'est au courant.

Bien.

Asseyez-vous.

Ma vie priv�e ne concerne personne d'autre que moi.

C'est le cas.

Mais pas totalement.

Mais nous laisserons passer �a.

J'aimerais vous parler d'Elsa Shahn.

Vous semblez nier le fait qu'elle repr�sente un danger,

pour des raisons de loyaut� qui vous honorent.

Je regarde seulement les faits.

John Phillips veut qu'elle soit licenci�e.

Il est tr�s d�termin�.

- Jusqu'o� �tes-vous pr�t � aller ? - Vous verrez.

Vous ne r�pondez pas � la question.

Il y a cinq ans,

non, il y a deux ans de �a,

vous l'auriez pens� mais pas dit.

N'oubliez pas, Sebastian,

aucun roi n'est en s�curit� dans son ch�teau.

Nous sommes entour�s de requins.

Savez-vous qui j'escorte ? Pouvez-vous me le dire ?

- Qui vous escortez ? - Oui.

C'est un terme d�mod� utilis� par notre chef

en ad�quation avec son �l�gance d�mod�e.

Avec qui est-ce que je couche ?

Mlle Howard, je crois.

Vous croyez ce que le g�n�ral vous a dit ?

Ou il croit ce que vous lui avez dit ?

Je suis sous les ordres du g�n�ral Phillips.

Il est mon sup�rieur direct.

Votre question est donc sans importance.

Vous �tes son homme de main.

Vous avez le physique de l'emploi.

Je vais vous confier un secret.

Parfois, quand je cherche ce qui ne va pas dans mon esprit,

j'entends les sir�nes m'appeler.

Leur loyaut� est douteuse,

et personne ne peut conna�tre leur pass�.

Et elles disent...

Peu importe ce qu'elles disent.

Cela n'amuserait pas le g�n�ral.

Vous savez, James ?

Vous �tes sur le point de prendre la t�te du service.

Et je suis pr�t � vous laisser faire.

Dommage que vous ignoriez tout du d�cryptage.

Vous voil�.

Un message de la part d'Orange Grove.

Que se passe-t-il � Orange Grove ?

Vous ignorez qu'ils ont subi,

ou b�n�fici� selon votre point de vue,

d'une r�volte communiste.

Une r�volution de la gauche ?

N'ergotons pas sur les d�tails.

C'est le message.

�a ne devrait pas �tre bien compliqu�.

Si vous avez besoin d'aide, venez me voir.

C'�tait simple ?

Je l'ai d�crypt� toute seule.

Quelle femme brillante.

C'est un message du commandement militaire de droite

qui �num�re ses besoins en armes.

Pour supprimer les pauvres, je suppose.

� qui pourraient-ils envoyer �a, � votre avis ?

La moiti� de la flotte am�ricaine se trouve au large de leurs c�tes.

Que suis-je cens� faire ? La couler moi-m�me ?

Couchez-vous avec Howard ?

Dois-je rendre compte de mes vues politiques,

de ma vie priv�e, ou des deux ?

Cela vous d�range que l'on vous pose une question ?

Je n'attends pas de r�ponse.

Elsa.

Que la paix soit avec nous.

Tr�s peu de personnes ont ce privil�ge.

Pourquoi serait-elle avec nous ?

Pourriez-vous m'indiquer le chemin pour Soho ?

J'ai une surprise pour vous.

�a m'a prise tout � coup.

Je me suis jet�e dessus � l'heure du d�jeuner.

C'�tait un vrai plaisir.

Je le d�testais.

Et si moi, je l'aimais ?

Impossible, vous ne le remarquiez m�me pas.

On peut aimer ce qu'on ne remarque pas.

Comme moi ?

Je parlais du papier peint.

Pouvez-vous �teindre �a ?

Je vous demande d'�teindre et de me parler.

Vous n'aimez pas �a.

La musique n'est-elle pas qu'un tranquillisant

pour reposer votre cerveau de toute cette gymnastique math�matique ?

Vous vous g�chez le plaisir.

Et � moi et � tous ceux qui vous entourent.

C'est un bien triste rem�de.

Eh bien ?

D�fendez-vous !

Vous avez raison.

Et je vous le reproche.

La musique me rappelle

les codes que j'en ai fait.

Je remplis ma vie avec des sch�mas de m�fiance.

Je les cr�e et les d�crypte.

Je les laisse infester mon esprit.

Je n'en retire que des secrets que je ne veux pas conna�tre.

Je suis une fosse septique pour tous les vils secrets du monde.

Toutes les nouvelles qui ne peuvent �tre imprim�es.

Pourquoi n'abandonnez-vous pas ?

Le probl�me avec les habitudes, c'est qu'elles sont addictives.

Pourquoi je continue d'essayer ?

Pourquoi arr�ter ?

Je ne suis qu'un labeur pour vous, n'est-ce pas ?

Une ruine qui doit �tre restaur�e.

Continuez � bougonner pendant que je m'affaire.

C'est une bonne r�partition des t�ches.

Et si vous ne pouviez me restaurer ? Si je m'effondrais ?

Tout ce que je veux, c'est repeindre les murs

et changer les rideaux.

Et me d�barrasser de cet affreux lustre.

Si vous pouviez choisir la peinture.

Vous aimiez vraiment ce papier peint.

Vous l'aviez bien r�par�.

- Comment �a ? - Il y a un raccord.

Descendez.

C'est un micro.

Un dispositif d'�coute.

Bonjour.

Le chef est avec le ministre.

Je suis au courant.

- Puis-je vous aider ? - M'avez-vous mis sur �coute ?

Si quelqu'un vous a mis sur �coute ?

Et vous osez venir ici pour demander si c'est moi ?

C'est extraordinaire.

Vous �tes un amateur, Sebastian.

Un simple amateur.

Vous n'en faites qu'� votre t�te, m�me si vous vous trompez.

J'imagine que vous �tiez trop occup� pour lire le journal.

INTERVENTION AM�RICAINE EN AM�RIQUE CENTRALE ?

Qui pourrait bien avoir vendu la m�che ?

A-t-elle avou� ?

Oui.

�tait-elle satisfaite ?

Non.

Elle semblait inqui�te.

Nous arrivons toujours � les faire s'inqui�ter.

Le chef tente de persuader le ministre

que c'�tait un accident impr�visible,

et que �a ne se reproduira plus jamais.

Puis-je la voir ?

Elle est au bureau.

Jameson s'occupe de son licenciement imm�diat.

Dites au chef qu'il recevra ma d�mission dans les 24 heures.

Je n'y manquerai pas.

Vraiment ?

M'avez-vous mis sur �coute ?

C'est une question d'amateur.

Vous l'avez donc fait.

Oui.

Heureuse ?

Non.

Trouvez-vous votre conduite vertueuse ?

Non.

Ce n'�tait pas tr�s int�ressant.

�a m'a fait sentir...

instable,

ce que je dois �tre.

C'est la loyaut� qui m'a pos� un probl�me.

Je nous ai vus, vous et moi,

comme deux v�t�rans grisonnants,

cyniques, las, gardant le fort jusqu'au bout.

C'est �tonnant de voir comme on peut traverser la vie

sur des mar�es de boue r�pugnantes comme celle-ci.

Je ne pense pas qu'ils m'envoient en prison.

Je perdrai ma pension.

Jamais entendu parler d'un martyr avec une pension.

Je suis d�sol�e de vous avoir g�ch� la vie.

Prenez-moi dans vos bras.

Seigneur.

Cela va s'arranger.

Allons.

Si j'ai fait tout �a,

c'est parce que j'arrive pas � me raisonner,

quand je pense � ce que nous faisons en Asie, par exemple.

Je n'arrive pas � avoir le recul n�cessaire sur la situation.

Je pense aux m�res qui perdent leurs enfants,

aux enfants qui meurent.

Je ne cesse de penser � ce genre de choses.

Le probl�me,

c'est que lorsque les autorit�s prennent en main la situation,

des enfants finissent toujours par mourir.

Vous faire confiance m'a co�t� mon poste.

Il ne vous a jamais convenu.

Venez.

Je ne m'attends pas � ce que vous preniez soin de vous,

mais continuez � vous battre.

Vous devez vous marier.

J'ai des doutes sur le groupe 9,

non, le groupe 8.

V�rifiez le groupe 8

et le groupe 3.

Ch�ri !

Est-ce vrai que vous partez ?

Oui, c'est vrai.

Alors que vous alliez finir votre projet.

Sortez d'ici.

Sortez d'ici et ne m'approchez plus.

Vous n'avez pas � faire �a, vous savez.

Je devrais rester et accepter que Jameson dirige mon service ?

Que comptez-vous faire maintenant ?

Je vais retourner � Oxford.

L'universit� me confiera un poste.

Vous vous mettez au rancart ?

Je ne dirais pas �a.

J'esp�re que nous nous reverrons.

J'en doute.

J'esp�re bien que si.

Sebastian ! Quelle dr�le de co�ncidence.

Voil� un an que je ne vous ai pas vu.

Je pensais justement � vous.

Que faites-vous ?

Je cherche une fleur de P�ques.

Vraiment ?

Oui, vraiment.

Et que ferez-vous quand vous l'aurez trouv�e ?

Je la regarderai.

Vous menez une vie bien simple.

J'ai un poste � vous offrir.

Je vous sugg�re de l'offrir � quelqu'un d'autre.

C'est la plus grosse affaire depuis la guerre.

Nous allons coop�rer pleinement avec les Am�ricains.

Ils nous proposent un bon accord.

Mais ils vous veulent.

Vous pouvez revenir � vos propres conditions.

Je n'ai aucune envie de n�gocier.

Je suis parfaitement heureux comme �a.

Nous avons besoin des meilleurs.

M�me si je pr�f�rerais me passer de vous.

Vous n'�tes pas int�ress� ?

Non, aucunement.

Vous avez pass� une fleur de P�ques.

Comment le savez-vous ?

J'ai �t� botaniste dans ma jeunesse.

Si nous �chouons, nous pourrions faire face � de gros ennuis.

Vous avez toujours �t� un casse-pieds.

Je ne vous demanderai pas de revenir si j'avais le choix.

Tr�s bien.

- Trois mois uniquement. - Adjug�.

� une condition.

Qu'Elsa Shahn re�oive sa pension compl�te

de superviseur g�n�ral r�troactivement depuis octobre.

Certainement.

Je me contenterai d'un plateau d'argent

avec votre t�te dessus.

H�las, ma t�te a d�j� �t� r�serv�e

par des hommes bien plus f�roces que vous.

- Bon retour parmi nous. - Merci.

Je ne resterai pas longtemps. Que puis-je faire pour vous ?

Faire attention � vous.

L'opposition est devenue sensible � notre capacit� de d�cryptage

pour des raisons que vous d�couvrirez.

Ils ne seront pas contents d'apprendre votre retour.

Pensez-vous qu'un Chinois va me briser le cou

d'un coup sec de la main ?

Non.

Non, ils utilisent des techniques plus sophistiqu�es.

Mais ils peuvent vouloir freiner votre enthousiasme.

Vous trouviez que c'�tait un milieu douteux.

C'est le moment de garder �a en t�te.

"Oui, ch�ri."

Pas "Non, ch�ri".

"Oui, ch�ri."

Je vous en supplie, laissez-moi.

Pas avant que vous ayez accept�.

Nul besoin de le dire, un signe suffira.

Pourquoi ?

Pour tout l'argent que nous allons nous faire,

pour tous ces beaux billets.

Je refuse.

"Oui, ch�ri."

Chantez une petite chanson.

Vous pourriez renouer avec la gloire.

Chantez un petit quelque chose.

Cela pourrait �tre le grand retour de Carol Fancie.

Faites-moi profiter de votre jolie voix.

Salopard.

C'est bien.

Je savais que vous accepteriez.

Voil� un enregistrement du premier satellite russe.

- Du morse ? - Du bon vieux morse.

Tous les pays le connaissent et l'utilisent.

Aucun substitut n'a jamais �t� invent�.

C'est une technologie ancienne.

�a ira.

Voici le deuxi�me satellite russe. Encore du morse.

Nous avons enregistr� tout ce que les Russes ont envoy�.

Avez-vous d�j� entendu un chien aboyer dans l'espace ?

Merci.

Et voil� le dernier en date.

Ils viennent de le mettre en place. Il nous survole actuellement.

- Qu'est-ce ? - Vous �tes rapide comme l'�clair !

- Vous avez entendu quelque chose ? - Oui.

C'est ce qui nous inqui�te.

�coutez.

- Ce ne sont pas des parasites. - Non.

- Ni de la poussi�re atmosph�rique. - Non.

C'est un code.

C'est un code.

Fantastique.

�teignez �a.

Il est sur le point de passer au-dessus de nos t�tes.

Vous pourrez l'entendre directement.

Nous comparerons le son avec la bande que vous venez d'entendre.

Spoutnik survole tous les pays du monde.

Il nous observe, nous et tous les autres,

et rapporte tout � sa maman

sous forme de code.

Que voit-il qu'ils ne veulent surtout pas qu'on sache ?

Silence, il arrive.

Une id�e ?

- Du morse. - C'est du morse.

Du morse ? Rien de plus ?

Il y a quelque chose de plus, des bips bizarres.

Merci, Mlle Frost.

Des bips bizarres.

Nous avons r�ussi � isoler ces bips bizarres.

�coutez �a.

Voici les bips sans le morse.

Je vais d�sormais ralentir un bip cent fois.

Le m�me bip ralenti mille fois.

Je le ralentis dix mille fois ?

Oui !

C'est � cette vitesse que nous allons travailler.

Il s'agit d'un code de communication,

ressemblant � du morse sans en �tre.

Vous travaillerez douze heures par jour, sept jours sur sept.

Vous m'avez l'air bien agit�es. �coutez.

Cherchez la structure du code.

Cherchez la structure.

Les g�nies qui ont invent� �a

voulaient vous rendre folles.

Ne les laissez pas faire.

Je vois beaucoup de nouveaux visages.

Celles qui ne me connaissent pas

auront certainement entendu dire

que je suis un homme raisonnable.

Une fois que nous aurons termin�,

on rentre � la maison.

Et quand aurons-nous termin� ?

Jamais !

Donnez-vous corps et �mes.

Comme au bon vieux temps.

Becky Howard nous a quitt�s il y six mois.

- Comment cela avance-t-il ? - �a n'avance pas.

Je sais, vous venez seulement de commencer.

Mais un Am�ricain est venu et voit cette affaire

comme une menace pour la survie du monde occidental.

Je leur ai demand� d'�tre patient.

Mais il dit que c'est une menace

pour la civilisation telle que nous la connaissons.

Alors continuez � avancer.

Continuer � avancer.

Oui, M. Sebastian ?

Je vais faire un tour, Miss Elliott.

Pourquoi pas.

L'affaire ne sera pas r�solue avant votre retour.

Je cherche Rebecca Howard.

Rebecca comment ?

Veuillez m'excuser.

C'est une erreur.

Sebastian !

Carol.

Comment allez-vous ?

Vous semblez en forme.

Je vais bien.

- J'ai jou� dans un film. - Un film ?

Enfin, c'est une publicit�.

Je danse devant le sultan.

Je suis une passiflore

et je me d�ploie devant lui.

Pourquoi n'a-t-il pas de d�sir ?

Devinez.

Vous sentez mauvais ?

Je sens mauvais.

Mais j'utilise ce nouveau produit et il se jette sur moi.

Venez chez moi.

Comme au bon vieux temps. �a nous ferait du bien.

�a vous dirait ?

Venez.

Je vous ai tant manqu�.

Vous n'aviez pas ri comme �a depuis des ann�es.

Vous �tes heureux d'�tre tomb� sur moi.

C'est ce que vous vous appr�tiez � dire, non ?

J'allais dire que je devais partir.

J'ai beaucoup de travail.

- All� ? - �tes-vous pr�te ?

Toby !

Je m'impatiente.

Une f�te � cette heure ? Mais il est 16 h.

Faites-le descendre.

Ce n'est pas le bon moment.

Je suis avec un ami.

Nous prenons un verre.

- Mettez-moi un double. - Tr�s bien.

Je lui proposerai, mais je doute qu'il voudra venir.

Un double.

Voulez-vous aller � une f�te dans l'immeuble ?

Il est en train de partir.

Merci pour l'invitation.

Au revoir.

Je pense que vous trouveriez Toby int�ressant.

Il est dans la publicit�.

C'est quelqu'un d'important.

C'est lui qui fait toutes les publicit�s qui ont du succ�s.

Au revoir, Carol.

Une petite minute.

Un petit pour la route.

� notre sant�.

� vous.

Quel adieu interminable.

Carol.

C'est vous qui refusiez de venir.

Venez, tout le monde.

Nous ne sommes pas les bienvenus, mais entrez.

Vous �tes translucide.

Translucide.

Si le gens ne viennent pas � ma f�te, j'am�ne la f�te � eux.

Mensonge.

Carol, venez voir ses yeux.

Avez-vous pris quelque chose ?

Regardez, il est bien joyeux.

Joyeux.

Joyeux.

Montrez-nous comment vous volez.

Vous pouvez le faire.

Il vous suffit de d�ployer vos ailes et de d�coller.

Vous savez voler, n'est-ce pas ?

Oui, je sais voler.

Je sais voler.

Volez !

Je vous avais dit de faire attention � vous.

Sebastian.

Vous �tes de retour.

Je viens

tout juste d'arriver.

�tes-vous remis ?

Oui, merci.

Nous avons tous besoin de nous abandonner parfois.

Mais ne vous d�concentrez pas.

Continuez � avancer.

Bonjour.

Votre balade �tait agr�able ?

- Pardon ? - Vous �tes all� faire un tour.

Oui.

C'�tait tr�s agr�able.

Vous n'�tes pas revenu.

Non.

Je...

d�ambulais.

Je devais vous donner cette adresse.

Si cela ne vous int�resse pas,

mettez-la avec les documents confidentiels � d�truire.

Bonjour.

Je vous d�range ?

Je ne vous attendais pas.

Mais entrez.

Souhaiteriez-vous...

Que souhaiteriez-vous ?

Une tasse de th� ? �couter Chopin ?

Des ravioli ?

Vous n'avez pas chang�.

Vous si.

Je devrais m'en aller.

Vous venez seulement d'arriver.

Asseyez-vous et discutons.

Et le dieu descendit sous une pluie de microfilms.

- Pardon ? - Vous jouez encore avec l'alphabet ?

Oui.

Mais ce n'est que temporaire.

Vous avez ce regard.

Le m�me regard de zombie.

Vous n'avez pas chang�.

Si, beaucoup de choses ont chang� depuis.

J'ai perdu l'habitude

de me sentir bien seul.

Je ne dors pas tr�s bien. Cela m'a permis

de r�fl�chir et me rendre compte que,

contre ma volont�, je vous aime.

J'aime beaucoup.

Vous voulez m'attendrir.

Je suis si heureuse que vous m'aimiez.

O� �tiez-vous ?

- Et vous ? - J'�tais ici.

Je vous ai trouv�e ici.

Qu'ai-je bien pu vous faire, au juste ?

Allez-y, changez-vous en b�te.

Vous avez r�veill� le b�b�.

C'est le mien ?

Non, c'est le mien.

Il avait des gaz, le petit chenapan.

Je voulais dire...

Je sais ce que vous vouliez dire.

Oui.

Il est de vous.

Vous vous d�brouillez seule ?

Je n'ai pas accouch� dans une �table.

J'allais le donner � l'adoption, mais je me suis ravis�e

parce que je l'aime.

- Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? - �a ne vous regarde pas.

Cela me regarde ! Vous auriez pu le donner.

Le donner ?

Vous �tes dou�e.

Je vous aime.

- Comment s'appelle-t-il ? - Jason.

C'est un nom de chien.

Un nom de h�ros.

Mais il a une vraie vie de chien.

Je suis s�r que non.

Sa couche n'est pas tremp�e ?

Si.

C'est quelque chose qui arrive.

Viens par l�.

Voyons voir.

Je vais t'enlever �a.

L'�pingle.

C'est mieux ?

C'est bient�t fini.

Bon gar�on.

Tu es un bon gar�on.

L'�pingle.

Quoi ?

- Pardon. - Merci.

Et voil�.

Ne commencez pas.

Je me demandais si...

si c'est ce qu'ils ont fait.

Mlle Elliott, c'est Sebastian.

Je me suis rendu � l'adresse.

Envoyez cinq des filles ici avec de quoi compter.

Bien.

O� est la cuisine ?

La cuisine ?

Allez-vous-en.

Je ne veux plus vous revoir.

Faites 13 rang�es, de 7 par rang�e.

Quand vous aurez fini, utilisez le sucre.

Je vous fais confiance, je vous adore.

Venez.

13 rang�es, 7 par rang�e.

Vous �tes un monstre.

Je faisais fausse route.

Il nous faut cinq filles et vous pouvez nous aider.

Nous pouvons avoir finir en sept ou huit heures.

Tout ce que j'ai � faire, c'est r�duire ce Spoutnik � une �quation.

- Vous �tes fou. - C'est �vident.

Fantastique.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six... Voulez-vous m'�pouser ?

Sept, huit, neuf, dix...

Non.

Vous voulez faire de votre fils un b�tard ?

Comme son p�re.

Je crois que j'ai trouv�.

Que font les filles ?

J'ai dit 13 rang�es et 7 par rang�e.

Vous allez me rendre bien malheureuse.

FIN

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