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Excusez-moi, mesdames et messieurs.
Je dois vraiment aller voir.
Merci beaucoup.
Oh, bonjour Linus.
Salut, Jamie.
C'était toi qui chantait ?
Oh, non, c'est un vieux disque de Frankie Darren.
- Oh, ouais, c'était bien. - Bien, n'est-ce pas ?
Ouais, je croyais que c'était toi qui chantais,
parce que j'ai entendu dire que tu chantais à Reign.
Non, c'était il y a un million d'années.
Que puis-je faire pour toi, Linus.
Eh bien, il y a eu des plaintes concernant la famille qui a emménagé à côté.
Des troubles de voisinage.
Tu les as rencontrés, non ?
C'est le couple avec le frère du mari.
Je suis sûr que tu l'as vu.
Je ne suis pas sûr. À quoi ressemble-t-il ?
Cheveux foncés, regard de braise.
Des yeux de braise ?
Ça doit être douloureux.
Je ne sais pas s'il est gay ou non, mais c'est sûr qu'il est poète.
Intrigant.
Et écoute, même s'il était gay,
nous ne serions pas son type de toute façon.
Bien.
Je sais que ces murs sont fins comme du papier, et il faut avoir entendu du tapage ou autre.
J'entends parler des fois. On dirait que le frère aîné s'en prend
peut-être au plus jeune, mais rien de violent.
Bien, parce que je n'aimerais pas à devoir les expulser.
C'est bien d'avoir quelque chose à regarder ici, si tu vois ce que je veux dire.
Eh bien, je déteste briser tes rêves de Linus ténébreux et chaud comme la braise,
mais d'après ce que j'entends, c'est un boulet.
C'est un boulet en fusion.
O. K.
Eh bien, écoute Linus, j'ai du travail, et je dois m'y mettre.
Compris. Tu viens à la fête des voisins samedi, non ?
Ouais, je l'ai noté.
O. K., eh bien, tu ferais mieux d'être là, car, qui je vais pouvoir taquiner ?
Bye.
Je préfère m'enfoncer une écharde sous les ongles.
Bonjour, ça va ?
D'accord, excellente conversation.
Hé, Ben, tu relèves ton courrier ?
Ouais.
Tu attends quelque chose sous pli discret ?
Non.
Nous avons donc un joli petit centre de fitness ici,
et je cherchais un partenaire d'entraînement.
Ça t'aide vraiment à rester motivé.
Je ne travaille pas, Linus.
Mais, tu plaisantes. Non, tu as l'air tellement dynamique.
Ouais, eh bien, merci. À plus tard, Linus.
Tout à fait, à plus tard.
À bientôt à la fête.
Pas si je te vois d'abord.
Bonnes nouvelles au courrier ?
Non.
Ben, tu devrais peut-être arrêter
d'attendre quelque chose qui n'arrivera jamais.
Luke pense que tu perds ton temps.
Je ne peux vraiment plus supporter ces scènes entre vous deux.
J'aimerais que tu puisses voir mon ami Marcus.
Il est génial et il a aidé beaucoup de gens.
Marcus ne peut pas m'aider.
Magnifique.
Lady Bracknell.
M. Worthing, chéri,
est-ce que j'interromps une autre représentation
pour la reine dans ton appartement désert ?
Qui appelles-tu une reine ?
Écoute, chéri, j'ai de grandes nouvelles.
Retrouve-moi pour la fête des voisins à Reign, fissa.
Oh, non, je ne peux pas, je trime sur mon article.
J'ai le couteau sous la gorge,
parce que ma rédactrice en chef est une dominatrice diabolique.
Peut-être que si tu respectais pour une fois les délais,
elle n'aurait pas à te mettre le feu sous ton cul poilu.
Mon cul n'est pas poilu.
Oh, comparé à quoi, un yéti ?
Allez chéri, c'est important.
Non, je n'y suis pas allé depuis, tu sais.
Depuis, oui, tu n'es plus nulle part depuis.
Remets les pieds sur terre, mon chou, tu nous manques.
Et s'il se venait ?
Personne ne l'a vu depuis des mois.
Je ne sais pas.
Fais-le pour moi, s'il te plaît.
- Bien, laisse-moi 1 h pour me faire une beauté. - Une heure ?
Ouais, je n'y suis pas allé depuis un an, papounet doit se faire remarquer.
Ben ?
Tu manges avec nous ce soir ?
La soirée se présente bien.
Doucement, mon grand.
Je prépare le dîner, tu dois avoir faim.
J'ai envie de dévorer.
Où est son altesse ?
Dans sa chambre.
Il est sorti aujourd'hui ?
Juste pour vérifier le courrier.
Quel andouille.
Luke, demande-lui de se joindre à nous.
Quoi de neuf, loser ?
Tu sais, Luke,
c'est une mauvaise habitude de parler à toi comme ça.
Tu devrais probablement en parler à Marcus, l'ami d'Alicia.
Tu devrais peut-être lever ton cul paresseux, et dîner avec la famille.
Aussi charmante que soit cette invitation,
je suis en quelque sorte en terrain glissant,
alors, tu vas devoir me lâcher les baskets.
Tu vas te lever et dîner avec la famille,
parce qu'Alicia le demande.
Si tu ne le fais pas, je vais t'en mettre une.
Allez, vide-ordures, pas besoin de m'en mettre une couche. Je suis grand, maintenant.
Ouais, continue comme ça.
Alors que je vis et que je respire,
la légende est de retour au jardin Harmonia.
Alors que le serveur chantait « Bonjour Jamie ».
Pas si sûr.
Sunny !
Mes yeux sont-ils trompeurs ?
Comment vas-tu ?
Bien, je pensais que nous ne vous reverrions jamais.
Oh ouais, je crois que je ne dis jamais des choses comme ça.
Alors, je vous propose quoi ? C'est moi qui offre.
Oh, eh bien, dans ce cas, une bouteille de ton meilleur champagne.
Elaine.
- Oui, s'il te plaît. - De suite.
Avec tous ces clins d’œil.
Waouh.
David ?
Non, Ted Cruz.
Bien sûr, David.
Félicitations, c'est génial.
- Merci, tu sais ce que cela signifie ? - Quoi ?
Non, Elaine.
- Non. - Nous avions un accord.
C'était avant.
Ça fait un an, Jamie.
C'était hier.
Tu sais que je ne chante plus en public.
Je sais.
Seulement dans ton appartement vide, c'est normal.
Je suis un cinglé, tu sais ?
Je ne pouvais pas abandonner d'un coup, et c'est exactement ce que je fais,
tu sais, comme une libération.
Alors, libère-toi à mon mariage.
C'était une erreur.
S'il te plaît, Jamesy.
Non, il est toujours là.
Je peux...
je peux encore le sentir.
- Jamie. - Non, je dois y aller.
Je dois partir. S'il te plaît, laisse-moi partir.
Très bien, je t'aime.
Bye.
Voilà le champagne.
Pour Elena et David.
Je ne peux pas.
Je suis désolé, Lanie.
- Je suis de retour. - Qu'a-t-il dit ?
Rien, bien sûr.
Il baigne toujours dans sa propre merde.
Je pense que je l'ai perdu.
Tu ne l'as pas perdu.
Il a juste besoin de retrouver quelqu'un ou commencer à fumer du crack,
et oublier tout ce qui s'est passé.
Il y a de l'idée.
- Qu'est-ce que tu mijotes là-dedans ? - Des légumes français.
Il y a une baguette ?
Dans le four.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Je pense qu'après 6 mois marié à un chef,
je pourrai auditionner pour « Le plus grand perdant ».
Je suis si doué ?
Si je ne peux pas rentrer dans cette adorable robe de mariée turquoise pâle,
tu l'achèteras.
Je t'ai dit que nous pouvons emprunter ces habits de mariage
- et laissez les gens voir pourquoi tu m'épouses. - Oh, très drôle.
Dis-moi en une autre.
Il y était une fois une jeune femme d'Austin,
qui s'est soudainement retrouvée perdue dans un mariage si grand,
qu'elle ne pouvait pas distinguer son cul d'une tarte à la crème à Boston.
Laisse mon cul en dehors de ça.
Oh, ton cul dedans.
Tu te sens mieux ?
Ouais. C'est juste n'importe quoi.
Je ne me sens quasi incapable de faire ça si Jamie me laisse tomber.
Aie. On dirait que tu le veux plus que moi.
Non, ce n'est pas ça.
Tu es mon futur.
Mais, Jamie...
mais Jamie est ma continuité.
Il a toujours été là.
J'ai besoin qu'il soit ici maintenant.
Salut, comment ça va ?
D'accord, excellente conversation.
- C'est notre voisin ? - Oui.
Probablement Broadway en personne.
Ce gars chante toujours ces rengaines ringardes.
Tu lui as parlé ?
Plus ou moins.
Il semble assez solitaire.
Quelle ironie.
Je ne suis pas solitaire.
J'ai ma famille qui m'aime.
Je suis juste inquiète pour toi.
Tu dois arrêter de te faire des reproches.
Tu as fait tout ce que tu pouvais pour Ginger,
et Ginger détesterait te voir comme ça.
C'est un de tes poèmes ?
« Le sauna ».
Tu veux me le lire ?
Je sais que c'est personnel, mais j'aimerais vraiment en entendre un.
Ils sont...
ils sont trop personnels.
Mais tu les publieras pour que le monde entier les voit.
Le monde ne me connaît pas, et ne peut pas me juger.
Et quand t'ai-je déjà jugé ?
Il fait froid aujourd'hui, et il ne reste plus que moi
pour ressentir la perte de mes amours, que lorsque après l'avoir su,
chacun a laissé une place à l'intérieur, qui n'a fait que grandir.
Je les aime tellement mais bientôt,
ils allaient tous disparaître.
Un homme ne peut qu'essayer de faire de son mieux
pour échouer et réaliser tous ses rêves.
Puis le destin se précipite pour déjouer ses plans désespérés,
et arracher le cœur battant de sa poitrine.
Continuellement, à chaque nouveau jour,
j'aurai encore plus d'espoir.
Le rêveur ne restera pas longtemps abattu.
Je regarde autour de moi ce qui pourrait être dans un magasin,
mon séduisant passereau chantant sa nouvelle chanson.
Tel un nouveau-né, mon cœur ouvre grand sa porte,
et précipite ce continuel amant sur le trône.
Pas mal.
Merci.
Oh, mon Dieu ! Jamie, tu y participes ?
À quoi ?
À la fête des voisins ?
Oh, ça se voit sur ta tête.
J'ai oublié.
Eh bien, allez, tout le monde est là, sauf les ténébreux et les sexy.
Non Linus, je ne peux pas. Je travaille ce soir.
Ne refuse pas, tu bois quoi ?
Très bien, je pense que je vais prendre du vin.
Quelle foule, Linus.
Arrête avec ça. Voici le scoop sur le garçon ténébreux.
Donc, son nom est Ben,
et lui et Luke sont des demi-frères.
Il vivait à la maison avec sa mère jusqu'à il y a environ un an,
quand elle est décédée d'une longue maladie, et que Ben a emménagé avec Luke,
parce que Luke l'a accueilli après tout ça.
Et Luke n'a jamais pardonné à Ben
la façon dont il s'est occupé de leur mère.
Où t'as entendu tout ça ?
Alicia.
Elle me l'a dit, parce que je devais lui parler des plaintes liées au bruit.
C'est pourquoi il ne parle jamais beaucoup.
Ben ?
Tu viens avec nous ?
Merci, je vais y passer.
Tu pourrais y rencontrer quelqu'un d'intéressant.
Dans cette résidence ?
On ne sait jamais, peut-être quelqu'un juste à côté.
L'homme musicien est probablement dans le casting original de Broadway.
Ben.
Hé, tu viens avec nous.
C'est bon, on a failli être viré d'ici à cause de toi.
Tu vas y aller et être gentil avec tout le monde.
Je ne suis pas de ceux qui ont des problèmes pour gérer leur colère,
on va voir si tu peux faire bonne impression, Bambi.
Lève ton putain de cul du lit, petite merde !
Arrête ça.
J'abandonne, putain, ça sert à rien.
Ben, si tu ne veux parler à personne.
Il n'y a donc aucun moyen de persuader votre frère pour le faire sortir de sa caverne.
Le seul endroit où il se rend, c'est à la boîte aux lettres
pour recevoir de plus en plus de refus.
Qui le rejetterait ?
Les magazines de poésie. Je pense qu'ils n'aiment pas ses stupides poèmes.
Ils ne sont pas stupides.
Comment le sais-tu ?
Il m'en a lu un.
Je ne peux pas y croire.
- Bye Linus, je pars. - Oh Jamie, tu dois rencontrer tes voisins.
Voici donc Alicia et son mari, Luke.
Bonsoir, je suis Jamie.
Ravie de vous rencontrer.
Nous adorons la résidence.
- Depuis combien de temps êtes-vous ici ? - Oh, nous avons emménagé...
Je suis ici depuis quelques années maintenant.
Oh, « nous » ?
C'était vraiment agréable de vous rencontrer. Linus, on se voit plus tard.
Alors, quel est son problème ?
Bien.
Comment s'est passée la soirée ?
Tu m'as fait peur.
Salut, comment ça va ?
C'est pour meubler, n'est-ce pas ?
Quoi ?
« Salut, comment ça va ? ».
Oh, oui.
Je suppose.
Tu es Ben, non ?
- Présent. - Ouais.
Je suis Jamie.
J'ai entendu que tu étais écrivain.
Moi aussi.
Qu'est-ce que vous écrivez ?
Des textes sur le suicide.
Qui vous a dit que j'écrivais ?
Oh, Linus, ton fan ?
Il joue les durs avec sa capuche, hein ?
Ouais, eh bien heureusement, je ne sais pas.
J'ai assez d'histoires dans ma vie.
Ouais.
Ouais. Eh bien, c'était sympa de te rencontrer.
Hé, Jamie.
Ouais.
Je peux vous poser une question ?
Oui, bien sûr.
Que faire...
vous savez, quand on ne sait pas quoi faire ?
Je ne sais pas.
Non, je suis désolé, c'est débile.
- C'est bon. - Non.
Laisse-moi réfléchir...
Si je ne sais pas quoi faire,
je parle à quelqu'un en qui j'ai confiance.
Oh, merde.
C'est bon, je dois y aller.
- D'accord. - Ouais.
- Très bien, j'ai été ravi de vous rencontrer. - Ouais, à plus tard.
Tu parlais à notre voisin ?
- Ouais. - Il t'a fait des avances ?
S'il te plaît.
Ouais, Linus veut te sauter dessus.
Peut-être que tu pourrais gagner quelques dollars pour le loyer,
tu vois, commencer à contribuer.
Alors, de quoi parliez-vous ?
De rien.
Nous l'avons rencontré à la soirée, il a l'air sympa.
Ouais.
Tu l'aimes bien ?
Nous parlions juste.
Il est plutôt mignon pour son âge.
Je sors avec lui.
Ouais.
Mais tu as vu tes goûts pour les mecs ?
Allons.
Oh, j'adore le malmener.
Est-ce que David nous rejoint ?
Non.
Il a dû aller au restaurant pour faire le gendarme.
Oh, ils embauchent ?
Tu as un travail et un patron formidable.
C'est vrai.
Je suis vraiment content que tu aies appelé.
J'avais peur que tu sois encore en colère.
Toujours non, hein ?
J'y ai réfléchi, vraiment.
C'est juste que, je ne peux pas le faire.
Je m'en doutais.
Tu n'as pas changé d'avis depuis que tu as largué Lisa Tidwell,
et commencé à sortir avec l'équipe de hockey.
Eh bien, les habits pour la lutte étaient moches.
D'accord, Jamie, je retire ce que j'ai dit.
Merci, Lanie.
De rien.
Je sais maintenant que notre Jamie n'aime pas se sacrifier.
Quoi ?
Eh bien, c'est vrai, n'est-ce pas ?
Tu sais que c'est pour ça que Patrick est parti.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Il est temps que tu entendes ça.
Jamie, la vérité est que
Patrick était fatigué d'être toujours derrière.
C'est des conneries.
Je t'aime, Jamie,
mais tu te mets toujours en avant.
Ce n'est pas vrai.
Cite-moi une fois où tu as fait passer
les besoins de quelqu'un avant les tiens.
Pourquoi tu m'attaques ?
Je ne t'attaque pas, je ne fais que citer un exemple.
Si tu ne me crois pas, demande à Patrick.
Très bien, je le ferai.
Je pensais que tu ne voulais plus jamais le revoir.
J'y vais de ce pas.
Le rencard du déjeuner « fantôme » va encore frapper.
Il est là, Susan ?
Jamie.
Ouais, il est juste sorti une seconde.
Tu sais toujours aussi bien mentir.
Bien, bien, bien.
Je pensais que c'était mort pour toi.
J'ai juste une question.
Tu m'as jeté pour ce tas de muscles sans cerveau parce qu'il est plus jeune et plus sexy, non ?
Oui, Jamie.
C'est tout ce qui me préoccupe chez un partenaire, le volume musculaire.
Qui a besoin de soutien et d'encouragement lorsque tu peux serrer un biceps bien ferme ?
« Je ne t'ai jamais encouragé ou soutenu ? ».
J'ai dû te dire 1 000 fois à quel point
je te trouvais merveilleux.
Ouais, parce que je t'ai toujours tout cédé. Bien sûr, tu pensais que j'étais génial.
N'importe quoi.
Beau retour.
Alors, qu'est-ce que c'est, Jamie ?
Il est un peu tard pour une autopsie.
Elaine m'a dit que je n'ai jamais mis quelqu'un d'autre en avant.
Et ?
Tu ne m'as jamais dit ça.
Oh, mon Dieu, tu es sérieux ?
Pendant 5 ans, tu n'as rien fait si ça ne te convenait pas.
Par exemple ?
Comme aller voir mon père quand il a eu sa crise cardiaque.
- Il n'était pas question de faire 3 h de voiture. - J'étais en répétition pour...
Oh, s'il te plaît, tu commençais juste à répéter.
Ils auraient pu t'accorder une journée.
Mes sentiments n'avaient aucune importance pour toi.
J'étais juste un autre acteur de l'histoire de Jamie.
C'est bien d'avoir un boulot régulier.
Tu es un acteur vraiment nul.
Oh, vraiment nul, Jamie.
Ce ne peut pas être ma faute s'il m'a quitté.
Ce fils de pute de menteur !
Mesdames et messieurs, celle-ci est dédiée au plus méchant fils de pute d'Austin.
Il viendra un moment pour les rêveurs où leurs rêves deviendront flous.
Le désordre dans leur vie quotidienne s'accumule tellement, que le rêve disparaît.
En fin de compte, un rêveur doit choisir entre accepter
les exigences des réalités de la vie ou, ne pas en démordre et concentrer
pleinement leur vision
C'est ouvert.
Oh, salut, comment ça...
Je l'ai encore dit, n'est-ce pas ?
Salut, Ben.
Vous êtes occupé ?
Non, tu vois...
- je faisais semblant de travailler. - Puis-je vous parler ?
Ouais, ouais, assieds-toi.
Qu'y a-t-il ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien,
j'ai entendu que vous écriviez pour Austin Arts and Leisure.
Qui a dit ça ?
Linus.
- Oui. - « M. Voici », lui-même.
Ouais.
Eh bien, j'écris de la poésie.
Et... je me demandais si vous pensiez qu'ils seraient intéressés,
par peut-être, comme un « coin poésie hebdomadaire »,
ou quelque chose comme ça.
Ce n'est pas une mauvaise idée.
Un peu comme un « poète lauréat en résidence » ou un truc dans ce genre ?
Ouais.
Ou peut-être que ça pourrait être
différentes personnes, voire l'ouvrir au public
ou organiser un concours hebdomadaire,
- quelque chose comme ça. - Ouais, c'est intéressant, j'aime bien.
Je vais en parler à mon éditeur.
Elle est en fait ma meilleure amie.
Je ne peux rien te promettre.
Oh, oui.
Tout à fait. Merci.
Donc... sur quoi travaillez-vous ?
Oh, c'est un article sur...
comment redécouvrir sa muse.
Que voulez-vous dire ?
Eh bien, beaucoup de gens,
tu sais, quand ils sont plus jeunes, comblent leurs grands rêves
en parcourant le monde plein d'entrain.
Et puis, la vie les frappent en pleine figure,
et ils finissent par abandonner ces rêves.
C'est déprimant.
Ouais, c'est ça.
Mais, je ne sais pas, j'espère que cet article encouragera peut-être quelqu'un
à s'accrocher à ses rêves et ne pas jeter l'éponge comme je l'ai fait.
Quel était votre rêve ?
J'ai oublié.
Oh, allez.
Ah, c'est gênant.
Je rêvais de vivre une vie d'artiste,
et pouvoir me consacrer pleinement
à une... carrière artistique.
Mais c'était surtout pour pouvoir le partager avec quelqu'un,
et... travailler ensemble
sur quelque chose de...
marquant
avant de mourir.
Comme tu peux le voir, je suis un irréductible romantique.
Pourquoi avez-vous abandonné ?
Mieux, j'ai grandi.
Il s'avère que je suis également doué pour la collaboration.
Ou cohabiter, d'ailleurs.
Eh bien, il n'est jamais trop tard.
Je pense que ce navire a suffisamment navigué.
Écoute, je devrais vraiment me remettre à faire semblant de travailler.
Oh, oui.
Mais j'aime ton idée et je vais en parler,
et je te tiendrai au courant.
- Merci. - Ouais.
Merci beaucoup, Jamie. J'apprécie vraiment.
- Bien sûr. - Je connais le chemin.
- Bien. - Je reviendrais vers vous.
Et, Jamie...
Ouais.
Quoi qu'il en soit,
je ne pense pas que vous devriez abandonner votre rêve.
Salut, Jamie.
- Oh, salut. - Belle Jeep.
Oh, merci. C'est difficile de la tenir propre.
Ouais, c'est sûr.
J'ai entendu dire que vous aviez rencontré Ben.
Oh, ouais, il est venu l'autre jour.
Il est venu ?
Ouais, il m'a parlé de l'hebdomadaire pour lequel je travaillais.
C'est incroyable.
Pourquoi ?
Il n'a simplement jamais parlé à personne depuis qu'il est venu vivre avec nous.
Oh, je crois qu'il a parlé à Linus.
Oh, oui.
Moins bavard que tactique.
Oui.
Linus.
Je ne sais pas si Ben vous l'a dit,
mais sa mère est décédée, il n'y a pas si longtemps.
Oh, oui.
J'ai entendu ça,
c'est Linus, en fait.
Il est une mine d'informations.
Ouais, ça a été assez difficile pour Ben de s'en remettre.
Ouais, je pense bien.
Pensez-vous que depuis qu'il vous a contacté,
vous pourriez peut-être passer un peu de temps avec lui ?
Il aurait vraiment besoin d'un ami en ce moment.
Oh, je ne pense pas que je peux.
Je suis désolé.
Mon emploi du temps est complètement dingue en ce moment.
Oh, oui. Je comprends.
- Eh bien, ça m'a fait plaisir de vous voir. - Et moi aussi.
Hé, Alicia.
Ouais, je vais le faire.
Vraiment ?
C'est formidable.
Ouais, je ne sais pas ce que nous allons faire.
Je pense que nous avons beaucoup en commun.
Je sais qu'il aime le camping.
Tiques de chevreuil et lotion de calamine, merci bien.
Merci.
De rien.
Eh bien, voici de nouveau notre petit Willie Shakespeare.
Salut, Linus.
Alors, qu'est-ce que c'est ?
Des vers ou je ne sais quoi ?
Des sonnets, mais rapprochés.
Alors, dis-moi Linus,
raconte-moi son histoire.
Il était une fois Jamie, qui avait un petit-ami.
Son petit-ami s'appelait Patrick, et ils faisaient un spectacle de cabaret ensemble.
Et un soir, pendant un entracte,
Jamie a surpris Patrick en train de se bécoter avec une bombasse entre les décors.
Et puis, il y a eu une petite dispute,
et Patrick l'a largué sur place.
- Waouh. - Ouais.
Ils continuèrent leur dernier tableau et Jamie resta paralysé.
Le public se moqua de lui.
Il jeta son micro à Patrick,
et quitta la scène totalement humilié.
- Et maintenant, il ne chante même plus en public. - C'est arrivé à Reign ?
Tu sais, nous devrions y aller à l'occasion.
Ils font « la nuit de la bière à 1 $ » le mardi.
Je ne bois pas, Linus.
Oh ! Oui, moi non plus.
T'as une minute ?
Absolument pas.
Entre.
Alors, tu me parles maintenant ?
Je n'ai jamais arrêté.
J'ai une question pour toi.
Que penserais-tu si ANL consacrait une sorte de « coin poésie » ?
Un membre du personnel écrivant chaque semaine un poème sur Austin,
être comme un éditorial artistique.
Comment ça, tu es poète maintenant ?
Non, mais mon voisin l'est.
C'est en fait son idée.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Je pense que ton voisin doit être canon.
Non, c'est juste un gamin.
Ah ?
Jeune et canon.
J'essaye de suivre tes conseils
en commençant à changer un peu mes habitudes par rapport aux gens.
Oh ! Magnifique.
Que dirais-tu de chanter à mon mariage ?
Arrête avec ça.
Parce que,
après ce cauchemar de divorce,
quand j'ai pensé que je n'aimerais plus jamais,
tu m'as regardé dans les yeux,
et tu m'as dit un jour, que tu chanterais à mon mariage.
C'est à ce moment-là que j'ai commencé à croire
que cela pouvait réellement arriver.
Oh.
Elaine, tu étais là.
J'ai été humilié.
Patrick a gâché ma représentation.
Oui.
Je pense que tu es juste en colère contre tout le monde.
Alors, tu ramasses tes billes et tu rentres chez toi.
Oh, merci, docteur. Vous acceptez les cartes Visa ?
Je pense vraiment que ça t'aiderait si tu le faisais.
Mets quelqu'un d'autre en avant pour une fois, et regarde ce qui se passe.
Alors, laisse-moi clarifier les choses, afin de m'aider moi-même,
tu obtiens ce que tu veux.
Oublie, Jamie.
Demande à ton voisin de m'envoyer ses trucs. J'ai quelques éventualités.
Merci, Lanie.
« Tu ramasses tes billes et tu rentres chez toi. ».
« Tu es juste en colère contre tout le monde. ».
Qu'est-ce qui ne va pas avec tout le monde ?
Salut, Ben.
Bien garé.
Oh, oui.
- Eh bien, je suis toujours sur les bandes. - Tu sembles énervé.
Ouais, la journée a été difficile.
Écoute, j'ai parlé à mon éditeur des poèmes.
Elle a bien aimé.
Alors, elle veut que tu lui envoies quelques uns de tes trucs.
- Merci. - Ouais, n'en parle pas.
Je vais te récupérer cet e-mail.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu aimes le camping ?
Ouais.
Ouais,
ça fait longtemps.
Ouais.
Tu veux y aller quelque temps ?
Ensemble ?
Eh bien, nous pourrions aller séparément et comparer les textes plus tard.
Petit malin.
Ouais.
D'accord.
Faisons ça.
- Cool. - Bien.
Tu sais où j'habite.
Hé, les garçons, comment ça va ?
Ben et moi allons camper pour le week-end.
Vous avez prévu ça quand ?
Sur un coup de tête.
J'ai la glacière.
Comment ce boulet est devenu un étalon ?
Ce n'est pas comme ça, Linus.
Quoi ?
Eh bien, c'est tout bon.
O. K., bien,
- vous revenez quand ? - Au revoir, Linus.
Passe un bon week-end.
Eh bien, soyez prudent.
Soyez sages.
Très bien, bien.
Je vais juste écrire un rapport là-dessus.
Plus vite, il va probablement nous suivre.
Il va toujours nous retrouver, il a capté ton odeur.
Je mets du parfum.
Oui oh, le minet.
Je ne suis pas un minet.
Oh doux Jésus, petit minet.
Attends, on fait quoi ?
Je n'ai pas trouvé de camping libre avant demain, donc, j'ai réservé ici pour cette nuit.
- Une chambre ? - Ouais, une double, ne t'inquiète pas.
On est mal barrés.
Bonsoir, je peux vous aider ?
Oh oui,
j'ai réservé au nom d'Ellis, s'il vous plaît.
Oui, M. Ellis.
Vous avez réservé une chambre double pour une nuit.
Malheureusement, nous sommes en surréservation sur les doubles.
Nous n'en avons qu'une avec grand lit.
J'allais le dire.
Où est le motel le plus proche ?
Oh, bien vu.
Sunset Dance est à environ 16 km sur l'autoroute.
Pourriez-vous voir s'ils ont des chambres doubles ?
Jimmy sérieusement, c'est bon.
On peut le dire ici, c'est pas bien grave.
Ouais, O. K. Ouais, on va prendre le grand lit.
Tu te détestes autant que ça ?
- Votre permis de conduire, carte de crédit ? - Oh, oui.
- Je vois que que ton petit plan a fonctionné. - Très drôle.
Auto-subterfuge.
Si tu voulais me retrouver seul dans ta chambre, tu aurais pu m'inviter juste à côté, Jamie.
Tu as fini ?
- Ne fais pas semblant, c'est râpé. - Qu'est-ce qui t'a pris ?
Que se passe-t-il ?
Oh, ça doit être l'air du pays.
- Je pourrais être ton père. - Non, tu ne l'es pas.
Vraiment, tu ne penses pas ?
- Non. - Eh bien, je suis trop grand pour toi.
- Eh bien, je mesure 1,80 m. - Tu es une crevette. Oh !
Oh, c'est ça que tu aimes ?
Oui, j'aime dans le corps à corps gay.
- Merci beaucoup. - Vraiment susceptible.
T'es quoi, un armurier ou bien ?
Quoi, mes flingues ne te conviennent pas, partenaire ?
Un homme de main.
Un homme à cul ?
Sérieusement, Ben, que se passe-t-il ?
Je pourrais te demander la même chose.
Quoi ?
Il se passe quelque chose entre nous, et tu le sais.
Non, il n'y a rien.
Dit l'homme qui vient de m'inviter dans sa chambre de motel.
Je t'ai dit qu'il n'y avait pas de campings disponibles cette nuit.
Très bien.
Peu importe ce que tu dis.
Je te crois, Jamie.
C'est terminé ?
Tout à toi.
Merci.
L'air de la campagne.
Garde juste tes mains pour toi, pétrisseur de miches.
Bien sûr, vieux MacDonald.
Oh, beau gosse.
On ne fait pas ça, tu te souviens ?
Peu importe.
Eh bien, bonne nuit.
Bonne nuit, bonne nuit.
Mon petit homme.
Bien rattrapé.
Ramasse ça.
D'où viennent toutes ces étoiles, hein ?
C'est comme, « Oh, ouais, nous vivons dans une galaxie. ».
C'est si beau ici.
C'est super « Brokeback Mountain ».
- T'as peur de cette époque ? - Tais-toi.
Alors...
pourquoi sommes-nous ici, Jamie ?
Je ne sais pas,
je pensais juste que ce serait bien de partir.
Avec moi ?
Oui.
Et pourquoi pas ?
Tu veux juste...
tu veux juste qu'on soit amis, non ?
Qu'est-ce que tu...
Peu importe, je suis désolé.
Désolé.
Tu sais...
être ici, ça me rappelle vraiment ma mère.
À quoi elle ressemblait ?
Parle-moi d'elle.
Eh bien, c'était la meilleure.
Et... elle était vraiment la seule qui croyait en moi.
Pourquoi Luke est-il si dur avec toi pour elle ?
Ouais.
Il me rejette la faute.
Pour quoi ?
Pour l'avoir aidée.
Vers la fin,
elle était juste à l'agonie.
Je veux dire que Luke n'a vraiment aucune idée de ce qu'elle a enduré.
Enfin...
elle m'a pratiquement supplié de juste...
l'aider, tu vois ?
Et... un de mes amis m'a récupéré des comprimés,
et elle s'est assise avec moi près de la cheminée, comme nous le faisions toujours.
Et tu sais, elle...
elle les a pris...
juste un par un.
Et...
elle voulait que je lui lise un poème écrit pour elle quand j'étais petit.
C'était la première chose que j'avais écrite.
Et...
je tremblais.
Je pouvais à peine sortir les mots.
Au moment où j'en suis arrivé à la fin, elle était partie.
Je veux dire,
qu'est-ce que j'ai fait ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu l'as aidée.
Tu l'as sauvée d'une vie misérable.
Quiconque ne peut pas voir ça est fou.
Je suis désolé.
Ne le soit pas.
Ne soit pas désolé.
Merci.
Je n'ai rien fait.
Tu l'as fait.
Tu l'as fait, merci.
- Doucement, p'tit minet. - Hé, arrête.
Oh !
Tu es vraiment trop grand.
- Je te l'ai dit. - Oh, pardon.
Oh.
Je meurs de faim.
- Débarbouillons-nous et mangeons un bout. - Ouais, ça me paraît bien.
Tu te moques de moi.
Je savais que c'était toi.
Alors, vous vous êtes bien amusés ?
Personne n'a fait un urticaire dans les buissons ?
J'y ai eu droit sur mes couilles, Linus,
si tu veux me les gratter.
Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Rien.
Alors, vous êtes quoi, un couple maintenant ?
Tu n'es pas un peu trop vieux pour lui ?
Tu n'es pas un peu trop petit pour lui ?
Allez, décoince-toi un peu.
On s'est pas enfuis.
- C'était vraiment bien. - Ouais.
- Je suis repu. - Je suis content que ça t'aie plu.
Alors, qu'est-ce que tu veux faire maintenant ?
Eh bien, certainement danser.
Je ne pense pas, j'ai 106 ans.
- 106 ? - Oui.
- Oh, tu dois faire de la gym. - Bonjour.
Salut, toi.
Reign, juste là.
Oh ouais, allons par ici.
Oh, allez.
Ça va être amusant.
Que prends-tu ?
Une Lager Dos Equis.
Bonne idée. Salut, Sunny.
Salut, étranger.
Vous sortez ensemble ?
Je pense.
Il serait temps.
Sunny, voici Ben.
Ravi de te rencontrer.
Que puis-je vous offrir ?
Deux Lager Dos Equis.
Oh, ton espagnol s'améliore.
Tu as un voyageur international.
C'est la maison qui régale.
- Merci, Sunny. - Merci, chérie.
À cette soirée.
Alors, où est la scène ?
C'est par ici, je vais te montrer.
Quoi ?
- Jamsie. - Que fais-tu ici ?
- Un peu de reconnaissance pour notre réception ? - Oh, vraiment ?
Ouais, c'est magnifique ici. C'est une bonne idée de faire notre réception dans un bar gay.
Hé, c'est kitsch, il y a une scène, plein de choses à boire, que faut-il de plus ?
On va s'en tenir au serveur torse nu.
Les gars, voici Ben.
Ben, Elaine et David.
Oh, ravi de vous rencontrer.
Un jeune Rupert Brock.
Oh, pas tout à fait, mais merci.
Jamie t'a-t-il dit combien j'aime tes poèmes ?
- Non. - Non, il ne l'a pas fait.
Des nouvelles pour moi ?
As-tu au moins lu tes messages ?
J'ai été un peu occupé.
Ouais, je peux voir ça.
Au fait, mon chéri, Patrick est là.
- Sean est avec lui ? - Heureusement, non.
C'est à nous de jouer.
Non, attends, j'ai besoin de tes conseils, viens.
- Hé, je vais faire un tour. - Oh, où sont les toilettes ?
Juste là-bas.
Qu'est-ce que j'ai dis ?
Désolé mon pote, les toilettes ne sont pas vraiment mon truc.
Tu es ici avec Jamie ?
Qui es-tu, un escort-boy ?
Non, nous sommes ensemble, en fait.
Non pas que ça te regarde.
Qui es-tu, au fait ?
Patrick.
Jamie et moi étions ensemble.
Ouais.
Je sais.
Oh, tu l'as vraiment mal pris, n'est-ce pas ?
Écoute, mec, juste un avertissement,
avec Jamie, c'est toujours lui le premier.
Alors, surveille tes sentiments.
Tu ne l'as pas largué, gros tas ?
J'ai sauvé ma peau, mec.
Tu le découvriras.
Alors, peut-être des photos là-bas,
le DJ derrière les carreaux de verre, évidemment,
et toi, là ou là.
Pour quoi ?
Pour tes chansons.
- T'es têtue ! - Oh, allez.
Si tu veux être de mon mariage,
chante à ma réception.
Ce sera ton grand retour,
comme Britney aux Video Music Awards.
N'y pense même pas, Lanie.
Eh bien, j'ai fait de mon mieux.
Voici le facteur.
Merci.
Te revoilà.
Oh, merci.
Donc, c'est ici que tu chantes tous ces airs de chansons ringardes.
- C'est sympa. - Elles ne sont pas toutes ringardes.
J'aime celles que tu écris.
Tu écris des chansons ?
- Un peu. - Oui, bien sûr que oui.
Toi et Ben devriez écrire ensemble.
Ben n'aime peut-être pas ça.
Ben aime peut-être ça.
Hé, regardez ça,
toute la troupe au complet réunie.
Allez, Jamie.
Montons là-dessus et poussons-en une, comme au bon vieux temps.
Ouais, peut-être que non. Tu es prêt pour y aller ?
- Toujours prêt. - Très bien les amis, à plus tard.
Lanie, je te parlerai demain.
Allez, Jamie.
Arrête de jouer avec les gamins et rentre chez toi.
Trop jaloux ?
Eh bien, c'était amusant et instructif.
Ouais, comme le supplice de la goutte d'eau.
Je te raccompagne jusqu'à ta porte ?
Que dirais-tu de passer ta porte ?
Qu'est-ce que tu fais ?
J'allume la lumière.
Ouais, eh bien, tu n'es peut-être pas familier des seniors,
mais pas de lumières allumées pendant les galipettes.
Détends-toi.
- Je sais avec quoi tu travailles. - Oh, mon Dieu, pervers sexuel.
Oh, coquine !
Ouais, eh bien, peut-être.
Tu te prépares à déménager ?
Ouais.
Eh bien, je commence à aimer ça.
Comment peux-tu manger ces céréales de vieux ?
Je suis vraiment désolé.
Je suis en pleine forme.
Oui, elles sont magiquement délicieuses.
Bonjour, brillante étoile.
Eh bien, quelqu'un vient de passer à la casserole.
Tu as planqué des micros ici ?
Un réseau de télévision privé.
C'est mieux ?
Donc, vas-tu nous honorer de ta présence au travail en cette belle journée ?
Oh, je pourrais y faire une apparition.
Bien.
Emmène Ben avec toi.
Je veux me lancer sur ce truc de poésie.
D'accord ! Super.
Ouais, je lui dirai quand je le verrai.
Pourquoi ne pas regarder en face de la table du petit-déjeuner.
Très bien, je vais regarder où sont ces caméras.
C'était mademoiselle Elaine ?
Ouais, elle veut que tu viennes avec moi. Elle veut parler de cette idée sur la poésie.
Waouh.
Cool.
Eh bien, je devrais me préparer alors.
Ouais, tu devrais.
Que dois-je mettre ?
Des vêtements.
C'est pas ce que tu as dit hier soir.
Dépêche-toi.
Certains rêveurs se fixent une échéance. S'ils ne réussissent pas à un certain âge,
ils abandonnent et se tournent vers autre chose. Mais les rêves n'ont pas de date d'expiration.
Sans bruit, la vie renaît et vous êtes comme au premier jour.
Oh, hé, sexy...
Ressources humaines, je suis devenu un homme objet.
Attendez une seconde, ça me plaît.
Tu ne peux pas appeler les RH avant lundi.
Elle t'a embauché.
Elle veut que j'écrive un poème d'actualité une fois par semaine.
C'est fantastique.
Elle l'appelle « Le coin poésie ».
Mec.
Je sais, mais je suis super excité.
Oui, tu l'es, trésor, félicitations.
Alors, viens.
Fêtons ça.
Il est 10 heures, je dois au moins faire semblant de travailler.
Mais, allons déjeuner.
C'est moi qui rince.
Ah, d'accord.
Génial.
J'ai une course à faire,
je peux t'emprunter la Jeep ?
Oh oui, bien sûr.
Où tu veux aller manger ?
Justin.
Oh, je vais vraiment rincer.
Que dirais-tu de « La gaufrerie » ?
Tu es trop fier de moi pour ça.
Salut.
Salut, est-ce que Ben te l'a dit ?
Oui, et merci beaucoup.
Tu t'es tellement démenée.
C'est presque comme un vrai boulot.
C'est un vrai boulot.
Vraiment, « Le coin poésie » ?
Il est talentueux, Jamie.
Tu as lu ses poèmes ?
Non, mais je vais le faire.
Où en est l'article ?
Je ne sais pas.
Je crois que je ne m'y intéresse plus.
Tu es peut-être trop distrait ?
Non, je ne pense pas que ce soit ça.
Jamie, tu en as presque des bouffées.
Personne n'a de bouffées. On prend des cachets tous les deux.
À Ben Zagig.
Merci, monsieur.
Maintenant, tu peux me dire ce que ça fait là ?
Oh, eh bien...
c'est juste...
un petit témoignage de ma gratitude pour avoir rendu tout ça possible.
Un petit témoignage ?
Un clavier ?
Quoi, tu es fou, tu ne peux pas te le permettre.
Eh bien,
c'est mon problème.
Eh bien, merci, mais pourquoi ?
Pour tes rêves.
Quoi ?
La vie d'artiste, tu te souviens ?
Je veux dire, on devrait vraiment accepter la proposition d'Elaine,
et commencer à écrire des chansons ensemble.
Oh...
peut-être que nous devrions attendre un peu.
D'accord.
Tu ne veux pas ?
Eh bien, enfin, tu viens de commencer ce nouveau travail, tu vois ?
Je pense que tu devrais attendre un peu pour prendre tes repères, n'est-ce pas ?
Ouais.
Mais, merci.
Ouais.
Il y a autre chose que j'avais à te dire.
Déballe.
Alors, avec Luke, nous...
nous ne sommes pas vraiment de vrais complices.
Et il faut savoir que ma présence dans l'appartement a une échéance.
Oh, non.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Eh bien, je me demandais si, je saurai bientôt tout ça,
mais je me demandais si je pourrais peut-être squatter chez toi pendant un moment.
Oh.
Ouais, je ne sais pas si c'est une bonne idée.
Je veux dire...
il semble que nous soyons à un très bon endroit, tu sais.
Ouais, tout à fait.
Je ne sais tout simplement pas si nous sommes prêts à franchir cette étape.
Je suppose que non.
Tu ne prends pas ça au sérieux ?
Eh bien...
je veux dire que tu ne me prends pas au sérieux.
Bien sûr que si.
Laisse-moi te demander, Jamie,
quand je t'ai envoyé les poèmes pour Elaine,
les as-tu lus ?
Eh bien, non.
Je... je ne savais pas si je devais,
ou pas.
Je les lui ai juste envoyés.
Patrick avait raison.
Quand as-tu parlé à Patrick ?
Hier soir.
Dans les toilettes, il a juste...
Qu'a-t-il dit ?
Eh bien, que tu veux toujours être devant.
Il était soûl.
Et j'ai prouvé que ce n'est pas vrai.
Avec moi ?
Alors, je suis ta revanche pour Patrick,
ou au pire, juste une œuvre de charité.
Non.
Ben, je t'aime bien.
Beaucoup.
Très bien,
mais tu as volé mon cœur.
Je pensais être un ami.
- Ben, allez. - Non.
Profite de ton clavier, Jamie.
J'espère que tu en feras bon usage.
Ben.
Les égarements arrivent sous toutes formes, prenant votre temps et vous préoccupant.
C'est plus vrai avec les relations dans votre vie.
Vos rêves peuvent facilement passer au second plan si vous ne leur donnez pas la priorité sur tout.
Alors, mettez des œillères, bouchez vos oreilles et maintenez vos objectifs.
Oui, Linus.
Je suis au courant.
Tu dois être dépité.
Dépité ?
Alicia me l'a dit.
Ben est de retour avec son ancien petit-ami.
Oh.
Oh, c'est super.
C'est bien pour lui.
- Tu n'as pas à faire semblant avec moi. - Non, je suis content pour lui.
C'est mieux comme ça.
Bien sûr. Pour lui.
Mais pour toi ?
Allo ? Ça va ?
Ouais, ça va.
Merci d'être venu, Linus,
ça m'a fait plaisir, comme d'habitude.
Il y a la « Nuit d'argent des papounets » mercredi à Reign,
- tu devrais y aller. - Au revoir, Linus.
O. K.
O. K.
- Je peux te parler ? - Bien sûr.
Oh, attends.
Ne me dis pas,
il n'y a rien qui rime avec Texas.
Sexe, hexa,
plexus solaire.
Je savais que j'avais embauché le bon gars.
Alors...
Jamie et moi nous avons rompu.
Je sais.
Je suis vraiment désolée, chéri.
A-t-il dit quelque chose ?
Le sphinx ?
Non. Jamie zappe tout.
J'espérais que tu aurais pu l'aider pour ça.
J'aurais aimé pouvoir.
Il m'a... vraiment aidé...
et moi...
je ne le comprend pas.
Je pensais que je signifiais vraiment quelque chose pour lui.
Jamie a des problèmes.
Il ne sait pas quitter son propre chemin.
Je déteste dire ça, mais tu es probablement mieux loti.
Oh, il me manque.
Viens là, mon chéri.
Que fais-tu vendredi soir ? Je t'offre à boire.
Je vais rester chez ce type.
Quoi ?
Tu déménages vite.
Oh, non.
C'est un ancien petit-ami, Jerry,
et je reste juste sur son canapé.
C'est tout ?
Oui.
Crois-moi.
Le monde n'a pas besoin d'un autre Ben et Jerry.
O. K.
Jamie ou pas, tu viens à mon mariage.
David est d'accord pour ça ?
David fait ce que je lui dis.
Allez, je te paie un café en salle de pause.
Ça marche.
C'est inutile.
Relax.
Il n'est pas là.
J'essaye d'éviter les maladresses.
Bien sûr. Notre Jamie ne cherche pas d'histoires.
Peu importe.
Tu sais, chéri, je savais que tu avais un souci,
mais là, je crois que tu t'es surpassé cette fois.
Surpassé ?
Ça veut pas dire passer deux fois ?
Je suis sérieuse.
Écoute...
Tu as dit que je ne laissais jamais passer personne devant moi, mais je l'ai fait.
Je l'ai fait.
Pour me prouver le contraire.
Tu ne te soucies pas de Ben.
Tu as profité de lui.
C'est ce qu'il pense.
Qu'a-t-il dit ?
Oh.
Je me suis trompée, tu t'en soucies.
Et à présent, ta fierté en dépend.
Qu'est-ce que la fierté a à voir avec ça ?
Tu pensais aller droit au but et prendre la poudre d'escampette,
mais tu t'es pris le pied dans le tapis, n'est-ce pas ?
Putain, de quoi tu parles ?
Tu te sens gêné d'être tombé amoureux de lui,
cela n'était pas prévu au programme.
Et à présent, tu fous en l'air une relation,
parce que tu ne comprends tout simplement pas.
Jamie, tu n'as pas du tout changé.
Tu as terminé ?
Bien.
Je m'en vais.
O. K.
- Salut. - Salut.
C'est pas le bon moment ?
Oh non, j'allais préparer le dîner.
Tu veux entrer ?
Non, ça va, c'est bon.
Je devais juste te donner quelque chose.
Qu'est-ce que c'est ?
Un poème,
sur lequel je planche depuis que nous sommes partis en déplacement.
Tu m'as en quelque sorte inspiré.
Moi ?
Malgré tout, tu m'as vraiment aidé, Jamie.
Et...
je sais ce que je veux maintenant.
Donc, je pense que...
je vais pouvoir aller de l'avant, et ne pas retomber dans ce trou où tu m'as trouvé.
Oh, super.
J'ai hâte de le lire.
Peu importe si tu ne le fais pas.
J'avais juste besoin de te le donner.
O. K.
J'ai entendu dire que tu étais parti.
Oh oui,
je n'y avais plus vraiment le cœur.
J'ai pensé que je pourrais peut-être aider les gens à réaliser leurs rêves mais,
je pense que je dois d'abord comprendre les miens.
Je te le souhaite.
Prends soin de toi, Jamie.
Hé, toi aussi.
Quand le monde a tourné le dos,
il n'y a plus de sourire.
Quand la nuit est si longue et ton espoir prend son envol,
aucun de tes choix n’aboutit.
Tu peux trouver ton chemin à l'aurore,
si tu entends ce cri lointain.
Suis mes pas,
et ton cœur verra que le ciel t'abrite.
Je serai chez toi quand tu seras perdu et loin.
Je serai ta maison et je m'envolerai sans délai vers toi.
Et nous partagerons ce rêve que je vois.
Nos vies seront si libres.
Et tu n'erreras plus jamais.
Je serai ta maison.
Salut, c'est moi.
Je ne vais pas t'implorer.
Je ne vais pas te supplier.
Je demande juste à mon meilleur ami d'être présent à mon mariage.
Jamie.
Allez, Jamie, je sais que tu es là.
Je t'ai apporté mes spaghettis au poulet label rouge.
O. K., c'est pas du label rouge,
mais sérieusement, j'ai été floué.
Jamie ?
Jamie ?
Allo, Jamie ?
Oh mon Dieu, Jamie.
Tu es entré par effraction Linus,
je pourrais porter plainte.
Non, je suis sûr que ça sent le gaz.
Qu'as-tu mangé pour le déjeuner ?
Que fais-tu ici, Linus ?
Je me sens mal d'avoir été aussi con.
Pourquoi avoir commencé ?
Je le mérite.
Tu as eu des nouvelles de Ben ?
Juste ça.
Qu'est-ce que c'est, un poème ?
Tu l'as vraiment mauvaise, n'est-ce pas ?
J'ai tout gâché, Linus.
J'ai vraiment tout gâché.
Écoute, s'il t'écrit des poèmes, ça veut que t'es toujours dans le coup.
Personne ne m'a jamais écrit de poème.
Il a déménagé.
C'est mieux ainsi.
Il mérite mieux.
Bats-toi pour lui, andouille.
Enfin, bien sûr que Jerry est plus jeune et peut-être plus sexy.
Je suis désolé, j'enfonce le clou.
La vérité est,
tu es quelqu'un de bien.
Tu es intelligent et talentueux,
et t'es quand même pas mal.
Enfin, je me regarderais pas dans le miroir maintenant, mais tu dois te battre pour lui.
Il doit être avec quelqu'un de son âge.
Nous sommes à des moments totalement différents de nos vies.
Intéressant,
parce que la dernière fois que je me suis renseigné,
tu étais ici au même endroit.
Tu sais ce que je veux dire.
Il t'a rendu heureux ?
Oui.
Tu l'as rendu heureux ?
Tu l'as rendu heureux ?
Je ne sais pas.
Peut-être.
Tu perds ton temps.
Écoute, je vais réchauffer mes fabuleux spaghettis au poulet.
Tu as besoin de compagnie.
Sympa.
Ça ferait une bonne chanson.
Un mois plus tard
Salut.
Merci de m'avoir permis de venir si tard.
Écoute, Ben, ce n'est peut-être pas une très bonne idée.
Pourquoi, qu'est-ce qui se passe ?
Il est bouleversé et il boit.
Ça te gêne si je rentre vite fait,
j'ai un journal et j'en ai juste besoin pour un projet en cours.
Je fais vraiment très vite.
O. K., dépêche-toi, alors.
O. K., merci.
Tu veux baiser ?
Je viens juste prendre un cahier, mec.
Ouais.
Je dois plus écrire que tes putains de précieux poèmes, pas toi ?
Tout tourne autour de toi, hein Benjie ?
Sais-tu même ce que tu es aujourd'hui, putain d'abruti ?
C'est quoi ton problème ?
Maman est morte il y a un an ce soir, espèce de merde.
J'avais oublié.
Luke.
Tu l'as tuée, putain !
Lâche-le.
C'est ton frère, crétin, c'est quoi ton problème ?
Dis-lui, Jamie.
Qu'est-ce que tu vas lui faire ?
Je fais de la muscu.
Je dois y aller.
Je vais te chercher de l'eau.
J'ai complètement oublié.
Oublié quoi ? C'est quoi son souci ?
Maman est morte il y a un an, ce soir.
J'ai juste oublié.
Qu'est-ce qui se passe avec moi ?
Rien.
- Il n'y a rien de mal avec toi. - Ouais, c'est moi.
Je n'ai pas de famille, tu sais.
Oui, je sais.
Jamie, je peux rester ici ce soir ?
Sur le canapé.
Ouais, bien sûr.
Bien.
Mais c'est moi qui dors dessus.
Non.
Hé.
J'ai été bien élevé,
et tu es mon invité.
Ben ?
Enfin, je pourrais améliorer le son si j'avais un peu plus de temps.
Merci, mais je suis déjà en retard.
Estelle, j'ai raté le mariage ?
Jamie, tu nous as manqué.
Tout le monde était déçu que tu n'aies pas chanté aujourd'hui.
- Eh bien, tout le monde est parti ? - Alors, ma petite-fille chérie, Naomi...
première alto de la chorale.
Naomi s'est levée pour chanter la chanson
que tu étais censé interpréter, comment elle s'appelle ?
- « Je te laisserai danser ». - « Je te laisserai danser ».
- Très bien. - C'est une si jolie chanson.
Merci beaucoup. Ils tous à la réception ?
Pire encore, sa voix a déraillé un tout petit peu.
Je suis sûre que c'était juste à cause du trac. C'est vraiment un ange.
- Bénis soit son petit cœur. - Petit cœur.
Très bien, merci beaucoup Estelle. Bye.
Oh mon Dieu, Jamie.
Oh, qu'est-ce qu'il fait ?
Jamsie.
Quelle est cette chanson ?
- Je ne sais pas. - J'ai adoré.
Merci.
Qu'est-il arrivé ?
Je l'ai enfin compris.
Te revoilà.
Tout comme la cavalerie qui arrive à temps.
C'était magnifique.
Merci, David.
J'ai soif, tu as soif ?
Assoiffé.
Hé...
c'est un morceau accrocheur.
Comment l'as-tu appelé ?
« Je serai ta maison ».
Il est parfait.
Eh bien, ce sont tes paroles.
Alors, où est ton compagnon ?
Je le regarde.
Donc, j'ai dû rajouter quelques mots à ton poème
pour faire un pont dans la chanson.
- J'espère que ça va. - Ouais, j'ai entendu ça.
Tu réécris déjà mes trucs ?
Oh, allez, c'est notre première collaboration.
Nous avons tous les deux dû apprendre à faire un peu des compromis.
Notre collaboration d'auteurs.
Ça aussi.
Très bien, rêveurs, oubliez tout ce que j'ai dit.
Vous devez écouter ce qui se dit tout autour de vous.
Ça parle de vous, on vous dit d'être un peu plus généreux avec votre cœur.
Trouvez l'amour qui est déjà dans votre vie et tenez bon.
C'est à ce moment-là que vous pourrez être inspiré pour réaliser vos rêves.
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