All language subtitles for Le Chien des Baskerville

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Original subtitles

Une nouvelle aventure

de Sherlock Holmes et du Dr Watson

d'apr�s A. Conan Doyle

Trois nonnes fran�aises r�cup�rent leur relique

chez Sherlock Holmes, sur Baker Street.

Monsieur le Docteur Watson,

que peut bien retenir Monsieur Holmes ?

Rassurez-vous, mes S�urs,

votre sainte relique vous sera bient�t rendue.

Nous attendons depuis pr�s d'une heure.

M. Holmes est un homme tr�s occup�, ma S�ur.

M. Holmes est tr�s occup�, ma S�ur.

Mais la F�te de Saint Beryl a lieu demain !

Des milliers de pauvres aveugles

s'amassent d�j� � la chapelle afin de pouvoir embrasser la relique.

Au nom de tous les pauvres infirmes aveugles,

je vous en conjure.

Bon, je vais voir ce que je peux faire.

La volont� de Dieu !

Holmes !

Holmes, vous �tes l� ?

Non, Watson, je suis � Budapest !

Oh, navr�, Holmes. Je vais faire suivre votre courrier.

J'ai de bien tristes nouvelles, mes S�urs.

Apparemment, Sherlock Holmes se trouve � Budapest.

- Ce caf� est infect, Watson. - Oh, il est de retour !

Comme c'est aimable � vous.

Vous vous souvenez de ces trois nonnes de Monte-Carlo ?

Leur relique a �t� vol�e.

L'affaire du pouce de l'ing�nieur, c'est �a ?

- Non, non, non. - Du pied de l'athl�te, alors ?

- Non, du coude de Saint Beryl. - Oh, coudes, pouces, pieds !

Quand vais-je pouvoir me reposer ?

Bon, alors, mesdames.

Monsieur Holmes, qui a pu perp�trer ce crime odieux ?

En quelques mots, et en termes simples,

compr�hensibles par des nonnes,

je pense que nous avons � faire � des voleurs.

Tout dans cette affaire me rappelle des vols pass�s

dont les coupables �taient des voleurs.

Le modus operandi, des choses qui disparaissent,

tout cela fait penser � des voleurs.

Mais comment retrouver un tel individu ?

J'utilise une m�thode in�dite, inconnue m�me de Scotland Yard.

Je l'ai appel�e ''Puzzle Facial.''

Oh, oui !

C'est un assemblage des parties du visage d'un criminel, non ?

H�las, non.

Je ne peux qu'assembler l'apparence du visage

du criminel.

Je ne puis assembler le visage en lui-m�me.

M�me si ce serait tr�s utile, car une fois le visage captur�,

les autres parties du criminel sont faciles � trouver,

le corps du criminel �tant situ� juste sous le visage du criminel,

auquel il est reli� par le cou.

Alors, il n'y a plus d'espoir.

Au contraire !

Vous l'avez trouv�e, Monsieur Holmes ?

Bien s�r. Vol�e par un membre de votre congr�gation.

Des infirmes, si je ne m'abuse ?

- Exact, Monsieur Holmes. - lncroyable, Holmes !

Tr�s simple, Watson.

J'ai tout de suite rep�r� l'infirme coupable,

tra�nant pr�s du tombeau, la relique d�passant de son gilet.

Merci, Monsieur, merci.

REMORDS SANS SEXE par S. Freud

CHAPlTRE l

O� Holmes et Watson

d�couvrent une sinistre l�gende.

Qui cela peut �tre ?

Je dirais un m�decin d'�ge moyen,

venant de Dartmoor,

et du nom de Mortimer.

Comment avez-vous d�duit cela ?

C'est ce qu'il m'a dit ce matin en prenant rendez-vous.

D'apr�s moi, �a, c'est encore lui.

Watson, toutes ces affaires m'�puisent.

Je veux bien le voir, mais je ne promets rien.

D'accord. Pas de probl�me.

Bien, Dr Mortimer !

- Exactement. - Ah, oui.

Oh, zut, j'ai laiss�...

D�sol�. Entrez donc !

- Merci. - Oui.

- Dr Watson ? - Oui, tout � fait, oui.

Apr�s vous.

Holmes, voici le Dr Mortimer.

Dr Mortimer, je vous pr�sente Sherlock Holmes.

- Ne vous d�rangez pas. - Je n'en ai nullement l'intention.

- Watson, une chaise. - Certainement, avec plaisir.

Oui, bien s�r. Oh, mais certainement, oui.

Prenez donc un si�ge, Dr Mortimer.

- Asseyez-vous l�. - Merci.

- Oh, merci. - Je vous en prie.

Puis-je d'abord vous dire que je vous admire...

- ...depuis de longues ann�es ? - Bien s�r, mais allez au fait.

Permettez-moi de pr�ciser que je suis l'ex�cuteur testamentaire

du Domaine de Baskerville, valant plus d'un million de livres,

et constitu� presque exclusivement d'une vaste �tendue de lande.

J'ai appris la mort de Sir Charles dans le ''Times.''

Cause naturelle, non ?

Pour le grand public, oui.

Mais je suis d'avis que Sir Charles a �t� assassin�,

de fa�on surnaturelle.

Mon cher ami, nous vivons au 20�me si�cle.

N'est-ce pas ?

Certes, mais d'apr�s la l�gende locale,

un monstre terrifiant, un v�ritable chien de l'enfer,

a caus� la mort de tous les h�ritiers m�les de Baskerville Hall.

Un chien ?

Dr Mortimer, quelles furent les circonstances exactes...

- ...de la mort de Sir Charles ? - Eh bien, Sir Charles Baskerville

a �t� mon patient pendant des ann�es.

ll s'est toujours montr� totalement sain d'esprit.

Mais au fil du temps, il se replia sur lui-m�me,

faisant m�me �riger une immense cl�ture

autour de la propri�t�.

ll devint compl�tement obs�d� par l'id�e

que le l�gendaire Chien des Baskerville

allait revenir pour le tuer.

lncroyable !

- �a n'a rien d'extraordinaire. - Tout � fait d'accord, Holmes.

- Oh, oui. - Je fus appel�...

en ma qualit� de coroner,

pour enqu�ter sur les circonstances myst�rieuses

ayant entra�n� la d�couverte du corps de Sir Charles.

Continuez et n'oubliez aucun d�tail, m�me infime.

- Allez, qu'on en finisse ! - Oui, soyez bref !

Sur son visage �tait fig�e une telle expression d'horreur

qu'il me fut quasiment impossible de le reconna�tre.

Son corps ne portait aucune marque de violence physique.

Mais tout autour de lui se trouvaient des traces de pas,

des pas �normes, surnaturels, absolument inhumains.

Venez en au fait.

M. Holmes, ces traces...

�taient celles d'un...

chien gigantesque.

Oh, avec d'�normes m�choires baveuses

et de gros yeux suintants

et d'imposantes parties intimes ?

- Colossales ! - Oh, Seigneur !

Mais comment savez-vous �a ?

Ben, j'avais un petit p�kinois dans ce genre l�.

ll sautait sur le lit et se mettait � montrer ses crocs, et puis,

- ...sans pr�venir... - �a suffit, Watson.

Tout cela me semble tr�s logique.

Absolument ! Un jeu d'enfant.

Pourriez-vous venir rencontrer l'h�ritier

� l'H�tel Northumberland demain matin � 10 heures ?

Qu'en pensez-vous, Holmes ? Recevrons-nous le l�gataire...

l'h�ritier ici...

ou irons-nous le voir l�-bas ?

L�-bas, demain 10h00.

- lci, alors ! - L�-bas !

L�-bas !

CHAPlTRE ll

Le lendemain...

lls rencontrent le nouvel h�ritier.

Je vous pr�sente le jeune Sir Henry Baskerville,

h�ritier de Baskerville Hall et de 800 hectares de marais.

Je ne sais comment vous remercier, M. Holmes,

d'avoir accept� de venir.

C'est vrai quoi, vous �tes un merveilleux d�tective.

Vous devez nous aider. Une chose horrible s'est produite hier soir.

Racontez-lui, Sir Henry.

Eh bien, je suis all� me coucher t�t...

- ...car je me sentais un peu... - Non, pas � moi, � lui.

Oh, d'accord. Oui.

Je suis all� au lit t�t car je me sentais patraque.

Quelques ballonnements.

C'est dans la famille.

Enfin, bref...

Je laissai mes bottes dans le couloir pour les faire polir,

et ce matin en ouvrant la porte, vous n'allez pas le croire...

L'une d'elles avait disparu.

Vous pensez que je vais perdre mon temps � fouiller Londres

pour une vieille botte ?

C'est un travail d'imb�cile.

Vous avez raison, Holmes ! Je vais m'en occuper.

Sir Henry, euh...

Cette botte pr�tendument vol�e, de quelle couleur �tait-elle ?

Marron. Oui, marron.

- Oh, marron dites-vous ? - Oui.

Exactement comme cette botte-ci,

celle devant nous ?

Bien s�r ! J'essaie toujours de coordonner mes bottes.

Etrange co�ncidence.

- Tout ceci sent mauvais. - Parfaitement !

Quel meilleur moyen d'attirer un chien qu'un objet

impr�gn� de l'odeur de la future victime ?

Oui, Sir Henry est en grand danger.

Je regrette, je ne puis accepter cette affaire.

Le Dr Watson s'en chargera.

Oh, non !

Je n'ai jamais rien fait seul auparavant !

Mais si, voyons, Watson.

Ne pouvons-nous vous faire changer d'avis ?

Navr�, Dr Mortimer, mais je suis tr�s fatigu�.

J'ai r�solu trop d'affaires.

Etre le meilleur d�tective au monde n'est pas de tout repos.

Je vous laisse entre de bonnes mains.

Bien le bonjour, messieurs. Je trouverai la sortie.

Oui, il la trouvera.

Oui.

Quelle immense d�ception.

Bon, passons aux choses s�rieuses.

Un ou deux d�tails de cette affaire me turlupinent un peu.

D'abord, cette canne que vous avez l�.

Dr Mortimer, je d�duis de ce poil que vous avez un chien.

Epagneul ? Retriever ? Labrador ?

- Saint-Hubert, peut-�tre ? - ll est d'une race sp�ciale

dont un ami fait l'�levage sur la lande.

Cette race vient du Mexique. lls l'appellent Chihuahua.

ll perd ses poils partout.

Les chihuahuas sont une race de chiens imberbes, Dr Mortimer.

Pas sur la lande, Dr Watson.

Bien s�r, Dr Chihuahua... Mortimer.

O� et � quelle heure le train pour Baskerville part-il ?

Demain, midi, Victoria.

Oh, appelez-moi donc John.

Nous nous reconna�trons par des �illets roses...

- ...port�s � la boutonni�re. - Oh, j'aime beaucoup le rose.

Oui, moi aussi.

CHAPlTRE lll

Et ainsi...

Watson se lance dans sa premi�re enqu�te en solo.

Etes-vous le Dr Mortimer ?

Dr Watson, bien s�r que je suis le Dr Mortimer.

Vous savez fort bien que je suis le Dr Mortimer !

Dans ce cas, o� est votre �illet ?

Sir Henry n'a pas voulu g�cher son bouquet en m'en donnant un.

Houhou, Watty ! Je suis l�.

Oh, Bont� Divine.

Je vous ai gard� une place pr�s de la fen�tre.

Bien vu, Sir Henry.

Attention la porte.

Vous mis � part, Dr Mortimer,

qui sont nos voisins � Baskerville Hall ?

ll y a Stapleton... l'homme aux Chihuahuas...

et sa s�ur.

Un couple fort �trange.

Puis il y a Frankland,

un homme dont l'unique obsession est d'attraper le chien,

et sa ma�tresse.

Un couple fort �trange.

ll y a aussi M. et Mme Barrymore,

qui habitent l� bas depuis des g�n�rations.

Un couple fort �trange.

Et Marcia, la fille de cuisine,

avec Perkins, le palefrenier.

Un couple fort �trange.

Quelle id�e absurde. Ce sont des gens charmants !

Une intuition.

Tous ces voyages m'�puisent.

Votre retour du Canada ne vous a pas plu ?

Ciel, non, c'�tait affreux !

Je me baladais paisiblement sur le pont

quand un orage survint.

Des rafales de vent m'oblig�rent � m'accrocher au bastingage

jusqu'� ce que je l�che prise !

Quelle mis�re.

Et soudain cette �norme vague s'est abattue sur le bateau

et m'a envoy� par-dessus bord.

Quelle horreur !

J'ai lutt� pour garder ma t�te hors de l'eau.

C'�tait affreux, affreux !

Et vous avez r�ussi � remonter ?

Bien s�r, j'�tais bien habill�.

Nous semblons mettre bien longtemps � arriver.

Oui, j'ai voulu prendre la jolie route.

C'est le chien !

Stop. Arr�tez-vous.

Hol�, doucement. Arr�tez-vous, monsieur.

Tout doux, hol�.

Je ne suis mari� que depuis un mois.

Heureusement que je porte mon appareil.

- Dr Mortringer. - Oui ?

Nous cherchons toujours Selden, l'assassin � la hache.

- Oh, oui. - Oh, oui !

Je me rappelle.

Celui qui s'est �chapp� avant le d�c�s de Sir Charles.

L'horrible type qui d�coupe les gens en morceaux

avant de les envoyer au Maire ?

Oui, celui-l� m�me. Vous devriez faire attention.

Car beaucoup l'ont vu tra�ner autour de Baskerville Hall.

Et vous devriez dire � vos amis

de faire attention eux aussi.

- En avant, Perkins. - En avant, Perkins.

- En avant, Perkins. - En avant, Perkins.

- En avant, Perkins. - En avant, Perkins.

Au revoir, mes chers. Attrapez ce monstre !

Un couple fort �trange.

Oh, non, non pas �a !

Oh, mais pourquoi t'arr�tes-tu ?!

Vas-y ! Oui !

Depuis la mort de Sir Charles, les Barrymore n'arr�tent pas.

Bon sang de bonsoir, femme !

Dur de faire lever les vieux.

C'est vrai, j'ai tout essay�.

Dieu merci, vous voil� !

Je pensais que vous n'arriveriez jamais.

M. Barrymore, j'aimerais vous pr�senter le nouvel h�ritier,

Sir Henry Baskerville, et son ami le Dr Watson.

lls vont rester jusqu'� la lecture du testament, dimanche.

Dr Mortimer, nom d'un chien, pour qui vous prenez-vous,

� r�veiller les gens � cette heure ?

- Mon �poux et moi dormions. - Je souhaite que vous montriez

� Sir Henry et son invit�, l'hospitalit� de Baskerville Hall.

M. Barrymore va prendre vos frusques.

Oui.

Mme Barrymore ?

J'aimerais commencer sans plus attendre.

Auriez-vous l'amabilit� de me montrer...

Me montrer mes...

- Mes indices. - Vos quoi ?

Mes indices.

Oh, vos indices !

Eh bien, voyons voir. Que puis-je vous montrer ?

Ceci, vous l'aurez devin�, est Baskerville Hall.

C'est un indice, �a ?

- Baskerville Hall ! - Oui, tout � fait !

Certes, certes, cependant...

pardonnez-moi, mais ceci est juste le hall

de Baskerville Hall, n'est-ce pas ?

Oh, ouais. Tout le laisse � croire.

- C'est cela, oui. - Mme Barrymore ?

Nous voudrions � manger, nous sommes affam�s.

Mon estomac crie famine !

Non mais enfin... lls ont de ces mani�res !

- Oui. - Ah, M. Barrymore.

Qu'apportes-tu l�, Arthur ?

- Du fromage, Ada. - Du fromage, mince alors !

Comme nous sommes g�n�reux ce soir !

C'est bien mieux que du coq au vin.

Et du th� froid.

�a va vous fouetter les sangs en un rien de temps.

Pourquoi ne pas aller dans la salle � manger ?

Oh, oui, j'aimerais voir la salle � manger, la salle de bal et...

Et dire que tout ceci va �tre � moi !

Vous ne voulez pas voir la salle � manger, mon chou.

Vous n'allez pas me trimballer cette nourriture partout.

C'est un conseil d'ami.

Je ne vais pas aller nettoyer apr�s vous deux

� une telle heure de la nuit.

Allez ! Mangez.

Gentils gar�ons.

- Et voil�. - Doux J�sus !

J'aurais pu vous donner la chambre principale, bien s�r.

Mais �a vous aurait trop intimid�, pas vrai ?

Mais oui, je connais les gens dans votre genre.

Vous aimez les choses simples, vous autres d�tectives.

Je ne suis pas d�tective, moi.

Bien s�r que non, mon chou ? �a se voit.

Allez, venez mes petiots.

Je vais vous exposer les r�gles de la maison.

- Vous m'�coutez ? - Oui, oh, oui.

Mon �poux et moi aimons nous coucher

vers 5h de l'apr�s-midi.

On ne rajeunit pas vous savez.

Surtout Art, lui il se raidit pas mal.

Ou plut�t, il ne se raidit pas assez,

si vous voyez ce que j'veux dire.

Enfin bon, on aime se lever vers 2h de l'apr�s-midi,

mais � ce moment l� on doit s'occuper de nos propres affaires.

- Oui, certainement. - Mais de 4h

� 4h15, on est tout � vous.

ll vous faut quoi que ce soit, on vous l'apporte.

Et vous savez comment nous appeler, pas vrai ?

- Non. - Non ? Parfait.

C'est parfait.

Faites de beaux r�ves.

J'adore votre pyjama, Watty.

Tr�s �l�gant.

Merci, Sir Henry.

Nous ferions mieux de dormir

car une rude journ�e nous attend demain.

Si vous avez besoin de moi cette nuit, sifflez.

J'ai l'ou�e tr�s fine.

Oui, j'ai le sommeil l�ger.

Moi aussi.

Bont� Divine !

CHAPlTRE lV

Sherlock Holmes cherche du r�confort.

Excusez-moi, suis-je bien au...

Centre de Remise en Forme et Relaxation Piccadilly de Paris ?

Absolument.

Serait-il possible d'avoir un...

Un massage ?

Mais certainement.

Voici une liste de nos services.

Merci.

Oui.

Qu'est-ce que la Pause D�jeuner de l'homme d'affaires ?

Et bien, pour cinq shillings, vous avez la simple friction

� la farine et � l'eau.

Mais la plupart de nos clients trouvent le Sp�cial C�sar

bien plus stimulant.

C'est un rien plus on�reux, n'est-ce pas, 10 shillings.

Jacuzzi, masseuse vahin�,

et, bien s�r, une partie de pelote gratuite.

Dr�le de fa�on d'�crire ''pelote'', avec un ''R'' � la fin.

Et, y a-t-il un choix de...

- Dames ? - Naturellement.

Un superbe �ventail de charmantes damoiselles

vous attend derri�re ces rideaux.

Une guin�e, je vous prie.

Bonsoir, mesdames.

J'ai un ticket pour le Boudoir des Bacchanales.

CHAPlTRE V

Ev�nements �tranges � Baskerville Hall.

Debout, Watty, r�veillez-vous !

Je regardais par la fen�tre,

et je crois que quelqu'un envoie des signaux.

M. Barrymore ?

Vous faites des signaux.

La lumi�re peut bien briller dans toute la propri�t�,

nous devons toujours illuminer la sombre obscurit�.

J'ai remarqu� un autre signal sur la lande.

C'est le code de la lande.

J'en ai entendu parler.

Vous feriez bien de retourner vous coucher.

- ll se fait tard. - Non, non et non, M. Barrymore.

Je dois aller dehors pour voir qui...

Bonne nuit, messieurs.

Eh bien, euh, enfin...

Si vous le prenez de cette fa�on.

- Bonne nuit ! - C'est �a, bonne nuit.

Vous appelez �a des signaux ?

Moi je pourrais vous en montrer, des choses.

- C'est votre premi�re visite ? - Oui, la premi�re.

C'est quoi votre nom ?

Watson. John Watson.

- Et vous faites quoi, ch�ri ? - Je suis docteur.

Mon jules a toujours voulu devenir docteur.

Mais maintenant il bosse sur les quais.

Z'auriez pas des contacts des fois ?

Quelqu'un qui pourrait lui donner sa chance ?

Pas vraiment, non.

ll veut pas faire d'op�rations ni ouvrir les gens, savez.

Mais quelques diagnostics �a lui plairait.

Vous savez, histoire de se faire la main.

ll est tr�s fut�.

L'autre jour il m'a dit que j'avais un rhume.

Allez, tournez-vous.

Oh, excusez-moi, ch�ri.

Et vous appelez �a le Boudoir des Bacchanales ?

�a ressemble � une chambre de tortures m�di�vale !

Vous vous entra�nez sur quoi ? Des �l�phants ?

Une minute ! Je connais ce visage !

Eh, Patsy, Nell !

Regardez qui s'est fait masser par la vieille Siv !

Si c'est pas Sherlock Holmes !

T'as raison, Siv, c'est lui !

Vous avez grossi, non ?

Ouais, regardez-moi �a !

Vous ressemblez pas beaucoup � vos illustrations.

Vous n'�tes pas ce � quoi je m'attendais non plus !

Le service n'est pas compris !

J'avais remarqu� !

- Que faites-vous l�, Sir Henry ? - J'�tais terrifi� !

Vous entendez tous ces bruits affreux venant d'en bas ?

�a dure depuis trois heures !

Pourquoi ne m'avez-vous pas r�veill� plus t�t ?

Chevaliers de la Table Ronde...

Go�tons voir si le vin est bon...

Go�tons voir, oui, oui, oui...

Go�tons voir, non, non, non...

Go�tons voir si le vin est bon.

Go�tons voir si le vin est bon.

Et demain, tous � l'eau plate !

Arr�te �a tout de suite. Je te pr�viens !

- Je ne fais que m'amuser, Ada. - Bonsoir, bonsoir.

Que se passe-t-il donc dans ma salle � manger ?

Une petite r�union familiale, si je ne m'abuse.

Ethel, la s�ur de M. Barrymore nous a rendu une petite visite.

Dis bonjour, Ethel.

Go�tons voir si le vin est bon !

Allons, �a suffit ! ll commence � s'�nerver.

C'est toujours pareil, c'est la viande.

Tiens, prends un raisin.

Bref, je n'ai pas souvenir

de vous avoir invit�, Dr Watson,

ni vous, Sir H.

Excusez-nous.

Pardon de respirer !

Je n'ai pas besoin que le ciel me tombe dessus.

Quelle m�chancet� !

- Toute cette nourriture. - Oui, je sais !

Vous avez remarqu� cette femme � la grosse voix

avec son arme immense ?

Oui, bien s�r.

Pensez-vous qu'il s'agisse de Selden, l'assassin � la hache ?

Oh, non. Non, non.

Vous aurez certainement not� la forte ressemblance

entre elle et M. Barrymore.

M�me yeux, m�me nez, m�me moustache.

- Non, c'est bien sa s�ur. - Oh, certes !

- Oui, �videmment. - Suis-je donc b�te.

Voyez-vous, je suis d�tective, j'ai l'�il pour �a.

J'esp�re qu'il fera beau demain.

J'ai h�te de d�couvrir mes landes.

Ce sera charmant. Partir voir vos landes.

CHAPlTRE Vl

Quelque peu affam�, Holmes rend visite � sa m�re.

Oviatt ?

Mme Tindale ?

Mme Gray ?

Je ne pense pas que les esprits appr�cieront.

Merci.

Mains sur la table, les doigts se touchent.

Etes-vous l� ?

Etes-vous l�, M. Taramasalata ?

Parlez, qui que vous soyez !

N'avez-vous aucune parole de r�confort

de M. Oviatt, feu mon tendre �poux ?

ll joue au tennis

et vous recommande d'utiliser le bain de bouche.

Puissent les esprits vous guider, Mme Oviatt.

Oh, oui. Oui, je le ferai.

Y a-t-il d'autres esprits dans cette pi�ce ?

L�vite, � table !

Fais-nous conna�tre ta pr�sence.

lls sont vraiment ici. lls sont vraiment ici !

L�vite, � table !

L�vite, � table !

Descendez, � esprits.

Rejoignez-nous dans cette mis�rable demeure.

- L�vite, � table. - Stop ! Arr�tez, lris !

Table ?!

L�vite, � table !

Cette table est dure d'oreille.

Veuillez m'excuser. Je dois m'occuper de cet esprit malin.

Ne quittez cette pi�ce que par la porte.

Sherl !

- Toi, mon fils, un voleur ! - Je passais dans le coin.

J'ai pens� laisser mon linge et manger un morceau.

- Je pensais que tu dormais. - Dormir ?!

Je n'ai pas dormi depuis 18 ans, depuis la mort de ton p�re.

- Laisse p�re hors de �a, M�re. - Ah, pourquoi donc ?

Pourquoi ? ll est mort par ta faute.

Seigneur, passer sa vie � fourrer son nez dans la vie des gens !

D�tective, d�tective, d�tective !

Pesticide ! Mon propre fils coupable de pesticide !

- C'est ''parricide'', M�re. - Ah, tu l'admets donc ?

Tu ne changeras jamais.

Tu le traitais comme tu traites d�sormais ce pauvre Watty !

Watson va tr�s bien.

''Tr�s bien'' mon �il !

� d'autres, oui.

Ne me dis rien.

Toi et Watty vous �tes disput�s et il t'a quitt�.

Je ne peux certes pas lui en vouloir.

Et comme tu n'as personne pour s'occuper de toi,

tu viens ici voler le r�ti d'une pauvre petite vieille.

Mme Mott m'a dit que tu es all�

au bordel en bas de la rue.

Une femme qui pourrait �tre ma m�re tripotant mon fils !

Je dis que c'est d�go�tant ! D�go�tant !

O� est Watty ? Que lui est-il arriv� ?

- M�re... - Non, ne me dis rien.

Oh, mon Dieu, j'ai une vision.

Un volcan, des palmiers,

une �le d�serte.

Quand vas-tu arr�ter cette arnaque de voyance ?

- �a va nous attirer des ennuis. - Je ne r�pondrai pas � �a.

Ou serais-je en �tat d'arrestation pour tes m�faits � toi ?

Pourrais-je avoir quelque chose � manger ?

Tu peux avoir tout ce que tu veux de moi, mon petit bijou.

lris et moi sommes ici pour t'aider, n'est-ce pas, lris ?

Elle est mon lien avec le monde de l'au-del�.

Oh, oui !

- �a suffit, lris. - M�re !

Quand elle rit, elle est trop voyante.

Je connais mes affaires, Sherl.

Et au fait, ne parle jamais de mort devant lris.

Veux-tu bien pr�parer une tasse de th� pour mon fils, lris ?

Oh, oui.

C'est �a, grosse vache.

- Alors, mon petit Sherl... - M�re, ne m'appelle pas ''Sherl.''

Je t'ai toujours appel� Sherl, et je le ferai toujours.

Tu aurais d� le voir quand c'�tait une petite fille.

Je n'ai jamais �t� une petite fille, M�re.

Avec ses jolies boucles blondes, tellement coquine.

Je te mettais les robes les plus adorables.

Oh, tu �tais la plus belle petite fille du quartier.

Tout est parti maintenant ?

Tout est parti ?!

Enfin, laisse-moi te mettre au courant

de toutes les merveilleuses choses qui se sont pass�es ici.

Je t'ai parl� de mon attaque cardiaque, non ?

- Oui, M�re. - Oui.

Enl�ve-moi donc ces v�tements, ils sentent trop mauvais.

- Allez, d�shabille-toi. - Mais je veux manger.

En fait je crois que plusieurs choses l'on caus�e, tu sais.

Mon fr�re est venu me voir, mon fr�re, Bernard.

ll �tait plein comme une outre.

ll a �t� si grossier avec moi, alors je lui ai dit, ''Bernard'',

''Ne sois pas si grossier.''

Je lui ai dit, ''Ne sois pas si grossier, putain.''

J'�tais si boulevers�e. Je suis all�e faire les courses.

ll me fallait acheter du poisson pour Sparky.

Je fais toujours ce trajet � pied.

Sur le chemin du retour, je rencontre Mme Pratt.

Et elle me dit, ''Mme Holmes,

il para�t que vous racontez des choses sur ma Joyce.''

Et moi je dis, ''Je ne comprends pas,

que voulez-vous dire ?''

Elle dit, ''� propos de son futur b�b�

et du fait qu'elle est c�libataire.''

Et je dis, ''Mme Pratt...''

''Pardon, je n'ai rien dit sur votre b�b�.''

Je dis, ''J'ai mieux � faire de mon temps.''

J'�tais si boulevers�e ! Je suis rentr�e pour me coucher.

Et puis Papa est apparu au pied de mon lit.

Et il me dit, ''Viens, Ada.''

''Viens'', qu'il me dit, ''Tu es fatigu�e. Viens avec moi.

Tu as eu ton lot.'' Et moi je dis, ''Non, mon amour.''

Je dis, ''Non. Je dois encore rester ici bas...

jusqu'� ce que notre petit gar�on soit mari�.''

Enfin bref, le matin suivant, je me suis r�veill�e.

Je me r�veille le lendemain croyant avoir une n�vralgie,

la fen�tre �tait ouverte,

et il y avait un courant d'air tr�s froid.

Le docteur m'a dit que j'avais fait une attaque,

parce que mon visage �tait tout de travers, comme �a.

Bien s�r, maintenant c'est parti.

C'est lris qui m'a trouv�e. J'�tais 4 heures dans les toilettes !

Enfin, assez parl� de �a.

Et Watty, alors ?

Je suppose qu'il n'est plus qu'un intermittent pour toi.

M�re, reste en dehors de mes affaires !

Ne me dis pas quoi faire.

Je me m�le de tes affaires si je veux.

Je suis ta m�re. Je m'en m�le quand �a me chante.

Et Watty ! Tu sais bien qu'il ne peut rien faire tout seul.

M�re, s'il est en danger,

j'engagerai un autre intermittent, ou bien j'irai l� bas moi-m�me.

J'esp�re bien.

Parce que sinon, c'est moi qui irai.

Tu as entendu ? C'est moi qui irai !

- Tout ira bien. - Et tu ne le regretteras pas.

- Tu ne le regretteras pas ! - C'est un gentil gar�on.

Ne t'en m�le pas, lris.

Quelle matin�e odieuse !

Et tout ce brouillard.

Watty ! Watty, o� �tes-vous ?

Watty ! Debout, Watty.

Bonjour, Sir Henry.

On dirait que c'est une journ�e sacr�ment humide.

Oui, je sais. Mes cheveux vont friser.

Je vais envoyer un t�l�gramme � Holmes

au sujet de la s�ur de Barrymore.

J'aimerais beaucoup vous accompagner.

Je vous ai dit que c'�tait trop dangereux.

Vous restez ici et continuez votre tricot.

Bonjour, messieurs.

Bonjour, M. Barrymore.

Belle journ�e, n'est-il pas ?

Je n'ai jamais vu un brouillard aussi dense de toute ma vie.

Cela doit �tre infernal dehors.

Je ne vais pas pouvoir mener mon enqu�te.

Pas du tout, il fait splendide dehors.

Comment �a ?

Vous connaissez le dicton,

''Sur la lande, pur�e de pois, Ciel lumineux chez soi.

Maison noy�e de brouillard, Soleil radieux pour les renards.''

- Je n'ai jamais entendu cela. - Moi non plus.

Voyez par vous-m�me.

Oh, quel temps splendide !

Vous pourrez trouver vos indices apr�s tout.

Oh, oui ! Magnifique, non ?

Dites-moi, Barrymore,

pourriez-vous me montrer l'endroit exact

o� Sir Charles est mort ?

Oui, je m'en souviens tr�s bien.

Ma femme refusait de lui laisser la salle de bain interne,

alors il a d� venir jusqu'� celle-ci.

Je vois.

Voici Mme Starborgling, notre locataire.

Elle squatte l� depuis des ann�es.

Vous voulez dire que mon pauvre, tendre et cher oncle,

Sir Charles, est mort en essayant d'atteindre

ces horribles WC ?

Oui, c'est cela m�me.

Oh, quelle horreur !

Tiens, tiens !

Mais qu'avons-nous l� ?

Bont� Divine !

Si je ne me trompe,

voici les traces de pas d'un chien g�ant !

Qu'en pensez-vous, Barrymore ?

Je ne fourre jamais mon nez dans les affaires des autres.

Quoi qu'il en soit, je dois parler aux voisins.

O� habitent les Stapleton ?

� Merripit Hall, sur la lande.

Mais c'est un endroit dangereux.

Vous pourriez vous faire happer par le Mar�cage Poisseux.

Tr�s d�plaisant.

Peu importe, j'ai un travail � faire, M. Barrymore.

Sir Henry, restez dans votre chambre,

surtout n'allez pas sur la lande.

Le chien est venu jusqu'ici...

- ...pour tuer Sir Charles. - Je ne quitterai pas ma chambre.

CHAPlTRE Vll

O� Watson envoie un t�l�gramme

et rencontre son premier suspect.

Enqu�te...

Enqu�te...

BUREAU DE POSTE DE BASKERVlLLE

Bonjour, monsieur. Que puis-je pour vous ?

- Vous travaillez ici ? - Oui, monsieur.

Baissez d'un ton, voulez-vous ?

J'ai un message tr�s confidentiel

� envoyer � Londres.

Merci.

''Chi-fer Hoi-flmes, sti-fop.

Commi-fenc� enqui-f�te, sti-fop.''

- C'est �a. - C'est plut�t banal, monsieur.

''Cher Holmes, stop. Commenc� enqu�te, stop.

Arr�t� enqu�te pour aujourd'hui, stop. Travaille non stop, stop.''

Bont� Divine, mon ami, vous avez d�cod� mon code !

On ne l'utilise plus beaucoup, trop vieux, d�mod�.

- Oh, je... - Maintenant,

...si vous voulez un code vraiment ind�codable,

vous devez causer � ma Glynis.

Glynis !

- Ce monsieur d�sire un code ! - Oh, doucement...

Confidentiel, top secret !

Elle arrive, monsieur.

- Mauvaise nuit, madame. - Pardon ?

Elle vous montre comment fonctionne le code.

J'y comprends rien.

C'est le code des contraires.

Tout ce qu'elle dit est le contraire de ce qu'elle pense.

- ''Bonjour, monsieur'' c'est... - ''Mauvaise nuit, madame.''

C'est �a. Tiens, code-moi �a, Glynis.

- Pleins de soucis. - Brave fille.

''Cher Holmes, stop.''

''Horrible Holmes, allez.

Arr�t� enqu�te, allez.

Re-arr�te enqu�te hier, allez.

Travaille pas non-stop, allez.''

Moi j'en ai un bien meilleur. Personne ne l'a jamais d�cod�.

Oh, c'est vrai, Mme Grainger, le votre est superbe.

Montrez donc au monsieur votre saucisse et pur�e, Daphn�.

- J'aime assez le dernier. - Attendez d'entendre celui-ci.

Chaque mot commen�ant par un ''S'' ou un ''P'',

elle le remplace par ''saucisse'' ou ''pur�e.''

Vas-y, Daphn�, montre-lui !

''Cher Holmes, saucisse.

Saucissonn� enqu�te, saucisse.

- Saucissonn� enqu�te...'' - Oh, un instant !

Je dois ajouter quelque chose � la fin.

Comment diriez-vous...

''Barrymore a une s�ur tr�s �trange.''

''Barrymore aifune soifeur trif�s �tifrange.''

''Barrymore a un fr�re tr�s normal.''

''Barrymore � une saucisse tr�s �trange.''

- Je suis un peu confus, l�. - Ne vous inqui�tez pas.

Je vais associer les trois codes et envoyer le tout en latin.

Bonjour, Dr Watson.

Dr Mortimer ?

Comment va l'enqu�te ?

Oh, euh...

Lentement... Mais s�rement, merci.

Au fait, pourriez-vous me renseigner ?

Mais certainement.

Je suppose que cela ne veut rien dire, mais sur la lande,

un type s'est mis � me lancer tout un quartier de b�uf.

C'est une coutume locale ?

Oh, non, non. C'�tait Frankland.

Chaque jour, il va sur la lande d�poser de la viande pour le chien.

C'est devenu son obsession.

Pensez-vous que je devrais aller lui parler ?

Oui, certainement.

ll a ouvertement d�clar�

son antipathie envers Sir Charles.

Oh, vraiment ?

� propos de quoi ?

Je ne l'ai jamais d�couvert. Mais vous peut-�tre, non ?

- Oui. - ll habite � Mar�cage Poisseux.

Oh, �a commence � pourrir.

Quel magnifique faux filet, quelle belle tranche.

Je n'ai mang� qu'un sandwich au fromage depuis mon arriv�e.

Entrec�te, fabuleux.

Oh, et quel rumsteck.

Cette vache devait avoir la taille d'un dinosaure.

Sir Henry et moi allons nous r�galer.

Oh, un gigot d'agneau, par ici mon joli.

Quelle veine d'avoir trouv� tout ceci.

Je te tiens !

Qui diable �tes-vous ? Sale voleur de viande !

Vous �tes M. Frankland, l'expert en Chien des Baskerville ?

P't�te ben que oui, p't�te ben que non.

C'est vous le pseudo d�tective d�barqu� de Londres ?

Oui, en personne.

Eh bien, rentrez donc.

Vous avez beaucoup de troph�es, M. Frankland.

J'aime l'excitation de la chasse.

Avez-vous d�j� tu� un �l�phant ?

J'ai oubli�.

Rien ne vaut l'exaltation d'une mise � mort !

Je sais que vous savez tout du chien.

Oui !

Je le traque depuis des ann�es.

Je vis dans ces marais brumeux et naus�abonds

tel un animal !

- Mais je l'aurai un jour. - Oh, ouais.

Vous comprenez, il faut �tre un animal...

- ...pour capturer un animal, non ? - Oh, oui, certainement.

- Vous l'avez d�j� vu ? - Non !

Mais des amis � moi, oui.

Je peux entendre leurs hurlements dans mes oreilles.

Que s'est-il pass� ?

Soixante dix-huit de mes amis proches,

tous d�vor�s en une nuit.

Et c'�tait le chien ?

Quel autre monstre d�chiquetterait ses victimes

en faisant ''ouaf ouaf'' ?

Ah, oui, bien s�r, oui.

Et, est-ce que...

Est-ce que vous connaissiez feu Sir Charles ?

Ce salopard sans tripes !

Alors, vous ne l'aimiez pas ?

L'aimer ? Je le ha�ssais.

ll avait tent� de s�duire ma petite Mary.

Ma pauvre, fr�le, petite Mary.

J'en ai eu un autre, ch�ri.

Mets-le l� bas.

Mary, voici le Dr Watson.

Enchant�e.

Enchant�. Votre mari me disait que...

Quoi, quoi, quoi ?!

Amoureux.

Oh ! Bont� Divine.

Votre amoureux me racontait comment...

ses amis furent massacr�s par le chien.

C'est la v�rit�, hein ?

Je pensais avoir r�v�

ou �tre devenu fou ou ivre.

Mais moi, ivre ?!

Vous semblez �tre un homme tr�s rationnel.

Oui, je suis rationnel !

Je le pisterai en reniflant la terre

et je le trouverai... Et quand il sera face � moi,

je l'�tranglerai, comme �a !

Juste comme �a !

Bon, je vais y aller. Je dois me sauver maintenant.

Et j'esp�re que vous l'aurez !

CHAPlTRE Vlll

Le spectaculaire t�l�gramme de Watson

oblige Holmes � engager un expert.

Entrez !

- Bonjour. - Bonjour.

- Merci d'�tre venu. - De rien.

- Vous avez vu l'annonce ? - Oui, absolument.

- M. Spiggott, c'est cela ? - Oui, Spiggott c'est mon nom.

Trouver c'est mon m�tier.

Je vois.

Spiggott c'est votre nom. Trouver c'est votre m�tier.

Tu y es !

Nous ne sommes pas ici pour jouer � chat perch�.

Je ne voulais pas jouer.

Pas le moins du monde. Asseyez-vous, je vous prie.

Bon, �a va. Pas la peine de le prendre ainsi.

M. Spiggott,

vous postulez pour le travail sur la lande...

- ...en tant que coureur ? - C'est �a.

M. Spiggott, je...

Je n'ai pu m'emp�cher de remarquer...

- Quoi ? - Que vous �tes unijambiste.

Oh, vous avez remarqu� ?

Quand on fait ce m�tier depuis aussi longtemps que moi,

on fini par d�tecter ces choses

quasi instinctivement.

Ben, ouais, c'est forc�, pas vrai, hein ?

M. Spiggott, vous n'avez qu'une jambe,

et postulez pour ce travail...

- ...de coureur. - C'est �a, oui.

Un travail g�n�ralement associ�

� des personnes ayant deux jambes.

C'est �a, oui.

Et donc vous, un unijambiste,

- ...postulez pour ce travail. - C'est toujours �a, oui.

Un travail pour lequel deux jambes sembleraient �tre

le minimum requis.

Donc, M. Spiggott, suis-je vraiment oblig�

de souligner avec emphase

o� r�side votre point faible

en ce qui concerne l'obtention de ce travail ?

- Ben, oui, je crois que oui. - Oui, sans doute.

Dois-je vraiment insister sur le fait

que c'est dans la partie jambe

que si�ge votre insuffisance ?

- La partie jambe ? - La partie jambe, M. Spiggott.

Vous �tes insuffisant dans la partie jambe,

d'une unit�.

J'aime votre jambe droite.

C'est une jambe id�ale pour ce travail.

Quand vous �tes entr�, j'ai pens�, ''�a alors !''

''Quelle jambe parfaite pour ce travail !''

Je n'ai rien contre votre jambe droite.

Le probl�me est que,

vous non plus.

Votre jambe gauche vous a perdu.

- Elle n'est pas ad�quate ? - Elle n'est pas ad�quate.

- Fl�te alors. - Et d'apr�s moi,

la vue d'un coureur unijambiste

sautillant sur la lande

risque d'attirer trop d'attention.

Mais, ne perdez pas espoir, M. Spiggott. Apr�s tout,

vous avez un gros avantage sur un homme sans jambes,

un avantage de 100% !

Ah ouais, c'est vrai �a. J'en ai deux fois plus, hein ?

- Exactement ! - Cool.

Alors, il y a de l'espoir ?

Mais bien �videmment !

Si je ne trouvais aucun coureur � deux jambes

d'ici, disons, les 18 prochains mois,

il y a de fortes chances que vous, un unijambiste,

serez exactement la personne

que je contacterais...

- ...pour ce travail. - Oh, formidable !

Je regrette de ne pouvoir �tre plus pr�cis � ce stade.

Mais vous devez comprendre que le monde de la d�tection

est un univers tr�s pointilleux,

et je ne puis me permettre de prendre le moindre risque.

Merci, au revoir !

Merci, M. Spiggott.

Oh, encore une chose, M. Spiggott !

Oui ?

Bonne chance.

Au revoir.

CHAPlTRE lX

Watson face � son premier obstacle.

Oh, quelle peur ! J'ai cru que tu �tais le chien !

La ferme !

La ferme ! Silence ! � la niche...

Mais que diable faites-vous � mon petit chien ?!

Vous paierez pour ceci !

Je ne faisais que traverser pour rentrer � Baskerville Hall, et...

Baskerville Hall ?

Oh, vous devez �tre Sir Henry.

Nous avions tous h�te de faire votre connaissance.

Nous sommes vraiment ravis

que vous soyez enfin arriv�.

- Et vous �tes, votre nom...? - Oui, oui.

- Pardon ? - Votre nom ?

- Stapleton. - Oh, M. Stapleton,

j'allais justement vous voir

au sujet de ce myst�rieux chien cens� avoir caus�...

- ...la mort de Sir Charles. - Cens� avoir ?

Nous savons tous que cela ne peut �tre que ce chien

cherchant � se venger de ces maudits de Baskerville.

Vous ne devriez pas �tre ici, c'est trop dangereux !

Le chien est apr�s vous.

Jusqu'ici, seul votre chien m'a sembl� dangereux.

Mes toutous ne feraient pas de mal � une mouche.

- Vous �tes comme votre oncle. - Comment �a ?

Vous savez certainement qu'il d�testait mes Chihuahuas.

ll les accusait de salir la lande,

il a �rig� des cl�tures pour m'emp�cher de circuler.

Mes petits amours, mes anges.

lls ont le droit d'�tre ici, comme les Baskerville !

- Mais absolument. - Vous ne nous arr�terez pas !

Non, non, bien s�r que non.

Avez-vous vu comme mon b�b� est adorable ?

Regardez-le.

ll veut juste faire ami ami.

ll veut juste s'asseoir dans votre poche et �tre votre ami.

- Non, pas dans ma poche. - Regardez comme c'est chou !

- Voyez comme il vous aime. - Euh, ouais.

Mon petit chou. Vous l'avez excit�, sale monstre !

D�sol�, je ne voulais pas le contrarier !

- Donnez-moi mon b�b� ! - Tenez.

Vous ne comprenez pas, il veut juste �tre votre ami.

Ouais, ben, merci beaucoup.

Regardez...

Non, sans fa�on.

Je dois vous pr�senter ma s�ur.

Oui, certainement, je serais ravi de la conna�tre.

Elle a h�te de vous rencontrer. Nous habitons juste l�.

Vous pourriez...

Vous pourriez poser votre chien ?

Seigneur ! Pour qu'il tombe dans un mar�cage ?

ll ne lui faudrait qu'un instant pour dispara�tre.

- Oh, oui, excusez-moi. - Ne vous excusez pas, c'est faible !

D�sol�! Oh, d�sol�, je ne voulais pas dire ''d�sol�.''

Bon sang...

Je ne veux pas m'imposer, mais je dois dire

qu'une bonne tasse de th� me ferait le plus grand bien.

Bienvenue � Merripit Hall, Sir Henry.

C'est ma s�ur. Elle n'est pas dans son assiette.

Rien de grave, j'esp�re ?

Elle a d� attraper �a sur la lande.

J'esp�re qu'elle se r�tablira vite.

Les femmes en font toujours beaucoup.

- Certes. - Beryl, pauvre petite,

affirme que la nuit du d�c�s de Sir Charles

elle a rencontr� le chien des Baskerville...

et depuis, elle ne quitte plus sa chambre.

Est-ce que mon petit choupinou veut boire ?

Entrez donc.

Pardonnez mon indiscr�tion, Mlle Stapleton, mais...

- ...pourquoi restez-vous alit�e ? - Ordre du m�decin.

Je me sens un peu faible ces derniers temps.

Voil�.

J'esp�re qu'il n'est pas trop fort.

Non, pas du tout, il est parfait.

Votre fr�re m'a dit que vous aviez vu

le l�gendaire chien.

- Est-ce vrai ? - Vrai?

Vous doutez de moi ? Je ne suis pas folle.

Oui, j'ai vu ce chien

aussi clairement que je vous vois.

Je suis par ici, Mlle Stapleton.

Encore un peu de th� ?

J'en ai encore plein...

Non, stop, non ! Merci, Mlle Stapleton, merci !

Merci, �a ira comme �a.

J'�tais sur la lande la nuit o� votre oncle est mort.

J'avais ce besoin irr�sistible

de sortir et de me rendre � Baskerville Hall,

pour r�fl�chir au sens de ma vie,

ce qu'elle est,

ce qu'elle pourrait �tre.

Oui, je connais ce besoin, oui.

Oh, la nuit �tait d'une telle beaut�.

La lune �tait pleine, la brise caressante.

Et soudain,

le calme fut transperc� par un hurlement inhumain !

- Un hurlement sur la lande ? - Oui.

Un cri si terrifiant que je crus

que le Diable lui-m�me �tait l�,

car du brouillard surgit soudain un monstre gigantesque,

un chien avec des crocs ruisselants de sang,

avec un �il rouge et l'autre vert,

et des flammes sortant de ses narines !

Et avez-vous remarqu� quelque chose d'inhabituel ?

Non, il fut sur moi en un rien.

Et je m'�vanouis

tandis qu'il me faisait des choses,

encore et encore, pendant toute la nuit,

jamais rassasi�.

J'ai cru que cela ne finirait jamais.

- ll �tait insatiable. - Quelle horreur !

Epargnez-vous d'autres souvenirs difficiles, Mlle Stapleton.

- Je comprends parfaitement. - Oh, je le savais.

D�s que je vous ai vu, j'ai su.

Je peux vous faire confiance,

je sais que vous me prot�gerez !

Vous devez rester pr�s de moi et me prot�ger � jamais !

Ce serait avec plaisir, mais je dois y aller.

- J'ai besoin de vous ! - Tout doux, reculez,

Mlle Stapleton, contr�lez-vous !

Je ne veux pas voir �a !

AlME-MOl

Aime-moi.

Aime-moi !

Aime-moi !

Oh, Bont� Divine !

Oh, non !

Tu ne veux que �a !

Dr Watson ! Mais que faites-vous avec ma patiente ?!

- Vous n'�tes pas Sir Henry ? - En fait, non.

Comment osez-vous profiter de moi ainsi ?

Dr Watson, je pense que vous feriez bien de partir.

- Je trouverai la sortie. - Permettez.

Jamais je ne frappe � la mauvaise porte

quand je rentre tard la nuit.

Mon num�ro est le 23, �a ne ma cause aucun effroi.

Je connais tr�s bien la maison o� je vis.

Je...

Coucou, Watty.

Ciel, vous avez l'air ext�nu�.

- Votre journ�e a d� �tre bonne. - Oui, parfaite, merci !

Et la v�tre ?

J'ai fait comme vous m'aviez dit. Je n'ai pas boug� d'un pouce.

- Sage comme une image. - C'est bien.

On n'est jamais trop prudent.

Barrymore m'a dit que sa femme nous avait apport� � manger.

Elle n'a mont� qu'un peu d'agneau froid.

Merveilleux, o� est-il ?

- O� est l'agneau ? - Dans le coin.

Bont� Divine !

CHAPlTRE X

Watson appelle Sherlock Holmes � l'aide.

Bonjour, Dr Watson.

Voulez-vous venir � notre vente aux ench�res ?

Quelle vente ?

Celle des meubles et objets de Baskerville Hall,

les anciens biens de Sir Charles.

Comme c'est �trange !

Le testament n'a m�me pas encore �t� lu.

Bont� Divine !

Je dois imm�diatement informer Sherlock Holmes de ceci.

N'y a-t-il pas de t�l�phone dans ce trou perdu ?

Bien s�r que si, au bureau de poste.

Holmes, c'est Watson.

Ecoutez, c'est urgent, vous devez venir par le prochain train

pour Baskerville, demain, midi.

Vous serez d�guis� ?

Mais comment vous reconna�trai-je, alors ?

Vous pourriez porter un �illet rose ?!

Mesdames et messieurs, veuillez vous assembler.

La vente aux ench�res va commencer.

O� �tiez-vous pass� ? Les Barrymore vendent tout.

- Faites quelque chose ! - Ne vous inqui�tez pas, Sir Henry.

Je vais m'en occuper.

Dr Mortimer ? Dr Mortimer, s'il vous pla�t.

Ah, Dr Watson.

- Heureux de vous revoir. - Oui, mais je suis perplexe.

Enfin, qu'est-ce que tout ceci ?

Le contenu de Baskerville Hall fait certainement partie

de l'h�ritage de Sir Henry.

J'ai bien peur que non.

Sir Charles voulait l�guer le contenu du hall au Barrymore

en lieu et place du salaire qu'il leur devait.

- Comme c'est �trange. - Oui.

C'est pas juste !

Seul un animal pourrait vivre dans une maison sans meubles.

Enfin quoi, o� vais-je m'asseoir et dormir ?

Mais d'apr�s Mme Barrymore vous avez un nid tr�s douillet...

- ...dans le grenier. - Oh, bien s�r !

Un jour de plus dans cette fosse d'aisance et j'aurai une pneumonie.

- Les souris ont les pieds palm�s. - C'est vrai.

Hol� !

Lequel est Sir Henry ?

- Celui-l�. - Lequel ?

Le grand, celui qui a l'air idiot.

C'est un �tranger. Ce doit �tre lui.

O� �a ? Je ne le vois pas.

Oh, celui qui se cure le nez.

Mais lequel ?

Celui qui se cure le nez et s'essuie sur sa barbe.

Ah, le grand. Ce doit �tre lui.

Et maintenant, passons � la victime suivante.

Feu Sir Lou,

un portrait absolument magnifique.

Grouillez-vous, Arthur, je veux aller boire mon th�.

Qui va ench�rir pour cette pi�ce de collection unique ?

Seriez-vous une personne � qui je pourrais confier

un secret concernant la s�curit� de Sir Henry Baskerville ?

Peut-�tre bien.

Je savais que c'�tait vous.

Je dois vous parler.

Je sais des choses sur ce chien et votre famille.

Vous ne pourrez �chapper � la mal�diction.

Sauf si je puis vous voir ce soir.

Madame, qui diable �tes-vous ?

Beryl Stapleton. J'habite sur la lande.

Je vous attendrai.

Tenez-vous encore � ne pas surench�rir, Glynis ?

Je ne donnerais pas neuf shillings pour cette monstruosit�.

Vendu pour neuf � Glynis.

Ne pouvez-vous arr�ter tout ceci et sauver mes pauvres biens ?

H�las, non, Sir Henry, � moins de trouver Holmes.

Holmes est ici ? Je dois lui parler.

ll est venu d�guis� et personne ne doit le savoir.

O� est-il, lequel est-ce ? Je dois savoir.

Tr�s bien, Sir Henry, je vais le trouver.

Holmes !

Holmes, o� �tes-vous ?!

Juste derri�re vous, Watson.

Bont� Divine, Holmes !

Holmes, on m'a vol� mon manteau pr�f�r�.

D'abord votre botte, ensuite le manteau... Motif identique.

Non, en coton uni.

Dites-moi, pourquoi votre oncle voulait-il un portrait...

- ...de style aussi moderne ? - Ce n'est pas Sir Charles !

Et voici la derni�re pi�ce de la collection Baskerville.

Qu'est-ce que c'est ?

Une �uvre fort int�ressante,

r�alis�e par feu Sir Charles les derniers jours de sa vie.

ll s'agit, vous l'aurez remarqu�, d'un autoportrait.

- De quoi ? - Un bac de g�raniums.

- Je vous en donne deux shillings. - Merci, Dr Mortimer.

Essaye avec trois.

Ai-je entendu trois shillings ?

Ai-je entendu trois ?

Une fois,

deux fois...

- Trois. - J'ai trois shillings.

- Quatre. - Cinq.

- Six. - Sept.

- Huit. - Neuf.

J'ai neuf shillings du monsieur l� derri�re.

- Ai-je entendu dix ? - Qui est ce minable ?!

Je croyais que c'�tait Sir Henry. Je l'ai invit� � d�ner ce soir.

- Quoi ?! - Adjug� au monsieur...

Oh, regarde un peu ! Tu m'as fait rater cette vente. Zut !

Tant pis.

Mais assure-toi d'inviter le bon h�ritier cette fois.

Je crois que Beryl me fait signe.

Qu'est-ce qui se trame, l� ?

Gardez un �il sur lui, Watson. Je crois que Beryl a des vues sur lui.

Oh, sans blagues, vous m'en direz tant !

- � 19h30 alors, Sir Henry. - Oui, Miss Stapleton.

- Que devrais-je porter ? - Venez, c'est tout.

Cr�tin.

Je pense qu'elle en pince pour moi.

Mais pourquoi avoir achet� cette horreur ?

O� vais-je bien pouvoir le mettre � Baker Street ?

Oh, �a alors, un chien !

Pr�cis�ment. Une reproduction parfaite du Chien des Baskerville,

ex�cut�e par Sir Charles

et accroch�e � l'envers par Glynis, quand elle travaillait dans le hall,

et qui, vous le savez, fait tout � l'envers.

Exact !

Cela signifie que Sir Charles a bel et bien vu le Chien

et l'a reproduit avant sa mort.

Oui, je crois effectivement qu'il l'a peint avant sa mort.

- Je doute qu'il l'ai peint apr�s. - Exactement !

Et donc, il y a bien un �norme, affreux chien sur la lande.

Tout � fait.

Sir Henry ne peut se rendre � ce d�ner

avec Beryl ce soir.

Au contraire, vous et Sir Henry irez d�ner...

- ...� Merripit Hall comme pr�vu. - Oh, Holmes !

- Donnez-moi une chance ! - Du calme, Watson.

- Ce n'est qu'un tableau. - Mais je suis calme !

CHAPlTRE Xl

L'invitation � Merripit Hall

se r�v�le �tre plus qu'un d�ner.

C'�tait quoi ?

Oh, mon Dieu !

Oh, bon sang ! Oh, je le savais !

Je le savais !

Je savais bien que le chien �tait l� ! Je l'avais dit !

Attendez-moi !

Oh, c'�tait quoi ?!

Non, non, non !

Arri�re, chien de l'enfer !

Mais c'est mon manteau.

Vol� par la s�ur de M. Barrymore,

''Ethel l'exhibitionniste.''

Qui n'est autre que Selden, l'assassin � la hache.

- Mais pourquoi le Chien l'a tu� ? - ll croyait que c'�tait Sir Henry,

votre odeur lui ayant �t� donn�e

gr�ce � la botte vol�e � l'h�tel.

- Reprenez votre manteau. - Apr�s ce que vous avez dit,

je pr�f�re encore mourir que de mettre ce manteau.

C'est bien une possibilit�.

Ciel, tous nos suspects sous le m�me toit.

Je reste dehors. Et pas un mot au sujet de Selden et du chien.

Vous ne venez pas ? Je me sentirais plus en s�curit� avec vous.

Tout est entre les mains de Watson d�sormais.

- N'est-il pas grandiose ? - Oui.

Oui.

- C'est le chien ? - Bont� Divine !

Sir Henry ! Nous ne vous attendions pas.

Mais vous m'avez invit�.

Nous ne vous attendions pas quand m�me.

N'avez-vous eu aucun souci sur la lande ?

Et bien en fait...

Au contraire, Mlle Stapleton.

Ah, oui, oui.

Non, c'�tait charmant.

- Entrez alors. - Merci.

Donnez-moi votre manteau, Sir Henry.

J'aimerais porter un toast � ce pauvre Sir Henry.

Pardonnez mon retard.

En traversant la lande...

lnutile d'entrer dans les d�tails, Sir Henry.

L'important c'est que j'ai toutes les raisons de croire

qu'un crime odieux se pr�pare ici m�me.

Ce soir !

Vous n'allez pas de nouveau jouer au d�tective ?

Vous n'�tes pas qualifi�.

Vraiment, Dr Mortimer ?

Pour �tre un bon d�tective il faut du courage,

de l'intelligence, de la pers�v�rance,

et un pistolet !

Et moi, j'ai le pistolet.

Et que pensez-vous en faire au juste, Dr Watson ?

Cela vous int�resse, Mlle Stapleton ?

Vous aimeriez savoir pourquoi je vous ai tous r�unis ?

Nous vous avons invit�, Dr Watson.

Je tiens � pr�ciser que je suspecte chacun d'entre vous.

Sauf cette charmante cr�ature, ici.

Otez vos sales pattes de mon poussin, vous !

- Sinon je vous scalpe. - Ouste, du balai !

Vous devez avoir faim apr�s cette longue marche.

Pourquoi ne pas vous asseoir et grignoter quelque chose ?

Merci, j'ai effectivement un petit creux.

Dommage, il ne reste rien.

Pas de probl�me. C'est si charmant de vous conna�tre.

Ma s�ur r�ussira bien � trouver un reste ou deux.

- Comme c'est aimable. - Avant votre arriv�e,

nous parlions justement des testi... euh, du testament de votre oncle,

qui, comme vous le savez, sera lu demain.

Oh, oui. J'ai h�te de savoir ce qu'il me l�gue.

Certes, en tant que voisins, nous sommes �galement curieux

de conna�tre la r�partition du domaine.

Et qu'allez-vous faire de cette fichue cl�ture ?

�a m'emp�che de chasser !

Sortez de l�, les mains en l'air.

Ne pointe pas ce machin sur moi, Sherl.

Pour l'amour du ciel, M�re, que fais-tu ici ?

Je vais t'en donner moi du '' Pour l'amour du ciel ! ''

O� est Watty et ce volcan ?

M. Taramasalata dit qu'il va entrer en �ruption.

ll n'y a pas de volcan.

Pourquoi m'as-tu menti, alors ?

- O� est Watty ? - A l'int�rieur, M�re.

Tout seul ?

ll n'est pas en bonne compagnie !

Celui � sa droite ressemble � un v�ritable abruti.

C'est mon client, M�re.

Et les autres ? Non mais, regarde un peu.

Ce sont certainement des �trangers.

- Je vais rentrer. - Chut ! M�re !

Tu vas tout faire rater !

ll est en danger, Sherl.

Nous sommes venues pour t'aider, n'est-ce pas, lris ?

- Oui, Mme Holmes. - Ne m'interromps pas !

Ne parle pas de mort devant lris.

Cette cl�ture s'en va, que vous le vouliez ou non !

Je suis s�r que mon oncle a eu une bonne raison de l'�riger.

Oui, pour emp�cher mes Chihuahuas de faire leur popo

l� o� cela leur pla�t, dans un endroit propre !

�coutez ces petits anges !

Savez-vous ce que cela fait � l'�me d'un animal,

de devoir se soulager tous les jours au m�me endroit ?

En ce qui me concerne, l'endroit o� vos chiens font popo

est entre vos mains.

Les habitants de la lande n'aiment gu�re que les �trangers

s'occupent de leurs affaires.

Vous changerez d'avis, Sir Henry.

�a manque de quelque chose.

Je suis persuad� que Sir Henry sera ravi de coop�rer avec vous.

Je ne veux pas rester ici pour qu'on me dise quoi faire

avec ma propri�t� !

Partez, dans ce cas.

- L�, il n'a pas tort. - Ne le d�fends pas, Watty !

- Vous me rendez malade ! - Vous d�rangez ma patiente.

- Mais c'est pas ma faute ! - Mis�rable rat !

Sir Henry ?

- Oui ? - Je pense que vous devriez partir.

Votre manteau, Sir Henry.

Faites attention � ne pas l'enlever, il fait froid ce soir.

ll fait un temps de chien.

Je vous verrai demain � la lecture du testament.

Et alors nous verrons quelles cl�tures restent

et lesquelles s'en vont !

Bonne nuit, Miss Stapleton,

ou devrais-je dire au revoir ?

Mary va vous raccompagner.

Vermine naus�abonde !

Au revoir ou bonne nuit ?

''Non'' aurait suffit.

Le chien !

Le chien, le chien est sur les traces

de Sir Henry, cette pauvre limace.

Malheureux Sir Henry qui va finir d�vor�,

le chien lui court apr�s.

Mon bon monsieur, Sir Hen... !

Le chien, le chien...

Le chien veut Sir Henry !

Sir Henry est en danger.

Sir Henry, sauvez votre peau.

Votre peau, votre peau !

Arr�te, chien, ou je tire !

Non, stop, Watson !

Mais le chien est sur lui !

Absolument, regardez bien.

Vous avez laiss� le chien tuer Sir Henry !

Peut-�tre, Watson.

Cachons-nous et attendons les autres.

Attendre les autres ? Mais qu'est-ce qui vous prend ?!

- Nous devons appeler un docteur ! - Vous �tes docteur, Watson.

- Mais... - Silence, les voil�.

Comment �a, silence ?!

- ll l'a eu ! - Oh, regardez, Dr Mortimer.

Oh, quel dommage.

Ce vilain chien vient de tuer Sir Henry.

MARECAGE NAUS�ABOND MERRlPlT HALL

Quelle perte tragique.

Au contraire, Dr Mortimer.

Sir Henry est en vie,

et �perdument amoureux.

Quel gentil chienchien.

Je crois avoir laiss� du lait sur le feu.

Nous avons tous des choses importantes � faire.

- Quoi ? D�j� si tard ? - On dirait qu'il va pleuvoir.

Holmes, c'est tr�s louche !

Regardez, ils s'en vont ! Ne devrions-nous pas les suivre ?

Pas d'inqui�tude, Watson. Tout sera vite limpide.

C'�tait quoi, �a ?

� l'aide ! Nous sommes prisonniers des marais !

Nous les tenons ! lls sont dans le Mar�cage Naus�abond !

Quelle brillante id�e de d�placer le panneau.

Bien le bonsoir, messieurs, dames.

M. Holmes, je m'enlise.

Aidez-moi et je dirai du bien de vous.

Watson ! Rep�chez donc ce cher docteur.

- Emp�chez-le de couler. - J'y vais !

Sherl, je savais que tes amis �taient d�g�n�r�s,

mais je ne pensais pas qu'ils faisaient de telles choses.

Ne regarde pas, lris... Des hermaphrodites.

Oh, M. Holmes !

Je vois que vous avez r�ussi.

Exactement ce que je croyais. lls sont tous mouill�s.

Oh, tr�s dr�le !

Vous arrivez juste � temps pour la lecture du testament.

Watson, auriez-vous l'obligeance de passer vos petites mains

dans la poche droite du pantalon du Dr Mortimer,

vous y trouverez ce que nous cherchons.

Allez, donnez-le moi.

Merci.

lci nous est r�v�l� que le v�ritable h�ritier de Baskerville Hall

n'est autre que le brave et docile toutou de Sir Charles,

le chien lui-m�me.

Vous voulez dire que le chien �tait son ami ?

Exactement. Si le chien venait � mourir,

le domaine revenait � Sir Henry,

et si Sir Henry �tait mort, il passait aux voisins,

ces crasseux d�g�n�r�s.

Alors pourquoi le Dr Mortimer vous a-t-il fait venir ?

ll savait que vous aviez des probl�mes cardiaques,

une maladie associ�e � l'humidit� et � l'alop�cie.

C'est vrai, tous les Baskerville ont l'organe qui monte mal...

Qui pompe mal, je veux dire.

ll comptait sur le fait que le chien serait fou de joie

en sentant l'odeur d'un Baskerville et se ruerait sur vous.

Et, Sir Henry, terrifi� par toutes ces fausses l�gendes,

tr�passerait sur le champ, victime d'une attaque.

C'est cela. De plus, Mortimer voulait que nous assistions � tout

avant d'abattre le chien.

Quelle mis�rable bande de ploucs malhonn�tes.

La Police de Baskerville ne devrait plus tarder.

Ces gens sont vraiment tomb�s bien bas.

Triste au revoir.

LOUlSVlLLE, KENTUCKY �TATS-UNlS

Vous allez vraiment en Am�rique ?

Cet endroit ne sera plus le m�me sans vous.

Vous avez �t� si aimables.

Oui, c'est vrai, Sir H.

Mais depuis la perte de mon cher fr�re, l'assassin � la hache,

cette maison renferme trop de tristes souvenirs pour nous.

Mais qu'allez-vous faire ?

Mme Holmes a lu les lignes de nos mains.

Je dois vous avertir, Mme Barrymore,

que ma M�re est folle.

Ce qu'a dit votre m�re �tait tr�s sens� au contraire.

Elle a vu du poulet dans ma ligne de vie.

Du poulet ?

Et des frites dans la mienne.

Nous allons nous tracer une nouvelle vie

dans le nouveau monde.

Mais que ferez-vous avec tout ce poulet ?

Et ces frites ?

Nous les mettrons dans de petits cartons

et les napperons d'une sauce sp�ciale.

Nous vous enverrons une carte postale du Kentucky.

Oh, quel c�ur d'artichaut, Arthur.

- Voici vos clefs. - Oh, merci !

- Viens, Ada. - Adieu.

- Bonne chance. - Bon d�barras !

Viens mon petit.

Monte, c'est bien.

N'est-il pas adorable, Sherl ?

Et dire que tous ces gens voulaient que Sir Henry en ait peur.

Quel monde cruel, n'est-ce pas mon beau ?

- Oh, oui, oui. - Silence, lris !

Vous me reluquiez la poitrine.

Une chose me tracasse, Holmes.

ll est �vident que Sir Charles n'a pas �t� tu� par le chien.

Alors, qui l'a refroidi ?

ll se dirigeait vers les toilettes ext�rieures.

J'en d�duis qu'il a succomb� � une attaque de reflux gastrique.

La cuisine des Barrymore causerait la mort de n'importe qui.

Je t'avais portant dit de ne pas mentionner la mort devant lris !

J'ai perdu une grande voyante

dans un monde si obscur.

M�re, elle n'�tait pas extralucide.

Si seulement tu pouvais arr�ter ces b�tises.

Si lris et M. Taramasalata n'avaient pas �t� l�,

nous n'aurions jamais su pour le volcan !

Pour la derni�re fois, M�re,

il n'y a pas de volcan !

'' ll n'y a pas de volcan ! ''

Et ainsi...

Le chien vola le tableau.

FlN

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