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C'est à ma grand-mère.
O. K.
Alors, c'est vous qui lavez les vêtements de votre grand-mère ? Comme c'est mignon.
Eh bien, elle fait généralement sa lessive.
Donc, ce n'est pas si mignon que ça ?
- Vous vivez avec votre grand-mère ? - Oui.
Je m'occupe d'elle.
Mais ce qui vous rend plus beau, c'est l'esprit de Dieu dans votre vie.
Je ne juge pas, je dis juste la vérité.
Tout ce bonheur est arrivé quand Jésus est entré dans ma vie.
C'est semblable à ce que nous chantions, n'est-ce pas?
Quand Jésus commence...
C'est la chose la plus excitante qui me soit jamais arrivée,
quand Jésus a tendu la main et a lavé mes péchés.
J'ai alors jeté ce lourd fardeau et je me suis senti libre !
Alléluia.
Libre du poids du péché, libre de la condamnation,
savez-vous ce que c'est ?
Hé ! Ne coupe pas ça !
C'est une de mes émissions préférées.
Tu ne devrais pas regarder cette merde, mamie, ça va te faire faire des cauchemars.
Je dormais comme un vrai bébé.
Tu veux aller te coucher dans ton lit ?
Mamie ?
Mamie ?
Quand est-ce que tu vas te marier ?
T'as besoin d'avoir une famille.
C'est toi ma famille.
Une famille.
C'est ça qu'il te faut.
C'est ça qu'il te faut.
Hé, mon beau !
Je peux avoir une gorgée ?
Désolée, je ne veux pas prendre de risque.
Qu'est-ce que tu fais tout seul, gamin ?
Un beau gars comme toi.
Et toi ? Qu'est-ce que tu fais avec des lunettes ?
Je suis presque aveugle, mon chou.
Mais j'y vois encore bien.
Je vais y aller moi, là.
C'est quoi ton problème ?
Tu n'aimes pas ce que tu vois ?
Lâche-moi !
Laisse-moi te dire quelque chose.
N'essaye pas trop de te connaître toi-même.
Si tu veux vivre vieux, mon beau,
n'essayez jamais de te connaître !
Ça sort d'où la boîte de bijoux ?
Oh ! Cette vieille affaire, là.
Elle traînait dans la poussière, dans le fond du tiroir.
C'est barré ?
Ouais.
Comment tu sais ça, toi ?
À mon amour.
Pour protéger ton cœur jusqu'à ce que tu le revoies.
Si jamais nous nous revoyions,
redonne-moi la pièce.
Chère Marie,
J'ai trouvé les preuves que mon fils, Dominic,
n'est pas mort de complications après l'accouchement.
Maintenant, je suis convaincue que mon fils est vivant.
Je pourrais toujours sentir ton esprit vivant,
mais à présent, j'en ai la preuve.
Si tu as de l'amour dans ton cœur,
dis-lui que je continue aussi à vivre,
et que je veux vraiment te voir.
Je ne demande pas à te revoir dans un proche avenir,
mais j'espère de tout mon cœur,
que quand il sera jeune, il viendra me chercher.
Montre s'il te plaît ces lettres à Dominic
quand tu estimeras qu'il sera en âge de comprendre.
Je t'en prie, ne le punis pas pour mes fautes.
MON CHER FILS ET ENFANT DOMINIC — 1950
Beatrice Beauchamp, ça te dit quelque chose ?
Bien oui ! La sorcière ?
La sorcière ?
Elle vit dans le fond du bois depuis longtemps.
Avec une autre femme, plus jeune qu'elle.
Puis en fait...
d'après ce qu'on dit,
sa compagne, elle vieillit pas.
Étrange, hein ?
Tu sais comment y aller ?
Oui, je peux te faire un dessin si tu veux.
Excusez-moi.
Je peux vous aider ?
J'étais simplement curieux de connaître votre ordre.
Vous devez savoir que la curiosité est un vilain défaut.
Je ne peux pas m'en empêcher.
Je suis curieux de nature.
Vraiment ?
Si vous savez ce que sont les ordres, vous saurez que ces garçons sont en séminaire.
Je vous demande de ne pas leur parler.
Si vous savez ce que sont les ordres, vous saurez que ces garçons sont en séminaire.
Vous devez savoir que la curiosité est un vilain défaut.
Je vous demande de ne pas leur parler.
PROPRIÉTÉ PRIVÉE DÉFENSE D'ENTRER
AMOUR ÉTERNEL
- Hé, hé ! Jésus. - Qui êtes-vous ?
- Hé! - Qu'est-ce que vous voulez ?
Je recherche Beatrice Beauchamp.
Elle n'est pas là.
- Quand revient-elle ? - Je n'en sais rien.
Ça ne me dérange pas de l'attendre ici,
mais je dois lui parler.
Comme vous voulez, mais ça risque de prendre du temps.
J'ai tout mon temps.
Oui, ça saute aux yeux.
Ne touchez à rien.
Qu'est-ce qu'il...
Qu'est-ce qu'il va faire ?
Vous êtes bien audacieux.
L'eau est un peu froide, mais ça va.
Sortez de là et habillez-vous.
Si vous insistez.
Vous voulez faire quoi ?
C'était super.
Je me sens... renaître.
Restez où vous êtes.
Pouvez-vous décharger ce fusil, s'il vous plaît ?
Vous ne voulez pas que je tire involontairement.
Et pourquoi pas ? Je vous ai dit de rester en place.
- Je vous préviens ! - Pourquoi ne pas me donner cet arme...
Irène, éloigne-toi de lui.
Arrêtez !
Je vous ai dit de vous arrêter !
Maman ?
Bien sûr, j'avais presque oublié.
Pourquoi me l'a-t-elle caché ?
Elle était têtue.
Comme le petit-fils.
Comment sais-tu qui je suis ?
Tu m'as trouvée, non ?
Mais on dirait qu'elle a bien pris soin de toi.
J'en suis reconnaissante.
Tu as des papiers ? Un acte de naissance?
Irène, qu'est-ce qui te prend ?
- Les lettres ne sont-elles pas des preuves ? - Elles le sont ?
Comment sait-on comment il a pu les avoir.
Je savais que je rencontrerais mon propre fils.
En tout cas, je pense que tu t'es bien lavé.
Tu t'es bien nettoyé le visage.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Tu ressembles à un plouc.
Waouh, pour quelqu'un qui a vécu toute sa vie dans la forêt.
Je n'ai pas vécu ici toute ma vie.
Et si on trinquait ?
Les retrouvailles de la mère et du fils.
- Aux retrouvailles de la mère et du fils ! - Aux retrouvailles de la mère et du fils !
Alors...
Depuis combien de temps vis-tu ici, Irène ?
Je ne pense pas qu'il soit opportun d'en parler maintenant.
Oui, c'est une sacrée histoire. Tu vas être enchanté.
Waouh, j'espère juste que ce n'est pas ma sœur.
- Je ne pense pas que tu recherches une sœur. - Je pense que nous devons nous reposer.
Dominic ?
Tu dois être fatigué du voyage.
- Je ne voulais pas te contrarier. - Ça ne me dérange pas du tout.
Peut-être que je devrais rester au village ce soir.
Ne sois pas bête.
Tu es à la maison maintenant,
et cette fois,
je ne te laisserai pas partir.
O. K.
Ma naissance ?
Oui, j'ai commencé comme artiste.
Essentiellement, la peinture et le dessin.
Ça a toujours fait partie de ma vie,
mais je pense que ma véritable vocation est ailleurs.
Vraiment ?
L'art n'est qu'une imitation de la nature.
Je me suis beaucoup plus intéressée à la nature elle-même,
à ses pouvoirs de guérison et de transformation.
Ses propriétés mystiques.
Après t'avoir perdu,
c'était la seule chose qui me donnait de l'espoir.
J'ai même essayé de t'invoquer.
Waouh...
Alors, tu es vraiment une sorcière.
Une sorcière ? Qui t'as dit ça ?
Une serveuse du village un peu nunuche.
Qu'est-ce qu'elle a dit d'autre ?
Elle a dit...
que tu vivais avec une fille qui ne vieillit jamais.
Je suis surprise qu'ils n'aient pas essayé de nous brûler sur un bûcher.
Il y a tellement de choses que je veux te demander.
Dis à Irène que tu resteras avec nous pendant un moment.
Elle ne va pas aimer. Elle ressemble parfois à un enfant.
Qui étaient tes parents ?
Chaque chose en son temps.
Repose-toi maintenant.
Pour manger ici, tu dois toi-même tuer ta nourriture.
Viens avec moi.
- Tu chasses ton repas tous les jours ? - Parle moins fort !
Beatrice et moi vivons entièrement de la terre,
nous essayons d'éviter au maximum les villageois.
Pourquoi ?
Tu n'as pas lu Frankenstein ?
- Depuis combien de temps vis-tu avec Béatrice ? - Parle moins fort, ça va leur faire peur.
- Hé ! Tu es ma sœur ou pas ? - Je t'ai dit de te taire.
- Qu'est-ce que tu fais ? - On devrait peut-être te préparer comme dîner.
Ce n'est pas drôle.
Comme tous les hommes.
La blague n'est drôle que lorsque c'est toi qui l'a raconte.
Irène, je ne veux pas commencer à me fâcher avec toi.
Il est un peu tard pour ça.
Hé ! Je veux que tu acceptes que je sois ici.
Tu ne peux pas simplement te pointer et tout changer.
- Béatrice et moi avons nos vies. - Ce n'est pas ce que je veux.
Tes cheveux.
Tes yeux. Ton...
nez.
Ta bouche.
Ton visage.
Qu'est-ce qu'il a mon visage ?
Tu ne lui ressembles pas du tout.
Je suis son fils, pourquoi est-ce si difficile de ne pas me dire qui tu es ?
Peut-être que tu le découvriras au dîner.
Bien ? Qu'est-ce que tu attends ?
Par où dois-je commencer ?
Par Agathe.
Oui, bien sûr.
Toujours par Agathe.
Vous êtes blessée ?
Ça va, je suis juste enceinte.
Quel joli bébé !
Elle vous aime.
Elle n'aime généralement pas les étrangers.
Nous étions insouciantes.
Ton père l'a découvert.
Il n'a pas dit qu'il le savait pour nous,
jusqu'à la nuit de ta naissance.
C'était comme un cauchemar.
Tu es venu prématuré, un mois plus tôt.
Il y a eu des complications.
- Ils m'ont dit... - Mon Dieu.
que tu étais mort-né.
Son père et le mari d'Agathe ont demandé le divorce,
nous faisant publiquement honte comme des adultères.
Ce fût un véritable scandale.
J'étais déjà convaincue que c'était
une conspiration, mais je devais en être sûre.
Une nuit, très tard,
Agathe et moi sommes allées au cimetière.
La pierre avec mon nom.
Mais, et Agathe ?
L'amour...
éternel.
Pourquoi n'es-tu pas venue me voir après la mort de mon père ?
Il faut que tu comprennes.
Agathe et moi,
avons été excommuniées,
et exilées.
Tout le monde nous méprisait pour ce que nous faisions,
et qui nous étions.
Ta grand-mère,
l'église,
le commissariat à l'enfance.
J'aurais sans doute pu faire quelque chose.
Personne ne voulait que tu aies de contact avec moi.
Tu aurais pu le supplier.
Je n'ai écrit ces lettres que par désespoir.
Tu aurais dû insister.
J'ai fait ce que je pensais être le mieux pour toi.
Tu l'as fait ?
Tu as quitté mon père
pour une putain de femme.
Ça suffit !
Quand as-tu été enceinte de moi ?
Je t'ai dit, ça suffit !
Je suis désolée, Dominic.
J'ai fait ce que je pensais être le mieux pour toi.
On m'a dit que tu étais mort-né.
J'étais déjà convaincue que c'était une conspiration.
Ton père l'a découvert.
Ce fût un véritable scandale.
Nous faisant publiquement honte comme des adultères.
Je n'ai écrit ces lettres que par désespoir.
Toute le monde nous méprisait pour ce que nous faisions et qui nous étions.
Ta grand-mère, l'église, le commissariat à l'enfance.
Personne ne voulait que tu aies de contact avec moi.
Tu dois comprendre. Tu dois comprendre.
Je suis désolée, Dominic. Je suis désolée, Dominic.
Que fais-tu ?
Il ne prend que des photos de lui.
Mais enfin, qui fait ça ?
MONASTÈRE
Daniel va l'avoir ? Bien.
Prêt, les gars ?
Allez !
Waouh. Qu'est-ce qu'il y a?
Hé, c'est quoi ton problème ?
C'était super, mec.
J'aimerais que tu m'apprennes à tirer en premier.
Excusez-moi.
Comment s'est passé le match ?
Je déteste le sport.
Tu dois rester en forme.
J'ai 22 ans.
C'est vous qui avez besoin de rester en forme.
Tu es déterminé à foutre en l'air cette chapelle.
Quel est ton problème actuellement ?
Je m'ennuie.
Eh bien, tu dois apprendre la différence
entre l'ennui et la contemplation.
Qu'elle est la différence ?
Tu as révisé ta Lectio Divina ?
Oh, c'est tellement répétitif.
C'est justement ça le problème.
Si vous le dites.
Tu t'es confessé aujourd'hui ?
Qu'est-ce que je dois confesser ?
Combien de fois je te l'ai dit ?
Il y a de la grâce dans la souffrance.
Environ, un million de fois.
Quelqu'un nous espionne.
Qu'est-ce que tu dis ?
J'ai vu un gars nous regarder avec des jumelles.
- Quand ? - Maintenant.
Alors que je ne jouais pas au volley.
- Tu imagines des choses. - Ah bon ?
- À quoi tu joues, mon garçon ? - Rien, je dis juste ce que j'ai vu.
Tu as beaucoup d'imagination
et ça va un jour te causer des ennuis.
- Tu n'as rien vu, compris ? - Oui.
Oui, j'ai compris.
Tu te rends compte à quel point tu comptes pour moi, mon garçon ?
Tu te rends compte ?
Tu n'imagines pas.
Tu es mon salut, mon garçon.
Maintenant, vas-y,
tu vas être en retard pour les vêpres.
À plus tard ?
Oui, bien sûr.
Après les complies, alors.
Après les complies.
Béatrice ?
Irène ?
Tu cherches quelque chose ?
Je ne t'avais pas vue.
Bien...
Maintenant, tu l'as vue.
Tu es comme elle.
Tu peux partir maintenant.
Il y a environ 7 ans,
Agathe est tombée malade.
Elle n'a jamais pu complètement accepter que son fils lui avait été enlevé.
Quand il est devenu sérieux, j'ai contacté Irène.
Elle est arrivée en quelques jours.
Ça n'a pas été facile.
C'est une fille très sensible.
Elle me semble très sûre d'elle.
Elle passe pour une courageuse,
mais c'est une situation délicate.
Je ne veux pas qu'elle soit blessée.
Ne t'en fais pas, elle me déteste.
Je ne pense pas qu'elle te déteste.
Elle me déteste.
Donne-lui juste un peu de temps.
C'est tout ce que je demande.
Dieu miséricordieux...
je demande à ce que ton esprit
sois présent
avec tes enfants bien-aimés,
ici, dans notre communauté bénie.
Nous nous réjouissons de nos souffrances,
sachant que c'est la douleur que nous endurons dans cette vie,
nous mènera finalement à la rédemption.
Nous offensons notre chair mortelle
qui nous sépare de Lui
et nous tient si éloigné du ciel.
La souffrance du présent
pâlit devant la gloire,
qui sera révélée dans la vie future.
En tant qu'épouse du Christ,
je vous déclare que
tous vos péchés sont pardonnés.
Ces péchés connus et inconnus,
au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Tu aimes ? Tu as dit que tu détestais la saleté.
Je ne sais pas si ça te va,
mais je crois que je vais m'y habituer.
- J'ai apporté ça pour toi. - Merci.
Qu'est-ce que c'est ?
Du poison. Ou peut-être une potion.
Je me demandais si tu voulais aller faire un tour.
Un tour ? Pourquoi faire ?
Un tour, c'est tout.
Tu as parlé à Béatrice ?
Oui, je me suis excusé.
Je pense qu'il n'est pas facile de découvrir que ta mère est une sorcière.
Ce n'est pas une sorcière.
Tu sais,
après la mort d'Agathe, il me semble que
j'ai été pendant longtemps possédée par son esprit.
- C'est comme ça que Béatrice m'a vue. - Tu n'as pas besoin de t'expliquer.
C'était comme de la sorcellerie.
Comme si Béatrice m'avait délibérément invoquée pour prendre la place d'Agathe.
Mais maintenant, je suis moi-même.
Béatrice est comme une seconde mère pour moi.
Alors, tu es ma sœur en quelque sorte ?
Mais je ne le suis pas. Je le suis ?
- Je ferais mieux de retourner travailler. - Tu es comme les gars d'ici.
Très conventionnel.
Je croyais que tu évitais les villageois.
Ils nous évitent.
Après tout, nous sommes des sorcières.
Nous mangeons des hommes.
Je dois y d'aller.
Lâche-moi !
- Nous devons nous revoir. - Où ça ?
- Ici. Dans cette clairière. - Quand ?
- Après-demain, à la même heure. - Attends !
Daniel !
Daniel !
Daniel !
- À quoi ça va servir ? - De preuve.
Voilà ta preuve.
Je suis passé devant le monastère aujourd'hui.
C'est très beau.
Très beau ?
C'est un endroit horrible.
Des fanatiques religieux
prétendant agir au nom de Dieu
mais le niant eux-mêmes.
C'est pervers.
C'est bizarre,
un des jeunes moines est exactement comme moi.
Je ne sais pas comment expliquer.
Je sais.
Tu penses tellement à toi que tu te vois partout.
C'est l'heure d'aller dormir.
Irène ?
Tu viens ?
Dans un moment.
Ne tardes pas.
J'ai un frère jumeau.
Tu n'es pas sérieux.
Sérieusement, je l'ai vu.
Je lui ai parlé comme je te parle maintenant.
- Quand ? - Aujourd'hui.
Je l'ai suivi et je suis finalement tombé dessus.
Ou c'est lui qui m'est tombé dessus.
Comment peux-tu avoir un jumeau sans que Béatrice ne le sache ?
- C'est absurde. - Elle doit le savoir.
Tu as vu comment elle était évasive.
Je n'ai rien vu.
En tous cas,
il doit y avoir une autre explication. Pourquoi elle garderait ce secret ?
Tiens, regarde ça.
Une autre photo de toi ?
Ton sujet préféré.
Non, ce n'est pas moi. C'est lui.
O. K., écoute...
Dominic, je sais que ces dernières semaines ont été stressantes pour toi,
mais, c'est dans ta tête.
Non, ce n'est pas mon imagination !
Calme-toi et laisse-moi t'aider.
Je sais ce que j'ai vu.
Très bien !
Alors, va te faire foutre !
L'un des plus jeunes frères s'est plaint de toi.
Il dit que tu as eu un comportement déplacé avec lui.
Tu as essayé de l'embrasser.
Le rouquin ? Il ment.
Il a essayé de m'embrasser.
Il ne peut pas me lâcher la main.
Il a également dit que tu avais disparu dans la forêt l'autre jour.
Ils ont dû te chercher.
Et si je disparaissais ?
Je ne veux plus que tu t'éloignes du monastère.
Il n'y aura plus de baignade, ni de randonnée.
Vous n'êtes pas sérieux !
L'introduction est terminée.
Le moment est venu d'abandonner tes mœurs.
Te consacrer solennellement au Saint-Père.
Tu dois rester pieux,
et lui exprimer ton dévouement.
Je dois y aller.
J'ai promis au père Boniface de l'aider au réfectoire.
Tu ne vas nulle part pour quelque raison que ce soit dans ta belle petite tête.
Tu feras ce que je dis, et si je t'attrape encore une fois,
tu seras sévèrement puni. Compris ?
Compris ?
Oui.
Oui, qui ?
Oui, père.
Ne sois pas rancunier.
Si je suis sévère avec toi, c'est pour ton bien.
Ne soit pas en colère.
Je te pardonne.
Je ne suis pas en colère.
Tu vois ça ?
Tu es comme Saint-Sébastien.
Destiné à la grandeur.
Mais tu devrais me laisser te montrer le chemin.
Je peux partir maintenant ?
Comment tu m'as connu ?
Par les nonnes.
Elles adorent les potins.
Les nonnes ?
Les nonnes m'ont élevé
avant de me jeter dans le monastère.
Elles t'ont dit quoi ?
Que ma mère était morte en me donnant naissance.
Que j'avais un jumeau et que nous avons été séparés.
Alors, tu as tout le temps su que c'était moi ?
Bien sûr, qui d'autre ?
Comment Béatrice ne sait-elle pas pour toi ?
Qui est Béatrice ?
Notre mère.
Elle est en vie ?
Comment est-elle ? Comment est-elle ?
Je ne peux pas t'expliquer.
Tu devrais venir avec moi et constater par toi-même.
Non, je ne peux pas.
J'ai dois rentrer, oh, mon Dieu.
Andrew va me tuer s'il découvre que j'ai quitté la propriété.
Qui est Andrew ?
Père Andrew, quelqu'un de très jaloux.
Jaloux ? Comment ça ?
Il te harcèle ?
Ça peut arriver.
Ce n'est pas bien.
Et ce que nous venons de faire, ça l'est ?
C'est différent, nous sommes une famille.
- Je ne sais pas quoi faire. - Tu dois venir avec moi.
- Tu ne veux pas voir notre mère ? - Bien sûr que je le veux !
Mais je ne peux tout simplement pas y aller.
Et pourquoi donc ?
Tu ne le connais pas.
Il est violent ?
Il pense que je suis la réincarnation de Saint-Sébastien.
Saint-Sébastien ?
On ne peut pas le laisser s'en tirer comme ça.
Dominic, tu ne comprends pas ? Je ne peux pas partir.
Où est ta moto ?
Elle est en panne.
Pourquoi tu ne la répares pas ?
Je n'avais jamais vu ça avant.
Où est Béatrice ?
- Elle est près de la rivière. - O. K., je dois lui parler maintenant.
- Où ça se trouve ? - Parle-lui plus tard.
Écoute, je suis désolée d'avoir été aussi acerbe avec toi l'autre soir.
Tu me pardonnes ?
Acerbe ?
Plutôt vulgaire.
Oh... eh bien, pas de souci.
Je pense.
Je te pardonne.
C'est juste que ton histoire d'avoir un jumeau, avait l'air tellement incroyable.
Vraiment incroyable, oui.
Je suis contente que tu sois avec nous.
Vraiment.
- Waouh, c'est dingue. - Qu'est-ce qui se passe ?
- Je dois te dire quelque chose. - O. K., quoi donc ?
Je ne sais pas comment le dire.
- Dis-le. - Je ne suis pas Dominic.
Comment ça, tu n'es pas Dominic ?
Je suis Daniel.
Son jumeau.
Tu es fou.
Pourquoi tu me fais ça ?
Je te déteste.
Je te déteste, je te déteste !
Dominic !
Ça suffit.
Ça doit cesser.
Oh, mon Dieu !
Maman ?
J'ai toujours eu le sentiment d'avoir été enceinte de jumeaux.
Après cette nuit,
j'ai enfoui ce sentiment en moi.
L'idée de vous perdre tous les deux était insupportable.
Te voilà, Daniel.
Le père Andrew te cherche partout.
Désolé, j'étais dans la chapelle en train de prier.
Ça explique tout ! C'est le dernier endroit où il t'aurait cherché.
- Viens avec moi. - Où ça ?
Tout de suite ! Tu sais que le père Andrew n'aime pas attendre.
Ce prêtre Andrew...
il est dangereux ?
Dominic dit que c'est un monstre.
Je suis désolée.
Tu as dû passer des moments difficiles.
Montez !
Allons-y.
Ah, merde.
Putain de bagnole !
- Accélère dès que tu peux. - Bon sang.
Où étais-tu ?
Je ne me sentais pas bien.
Je me reposais dans ma chambre.
Tu mens, je t'ai pris sur le fait.
Je suis allé me balader.
J'espère que tu n'as pas quitté la propriété.
Pourquoi m'avez-vous choisi ?
Quoi ?
Pourquoi m'avez-vous choisi comme votre préféré ?
Je n'ai pas choisi, c'est Dieu qui choisi.
Mais ça aurait pu être n'importe lequel des garçons.
Pourquoi moi ?
Tu...
étais un garçon tellement précoce,
et très curieux de tout.
Toujours en train de poser des questions,
toujours trouver de nouvelles façons de me défier.
Mais il y avait autre chose.
Tu avais l'air si perdu,
si inconsolable.
Comme s'il y avait un vide en toi
qui ne pouvait être comblé.
Alors, c'est ce qui vous a attiré ?
Un vide ?
Tu es aussi devenu pour moi
le plus beau garçon
que j'ai jamais vu.
Et c'est là que Dieu vit,
dans la beauté.
J'ai su alors, que tu m'avais été envoyé
dans un but précis.
Je veux quitter les ordres.
Quitter les ordres ? Ne dis pas de bêtises,
- ton destin est ici avec moi. - Avec vous ?
- Avec Dieu. - Je n'ai pas choisi cette vie,
c'est elle qui l'ai choisie.
Dieu a choisi cette vie pour toi parce que tu n'as pas de parents.
Tu n'as pas d'autre famille, où irais-tu ?
Vous n'êtes pas ma famille !
Tu es en colère parce que je t'ai retiré tes privilèges.
Peut-être que j'ai été un peu trop dur.
Prenons un verre de vin et parlons-en.
Pourquoi tu ne m'apportes pas la bouteille ?
Ne fais pas l'imbécile, tu sais où je la mets.
Assieds-toi, je vais la chercher.
Ils l'ont jeté aux lions.
Dégoûtants hypocrites.
Tout ça faisait partie de ce complot.
Je vais leur faire payer.
Je savais que c'était toi ce jour-là dans le village.
Mais tu ne pourras jamais remplacer Daniel.
Daniel est un saint.
Tu es le diable.
Daniel ne reviendra pas.
Il est libre.
Tu ne pourras jamais me prendre Daniel.
C'est l'épouse du Christ et son salut est ici
en présence de Saint-Sébastien, qui me l'a donné.
Daniel... mon Daniel.
Pourquoi m'as-tu quitté
quand tu sais ô combien je t'aime ?
Montons maintenant ensemble au ciel,
comme Dieu en a toujours décidé ainsi.
Nous abandonnerons la servitude de notre chair mortelle corrompue,
et nous resterons unis pour l'éternité.
Arrêtez, vous deux.
Andrew !
Andrew, c'est moi.
C'est moi, Daniel.
Tu...
Tu n'es pas Daniel.
Tu es l'autre.
Le méchant.
Andrew, vous ne me reconnaissez pas ?
Je suis l'élu.
Je suis l'élu, vous vous souvenez ?
- Je suis Sébastien. - Non, tu mens !
Tu essaies de me berner.
Tu es le diable !
Tu...
Je t'ai aimé.
Je t'aimais vraiment.
Dominic !
Hé, Dominic.
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