Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Mesdames et messieurs, nous survolons la Sicile.
Dans quelques instants, nous atterrirons à Palerme.
Il est 10h00, heure locale.
"Veuillez respecter la consigne de sécurité. Merci."
- Via Redentor, Modrano. - Pardon ?
Modrano ?
- La voiture pour Modrano, là-bas. - Merci.
Modrano ?
- Oui, entrez.
Les passagers du vol 22 en provenance de New York
peuvent récupérer leurs bagages au contrôle des passeports.
Allô ?
Très bien.
Excusez-moi, je dois y aller.
Je vous salue bien, messieurs.
Donne-le-moi.
Allez-y !
Vince !
Vince !
Frank !
Hé, Frank !
Tu es fou ? Pourquoi tu n'as pas dit que tu venais ?
- Je voulais te faire la surprise. - Tu parles d'une surprise.
C'est toi qui as failli avoir une surprise !
C'est mon frère ! Capisce !
Regarde-toi ! Petit tocard.
- Comment était le voyage ? - Bien.
Comment va Carmela ?
Elle va bien. J'ai apporté des photos.
- Elle me manque. - Tu lui manques. À nous tous.
Ouais, deux minables lettres en 2 ans. Tu t'es cassé le bras ?
Comment va Emma ?
Les enfants ? Des problèmes avec le bébé ?
Non. À peine arrivée à l'hôpital, elle était là.
J'aimerais pouvoir les voir.
Je n'arrive pas à le croire !
Tu es vraiment là !
Attends qu'Ida te voie ! Elle n'en reviendra pas. Viens !
Qu'est-ce que vous attendez ? Allons-y !
Tu as l'air en forme !
Tu rigoles ? J'ai pris 4 kilos.
Ça te va bien.
C'est tout ce que tu as apporté ?
Je suis parti en catastrophe.
Un vrai tocard !
Quand Carmela est rentrée avec un tel bulletin,
Emma et moi étions ravis.
Le lendemain, je lui ai acheté une stéréo.
Vous avez une sacrée fille.
Bonne comme du bon pain, Ida.
Tu verrais comment elle nous aide bien à la maison.
Elle a toujours été comme ça, depuis toute petite.
Tu es sûr que tout le monde va bien ?
Ça suffit, Ida !
J'ai fait ça pour Christina. Regarde ! En velours.
Puis j'ajouterai de la dentelle.
C'est superbe.
Et pendant les vacances d'été, Carmela viendra.
On l'aurait bien fait venir, mais ce n'est pas pour elle.
C'est un autre monde ici.
Vinny, viens avec les enfants et Emma.
J'aimerais bien, mais je suis tellement occupé.
- Voyons ! Détends-toi un peu. - On verra.
Ida, et le café ?
Santuzza ! J'attends toujours après mon café. Pourquoi ?
Dis, Vinny. Où est mon chauffeur ?
As-tu des nouvelles de Pete ?
Personne ne l'a vu depuis que tu es parti.
Il est sûrement à Miami avec une donzelle.
Regarde-le ! Tu y crois, toi ?
Nous trois, en Sicile.
Qu'est-ce que tu as ?
Rien. Je suis juste un peu fatigué.
Va faire une sieste.
Je crois que c'est ce que je vais faire.
Le décalage horaire, ça rend vaseux.
Moi, j'ai dormi pendant une semaine.
Il a l'air d'aller, non ? J'ai juste envie de l'embrasser.
Frank, pourquoi est-il là ?
Quoi ? C'est mon frère.
Ils vont envoyer quelqu'un.
Ne dis pas ça ! Je ne veux pas t'entendre dire ça.
D'accord, Frank.
- Pour l'album de famille ! - Souriez !
Musique !
Emma, Vince. À vous deux ! Santé et beaucoup de bonheur !
Et d'argent pour en profiter !
Et des enfants, au moins cinq.
Vous avez tout prévu ?
À Vince et Emma et vos 5 enfants.
Pas touche ! Vous avez perdu votre fille.
Vous me volez ma vie, sale petit escroc !
Sacré Napolitain !
Il a du sang sicilien, maintenant.
Comment une belle femme comme vous peut avoir un père aussi laid ?
Tu entends ça ? Ton beau-frère, le jour de ton mariage.
Tu parles d'une belle famille !
Belle !
Carmi, c'est ton combien ?
- 3e. - Et ceux avant le gâteau ?
- C'est seulement trois. - Tu as vu cette complicité ?
Regarde, Pete !
Pete ! Pourquoi tu rigoles ? Tu es pire que Carmi.
Tu en as bu combien ?
Deux... bouteilles !
Hé, Sol !
- Mazeltoy ! - Félicitations !
C'est un grand jour pour moi.
- Tout s'est bien passé ? - Sans accrocs,
- Vous avez suivi mes ordres. - À la lettre.
D'accord.
Frank !
Mon père, vous avez été fabuleux.
Merci.
Tout le monde s'amuse ?
- M. Ginetta ! - Superbe soirée !
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Vous ne buvez pas ? Le vin est trop fort ?
Je t'avais dit de ne pas inviter ces écumeurs de table !
C'est ça. Très drôle.
Il veut qu'on s'amuse,
alors que ses hommes nous lancent des regards noirs.
De quoi tu parles ?
Tous ces muscles là-bas.
Ils n'en font plus des moustaches comme ça.
Ce sont des amis de Pop.....
De vrais petits soldats !
Mon Dieu ! C'est Peppino ? Turrido ?
Je croyais qu'ils étaient morts !
- Viens danser, papa ! - Non !
Doucement, Carmi. Il n'est plus tout jeune.
C'est ce que tu crois.
Bravo, Frank !
Vous êtes le meilleur, M. Ginetta !
Santé !
Tu l'as dit. Toi et moi, pour 100 ans.
Encore une fois, M. Ginetta !
Quel mariage !
C'est sympa, non ?
- Il ne manque qu'une chose. - Quoi donc ?
Ton père. S'il pouvait être là.
Oui.
Hé, M. Ginetta, quel danseur vous faites !
Tu es le prochain à te marier !
Tu as tellement grandi !
Don Peppino, Turrido. Merci beaucoup.
Charmants vos amis.
Que voulez-vous ?
Je vais te dire.
- Turrido ! Don Francisco. Santé ! - Merci.
- Santé ! - Merci.
Mardi, n'oubliez pas
notre partie de bocce !
Cette fois-ci, je vais vous battre.
Félicitations !
Frank !
Excusez-moi, messieurs.
Vinny ! Quoi ?
- Allons prendre l'air. - Bien sûr.
Alors, qu'est-ce que ça fait d'être un homme marié ?
J'ai l'impression d'être dans un rêve.
C'est bien un rêve. Tu es de retour.
Les études, l'armée... Ça semble bien loin tout ça.
Pour moi aussi.
Emma. Tu as intérêt à bien la traiter.
C'est une sacrée femme.
Je crois que ça va bien marcher.
Frank.
J'ai beaucoup réfléchi à ce que j'allais faire.
Ce dont tu m'as parlé à Boston ?
- Global Petrochemical. - Ça m'a l'air bien.
- Je ne crois pas. - Non ?
Ne saute pas et ne laisse personne te pousser.
Avec ton intelligence, ils vont se battre pour t'avoir.
Toi, tu n'as pas à te battre.
Que veux-tu dire ?
Tu le sais bien.
- Tu veux travailler avec moi ? - Sauf si tu ne veux pas.
Avec ton éducation, tu peux faire ce que tu veux.
Frank, je suis dans le coup. Je l'ai toujours été, non ?
Si tu savais depuis quand j'attendais d'entendre ça.
Les frères Ginetta. Ça ne peut pas être plus parfait que ça.
- Non. - Et comment !
J'ai besoin de toi, Vince. Je te jure.
On va montrer à ces clowns comment ça marche.
- Lundi matin... - Attends ! Je viens de me marier.
Bon, à ton retour,
j'aurai tous les livres de compte prêts.
Je vais te montrer comment ça marche.
Des livres de compte, c'est tout.
Pas comme du temps de Pop. De l'arithmétique, c'est tout.
Voyons chérie, on ne peut pas commencer comme ça.
Pendant un instant, j'ai cru que ce serait différent pour nous.
J'ai cru qu'on pourrait...
Tu as cru qu'on pourrait quoi ? Vas-y, dis-le.
Laisse tomber, Vince.
Laisse tomber.
Chérie...
Chérie, je le lui dois.
Depuis que j'ai 8 ans, ça a toujours été Frank et moi.
Il a tout fait, tout. Il a des responsabilités.
Il a même attendu que je sois grand pour se marier.
Que veux-tu que je lui dise ? Merci, mais bon vent !
Je ne peux pas lui faire ça. Il a besoin de moi.
Et tout le reste ?
J'ai deux diplômés qui disent
que je peux calculer vraiment vite.
Je vais juste m'occuper de la tenue des livres.
Vince ! Arrête de te mentir.
Tu as envie de travailler avec lui.
Tu le lui dois, mais tu en as envie.
J'ai perdu beaucoup de temps entre l'armée et l'école.
J'ai presque 30 ans.
Je ne vais pas passer ma vie à pointer
pour rester en bas de l'échelle.
Ils ont besoin de moi.
Je suis bon et rapide.
Je peux le faire à ma façon.
Il n'y a qu'une façon, la leur.
C'est bon. N'en dis pas plus !
Je ne suis pas Frank et je ne suis pas ton père.
D'accord.
Si c'est ce que tu veux,
c'est ce que tu feras,
mais je ne veux rien savoir.
Rien !
Ne me dis rien. C'est la seule façon pour moi.
Je ne veux rien savoir. Jamais.
Je t'en supplie.
Solly !
C'est bon, les gars.
N'ayez pas peur. Je vais parler au maton.
C'est un vrai comique.
Paraît que tu as été plumé aux courses.
Le jockey était un incapable !
- T'as perdu combien ? - Salut, chef !
C'est ça, que des handicapés. T'as perdu gros ?
C'est juste de l'argent.
Emma va accoucher ?
Oui, elle a une pastèque. Ça va être un garçon.
J'espère sinon on le renvoie.
Frank, il paraît que tu te lances dans l'immobilier.
Mon frère est un génie !
Vous le verriez.
Il fait les comptes, tout en parlant au téléphone.
Il en a là-dedans. Trop des fois.
Il a besoin d'un bon coup sur la tête parfois.
- Aucun appel. - C'est ce qu'il faut.
On peut commencer ?
D'accord. Première chose : la commission d'enquête.
Ils ont encore deux semaines à Cleveland. Ensuite, c'est nous.
Le procureur Kessler à de grandes ambitions politiques.
Il fait du bruit avant les élections.
Il flaire partout, surtout autour de la main-duvre.
- Il n'est pas joignable ? - Non.
On sait qu'il en veut à deux de nous.
Dom, tu as ouvert quelque chose ?
Quelques petites choses. Facile à gérer.
Et l'emprunt du syndicat ? Tu sembles bien l'intéresser.
J'aime quand les gens s'intéressent à moi.
Vérifie bien tout deux fois.
Ça va se passer comme la dernière fois.
Ces clowns se montrent, font du bruit, gagnent des votes
et tout le monde est content.
La prochaine fois qu'il y a un problème
laisse L.A. s'occuper du contrat.
Je peux m'en occuper moi-même. Un oiseau dans la bouche.
On a décidé d'utiliser L.A pour ce genre de choses.
Et seulement après un vote. On est censé travailler ensemble.
Je m'occupe de mes affaires. Il l'avait cherché.
Ce n'est pas ça.
À chaque fois que tu agis comme un cow-boy,
tu as tous ces politiciens assoiffés qui pointent du doigt.
C'est mauvais. On doit être invisibles, comme des meubles.
Surtout en ce moment.
Des meubles. Je suis une chaise.
Solly, tu es une table.
Dom, tu es plus un pot de fleurs.
Si on a fini de rire, on peut passer aux choses sérieuses ?
Notre principal problème, c'est d'injecter notre surplus
dans nos opérations légitimes.
Je crois que ce nouveau projet offre une solution tangible.
Les fonds de nos comptes en Suisse et Amérique Centrale
peuvent être rendus à des hommes de front ici.
Des gens qu'on peut acheter. Pas de traces.
Des hommes d'affaires bien implantés dans la communauté.
Ils vont investir dans des petites sociétés d'électronique,
en sous-traitance dans le programme de défense spatiale.
- On a enquêté sur ces sociétés ? - Oui.
Elles sont petites, mais cruciales et spécialisées.
Avec des investissements bien planifiés
et en jouant avec les actions,
je crois qu'on peut contrôler une partie de cette industrie.
Ensuite, la seconde partie de l'opération est facile.
- Quoi ? - Ça ne me plaît pas.
Explique-moi donc la seconde partie.
C'est la garantie que nous contrôlons la situation.
Une fois qu'on a ces sociétés,
nos travailleurs arriveront
pour organiser et consolider les syndicats en place.
Avec la pression croissante dans la défense
et la course à l'espace,
je pense que l'opposition
peut marcher à notre avantage.
La seconde partie nous donne une poigne de fer.
Trop grosse peut-être.
Tous les plans ont un problème.
C'est quoi le problème là ?
Rien. Tu as juste la tête dure.
Quoi ? J'exprime une opinion. C'est contre la loi ?
C'est bon. On a du travail. Sol ?
On en est capable si on y va doucement
et qu'on est précis, à la virgule près.
On est d'accord. Continuons.
Tu as déjà décidé ? Et le vote ?
- Dom ? - Je dis : "On y va."
- Jimmy ? - OK.
- Frank ? - Je vote non.
Sol ?
Je dis : "Oui." Tu veux continuer à en parler ?
Oui, je veux en parler.
On va s'attirer des ennuis avec les Feds.
Le gouvernement ne va pas se laisser faire !
Oui, monsieur ! J'arrive monsieur Bertolo.
Pop ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est mauvais, Vinny.
Frank ?
On croit qu'avec le temps on connaît quelqu'un, mais non.
Je lui parle calmement pour lui faire comprendre
et tu crois que ça entre ?
Non.
Tout ce que le conseil décide, il rejette.
Sol, Jimmy, Jake, combien de temps vont-ils supporter ça ?
Ils en ont assez, surtout après aujourd'hui.
- Tu connais Frank ! - Écoute.
On ne travaille pas pour des cacahouètes ici.
On doit prendre des décisions toutes les semaines.
Il y en 10 devant nous prêts à nous doubler,
si on n'est pas assez rapides.
Ils pourraient le virer. Il pourrait tout perdre.
- Toi aussi. - Moi ?
Tu dois comprendre quelque chose. Tu es le frère de Frank.
Tu es mon beau-fils, donc tu as eu tout ce que tu voulais.
Tant mieux et bonne chance.
Mais pour le conseil, ça ne veut rien dire.
Je leur ai dit que tu pourrais peut-être participer
à cette nouvelle opération,
sans rien dire à Frank.
Tu sais comment il est,
mais maintenant, si Franck ne change pas,
tu vas devoir choisir entre lui ou nous.
Ou peut-être qu'ils ne te laisseront pas le choix,
et tu seras évincé avec lui.
Ce qu'il fait t'affecte, toi.
Si c'est le cas, je ne pourrai rien pour toi.
Je veux que tu comprennes bien ça.
Je veux que tu y penses quand tu lui parleras. D'accord ?
Oui.
- Comment va Emma ? - Elle va bien.
Et le petit ?
La pastèque ?
Tout va bien.
Tu m'appelles après, t'entends ?
- Je lui parlerai demain. - Aujourd'hui !
Idiot ! Sur la gauche ! Sur la gauche !
Misérable boule !
Frank !
- Tu as vu ce tir ? - Il est 21 h. On peut y aller ?
On y va. Une minute. C'est le dernier point.
- Frank ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Du calme !
On verra bien qui gagnera.
Jamais contre le mur !
Silence, s'il vous plaît.
Félicitations, professeur !
Tu l'admets !
Frank !
Vince ! Assieds-toi ! Bois un verre.
On doit jouer pour trancher.
- J'ai à te parler. - 10 minutes.
- Ça va. J'ai compris ! - 10 minutes !
- Laisse tomber ! - Oh, c'est pas la mère à boire !
Francesco !
- Bonjour, M. Ginetta. - Regardez-moi ça.
Vous faites semblant de travailler, hein ?
Hé, Willie ! Le petit s'est remis de la rougeole ?
Oui !
- Bonjour. - Bonjour.
- Qu'est-ce que j'ai ? - 13 h.
Journaliste pour une entrevue sur le procès.
Qu'il oublie.
Le procureur veut savoir si vous irez à la séance préliminaire
ou s'il envoie une citation ?
Qu'il parle à mon avocat. Quoi d'autre ?
Votre frère est là. Et M. Peppino a appelé.
- Il a laissé un numéro ? - Oui.
Rappelez-le.
- Salut, Vinny ! - Salut.
Tu as tout préparé, hein ?
C'est bien ça.
Comment s'est finie la partie hier ?
C'est bon !
- Oui ? - M. Peppino.
D'accord.
Don Peppino, ça va ?
Pas mal. Mme Calidru te remercie pour l'argent et les fleurs.
C'était gentil.
Il n'y a pas de quoi.
Frank, tu viens à l'enterrement ?
Je ne sais pas. Je suis occupé.
Je crois que tu devrais venir. La famille apprécierait.
Je viendrai.
- Quelle heure ? - 17 h, 724 Crotona.
- D'accord. - Au revoir et merci.
À bientôt.
- Frank ? - Oui.
Pourquoi tu traînes encore avec ces vieux ?
J'en sais rien.
J'aime bien les écouter. Ça me rappelle le bon vieux temps.
Ils me rappellent Pop.
Mais quand tu es avec eux,
tu parles sicilien, je ne te reconnais pas.
Ça te gêne ?
Je ne vois pas ce que tu vois en eux.
Quand on est arrivé du Vieux Continent,
on ne pouvait rien faire sans leur accord.
Tu crois que je rigole ?
New York, Chicago, Miami, ils étaient partout.
Le conseil, le capo, ils régnaient.
Tu ne pouvais pas t'asseoir à la même table, pas même Pop.
Et il était le soldat n°1.
Ils étaient là pour moi quand Pop a été tué.
Demande à Pete.
Dom dit que tout ne va pas si bien entre toi et le conseil.
Il dit que tu t'opposes aux projets
qu'il propose.
Tu as vu leurs idées ? Tu as entendu le dernier vote ?
Ces sociétés d'électronique, c'est une bonne idée.
Si l'on procède avec prudence,
ça marchera.
Te voilà expert aussi. Oui, ils ont la tchatche.
Certains poissons sont trop gros, comme le gouvernement.
Rien n'est trop gros, pas même le gouvernement.
Cette opération à 2 sous ne suffit plus !
À deux sous ?
Aetna Wholesale Flowers ? Garibaldi Importing, Cara Produce,
Ginetta Coal and Oil, c'est quoi ? Des cacahouètes ?
À deux sous !
Le conseil va aller de l'avant,
tu dois suivre ou ils t'évinceront.
Pas le mois prochain, maintenant.
Je dois te faire un dessin ?
Tu ne dois rien faire, sauf ce que je te dis.
C'est merveilleux ! Absolument merveilleux !
Et moi qui croyais qu'on travaillait ensemble.
Tu veux être un capo ? Parfait.
- Mais je te préviens.... - Attends une minute !
- Préviens" ? - Je te préviens,
tu suis ou tu es sorti !
S'ils t'évincent, ne compte pas sur moi pour te suivre.
Je ne vais pas attendre que tout explose.
Non merci. Je ne paierai pas ce genre de prix.
Parle anglais ! On est en Amérique.
Je parle comme je veux. Tu n'as rien à dire.
Je te le dis, ça ne marchera pas.
Comment tu peux savoir sans avoir essayé ?
Je sais. Tu crois pouvoir me dire ce que je sais déjà.
On ne peut rien te dire, c'est ça le problème.
Tais-toi ! Pop a sué toute sa vie pour ça et moi aussi.
Tu ne sais rien.
J'avais 18 ans quand j'ai dû tuer mon premier homme.
Je devais parce que je m'appelais Ginetta !
Tu étais encore au biberon.
À ta première communion, je me défendais contre 10 hommes.
À ta confirmation, je cassais des bras pour créer ce syndicat.
Tu crois qu'on m'a donné tout ça ?
Je contrôle tout ici.
J'y suis arrivé, car je le fais à ma façon.
La façon que Pop m'a montrée. La bonne façon.
J'en ai assez d'entendre parler de Pop !
Il n'était rien !
Pete et moi avons bu un verre ou deux.
Je ne t'ai rien demandé.
Regarde-toi !
Mariés 18 ans et tu n'as pas changé.
C'est parce que tu ne veux pas mettre tes lunettes.
Tu as invité Vince à dîner ?
Je ne l'ai pas vu. J'ai été occupé.
Il n'est pas très disponible, tu sais, avec l'arrivée du bébé.
Tu as appelé ?
Bien sûr.
Qu'est-ce que tu as ?
- Quel âge tu me donnes ? - 100 ans, au moins.
Ah toi !
Quel âge avais-tu quand je t'ai vue au couvent ?
- 18 ans. - 18 ans !
Tu étais toute maigre, avec des couettes.
- Tu étais un peu laide. - Goujat !
Tu étais à la fontaine avec les nonnes. Je te regardais.
Je sais.
Qu'as-tu pensé en me voyant ? Voilà un bel Américain.
La prochaine fois que je le vois, j'appelle la police.
Alors pourquoi tous les jours tu me cherchais du regard ?
Moi ? Je te cherchais ?
Il vient en Italie pour se trouver une femme,
comme s'il achetait un cheval.
Si je n'avais pas été là,
tu serais devenue une nonne qui récite son chapelet.
Bien sûr, car tu es le seul à me vouloir.
Qui vas-tu trouver à Modrano ? Scibetta, le cordonnier ?
Fazzio, le nettoyeur de rue ?
Regarde dans quel état tu es !
Allez, Ida ! Dis-moi la vérité !
Tu me cherchais vraiment, non ?
Je te le dis, toi !
Tu n'étais pas maigre et tu n'étais pas laide.
Tu étais la plus belle. Parole d'honneur.
Maintenant, c'est tout le temps.
Parle anglais ! Tu vis ici depuis quand ?
- Anglais ! - D'accord.
Tu me prends pour qui, un vieux crouton ?
100 ans, tu parles !
C'est quoi ça ? C'est quoi ce truc de malheur ?
- Anglais. - Anglais.
Finis ces habits de métèques. Tu te crois où ?
On est en Amérique.
Pourquoi crois-tu que je t'ai fait venir ici ?
J'instaure une nouvelle règle maintenant.
On ne parle plus italien dans la maison.
- Tu m'entends ? - Nouvelle règle. Plus d'italien.
Je te le dis, tout le monde va parler anglais.
Carmela, Vinny..
Vinny parle bien anglais.
Tout le monde va parler anglais.
Tu agis comme un enfant. Tu ne changeras jamais.
Je t'aime comme tu es. Tu sais ?
Tu m'as laissée ! Meme, tu es parti !
Seule, seule comme un chien.
Oh Meme !
Don Sasa !
Il le fait tout le temps et ils ne disent rien.
Don Francesco.
Maintenant, Il ne reste plus que toi.
On est tous finis. Il ne reste plus rien.
D'accord ?
Notre Mama, la famille, est toujours vivante. Compris ?
Tu n'étais qu'un enfant quand ils ont eu Marranzano.
En deux jours, ils ont tué 41 d'entre nous.
- Tu te rappelles ? - Je me souviens.
41.
Parce qu'on a dit à Luciano Hadonis d'aller se faire voir
quand ils voulaient faire entrer d'autres personnes.
Kassel, Solomon, Zwillaman, Costello.
Ces écumeurs de tables irlandais.
Ils disent que la mafia est morte.
Ils veulent faire un syndicat et nous, on refuse.
Jamais !
Dans la famille, le sang reste pur.
Traîtres.
Turrido, le paquet.
Voici la dette.
Palermo.
Caltanisetta.
Vizzini.
Mazzarino.
Coraleone.
Riesi.
Menfi.
De la part de la famille des 41 astutati"...
Après tant d'années,
ils viennent encore de temps en temps.
Don Francesco.
Tu sais ce qu'ils demandent ?
Satisfaction.
Mon fils, Rafaello.
Tu te souviens ?
Le frère de Turrido.
Giovanni !
Ton père.
Don Antonio.
Toutes ces années, on est resté là, à tenir notre langue.
Mais maintenant, on sait qui a donné les noms à Luciano.
Après 35 ans,
on sait.
Écoute, il ne reste plus rien pour nous que la mort.
Mais avant, on va donner à La Santa Mama ce qu'on lui doit.
Cette dette.
Toutes ces bouches disent qu'on va le faire.
Et ce n'est pas que pour eux,
c'est pour nous aussi.
Tu vas restaurer l'honneur.
Tu es le plus fort d'entre nous.
Je mets l'ordre entre tes mains.
Celui qui donne les noms est...
Dominick Bertolo.
Dom ?
Non ! Non !
Oui, oui et encore oui !
Il est de la famille !
Sa fille est mariée à mon frère !
Sasa.
Avant que mon frère Meme ne meurt,
il m'a dit qu'il était là
quand Dominick Bertolo a donné tous les noms.
C'est pour ça que j'ai craché sur son cercueil.
Il n'y a aucun doute. C'était Dominick Bertolo.
C'est ton devoir.
Tu es avec eux. Soit.
Mais certaines choses ne changent pas.
Tu es né Sicilien.
Tu es un mafioso, comme ton père.
Mafisoso un jour, mafioso toujours.
Et ça, c'est pour Bertolo.
Comme ça il saura pourquoi.
Je me doutais bien que tu serais debout.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Rien. Je ne peux pas te rendre visite ?
Bien sûr. Entre.
Bonjour, Emma.
Bonjour. Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
Pourquoi faut-il qu'il y ait un problème ?
Je viens juste vous voir.
- Donne-moi ton manteau. - Je ne serai pas long.
- Où est le petit Anthony ? - Il dort encore.
Le docteur t'a dit quand tu allais accoucher ?
À tout moment. J'ai hâte.
Ne sois pas si pressée.
Je me souviens d'Ida ou quand maman attendait celui-là.
J'ai retrouvé ça hier soir.
Peut-être que vous aimeriez l'avoir.
- C'est quoi ? - Vince, quand il était enfant.
- Tu ne les as jamais vues ? - Non.
C'est lui à 3 ans.
Tu étais bien grassouillet,
Et là, il tient un poulet. Il avait 6 ou 7 ans.
On allait à Catskills tous les étés.
Tu te souviens ?
Hé ! Regarde !
- Un scout ? - Oui.
On l'envoyait 2 semaines dans les bois dans le Jersey.
C'était... Comment ça s'appelait ?
- Le Jamboree. - C'est ça.
- Regarde ! Les bottes, le canif. - Qui lui a coupé les cheveux ?
Chérie, va nous chercher du café.
D'accord.
Je peux le garder ?
Oui, je l'ai apporté pour vous.
Vince, on doit arrêter.
Je sais que je n'écoute pas et que j'ai une grande gueule.
Là, j'ai le cerveau en compote
entre le conseil, l'enquête...
On va s'en sortir toi et moi, non ?
Tant de choses sont là pour nous faire mal
sans qu'on s'y mette, nous.
- Qu'en dis-tu ? - Évidemment, Frank.
Mais ce que tu as dit sur Pop, c'est mal. C'est un péché.
Je ne le pensais pas vraiment.
Tu le sais bien.
Mais parfois, je me sens pris au piège
et je...
J'aurais aimé que tu le connaisses.
Il était le meilleur.
Je ne suis peut-être rien, mais il était quelqu'un.
Quand ils l'ont exécuté comme ça, comme...
Tu ne sais pas, Vinny, je....
Qu'est-ce qu'il y a, Frank ?
On va s'en sortir, toi et moi ?
Évidemment !
Ida m'a demandé de vous inviter.
On n'a pas vu les enfants depuis longtemps.
D'accord.
- Tu viendras, hein ? - Oui.
Frank, et si je demandais à Dom de venir aussi ?
On pourrait régler quelques petites choses.
Oui, c'est une bonne idée. Appelle-le,
D'accord.
Leur nouvel album est super.
Ce n'est pas de la musique, juste du bruit.
Il faut savoir écouter.
Si tu écoutes, tu deviens sourd !
Dites ce que vous voulez, je les aime bien !
Une vraie préado. Bientôt elle portera des mini-jupes.
Pourquoi pas ?
Ça n'existe pas pour femme enceinte.
Frank, tu me vois en mini jupe ?
Oui, et moi avec des cheveux longs et une chemise à fleurs !
Tu n'as pas intérêt !
Excuse-moi !
Allô ?
Résidence Ginetta. Frank, à l'appareil.
Anthony Ginetta ? Je vais voir s'il est là.
Un instant.
Anthony Ginetta ?
Qui ? Quoi ? Hé ?
Hé ! Tu es Anthony Ginetta ?
Oui, il est là.
Vous voulez lui parler ? C'est pour toi.
Allô ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Allô ? Allô ? Il a raccroché.
Et il y a un autre comme celui-ci qui s'en vient !
Ce sera une fille.
Il bouge différemment. Lui, une vraie machine à coups de pied.
- C'est une fille. Je le sais. - Tu le sais ?
Il est dans ton ventre ou le mien ?
Vince, je suis avec toi. Je veux un autre garçon !
C'est une fille.
Tant que le bébé est en santé.
Tu vas lui faire mal !
Il n'est pas en verre.
- Laisse-le tranquille. - C'est bon pour la circulation.
Aide-le !
Madona Ida, c'est un péché de cuisiner aussi bien.
Ce n'était pas assez cuit.
Je vais exploser !
Non ! Défais ta ceinture !
C'est marrant, plus on mange, moins on a d'appétit.
- Une petite anisette ? - Si vous voulez.
- Une seule, Pop. - Oui, juste une.
Je vais m'en occuper.
Ida, je voulais te demander la recette des aubergines.
Carmela, pourquoi tu ne fais plus de tresses ?
- Papa, j'ai 17 ans ! - Le mois prochain.
- Papa ! - 17 ans, la belle affaire !
Tu es une grande fille, c'est ça ?
Ta mère avait des nattes jusqu'à ses 21 ans.
Assieds-toi.
Hé, Pop, regarde ça.
Je te l'avais bien dit que ça s'agiterait à Ho Chi Min.
Ils ne plaisantent pas.
- Carmela ? - Oui !
Tu es parti au bon moment, Vinny !
Ils ont des serpents là-bas. Une morsure et tu es mort.
La malaria. Qui pourrait vivre dans ces jungles ?
Qui voudrait ?
Carmela, et cette vaisselle ?
Carmela, arrête de traînasser et va aider ta mère.
Moi ? C'est toi qui...
Ne sois pas si faignante !
Je vais la faire venir !
Il y a beaucoup à faire !
C'est de sa faute.
Pas l'un pour rattraper l'autre. Va débarrasser.
Je ne veux rien entendre.
Dom, alors tu veux convaincre Vinny de se joindre à vous.
Qui te l'a dit ?
Qu'est-ce que ça peut faire ? C'est la vérité.
Oui, je le parraine.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Pourquoi tu ne dis rien ?
Écoute, Frank, je sais ce que tu en penses,
mais j'ai une chance de...
Tu n'as rien. Rien. Tu comprends ?
Ce n'est pas de sa faute.
Ne t'en mêle pas. Je suis chez moi et je parle à mon frère.
Je veux savoir que tu comprends bien.
Je te parle !
As-tu oublié ce que je t'ai dit l'autre jour ?
Tu n'as jamais dit que tu allais y adhérer.
On te l'a dit 100 fois, de 100 façons différentes
mais tu n'écoutes pas.
Je t'ai dit que je ne risquerai pas ma peau pour toi
J'ai dit que l'affaire des électroniques marcherait.
Je vais travailler avec eux et Dom va me parrainer.
Vous avez tout décidé, tous les deux.
Et alors ?
Je vais te dire,
je ne te laisserai pas faire. Ça va t'exploser à la figure.
Je vais le faire ! Entre-toi ça dans le crane.
Tu es hors-jeu, tu ne peux plus me dire quoi faire.
Tu ne vas pas suivre, c'est bon, mais tu ne m'entraîneras pas.
Tu as du culot de me faire ça.
- Faire quoi ? - Me trahir !
Personne ne t'a trahi, tu as été évincé.
C'est comme ça qu'on va s'en sortir, hein ?
Je te le dis, je ne vais pas te laisser faire.
Et moi, je te dis que je vais le faire. Ne me donne d'ordre.
S'ils disent oui, je m'en vais avec eux.
- Que ça te plaise ou non. - Non.
Tu n'as pas ton mot à dire. C'est au conseil de décider.
Arrêtez !
Allez ! On s'en va.
Tu veux te disputer ? Prends les enfants et viens !
Maintenant !
C'est ton frère, Frank. Tu l'as oublié ?
Ne dis rien. Pas un mot.
Vous ne savez pas ce qui se passe.
Vous ne savez pas.
La mafia n'existe plus depuis longtemps.
Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu es sourd ?
Tu n'écoutes pas ?
Tu as oublié ce qu'on représentait.
Dominick a dénoncé Pop. Tu crois que je peux oublier ?
Jamais.
- Oui ? - Don Francesco ?
Don Peppino ?
N'oublie pas. On attend. Tu as un travail à faire.
On compte sur toi.
Bien sûr.
Tu ne t'en mêles pas. Donne le contrat à quelqu'un.
Je dois le faire.
Ils sauront que c'est toi.
Et ils sauront.
Et ensuite ?
Je prendrai des vacances en Sicile.
Je suis avec toi, Frank. Tout ce que tu veux.
Frank, on utilise le 5e amendement quand ça va mal.
Ce Kessler veut ta peau, pour les emprunts du syndicat.
Comment tu t'en sors là ? Frank ?
Tout va bien. Je vous l'ai dit.
J'ai fait un emprunt à mon dock pour équilibrer les comptes.
D'accord.
Los Angeles nous envoie deux mécanos pour faire le plus gros.
Autre chose ?
On doit parler de cette histoire avec Vince. Dom ?
Ouais. Tout d'abord....
tout le monde sait ce qui s'est passé avec ton frère et moi.
On doit faire quelque chose, car ce n'est bon ni pour toi,
ni pour moi, ni pour les autres.
Ensuite, je dis que Vince devrait travailler pour nous.
Vince est exclu. Voilà ! Problème résolu !
Une telle décision a des répercussions sur tout le monde.
C'est vrai, sur tout le monde.
Sur moi aussi.
Pourquoi personne ne me l'a dit ?
Pourquoi ?
J'ai dit qu'il fallait attendre de voir ce que tu allais faire.
Tu crois qu'on a envie d'utiliser ces stratagèmes.
On doit toujours te traiter différemment.
On doit fermer notre gueule parce que tu vas faire
ce que tu veux, quoi qu'il arrive.
C'est ma faute, depuis le début. Des balivernes !
Qu'est-ce qui te rend si spécial ?
Ce n'est pas une partie de bocce.
Attends, Dom ! On ne peut pas commencer à se rudoyer comme ça.
Frank. Regarde tout ce que tu as.
Tu vieillis, tu as une famille, tu amasses tes coupons,
et tu récoltes tes loyers. Tu n'as plus à courir.
Tu paies tes impôts et tu vis confortablement.
Pourquoi ?
Parce que chaque décision n'est pas prise dans l'intérêt
d'un seul homme.
Tu ne sembles pas voir l'importance de Vince ici
et de la somme d'argent impliquée. Elle est conséquente.
- Dominick suggère... - Dominick !
Quel homme ! Il suggère, recommande, informe...
Il est le meilleur au monde !
Tu ne comprends rien !
Tu ne contrôles pas mon frère, sale Camorrista.
Arrête, Ginetta !
On devrait voter.
Votez tant que vous voulez, mais Vince n'est pas à vous.
C'est à moi de dire et je dis, non.
La réponse est non.
La cible principale de Kessler : Frank Ginetta,
présumé leader de la Cosa Nostra et du syndicat.
Ginetta sera interrogé sur des activités de racket,
extorsion et trafic de main-duvre dans l'est.
Le procureur a dit une chose,
Il est temps que le public voie au grand jour
ce saint patron de la classe ouvrière.
Kessler prévoit d'arrêter Ginetta,
Soupçonné de vol qualifié, meurtre et agression...
Tu n'as pas des devoirs ?
Papa ?
Est-ce que c'est vrai ?
Quoi ? J'ai droit à un autre interrogatoire ?
Tu crois tout ça, ou ce que tu as ici ?
Tu crois qui ? Je te le demande. Hein ?
Va faire tes devoirs.
Oui ?
Comment va l'il ?
Ça va.
Frank, je ne comprends pas comment tu as pu tout faire capoter.
Dominick te l'a déjà dit.
Dominick est ton ami, il essaie de t'aider.
Les autres sont prêts à te virer.
Tu dois m'écouter,
tu as de vrais ennuis.
Des ennuis ?
Des ennuis, il dit !
Vinny, tu es intelligent.
Tu as fait des études, la totale.
Mais tu ne comprends rien.
Tu as placé tes billes dans l'électronique.
Tout est en place.
Tu fais ce que tu veux à partir de maintenant.
Que vas-tu faire ?
C'est drôle.
Tu es comme moi. Tu fais ce que tu veux, tant pis pour les autres.
Quand tu ne peux plus te battre, tu deviens un meuble.
La seule chose qui compte, c'est le vote. Le vote.
Dom ne te l'a pas dit, hein ?
De quoi tu parles ?
En Sicile, pour engraisser un taureau, on les castre,
pour qu'il ne soit plus efficace avec les vaches.
Il n'est plus bon à rien.
Il ne se bat plus. Il engraisse. C'est tout.
C'est ça, le vote.
C'est n'importe quoi !
N'importe quoi, hein ? Tu t'en rendras vite compte.
Appelle Dom ! Je t'en supplie.
- Je suis vraiment fatigué. - Je vais l'appeler, alors.
- Que veux-tu de moi ? - Que tu lui parles.
Laisse tomber.
Tu dois faire quelque chose.
Je t'en prie, Frank.
D'accord. Je parlerai à Dom demain.
Tu promets ?
Bien sûr.
Bien sûr, je te promets.
Attends ! Écoute-moi !
Je t'ai déjà écouté. Trop.
- Les gars sont furieux. - À ton avis ?
On doit réparer la situation.
On" ? Tout d'un coup, c'est "on.
Tu avais raison. Le petit a raison.
C'est la voie à suivre.
Bon, on devrait parler.
OK. Parlons.
- Tu as mangé ? - Non.
Allons à Scarpati pour des crevettes, des palourdes.
On ne l'a pas fait depuis longtemps.
On mange et on règle tout.
- Tu es fou. - Je meurs de faim !
Moi aussi. J'étais sur le point de t'abattre.
Pete !
Je n'arrive pas à comprendre.
Qu'est-ce qui pousse un homme à agir de la sorte ?
Vous avez une idée dans la tête et elle reste.
Rien n'y fait.
Il faut que je change.
Solly l'a dit.
On ne peut pas se tirer dans les pattes.
Surtout toi et moi.
C'est vraiment bête. Trop bête.
Enfin ! C'est la première chose censée que tu dis.
Eh bien.....
Un verre ?
Merci.
Santé !
Pete, je bois pour toi parce que tu conduis.
Parfois je me demande où sont passées toutes ces années.
Tu te souviens de Benjy Miller ?
Non.
Benjy Miller ! Hé, Pete !
- Tu te souviens ? - De Benson.
J'avais un contrat sur lui que je n'oublierai jamais.
Il était méfiant. Personne ne pouvait l'approcher.
Écoute-moi.
J'ai passé 2 semaines à être son copain.
J'allais de bar en bar avec lui pour essayer l'amadouer.
Mais je ne pouvais pas être armé parce qu'il était trop méfiant.
Après deux semaines, il m'adopte.
Mais vraiment.
Il veut me marier à sa sur. C'est pour dire.
Tout est prêt.
On sort d'un bar sur Washington Street.
On dépasse la foule. Pete me refile le 38.
Je marche à côté de lui. On rigole, je passe mon bras.
Je le conduis vers la jetée.
Je pointe l'arme sur lui et je tire.
Rien !
Il me regarde les yeux écarquillés.
Je me mets à rire.
"Que se passerait-il si je n'étais pas ton ami ?"
"Tu as bien raison. Je dois faire plus attention."
Et on retourne dans le bar.
Ce n'est pas tout !
Dans les toilettes, je bidouille l'arme avec une fourchette.
Ça me rend fou.
Je sue, je jure, mais je réussis à le réparer.
On ressort du bar. Je suis très proche.
Même jetée, même endroit, et cette fois-là...
Trois bangs dans le cur.
Tu aurais dû voir sa tête.
C'était toute une époque.
Tu m'étonnes.
Tu sais, j'ai eu 460 dollars pour ça.
J'avais 20 ans, c'était fou.
Certains le faisaient pour 100. 50 !
Il t'abattait dans l'église.
Ou dans une allée sombre.
On ne savait jamais si on était visé ni pourquoi.
On te dénonçait pour un rien. Tu t'en souviens ?
- Oui, je me souviens. - Moi aussi.
41 d'entre eux. Tu te souviens ?
Giovanni Lippi. Franco LoBello.
Eduardo Ruggerio,
Rafaello Luca, Guiseppi Siragusa,
Carmelo Pellegrino
Salvatore Ricciardi,
Felipe Mani,
Franco Balestera, Antonio Ginetta,
Umberto Arrosa, Emilio Paresi,
Nicola Callace.
OK. Passons au vote.
- On l'élimine. - On l'élimine.
On l'élimine, alors.
Il ne s'y attendra pas venant de toi.
On te dira quand.
Peut-être dans un mois ou deux.
Procure-toi un passeport.
L'organisation estime que tu mérites une chance
puisque tu n'étais pas dans le coup.
Si ça ne tenait qu'à moi, vous tomberiez tous les deux.
Pas de bavure, Vinny.
Tu es tout seul là-bas.
Tu t'en sors indemne, tant mieux.
Sinon, tant pis pour toi.
Dégage.
Fais attention à toi.
Tu marches sur du verre.
Tu tues ce porc ou tu vas organiser des enterrements.
Vas-y !
Tu as bien dormi ?
Oui.
- Viens. - Où est-ce qu'on va ?
Viens ! Toto nous attend.
C'est ta tante. Zia Sarina.
J'oublie les noms, mais ils sont tous de la famille.
Tiens ! C'est ton petit cousin, Angelo.
C'est Vince des États-Unis.
Il te ressemble.
Allez ! Viens !
Du vin !
Un instant ! Un instant !
La première gorgée est pour mon frère !
C'est une fête ou pas ? Musique !
Pars d'abord.
Tu viens avec moi.
Non.
Viens avec moi. Je veux te montrer quelque chose.
Vinny, tu vois ces oliviers ?
J'en ai volé un sac plein quand j'avais 13 ans.
Pop est venu à ma recherche.
Je me suis caché sous le lit toute la journée.
Ils m'appelaient "riccotaru".
Ensuite, picciotu".
Tu sais ce que j'ai ressenti la première fois
qu'un capo m'a appelé mafioso ?
Quelqu'un avec du respect.
C'est un mot fort.
La Santa Mama.
Ce sont de vieilles affaires aux États-Unis, mais ici,
c'est dans l'air.
Le fruit a un goût différent. Ça doit être la terre.
Tu ne sais pas comme ça me fait du bien d'être revenu.
C'est celui de Pop.
Il est beau, hein ?
Cumpari Alfonsu l'a gardé.
De la qualité, fabriqué en Belgique.
On les appelle des "a'lupara".
Pour tuer un "lupu", un loup.
Tu sais depuis quand on utilise ce genre de fusil ?
Quand quelqu'un doit mourir,
ça se fait après avoir bu et mangé avec la famille.
D'abord la nourriture, l'amour...
puis a'lupara.
Fais ça vite.
D'accord.
Vinny, tu dois me tuer. Tu es pris à la gorge.
Où est-ce que tu vas aller ?
Et Emma ?
Tes enfants ? Ma Carmi ?
Ils te tiennent.
Ne t'inquiète pas, Vinny ! Tout ira bien.
Toto te conduira à Palerme.
Je te salue, mon frère.
C'est drôle, hein ?
Moi à la place de Pop.
Et toi à ma place.
Comme si on était la même personne.
C'est drôle, hein ?
À travers l'histoire, il y eut des hommes
rêvant d'être de courageux héros,
des hommes rêvant qu'aucun défi
ne serait trop grand pour eux.
Quand le moment fut venu pour ces rêveurs
de devenir vraiment de courageux héros...
Maman !
D'autres hommes ont rêvé de devenir de grands héros,
de dompter les forces redoutables de la nature.
Ces hommes étaient d'une endurance
et d'une puissance surhumaine.
Et lorsque ces rêveurs approchèrent
de l'ultime victoire...
Maman !
L'histoire recense les exploits d'autres hommes
rêvant de se distinguer
par de grandes réussites scientifiques,
rêvant d'atteindre les sommets de la science pure,
donnant de leur personne, transmettant leur savoir,
faisant de leur mieux
pour soulager les maux de l'humanité.
Lorsque le moment fut venu pour ces rêveurs
de mesurer leurs rêves à la réalité.
Ne faites pas ces bruits, s'il vous plaît.
Tout sauf ces bruits, je vous en prie.
Maman !
Maman !
Il ne suffit pas de rêver pour devenir un grand homme.
Qui dit film américain, dit héros.
On doit choisir parmi ceux-là.
Lequel sera notre héros ?
Le courageux soldat ?
L'intrépide alpiniste ?
Ou l'illustre homme de science ?
Que le véritable héros de ce film s'effondre,
S'il vous plaît.
Voici le gagnant.
Ce film raconte l'histoire d'un homme
qui rêvait de devenir médecin,
mais qui malheureusement... Enfin, vous verrez.
Apportez immédiatement la camisole.
Vous comprenez ? Tout de suite. Vous m'entendez ?
Du calme. On sera prêts.
Jérôme Littlefield, vous êtes demandé à la réception.
Jérôme Littlefield, vous êtes demandé à la réception.
Apportez la camisole.
J'ai entendu, infirmière Higgins.
J'ai entendu l'interphone.
Jérôme Littlefield. À vos ordres.
J'y suis. Au cur de l'action. J'arrive. Me voilà.
J'arrive. Je l'ai !
Vous m'appelez et je... Pardon. Je suis là.
Oui. Je bondis aussitôt.
Vous me demandez et je.....
Je suis venu aussi vite que j'ai pu
et j'ai apporté la... J'ai la....
Je saurai quoi faire de la camisole
si vous n'arrêtez pas.
J'essayais juste de vous dire que quand.....
Je sais, Jérôme. Vous ne faites qu'essayer.
C'est pour cela que je vous aime bien,
parce que vous essayez tout le temps.
Mais vous en faites trop !
Pourquoi criez-vous ? Je voulais simplement aider.
Il n'y a que comme ça que vous entendez.
J'ai de bonnes oreilles. Pourquoi dites-vous ça ?
Des deux côtés, ça rentre.
J'entends tout ce qui se passe.
Même les sons les plus faibles.
Parfois, je ne dors pas de la nuit
à cause des moustiques que j'entends sur mon oreiller...
C'est parfait, Jérôme.
Vos oreilles sont donc des radars.
Veuillez filer avec cet habit de dingue !
J'y vais de ce pas, infirmière Higgins.
- Qui est-ce ? Quelqu'un... - Fat Jack.
Il a encore craqué. Comme chaque année à cette période.
Le Fat Jack de la télévision ? Je l'adore.
C'est le plus drôle.
Vous avez vu son émission ? Quelle classe.
Tout en finesse,
il a voulu mettre un fer à cheval à un dinosaure.
Bouclez-la et filez !
D'accord ! J'y vais !
SANATORIUM & HÔPITAL WHITESTONE
Je suis prêt. J'ai la camisole.
Je suis prêt. Fin prêt...
OÙ avez-vous appris à conduire ?
Vous avez failli m'écraser.
N'oublie pas, Simplet. Ce type est dangereux.
Dès qu'il sort, attrape-le.
- Tu es prêt ? - Oui. Je vais l'attraper.
Fattie Jack.
Regardez comme il file !
- Va l'attraper ! - J'y vais de ce pas.
Hé, Fattie Jack ! Jackie Fattie !
Par ici, Jackie. Jack Fat.
Hé, Jackie. Jackie Fattie. Fattie Jackie.
Croisez les doigts. Ils sont capables de s'entretuer.
Fat Jack. Fattie.
Je vous regarde à la télé. Je suis votre plus grand fan.
- Fat Jack. - Tu me regardes à la télé ?
Je regarde les troisièmes rediffusions des émissions.
- TU m'aimes ? - Vous êtes le meilleur.
Tu sais qui est le meilleur ? C'est moi.
- Vous êtes drôle. - Tu es un fan ?
- Oui. - Qui es-tu,
- Une espèce de dingue ? - Pas du tout.
Que fais-tu avec cette camisole ?
- Oh, la camisole. - Oui, la camisole.
Serait-elle à ma taille ?
Vous pensez qu'elle est pour vous ? Ridicule.
- Alors, elle est pour toi. - Non.
Tu es donc une espèce de dingue.
- Vous fâchez pas. Du calme. - Autre chose...
Attendez une minute ! Attendez une minute !
Bonne nuit, Janet.
- Bonne nuit, Francine. - Bonne nuit.
Où est le prince de tes rêves ?
Il va arriver.
Pense à tous les psychiatres qui aimeraient
partager leur divan avec toi et oublie cet aide-soignant.
Tu vas être en retard. Dépêche-toi.
Je sais, ce ne sont pas mes affaires.
- Au revoir, Julie. - Bonne nuit, Janet.
J'ai demandé du champagne millésimé.
Vous entendez ? Millésimé.
- Allez en chercher. - Oui, Mlle Marlowe.
Quelle mauvaise habitude de boire pendant le service.
Essaie la réglisse. C'est meilleur.
Tu ferais bien de réparer son poste avant qu'elle explose.
J'y vais de ce pas. Attention.
Voilà.
Vous voulez que je répare votre poste ?
Il était temps. Regardez-moi ce poste.
Oh, en effet...
Ce n'est pas grave du tout.
Je suis là pour me reposer.
- Soigner mes nerfs à vif. - Un petit réglage.
- Oublier mon cinquième mari. - Oui.
- Préparer ma sixième fugue. - Vous ferez bon voyage.
Étant donné que je paie 75 dollars par jour
- pour cette chambre.... - C'est cher.
- je ne peux exiger... - Et pas couvert.
- Que le poste de télé.... - Un léger réglage...
fonctionne dans une chambre à 75 dollars !
Je ne pense pas vraiment que....
Je n'ai qu'un léger réglage à faire...
Alors, faites-le !
J'allais le faire, et vous avez hurlé.
Ce n'est qu'un tout petit réglage.
Un réglage à l'arrière arrêtera la neige.
Vous allez voir.
C'est terrible, cette neige.
Je vais dans le poste et j'arrête la neige.
Parce que... C'est tout. Ce n'est que...
Un tout petit réglage.
Je l'ouvre et je règle ça.
Alors... La neige, ça ne vous aide pas à....
Il ne neige jamais en Californie, mais....
Il fait froid.
Je n'arrive pas à l'éteindre. Où est le bouton ?
Comment faites-vous... La prise ?
Je n'y arrive pas.
Il neige. Je débranche.
Que faites-vous ?
Que faites-vous ?
- Sortez-moi de là ! - Infirmière Higgins.
Vous n'êtes qu'une triple andouille !
Entrez.
- Bonjour, Dr Davenport. - M. Littlefield.
Ponctuel, comme toujours.
- Oui, enfin, docteur... - Étendez-vous.
Je dois partir. Je....
Reprenons où nous en étions.
Vous aviez rêvé que votre mère avait trois têtes
et vous aviez honte d'elle
aux réunions parents-professeurs.
Oui. J'ai rêvé de ça.
C'était parce que les autres mères avaient quatre têtes
et plus de place pour leurs chapeaux.
Je dois me sauver. Je dois aller voir le Dr Howard.
J'ai un problème.
Le Dr Howard ? Sacré problème.
Je serai de retour demain matin à la même heure,
- si cela vous convient. - Oh, oui. Faites donc.
J'ai hâte d'en savoir plus sur cette réunion.
Oui, monsieur. Merci.
Cette réunion a pour objet d'assainir l'atmosphère.
Pour savoir où est la place de chacun
dans cette situation.
Tout est de ma faute, Dr Howard.
J'essayais juste de réparer son poste de télé.
S'il n'y avait que cette fois-ci.
Et ce n'est de la faute de personne.
Mais vous êtes si soucieux de bien faire...
Vous en faites trop.
Je ne cesse de le lui répéter.
Je n'arrête pas de lui dire. À Jérôme, bien sûr.
Jérôme, vous en faites trop."
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.