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Original subtitles

Réveille les Américains.

OPÉRA NATIONAL

Notre monde est clair-obscur.

Notre monde est clair-obscur.

Sans ami, au crépuscule.

Cet attentat est un leurre pour vous éliminer.

Mais j'ai pris contact.

Vous livrer ou vous tuer. J'ai deux minutes. Décidez-vous.

Où est le colis ?

Au vestiaire.

Restez !

Prends le sien !

Tu fous quoi ?

Tu fous quoi ?

Qui t'es ?

Sans ami, au crépuscule ?

Vous suffirez. Amenez-le aux autres !

Échangez vos vêtements pour tromper les Ukrainiens.

Drôle d'encapsulation.

Indatable, mais fiable.

Votre issue ?

Galerie des égoûts.

Prenez ça.

Emmenez-le vers sa sortie. Je me méfie.

Désamorçable ?

Centralisée. Avec d'autres ?

Ils effacent les traces.

- Le public. - Non-VIP.

- Pas notre mission ! - Ça devient la mienne.

Allez-vous-en.

Inutile de tuer ces gens.

Pas un gars à nous.

Tant qu'il aide !

C'est pas le bon !

Un homme peut tenir sa langue environ 18 heures.

Alors, tes collègues seront à l'abri vers 7 h.

Lui, il a pas tenu 18 minutes.

Mais il avait rien à cacher.

Tu exfiltrais un gars sans intérêt.

Risqué.

Sauf si tu comptais sur ça ?

La mort...

dotation CIA.

Te sacrifie pas

une fois qu'ils seront à l'abri.

Presque 7 h !

Il avance !

Faut le reculer d'une heure.

Recrache !

Bienvenue dans la vie d'après.

On vous a mis en coma artificiel

le temps de vous sortir d'Ukraine

et de vous refaire la bouche.

La capsule de cyanure

était fausse.

Pourquoi ?

Vous tester.

Tester ?

On m'a arraché les dents.

Mon équipe est à l'abri ?

Non.

Barbouzes russes, a priori.

Quelqu'un a parlé.

Pas vous.

Vous avez préféré mourir que lâcher vos collègues.

On pense tous qu'on foncerait

dans le bâtiment en feu.

Mais il faut sentir la chaleur

pour savoir vraiment.

Vous, vous savez.

Je démissionne.

Impossible. Vous êtes mort.

Votre devoir transcende l'intérêt national.

C'est une question de survie.

Pour qui ?

Tout le monde.

C'est une guerre froide, glaciale.

Connaître sa vraie nature, c'est déjà perdre.

Le savoir est cloisonné.

Je n'ai à vous donner

qu'un geste

associé au mot "précepte" :

Tenet.

À manier avec soin.

Il ouvre de bonnes portes

et de mauvaises.

On ne vous a dit que ça ?

Ce test que vous avez réussi...

est sélectif.

SERVICES MARITIMES

Avec un gilet fluo

et un porte-bloc, on entre presque partout.

Presque.

Obscur précepte.

Pas de causette révélant qui on est, ce qu'on fait.

Je viens savoir ce qu'on fait.

Vous venez pour le comment, pas le quoi.

Le quoi, c'est votre rayon,

pas mes affaires.

Pour faire mon travail,

il me faut une idée de ce qui nous menace.

Si j'ai bien compris, une Troisième Guerre mondiale.

L'holocauste nucléaire ?

Non.

Pire que ça.

Visez, tirez.

Vide.

Visez.

Sortez le chargeur.

Comment ?

Une de ces balles, comme nous, avance dans le temps.

L'autre recule.

Devinez-vous laquelle ?

Et... maintenant ?

Elle est inversée.

Son entropie recule et on croit voir son mouvement inversé.

Peut-être une radiation inverse due à la fission.

Pas créée ici ?

On ne saurait pas faire.

D'où elle vient ?

Fabriquées dans le futur, ces balles remontent jusqu'à nous.

Essayez.

Il faut l'avoir lâchée.

Elle bouge avant que je la touche ?

Selon vous, vous l'avez attrapée.

Selon elle, vous l'avez lâchée.

Mais la cause précède l'effet.

Ça, c'est notre vision du temps.

Et le libre arbitre ?

Elle a bougé, car vous y avez mis la main.

Qu'on fasse marche avant ou arrière, vous avez causé ça.

N'essayez pas de comprendre.

Ressentez.

L'instinct.

D'accord.

Pourquoi ça fait si bizarre ?

Vous ne tirez pas la balle,

vous la recevez.

J'ai déjà vu ce type de balle.

Sur le terrain ?

Elle m'a raté de peu.

Vous avez eu une sacrée chance.

Une balle inversée serait dévastatrice.

Ce serait pas joli.

Elles font actuelles.

Peut-être. Et inversées dans le futur.

Trouvées où ?

Avec la plaque qu'on m'a confiée,

comme tout ce que j'étudie ici.

Métaux analysés ?

Oui, pourquoi ?

L'alliage peut indiquer leur origine.

Écoutez.

Ça sent pas l'apocalypse.

Ça paraît bénin, car c'est un engin simple :

balle de plomb, douille de laiton, poudre à canon.

Mais ils risquent de pouvoir inverser à peu près tout.

Un engin nucléaire censé n'affecter que l'avenir...

inversé, pourrait aussi affecter le passé.

Avec l'expérience, on trouve plus de matériel inversé.

Des résidus d'objets complexes.

On aurait affaire à quoi ?

Aux débris d'une guerre proche.

Oui ?

- Monde clair-obscur. - Sans ami, au crépuscule.

T'es en vie ?

Même un mort a besoin d'aide.

Concrètement ?

Être introduit, à Mumbai, auprès de Sanjay Singh.

Singh ?

Il sort jamais de chez lui, un sacré chez-lui.

C'est sûr, j'ai ça devant moi.

Je vais voir qui est dispo.

Bombay Yacht Club, dans deux heures.

Donc, vous voulez rencontrer un notable de Mumbai, au débotté.

Moi, c'est Neil.

Un certain Sanjay Singh.

Impossible.

Dix minutes, max.

La durée n'est pas le problème.

C'est ressortir en vie, le problème.

Vous prendriez un enfant en otage ?

Une femme ?

Au besoin.

Je veux rester discret.

Une vodka tonic et un Coca light.

Quoi ? Vous ne buvez pas en service.

Vous êtes bien informé.

Ça paie de faire notre métier.

Je préfère l'eau gazeuse.

Faux.

Vous êtes bon para ?

Cheville cassée à l'instruction.

Singh vit pas assez haut pour qu'on se parachute.

- C'est sautable à l'élastique. - Ça ne se dit pas.

Mais ce peut être le seul moyen de ressortir.

Ou d'entrer, au demeurant.

N'approchez pas.

Une balle atypique a failli me tuer, en Ukraine.

Je veux savoir qui l'a fournie.

Je m'appelle Sanjay.

Et vous ?

Pas de causette ?

Personne à l'autre bout.

Pour vous aider.

Ça va refroidir.

Pourquoi je saurais qui ?

Alliage venant exclusivement d'Inde.

Donc de vous.

Jolie supposition.

Déduction.

Soit !

Écoutez, l'ami...

les armes n'aident pas à négocier efficacement.

Je ne suis pas celui qu'on envoie négocier.

Ni faire affaire.

Je suis celui à qui on parle.

Je ne peux pas...

vous dire.

Vous trafiquez des armes, l'ami. Facile pour moi de tirer.

Parler d'un client

violerait ses préceptes de vie.

Si vous êtes attachée aux préceptes...

dites-moi tout.

Pas tant que vous braquez mon mari.

Sanjay ?

Sers donc à boire à notre invité.

Santé !

Priya.

C'est votre affaire.

Avec un prête-nom masculin.

Votre trafiquant, c'est Andrei Sator.

L'oligarque russe.

- Vous connaissez ? - De loin.

Devenu milliardaire grâce au gaz.

Parti à Londres.

Serait en froid avec Moscou.

Très bien.

Sauf qu'il doit ses milliards au plutonium.

Mais comment et pourquoi vous lui avez vendu des balles inversées ?

Je lui ai vendu des balles ordinaires.

Comment il les inverse ?

Nous pensons qu'il sert d'intermédiaire

entre aujourd'hui et l'avenir.

Il communique avec l'avenir ?

Comme nous tous, non ?

E-mails, cartes de crédit, textos.

Ce qu'on consigne parle directement à l'avenir.

Reste à savoir...

si l'avenir peut répondre.

À moi de le découvrir ?

Pour aborder Sator, il faut un protagoniste tout frais.

Et vous êtes frais comme une rose.

Approchez-le.

Découvrez ce qu'il reçoit et comment.

On peut y mêler le MI6 ?

J'ai un contact non lié à Sator.

Vous aviez bien une issue.

Dont je raffole pas.

Monsieur ?

Je déjeune avec M. Crosby.

Sir Michael Crosby, je suppose.

Supposez donc.

Veuillez me suivre.

J'ai commencé sans vous. Navré.

Je vous rattraperai.

Pareil pour moi.

- J'envoie le garçon. - Dites-lui directement.

Vous vous intéressez à un certain Russe.

Anglo-Russe. Je marche sur des œufs.

Il a ses entrées au MI6.

Je leur ai dit qu'il les enfume, mais...

ils s'en moquent !

Parlez-moi de lui.

Vous aurez entendu parler des villes secrètes de l'URSS.

Fermées, non cartographiées, bâties près d'industries sensibles.

La plupart ont été ouvertes, avec un nom normal.

Pas celle où Sator a grandi : Stalsk-12.

Dans les années 70, 200 000 habitants.

On l'a cru abandonnée.

Abandonnée ?

Un mystérieux accident.

Puis, ils y ont fait des essais souterrains.

Il y a 15 jours, le jour de l'opéra de Kiev,

nous avons détecté une explosion en Sibérie du nord,

là où se trouvait Stalsk-12.

Sator a surgi de ce vide cartographique,

avec assez d'ambition

et d'argent pour pénétrer l'establishment.

À travers sa femme.

Katherine Barton, nièce aînée de sir Frederick.

Experte en art chez Shipley's.

Couple solide ?

Pour ainsi dire séparé.

Comment j'aborde Sator ?

À travers elle.

Vous surestimez mon charme.

Loin de là.

Nous avons un atout.

Vous avez un Goya dans un sac Harrods.

Un faux de l'Espagnol Arepo.

D'un lot de deux saisi chez un escroc de Berne.

Où est passé l'autre ?

Chez Shipley's. Authentifié par Katherine Barton,

mis en vente...

et qui l'a acheté ?

Son mari ?

Elle sait que c'est un faux ?

Difficile à dire.

La rumeur veut

qu'elle et Arepo aient été intimes.

Écoutez,

sans vous vexez,

on ne joue pas au milliardaire en s'habillant

chez Brooks Brothers.

Budget limité, j'imagine.

Sauvez le monde et nous ferons nos comptes.

Besoin d'un tailleur ?

Non. Vous autres Britanniques ne trustez pas le snobisme.

Nous en sommes

plutôt actionnaires majoritaires.

Je peux l'emporter ?

Sûrement pas.

Au revoir, sir Michael.

Monsieur ?

J'ignorais que nous avions rendez-vous, monsieur...

Goya.

M. Goya.

Non, on vous dit spécialiste de Goya.

Extraordinaire.

Il vaut combien ?

Ne nous emballons pas.

Il y a beaucoup à faire avant de l'estimer.

Provenance,

examen microscopique, rayons X.

Qu'en dit votre cœur ?

Où l'avez-vous acquis ?

Tomas Arepo.

Je l'ai acheté une misère à un banquier suisse enragé.

Puis Arepo m'a dit que j'avais fait une affaire,

votre mari ayant payé une fortune l'autre dessin.

Une affaire ? C'est un faux manifeste.

C'est un faux excellent. Vous le savez parfaitement.

C'est l'information, l'affaire.

Que j'ai aidé à flouer mon mari ?

Nous sommes confrères, mais il est inabordable.

Faisons un arrangement, vous et moi...

Chantage.

Assumez le mot.

Comme mon mari.

Hélas, il vous a devancé.

Il sait et n'a rien fait ?

Non, pourquoi ?

Ça lui a coûté neuf millions...

Comme les vacances qu'il nous a imposées.

Sur Mars ?

Au Vietnam, sur notre yacht. Son yacht.

Vous avez le costume, les souliers, la montre.

Pas la carrure.

Les gens qui font fortune, comme votre mari,

acceptent rarement qu'on leur soutire le moindre sou.

Grâce au dessin, il a prise sur moi.

Il a parlé d'appeler la police.

De prison.

Et ce qui s'ensuit.

Il me contrôle.

Le temps passé avec mon fils. Tout.

Partir était difficile. Là, c'est impossible.

Je ne peux me battre.

Juste supplier.

Au Vietnam, j'ai ravivé l'amour.

Pensant qu'il me rendrait mon fils.

Nous étions sur ce sale bateau à contempler le soleil couchant

et singer notre vie d'avant.

Le croyant heureux, j'ai demandé.

Et il m'a fait une offre.

De partir en renonçant à mon fils.

Je m'exprime.

J'emmène Max à terre. Il nous appelle, repentant.

En rentrant, je vois une inconnue plonger.

Lui a disparu.

Je l'ai tellement enviée.

Vous ne semblez pas jalouse.

De sa liberté.

Je rêve de plonger de ce bateau.

Vous avez un fils.

C'est ça ma vie, maintenant.

Saviez-vous le dessin faux ?

Non. Tomas et moi étions intimes.

Peut-être trop.

J'ai fait une erreur.

Andrei confond erreur et trahison.

Mais je ne l'ai pas trahi.

Je pense avoir laissé passer ma chance.

Il a laissé aller Arepo.

Si vous aviez vraiment vu Arepo, vous sauriez qu'il ne va plus

nulle part.

On s'est téléphoné.

Et qu'il ne téléphone plus.

Où est ce dessin ?

Pourquoi ?

Présentez-moi.

Et j'élimine ce dessin.

Plus d'accusation, de prise sur vous.

Je serais votre seconde chance.

Je ne cherche pas la rédemption.

De trahir.

Amis de votre mari ?

Vous saviez ?

Ils ne vous tueront pas.

Andrei évite de trop se frotter aux polices locales.

Ma tête ne vous revenait pas.

Mais si.

Autant que ça dégénère avant que je m'attache ou pas.

J'ai glissé mon numéro. Appelez pas de chez vous.

Vous ne répondrez pas.

Je pourrais vous étonner.

J'ai commandé un frappé il y a une heure.

Peut-on y aller ?

Je vous en prie !

Il veut que vous voyiez.

Il obtient ce qu'il veut.

Pas toujours, on dirait.

Anna dit qu'on va à Pompéi

voir de la lave !

Oui, on ira ensemble.

Je viens aussi !

J'avais parlé de vous étonner.

Il est mignon.

Il est tout.

Où est le dessin ?

À Oslo.

À l'aéroport.

À l'aéroport ?

Dans un port franc.

Entrepôt d'œuvres d'art achetées...

Pas encore taxées.

On en a créé une chaîne.

Rotas Construction les a bâtis. J'ai amené les clients.

Ce sont des paradis fiscaux.

PORT FRANC

On y voit ses placements sans les importer,

afin d'échapper aux taxes.

Salon de transit pour œuvres d'art ?

Art, antiquités...

tout objet de valeur.

- Tout ? - Ce qui est légal.

Comme une banque suisse,

c'est opaque.

Un port franc n'est souvent qu'un simple entrepôt.

Ici, nous faisons tout pour agrémenter votre...

Le dessin doit être à celui d'Oslo.

Par ici, les chambres fortes !

Doit être ?

Doit être ?

On y va quatre à cinq fois par an.

- Pour l'art ? - Ses trafics.

L'art ne compte pas pour Andrei.

Les ports francs, si.

Structure rappelant le Pentagone.

Chaque chambre est une structure distincte.

Un dégât dans l'une ne touche pas les autres.

Et accès biométrique direct...

depuis les pistes.

En venant du terminal ?

Des jets privés.

Bien entendu !

Notre logistique

livre vers ou depuis

tout autre port franc au monde, sans douane.

Qu'espères-tu y trouver ?

Tu veux savoir ?

Je suis pas sûr.

Prends des gants plombés.

Mince...

c'est nucléaire.

Pendant la visite,

observe leurs mesures incendie.

Les documents...

Craignent le feu, oui !

Non, l'eau des gicleurs incendie.

Nous n'en utilisons pas.

Nous inondons de gaz halogéné.

Qui vide l'air en un instant.

Vous me montrez ?

Nous étoufferions.

Et les employés ?

Le gaz n'atteint pas les deux couloirs qu'ils doivent gagner en dix secondes.

Vous leur laissez dix secondes.

Monsieur,

nos clients nous utilisent

car nous n'avons pas de plus haute priorité que leurs biens.

Diable !

Portes antifeu, fermeture hydraulique, clavier simple, verrou électronique.

Facile en cas de verrouillage.

Pourquoi ?

Le mode sécurité condamne les portes externes,

mais les internes reviennent aux réglages usine

et serrures crochetables.

Jeu d'enfants.

Jeu d'enfants ?

Dans un aéroport, on craint un écart de température, pas un braquage.

Comment faire entrer assez d'explosifs

pour qu'ils verrouillent ?

Le mur arrière du port ?

Tu as une idée ?

T'aimeras pas.

Tu veux planter un avion ?

Pas depuis les airs. Ne dramatise pas.

Je veux qu'il quitte la voie de roulage,

éventre le mur et cause un incendie.

Quelle taille, l'avion ?

Ce point-là est un peu dramatique.

Je te présente Mahir.

Il déviera l'avion.

Sans passagers, surtout.

Norsk Freight.

Leur hangar est à l'ouest du port franc.

Avion de fret, donc. Et l'équipage ?

Toboggans d'évac !

En plein roulage ?

Ils craindront rien.

Ça paraît "osé".

Je craignais d'entendre "cinglé".

- Si on vous chope ? - Aucun danger.

Mais au cas où ?

On pensera terrorisme, mais sans mort, alors...

extradition express noyée dans le système.

Ça fera peu de bruit.

Ça dépend de la force de l'explosion.

Les lingots feront diversion.

Lingots d'or ?

Norsk livre le Trésor chaque mois.

On largue ça par la trappe arrière sur la piste.

Personne regardera le bâtiment.

Promis.

Au centre du pentagone,

c'est trop grand. Y a un truc, là.

Mystère. Rien de marqué.

Quarante cinq secondes.

Large !

En courant ?

À toi !

Fais la carpe.

Voulez-vous passer

sous le portique ?

Monsieur ?

Et pour vous.

Puis-je vous proposer un café, de l'eau ?

Un expresso.

Monsieur ?

Rien, merci.

Tous végétariens, à bord ?

J'ai que végétarien.

Ça, on dirait de la viande, mais...

Ça fait végétarien. Les deux, d'ailleurs.

Allez savoir. On s'y perd.

Par ici, messieurs.

Messieurs, votre chambre attitrée.

Avancez.

Sans la radio.

Sortez.

Yoga.

Sautez !

Allez !

Allez !

Bien...

Dix secondes, hein ?

C'est bon ?

Y a quelqu'un.

Je t'aide ?

Je veux bien.

Touche pas !

Il s'est passé quoi ?

Ça s'est pas encore passé.

Le tue pas !

Qu'on sache si on est compromis !

Vous faites quoi ici ?

Qui vous êtes ?

Comment vous saviez ?

Faut sortir.

Et l'autre ?

Je m'en suis chargé.

J'en ai trop vu.

Et je vis encore. Tu te fies à moi, donc.

Ou je me ramollis.

Ta vigueur est intacte.

C'est une guerre froide.

Nucléaire ?

Temporelle.

Voyage dans le temps ?

Non.

Technologie inversant l'entropie d'un objet.

Chronologie inversée ?

Positon Feynman-Wheeler, électron remontant le temps ?

C'est exactement ça.

Master en physique.

Accroche-toi.

Les implications sont...

Plus que secrètes.

Pourquoi m'y mêler ?

Je pensais trouver un dessin et des balles.

T'as été moins surpris que moi.

Je retourne à Mumbai chercher des réponses.

Je dirai que t'es un intermédiaire, mais à tes yeux...

il s'agit que de plutonium.

Et à la fin, ils te tueront.

Tu devras pas le faire, toi ?

- Je préfère en décider. - J'approuve.

Je crois.

C'est vous, ça ?

CRASH DU CARGO TERRORISME ? VOL ?

Qu'y avez-vous trouvé ?

Deux antagonistes.

Un inversé.

On a éliminé le normal.

L'inversé s'est échappé.

Ils ont surgi en même temps ?

Oui.

Même personne.

Sator y a mis un tourniquet.

Un tourniquet ?

Un engin à inversion.

Vous disiez que ça restait à inventer.

En effet.

L'avenir le lui a donné.

Pour quoi faire ?

Vous saurez le découvrir.

- Vous l'avez rencontré ? - Presque.

Et si vous aviez ce qu'il désire ?

Par exemple ?

Du plutonium 241.

Sator a voulu voler du 241 illégal à une équipe de la CIA, à l'opéra de Kiev.

Il a eu l'équipe.

- Pas le 241. - Qui l'a eu ?

Les services de sécurité ukrainiens.

Ça part à Tallinn dans une semaine.

Aider un trafiquant à voler du plutonium qualité militaire, c'est inacceptable.

Je vais l'éliminer.

Sator doit rester en vie.

Le temps qu'on sache quel rôle il joue.

Exploitez la situation.

Sans perdre le contrôle du 241.

Trop dangereux.

Une bombe sale tuant par milliards

n'est rien comparée à ce que trame Sator.

C'est-à-dire ?

Nous sommes attaqués par le futur.

Sator les aide. Découvrez comment.

J'ai vu, pour Oslo. Avez-vous le dessin ?

Plus de crainte à avoir.

Vous l'avez détruit ?

Je pensais vous satisfaire.

Il sait ?

Pas encore. Patience.

Patience ?

Auprès de ce monstre, mon fils m'oublie.

Ce sera plus long.

En attendant,

présentez-moi.

En tant que ?

Ex-premier secrétaire de l'ambassade US à Riyad.

On s'est vus à une soirée en juin.

C'était pas en juin.

29 juin.

19 h, 19h30.

Le saumon a été remplacé par du bar.

Sator est parti tôt.

Je suis allé à Shipley's.

Vous êtes tombée sur moi ici et voulez me montrer le yacht.

Il nous croira amants.

Et voudra me voir.

Ou vous tuer.

À moi de m'en faire pour ça.

J'ai l'air de m'en faire ?

Capacité 70 personnes. Deux hélicoptères. Défense antimissile.

Peur des pirates ?

Andrei joue des rivalités entre États. Il pourrait s'y réfugier.

Je vous accompagne ?

Volkov ne fait pas taxi.

Alors, prenons le mien.

Max ?

Qui est cet Américain ?

Un ami.

L'homme de Shipley's.

Que tu voulais faire tabasser.

Encore une fois : qui est-ce ?

Je l'ai rencontré à Riyad en juin à l'ambassade US.

Bon bagarreur, pour un diplomate.

La parano, c'est ton rayon.

Il est sympathique. Je l'ai invité au dîner.

Max ?

Il visite Pompéi et Herculanum.

Tu n'as rien dit ?

Je devais l'accompagner.

J'ai expliqué que tu étais prise.

Avec ton ami.

Doucement, mon gars !

Faut m'inviter à dîner, avant.

M. Sator.

Te fatigue pas.

Tu as déjà couché avec ma femme ?

Heu... non.

Pas encore.

Comment aimerais-tu mourir ?

Vieux.

Tu as mal choisi ton métier.

Il y a un jardin clos, sur la route. On va t'y amener

pour t'égorger.

Pas dans la largeur. Un trou au milieu.

Dans lequel on enfoncera tes couilles pour bloquer la trachée.

Complexe.

Très gratifiant de voir un homme qu'on n'aime pas

essayer d'ôter ses couilles de la gorge avant d'étouffer.

Toujours aussi hospitalier ?

On en a fini.

Aimez-vous l'opéra ?

Eh bien ?

Pas ici.

Tu navigues ?

J'ai bricolé.

Rendez-vous à 8 h pour faire plus que bricoler.

8 h du matin.

Max a trop raté l'école, cette année.

Je le ramène en Angleterre. L'école n'acceptera pas...

- Mais si. - Je peux finir ?

Sous ton apparat de roi,

tu es un minable en guéguerre avec une femme qui ne t'aime plus.

Tu as l'air...

enjouée, aujourd'hui.

Ah ?

Oui.

Craignais-tu qu'il soit détruit ?

D'instinct, je l'avais retiré de là-bas.

J'ai de l'instinct pour l'avenir.

Ça m'a permis de bâtir cette vie qui ne te va plus.

Voile ou plongée ?

On décolle !

Que sais-tu en matière d'opéra ?

En 2008,

une station de missiles russe est envahie pendant une semaine.

Quand la station est reprise,

il manque 750 grammes de 241 dans une ogive.

Ce 241 a ressurgi durant l'attentat de l'opéra de Kiev, le 14.

Parés à virer !

Que proposes-tu ?

De s'associer.

Avec toi, jamais !

Y a rien de consigné sur toi nulle part.

Pour un négociant en armes exercé à effacer ses traces :

pas choquant !

Pour un agent de renseignements !

Bordez !

Brûle en enfer !

On n'empanne pas comme ça !

Au besoin, si !

Pourquoi l'avez-vous sauvé ?

J'ai besoin de lui.

Pour vendre des canons ?

- Je suis pas qui vous croyez. - Je sais.

Il m'a montré le dessin.

Je suis désolé.

Je devais l'amadouer.

Savez-vous ce qu'il fait ?

On sait qu'il est trafiquant d'armes.

Il est bien plus.

Alors quoi ?

De lui dépend notre vie à tous, pas juste la vôtre.

M. Sator veut vous voir.

Tout de suite.

Il veut me voir sans pantalon ?

Faites-moi confiance.

Vous ne m'aurez pas deux fois.

Vous avez mieux ?

Tout pour arriver à vos fins.

Sans égard pour moi ou mon fils.

Que croyez-vous qu'il me fera ?

Évitez de vous en servir.

Contre quiconque.

Ça suffit !

T'as vu ?

Un pouls de jeune homme.

Trinque avec moi.

Je te dois la vie.

C'est rien.

Ma vie, ce n'est pas rien.

Et je n'aime pas avoir de dettes.

Remboursez-moi.

Ne punissez pas votre femme.

C'est elle qui m'aurait détaché ?

J'assume mon erreur.

Alors, aidez-moi à voler ce 241. Je manque de moyens.

Le plutonium militaire doit être manipulé, confiné...

Je sais, merci.

Me faire la leçon sur la radioactivité !

À Andrei Sator

qui a récupéré du plutonium dans sa ville rasée,

encore adolescent.

Où ?

Stalsk-12.

Ma terre.

Une partie d'ogive a explosé au sol et disséminé les autres.

Il fallait trouver le plutonium.

Mon premier contrat.

Sans concurrent. Tous craignaient de mourir.

Mais...

la probabilité de mort pour un homme...

est, pour un autre...

la possibilité d'une vie.

J'ai existé dans la nouvelle Russie.

Aujourd'hui encore, ma société est la seule à traiter les ruines.

Le 241 traverse en ce moment l'Europe du Nord.

Vers le site de stockage permanent de déchets de Trieste.

Et vous avez des moyens à Tallinn.

Reste avec nous ce soir.

J'insiste.

Que veux-tu ?

On va parler de tout à l'heure.

Non.

Ah bon ?

On verra.

Tu ne me traiteras pas comme tes autres femmes.

Et...

comment crois-tu...

que je les traite ?

Je les force à discuter ?

Tu veux te taire ?

Mords dans ça !

Même ton âme vide et invalide

attend une réponse.

Peur et douleur te suffiront ?

- Je t'offre que ça. - Je m'en contente.

Pourquoi tu ne me laisses pas partir ?

Parce que...

si...

je ne peux

t'avoir,

nul autre ne t'aura.

Si tu me touches, je crie pour qu'il entende.

Je le laisserais s'en mêler ?

Il faudrait que tu le tues, alors.

Adieu le marché.

Alors, laisse-moi tranquille.

owner - su'b.tr@d3r.

Pas maintenant !

98.

Pas mal, après un tel effort.

Il espionnait.

Simple curiosité.

Mes biens ne te concernent pas.

Qui es-tu ?

Comment as-tu su pour l'opéra ?

Vous ne feriez pas affaire avec quelqu'un peu avisé.

La CIA fournit les 2/3 du marché de matière fissile.

En général, elle achète et ne vend pas.

Mais notre monde est clair-obscur.

C'est de Whitman ?

Joli !

Gare à la balle dans le crâne.

Sans couille enfoncée ?

On n'aura pas le temps pour ça.

À Tallinn.

Va là-bas. Je veux Volkov dans ton équipe.

Non.

Je rafle le matériau.

Vous me payez.

Votre femme fait l'échange.

Je ne l'implique jamais.

D'où ma confiance !

Ramène-le à terre.

Je vous joins où ?

Jamais.

L'avance des fonds ?

Manie le plutonium mieux que ça !

Alors, cet or ?

Ni estampille ni marque de moule.

Comment ?

Boîte à lettres morte.

Il enterre sa capsule temporelle, envoie l'emplacement

et redéterre pour récupérer le matériel inversé envoyé.

Simultanément, on dirait.

Où il enterre ça ?

En un lieu pas découvert avant des siècles.

Et l'échantillon de terre ?

Europe du Nord ou Asie.

Radioactive.

Tout ce qui a pu être sauvé à Oslo est ici.

Je sers à quoi ?

J'ai confiance qu'en toi pour l'inventaire.

Pourquoi un convoi en centre-ville ?

Encombré. Circulation imprévisible.

Embuscade quasi impossible.

Ils ont pas tort.

- Convoi suivi depuis les airs ? - Par GPS.

Un détour et la cavalerie débarque.

Faut de l'arme lourde

qui en impose sans qu'on s'en serve.

Un bolide ayant l'air de rien. quatre véhicules lourds.

Tous différents.

Bus, car, semi-remorque. Un camion de pompiers.

Et surtout,

on consigne rien électroniquement ou sur papier.

Que Sator nous prenne pas en embuscade quand on aura le matériau.

Son ignorance est notre seule protection.

PORT FRANC

Tu vois, Kat ?

Parmi mes préférées.

Roussies, mais...

récupérables, non ?

Pas mon domaine d'expertise.

Ah oui,

tu n'as jamais voulu te mêler de ces choses.

Mais ici, nos mondes s'entrechoquent.

C'est quoi, ici ?

Tu le sais parfaitement.

L'immonde commerce

qui a payé ta garde-robe

et l'école de notre fils.

Que tu as espéré contourner.

Il reste dix minutes.

Faut y aller.

Pas avec lui.

Regarde-moi !

Et comprends ça :

tu ne négocies pas avec un tigre.

Tu admires le tigre.

Jusqu'à ce qu'il t'attaque

et que tu sentes

sa vraie putain de nature !

Reste où tu es.

Vert. Deux minutes.

Tu ne me tueras pas.

J'ai déjà essayé.

Jeter à l'eau, ce n'est pas tirer de sang-froid.

Mon sang n'est pas froid.

Non, mais tu n'es pas assez en colère.

Parce que la colère se métamorphose en désespoir.

Et dans tes yeux,

je lis le désespoir.

Chienne enragée !

Vivre sur mon dos !

Avec tes airs supérieurs !

Assez !

Dis-moi tout,

en temps réel.

Confine-moi de ce côté.

Jaune. Soixante secondes.

Soixante. Reçu !

Bleu. Quarante cinq secondes.

Bleu. Quarante cinq. Reçu !

Rouge. On vient sur vous.

Véhicules en place.

Observe tout. Donne-moi chaque détail.

Tous parés ?

Cinq...

quatre...

trois...

Deux...

Un.

Vas-y, Jaune !

On a un problème !

Envoyez des renforts !

Comm' coupées.

Ils roulent toujours ?

Écoute les comm'.

J'ai vu plein d'encapsulations d'arme. C'en est pas une !

C'est ça qu'il veut.

Incompréhensible.

Tu parles pas estonien ?

C'est pas de l'estonien.

C'est à l'envers.

C'est quoi, ça ?

Roule !

Lui donne pas ça.

C'est pas du plutonium !

C'est pire, putain !

Désolé.

Il s'échappe !

Il l'a laissée dans la voiture !

Rattrape-la !

Mets-toi contre !

Approche-toi !

Encore !

Reste comme ça !

Vite !

Bouge pas.

J'appelle la cavalerie.

Quelle cavalerie ?

Si tu mens, elle meurt.

Comment ça ?

Pas dans le camion de pompiers.

Qui vous a dit ça ?

Donc, dans la BMW ?

Je sais pas.

Je tire encore ?

Laissez-la !

Dites-lui !

Je négocie plus.

Écoutez !

Je vous aiderai.

Aidez-moi !

Arrêtez !

Après, je vise le crâne.

Non !

Dans la voiture ! La BMW.

On va vérifier.

Dans la boîte à gants !

Où tu l'as laissée ?

Voiture ou camion de pompiers ?

Faut que je sache avant d'y aller.

Je vous ai dit.

Je te crois.

Tu la voulais ici.

Soyez heureux ensem...

RAS !

Wheeler, va voir à côté.

Vous deux !

Où il est ?

Dans le passé.

Dans la boîte à gants !

On va vérifier.

Après, je vise le crâne.

Écoutez !

Je vous aiderai.

Je négocie plus.

Je tire encore ?

Laissez-la !

Donc, dans la BMW ?

Je sais pas.

Pas dans le camion de pompiers.

Qui vous a dit ça ?

Si tu mens, elle meurt.

Comment ça ?

Infirmier !

Elle a pris une balle ?

Ramenez-la de ce côté.

Balle inversée ?

Lui, c'est Ives.

Il est des nôtres.

Des nôtres ? C'est qui, ces gens ?

Des gens à Priya. À nous.

Comment Sator a su ?

La postérité. Une embuscade en ville, c'est consigné.

Mon cul, il savait tout ce qu'on ferait !

Qui a parlé ?

Toi ?

À chaque étape, t'en savais trop.

Je te le demande

encore une fois :

tu as parlé ?

Personne a parlé. Ils forment un étau temporel.

Un quoi ?

Un mouvement en étau.

Pas dans l'espace. Dans le temps.

50 % de son équipe va en marche avant.

Il les observe puis attaque enfin, à reculons.

Et en sachant tout.

Sauf où j'ai mis le plutonium.

Le soi-disant plutonium.

Je te dis que c'est ça qu'il veut et tu lui dis où c'est.

J'ai menti.

Tu as menti sur ça ?

Il pouvait pas vérifier d'ici.

Il aurait tiré sur elle quand même.

Mentir, c'est la procédure standard.

C'est trop étendu.

Autrement dit ?

Elle va mourir.

Procédure standard.

Vous pouvez rien faire du tout ?

On peut pas la stabiliser en l'inversant ?

Faut des jours.

Allons-y !

Là, on contrôle l'engin. Mais avant, il est à Sator.

Elle vivra longtemps, de ce côté ?

Trois heures, max.

Je la fais traverser.

Je la laisse pas mourir. Je tente.

Pas moyen de vous ramener.

Avec un autre engin.

Y a une semaine ? Où ?

À Oslo.

Ce site est en zone de fret sécurisée. Imprenable.

Pas la semaine dernière.

Nous, on y va.

Aidez-nous.

Ça, c'est une vitre probante. Si vous vous voyez pas dedans,

entrez pas dans l'engin.

Pourquoi ?

Qui se voit pas en inversé ne ressort pas.

Ça marche ?

Oui.

Voyez vous-même.

Et voilà. On y va !

Elle se stabilise. Je recouds, mais faut le temps.

Combien ?

Quatre ou cinq jours.

Une semaine, pour être sûr.

Neil, ramène-nous à Oslo. Je ressors.

Pour quoi faire ?

Reprendre à Sator ce que je lui ai donné.

T'as rien donné, t'as menti.

Attends...

tu y vas pour elle.

Il a menacé de la tuer. Elle risque quoi, ici ?

Inconnaissable. Tu seras pas là pour voir l'effet de ton acte.

Tu crois quoi, toi ?

Ce qui est arrivé est arrivé.

Il faut la sauver ici et maintenant.

Si tu ressors, tu risques de lui donner ce qu'il veut.

Les laisse pas la ramener.

Faut pas rester ici.

Le temps presse.

Tu peux nous trouver un joli container confortable

fraîchement débarqué d'Oslo ?

Conneries de cow-boy.

Vous imaginez pas ce qui vous attend, dehors.

J'y vais, alors rancardez-moi.

Wheeler, briefe-le.

Faut son air perso.

L'air ordinaire traverse pas les poumons inversés.

Règle d'or : n'entrez pas en contact avec votre double avançant.

D'où ces barrières et combinaisons.

Pas le temps.

Si vos particules rencontrent...

Quoi ?

Annihilation.

À éviter, non ?

Au sortir du sas, prenez le temps de vous orienter.

Tout semble étrange.

L'air fouette le dos du coureur.

Le feu vous couvre de glace,

avec l'inversion du transfert thermique.

La gravité semble normale, mais paraît inversée au monde alentour.

Déformation possible de la vision et de l'ouïe.

C'est normal.

- Je peux conduire ? - Cow-boy !

Tenue de route incertaine. Aérodynamique inversée.

Vous êtes inversé. Le monde, non.

Transpondeur sur la mallette ?

T'as bazardé la mallette.

Je vais courir ce lièvre à reculons.

Donne-moi le traceur.

Prêt ?

LOCALISATION

Le matériau est pas dans la mallette.

Mets le reste de l'algorithme à l'hypocentre.

Il a menti.

C'était pas dans la BMW.

Alors, où ?

J'ai vu l'échange !

Tu m'as fait tirer sur elle pour rien.

Mais t'as amené mon pouls à plus de 130. Personne y était arrivé.

Pas même ma femme.

T'as laissé à Ives un sacré foutoir à gérer.

Le transfert thermique a été inversé.

Tu dois être le premier cas d'hypothermie

due à une explosion d'essence.

Y a plus rien d'étonnant.

On est repartis à Oslo ?

Dans un container Rotas.

Il a le matériau.

Servi sur un plateau par moi.

- Je t'avais prévenu. - Ce qui est arrivé est arrivé.

J'ai pigé. Mais c'est dur de croire sur parole un dissimulateur.

Tu es injuste.

T'étais lié à ça avant moi.

Pour le compte de Priya ?

Non.

Qui t'a recruté ?

Ça ne peut que te desservir de le savoir, là.

À la fin, si on tient toujours debout

et que ça t'intéresse encore,

je te raconte ma vie, OK ?

Pardon de vous avoir impliquée.

Qu'est-ce qui se passe ?

A priori, Neil en sait plus que moi.

Bonne chance !

Lui parler, c'est la compromettre aux yeux de Priya.

Aux yeux de Priya, c'est déjà fait.

Dis-lui pourquoi elle risque la mort.

Je vais mourir ?

Pas si on s'en mêle.

Et on le fera.

Qui êtes-vous ?

On va commencer simple.

La physique stipule...

Le matériau est pas dans la mallette.

Mets le reste de l'algorithme à l'hypocentre.

Blessé ?

C'est quoi, cet algorithme ?

Le 241 n'en est qu'une section. Une sur neuf.

C'est une formule matérialisée pour n'être ni copiable ni transmissible.

Une boîte noire monofonction.

Laquelle ?

L'inversion, mais pas d'objets ou d'humains.

Du monde environnant.

Comment ça ?

Plus ils inversent l'entropie d'objets,

plus les deux directions du temps sont entremêlées.

Mais comme l'environnement coule dans notre direction,

nous dominons.

Ils nagent à contre-courant. Ça t'a sauvé la vie.

Ton explosion poussait contre l'environnement.

Pissait dans le vent.

Mais l'algorithme peut inverser ce vent.

Et toute l'entropie du monde.

Et en ce cas ?

Fin du match.

Tu précises un peu ?

Tout être et toute chose

ayant jamais vécu, foudroyés.

Assez précisé ?

Même mon fils...

Plus vous dormirez...

plus vite vous vous remettrez.

Sur un camion.

Ça ne sera plus long.

Je me disais un truc.

On est leurs ancêtres.

Nous détruire, c'est pas se détruire ?

Paradoxe du grand-père.

Le quoi ?

Si tu remontes le temps

pour tuer ton grand-père, comment as-tu pu naître ?

Réponse ?

Aucune. C'est un paradoxe.

Mais les dirigeants futurs croient qu'on peut jeter papy dans l'escalier,

lui crever les yeux,

l'égorger, sans conséquence.

Ils peuvent avoir raison ?

Peu importe.

Ils y croient.

Et ils veulent nous détruire.

Je peux me rendormir ?

Y a autre chose.

Super.

Avec ce temps inversé,

le fait qu'on soit ici veut dire qu'on les arrête à temps ?

L'optimiste en moi dit oui.

Et le pessimiste ?

La théorie des univers parallèles ignore ce qui lie conscient et multiréalités.

Ta tête bouillonne ?

Oui.

Tâche de dormir.

Merde !

Ils nous ont pas fait entrer.

On fait comment ?

Par le mur éventré.

En profitant du chaos. Prépare-toi.

Elle est assez remise ?

J'en sais rien.

J'ai jamais fait ça.

Les pompiers sont là !

Tu t'occupes d'elle, moi des hommes de Sator.

Je sécurise et tu la fais passer.

Ton bras ?

Pas terrible.

On y va quand ça vrombit.

- Attends. - Quoi ?

Tu saignes.

Fais voir.

Attends ici. J'y vais.

C'était moi, alors. Pourquoi t'as pas dit ?

Dur d'expliquer que t'allais t'exploser le crâne.

Mais après coup ?

Pareil au même. Tu craignais rien.

Ce qui est arrivé est arrivé.

Si je te l'avais dit et que t'avais agi autrement, qui sait ?

La politique est de dissimuler.

La politique de qui ?

La nôtre !

On est ceux qui épargnent au monde le désastre.

Kat ?

Je suis là.

Sacrée cicatrice.

Mais ça ira.

On a réussi.

Réussi quoi ?

Andrei a l'algorithme.

Vous ne savez pas où il est.

Ni quand.

Fais venir Priya à Oslo.

Sinon, dans deux jours, elle me parle du 241.

Inchangeable.

On verra.

Fais-la venir.

Priya...

Qu'y a-t-il ?

- Où est Neil ? - Il soigne Katherine Barton.

Qui a failli mourir à cause de vous.

- J'ai fait ça ? - Vous le ferez.

Dans deux jours, vous me chargez d'appâter avec du 241 le pire des trafiquants.

Je veux savoir pourquoi.

Vous avez cédé le 241 à Sator ?

Je lui ai cédé l'algorithme.

Parlez-m'en.

C'est...

prodigieux.

Sa conceptrice s'est suicidée pour ne pas avoir à le répliquer.

Dans l'avenir ?

Dans des générations.

Elle se suicide ?

Vous savez ce qu'était le projet Manhattan ?

Avant le premier essai nucléaire,

Oppenheimer a craint que cela ne produise

une réaction en chaîne engloutissant le monde.

Mais ça a bien tourné.

Disons que notre conceptrice est l'Oppenheimer de sa génération.

Elle crée une méthode d'inversion du monde,

mais acquiert la conviction que nous détruire, c'est se détruire.

Paradoxe du grand-père.

Mais au contraire d'Oppenheimer, elle se révolte

et divise l'algorithme en neuf sections qu'elle cache du mieux qu'elle peut.

Dans le passé.

Ici, maintenant.

Il y a neuf puissances nucléaires.

Neuf bombes.

Neuf stocks du matériau le mieux gardé de l'Humanité.

Meilleures caches possibles.

Des sites de confinement nucléaire.

La vocation de Sator,

financé et guidé par le futur, est de trouver et remonter l'algorithme.

Pourquoi lui ?

Il tombait bien.

Lors de la chute de l'URSS.

Période critique pour les armes nucléaires.

Combien de sections il a déjà ?

Après le 241, les neuf.

C'est pas vrai !

Voilà pourquoi vous ferez autrement, cette fois.

Pour changer les choses ? Épargner Katherine ?

Pour que Sator n'ait pas l'algorithme.

Si cet univers peut exister, nous n'y vivons pas.

Essayons !

Vous allez m'alerter.

Je n'en ferai rien.

L'ignorance est notre arme.

Si vous aviez su pour l'algorithme, l'auriez-vous cédé à Sator ?

Vous voulez qu'il ait la neuvième section.

Pour qu'il réunisse les huit autres.

J'étais censé la voler

et la perdre ?

Mission accomplie.

Vous m'avez manipulé.

Vous avez manipulé Katherine.

Procédure standard.

Vous avez fait votre part.

Ma part ?

Je suis le protagoniste de l'opération.

Vous...

êtes un protagoniste.

Vous pensiez être seul capable de sauver le monde ?

Non.

Mais c'est le cas.

Je n'ai pas dit où il remonte l'algorithme ni quand.

Vous allez le faire.

Non, pas du tout.

Incluez-nous.

Nous ? Pourquoi encore l'impliquer, elle ?

Elle a accès à Sator.

Il se fie encore à elle ?

Avant qu'il la croie morte, oui.

Vous commencez à voir le monde autrement.

À vous, maintenant.

À supposer qu'elle vive. Même si elle en sait trop, à vos yeux.

Je ne peux pas.

Alors, parlez-en aux gens habilités à colmater les failles.

Il faut me promettre...

qu'elle et son fils seront sauvés.

Promettre, dans ce métier ?

Ils seront sauvés.

Rassemblement au large de Trondheim.

Allez-y. Ives a une équipe prête à inverser.

Vous avez un tourniquet ?

La technologie que nous essayons d'éliminer.

Le mal par le mal.

Mais certaines personnes du futur

veulent continuer le voyage de l'algorithme dans le passé.

Voyez-vous...

Tenet n'a pas été créé dans le passé.

Il sera créé dans l'avenir.

Je ne m'habitue pas aux oiseaux.

Ça va mieux ?

Jurez-moi de le tuer.

- Impossible. - Pourquoi ?

Un de plus, un de moins.

Il a un interrupteur homme mort.

Sa montre connectée...

Sa santé l'obsède.

Montre-interrupteur

qui lance des mails révélant où est la boîte morte,

si son cœur s'arrête.

Sa mort déclenche l'algorithme. S'il meurt, le monde finit.

Personne n'ose le tuer.

Le principal vous échappe.

Il compte mourir.

Pourquoi ?

Il est condamné.

Cancer du pancréas inopérable.

Il entraîne le monde avec lui.

S'il ne peut l'avoir, nul ne l'aura.

S'il peut choisir le moment et le lieu de la fin du monde...

quel moment il choisit ?

Vos vacances censées raviver l'amour ?

Au Vietnam.

Quel jour a-t-il disparu ?

J'étais à terre avec Max. J'ai oublié le jour.

Le 14. Il y a dix jours. Il était en Ukraine.

À l'opéra de Kiev.

Comment es-tu au courant ?

Quand il quitte le yacht, c'est son créneau.

Pour faire de ce bel instant son dernier.

Et celui du monde.

Sortons l'algorithme de la boîte à l'insu de Sator.

S'il pense qu'il y est, il se tue.

Sans nous tuer. Où est la boîte morte ?

Savoir cloisonné, l'ami.

- Tu me dis pas ? - L'ignorance est notre arme.

Retournez sur le yacht.

Pourquoi ?

Pour éviter qu'il se tue

avant qu'on sache que l'algorithme a quitté la boîte.

Si je suis démasquée devant Max,

je crains que ses derniers instants soient angoissants.

C'est pas ses derniers.

C'est l'heure. On remonte jusqu'au 14.

Dis-moi où est la boîte, pour mes préparatifs.

Tu sais ce qu'est un hypocentre ?

Impact d'essai nucléaire souterrain. Sir Michael Crosby dit

qu'une explosion a lieu à Stalsk-12 le 14.

La boîte est au fond de l'hypocentre. Cette explosion

enferme l'algorithme.

Virons-le de ce trou avant que la bombe pète !

Où est Neil ?

- Déjà passé. - Je n'ai pu lui dire adieu.

C'est bien un adieu ?

Sachez que vous n'êtes pas obligée de faire ça.

La pire chose qu'Andrei m'a faite, c'est son offre.

De partir en renonçant à mon fils.

J'ai hurlé et...

je l'ai insulté.

Mais il a lu brièvement sur moi...

que je l'ai envisagé.

Je le hais moins de ce qu'il a fait

que de savoir ça de moi.

Vous ne savez pas ce qu'une mère ferait pour son enfant.

Non.

Vous avez déjà tué par haine.

C'est rarement personnel.

S'il est mourant, ça compte ?

Ça compte toujours.

Vous ne le tuez pas. Vous êtes la garantie.

Si on ne sort pas l'algorithme, il nous emporte tous en se tuant.

Donnant donnant, OK ?

On est le 14,

au large de la Sibérie.

On doit y aller.

Remontez d'un jour pour retourner au Vietnam.

- Qui me ramène au yacht ? - J'ai quelqu'un.

Vous élèverez votre fils en gardant ça.

En cas de danger,

faites "appel", "localisation" et raccrochez.

Qui aura le message ?

La postérité.

Stalsk-12 :

cachée du monde, il y a une ville où tout peut arriver.

Et aujourd'hui, pendant dix minutes,

c'est pas peu dire.

Vous êtes en deux équipes

pour un étau temporel. Nous les Rouges

allons en avant. On se distingue grâce à ça.

Nos amis les Bleus, commandés par Wheeler, sont inversés.

Pourquoi on nous les cache ?

Ils ont dû morfler.

Dans H + 1, ils ont eu ce briefing.

Puis ont été largués sur la crête dominant l'hypocentre,

près de l'heure de l'explosion.

Leurs objectifs étaient reconnaissance et sécurisation.

Le présent briefing

bénéficie de leur expérience.

Vos montres décomptent le temps.

Les nôtres de dix : l'atterrissage. À zéro : l'explosion.

Les Bleus, c'est l'inverse.

Si vous n'êtes pas à la ZA,

à zéro, vous ne repartez pas.

Compris ?

On débarque,

on sécurise les ZA pour l'évacuation des Bleus

et on va vers la ville.

Ces bâtiments sont abandonnés, mais on sait

qu'il y a un tourniquet. Il y aura riposte bitemporelle.

Explosifs inversés ?

Et conventionnels.

Antagonistes avançants, inversés. Ils ont tout.

Au sortir de la ville, il y a une crête qui domine l'hypocentre.

Un détachement

prendra ce tunnel depuis la ville jusqu'à la base de l'hypocentre.

Les Bleus ont repéré une entrée ici.

La bombe est dans ce rocher.

En hauteur,

pour causer un éboulement bouchant la grotte.

Comment on désamorce ?

Pas touche.

L'explosion prévue a lieu.

Notre mission

est d'échouer à désamorcer la bombe,

pendant que le détachement remplit sa tâche en douce.

Laquelle ?

Confidentiel.

Autres questions connes ?

Alors, c'est parti. On s'équipe.

- Je voulais être de la 1re vague. - Y en a pas.

Rouges et Bleus manœuvrent en simultané.

Monte pas dans l'hélico si tu sais penser que linéairement.

Tu veux aider à récupérer le contenu de la capsule ?

Absolument.

C'est nous.

On est le détachement.

Que nous ?

Personne ayant vu la capsule ne quitte le terrain.

Je me suis dit qu'on suffirait.

Vous pouvez sauter 12 mètres depuis le deck ?

Je peux plonger.

Qu'il meure pas avant mon signal.

Trente secondes !

On sort sur l'onde de choc.

Accrochez-vous !

Debout !

Là !

- Vous êtes revenue ? - Faire la surprise à Andrei.

Il est parti.

Dites-lui de me rejoindre.

Pas un mot aux autres.

Je ramasse ça.

Mines !

Ils te disaient à terre.

Et toi envolé.

Je suis revenu vous voir.

Max est à terre avec Anna.

Digérons ce qui est arrivé.

J'ai fait une blague stupide.

Je suis une horrible mère ?

À l'évidence, je t'estime plus que tu ne m'estimes.

Je veux que les choses s'arrangent.

À couvert !

Bousillez ça au lance-roquettes !

Couvrez-nous !

Allez, on y va !

Wheeler ?

Restez pas là !

Venez !

Ives !

Détachement !

Là !

Le coucher de soleil promet.

Je leur dis de ramener Max. Qu'on partage tous ce moment.

Je te sers à boire.

Ramenez mon fils à bord.

Faut y aller !

Si on nous voit, c'est fichu.

Faisons diversion !

T'inquiète.

À mon signal !

Lance-roquettes !

Ce bâtiment, à mon top !

Trois, deux...

Feu !

Feu !

Vite !

Plus le choix !

Allons-y.

C'est quoi ?

J'ai emprunté ça à la CIA.

Et c'est quoi ?

Ainsi finit le monde.

Pas en feu d'artifice, mais en pschitt.

Je ne comprends pas.

Je prends ça et c'est fini.

Alors, attends.

Pourquoi ?

On a un coucher de soleil.

Et un reste de vodka.

Et Max arrive bientôt.

Ils croyaient que c'était toi et non Anna, à terre, avec Max.

Tant que toi, tu sais nous différencier.

Une minute pour les affaires, mon amour.

Mahir, tu me reçois ? Pas de feu vert !

Je répète : pas de feu vert !

Reçu.

Je répète :

pas de feu vert !

Neil !

On bouge !

On n'a pas de quoi exploser ça.

Il a une grenade ?

Alors ?

Rien.

Toi, tu peux la crocheter ?

Y a pas intérêt.

Cette serrure m'a coûté cher.

Ça te plaît, là où j'ai débuté et tu finis ?

Trop irradié à mon goût.

Mon destin est lié à la radioactivité.

On travaillait là où personne n'allait.

J'ai conclu un marché avec le diable.

Argent contre temps.

On a vendu notre avenir.

Vous refaites l'erreur pour le monde entier !

J'ai conclu le marché que je pouvais.

C'était quoi le tien ?

Tu défends une cause obscure

avec des gens dont tu te méfies et à qui tu ne dis rien.

Le monde meurt avec moi

et ton savoir meurt avec toi,

enfoui dans une tombe, tel un bâtisseur égyptien anonyme,

muré dans une pyramide conservant son secret.

Tu as une foi aveugle de fanatique.

Un fanatique, ça veut détruire le monde !

Moi, j'en crée un nouveau.

Un jour,

un homme dans sa tour de cristal pousse un bouton

et l'apocalypse est à la fois déclenchée

et évitée.

Là, le temps lui-même pousse dans le sens opposé.

Le soleil où nous avons lézardé

réchauffera nos descendants pour des générations.

Pourquoi ils veulent nous tuer ?

Leurs océans ont monté, leurs fleuves tari.

Ne vois-tu pas ?

Ils doivent aller en arrière.

C'est nous les responsables.

Et tu veux quand même que j'arrête ?

Oui.

Chaque génération gère sa survie.

C'est exactement ce qu'ils font.

Vous, vous êtes un traître !

Nous condamner

parce que votre vie est finie !

Après moi, la vie continue.

Pas celle de votre fils.

J'ai péché en le faisant venir dans un monde condamné.

Dieu me pardonnera ?

Attendez !

Attendez !

Putain...

Couvrez-moi !

Venez !

Vous croyez pas en Dieu,

en l'avenir, en rien d'extérieur à vous !

Le reste n'est que convictions.

Et je n'en ai aucune.

Sans elles, vous n'êtes pas humain.

Juste un illuminé.

Ou un dieu.

En gros.

Comme je disais !

Non ! C'est pas vrai !

Notre heure a sonné.

J'embrasse ma femme de ta part.

Je l'ai pas encore rencontrée.

Ah oui.

Juste après, elle meurt.

Je ne l'embrasserai que de ma part.

Arrêtez !

Volkov ?

Explose-lui le crâne.

Assez fait d'affaires, mon amour.

Tu ne sais absolument pas de quoi je parlais.

Mais ça a l'air rudement important.

Où tu vas ?

Tu n'as pas chaud ?

Quoi encore ?

De la crème par terre.

Et alors ?

Ça glisse !

Allez, viens.

Tourne-toi.

Ça va te plaire !

Je peux pas l'accepter.

- Que tu croies gagner. - Gâche pas tout.

Ne crois pas qu'on te suit dans la tombe.

Tu meurs seul.

Allez !

Tunnel bouché, grille fermée.

Mahir, tu me reçois ?

Oui.

Pas encore, pas encore !

Mes yeux.

Tu y lis quoi ?

Désespoir...

ou colère ?

Je ne suis pas la femme aimante que tu as meurtrie à l'intérieur.

Je suis la chienne enragée que tu as meurtrie à l'extérieur.

Ives, elle l'a tué. Tu me reçois ?

Elle nous a pris de vitesse.

Venez !

Et puis merde.

Kat, vous nous avez pris de vitesse !

Je n'ai pas pu le...

laisser mourir pensant avoir gagné.

Je savais que vous vous débrouilleriez.

Parce qu'on est sauvés, hein ?

Oui, je me suis débrouillé. Portez-vous bien.

Je te croyais inversé.

J'ai changé de braquet.

Vous voyant en rade, ici.

C'est là-dessous qu'on était en rade.

Bravo pour la serrure.

Pas moi.

T'as lâché les Bleus ?

Je me rattrape au prochain passage.

Hein, Ives ?

Dès que j'aurai récupéré.

Personne ayant vu ça quitte le terrain.

Bon...

On cache ça...

on finit nos jours.

Seul moyen d'être sûr.

Quant à savoir quand...

à chacun d'en décider seul.

Tu nous tues pas ?

Si je vous retrouve, si.

Tu chercheras pas trop.

Si.

Tu rentres pas à Londres voir Kat, si ?

Non.

Bien trop dangereux.

Même de loin ?

Même de loin.

Ives !

Attends !

T'y retournes vraiment ?

Moi seul pouvais ouvrir la grille à temps, non ?

T'es le meilleur serrurier que je connaisse.

Tu vois ?

C'est encore moi, là-dedans.

Qui tisse un passé de plus dans la trame de la mission.

Attends !

On vient de sauver le monde.

Laissons rien au hasard.

Mais on peut changer les choses ?

Ce qui est arrivé est arrivé.

Marque de confiance dans les rouages du monde.

Pas prétexte d'inaction.

Le destin ?

Dis comme tu veux.

Tu dis quoi ?

La réalité.

Laisse-moi y aller.

Tu m'as toujours pas dit qui t'a recruté !

Toujours pas deviné ?

Toi !

Mais pas quand tu croyais.

Tu as un avenir dans le passé. Y a des années pour moi.

Dans des années, pour toi.

Tu me connais depuis des années.

Pour moi,

c'est la fin d'une merveilleuse amitié.

Pour moi, c'est que le début.

On fait les 400 coups. Tu adoreras !

Tu verras.

Cette opération est un étau temporel.

Qui la dirige ?

Toi !

T'en es qu'à mi-chemin !

Rendez-vous au début, l'ami.

On est ceux qui épargnent au monde le désastre.

Les gens ne sauront jamais.

Et même, alors,

ils s'en ficheraient.

Nul ne se soucie d'une bombe désamorcée.

Juste de celle qui a explosé.

Fais-le avant la sortie du garçon.

C'est ça, votre clémence ?

Vous avez promis.

En précisant ce que ça vaudrait.

Ici, aujourd'hui...

comment avez-vous su ?

Cannon Place, 15h. C'est sûrement rien...

La postérité.

Cannon Place, 15h. C'est sûrement rien...

Je vous avais dit de commencer à voir le monde autrement.

- C'est à moi de colmater les failles. - Pas à vous.

Alors, à qui ?

À moi.

J'ai compris qu'on travaille tous deux pour moi.

Je suis le protagoniste.

Alors, colmatez donc ces failles.

Mission accomplie.

La bombe non explosée...

le danger dont personne n'a eu conscience...

c'est ça qui a le pouvoir de changer le monde.

Sous-titres : Pierre Arson

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