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UN DOCUMENTAIRE ORIGINAL NETFLIX

Tu étais au courant ?

Là, c'est bon.

Bon...

- Jim. - Oui ?

Comment tu commencerais ce film ?

EN 1998, JIM CARREY A PERMIS À UNE ÉQUIPE VIDÉO DE SUIVRE SON TRAVAIL

DANS MAN ON THE MOON SUR LE COMIQUE ANDY KAUFMAN.

Moi, je ne le commencerais pas. Il aurait déjà été.

Et il ne finirait pas.

C'est une bonne façon d'y penser.

Quand ce film a-t-il commencé ?

LES IMAGES ONT ÉTÉ GARDÉES AUX BUREAUX DE CARREY,

INÉDITES PENDANT PRESQUE VINGT ANS.

Salut.

J'ai su que la famille voulait

que j'incarne Andy ,

car j'ai eu ses congas.

L'une d'elles a même une tache de sang.

Un peu d'ADN laissé par le maître.

Bienvenue. C'est le meilleur.

Tu es si positif.

Puis j'ai appris que Milos Forman

ne voulait pas de moi dans le rôle.

RÉALISATEUR

Je n'avais pas passé d'audition depuis longtemps.

J'ai dû mettre mon ego de côté

et me lancer.

Alors j'ai filmé ma propre audition.

JIM EN ANDY KAUFMAN

On ignore qu'on peut le faire avant de le faire, donc je voulais...

aussi voir ce dont j'étais capable.

Quand j'ai eu fini,

je me suis dit : "Oui, je peux le faire."

JIM EN TONY CLIFTON

Le rôle d'Andy Kaufman a été donné à Jim Carrey.

Grande nouvelle : Jim Carrey, acteur très prisé...

...l'acteur le plus regardé et le mieux payé...

Quand j'ai su que j'avais le rôle,

j'étais à Malibu, je regardais l'océan, et j'ai pensé :

"Où serait Andy ? Que ferait-il ? "

Andy Kaufman voulait faire rire son public,

mais surtout le rendre perplexe.

Lutte avec moi !

Je parie qu'il ferait un truc du genre...

tenter de communiquer par télépathie.

Peut-être suis-je allé trop loin, qui sait ?

La plupart des gens le pensent.

Et là, 30 dauphins sont apparus à la surface.

Andy Kaufman !

Je me suis dit : "Je dois être sur la bonne voie."

J'ai alors décidé ,

les jours suivants,

de parler aux gens par télépathie.

C'était totalement absurde.

Mais ça a marché.

Mais vous êtes un...

C'est là qu'Andy Kaufman s'est pointé,

m'a tapé sur l'épaule et a dit :

"Assieds-toi. C'est moi qui fais mon film."

Ce qui est arrivé après était hors de mon contrôle.

Je paye 1 000 $ à toute femme qui me battra dans ce ring !

Tu commences quand Andy entre.

Tu veux dire moi. J'entre.

Tu es Andy dans ce film.

Oui, mais tu parles comme si j'étais pas là.

Comme si j'étais un autre.

Mais tu sais ce que tu joues ?

C'est surréaliste.

Vraiment étrange.

Merci beaucoup.

Coupez !

Parfait.

Ça me plaît pas.

Je veux en faire une autre.

- Encore une. - Très bizarre.

INCARNE GEORGE SHAPIRO, L'AGENT D'ANDY

C'est super. Il est exactement comme Andy.

En partant, j'ai dit : "George, c'est le pire comique que j'ai vu."

"C'est pas génial ?"

Moi : "Non, c'est le pire comique que j'ai vu !"

C'était quelque chose.

"Il essaye de foirer. Il fait tout pour."

- Comment expliquer Kaufman avant... - Si vous l'avez jamais vu.

Disons qu'il est là, à nous regarder,

et qu'il voit ce type l'incarner aussi bien. Glauque.

COSTAR DE TAXI JOUE SON PROPRE RÔLE

Imagine que tu reviens et vois quelqu'un t'incarnant.

D'un autre côté, c'est sympa de ne pas être oublié.

COSTAR DE TAXI JOUE SON PROPRE RÔLE

Mais je le connaissais pas. J'étais comme les autres.

J'avais regardé Andy dans les émissions de Dick Van Dyke

et de Carson, faisant l'Étranger.

- Où étais-tu ? - Au Canada.

Je n'étais pas encore comique. Je l'étais, mais chez moi.

C'était avant que je commence.

Et ça m'a soufflé.

Andy Kaufman !

J'ai trouvé ça si original.

Il se fichait de tout le reste.

J'aime cette chanson, M. Billy ! On chante tous ensemble ?

D'accord, p'tit Tex. Prêts, les gars ?

Andy a brisé "l'importance" de la télévision.

Tout le monde se tenait bien, donnait le meilleur de soi.

Chez Ed Sullivan , des gens faisaient tournoyer des assiettes.

Ils avaient des numéros travaillés

et perfectionnés ad nauseam.

Et voilà Andy qui fait du play-back sur un disque.

Mighty Mouse est merveilleux.

Il a lu Gatsby le Magnifique en entier,

une idée incroyable.

Chapitre un.

"Quand j’étais plus jeune, plus vulnérable..."

L'Étranger était un appel à son père

de l'aimer, de l'accepter.

Il portait la veste de son père.

J'aimerais faire quelques imitations.

D'abord...

Son père l'aimait, bien sûr,

mais il était assureur

et il s'attendait à avoir un gamin typique.

Mais il a eu cet individu un peu efféminé,

dingue, créatif et fou

aimant passer son temps dans sa chambre à faire des spectacles au mur.

Je pensais que Doodyville était dans la télévision.

Si la télé était une boîte, j'irais dans la boîte...

Sa gentillesse authentique,

son côté enfantin,

son amour pour des chansons comme "Rose Marie",

et pour le chanteur Slim Whitman. ..

Quelle est la meilleure fin pour cette phrase :

"Je ferais tout pour toi, sauf..."

Sauf quoi ?

Il faisait pas partie de la clique.

D'aucune clique.

FILM DE FACULTÉ

Tout le monde faisait du sport. Lui, il parlait aux arbres.

1RE APPARITION TÉLÉVISÉE

Il voulait intriguer les gens.

"J'ai un truc magique entre les mains.

Mais vous le voyez pas,

car j'ai des super pouvoirs."

Il avait besoin d'être unique.

Latka, non, c'est un appel important.

Je ne crois pas que quiconque aurait pu mieux l'incarner que moi.

Je sais ce que c'est de...

faire des spectacles à mon mur et répéter pour les invités.

De faire un spectacle pour tous les visiteurs.

D'être celui qui est un peu différent.

Parler à ses proches a aidé ?

Absolument,

mais c'est leur version de lui.

La façon dont ils veulent qu'il soit vu.

Personne ne sait.

Action.

Il faut prendre tout ça

et faire ses propres suppositions, prendre ses propres décisions,

et suivre son instinct.

Je le connais. Aussi bien que possible.

Mais...

qui connaît-on ?

Même face à la personne.

Jim Carrey !

Je suis le gars qui s'est fait un chèque de 10 millions de dollars

et en a fait une réalité.

Un instituteur de CE1

m'a dit : "Quand je veux une chose, je prie la Vierge Marie,

je lui demande, je lui promets une chose en retour, et j'ai ce que je veux."

Vous vous êtes fait un chèque ? C'est vrai ?

Je me suis fait un chèque de dix millions de dollars,

pour mes services d'acteur,

et je me suis donné cinq ans.

Mon père n'a jamais pu acheter un vélo,

alors j'ai prié pour un vélo

et j'ai promis que je réciterais mon chapelet en retour,

et j'ai eu un vélo.

Il est apparu dans mon salon.

Un Mustang tout neuf.

Je l'ai mis dans une des scènes d' Eternal Sunshine ,

un vélo Mustang avec selle banane.

Juste avant Thanksgiving 1995,

j'ai appris que j'allais gagner dix millions de dollars.

Vous avez visualisé...

Après, dès que je voulais une chose, je l'ai fait se manifester.

Je me suis tenu dans un champ, les bras ouverts,

en disant : "Je suis prêt. Allez. "

Coupez.

Ça suffit. Parfait !

Merci beaucoup !

Découvrir qu'on a un don unique,

qui fait réagir les autres...

C'était comme mon père.

Il était drôle, alors j'ai tenté d'être drôle aussi.

"Bon sang, c'est super."

C'est comme ça que j'obtenais

de l'attention, de l'amour, que les gens me trouvaient unique.

Je suis un type dingue !

Jim Carrey du lycée Aldershot...

J'ai commencé par des imitations.

Je suis Jimmy Carter...

J'allais être l'homme aux mille visages.

Le seul qui avait réussi venant du Canada était Rich Little.

J'ai suivi son exemple.

Allonge-toi et cueille les fruits !

Henry Fonda, des gens comme ça.

Je savais bien imiter physiquement.

James Dean.

À un moment donné, j'ai décidé de prendre des haltères.

Fini, les blagues.

Je vais monter sur scène et suer, jusqu'à ce qu'il se passe un truc.

Je me sens bien ce soir.

Très bien !

Je veux y aller !

Je faisais des sons.

Des trucs bizarres.

Je rentrais chez moi, et au lit, je me demandais : "Que veulent-ils ?"

On s'entraîne.

Ce n'était pas ce que je voulais. Je savais ce que je voulais.

Je voulais réussir, être un acteur célèbre.

Mais que voulaient-ils ?

Un jour, en pleine nuit, je me suis réveillé d'un coup,

je me suis assis en pensant : "Ils veulent être libérés des soucis."

Et une ampoule s'est allumée.

Le lendemain soir, je suis allé au Comedy Store,

et j'ai commencé par dire...

Bonsoir...

"Bonsoir, comment ça va ? Bon, super."

Comme ça.

Et ça a déchiré.

Ils étaient pliés,

car ils savaient que je m'en fichais.

J'avais décidé,

là, dans mon lit, qu'ils voulaient être libérés des soucis,

donc que je serais le gars sans soucis.

"Je vais sembler être le gars sans soucis."

Bon, super !

Comme si j'étais en mode fugue,

et Hyde était apparu.

Quand je mets ce masque,

je peux tout faire.

Être n'importe quoi.

J'ai un Hyde en moi

qui se réveille quand les gens regardent.

Quand mille personnes ont les yeux rivés sur moi

et qu'on me tend un micro,

Jim s'en va et Hyde sort.

Mais c'est un gentil Hyde.

Pas un Hyde odieux.

C'est un Hyde affectueux, qui veut que tout le monde s'amuse.

Mais c'est néanmoins un Hyde. Parfois, après,

je me dis : "Bon sang, j'ai encore perdu le contrôle...

face à lui."

Bonsoir, Andy.

- Merci. - Jim, ça a été un plaisir...

- Tu veux dire, Andy. - Andy ?

Exact.

- Je dirai à Jim que tu l'aimes bien. - Oui.

Bon, merci.

Je dois me lever à 5h25, putain.

Bordel de merde.

Merde.

Pour venir ici dire bonjour.

Je ne viens pas demain, c'est Tony.

- Je me repose. - Tu as ta journée.

Je vais me reposer, me détendre.

Laisse ouvert. T'inquiète, je m'en fous.

Compris ?

Pas de problème.

Tony va venir ce soir ?

- Tony ? - Clifton.

Je ne...

- Un fan de Tony. - Comment vous le connaissez ?

Tony Clifton se pointe parfois quand vous vous produisez.

Il ne l'a fait que deux fois.

Vous savez.

C'est vrai ! Invitez-le dans votre émission,

si vous croyez que c'est moi.

- Je vous assure... - J'aimerais beaucoup le recevoir.

C'est possible ?

Trouvez qui est son agent...

Kaufman utilise mon nom pour se faire inviter...

Une rumeur dit que vous êtes Andy Kaufman, c'est faux ?

Complètement faux.

C'est une invention venant de vous.

Beaucoup de gens l'ont dit.

Les gens disent beaucoup de choses.

C'est bon !

C'est bon !

Bonjour.

J'ai des roses pour toutes les belles filles du monde.

Vous verrez comment il est...

Il paraît que Milos a dû le forcer à aller au maquillage.

Il dormait sur le canapé.

L'insolence était déjà là.

Quand on met le maquillage Tony Clifton, y a pas le choix.

On devient ce gars-là.

Il est là !

Il est arrivé !

Ce nez.

Cette mâchoire.

C'est d'abord effrayant, et après, on se dit :

"Mon Dieu, c'est tellement libérateur."

Tony, je veux te présenter le chef du studio, Ron Meyer.

- Enchanté. - Moi aussi. Merci du cadeau.

Ne me parlez pas d'Andy Kaufman.

Je suis pas fan d'Andy Kaufman. Je l'appécie pas.

Le réalisateur primé de Vol au-dessus d'un nid de coucou

a dû se prosterner

devant le grand Tony Clifton.

Il a dû venir la tête baissée : "Tony,

je sais que tu sais mieux que moi ce qui est le mieux pour cette scène.

Mais si tu pouvais faire une prise

où on essaie comme ça,

je te serais redevable le restant de mes jours !"

- Vas-y. Dis ce que tu veux. - D'accord.

Tu peux dépasser.

- D'accord ! Compris ! - Tu peux parler sur sa réplique.

Bon, très bien.

En tant que réalisateur, Jim Carrey n'est pas là.

Tu as affaire à Tony Clifton.

- C'est frustrant ? - Oui.

Il me faut un réalisateur solide.

Je lance une société de production.

Ah oui ?

Action !

Taxi, waxi !

Juste les faxi, Maxi !

C'est tous les mots qui riment avec "taxi".

Coupez !

Parfait !

Silence !

Prends soin de toi et reviens en un seul morceau.

- Absolument. - Ou deux morceaux.

Quoi ? Qu'y a-t-il ?

Ils font un truc technique ?

Que se passe-t-il ?

- Test sonore. - Quoi ?

On fait un test sonore.

Un test sonore ?

Je vais tester le son, moi.

Ça marche.

Il va falloir le gérer.

Il s'est détendu après le déjeuner.

Il était mal et avait besoin de le projeter sur les autres.

Et il l'a fait.

Et il le projetait sur les gens qu'il trouvait les plus hautains,

qui se croyaient meilleurs que lui.

Ne filmez pas.

- Quoi ? - On peut pas filmer ici.

Au studio Universal, il est tombé sur Amblin,

il est entré en exigeant de voir Steven Spielberg.

BUREAUX DE STEVEN SPIELBERG

Il y a un monsieur dans le hall qui cherche Steven Spielberg.

Je voudais voir le vrai requin.

- Ce requin est faux. - Excusez-moi.

Il voulait l'assurer

que ses films n'avaient pas besoin de plaire aux foules.

- Je fais des créatures. - Steven est pas là.

- Oui. - Que faites-vous ?

- Je fais un yak. - Un yak ?

Exact.

Steven n'était pas là, mais il s'est donné en spectacle dans la cour,

tout le monde est sorti des bureaux pour voir ce qui se passait.

Il essaye de se payer un billet pour le paradis.

On ne filme pas !

C'est un poster de l'évolution !

Zmuda est un type bien. Peu importe ce qu'il veut mettre dans sa bouche.

J'en veux, bon sang ! Voilà ce que je veux !

Ça me fait flipper !

Pourquoi choisir de créer un personnage que les gens détestent ?

Que les gens ne trouvaient même pas drôle...

C'est drôle, dans un sens.

Au niveau anarchique, c'est drôle.

Regardez, Corey Feldman !

C'est Corey Feldman !

Tout ça venait d'un sentiment de marginalité.

Ça dépend de combien on hait

le sentiment d'être un outsider.

Je vais m'asseoir ici.

Le sentiment de ne pas être accepté.

Non seulement en société,

mais par sa propre famille.

Il s'agit de désirer l'attention de quelqu'un.

Je crois que c'est ça.

"Comment avoir votre attention ?"

Je suis Andy.

Arrêtez !

J'en ai assez vu.

Occupe-toi de lui.

Il pousse.

- Il pousse. - Pousse ?

- Il faut en faire moins. - Oui.

Il foire tout.

Je le vois.

Ses yeux étaient exorbités.

- C'est vrai. - Tu as raison.

Il veut être apprécié. Jim Carrey veut être apprécié.

Par tout le monde. Il est son propre pire ennemi.

Il y a une scène où Tony parle de Jim.

C'est un lâche.

Il dit qu'il veut être apprécié par tout le monde,

que c'est un lâche.

Tu...

À ce moment-là, il avait vu juste.

Mais il y a la vérité, et il y a la vérité avec charité.

Je voulais lui dire combien j'avais aimé le requin.

- Le film, Les Dents de la mer. - Oui.

Il n'a jamais fait mieux !

Dis à Jim qu'on va dîner vendredi.

Qui et qui ?

Toi et moi.

- C'est qui, toi et moi ? J'y vais pas. - Je sais, mais...

Milos m'a appelé après deux semaines de tournage,

et il a dit :

" Je ne sais pas quoi faire.

Je n'ai jamais eu affaire à quelqu'un comme Andy."

- Je vais voir avec lui. - Dis-moi.

- Je te dirai. - Bien.

- Il t'appellera. - Parfait.

- D'accord. - Je suis épuisé.

- Épuisé. - Je comprends.

"Et Tony Clifton,

je n'ai jamais été intimidé

par un autre homme.

Et je suis intimidé par Tony Clifton !"

Et...

j'ai dit : "Eh bien...

on pourrait les virer

et je pourrais faire une imitation.

Je suis bon imitateur.

Je pourrais faire une bonne imitation des deux, je pense."

Il y a eu un silence au téléphone.

Et...

Milos a dit :

"Non.

Je ne veux pas arrêter.

Je voulais juste parler à Jim."

Jerry.

Je suis Batman.

Je suis Batman.

Debout là-bas, quand je suis entré,

j'avais le sentiment que quelqu'un entrerait aussi.

- C'est toujours possible. - Oui.

C'est comment de retrouver ton frère ?

C'est incroyable.

Il a tellement incarné Andy,

et toutes les parties d'Andy.

Il l'a mis...

Il le connaît, il le comprend.

Avais-tu déjà joué une vraie personne ?

Drôle de question.

Une personne ayant vécu ?

Avant ça, je ne crois pas, non.

- Bonjour. - Content de te voir.

Moi aussi, papa.

Tu sais...

Je suis fier de toi.

- C'est vrai ? - Oui.

Bon.

Prêt, Andy ?

INCARNE LE PÈRE D'ANDY, STANLEY

Et la famille,

ils m'ont accepté comme Andy,

comme si j'étais de la famille.

Comme si j'étais revenu.

Ce film sera une célébration...

SŒUR D'ANDY

...et une guérison pour tous.

Pour toi aussi.

Pour nous.

Personne ne savait ce qui était réel ou pas, la moitié du temps.

Moi-même, je l'ignorais.

Vous suiviez Andy et Tony,

où que leurs caprices vous emmenaient.

Et les émotions étaient souvent très réelles.

Tu ne veux pas que je te donne mon avis ?

C'est ça.

D'accord, je voulais savoir.

Alors je ne te le dirai pas.

Je veux être soutenu.

Si je veux choisir de faire un truc, tu dois me soutenir.

Je ne comprends pas pourquoi tu es toujours si négatif...

Gerry Becker, qui jouait mon père,

a pété un plomb au maquillage,

criant sur Andy dans le rôle de son père.

Je suis en colère, car je t'aime. Ce n'est pas que je ne te soutiens pas.

Trop tard !

Très bien.

Ça me rappelle mon père.

Incroyable.

Désolée.

Je suis horrible.

Je suis horrible.

- Je veux que tu sois là. - Je suis là.

C'est vraiment bizarre.

Ça a commencé à arriver partout,

ce genre de mélodrame de folie.

Ne retentez pas ça !

Je suis une star,

et la prochaine fois que je viens ici, je veux que vous vous mettiez à genoux

et vous incliniez devant moi.

Si je passe devant vous, baisez mes pieds !

Bande de péquenauds de Memphis, Tennessee !

Péquenauds ! Faites-les dégager !

Dégagez des champs et des fermes, sales péquenauds !

Tu n'es pas le bienvenu ici.

PRO DE LUTTE JOUE SON PROPRE RÔLE

Hein, Lawler ?

Je n'ai pas peur de toi.

- Attendez. - Il veut me faire peur.

- Il me fait pas peur. - Tu dois travailler.

Andy, tu es là pour bosser.

Andy !

On parle comme ça, quand on est de Memphis, M. Lawler ?

- On parle comme ça ? - Andy !

Donne-moi une chance de faire un film !

J'ai pas besoin de faire un film. Je veux le frapper, lui.

D'accord.

- On va faire quoi ? - Je sais pas.

- Je sais pas. - Lawler !

Andy Kaufman, dans son numéro comique dans différents clubs,

invitait des femmes du public pour lutter avec elles.

Puis il s'est nommé le "champion inter-genre".

Il est allé trop loin quand il a affronté Jerry "The King" Lawler.

- Vous vous en souvenez ? - Oui.

Jerry "The King" Lawler a découvert qu'Andy Kaufman était un comique,

et non un lutteur professionnel.

Lawler esquive et anéantit le Colosse.

Lawler le tient !

Hart tente de décoller ce grand gars des cordes,

et regardez Lawler l'anéantir !

Il prend Andy.

Il va lui faire une suplex.

Il est connu pour ça désormais...

m'avoir combattu.

Le catch existe grâce à moi désormais.

Hulk Hogan existe grâce à moi.

Dans ce film, tu devras...

À la fin, tu dois devenir ami avec lui.

Ça fait très Hollywood.

Je sais bien, mais...

c'est ce qui s'est passé.

Je n'y crois pas.

Je ferai tout ce que tu voudras.

La relation avec Jerry Lawler,

ça venait du fait qu'il vienne d'un monde différent,

et il était merveilleux.

Mais...

Et je l'appréciais.

Andy a trouvé nécessaire

de rester dans le personnage,

donc Andy est resté dans son personnage.

Je me fiche de ce que tu dis.

Tu peux prendre tes prises de catch...

Tu veux me frapper ? Je connais tous les points mortels.

Va trouver une fille à battre.

Bon.

Non, je n'ai rien dit à Jim Carrey.

J'ai cru comprendre qu'on ne parlait pas à Jim Carrey.

- C'est Andy ou rien. - Oui.

Tu fais tout tomber !

Je crois comprendre ce qu'il fait,

le fait qu'il veuille être dans son personnage.

Il veut être Andy Kaufman.

Quel dingue.

Il pensait aussi : "Ça va jusqu'où ?"

Dans la vraie vie, Andy et moi étions amis,

on organisait des trucs ensemble.

Je suis pas venu pour être insulté. Je m'en vais.

Je passe dans de grandes émissions nationales, pas des petits trucs locaux.

Et ça n'a pas marché comme ça...

cette fois.

J'en peux plus de voir ça. Jerry, une petite surprise.

Juste derrière toi.

VOUDRAIT ÊTRE HULK

En coulisse, devant les gens qui bossent sur le film,

mettre une pancarte dans le dos de quelqu'un...

jeter de l'eau sur moi, des trucs sur ma petite amie,

ce genre de chose.

On prouve à nouveau la théorie de Darwin.

Bon sang.

Quand je veux ! Tu piges ?

Il plaisante, vieux !

C'est une blague qui va trop loin !

Je peux te faire ça quand je veux !

Tu comprends ? Quand je veux !

Quand je veux.

C'est un catcheur.

Il se prend au jeu.

Ça devient un peu réel, parfois.

Si ça s'intensifie jusqu'à ce qu'il y ait un nez cassé,

eh bien soit.

Andy avait des problèmes très tôt, et c'est dur.

Jim a eu des problèmes plus tard,

et...

ça l'a vraiment surpris,

et il s'est mis en colère.

Il s'en est servi pour s'exprimer.

De bien des façons.

Il y avait de la colère dans tout ce qu'il faisait, mais...

Il a peur que s'il devient plus équilibré,

il n'aura pas sa créativité.

Jim ?

Parfois, il prend la décision consciente

de perdre un peu la tête.

Quand je vois les images des coulisses,

je voudrais que ça ait fait partie du film,

que ça ait été marié au film,

car beaucoup pensaient que le film se passait derrière la caméra.

Une répétition de plus.

Andy ?

Quelle a été la trajectoire des images, depuis leur création ?

Quelle était l'intention d'origine et comment en est-on arrivés ici ?

Une chose qui m'a toujours énervée...

J'aime pas quand les acteurs sont coincés,

debout devant une caméra à se produire...

Ils font ces kits de presse électronique.

Je le fais, mais je ne suis jamais à l'aise,

quand quelqu'un m'observe avec une caméra.

Ça m'a toujours dérangé.

Quand ils ont dit vouloir un EPK,

j'ai dit : "On a Lynne Margulies, elle est documentariste.

C'était la petite amie d'Andy.

Elle connaît très bien Andy.

Bob Zmuda est là.

C'est un génie créatif,

qui a beaucoup bossé avec Andy."

Votre nom ?

- Bob Zmuda ? - Bob quoi ?

Bob Zmuda.

Bob quoi, Zmuda ?

Bob Zmuda ?

J'ai dit qu'ils devaient filmer l'EPK.

On aurait des images tous les jours, et j'étais à l'aise avec eux.

Jimmy m'a appelé hier soir,

il a dit qu'ils se débrouillaient et qu'ils trouveraient un moyen

de séquestrer les images.

PARTENAIRE D'ÉCRITURE D'ANDY

- Jim a dit qu'ils avaient fait fort. - Qui ?

Universal.

Universal, Meyer, tout le monde.

Genre : "C'est notre projet.

Je me fiche de savoir si Jim Carrey se branle toute la journée,

il peut faire ce qu'il veut,

c'est notre film, notre plateau, notre concept et ces images sont à nous."

Universal avait décidé qu'ils ne voulaient pas

que je les montre...

pour que les gens ne croient pas que je suis un connard.

Ce sont les mots qui m'ont été dits :

"On ne veut pas que les gens pensent que Jim est un connard."

Imitation rapide.

Jackie Kennedy.

Bon Dieu !

Putain !

Bon Dieu.

Jim Carrey, voici mon audition de Saturday Night Live .

Le jour où j'ai auditionné pour Saturday Night Live ,

je suis descendu de voiture et j'ai entendu :

"Ne saute pas."

J'ai regardé en haut de l'immeuble et il y avait un employé de NBC

debout sur le logo,

cherchant le courage de sauter et de se tuer.

Je me suis dit : "Ça n'arrivera pas."

J'ai bossé dans des usines. J'ai arrêté en 3ème.

La vie est une série de terribles déceptions.

Je change de vitesse.

"Je ne sais pas comment ça va s'arranger, mais ça va s'arranger.

Je ne sais pas comment."

Il est à Hollywood depuis dix mois et s'est fait remarquer.

C'est sa première apparition à la télé américaine. Voici Jim Carrey.

Jim.

Mon père a dit : "Super. On peut en faire quelque chose."

J'ai dit : "Non, c'est quelque chose.

J'ai réussi. Je suis dans le Tonight Show ."

Et eux : "Bon, d'accord, on espère que ça marchera."

Avant que tout commence à avancer pour moi,

je crois que je faisais déjà In Living Color ,

je conduisais sur Melrose Boulevard, près de The Improv...

j'ai vu la pancarte d'une médium.

Et...

elle a lu mon avenir.

Elle a dit :

"Vous allez faire trois choses,

trois films,

qui seront énormes,

et très importants.

Et...

après ça,

il sera impossible pour quiconque de vous détrôner."

Peu après, j'ai fait Ace Ventura, The Mask et Dumb and Dumber .

EN 1994, ACE VENTURA, DÉTECTIVE CHIENS ET CHATS, THE MASK ET DUMB & DUMBER

ONT BATTU TOUS LES RECORDS DE BOX-OFFICE MONDIAUX.

CARREY ÉTAIT DEVENU UNE DES PLUS GRANDES STARS DE LA PLANÈTE.

C'était parfait.

- Courtney vient aujourd'hui. - Ah ? Super.

Excellent.

C'est drôle, car c'est mon ancien quartier.

INCARNE LA PETITE AMIE D'ANDY

- Bonjour ! - Bienvenue !

On a ça par écrit.

- Arrête. - Je rigole.

- Je rigole. Ça passera. - Tu es adorable.

On a parlé peu. Dès qu'elle m'a jouée, j'ai senti que c'était moi.

Elle avait certains traits. Non ?

- Des traits... - Elle est super.

Elle est géniale ! Elle est moi.

CHANTEUR / LYRICISTE

Elle va me mettre KO en lutte.

Elle est forte.

Elle est forte.

Porter le linge, tout ça, tous ces étirements.

Vous n'allez pas vous débiner aujourd'hui ?

- Vous allez lutter contre une femme ? - Oui.

Pourquoi pas un homme ?

Je préfère une femme.

Le public ne comprenait pas la lutte,

le persiflage,

les déclencheurs émotionnels et sociologiques.

Je dis pas que les femmes sont inférieures aux hommes,

car quand il s'agit de cuisine et de ménage,

de laver les légumes, d'élever les bébés...

...de faire les bébés, de nettoyer par terre...

elles sont supérieures aux hommes.

Mais en lutte...

La ferme !

Taisez-vous quand un homme parle !

Le mouvement féministe explosait à l'époque,

il est allé dans l'autre sens,

disait qu'elles devaient rester à la cuisine, tout ça.

Il était sur sa propre longueur d'onde,

et on était soit avec lui, soit pas.

Et il semblait adorer choquer.

Dieu, hommes, femmes, chien.

Comme quand Jésus a dit : "Mange mon corps et bois mon sang."

C'est un processus de sélection.

Ceux qui ne voient pas au-delà du sens littéral...

Fais l'Étranger.

- Je t'en prie. - Je déteste.

Ceux qui ne cherchent pas à voir la vérité absurde qui est derrière,

- ces gens-là ne l'intéressent pas. - Fais Latka !

Fais Latka !

Voilà le cul de Latka.

On sortait du Vietnam, de Nixon, de la Beat Generation.

Andy était un grand fan de la Beat Generation.

Il n'aimait pas les structures attendues.

Merci beaucoup.

Je suis content d'avoir exprimé ce truc

sur le "merci beaucoup".

Tout comique qui trouve une rengaine se lâche avec.

C'est leur signature.

Au final, ça vous dévore,

et ça l'a un peu dévoré.

La chose qui les rend célèbres, les rend fous.

On devient l'homme de la foule, au bout d'un moment.

Jim Carrey ne peut pas se balader dans la rue...

à faire tout ce qu'il veut,

en tout anonymat.

J'espère en arriver à un point

où je ne peux plus marcher dans la rue. Ce sera chouette !

Où je ne pourrai plus aller nulle part sans être reconnu.

À un moment donné,

quand on se crée soi-même pour réussir,

soit on doit lâcher prise de cette création,

et...

prendre le risque d'être aimé ou haï pour qui on est vraiment,

soit il faut tuer qui on est vraiment...

et périr

en s'accrochant à un personnage qu'on n'a jamais été.

Il ne va pas te manquer ? Quand il sera parti, y aura plus que moi.

Tout me parle. C'est très étrange.

Tous les films que j'ai faits dans ma vie,

d'une certaine façon,

étaient la manifestation absolue de ma conscience à ce moment-là.

J'étais Truman, j'étais dans la bulle à ce moment-là.

Peter Weir le savait. C'est pour ça qu'il m'a pris.

Allô ? À vous, Major Burbank.

Eternal Sunshine était très...

J'avais le cœur brisé.

Elle me regarde comme si elle ne me connaissait pas.

Pardon ?

Vous cherchez quelque chose ?

C'était ce sentiment :

"Mon Dieu, je dois effacer ça de mon esprit."

Patrick !

Bébé !

Et aussi le sentiment que cette personne vous a effacé.

J'avais le sentiment d'avoir été effacé.

Dites-moi si je peux vous aider.

Je m'appelle Joel Barish,

et je suis ici pour effacer Clementine Kruczynski.

Quand j'ai rencontré Michel Gondry,

il m'a regardé et dit : "Mon Dieu, tu es magnifique.

Tu es magnifique, là.

Tu es si brisé.

J'adore.

Ne te remets pas."

Le film devait se tourner l'année suivante.

Il m'a demandé de ne pas me remettre.

Ce métier est vraiment tordu.

Dégénérés.

Vous ne fumez pas.

- Tu fumes, toi ? - Fumer, s'étrangler, blaguer.

Déconner.

Et c'est ridicule.

Je ne fume pas.

Dans ton rêve, c'est toi, c'est Andy, ou c'est Tony ?

Tous. Ils sont tous dans le rêve et ils tirent tous.

J'ai fait un match de lutte contre Andy et Tony hier soir.

Tout acteur vit ça en jouant un rôle pendant longtemps.

Tu as entendu les histoires.

Qu'on m'apporte un verre, putain.

- Non. Tire-toi ! - Quoi ?

- Tire-toi ! - Comment ?

On veut pas que Tony revienne.

Tu crains !

Où est ma chaise ?

C'est la loge de production.

C'est la loge de production.

- De production ? - Tu cherches quoi ?

Je croyais que c'était le maquillage.

- Toutes les loges se ressemblent ! - C'est vrai.

On l'accompagne ou on le porte ?

On le fait marcher.

Installez-le !

Tony buvait vraiment ?

Je ne sais pas, mais il puait.

Je ne sais pas.

Il reste Tony jusqu'à chez lui ?

Oui. Surtout Tony.

Il se lève en Tony ?

CHAUFFEUR DE JIM

- On paye pour la loge de qui ? - De Jim Carrey.

Il ne vient plus au travail.

Il a très peu bossé sur ce projet,

et pourtant, il recevra toute la gloire.

C'est exact.

Jim peut tenter de m'imiter, il ne sera jamais moi.

J'ai essayé de boire du vin avec lui l'autre soir.

Il est devenu négatif.

Jim était contrarié, je lui ai dit qu'il avait peur, rien de plus.

C'est la peur qui parle.

La peur ?

Il a peur de pas être reconnu comme la force créative

tellement puissante qu'il est !

Dès qu'on ouvre la bouche, on en apprend sur soi-même.

Surtout quand on joue un personnage, car quand on improvise,

les choix qu'on fait sont très révélateurs.

Il avait des grands-parents alcooliques.

Car il n'y a rien d'autre que la vérité.

C'est un beau parleur.

D'où vient ce personnage ?

Quelle est la saleté...

dans laquelle la perle est bâtie ?

La perle, c'est la personnalité qu'on construit autour de soi,

pour se protéger de cette pensée :

"S'ils découvrent que je ne vaux rien,

s'ils découvrent que je ne suis pas assez,

je serai détruit."

Tony, que pensez-vous du comique Jim Carrey ?

Il est pas mal.

Il sourit toujours. On voit bien que c'est du chiqué.

Et voilà.

Cette douleur avait de la valeur. La souffrance a de la valeur.

Quand j'étais un gamin de sept ans,

quand le visage de mon père était rouge,

car mon grand-père l'avait harcelé pendant trois heures,

lui disant combien c'était un loser,

quand ils repartaient, je devenais papi Jack.

"Bon Dieu, Percy !

T'es un loser, Percy.

T'es un loser, mais un chic type !"

Vous voyez.

C'est devenu le sketch "Dysfunctional Family Home Show"

dans In Living Color .

Fiston, sache que je t'aime.

T'es un chic type.

Parle-moi de ton père.

Mon père était non seulement l'homme le plus drôle de la pièce,

mais c'était aussi un saxophoniste de talent.

Avant ma naissance, il avait un orchestre à Toronto.

Mais pour vraiment percer,

il fallait quitter le Canada et venir aux États-Unis

et y faire ses preuves.

Il avait peur de cette transition,

et il avait une famille à charge,

alors il est devenu comptable.

Au fil du temps,

ça l'a usé.

Il est devenu amer,

surtout quand il a perdu son poste à 51 ans.

Ça l'a brisé.

Il avait fait un compromis pour sa famille,

mais compromettre et échouer,

ça fait vraiment mal.

C'est pire que d'échouer en faisant ce qu'on aime.

Ça a été un exemple pour moi.

Peu de gens le savent, mais...

quand j'avais 14 ou 15 ans, mon père a perdu son poste,

et je suis devenu sans-abri un moment.

J'ai grandi au Canada, alors je pensais qu'on campait.

J'ai appris qu'on peut échouer en faisant ce qu'on n'aime pas,

alors autant faire ce qu'on aime.

Le choix est simple.

Faut être ce qu'on veut être.

Mon père n'a pas pu tout voir,

mais il a vu mon succès et c'était le sien autant que le mien.

Ça m'émeut toujours.

Tout le monde est ému en parlant de son père...

Mais c'était vraiment un humain extraordinaire.

PERCY CARREY EST DÉCÉDÉ EN SEPTEMBRE 1994,

TROIS SEMAINES APRÈS LA SORTIE DU MASK .

JIM A MIS UN CHÈQUE DE DIX MILLIONS DANS LA POCHE DE SON PÈRE,

AVANT QU'IL NE SOIT ENTERRÉ.

Burrito aux œufs.

C'est les Hells Angels.

Ça rigole pas.

Non, on rigole pas.

Faites ce que vous voulez.

Quand le film sera fini,

huit ou neuf personnes de l'équipe technique

vont entamer des poursuites pour stress mental.

C'est différent d'un tournage normal ?

Huit dollars pour une bouteille d'eau. Quelle arnaque !

C'est le bras droit d'Andy Kaufman.

- Ah oui ? - Juré.

Vous avez vu la lutte ? C'est l'arbitre.

Il y avait deux Tony Clifton, Andy Kaufman et Bob Zmuda.

Bob était un perturbateur dès le départ.

Ils faisaient des trucs comme aller au zoo

et courir dans le zoo en criant : "Le lion est en liberté !"

Je vais vous montrer ce qu'est l'humour ! C'est ça !

Il était tout autant responsable des trucs de Tony Clifton qu'Andy.

Ensemble, ils étaient de mèche.

C'est super. Le baiser.

C'est toi ou Andy ?

- C'est Andy. - Non, c'est Bob.

- C'est un test. - C'est Bob.

C'est Bob ?

Andy réservait au Lake Tahoe et n'y allait pas.

Bob Zmuda en Tony Clifton se pointait,

et jouait les fauteurs de troubles.

Les gens qui l'ont engagé pensent que c'est Andy Kaufman.

Je préférerais encore une explosion en pleine tête !

Bon Dieu, quel dingue.

Voilà de quoi je parle.

Vous voulez de l'humour ?

C'est ça, de l'humour.

Ces gens ne savent pas que c'est Jim,

et beaucoup ont pensé qu'il me maltraitait.

Ils empathisent avec moi.

"Il est sérieux avec vous ?

Vous jouez en journée, non ?"

Et moi : "Je sais pas... Qu'est-ce que j'ai fait ?"

Ça, c'est de l'humour. Assieds-toi et profites-en.

Très drôle !

- Encore une. - Encore une !

Il était pareil avec moi.

Dès qu'il a vu jusqu'où j'allais dans mon personnage,

il est devenu le vieux Bob,

ça lui a redonné vie,

et il était reparti.

- Avec qui êtes-vous, M. Clifton ? - Avec qui je suis ?

- Oui. - Avec Lynne.

Jim Carrey a reçu une invitation à la Playboy Mansion.

Mes gars ont appelé là-bas,

et ont dit :

"Jim n'est pas vraiment sur la planète en ce moment.

Il est Andy. Et Tony.

Et Tony veut venir à la Mansion."

25 à l'entrée.

Vois ça avec Hef,

ou tu me reverras plus jamais ici !

- Y a un connard à la porte. - Qui a dit ça ?

Lequel a dit ça ?

Hugh a commencé à déconner avec lui à la Mansion,

faisant un sketch dehors,

pensant faire un sketch avec Jim Carrey,

pendant que j'étais au fast-food

à m'envoyer un hamburger et un milk-shake.

- Salut. - Ça va ?

Où tu seras, tout à l'heure ?

- Ça peut pas être Jim Carrey. - Non.

Si c'est lui, il est incroyable.

Je le déteste !

Je le hais !

Deux heures plus tard, après avoir fait le tour de la salle,

Hugh l'avait invité à entrer,

il avait posé avec les filles et tout ça,

je me suis pointé.

Comment ça va ?

Hugh était avec Bob Zmuda,

il s'est tourné pour me regarder,

et il a blêmi.

Un vrai fantôme.

Il dit qu'on a appelé son bureau.

Comment je me tire d'ici ?

Éteignez cette putain de caméra.

Ils ont escorté Bob jusqu'à la sortie par-derrière.

M. Clifton, vous devez partir.

- On me vire. - La cassette de votre caméra.

On me vire.

Il nous faut la cassette.

Pas le choix. Ordres de M. Hefner.

Il m'a dit que j'allais écrire pour lui.

Pendant deux ans et demi, il ne prend rien de ce que j'ai écrit,

car il est dans Saturday Night Live ,

et il a tous les sketchs,

Cow Goes Moo, Mighty Mouse, tout ça.

- Il n'a pas à... - Pas besoin.

Après avoir fait tout ça,

quand il s'est servi de tout,

il appelle Zmuda, le fait venir de San Diego,

car il est en faillite créative.

Et là, je reprends le boulot de Kaufman.

Et ça devient un film sur Zmuda !

Tout le monde dans ce film,

chaque rôle du film est quelqu'un qui est entré en contact avec Andy

au cours de cette vie unique,

et ils veulent tous...

être la personne la plus importante pour Andy.

La personne qui compte le plus.

Il s'agit d'identité.

Et seigneur...

ce film tourne tellement autour de ça,

de nos identités, nos besoins.

Andy, on enregistre.

Si tu veux dire quelque chose, on est prêts.

C'est bon.

Le printemps ne nous a pas attendus, chérie.

Il a couru devant nous,

alors qu'on suivait dans la danse entre les pages,

fondus dans le fer battu et brûlant de l'amour comme...

C'est mon père ?

Oui ! Sans blague.

Bon Dieu, j'hallucine.

Je sais qu'ils savent que je ne suis pas leur fils,

mais c'était presque comme un jeu de rôles thérapeutique.

PÈRE D'ANDY

Tu vois ? En quelque sorte. Ils ont pu lui parler.

Vous êtes là. C'est super.

Ce jour-là...

Andy a su que sa fille voulait venir au théâtre

pour lui parler.

Donc elle est venue,

et elle...

Andy l'avait eue sans être marié

quand il n'était qu'ado.

Elle avait été adoptée

et ignorait qui était son père jusqu'à ce qu'il soit dans Taxi .

Là, quelqu'un l'a contactée

et lui a dit

que c'était son père,

Latka dans Taxi .

Elle n'a pas pu le rencontrer avant sa mort.

Alors ce jour-là,

elle est entrée dans la loge d'Andy,

et...

a parlé à son père...

seule, pendant plus d'une heure.

Ils se sont dit qu'ils s'aimaient,

ont parlé des raisons de ce qui s'était passé.

Ils ont parlé d'où il était.

C'est assez touchant.

Lynne et moi en avons beaucoup parlé :

où Andy serait-il, aujourd'hui ?

Elle a toujours cru qu'il serait au paradis

à s'occuper des enfants.

Vous savez.

À jouer avec les enfants.

Salut, je suis Andy Kaufman. L'an dernier, j'étais...

dans un match de catch avec le pro du nom de Jerry Lawler.

Le match était inégal, vu que Jerry faisait deux fois ma taille,

et je n'étais pas préparé pour ce qui est arrivé.

Il s'est servi d'une prise illégale, un "marteau-pilon",

il m'a cogné la tête sur le tapis...

Salut !

Ça va ?

Il a l'air sympa.

Ne commence pas les ennuis sans moi !

Je crois que c'est Dracula.

Elvis a appelé, il veut récupérer ses affaires !

À ce moment-là...

ce n'était pas moi.

Je ne faisais pas de choix dans la peau de Jim.

Je faisais des choix dans la peau d'Andy.

Andy fait le choix qui vous donne envie de sauter par-dessus la barrière

pour l'étrangler.

La ferme !

Je repense à comment était Andy.

À mon souvenir, il était très poli.

Il m'appelait toujours M. Lawler, tout ça.

Enfin...

Jim Carrey arrive derrière moi,

en me poussant.

Il m'a poussé.

Jusqu'au marteau-pilon.

Après la suplex latérale, il te posera doucement.

Il m'a retourné, il a retourné Andy,

et il l'a posé.

Ils le verront au montage. "Cascadeur en scène."

- Le public n'est pas dupe. - C'est vrai.

Ils repèrent un cascadeur de loin.

Il a dit que les assurances n'accepteraient pas,

qu'elles arrêteraient la production, tout ça.

Ça ne va pas. Je me sens dupé.

Allez !

C'est vrai.

Tu crois que je rigole, mais non.

Je vais le faire, que les caméras tournent ou pas.

C'est là que tout a mal tourné, quand Andy l'a accusé

d'être du côté de l'establishment,

d'être un gars qui a peur des assurances,

peur de faire un truc dingue, peur d'être un artiste.

Je crois qu'il sera fin prêt,

car je sais comment le pousser à bout.

Il était censé venir chez Jim Carrey pour dîner !

La ferme !

Il devait venir chez Jim...

Éteignez ça.

Tout le monde recule !

Puis je me suis demandé, en tant qu'acteur,

jusqu'où aller avec ça ?

Jusqu'où irait Andy ?

Ça ne va pas. Je fais mon boulot.

Personne ne savait.

Mon équipe ignorait si j'étais blessé.

Mes managers l'ignoraient.

Personne ne savait.

On est très déçus.

M. Lawler, lutteur professionnel,

s'est comporté de façon non professionnelle.

Le muscle sterno-cléido-mastoïdien gauche est enflé.

Il paraît que Jim Carrey aurait provoqué Lawler,

en lui crachant au visage.

Il lui a craché au visage,

comme Andy l'avait fait à Memphis.

Jim jouant Andy

a fait comme Andy il y a des années.

Jim Carrey tournait une scène...

Carrey jouait Andy Kaufman.

C'était un match de catch devant une foule de figurants.

Jerry s'est retourné en colère...

C'est incroyable.

Une autre chaîne.

Jim Carrey ne retravaillera jamais plus avec Jerry Lawler.

Tout est tombé en place.

C'est devenu un scoop.

Aux vraies infos.

Pour ceux qui se souviennent de lui, c'est assez Kaufman-esque, non ?

C'est vrai. Nous verrons.

Qu'y a-t-il ?

Devant des caméras, on rentre et on sort du personnage.

Regarde-moi ça.

Carrey lui a craché dessus hors caméra ?

Mon Dieu.

Ils sont aux barrières, sur les balcons.

Y a-t-il eu un moment où Jim est revenu,

où il y avait un sentiment de responsabilité, de culpabilité...

Oui, de culpabilité.

"Suis-je allé trop loin...

Dis donc...

c'était beaucoup. J'espère que je n'aurai pas d'ennuis.

Devrais-je le dire aux gens ou pas ?"

Je n'aurais jamais dû le dire. Mais je ne sais pas.

Je suis différent d'Andy. Andy ne vous l'aurait jamais dit.

On va le mettre sur une civière et l'emmener à l'hôpital.

5 AVRIL 1982

Il voulait briser ce mur

et ne pas s'arrêter avec les caméras.

Kaufman, sur une civière, on ne peut que...

Pour lui, il n'y avait pas juste un temps

où on joue le personnage, puis c'est terminé.

Il voulait retourner la réalité.

Il est aux soins intensifs de l'hôpital St Francis.

Brouiller totalement les pistes.

Prêts ?

Jim Carrey !

Il m'a inspiré à faire des trucs vraiment dingues.

Je suis passé dans Arsenio Hall,

pendant les émeutes,

avec une bouteille de vin à la main,

faisant comme si j'étais bourré.

T'es pas Jay.

Je pensais que c'était évident, mais les gens étaient inquiets.

Ils étaient vraiment inquiets.

Je l'ai traité de bâtard noir,

j'ai tenté de le frapper, et je me suis effondré.

Bâtard noir !

- Une pause pub. - Pour Reginald Denny !

- Après ça, mon manager... - On revient dans un instant. Désolé.

Je suis allé en coulisse, il avait la tête contre le mur,

et il avait...

Il était blême.

Il a dit : "Je sais pas trop.

Tu as peut-être fait une grosse erreur.

Tu as peut-être...

vraiment foiré."

C'était un de ces moments où j'ai pensé :

"C'est ce qu'Andy ressentait et gérait

sans arrêt."

Ce soir, pour la première fois à la télé, ils se rencontrent en personne.

Andy Kaufman et Jerry Lawler.

Ce qui a eu lieu a évolué. On n'était pas de mèche.

On a pensé au même niveau, en quelque sorte.

C'est arrivé comme ça,

et après, tout était bon pour tout le monde.

Regardez la tête de Dave ! Il peut pas regarder !

Il arrive pas à regarder !

Il faut être prêt

pour toute éventualité dans cette situation.

On espère que ça ira bien.

- Jerry, ça va ? - Comment ça va ?

- Bien. - Content de te voir.

Bon.

- Il s'est passé des trucs. - Oui.

- Je voulais dire... - Des œufs sont tombés.

- Il y a un moment. - Comment ça ?

Quelqu'un m'a jeté un œuf.

Le cascadeur est venu, disant qu'il était censé me rater...

Andy, moi, peu importe,

on s'est penché avant que ça commence :

"Frappe-moi.

Vraiment."

Vous cherchez quoi ?

Je vais appeler un avocat.

On fait une pause.

Excuse-toi tout de suite.

T'es qu'un sale péquenaud...

Tu vas faire quoi ?

Merde.

J'en ai marre. J'en ai marre de ces conneries.

T'es nul, Lawler. Je vais t'attaquer en justice...

Je ne crois pas qu'il essayait vraiment de me tuer.

Je t'emmerde !

C'est la créativité.

Je t'emmerde !

Ces trucs-là n'importent pas.

Je sors de chez Mr. Chow's ou The Ivy,

sur Robertson,

la véritable Mecque

des paparazzi...

Une fois, j'en suis sorti et j'ai décidé :

"Je vais rester là.

Je ne vais rien dire. Je vais attendre."

Tout est devenu silencieux.

Je suis là, debout devant le restaurant The Ivy.

Ils ont dit : "Vous faites quoi ?"

J'ai dit : "Rien."

Coupez !

C'est coupé.

Super. Parfait !

Andy, mets ça dessus. On va chercher un linge.

Le soleil.

Quelle heure est-il ?

Christof, que se passe-t-il ?

Une rumeur dit qu'il est mort.

Il s'agit de considérer la vie comme un film,

et ce n'est rien de plus que ça, une illusion.

Mieux vaut l'observer qu'être perdu dedans...

J'ai passé la porte.

La porte est la réalisation

que ça, nous...

c'est...

le côté mer.

Le dôme.

C'est le dôme.

Ce n'est pas réel. C'est une histoire.

Il y a l'avatar qu'on crée,

et la cadence qu'on trouve qui plaît aux gens,

qui les divertit de leurs soucis, qui vous rend populaire,

et à un moment donné, il faut s'en séparer.

Ce n'est pas qui on est.

Il a le visage le plus reconnaissable au monde. Il ne peut pas disparaître.

À un moment donné, il faut vivre son vrai soi.

Truman Show est devenu...

une prophétie pour moi.

Elle se réaffirme constamment,

comme un enseignement,

une vraie représentation de ce que j'ai vécu dans ma carrière,

de ce que chacun vit quand on se crée de toutes pièces,

pour être populaire, pour réussir.

Pas seulement dans le showbiz, aussi à Wall Street, partout.

On va au bureau, on met un costume,

on agit, parle d'une certaine façon, on ment parfois,

on fait ce qu'on doit faire pour avoir l'air d'un gagnant.

Et à un moment donné dans la vie, on doit dire :

"Peu importe de quoi ça a l'air.

J'ai trouvé le trou dans le psychisme et je passe au travers.

Je vais affronter l'abîme de l'inconnu,

que ça plaise aux autres ou pas."

Par moments, comme le film,

on essaye de vous noyer dans cet abîme.

On vous dit : "Non, sois l'autre. Tu nous as dit être ce gars-là.

Tu nous as dit que tu étais Andy.

Que tu étais Tony Clifton."

Personne ne peut vivre avec ça éternellement.

Je t'aime, vieux !

Merci beaucoup.

Je t'adore !

Je t'aime bien, mais...

Mais c'est pas de l'amour.

Tu peux parler du spectacle à Carnegie Hall ?

C'était obsédant.

J'ai trouvé ça obsédant...

de recréer ça.

Il a fait un truc après l'autre,

et il ne s'est arrêté que quand ils étaient époustouflés

et avaient passé la plus folle soirée de leur vie.

Ils savaient que c'était un soir unique.

La chorale Mormon Tabernacle !

Les Rockettes !

Je n'y crois pas !

C'est le père Noël !

En même temps, il affrontait l'abîme.

Emmener tout le monde dans cette aventure...

tout en sachant qu'il se passait quelque chose

auquel il devait faire face,

qui était terrifiant.

Andy pourrait nous dire pourquoi on est là ?

J'ai un cancer.

Arrête !

Arrête !

C'est de mauvais goût. Je veux pas être mêlé à ça.

On peut tenter. Je peux le pousser en fauteuil roulant.

Les gars...

C'est drôle...

mais c'est pas un gag, Bob.

J'ai un cancer des poumons.

Andy...

regarde-moi dans les yeux et dis-moi que c'est la vérité.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Lynne ?

Allez.

Une bonne chanson pour aujourd'hui.

Je crois que parfois, les gens

qui existent tellement dans leur personnage,

ne savent pas comment en sortir,

ou comment prendre une autre voie,

vous savez ?

Ils doivent quitter...

la planète. ..

pour en sortir.

On n'aspire qu'à notre propre absence.

Au final.

On désire ce qui se passe à la mort.

"Je n'ai plus à m'inquiéter."

J'ai le sentiment...

Si vous me demandez où je vis en ce moment,

où est le vrai moi,

je dirais qu'il y a un siège au calme

dans l'univers

qui semble...

tout contenir,

et c'est là que je suis.

Je ne désire rien. C'est le plus dingue,

et c'est très étrange de dire ça dans un lieu comme l'Amérique.

Je n'ai aucune ambition.

Vraiment aucune.

Comment ça va ?

Je vais bien, Andy.

Où ça va te mener ?

Nulle part.

Je n'ai pas à aller où que ce soit.

C'est fascinant pour moi,

la disparition.

Tu m'as ouvert les yeux sur tant de choses...

que je n'aurais jamais cru voir.

Toi plus jeune

à tes débuts, tentant de percer, tu avais un point de vue différent.

Où la transition a-t-elle eu lieu ?

Quelque part en pleine...

confusion,

en pleine déception,

en pleine...

réalisation de tous mes rêves,

là avec tout ce dont tout le monde a toujours rêvé d'avoir,

et malgré tout, malheureux.

Coupez.

Bien.

Toute l'équipe adorait tant Andy

qu'ils étaient vraiment tristes

qu'il soit réduit à cette lueur.

Dans ma tête, il était cette lueur,

cette étincelle divine

qui s'éteint peu à peu.

En serais-tu au même point dans ta vie en ce moment

si tu n'avais pas joué Andy ?

Non. L'effet papillon.

Tout serait totalement différent.

Les choix nous définissent.

Je ne crois pas vraiment au libre arbitre.

Je prends le thé, car j'ai soif.

Est-ce le libre arbitre ?

Ou ai-je soif ?

Qu'est-ce qui m'a poussé à prendre le thé ?

Ce sont les mauvaises cigarettes.

Figurants, action !

Andy est revenu pour faire son film,

et Andy a fait ce qu'il fait.

Andy l'a retourné complètement,

et il a quand même été produit.

C'était une expérience de joie et d'amour pour tous,

et la preuve était là, le dernier jour.

Tout le monde, un sac sur la tête, en larmes,

en pleurs.

Cette personne horrible.

Je veux tous vous remercier.

Je remercie tout le monde.

Merci à toi !

Je voudrais dire...

que même si je ne l'ai jamais aimé,

Andy Kaufman était brillant.

Il a changé bien des choses,

a ouvert des portes pour beaucoup de gens.

Je suis honoré

d'y avoir participé.

Remercions tous le ciel qu'Andy Kaufman ait vécu.

Santé !

Tony te manque ?

Après avoir passé du temps avec lui

durant cette période ?

Rien ne me manque.

Je dois dire que je culpabilise

de ne pas être dans le clip de REM.

À cette époque,

je ne voulais plus être Andy.

Ils voulaient que je sois Andy dans le clip,

et je ne voulais pas revenir dans sa peau après coup.

J'essayais de comprendre qui j'étais à nouveau.

Je ne voulais plus être Andy.

Jim Carrey, Man on the Moon.

Tu sais d'où vient le titre de la chanson ?

"The Great Beyond". Le grand au-delà. C'est autre chose pour Michael Stipe,

mais pour moi, c'était Andy.

Je ne savais plus qui j'étais à la fin du film.

Je ne savais plus mes opinions politiques. Je ne me souvenais plus qui j'étais.

Tout à coup, j'étais malheureux

et j'ai réalisé que j'étais revenu à mes problèmes.

Revenu à mon cœur brisé.

Alors je me suis dit :

" Tu te sentais si bien quand tu étais Andy.

Car tu étais libre de toi-même.

Tu étais en vacances de Jim Carrey.

Tu as passé la porte sans savoir ce qu'il y avait de l'autre côté,

et de l'autre côté, il y a tout.

Tout. "

Il y a un soulagement

d'être libéré de ce véhicule

qui voyage à travers l'espace,

tentant de s'accrocher à des choses,

comme à des pays, des religions...

Tout ça est si abstrait.

Pourquoi suis-je américain ?

Pourquoi suis-je canadien ?

Ça veut dire quoi ?

Quelqu'un a posé une ligne et dit : "Voilà."

On est tellement plus que ça.

On est né dans une famille, on nous dit notre nom de famille.

Nos parents choisissent un nom. "Tu t'appelleras Joël.

Ça signifie...

la grandeur de Yahweh.

Tu dois être à la hauteur de ce type,

et on compte sur toi pour ne pas nous foutre la honte.

Et tu iras à Harvard,

tu deviendras docteur, tu deviendras...

Et au fait, tu es catholique." Ou "Tu es juif".

Ou peu importe.

Tout ça, ce sont...

des structures abstraites qu'on nous donne

qui sont censées nous maintenir.

Je les ai abandonnées.

Je n'ai pas besoin d'être maintenu.

Je flotte à travers l'espace comme Andy.

Voyez...

Je vole à 10 000 km / h autour du soleil.

Vous savez.

Sur des plaques tectoniques qui flottent sur de la lave.

Prêt pour la fin des temps,

ou Dieu sait ce qui va se passer.

Je suis bien.

Tout est bien.

On suit un parcours spirituel

et on terminera tous au même endroit,

si un tel endroit existe.

Peut-être pas. C'est peut-être juste ça et c'est tout.

Moi, et la tasse de thé. C'est tout.

Il y a nous. Nous sommes l'univers.

Ça me plaît. C'est bien.

Je ne sais pas quoi dire d'autre sur tout ça.

Je crois que je suis à sec.

À moins que...

Je me demande...

si je pourrais faire ça avec d'autres gens.

Que se passerait-il si je décidais d'être Jésus ?

On a bien déliré, dis donc.

C'est fini.

Mott the Hoople et le jeu de la vie

Andy Kaufman dans un match de catch

Monopoly, 21, dames et échecs

M. Fred Blassie et son petit-déj

Jouons à Twister, jouons à Risk

On se voit au paradis si vous y allez

Ouais, merde.

Je tiens la caméra.

"Je me fiche de savoir si Jim Carrey se branle toute la journée.

Il peut faire ce qu'il veut.

C'est notre film, notre plateau, notre concept,

et vous allez nous donner les images."

Mais tu ne les autoriserais pas à les utiliser.

À moins que tu me fasses marcher.

Tu dis n'importe quoi.

Que se passe-t-il ?

T'es malade !

Ça fait quoi ?

Les rôles sont inversés !

Je vous emmerde aussi !

Si vous croyez

Qu'ils ont mis un homme sur la Lune

Si vous croyez

Qu'ils m'ont mis l'idée en tête

Alors rien ne va plus

Si vous croyez

Qu'ils ont mis un homme sur la Lune

Merci beaucoup. Vous avez été un public formidable.

Sous-titres : Hélène Skantzikas

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