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CHINO
- Arrête-toi. - Compris.
Je m'appelle Jamie Wagner. Je cherche du travail.
Tu en cherches dans un drôle d'endroit.
- Tu t'es enfui de chez toi ? - Non.
Descends si tu veux, je fais à manger.
Monsieur...
Je devrais repartir, je suis attendu ailleurs.
Il n'y a nulle part ailleurs qu'ici.
Je dois aller au...
au ranch Nash.
Trop loin pour y arriver ce soir.
Ils t'attendent ?
Non.
Personne ne mange ici sans s'être occupé des bêtes.
Il y a de la paille et une lampe dans la grange.
Si tu mets le feu,
je te rôtirais sur les braises.
Me rôtir ?
C'est un truc d'Indien-.
Il me fait pas peur.
Pas trop.
T'en fais pas, je mange pas les gamins.
Pas quand j'ai un quartier de boeuf.
Si t'as peur de moi, dors dans la remise.
Mais il fera plus chaud ici.
Pardon, monsieur.
Je m'appelle Chino.
Bien, monsieur.
♪ Ai failli être piétiné à mort par un cheval sauvage.
Mais ça m'a rien appris, je fais toujours le même métier.
T'as travaillé avec des chevaux ?
Non.
C'est bien.
Tout doux.
En arrière.
En arrière.
Bonjour.
Tu t'y mets tard, hein, petit ?
Je faisais le ménage.
Mon gars,
je peux pas te payer pour ton travail.
C'était pour payer le repas et la nuit.
Mon gars,
si tu veux laisser ton cheval se reposer,
je t'en prêterai un pour m'accompagner, je vais chercher une jument.
Oui, monsieur !
Je te présente Buck.
Monte-le.
T'as peur de Buck ?
Non.
Alors détends-toi.
Fais-le un peu courir.
Je vois que t'es pas tombé.
Il est gentil ce cheval.
Le vieux Buck, gentil ?
Il est gentil quand il veut bien, c'est un mustang.
Il est gentil avec moi.
Quel jour on est ?
Mercredi.
♪ Avais oublié cet acheteur.
Je dois mener ces chevaux en ville.
Je peux vous aider ?
♪ En ai pas besoin.
♪ Aimerais continuer à monter Buck.
Alors te mets pas dans mes pattes.
200 S, Chino, c'est ça ?
Bonjour, L'Indien.
Bonjour, madame.
Je sais à quoi tu penses, L'Indien.
Arrêtez !
Ricardo !
Vous permettez, M. Jensen ?
Ricardo.
Merci.
Ça va, Lemoyne ?
- En même pas 5 minutes... - Tu l'as entendu ?
Qui est-ce ?
Un veau égaré nommé Jamie.
Lemoyne,
garde-moi ça jusqu'à demain.
- Tu restes en ville ce soir ? - Je suis fatigué et j'ai soif.
Mets les chevaux à l'écurie et offre-toi à manger.
Je serai à L'Eagle Bar.
Evite les ennuis.
♪ Essaierai, je viens pas souvent en ville.
La ville y résisterait pas.
Toi non plus.
Tu travailles pour lui ?
Si on veut.
Si tu restes avec Chino, je te ficherai la paix.
Il y a une loi pour les gamins qui savent pas se débrouiller.
Je sais me débrouiller.
Je t'en prie, non, pas ici.
Je viens de finir de réparer après l'autre bagarre.
Il y a d'autres bars en ville.
Il y a personne pour l'instant.
Je t'en prie, prends la bouteille et emmène-la ailleurs.
Je vais m'installer là et la boire.
Bonjour, messieurs.
Tu sais qui va aller boire ailleurs ?
Bon dieu, Chino !
Tu pars maintenant.
Pour les dégâts.
Je voulais une bouteille, Pete.
- Que s'est-il passé ? - On rentre au ranch.
Heureusement que j'étais là.
♪ Ai mené des chevaux en ville des centaines de fois sans ennui.
Mais tu t'es pas mal débrouillé.
Pour aller au ranch Nash,
tu suis le canyon qui est là.
A un kilomètre et demi, tu prendras à gauche.
Jusqu'aux traces de chariot.
En les suivant, tu arriveras là-bas.
Vous savez, Chino, je pourrais nourrir les chevaux.
Et nettoyer les écuries.
Vous auriez plus de temps pour le reste.
L'hiver arrive.
Il vous faudra beaucoup de bois. Je peux vous en couper.
Petit...
Ton cheval a encore besoin de repos.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Oui, monsieur !
Tout doux avec ton cheval, j'ai pas envie de jouer.
Si tu veux travailler, remets ta selle sur Buck.
Pourquoi vous cherchez cette jument ?
Elle est pleine, son poulain tarde à venir.
Je veux la ramener avant qu'il arrive.
- Vous faites ça avec toutes ? - Non.
Celle-ci est à part.
C'est un mustang ?
Pure race.
Une volonté de fer et fine comme une lame.
Mince ! Vous devriez prendre celui-là !
C'est Black, ma plus grande richesse. Je l'ai élevé.
Ce qu'il est beau !
Avec des ancêtres en Angleterre.
Ses juments doivent être par là.
Si tu veux les Voir, grimpe sur la crête,
mais les effraie pas, elles sont farouches avec les inconnus.
La jument n'est pas là, je vais la pister.
Il va bien ?
C'est un mâle.
Un bel étalon.
Il se conduit comme si vous étiez sa mère.
Je vais devoir l'être.
Elle a eu un grave accident.
Mets ton édredon devant le poêle.
Mon grand, ça va être ton lit.
Fais chauffer de l'eau.
Comment tu trouves Banner ?
Je vais l'appeler Banner. Son père s'appelait Flag, ce sera bien.
C'est un bon nom.
Ça lui suffira comme maman.
Vous ressemblez pas à une maman.
Je crois pas, non.
♪ Ai mis trois ans à payer Flag.
Le sang de ce poulain, j'ai travaillé dur pour l'avoir.
C'est la récompense d'un tas d'efforts.
Et de talents insoupçonnés.
Je serai sa maman.
Mais si tu le répètes, je te coupe les oreilles.
Je cherche Morrel.
Je suis Catherine Morrel, je peux vous aider ?
- Vous préférez attendre ? - Sa femme ?
Non, sa soeur.
Vous ne parlez pas comme lui.
Eh bien, monsieur...
Valdez.
M. Valdez,
je suis sa demi-soeur.
Mon père s'est remarié, ma mère était anglaise.
Comme on dit, on choisit ses amis,
pas sa famille.
Qu'avez-vous contre mon frère ?
Qui est là ?
Vous avez posé cette clôture ?
Oui, pourquoi '?
Une de mes juments s'est éventrée sur votre saleté de barbelé !
♪ Ai dû l'abattre.
Au printemps, j'emmènerai un millier de têtes sur ce pâturage.
Je veux qu'il soit fermé.
La clôture me coupe des troupeaux de mustangs.
C'est ma clôture et ma terre !
Cette terre est ouverte à tous !
Pas d'après le relevé légal.
Le ranch Morrel s'étend à 80 km au nord d'ici.
Si ça vous déplaît, je vous rachète vos bêtes et votre matériel.
Vous avez compris ?
C'est vrai pour le relevé ?
Oui, j'en ai peur.
M. Valdez...
Pourrais-je venir voir vos chevaux ?
Vos chevaux, je peux venir les voir ?
Pourquoi ?
♪ Aimerais monter, vos chevaux sont les meilleurs.
♪ Aimerais en acheter un.
Venez, je vous en vendrai un.
Bonjour, M. Valdez.
Je suis prête.
Je vois ça.
Je vois que vous avez amené un chaperon.
- C'est une belle jument. - Elle s'appelle Paloma.
Quand pourrai-je la monter ?
Elle est en liberté depuis un mois, je vais devoir la...
C'est quoi Ça 7.
Une selle d'amazone.
Une selle d'amazone ?
Vous allez mettre ça sur le flanc du cheval ?
Non, M. Valdez, sur son dos.
La jambe droite passe dessus, la gauche, dessous.
Je monte très bien comme ça, vous verrez.
Pas sur un de mes chevaux.
Mais en jupe, comment monter autrement ?
Je vous prêterai une selle, trouvez des vêtements.
Merci, M. Valdez.
Au revoir.
Je trouverai un moyen décent.
- Au revoir, Jamie. - Au revoir, madame.
Harris...
Elle devrait pas dire des mots pareils.
Quels mots ?
Elle a dit...
jambes.
Jambes ?
En quoi c'est mal ? Elle en a, non ?
Je suppose.
Mais c'est pas un mot qu'une femme de la haute société devrait utiliser.
Pourquoi ?
Ça se fait pas.
C'est déplacé.
Un homme doit aussi faire attention à ce qu'il dit à une dame.
Comment apprendre à une dame à monter
sans lui dire où mettre ses jambes et ses mains ?
Les mains, on peut en parler.
Ce sont les endroits couverts dont on ne parle pas.
Mais...
je n'ai jamais fait très attention aux femmes.
♪ Ai plus important à penser.
Vraiment ?
Pas vous ?
Si.
Mais je pense aux femmes de temps à autre.
Pas moi.
Jamais je ne fricoterai avec elles.
Ce que dit un homme et ce qu'il fait,
ce n'est pas toujours la même chose.
Allons-y, on a du travail.
Quand je serai prêt, ouvre la barrière.
Compris.
Avec ce satané Black, on s'est jamais entendus.
Vous allez le mater ?
Tu sais ce que ça veut dire ?
Lui montrer qu'il peut pas vous désarçonner.
C'est pas que 93-
Mater un cheval, en fait, c'est le dominer.
Lui retirer toute volonté.
Pour le briser.
Aucun cheval Valdez ne sera brisé.
Je crois que moi et Black,
on s'aime pas, c'est tout.
Vous avez des cicatrices partout.
D'où vient celle de votre dos ?
Si je te le disais, tu me croirais ?
Bien sûr.
C'est insensé de dire ça, petit.
Comment tu sais ce que je vais te raconter ?
Si vous le dites, je saurai que c'est vrai.
Seul un idiot croit quelque chose avant de savoir ce que c'est.
Enfin...
Des Indiens avaient volé mes chevaux.
Je les ai suivis et je les ai repris. Pendant qu'ils me poursuivaient,
je suis tombé de cheval
et j'ai été piétiné.
Ils vous ont pas tué ?
Mon garçon, c'étaient des amis.
Bonjour.
Je vous attendais, je le monte depuis deux heures.
Bien, montez.
Vous n'aurez pas besoin de ça.
Que je sois pendu... Vous vous êtes fait un pantalon !
M. Valdez, ayez l'obligeance de m'aider.
Vouloir monter un cheval quand on sait pas grimper dessus...
Faites-le avancer.
Détendez-vous !
Mlle Morrel,
vous n'êtes pas un Indien de bois,
ni un sac de pommes de terre.
Vous ne montez pas une carne ordinaire,
c'est un cheval Valdez.
Ne luttez pas contre lui, mais ne soyez pas un poids mort.
Ça me fait un peu bizarre d'être assise comme ça.
Vous avez l'air bizarre. Arrêtez-vous.
Vous devez bien penser à serrer le cheval avec vos...
- Comment vous appelez ça ? - Mon genou.
- Et ça ? - C'est ma jambe.
Et ça ?
Quoi ?
Ça !
C'est mon dos.
- Tous ces endroits sont couverts. - Bien sûr !
Que diriez-vous si je disais...
jambe.
Ça va, M. Valdez ?
Oui, moi, ça va.
Mais pas ce garçon, je vais devoir lui parler.
Comme je le disais, serrer le cheval avec vos genoux.
Mettez votre poids dans vos jambes. Essayez.
Je me sens plus à l'aise.
Vous en avez pas l'air.
Vos genoux !
Mettez du poids dans vos jambes.
C'est terrible. Terrible !
Vous rebondissez encore.
C'est un peu obligé.
Je suppose, vous avez des endroits rebondis...
Une femme n'est pas faite pour monter à cheval.
M. Valdez,
vous êtes grossier, insensible et vulgaire.
Vous n'êtes pas un homme, mais une carne !
♪ Enverrai Cruz chercher Paloma.
Tu veux encore te faire embaucher dans un ranch de la région ?
Tu sais, on embauche pas en cette saison.
Je me suis habitué à t'avoir.
♪ Aimerais te garder. Je te paierai 10 S par mois.
10 $?
C'est pas assez ?
Vous verrez, Chino, je les vaudrai.
Merci.
Vous savez,
Noël n'est que dans deux semaines.
On devrait avoir un sapin.
Un arbre de Noël.
Un arbre de Noël ?
Votre famille n'en avait pas ?
D'où je viens, y avait pas assez d'arbres pour qu'on en coupe.
A part la moustache,
vous avez tout d'un cheval.
Même le bruit.
Et vous vous grattez le dos comme l'un d'eux.
Tournez-vous et sortez.
Je ne crois pas que je ferai ça.
Etant là, je vais vous tenir compagnie
en prenant un thé.
♪ Ai pas de thé.
Du café, ça ira.
Ne faites pas attention à moi, j'ai déjà vu des chevaux s'ébrouer.
Continuez vos ablutions.
Vous semblez vous amuser.
Vraiment ?
♪ Ai terminé.
Passez-moi la serviette.
Non, vous n'avez pas terminé.
Vous n'avez pas fini de laver votre dos.
Je vais vous aider.
Petit !
Jamie !
Vous n'avez pas peur de moi, M. Valdez ?
Appelez-moi M. Valdez encore une fois et vous finirez à l'eau avec moi.
Très bien.
Comment dois-je vous appeler ?
Cheval ?
Que faites-vous ici ?
Mon frère m'a donné une selle, je voulais vous la montrer.
C'est tout ?
Non, je voulais vous demander quelque chose.
♪ Aimerais continuer à monter.
Mais si mon cas est aussi désespéré que vous le dites,
ça ne servira à rien de continuer, n'est-ce pas ?
Je n'ai pas dit désespéré.
♪ Ai dit que vous étiez...
terrible.
C'est réglé, dans ce cas, non ?
Sortez de votre bain, je ferai du café et on en parlera.
C'est incroyable, il vient quand vous le sifflez.
♪ Ai élevé ce cheval.
Vous le montez parfois ?
Certains chevaux ne sont pas faits pour la selle.
Relâchez-la, Chino !
S'il vous plaît !
Si je la relâche, je devrai la reprendre !
Je vous en prie !
Je ne vous emmènerai plus pour travailler.
Je suis désolée, Chino.
Pourquoi ça vous touche tant ?
♪ Allais la relâcher de toute façon.
Je ne supportais pas de la voir effrayée.
Comme si c'était moi.
Vous ne ressemblez vraiment pas à votre frère.
Si c'était le cas,
je ne ressentirais rien pour vous.
Allons-y.
Joli, ce poulain.
Très joli.
Le premier ?
Le premier né dans ce coin.
Vos racines commencent à s'accrocher.
Oui, tout ça prend forme.
Le cheval sauvage qui se fait un foyer.
Bientôt, vous aurez même des rideaux.
Ça vous plait ici ?
De la bonne herbe, de l'eau claire...
Venez-en au fait.
Très bien.
Écoutez-moi bien.
Vous ne devez jamais revoir ma soeur.
Qu'est-ce qu'elle en dit ?
Rien.
C'est moi qui le dis.
Si vous la revoyez, je brûlerai tout ici
et je vous chasserai.
Vous avez fini ? J'ai du travail.
Sur mes terres, vous m'obéissez !
Si vous revoyez ma soeur, je vous détruirai !
Viens, ma fille.
C'est bien.
Viens, ma fille !
Viens là.
C'est bien.
Viens, ma fille.
Bon cheval.
Petit !
Faut emballer nos affaires, on part en voyage.
Black !
Prends bien soin de tes dames !
Les Indiens enterrent leurs morts comme ça.
Au plus près du soleil,
pas avec de la terre sur le visage.
Sors les chevaux du passage.
Vite !
C'est Little Bear. A chaque fois, je le scalpe, mais il y revient.
T'en fais pas pour ça. Les cheveux blonds sont rares ici.
Ils pensent que ça porte chance.
Décharge les chevaux et mets-les à brouter.
♪ Ai du travail.
Bonjour.
Moi,
Jamie.
Jamie.
C'est quoi ton nom ?
Un bon nom.
Très joli.
Très joli.
Bien.
On troque ?
Bon couteau.
Deux lames.
Troc ?
Tu comprends ?
Troc.
Entre.
Je n'arrivais pas à dormir là-bas.
Je croyais les Indiens silencieux.
Installe-toi là.
Merci.
C'est eux qui vous ont renversé ?
Oui, ce sont les mêmes. J'ai vécu avec eux.
C'est arrivé
il y a longtemps, j'arrivais du Texas.
Je cherchais ma place, un peu comme toi.
Dans ce coin, je suis tombé sur une bande de Cheyennes.
Je n'ai pas pu refuser de rester.
Ils vous ont capturé ?
Ça n'a jamais été clair.
Mais leur façon de vivre libre m'a plu.
Je suis resté, on est devenus amis.
Pourquoi vous êtes parti ?
Ces Indiens se meurent.
Bientôt, il n'y en aura presque plus.
Pas plus que d'hommes comme moi.
Je voulais un endroit à moi. J'en ai un maintenant.
♪ Ai aussi un problème.
Je suis venu ici pour réfléchir.
On va rester longtemps ?
On repart à la première heure demain.
Merci.
Merci.
Merci.
Des mocassins.
Y a pas de doute.
♪ Ai échangé mon couteau.
Mon beau couteau.
Cette Indienne les a fabriqués.
T'es venu pour grandir, non ?
Oui, monsieur.
Et tu grandis, pas vrai ?
Oui, monsieur.
Voilà ton arbre.
Débarbouille-toi, on va en ville.
Qu'est-ce qu'ils font ?
Ils rejouent une histoire ancienne. Tu vois,
ces statues ?
C'est Joseph et la Vierge Marie.
Ils cherchent un abri.
Le Christ va bientôt naître.
Va te balader, fais-toi des amis.
On a peu de temps.
- Ton frère est venu me voir. - Je sais.
- Il m'a dit de ne plus t'approcher. - Je m'en moque.
Seulement...
j'ai réfléchi.
♪ Ai pris une décision.
On devrait se marier.
Je prends l'autre porte.
♪ Arrangerai tout avec le prêtre. Tu devrais partir.
A l'église, le lendemain de Noël.
C'est terminé !
Tout le monde en taule !
Petit, tu devrais rentrer au ranch.
Tu reverras pas Chino de si tôt.
Chino !
Le shérif m'a laissé sortir pour Noël.
Que je sois pendu...
♪ ai déjà vu des arbres de Noël, mais jamais d'aussi beaux.
♪ Ai quelque chose pour vous.
Je l'ai fait moi-même.
C'est du beau travail, Jamie.
♪ Ai quelque chose pour toi aussi.
Il est dix fois mieux que mon ancien couteau.
C'est un bon Noël, finalement.
Je parie qu'il est mieux que celui de Morrel.
Avec tout son argent et sa grande maison...
Cette maison n'est pas grande, mais elle est solide.
Je l'ai bâtie moi-même.
- Mais une fois marié... - Marié ?
Je vais épouser Catherine.
Je veux élever une famille en plus de chevaux.
Vous allez vivre chez Morrel ?
Pourquoi je ferais ça ?
Vous la voyez ici ?
Bien sûr.
La femme suit son mari.
Je sais qu'il faudra arranger la maison,
ajouter une pièce ou deux.
♪ Achèterai un de ces poêles Franklin,
pour qu'elle ait aussi un four.
Je mettrai quelques peaux sur le sol.
Il me faudra un nouveau lit.
Pour ne pas avoir à faire bouillir son linge,
elle pourra se servir de la pompe.
Avec une nouvelle planche à laver.
Et une essoreuse moderne.
Je vais mettre Macho à l'écurie.
Où est Chino ?
Je l'attends.
Rentre à la maison.
Tu ne l'épouseras pas.
Tu n'es que mon frère, tu n'as pas à me commander.
Si tu insistes,
je le tuerai.
À toi de choisir.
Mais n'oublie pas...
A l'avenir, ma vie m'appartient.
Padre ?
Vous devez me pardonner, mon père.
Assez.
Si tu remets les pieds sur mes terres,
le fouet ne s'arrêtera pas avant que tu ne sois mort.
Allons-y 1.
Je vais chercher le shérif ! Et le médecin !
Aide-moi à aller jusqu'au chariot.
Little Bear !
Chino...
Qu'y a-t-il ?
Je vous ai cru mort.
Je ne mourrai pas.
Tu as fait ce qu'il fallait en m'emmenant ici.
Retourne t'occuper du ranch. Je te rejoindrai.
♪ Ai récupéré votre chapeau en ville.
Qu'allez-vous faire ?
Pour l'instant, boire une tasse de café.
Demain, du travail nous attend.
On dit en ville que si vous restez ici,
ils vous chasseront ou vous tueront.
Ils ne me tueront pas.
♪ Ai quitté bien des endroits,
mais seulement quand je le voulais.
Elle n'aurait pas dû faire ça, c'est déloyal.
Ne parle plus de ça.
C'est terminé.
Qu'y a-t-il ?
Quelque chose ne va pas.
C'est le premier, L'Indien !
Ton étalon sera le suivant !
Pourquoi, Chino ?
Pourquoi ?
Rentre et emballe tes affaires.
Voilà l'étalon !
Rattrapons-le !
Filons !
Descendez-le.
Il abat ses chevaux !
Non,
il les affole.
S'il ne les garde pas, personne ne les aura.
Morrel !
Je m'en vais !
Donnez l'ordre et c'est un homme mort.
Baissez vos armes.
C'est terminé.
Jamie, tu peux garder Buck.
N'oublie pas qu'il vient de moi.
Si vous partez, je vais avec vous.
Non, Jamie, chacun va de son côté.
Tu as ta vie.
Au revoir, Chino.
Sous-titres : Eric Leblanc pour L'Atelier d'Images
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